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    Redevances minières

    Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

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Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
  • Claude Gagné
  • Côte-Nord
  • Directeur général de la Ville de Fermont
  • Écosystème minier du fer
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Goodwood
  • Gouvernement du Québec
  • Lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
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  • Province de Québec
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  • Tata Steel Minerals
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières

Publié sur le site le 10 avril 2026

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Chemin de fer QNS&L

Déraillement d’un convoi ferroviaire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des membres de l’équipe ayant participé aux travaux de nettoyage et de remise en état de la voie ferrée qui ont travaillé sous un climat hivernal rigoureux durant la période des fêtes. Source : Rio Tinto IOC.

Un convoi ferroviaire de la minière Rio Tinto IOC, transportant du minerai de fer, a déraillé sur le chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador, mieux connu en anglais sous le nom de Quebec North Shore and Labrador Railway (QNS&L), qui relie Sept-Îles à Schefferville, le 28 décembre 2025, occasionnant la paralysie de cette voie ferrée durant un peu plus d’une semaine.

Le déraillement impliquant un train de Rio Tinto IOC acheminant du minerai en direction de Sept-Îles, qui est survenu dans le secteur Nicman (mile 36) de la ligne de chemin de fer, a été confirmé le lendemain par la minière. L’accident n’a heureusement fait aucun blessé, mais a cependant interrompu la circulation sur ce lien terrestre interprovincial sur rails qui a été construit de 1951 à 1954.

Un porte-parole de Rio Tinto IOC confie que de la machinerie a été déployée sur les lieux, le 30 décembre, soit la même journée que le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs afin de recueillir des informations et d’évaluer les circonstances ayant mené au déraillement. Un premier train transportant quatre pelles mécaniques en provenance de Sept-Îles est arrivé sur place et un autre train avec trois pelles mécaniques en provenance de Labrador City a suivi. Deux équipes d’une quinzaine de personnes, dont deux entrepreneurs, se sont par la suite relayées jour et nuit pour remédier à la situation. « Le déplacement des wagons a été effectué grâce à des pelles mécaniques. Des travaux se sont déroulés durant plusieurs jours malgré d’abondantes chutes de neige qui ont compliqué la tâche des équipes à cet endroit. Un nettoyage de la zone a ensuite été effectué afin de préparer l’emplacement pour reconstruire une courte partie de rails et aucun signe de déversement significatif ni d’impact sur un plan d’eau n’a été constaté. Des tests ont aussi été réalisés sur les sections de chemin de fer de part et d’autre du site du déraillement afin de vérifier le bon état des rails et de permettre la reprise sécuritaire du trafic ferroviaire. » Des travailleurs sont finalement parvenus à déplacer les wagons qui obstruaient la voie ferrée afin de libérer le passage et de rétablir la circulation sur le chemin de fer QNS&L qui a finalement repris graduellement à vitesse réduite, le 5 janvier 2026.

Selon Rio Tinto IOC : « Plus de 700 heures de travail ont été effectuées par les équipes sur le terrain sans incident en santé et sécurité, ce qui témoigne de l’engagement et du professionnalisme de nos gens. Grâce aux efforts exceptionnels de nos employés, l’arrêt de la circulation a été réduit au minimum, malgré des conditions hivernales difficiles. Dans le cadre de ces travaux, nous avons appliqué une approche préventive rigoureuse pour le nettoyage de la zone et la reconstruction de la voie ferrée, afin de minimiser les risques environnementaux et d’assurer la sécurité des opérations futures. Nous tenons à remercier encore une fois tous ceux qui ont contribué à rétablir la situation. »

Cette obstruction de ce réseau ferroviaire a affecté les déplacements de la société Transport ferroviaire Tshiuetin, qui offre un service de transport de passagers et de marchandises, notamment pour l’approvisionnement de Schefferville, qui a dû organiser un vol nolisé en avion, le 1er janvier, afin d’accommoder 90 passagers qui devaient initialement se déplacer en train. En plus de l’entreprise IOC (Labrador City), trois autres compagnies minières du Labrador et du Québec, qui utilisent également ces rails pour acheminer leurs boulettes et leur minerai de fer vers le plus important port minéralier en Amérique du Nord qui est situé à Sept-Îles sur la Côte-Nord, ont subi des inconvénients découlant de cet événement. Il s’agit de Tata Steel (Schefferville), Tacora Resources (Wabush) et Minerai de fer Québec (Fermont).

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Accident ferroviaire
  • Chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador
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  • Déraillement de locomotive
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  • IOC de Rio Tinto
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  • Transport ferroviaire

Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Nouveau conseil municipal

Assermentation et rodage

par Éric Cyr

Les sept membres du nouveau conseil municipal de la Ville de Fermont, qui ont été élus lors du scrutin municipal québécois du 2 novembre 2025, se sont fait assermenter à tour de rôle à la salle des délibérations de l’Hôtel de Ville au début de leur première assemblée générale, le 11 novembre dernier, juste avant l’adoption de l’ordre du jour et du procès-verbal.

Cette première séance de la nouvelle assemblée municipale qui a permis au nouveau maire, Patrick Lacerte, qui a semblé à l’aise dans ses nouvelles fonctions, de démontrer ses capacités, s’est déroulée dans une ambiance respectueuse. La réunion a regroupé tous les nouveaux élus, qui avaient au préalable suivi une formation de base leur expliquant les rouages du fonctionnement de l’administration de la mairie. Ceux-ci, qui apprennent progressivement à mieux se connaître, devront parvenir à travailler de concert durant la durée de leur mandat de quatre ans afin de faire progresser et de concrétiser des dossiers relatifs à la vie municipale.

Des conseillers municipaux ont été mandatés pour représenter la Ville au sein d’autres organisations. Shannon Power siégera sur le conseil de la MRC de Caniapiscau, Kevin Golding, sur les conseils d’administration d’Habitat de Fermont et de la Société d’habitation communautaire de Fermont et Kevin Morissette sera affecté au conseil d’administration du centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr. Le maire Lacerte a subséquemment été désigné préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 19 novembre, afin de présider les séances de l’organe de gouvernance qui se réunit pour prendre des décisions sur les grandes orientations régionales incluant l’adoption de règlements, l’approbation de budgets et la définition des priorités ainsi que la gestion des compétences supramunicipales de la MRC qui englobe Schefferville, après un vote interne du conseil municipal.

Une autre rencontre rassemblant les décideurs politiques locaux avait été convoquée au préalable par le premier magistrat de la Ville afin de discuter des orientations et des priorités souhaitées pour l’avenir de la localité nordique. Une dizaine de citoyens se sont déplacés pour l’occasion ou afin de poser des questions et d’obtenir des éclaircissements concernant certains sujets particuliers.

D’autres thèmes abordés durant la séance incluent une légère modification au plan de développement du parc éco-industriel 389, un pôle stratégique conçu pour favoriser la croissance des entreprises industrielles et logistiques qui propose une trentaine de terrains à usage commercial, afin de répondre à une demande du ministère des Transports du Québec. L’accès à la zone industrielle à partir de la route 389 doit être déplacé pour une exigence de sécurité. Les modifications, qui n’affecteront pas l’échéancier des travaux de l’espace industriel, ont été confiées à la firme CIMA+ pour un montant de 11 000$. À ce jour, une seule parcelle a été acquise par Foresterie Jonathan Simard dans ce secteur. Une dizaine d’autres entreprises ont pris des renseignements. La Ville a aussi vendu des parcelles à Location Toundra sur la rue Graphite et à Bema Construction sur la rue Des Bâtisseurs. La Ville souhaite accentuer les modes de transports actifs en améliorant les accès piétonniers et cyclistes dans le périmètre urbain en incluant cette approche dans de nouveaux projets comme les quartiers du Sommet grâce à une subvention du gouvernement du Québec. Le dossier de déplacement du CPE demeure un enjeu important et constitue une priorité selon M. Lacerte. Les états financiers 2024 devraient normalement être dévoilés en décembre tel que promis par l’ancien maire Martin St-Laurent.

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Publié le 2 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_20 Volume_43

  • Assermentation
  • Conseil municipal
  • Décideurs politiques locaux
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  • Parc éco-industriel 389
  • Patrick Lacerte
  • Premier magistrat
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  • Salle des délibérations de l’Hôtel de Ville de Fermont
  • Schefferville
  • Shannon Power
  • Zone industrielle

Publié sur le site le 2 décembre 2025

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Schefferville

Lancement d’un musée virtuel

par Éric Cyr

Source photo : Ville de Schefferville

Dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire de sa fondation, la Ville de Schefferville a lancé un musée virtuel, le 1er août 2025, pour préserver la mémoire nordique de cette collectivité et en inspirer l’avenir. Intitulée « Une montée vers le Nord », cette exposition numérique unique est conçue pour préserver la mémoire collective de l’endroit, valoriser les bâtisseurs de toutes les communautés de ce milieu, et nourrir un nouveau regard sur son avenir.

Cette initiative propose un parcours immersif à travers des photos d’archives, des renseignements inédits et des cartes interactives. Elle est le fruit d’une collaboration entre la Ville, l’auteure Jocelyne Lemay (Terre rouge), et le Musée régional de la Côte-Nord.

Le musée rend hommage à ceux qui ont façonné la municipalité depuis sa fondation en 1955, ainsi qu’aux Premières Nations, innue et naskapie, ayant fondé leur propre village respectif à proximité, tout en mettant en lumière des voix autochtones et allochtones qui continuent d’y vivre et d’y rêver.

« Ce musée virtuel, c’est une main tendue vers le passé et un regard tourné vers l’avenir. Il incarne une forte volonté de préserver notre mémoire collective, mais aussi de raviver le sentiment d’appartenance locale et d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de Schefferville », affirme le porte-parole des festivités, Ghislain Lévesque.

« J’ai consacré plus de 45 ans à recueillir des fragments d’histoire de notre coin de pays. Voir ces récits et ces visages réunis dans un musée virtuel accessible à tous, c’est une façon de rendre hommage à ceux qui ont cru, et qui croient encore à l’avenir du Nord » ajoute la co-conceptrice de l’exposition qui est native de Schefferville, Jocelyne Lemay.

Renouveau pour Schefferville

Le lancement de ce musée virtuel s’inscrit dans une démarche plus vaste de relance et de valorisation du territoire scheffervillois. Alors que la Ville aspire à se positionner comme un pôle de services nordiques et un carrefour de dialogue interculturel, il devient essentiel de faire connaître cette richesse culturelle, géographique et humaine unique. Le musée virtuel se veut à la fois un levier identitaire et un symbole de fierté collective tout en contribuant à raviver l’élan d’un avenir durable, inclusif et inspirant pour les générations à venir. C’est une invitation à découvrir un pan méconnu de l’histoire québécoise.

À propos de Schefferville

Située dans le Nitassinan, à la limite nord de la forêt boréale et au sud de la toundra, à cheval sur la frontière entre le Québec et le Labrador, Schefferville doit son existence principalement à l’exploitation de mines de fer. Encore aujourd’hui, sa position stratégique en fait un centre de services incontournables pour les entreprises minières du Québec, du Labrador et du Nunavik. La localité connaît un nouveau départ. Suivant une approche dynamique s’appuyant sur une vision régionale et collaborative du développement, Schefferville met tout en œuvre afin d’assurer la vitalité de son milieu, le bien-être de sa population tout comme celui des communautés autochtones voisines de Matimekush-Lac-John et de Kawawachikamach, en plus de favoriser son développement économique, communautaire, social et culturel, contribuant ainsi à son essor, à sa pérennité et à son rayonnement.

Le musée est accessible sur Internet : museevirtuel.scheferville.ca. Pour consulter la programmation du 70e anniversaire : schefferville70.ca.

Schefferville célèbre ses 70 ans

Hommage au passé, regard vers l’avenir

La Ville de Schefferville souligne un jalon important de son histoire en 2025 soit le 70e anniversaire de son incorporation. Située au nord du 54e parallèle, cette localité célèbre sept décennies de défis, de solidarité et de résilience, à travers une série d’événements communautaires, festifs et mémoriels. Fondée le 1er août 1955, Schefferville est devenue, au fil des décennies, un symbole de détermination et de diversité. À l’occasion de cet événement, la Ville souhaite mettre à l’honneur son histoire industrielle, ses racines profondes avec les Premières Nations, et l’engagement de ses citoyennes et citoyens d’hier à aujourd’hui.

« Schefferville est une ville unique, née d’un rêve nordique, forgée dans l’effort collectif des gens d’ici et d’ailleurs, portée par les peuples qui l’ont bâtie et habitée. Ces 70 ans nous offrent une occasion de nous rassembler, de transmettre la mémoire et de célébrer l’avenir avec optimisme », affirme un ancien résident et témoin de l’histoire scheffervilloise qui fut administrateur de la Ville de 2014 à 2020 et qui est le porte-parole des festivités, Ghislain Lévesque.

Événements principaux

– 24 juillet – lancement de la nouvelle image de marque et du site web : une identité visuelle renouvelée pour refléter la vitalité actuelle de la ville et redéfinir la perception du territoire.

– 1er août – lancement du musée virtuel « Une montée vers le Nord », en hommage à la fondation de la ville. Une exposition immersive en collaboration avec l’auteure du livre Terre Rouge, Jocelyne Lemay, et le Musée régional de la Côte-Nord, qui propose une incursion dans les souvenirs et récits des pionniers.

– 16 août – rassemblement familial : jeux, animation, visites de véhicules d’urgence, buffet, prix de présence et ambiance festive pour toutes les générations de citoyens de Schefferville et les membres des communautés de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach.

– 30 septembre – inauguration du parc Alexandre Napess-McKenzie, en mémoire de ce leader innu respecté, politicien engagé et gardien des traditions. Un geste de reconnaissance à l’endroit des Premières Nations qui partagent le territoire et l’histoire de Schefferville.

Pour des renseignements sur la programmation, consultez le site internet schefferville70.ca et la page Facebook Ville de Schefferville.

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Publié le 26 août, 2025, dans la publication : Numéro_13 Volume_43

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Publié sur le site le 25 août 2025

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Conférence

Comment ralentir dans nos vies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la conférencière (cinquième à partir de la gauche) entourée de participants.

Le réseau d’éclaireurs a présenté, en collaboration avec la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, la conférence « Ralentir, prendre le temps ! » au café Entracte situé au 8, venelle 11 dans les venelles communautaires, le 5 novembre 2024.

L’événement qui faisait partie du mois thématique « Contrer les blues de l’automne » a regroupé une douzaine de participants. La démarche animée par l’agente de relations humaines, Marianne Creysson, visait la transmission d’outils destinés à améliorer la gestion du temps notamment grâce à des échanges interactifs et des exercices dirigés par la conférencière.

Les sujets abordés durant l’activité étaient multiples et traitaient notamment de l’harmonisation du temps, des changements à apporter à nos habitudes de vie et à notre train-train personnel incluant les tâches quotidiennes routinières ainsi que d’une meilleure perception de la notion de performance afin de réussir à diminuer le stress et à ralentir le rythme pour éviter un épuisement éventuel. D’autres notions ont également été présentées comme l’importance de bien définir les priorités et de ne pas les confondre avec les urgences, qui ne peuvent être repoussées.

Selon l’animatrice communautaire, l’idéal est de ne pas effectuer deux tâches de façon simultanée, mais plutôt de les réaliser par séquences pour éviter de brûler de l’énergie inutilement et de provoquer l’émergence d’un sentiment d’envahissement et de dépassement puisque le cerveau ne peut gérer qu’une seule chose à la fois. « La plupart du temps, on pense à autre chose que ce que l’on fait et cela nuit à notre concentration. Il s’agit d’appuyer sur la pédale de frein afin de se donner un répit dans l’exécution de nos occupations afin d’obtenir de meilleurs résultats. », confie celle qui prône plutôt une approche de pleine conscience centrée sur le moment.

« Il faut réussir à se ramener à ici et maintenant afin de savourer et de vivre l’instant présent ce qui permet généralement de nous apaiser en dissipant l’anxiété et à accorder de la valeur à ce que l’on est en train de faire en actualisant cette action ou cette besogne et en la rendant agréable le plus possible. »

Mme Creysson a aussi parlé du principe de désencombrement qui consiste à se départir d’objets qui occupent de l’espace et dont on ne fait plus usage en les recyclant par exemple, ce qui aide à se libérer d’un lien d’attachement matériel. Elle a aussi insisté sur la nécessité à l’occasion de faire le vide grâce à une déconnexion du monde virtuel en débranchant les appareils électroniques environnants comme la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables pour lesquels les gens sont souvent victimes d’une forte dépendance. « Il s’agit de se trouver des passions destinées à créer de nouvelles habitudes plus saines et de se réguler en faisant des activités qui vont nous ressourcer. Un bon moyen d’y parvenir est d’agir en fonction de nos valeurs en faisant preuve d’autodétermination et de contrôle de soi en prenant soin de définir nos limites et en ne se laissant pas embrigader par les flatteries de la reconnaissance », conclut Mme Creysson.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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Imposition fédérale

La Côte-Nord pénalisée

par Éric Cyr

Le Bloc québécois (BQ) dénonce le manque de formation des employés fédéraux qui travaillent à l’Agence de revenu du Canada (ARC) en ce qui a trait aux déductions fiscales relatives aux régions éloignées comme la Côte-Nord, ce qui entraîne constamment et de façon récurrente des méandres administratifs inutiles pour un très grand nombre de contribuables qui produisent de toute bonne foi leurs déclarations d’impôts sur le revenu comme ceux de Fermont et de Schefferville.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, affirme que la Côte-Nord est désavantagée par l’ARC en raison de son éloignement, que le gouvernement fédéral ne comprend pas la réalité des Nord-Côtiers et que ceux-ci en subissent les désagréments. Selon l’élue de la formation indépendantiste, les agents de l’ARC ne sont pas formés pour répondre aux besoins et aux déductions fiscales particulières qui s’appliquent à la Côte-Nord, notamment en ce qui a trait à la déduction pour les voyages des résidents de régions éloignées.

« Lorsque les citoyens nord-côtiers réussissent à joindre l’ARC, après un temps d’attente trop souvent démesuré, les agents, bien qu’ils soient bien intentionnés, n’ont pas de connaissances spécifiques concernant les déductions fiscales auxquelles les Nord-Côtiers ont droit. Évidemment, des erreurs dans le traitement de leurs demandes s’en suivent et ce sont les contribuables qui écopent, n’ayant pas accès à des montants d’argent qui leur sont pourtant dus. Nous sommes pénalisés, encore une fois, en raison de la méconnaissance des réalités de notre milieu », explique la députée du Bloc québécois.

« La déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées est un exemple flagrant. Le gouvernement fédéral offre une déduction d’impôts pour venir en aide aux citoyens qui doivent quitter leur village par avion pour obtenir des soins médicaux, par exemple. Or, au lieu de calculer la déduction sur la totalité du prix du billet d’avion, l’ARC a instauré le concept de « ville désignée la plus proche ». Ce faisant, lorsque cela correspond à la possibilité la moins chère, l’ARC calcule la déduction en fonction d’un hypothétique déplacement vers cette localité, qui ne correspond à aucune réalité concrète, ou même géographique. Par exemple, la ville désignée pour une personne qui partirait de l’aéroport de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord est St-John, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui est absolument aberrant. Le concept de ville désignée la plus proche ne sert donc qu’à faire économiser de l’argent à Ottawa aux dépens des contribuables sans tenir compte des frontières géographiques même celles du Québec », mentionne la politicienne bloquiste.

« Le gouvernement fédéral place les Nord-Côtiers dans un dédale administratif alors que leur demande est pourtant simple : être compris et avoir droit à ce qui leur revient. Le calcul de déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées devrait donc être fait selon le véritable trajet effectué et non en se basant sur des données fictives qui ne représentent que du vent pour nous. Vous pouvez compter sur moi pour exprimer notre voix et faire entendre raison au gouvernement fédéral », conclut Mme Gill.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Publié sur le site le 19 novembre 2024

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Industrie minière

Un nouveau joueur dans la région ?

par Éric Cyr

Source photo : Scandium Canada

Des représentants de la compagnie Scandium Canada, qui souhaite exploiter le gisement de scandium de Crater Lake qui se situe à environ 200 kilomètres de Schefferville étaient de passage dans la région, dans la semaine du 7 octobre 2024, afin d’évaluer les possibilités d’y implanter une éventuelle usine hydrométallurgique. Le projet phare de l’entreprise minière constitue la plus importante source primaire de scandium, qui fait partie de la liste des minéraux critiques et stratégiques, actuellement en développement à travers le monde.

Scandium Canada a annoncé qu’elle a complété une campagne de forage au diamant durant la période estivale. La démarche avait deux objectifs principaux. Le premier volet consistait à réaliser des forages géomécaniques afin de déterminer les angles optimaux des pentes pour la conception de la fosse à ciel ouvert proposée dans l’étude de préfaisabilité. Le deuxième objectif était de confirmer l’extension potentielle de la zone ciblée sur une longueur additionnelle. La minéralisation se retrouve dans les échantillons de carottes de forage prélevés dans tous les trous forés. Le chef de la direction de l’entreprise, Guy Bourassa, a déclaré :

« Nous sommes très enthousiasmés par le résultat des analyses géologiques. Il ne fait aucun doute que la zone minéralisée s’étend vers le sud. Ceci pourrait augmenter considérablement la taille du projet de Crater Lake. »

Soucieux de développer ses activités en harmonie avec les communautés et dans le respect du territoire, Scandium Canada collabore avec plusieurs parties prenantes associées au projet. En avril dernier, l’entreprise et la Nation naskapie de Kawawachikamach ont signé une entente d’avant-projet (pré-développement) démontrant un intérêt mutuel dans la démarche. L’accord illustre que la réciprocité est une valeur fondamentale de la société qui se reflète dans son intention d’inclure les Naskapis dans toutes les étapes du projet en plus d’une reconnaissance d’importance envers l’environnement et le territoire traditionnel naskapi, ainsi que les droits autochtones et les droits issus de traités de la Nation naskapie et de ses membres qui y sont associés.

La minière évalue actuellement divers emplacements pour son usine hydrométallurgique en vue de la transformation du concentré de scandium (Sc) en oxyde de scandium (Sc2O3). Ainsi plusieurs endroits ont été visités dans la région de Fermont, Labrador City et Wabush à la mi-octobre. La direction continuera ses démarches afin d’identifier et de sécuriser un site idéal pour l’implantation éventuelle de cette usine.

Selon Scandium Canada, des travaux d’optimisation des schémas de procédé de concentration du minerai et de production d’oxyde de scandium par hydrométallurgie sont en cours au laboratoire de SGS Canada à Lakefield en Ontario à partir d’un échantillon. Les étapes de concentration du minerai ont été validées. Le procédé hydrométallurgique de conversion du concentré en oxyde de scandium est la priorité. La totalité des essais devrait être complétée en janvier 2025 et un rapport final dévoilé en mars suivant. Certaines des étapes du procédé font l’objet de demandes de brevets pour protéger la propriété intellectuelle de la société puisqu’en parallèle des étapes de démarrage du projet Crater Lake, la compagnie a entrepris des travaux de conception d’alliages d’aluminium et de scandium (Al-Sc) pour intéresser des utilisateurs potentiels à se joindre au processus. C’est ainsi que furent développés deux nouveaux alliages menant au dépôt d’une demande de brevet pour les alliages A535 et AA7075, modifiés avec entre autres éléments, du scandium, pour permettre l’impression 3D. À la suite du dépôt de cette demande de brevet, la société qui travaille également au développement d’un alliage Al-Sc propre à l’extrusion visant ainsi de nouvelles utilisations ciblées de profilés d’aluminium, a entrepris des démarches auprès d’utilisateurs potentiels désireux de tester, indépendamment, les propriétés de pièces qui seront fabriquées par impression 3D.

L’entreprise est à la recherche d’actionnaires et de nouveaux investisseurs afin de poursuivre l’avancement du projet et de concrétiser ses visées.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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  • Crater Lake
  • Développement mondial
  • Industrie minière
  • Lakefield
  • Minéraux critiques
  • Minéraux stratégiques
  • Ontario
  • Scandium Canada
  • Schefferville
  • Transformation de concentré
  • Usine hydrométallurgique

Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Premières Nations

Kawawachikamach est l’hôte d’un événement majeur

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les aînés innus Rosalie Vollant et Martin Hervieux de Uashat mak Mani-utenam se sont déplacés pour assister à la réunion.

La communauté naskapie de Kawawachikamach dans la région de Schefferville a accueilli des centaines d’Autochtones en provenance du Québec et du Labrador dans le cadre de la 28e édition d’une manifestation culturelle d’envergure, le rassemblement des aînés (RDA) de la nation innue.

Ce regroupement annuel qui se tient depuis plus d’un quart de siècle s’est échelonné sur une période de dix jours, du 26 août au 4 septembre 2024, et a réuni des participants de plusieurs communautés des Premières Nations « sur la terre des ancêtres pour un retour aux sources d’une vie simple, terre à terre, où chaque chose reprend son vrai sens ». Toutes les communautés innues du Québec (9) et du Labrador (2) se sont jointes aux Naskapis pour célébrer l’héritage transmis par les anciens. En primeur cette année, le rassemblement, qui se réunissait pour la première fois en sol naskapi, a rallié des délégations des nations crie et atikamekw qui étaient invitées pour l’occasion.

Ces retrouvailles, qui permettent de renouer avec les traditions et de fraterniser en prenant part à plusieurs activités de nature traditionnelle tout en célébrant les cultures autochtones, ont proposé un programme diversifié incluant des ateliers d’artisanat, des cérémonies spirituelles, des chants et des danses, des conférences, des dégustations culinaires, des formations, des spectacles et des tables de discussion traitant de divers sujets d’intérêt comme l’avenir du caribou, les plantes médicinales ainsi que la santé mentale, le tout dans un endroit exceptionnel qui revêt une signification particulière. Les organisateurs ont choisi de tenir l’événement dans un lieu propice à ce genre de rencontre soit le site culturel de Ka Mamunuiitananuch situé en pleine forêt qui a été spécialement aménagé pour le déroulement des activités notamment avec l’installation de nombreuses tentes traditionnelles innues (shaputuan).

Selon Fred McKenzie qui œuvre à perpétrer les recettes de ses ancêtres qui participait à la rencontre : « C’est un moment exceptionnel de communion avec la nature sur la terre du Nitassinan, d’échanges et de transmission du savoir ancestral. »

Le RDA 2024 a honoré la mémoire de l’ancien chef de Matimekush-Lac John, Alexandre McKenzie, considéré comme un bâtisseur qui a incarné la volonté de représentation et de développement des communautés innues, qui est décédé en mai dernier. Celui-ci a notamment œuvré à l’Institut Tshakapesh qui met en valeur la culture et la langue innue (l’innu-aimun).

Le groupe de musique Maten, de Uashat mak Mani-utenam, a présenté le spectacle de clôture des festivités. L’an passé, le rassemblement annuel a eu lieu à Unamen Shipu en Basse-Côte-Nord et il se déroulera à Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour l’édition de 2025.

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Publié le 10 septembre, 2024, dans la publication : Numéro_14 Volume_42

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  • Communauté naskapie
  • Fred McKenzie
  • Institut Tshakapesh
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  • Schefferville
  • Site culturel de Ka Mamunuiitananuch
  • Transmission du savoir ancestral
  • Uashat mak Mani-utenam
  • Unamen Shipu

Publié sur le site le 10 septembre 2024

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Schefferville

Une exposition itinérante

par Éric Cyr

Une exposition ambulante relatant quelques pages d’histoire de Schefferville, de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, proposée par l’écrivaine et ancienne résidente du lieu, Jocelyne Lemay, « Une montée vers le Nord », s’est arrêtée à Fermont au local vitré en face de l’escalier central au deuxième étage du centre commercial du mur-écran, du 3 au 6 juin 2024.

L’exposition historique, qui relate une partie du passé de l’une des trois villes-champignons de la MRC de Caniapiscau qui ont poussé à la suite de la découverte de gisements de fer avec une incursion dans celui des deux communautés autochtones voisines, a été présentée au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, d’octobre 2021 à mars 2022, puis au centre d’achats Les Galeries montagnaises également à Sept-Îles avant de se déplacer par la suite à Schefferville et d’être exhibée à Labrador City, le 1er juin, à la demande de la minière Rio Tinto IOC avant d’être déployée à Fermont. Elle devrait être de retour à Sept-Îles en septembre selon un souhait d’IOC.

Dans le cadre de cette exposition qui regorge de multiples objets : drapeaux, épinglettes, cartes postales, photos, livres historiques (La grande aventure du fer et L’héritage de Caïn). Mme Lemay invitait le public dans un voyage au cœur de l’histoire qui traverse le temps sur une période de plus d’un siècle. Elle a quitté sa ville natale par la voie ferrée, qu’elle a rebaptisée la route d’acier, en novembre 1988, juste avant le début de la démolition de la ville qui était prévue au printemps 1989 et qui a duré quelques années à la suite des conséquences de la fermeture de la mine de fer d’IOC en novembre 1982, avant de s’établir à Sept-Îles.

L’auteure qui a publié en 2015 le livre Terre rouge, considéré comme un document de référence historique, qui traite entre autres de la vie à Schefferville incluant l’époque de la ruée vers le fer, les grands moments de son histoire et sa quasi-disparition est une passionnée de cet endroit méconnu du Québec. « Cette exposition est une démarche de longue haleine qui découle directement de la parution de mon livre qui aborde le même sujet. À l’origine, cet ouvrage écrit qui relate une période de grands développements de la mer jusqu’au 55e parallèle en plus de divers événements marquants de l’endroit principalement depuis sa fondation. » L’exposition présente le chantier de Burnt Creek devenu Knob Lake puis rebaptisé Schefferville, mais aussi de la présence des communautés innue et naskapie en plus de la prospection qui a permis la découverte de gisements de minerai de fer. Le père Louis-François Babel et ses guides des Premières Nations ont été les premiers à signaler du « gravier rouge » sur le territoire en 1866. Ce n’est qu’à partir de 1937 que les 400 millions de tonnes furent découverts.

« La démarche s’est étirée sur de nombreuses années puisque j’ai commencé à amasser des souvenirs et des photos à l’âge de douze ans. Quand j’ai constaté que je ne pouvais inclure dans l’impression toutes les photos que j’aurais aimées et que je devais faire des choix, l’idée d’une exposition en complément à la publication a germé dans mon esprit et j’ai finalement concrétisé cette aspiration. En fait, ce sont les boîtes de souvenirs de mon grand-père et de mon père qui m’ont amenée à vouloir relater l’histoire du milieu où j’ai vu le jour et où j’ai grandi. »

Mme Lemay se veut un peu la gardienne du riche passé de Schefferville où à une certaine époque, des gens de 22 différentes ethnies se sont côtoyés. « Saviez-vous que durant près de trois ans, 6900 hommes ont travaillé en œuvrant sur sept chantiers dont celui de la construction du chemin de fer qui mène à Schefferville, que la reine Élisabeth II s’est rendue à Schefferville en 1959 et que cette localité nordique a déjà accueilli les Jeux de l’Arctique ? »
confie la Scheffervilloise de cœur qui travaille pour que cette exposition soit accueillie au Musée Shaputuan à Uashat (Sept-Îles).

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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  • MRC de Caniapiscau
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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Services de santé

Fermont et Schefferville épargnés pour l’instant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le Centre de santé de Fermont résiste à la vague d’interruptions de services qui sévit actuellement.

Malgré la crise actuelle liée à la pénurie de main-d’œuvre et aux mesures transitoires menant à la fin du recours aux agences privées, d’ici octobre 2026, et au bras de fer entre celles-ci et le gouvernement du Québec qui en découle et qui entraîne une offre de services réduite pour les Nord-Côtiers, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a confirmé, le 17 mai 2024, que les services sont maintenus à Fermont et à Schefferville.

Selon le conseiller en communications au CISSS de la Côte-Nord, Jean-Christophe Beaulieu, la fermeture d’une salle d’opération à Sept-Îles et d’une autre à Baie-Comeau pourrait cependant engendrer des ralentissements, mais aucun transfert de patients n’est envisagé actuellement.

« Certains transferts nécessitant une hospitalisation pourraient être dirigés vers des établissements de santé en dehors de la région advenant l’incapacité des hôpitaux de Baie-Comeau et de Sept-Îles d’accueillir ces usagers. »

Le CISSS mentionne que certaines réductions de services prévues ont pu être annulées grâce aux efforts consentis par ses équipes ainsi que par ses partenaires, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux et d’autres établissements du réseau.

Le CISSS précise qu’il n’y aura pas de fermeture de 40 lits d’hospitalisation (20 à Baie-Comeau et 20 à Sept-Îles). Toutefois, les unités de débordement des deux hôpitaux demeurent fermées (8 lits à Sept-Îles et 13 lits à Baie-Comeau). Les urgences de Baie-Comeau et de Sept-Îles ont suffisamment de personnel pour fonctionner, mais la capacité d’occupation des civières demeure très limitée en cas de débordement. Dans le contexte actuel, des démarches ont été faites afin de bonifier les services ambulanciers sur le territoire. Des travaux sont aussi en cours afin de bonifier le service d’évacuation médicale de la Basse-Côte-Nord.

Le CISSS de la Côte-Nord explique que la situation demeure précaire partout sur le territoire et que des équipes sont mobilisées afin de rétablir les divers services dans les plus brefs délais. Les transferts médicaux vers les hôpitaux receveurs habituels (Baie-Comeau et Sept-Îles) pourraient être perturbés si leur capacité d’accueil est limitée. Dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et en soutien à domicile, il y a toujours des besoins de personnel, mais les services requis sont offerts et des suivis sont faits pour assurer des soins sécuritaires.

La création d’une équipe volante composée d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires qui pourra être déployée dans les régions où la situation est critique, notamment sur la Côte-Nord, a été annoncée par Québec en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Pour plus de détails au sujet des réductions de services, vous pouvez visiter la page à ce sujet sur le site Web du CISSS de la Côte-Nord qui est mise à jour régulièrement.

Lettre ouverte

par 22 signataires

Soins de santé

Le 13 mai 2024

Objet : Plan de contingence du CISSS de la Côte-Nord

Madame, monsieur,

Nous sommes les médecins-omnipraticiens, spécialistes, pharmaciens et présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord. Nous sommes aujourd’hui témoins d’une crise sans précédent dans notre système de santé régional. Cette fois-ci, il s’agit bel et bien d’une crise précipitée par notre gouvernement.

Depuis des années, nous vivons un effritement de nos effectifs au CISSS de la Côte-Nord. Il s’agit ici d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de technologues, de préposés et autres professionnels qui quittent le réseau pour rejoindre les agences privées. La main-d’œuvre indépendante a progressivement remplacé les retraites et les départs dans un réseau épuisé et sous pression jusqu’à occuper plus de 60 % des postes dans nos hôpitaux. La santé de notre population et la capacité de nos salles d’urgence à accueillir des malades et à les soigner en dépendent maintenant entièrement. On ne peut s’en passer.

Tout comme le Ministère et le gouvernement actuel, nous déplorons le recours chronique à la main-d’œuvre indépendante et nous souhaitons ultimement que ces professionnels réintègrent le réseau et s’établissent chez nous durablement au sein de la fonction publique. Mais cette main-d’œuvre, qui représente maintenant l’essentiel de nos forces, n’habite pas notre région et s’y déplace pour y travailler.

À partir du 19 mai, de nouvelles règles mises en place au ministère de la Santé et des Services sociaux effacent l’essentiel des avantages de notre main-d’œuvre indépendante, qui cessera alors en bloc de venir travailler dans notre région. Ces mesures visent la réintégration des professionnels dans le réseau, mais elles sont inapplicables et dangereuses sur la Côte-Nord. Les infirmières et autres travailleurs réintégreront le réseau proche de leur domicile, laissant ainsi un trou béant dans les services essentiels des Nord-Côtiers.

Le 19 mai, nous devrons fermer plus du tiers des lits de santé physique dans les hôpitaux de Sept-Îles et de Baie-Comeau pour une période indéfinie. Nos salles d’urgence ne fonctionneront qu’à une fraction de leur capacité actuelle et n’auront plus de soupape de débordement, même pour des patients gravement malades. Des dizaines de patients seront transférés inutilement vers les grands centres et hospitalisés à des centaines de kilomètres de chez eux, engendrant des coûts faramineux et des délais de transferts évitables. Tous les services hospitaliers seront atteints, notamment le bloc opératoire où des réductions de plus de 50 % des activités sont planifiées. L’enjeu de sécurité et les risques de conséquences délétères sont réels pour les patients. Des équipes de soignants déjà fragilisées s’épuiseront et il y aura un effritement du recrutement, de la rétention de médecins et de pharmaciens à long terme.

Le 19 mai, la Côte-Nord devient essentiellement un immense territoire québécois sans réseau de santé fonctionnel capable de prendre en charge les besoins de sa population. Et cette population devra s’exiler à des centaines de kilomètres pour recevoir des soins appropriés, ajoutant un stress supplémentaire sur d’autres établissements. Si le gouvernement veut éliminer le recours à la main-d’œuvre indépendante dans le système de santé en région, il doit mettre en place des incitatifs pour qu’elle s’y installe et qu’elle y demeure. En attendant, nous avons besoin de la main-d’œuvre indépendante pour faire fonctionner nos hôpitaux. C’est une réalité incontournable.

Cette crise est accélérée inutilement par des décisions politiques et un manque d’écoute face à notre réalité régionale. Les solutions ne peuvent être les mêmes dans l’ensemble du réseau, sur tout le territoire du Québec. Il faut trouver rapidement une voie de sortie de crise. Nous le devons à nos proches et à nos patients.

 

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Publié le 28 mai, 2024, dans la publication : Numéro_10 Volume_42

  • Baie-Comeau
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  • centres hospitaliers
  • CISSS de la Côte-Nord
  • Côte-Nord
  • Fermeture
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  • Région
  • Schefferville
  • Sept-Îles
  • Services réduits
  • Soins de santé

Publié sur le site le 29 mai 2024

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Course Cain’s Quest 2024

Un parcours éprouvant et éreintant

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’équipe de Fermont en pleine action. Source photo : Tim Collins

Attendue avec enthousiasme et impatience, la course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui affiche l’un des parcours les plus difficiles et les plus longs au monde avec la compétition Iron Dog Race en Alaska, dont la dernière manifestation remontait à 2020, a repris son envol cette année après l’annulation des deux dernières éditions à cause de la pandémie de Covid-19 et des conditions météorologiques défavorables.

Afin d’éviter d’autres problèmes liés aux conditions climatiques désavantageuses dans le sud du Labrador et pour ne pas risquer une éventuelle annulation de l’épreuve sportive d’envergure, les organisateurs ont modifié l’itinéraire prévu à la dernière minute en sacrifiant ce secteur et y en intégrant exceptionnellement la région de Schefferville au Québec.

La plus longue course à motoneige au pays, qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006, a attiré un public nombreux venu encourager les athlètes en provenance du Labrador, mais aussi du Québec, d’autres provinces canadiennes et des États-Unis avec une forte représentation de communautés autochtones, principalement innues. Les motoneigistes se sont élancés vers la grande aventure de près de 3500 km sur des sentiers non damés à travers les régions sauvages du Labrador où ils ont pu mettre à l’épreuve leur courage et leur détermination. De nombreuses difficultés attendaient les athlètes endurcis qui ont fait preuve tout au long du trajet de débrouillardise et de ténacité face à l’adversité.

Degré élevé de motivation

Sur les 32 équipages de deux motoneigistes, totalisant 64 coureurs, qui se sont élancés lors du départ sur le lac Tanya à Labrador City, le 3 mars 2024, un total de 18 a dû se résigner à abandonner l’épreuve pour diverses raisons, incluant des blessures, des bris mécaniques et des incendies de motoneiges. Seulement huit équipes ont franchi le fil d’arrivée dans les délais prescrits.

C’est l’équipe numéro 99 des Saga Boys Vikings composée d’un père et de son fils, Randy Malleck, 41 ans, et Sebastian Malleck, 19 ans, de la communauté innue de Sheshatshiu sur la côte du Labrador, qui a remporté la victoire, le 7 mars, sur des motoneiges de marque Bombardier Ski-Doo Backcountry 2023. Les deux Innus étaient suivis de trois écuries de Labrador City. L’équipe numéro 73 de PWR Sports composée de Kevin Willmott, 43 ans, et de Spencer Robinson, 25 ans, a franchi la ligne d’arrivée en deuxième sur des motoneiges Lynx Xterrain 2023. Les frères Eric Newhook, 28 ans, et Daniel Newhook, 26 ans, de l’équipe numéro 79 de Bay Marine Racing ont pour leur part ravi la troisième place sur des bolides Lynx Xterrain RE 2024. Les coéquipiers âgés de 27 ans, Rielly Adams et Cameron Boozan, de l’équipe numéro 92 de C&R Racing, qui enfourchaient des Ski-Doo Backcountry XRS 850 2023, se sont classés quatrièmes.

Les deux équipages de la MRC de Caniapiscau qui étaient inscrits n’ont malheureusement pas réussi à compléter le circuit. L’équipe Naskapi arborant le numéro 88 et regroupant les recrues d’origine autochtone Lee Sandy, 32 ans, de Matimekush-Lac John et Christopher Mameanskum, 28 ans, de Kawawachikamach sur des motoneiges Backcountry XRS 850 a abandonné. L’équipe numéro 26 de Fermont composée des recrues Anthyme Bastien et Alexis Dubé sur leurs motoneiges Bombardier Ski-Doo Backcountry X-RS 2024 a également dû se résigner à déclarer forfait à mi-parcours à cause d’une succession de nombreux problèmes mécaniques. Les coéquipiers fermontois ont fait preuve d’audace en prenant le départ, une première depuis 2006 alors qu’une équipe de Fermont composée de René Arsenault et de Luc Desrosiers avait terminé en seconde place. Cette expérience leur a été fort profitable. Ce n’est que partie remise. La prochaine course arrive à grands pas et pourrait réserver des surprises en 2026. Félicitations à tous les participants.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Alexis Dubé
  • Anthyme Bastien
  • Cain's Quest
  • Cameron Boozan
  • Christopher Mameanskum
  • Communauté innue
  • Communautés autochtones
  • Compétition Iron Dog Race en Alaska
  • Course internationale d’endurance à motoneige
  • Daniel Newhook
  • Équipe Naskapi
  • Eric Newhook
  • Fermont
  • Kawawachikamach
  • Kevin Willmott
  • Lee Sandy
  • Luc Desrosiers
  • Matimekush-Lac-John
  • motoneiges
  • René Arsenault
  • Rielly Adams
  • Schefferville
  • Sheshatshiu
  • Spencer Robinson
  • Sud du Labrador

Publié sur le site le 19 mars 2024

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Transport ferroviaire

Tshiuetin modernise sa flotte de trains

par Éric Cyr

Source photo : Tshiuetin

Transport ferroviaire Tshiuetin (qui signifie vent du Nord en innu-aimun) qui assure depuis 2005 le transport de passagers et de marchandises par rail de Sept-Îles à Schefferville, rajeunit sa flotte de locomotives et améliore son offre de services dans le cadre d’une planification stratégique et en injectant des investissements majeurs de 25 millions de dollars sur une période de cinq ans.

Le conseil d’administration (CA) et la direction générale du transporteur administré par trois communautés autochtones de la Côte-Nord qui en sont les copropriétaires ont annoncé, le 29 février 2024, que l’entreprise, qui vise l’amélioration continue du service à la clientèle et de l’expérience des voyageurs, procédera dans le cadre d’un ambitieux plan quinquennal à de nombreux travaux de réfection destinés à améliorer ce service essentiel.

Les wagons de passagers actuels sont de provenance variée notamment des États-Unis. Un total de sept de ceux-ci subira une rénovation par groupes de deux qui devrait prendre de deux à trois ans. La nouvelle mouture de ce moyen de transport prévoit un chauffage mieux contrôlé, une isolation plus efficace des installations électriques conformes et le rembourrage des sièges. La démarche inclura des mesures favorisant un meilleur confort des clients et un accès à un réseau de communication efficace incluant l’interphone (intercom) et les écrans à bord afin d’accroître les commodités des passagers qui pourront aussi profiter du réseau Wi-Fi sur l’ensemble du trajet.

Afin d’assurer la durabilité, la fiabilité et la sécurité des infrastructures ferroviaires, Tshiuetin, qui gère 217 kilomètres de rails situés dans la portion entre Emeril et Schefferville, s’est récemment procuré de nouveaux équipements spécialisés destinés à assurer l’entretien de la voie ferrée, ce qui réduira aussi les coûts associés à la manutention.

La construction d’un nouveau camp de travailleurs situé à la station d’Emeril à l’intersection de l’autoroute TransLabrador (route 500) à une soixantaine de kilomètres de Labrador City qui comprend 35 chambres, qui pourront également être offertes à des passagers du Labrador et de Fermont qui prennent le train, a aussi été amorcée. Les premiers modules, qui ont été construits à Sept-Îles et à Schefferville et qui comprendront l’eau et l’électricité, devraient être assemblés sur place et fonctionnels en mai 2024. 

Selon les administrateurs, ces initiatives qui s’échelonnent jusqu’en 2029 visent à atteindre les objectifs de l’organisation tout en tenant compte des besoins spécifiques de la clientèle et des employés.

La compagnie qui pourra, dans le cadre de ce projet, compter sur un financement de 50 millions de dollars sous forme d’un prêt à faible taux d’intérêt de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) transporte annuellement par chemin de fer de 12 000 à 15 000 passagers, emploie 150 personnes dont 89 % sont d’origine autochtone.

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

  • Autoroute TransLabrador
  • Banque de l’infrastructure du Canada
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  • Communautés autochtones
  • Côte-Nord
  • Investissements
  • Route 500
  • Schefferville
  • Sept-Îles
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  • Transport de passagers
  • Transport ferroviaire
  • Tshiuetin

Publié sur le site le 19 mars 2024

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Ressources naturelles

Conférence « État du fer au Québec 2023 »

par Éric Cyr

Sur la photo, la ministre du Travail et ministre responsable de la région Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain lors de son allocution durant la conférence « État du fer au Québec 2023 ». Source photo : Facebook députée Kateri Champagne Jourdain.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, a assisté à la conférence « État du fer 2023 », organisée par le pôle de recherche et d’innovation en matériaux avancés Prima Québec, qui se tenait au Manège militaire Voltigeurs de Québec, les 4 et 5 octobre derniers.

L’élu, qui compte le plus important nombre d’entreprises minières de fer sur son territoire, soit deux à Fermont (ArcelorMittal et Minerai de fer Québec) et une à Schefferville (Tata Steel), est particulièrement concerné par le sujet. Monsieur St-Laurent, qui travaille lui-même au sein de l’industrie minière, juge important de valoriser le milieu qu’il représente et qui constitue le jalon québécois de la filière du fer dans le cadre de cet événement qui a réuni les principaux acteurs du domaine au Québec.

Anticiper l’avenir

Ce dernier confie : « Il est essentiel d’avoir une vision stratégique de l’avenir de cette matière première afin de prendre des décisions éclairées relatives à d’éventuels nouveaux projets touchant les communautés de Caniapiscau. Je me dois d’être bien informé sur la recherche et les orientations que prendra le marché du fer afin de mieux servir les intérêts des citoyens et des entreprises qui font des affaires dans la région. Je considère qu’il est de mon devoir de me tenir à jour en ce qui concerne l’évolution de la recherche sur le principal vecteur économique de Fermont et de Schefferville afin de prévoir des changements qui pourraient survenir et ainsi être mieux préparé aux défis et aux enjeux modernes qui touchent le secteur de l’extraction et de la transformation du fer. »

Un terreau fertile

Cette conférence, qui a rassemblé de nombreux décideurs et experts, a abordé plusieurs sujets notamment la transition énergétique et une migration vers les énergies propres qui nécessiteront une croissance de la production mondiale d’acier, l’augmentation de la demande pour le fer à haute pureté, les perspectives économiques à long terme de l’industrie du fer et la décarbonation dans ses sphères d’activités ainsi que la perspective positive de la demande pour le fer à réduction directe (FRD). La ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, et la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, ont toutes deux prononcé une allocution pour l’occasion. M. St-Laurent a pu s’entretenir avec des participants et échanger sur les réalités actuellement vécues sur le terrain et qu’il connaît bien.

« J’en ai profité pour brosser un profil régional en discutant avec différents intervenants de nos réalités et des besoins qui vont de pair avec l’évolution et l’accroissement de la présence de l’industrie du fer dans nos localités », explique le politicien qui souhaite que le milieu sache pleinement tirer parti de la richesse extraite de son sol.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

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  • Industrie du fer
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Maire de Fermont
  • Maïté Blanchette Vézina
  • Manège militaire Voltigeurs de Québec
  • Martin St-Laurent
  • Ministre des Ressources naturelles et des Forêts
  • Ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Côte-Nord
  • MRC de Caniapiscau
  • Pôle de recherche et d’innovation en matériaux avancés Prima Québec
  • Production mondiale d’acier
  • Schefferville

Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Société du Plan Nord

Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région Côte-Nord, Kateri Campagne Jourdain, a annoncé au club de curling de Sept-Îles un investissement de 2 504 150 $, le 20 mars 2023, pour soutenir 25 projets de la Côte-Nord dans le cadre du Fonds d’initiatives nordiques (FIN), dont quatre dans la MRC de Caniapiscau.

La ministre Champagne Jourdain qui était accompagnée pour l’occasion du député de René-Lévesque, Yves Montigny, a fait l’annonce au nom de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, et ministre responsable de la Société du Plan Nord, Maïté Blanchette Vézina.

Les projets retenus, qui touchent une grande variété de domaines, comme les services de proximité, l’adaptation aux changements climatiques et l’entrepreneuriat, représentent des investissements totaux de plus de 6,6 millions de dollars dans la région. Des projets nord-côtiers retenus, 21 s’inscrivent dans le volet A du FIN qui vise à favoriser l’essor des communautés et conservation de l’environnement. Quatre autres initiatives de nature entrepreneuriale se classent sous le volet B. Le FIN, qui clôt son quatrième appel de projets, fait partie du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) du gouvernement du Québec. Il est assorti d’une enveloppe budgétaire totale de 12,7 millions de dollars. La Société du Plan Nord, qui coordonne la réalisation du PAN 20-23, est responsable de ce programme.

La ministre Blanchette Vézina confie : « Je suis fière que notre gouvernement dispose d’un outil comme le Fonds d’initiatives nordiques pour appuyer les initiatives qui voient le jour sur le territoire nordique. Ce programme a permis de soutenir 84 projets nord-côtiers depuis le lancement du Plan d’action nordique, en décembre 2020. Il s’agit de retombées concrètes sur le territoire, représentant des investissements de plus de 22,9 millions de dollars sur la Côte-Nord. »

« Je suis ravie que les organismes et les entrepreneurs nord-côtiers aient encore répondu nombreux à cet appel à projets du Fonds d’initiatives nordiques. La diversité des initiatives sélectionnées démontre bien le dynamisme de notre région, tout comme sa préoccupation pour le développement durable de son territoire », conclut la ministre Champagne Jourdain.

Quatre projets dans la MRC de Caniapiscau

Volet A. Essor des communautés nordiques et conservation de l’environnement.

-La MRC de Caniapiscau obtiendra 18 375 $ afin d’évaluer le revenu viable nécessaire pour permettre aux résidents de la région d’atteindre un niveau de vie digne et sans pauvreté. Fait à noter, il existe des disparités entre les secteurs de Fermont et de Schefferville puisqu’en 2020 le revenu médian annuel après impôts des ménages de Fermont était de 125 000 $. Le coût des denrées alimentaires est aussi plus élevé à Schefferville.

-La Ville de Schefferville recevra 100 000 $ pour aménager une aire de jeux pour enfants au parc des Ailes.

Volet B. Initiatives de nature entrepreneuriale

-Le Conseil de la nation innue de Matimekush- Lac John disposera de 97 954 $ pour réaliser un projet pilote de revégétalisation de sites miniers abandonnés.

-La nation naskapie de Kawawachikamach pourra disposer de 100 000 $ afin de mener une étude pour structurer une initiative entrepreneuriale portée par la communauté.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Mot de la présidente

Le Trait d’union du Nord à vos côtés depuis 1983

par Louise Vachon

Lisez les 8 pages du cahier spécial 40e anniversaire dédié à l’événement dans la version papier distribuée le lundi 13 mars 2023 ainsi que dans la version numérique des abonnés.

En tant que présidente du journal Le Trait d’union du Nord depuis 2006, je suis fière de voir à quel point cette vitrine médiatique a évolué au fil des années pour devenir une source d’informations locales et régionales de premier plan. Je suis convaincue que les fondateurs de ce média écrit seraient eux aussi fiers de constater que leur travail acharné a porté ses fruits et que leur œuvre perdure en 2023.

Le mandat du bimensuel consiste essentiellement, en plus de transmettre l’actualité et les informations locales et régionales, à mettre en valeur les activités et les événements, la culture, les personnes, les organisations ainsi que les instances de la région. Cette mission est réalisée grâce à la publication d’articles, de caricatures, de chroniques, de critiques, de photos, de portraits, de textes d’opinion et de publicités, qui encouragent la participation des citoyens.

En parcourant les archives du journal des villes nordiques, je suis en admiration devant les artisans journalistiques qui ont contribué à son succès, qu’ils aient été bénévoles ou employés. Ils ont traité de nombreux événements de la vie courante, et des plus inusités, qui ont marqué l’histoire de nos localités, tels que l’apparition de nouvelles infrastructures, la fermeture des villes de Gagnon et de Schefferville, la vie minière avec ses hauts et ses bas, la construction de la route 389 et ses péripéties et j’en passe.

Le Trait d’union du Nord est ainsi devenu un précieux témoin de l’histoire locale et régionale.

Depuis l’avènement de l’ère de l’Internet et des médias sociaux tel que Facebook, les médias de presse écrite traversent la pire crise de leur histoire. La demande publicitaire a drastiquement chuté, ce qui a entraîné de graves problèmes financiers pour de nombreux journaux. De grands quotidiens ont abandonné leur édition papier et plusieurs autres ont mis la clé sous la porte. Bien que la plupart des publications écrites aient pris le virage numérique, cela n’a cependant pas permis de compenser la tendance marquée à la baisse des revenus publicitaires, principale source de financement pour la couverture médiatique. L’aspect financier demeure donc le défi majeur pour les années à venir et le journal doit faire appel à des bénévoles pour occuper plusieurs postes tant au niveau de la direction que de la rédaction. Nous espérons que la relève se manifestera pour continuer l’œuvre commencée par nos valeureux pionniers.

Je tiens à remercier tous ceux qui se sont impliqués au sein du conseil d’administration ainsi que les bénévoles qui ont donné de leur temps en collaborant à assurer la pérennité du journal, que ce soit par leurs textes, leurs caricatures, leurs photographies, leur aide à la révision ou au soutien technique. Je souligne l’apport des organismes communautaires, des commerces et des entreprises, ainsi que celui de la Ville de Fermont et de la MRC de Caniapiscau qui croient en la visibilité que leur offre cette tribune. Je remercie aussi tous les employés qui ont œuvré à la qualité du contenu dans le cadre de cette belle aventure médiatique et merci à l’équipe actuelle qui, par son professionnalisme, contribue à la vitalité de ce média communautaire. Merci à nos lecteurs : vous êtes notre raison d’être.

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Publié le 13 mars, 2023, dans la publication : Numéro_05 Volume_41

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Publié sur le site le 13 mars 2023

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Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

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