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  • Volume 37

  • La Côte-Nord prise en otage

    Transports

    La Côte-Nord prise en otage

  • En croisade pour faire respecter ses droits

    Droits linguistiques

    En croisade pour faire respecter ses droits

  • En solitaire parmi les aurores boréales

    Monts Groulx

    En solitaire parmi les aurores boréales

  • Une carrière teintée de l’influence nordique

    Architecture

    Une 16 décembre, 2019

    Une carrière teintée de l’influence nordique

  • La grève temporairement suspendue

    Conflit de travail chez Tshiuetin

    La grève temporairement suspendue

  • Poursuite intentée contre Air Saguenay

    Écrasement d’avion au Labrador

    Poursuite intentée contre Air Saguenay

  • Une ancienne Fermontoise élue députée

    Bloc québécois

    Une ancienne Fermontoise élue députée

  • Un pharmacien d’exception se  distingue

    Pharmacie François et Ludovic Alarie

    Une 2 décembre, 2019

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    Haute fonction publique

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    Cour du Québec

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  • Des tragédies évitables?

    Transport médical

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  • Suivre le courant

    Usine de filtration

    Une 18 novembre, 2019

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  • La Sûreté du  Québec s’investit

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    La Sûreté du Québec s’investit

  • Nomination diplomatique à saveur locale

    Diplomatie internationale

    Nomination diplomatique à saveur locale

  • Victoire incontestable de Marilène Gill

    Circonscription de Manicouagan

    Victoire incontestable de Marilène Gill

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Volume 37

La Côte-Nord prise en otage

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Transports

La Côte-Nord prise en otage

par Coalition Union 138, Assemblée des MRC de la Côte-Nord et Société du Pont sur le Saguenay

Source photo : Le Manic

Au cours des derniers mois, la Coalition Union 138, qui regroupe la société civile de divers horizons et les élus régionaux (Côte-Nord et Charlevoix) accompagnée de la Société du Pont sur le Saguenay ont fait la démonstration claire auprès du gouvernement Legault que la situation actuelle dans le dossier du désenclavement de la Côte-Nord est totalement inacceptable.

De nombreuses demandes de rencontre ont été faites pour informer le ministre québécois des Transports, monsieur Bonnardel, sur la pertinence de lancer l’étude déjà prévue du bureau de projet du pont sur le Saguenay et de l’achèvement de la route 138. Malgré nos demandes et d’autres actions, c’est finalement l’incident où un traversier a percuté le quai de Baie-Sainte-Catherine qui l’a forcé à sortir de son mutisme et commenter la situation. Sa position est claire. Désenclaver la Côte-Nord ne figure pas dans la liste de ses priorités.

Les acteurs politiques impliqués dans le dossier du désenclavement accueillent ce refus avec déception. Selon le député de René-Lévesque, Martin Ouellet : « Malgré le fait que le gouvernement actuel se targue d’être celui des régions et qu’en mai dernier l’Assemblée nationale adoptait une motion unanime pour annoncer un échéancier au terme duquel la route 138 serait achevée, il n’y a toujours que les deux tronçons planifiés qui apparaissent dans un quelconque horizon et le bureau de projet pour le pont est au point mort. »

« Le choix politique du ministre des Transports est extrêmement frustrant et inacceptable. C’est de revenir à la case départ et d’assister une fois de plus au jour de la marmotte » explique le président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Marcel Furlong.

« Même si monsieur Bonnardel annonce qu’il priorise le prolongement de la route 138, il n’y a rien de concret à ce qui est déjà prévu. Pour nous, les deux dossiers sont liés. Le ministre des Transports doit agir concrètement et non de tenter d’acheter du temps » estime pour sa part le maire de Sept-Îles et préfet de la MRC des Sept-Rivières, Réjean Porlier.

Le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert, considère que « nous sommes face à un abus de confiance de la part du gouvernement. On continue de faire rire de nous et ça dure depuis trop longtemps. » C’est également en ce sens que les porte-paroles de la Coalition Union 138, messieurs Guillaume Tremblay et Steeve St-Gelais abondent. « Les citoyens et entreprises de la Côte-Nord en ont assez d’être pris en otage. La Coalition avenir Québec (CAQ) doit respecter ses engagements politiques et agir de façon responsable envers nous. »

Après avoir franchi rigoureusement toutes les étapes nécessaires pour obtenir la collaboration de notre gouvernement, on peut s’attendre à ce que la mobilisation citoyenne pose de nouvelles actions prochainement. Le désenclavement c’est maintenant!

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Droits linguistiques

En croisade pour faire respecter ses droits

par Éric Cyr

Fervent adepte de la langue française, Michel Thibodeau a passé une partie de son enfance et son adolescence dans la défunte ville de Gagnon dans le Nord-du-Québec et aussi à Labrador City où il était déjà impliqué au sein de l’Association francophone du Labrador. Ce dernier est devenu par la force des choses un champion en matière de respect des droits linguistiques au pays.

L’homme, dont le père a fondé la Chambre de commerce de Fermont, est un ancien fonctionnaire fédéral qui a des racines acadiennes au Havre-Saint-Pierre. Il admet qu’il doit certainement être l’un des plus opiniâtres défenseurs de la langue de Molière parmi les francophones hors Québec. Celui-ci fait preuve de ténacité exemplaire depuis une mésaventure en 2000 où lui et sa conjointe ont pris un avion commercial entre Montréal et Ottawa dans lequel il a commandé une boisson gazeuse à une agente de bord unilingue, qui a été incapable d’offrir un service en français. Constatant également que les annonces de vol faites par les membres d’équipage étaient aussi uniquement en anglais, il a demandé à parler au capitaine. À la suite de cet événement, des policiers l’attendent à son atterrissage dans la capitale fédérale où il habite. Se sentant lésé et voulant défendre sa réputation, le père de famille se bat depuis avec acharnement afin de s’assurer que les droits de la minorité linguistique au Canada sont bien protégés.

Des convictions inébranlables

Considérant que l’entreprise Air Canada est assujettie à la Loi sur les langues officielles en tant qu’ancienne société d’État et est donc tenue d’offrir un service en français, M. Thibodeau et son épouse Lynda entament des démarches juridiques et accumulent les plaintes auprès du commissaire aux langues officielles contre le transporteur aérien. Plus d’une décennie plus tard, en 2011, un jugement de la Cour fédérale donne raison aux plaignants, en caractérisant de systémique les problèmes de non-respect de la loi par Air Canada, qui a de façon répétée manqué à ses obligations en interprétant la loi de façon réductrice. La Cour d’appel casse partiellement cette décision l’année suivante, en 2012. Qu’à cela ne tienne, les deux irréductibles portent l’affaire jusqu’à la Cour suprême du Canada, qui tranche finalement la question dans un jugement rendu en 2014, où Air Canada obtient gain de cause. Le plus haut tribunal statue que la Loi sur les langues officielles n’a pas préséance sur la Convention de Montréal qui régit déjà les dédommagements qui peuvent être exigés par les passagers de vols internationaux. La décision de la Cour suprême fait en sorte que les passagers n’ont droit à aucune compensation financière pour violation de leurs droits linguistiques sur des vols internationaux. Cependant, selon l’interprétation de la plus haute instance judiciaire au pays, la violation des droits linguistiques sur les vols intérieurs peut donner droit à des dommages-intérêts selon la Loi sur les langues officielles.

Question de principe

M. Thibodeau, qui souhaite s’assurer que la langue française et les droits de ses locuteurs sont respectés au sein de l’appareil fédéral, a récidivé jusqu’en Cour fédérale dans un autre dossier à propos de fontaines d’eau potable de la colline du Parlement à Ottawa dont les boutons métalliques ne comportent qu’une mention « push » en anglais et en braille sans son équivalent de « pousser » en français. La Cour fédérale a conclu en novembre dernier que ses droits linguistiques avaient été brimés. Le Sénat du Canada ne portera pas la décision en appel.

Selon M. Thibodeau : « C’est une grande victoire pour tous les francophones du pays. La Cour fédérale a répété, encore une fois, que les droits linguistiques existent et qu’ils doivent être protégés. Mon message aux francophones est celui-ci : il faut se tenir debout, il faut se battre et défendre notre droit de vivre en français dans ce pays qui est aussi le nôtre. »

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Monts Groulx

En solitaire parmi les aurores boréales

par Éric Cyr

Quiconque a déjà emprunté la fameuse route interprovinciale 389 a déjà aperçu les monts Groulx. Mais admirer leurs sommets enneigés à l’horizon et affronter leur rigueur durant la saison hivernale c’est une tout autre paire de manches. Installé dans une tente de prospecteur avec un poêle de camp, c’est pourtant ce qu’a entrepris le sapeur-pompier professionnel à la retraite, Philippe Guimon, afin de réaliser un rêve qu’il caresse depuis longtemps.

Aux antipodes du pensionné

Aujourd’hui grand-père, l’aventurier français a déjà fait partie d’un régiment d’élite de l’armée de terre française durant son service militaire et d’une escouade de secours spécialisée en plongée souterraine (spéléoplongée). D’ailleurs, il a failli se noyer dans le cadre d’une mission alors qu’il est resté coincé dans une étroiture. Le parcours inusité de l’homme, qui habite sur une île au confluent de la rivière Maine et de la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, a cependant commencé le jour où sa mère a eu la bonne idée de l’inscrire chez les scouts, point de départ de son amour pour la nature qui a guidé sa vie. Que dire de sa période « baba cool » à l’époque de la révolution culturelle de mai 1968 en France où, après avoir fréquenté l’École d’agriculture, il gardait des moutons de façon idyllique. M. Guimon a conservé la rigueur des pompiers de Paris et n’a pas peur de relever des défis : pèlerinage de Compostelle, tour de l’Hexagone à cheval qui a duré quatre mois, il collectionne les voyages d’exploration comme celui en Alaska, où il est tombé nez à nez avec un ours grizzli qu’il souhaitait photographier sur une plage. Nulle raison d’en douter il porte un gilet de Kodiak Island. Il a aussi visité la seconde plus grande réserve naturelle aux États-Unis après Yellowstone, le parc Denali où il a vu le fameux bus du film Vers l’inconnu (Into the Wild) adapté du récit Voyage au bout de la solitude et a fait face à un loup noir famélique.

Dans les Groulx

M. Guimon, qui a été bien aiguillé par le guide d’aventure, Guy Boudreau, a choisi d’affronter le froid en passant l’hiver dans la solitude de ces hautes montagnes nommées Uapishka par les Innus, ce qui signifie sommets blancs puisqu’ils sont enneigés presque à l’année. Après avoir observé une martre qui dansait autour de son camp et qui s’est mise à courser un lièvre, il a voulu rendre hommage au mustélidé en baptisant sa tente du mot innu-aimun désignant cet animal : wapishtan. Rencontré lors d’un ravitaillement à Fermont, il explique qu’il mène en parallèle une démarche d’écriture où il relate son expérience « Je suis une victime des écrits de Jack London. » Selon lui, sa présence dans l’immensité naturelle des monts Groulx, qu’il considère comme un lieu de ressourcement, se résume un peu à un voyage intérieur en harmonie avec les éléments et l’environnement le tout orienté vers l’essentiel, mais où il met son mental à rude épreuve.

« Le quotidien se fond dans le basique : se réchauffer, manger et se protéger, donc survivre. Ça tourne autour du fondamental, mais dans le respect de cet espace grandiose et merveilleux qui fait partie des dernières terres virginales à protéger. Il faut absolument préserver le cachet naturel de ce joyau écologique si convoité des amateurs de plein air à travers le monde. C’est plus qu’un devoir, c’est une obligation. »

Les monts Groulx font partie de la réserve de la biodiversité Uapishka constituée par le gouvernement du Québec en 2009. Cette aire protégée englobe le tiers ouest du massif montagneux. L’ensemble des monts Groulx, incluant le réservoir Manicouagan et la rivière Manicouagan, ont aussi été reconnus en 2007 comme faisant partie de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU), une désignation internationale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Architecture

Une carrière teintée de l’influence nordique

par Éric Cyr

Source photo : Blanchette Architectes

L’architecte engagé et primé d’origine fermontoise, Patrick Blanchette, a un itinéraire professionnel impressionnant. Membre de l’Ordre des architectes du Québec, il est aujourd’hui architecte associé principal pour la firme Blanchette Architectes. Considéré comme un acteur de premier plan dans le développement de projets résidentiel et commercial, il a œuvré depuis le début de sa carrière à la direction artistique et au déploiement d’ouvrages d’envergure totalisant plusieurs milliards de dollars. Il a aussi eu l’occasion de se rendre dans d’autres pays dans le cadre de sa profession notamment en Scandinavie et au Royaume-Uni.

Né à Labrador City, Patrick Blanchette a habité 14 ans à Fermont avant de partir, après avoir terminé son 2e secondaire, à la suite du malheureux décès de son père. Il se définit comme quelqu’un qui n’a pas un parcours linéaire puisqu’il a étudié en design intérieur et en cinéma avant de se tourner vers sa profession actuelle qui est également une passion. Son implication et son expertise touchent la conception, le développement urbain ainsi que la redéfinition des habitats et des milieux de vie. Par un heureux « hasard », il a commencé sa carrière chez Desnoyers, Mercure et Associés (DMA), qui ont imaginé la ville de Fermont, en s’inspirant d’un projet d’habitation pour une mine de cuivre au-dessus du cercle polaire arctique à Kiruna en Laponie suédoise, de l’architecte Ralph Erskine en 1962. « Je vivais dans le quartier Saint-Henri de Montréal quand j’ai remarqué le bureau de DMA, fondé en 1957, dont les deux architectes principaux ont conçu les plans de Fermont. J’ai interprété ça comme un signe. J’ai par la suite travaillé avec André Mercure et Maurice Desnoyers avec qui j’ai souvent eu des conversations au sujet de leur travail de conception de cette ville nordique. Je considère d’ailleurs que le mur-écran devrait obtenir un statut patrimonial particulier afin de le protéger. »

Nordicité et approche sociale

La notion de nordicité a toujours accompagné M. Blanchette au cours de son cheminement et dans l’élaboration de ses conceptions artistiques.

« L’urbanité est à une nouvelle ère et je cherche à développer une approche plus accessible mettant en scène notre nordicité. Mon profil artistique a vu le jour à Fermont. Cette ville influence ma pratique depuis que j’ai constaté que la nordicité doit être un leitmotiv dans le développement des grandes agglomérations urbaines. La concrétisation de la ville de Fermont, et en particulier du mur-écran, constituait un projet écologique radical et très avant-gardiste pour l’époque qui demeure à ce jour une réussite d’un point de vue fonctionnel. J’ai tout de même certaines réserves quant aux aspects sociaux de l’ouvrage. »

M. Blanchette explique que la portée sociale de l’architecte est beaucoup plus forte que celui de l’acte de construire et que celui-ci doit tenir compte de plusieurs paramètres notamment les aspects sociaux et environnementaux, mais également de la luminosité qui joue un rôle primordial en influençant grandement les stimulants et l’environnement. « En modulant l’éclairage, on peut moduler l’humeur, l’ambiance et accentuer une mise en valeur des bâtiments. L’architecte a un rôle qui a un impact énorme sur les humains en façonnant leurs milieux de vie. »

Formation et distinctions

Après l’obtention d’un baccalauréat en design architectural et d’une maîtrise en architecture à l’Université de Montréal sous la direction de la professeure titulaire à l’École d’architecture, Alessandra Ponte, membre du groupe de recherche Future North dans le cadre d’un partenariat entre l’École de paysage et d’urbanisme AHO (Oslo, Norvège) et l’Institut de Barents, M. Blanchette a étudié à l’Université Sci-Arc de Los Angeles en Californie aux États-Unis, le temps d’une session universitaire. Il a participé à la rénovation majeure du gratte-ciel situé au 2020, rue Robert-Bourassa à Montréal ayant remporté les prix « Immeuble de l’année 2015-2016 » lors du concours des Prix Boma qui reconnaît l’excellence et l’innovation en immobilier à l’échelle provinciale, nationale et internationale et la distinction « bâtiment exceptionnel » dans la catégorie rénovation lors des Prix Toby en 2015, le programme le plus prestigieux et le plus complet en son genre dans l’industrie de l’immobilier commercial. M. Blanchette a été lauréat d’un Grand Prix Habitat Design en 2017, a participé à la « Design Week » de la Future London Academy à Londres en Angleterre et a siégé à un comité-conseil en architecture qui a encadré la Ville de Lac-Mégantic dans le processus de reconstruction de son centre-ville historique à la suite d’une tragédie ferroviaire. Il a très envie de retourner éventuellement dans la ville qui a bercé sa jeunesse dans le cadre d’une conférence afin d’expliquer sa profession et ses engagements.

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Conflit de travail chez Tshiuetin

La grève temporairement suspendue

par Éric Cyr

Source photo : Transport Tshiuetin

Les travailleuses et travailleurs de Transport ferroviaire Tshiuetin, le train de passagers et de marchandises qui relie Sept-Îles à Schefferville par chemin de fer en passant par le Labrador, ont voté massivement pour l’interruption momentanée de la grève déclenchée, le 27 septembre dernier, afin de laisser place à la discussion. Ils sont retournés au travail, le 18 novembre, et ont entrepris des pourparlers intensifs jusqu’au 15 décembre afin de tenter de s’entendre.

Accord ou sursis ?

Selon le vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean-Pierre Bourgault : « Le syndicat se donne quatre semaines pour régler la négociation et trouver un terrain d’entente concernant des points toujours en suspens, notamment certains avantages pécuniaires ainsi que le mouvement de personnel »

Points en litige

L’employeur demande aux syndicats d’accepter sa proposition de raccourcir la semaine de travail de 40 à 35 heures pour tous sans compensations et de réduire le nombre annuel de voyages pour le train de passagers. En contrepartie, la partie patronale accorderait une rétroactivité salariale de 2,5 % pour la période du 1er avril 2018 au 31 mars 2019. La portion des augmentations commençant au 1er avril reste à négocier. En ce qui concerne les salariés oeuvrant au transport de minerai de fer, ils auront dorénavant un horaire de travail de 10 heures par jour pour une durée de 14 jours pour un total de 140 heures. « Ils ont accepté de diminuer le nombre d’heures payées sur une période de 14 jours, tout en obtenant la possibilité de faire des heures supplémentaires lorsque nécessaire », ajoute le syndicaliste.

Mouvance et alternance

Par ailleurs, la direction de Transport ferroviaire Tshiuetin souhaite plus de flexibilité de la part des salariés de l’entreprise, ce qui lui permettrait d’interchanger sporadiquement des travailleurs d’une division à l’autre en puisant les ressources nécessaires au sein de sa propre organisation selon les besoins ponctuels afin de régler le problème de pénurie de main-d’œuvre dans l’une de ses ramifications. « Les syndiqués ne sont pas en désaccord avec le principe, mais veulent dans un premier temps que le travail soit offert aux employés de la division concernée avant de l’offrir aux travailleurs de l’autre. Il y a eu de bonnes discussions à ce sujet lors de séances de négociation antérieures et nous avons bon espoir de régler cette question dans l’actuel blitz de négociation », renchérit le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay.

Selon les deux porte-paroles syndicaux, les employés de Tshiuetin entendent fournir tous les efforts nécessaires afin de régler le différend. Ils considèrent que les syndicats ont fait preuve d’ouverture au sujet des mouvements de main d’oeuvre, mais expliquent qu’ils souhaitent cependant les encadrer afin de diminuer le mécontentement des travailleurs des deux divisions et précisent que quoi qu’il advienne, ceux-ci pourront compter sur la CSN pour les soutenir tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause.

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Publié le 2 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_20 Volume 37

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Publié sur le site le 2 décembre 2019

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Écrasement d’avion au Labrador

Poursuite intentée contre Air Saguenay

par Éric Cyr

La compagnie québécoise Air Saguenay devra faire face à des accusations devant la justice à la suite de l’écrasement d’un hydravion de Havilland DHC-2 au lac Mistastin au Labrador, le 15 juillet dernier. La famille d’une des victimes, le guide de pêche Clifford Randell père de quatre enfants, a déposé une poursuite à la Cour suprême de Terre-Neuve-et-Labrador même si la carlingue n’a toujours pas été récupérée et que les débris de l’épave gisent au fond de l’eau.

La tragédie aérienne survenue dans le cadre d’une expédition de pêche, en partance du camp Three Rivers Lodge situé non loin de Schefferville, a causé la mort des sept occupants de l’aéroplane Beaver, dont quatre Américains et le pilote Gilles Morin. Même si la cause de l’accident fatal n’a pas encore été déterminée avec précision, l’avocat de la famille, Jamie MacGillivray, entend démontrer que le crash aurait pu être causé par une erreur de pilotage. La poursuite soutient que l’entreprise n’a pas su s’adapter aux normes de sécurité puisqu’aucune des personnes décédées sorties de l’eau ne portait de vêtement de flottaison individuel (VFI). La partie plaignante remet également en doute la compétence du pilote et laisse entendre qu’un mauvais entretien de l’appareil pourrait aussi avoir contribué à la catastrophe. Le rapport du BST, qui n’a pas encore été en mesure de déterminer la cause de l’écrasement dans l’eau, précise que le pilote était qualifié pour le vol en vertu de la règlementation en vigueur, qu’il comptait plus de 16 000 heures d’expérience sur ce type d’appareil et qu’aucune anomalie n’a été relevée dans les registres d’entretien.

Nouvelle réglementation

L’obligation pour les exploitants d’hydravions de faire en sorte que les membres d’équipage et les passagers portent un VFI lorsque l’hydravion est utilisé sur un plan d’eau ou au-dessus de celui-ci n’entrera en vigueur qu’en septembre 2020 à la suite d’une modification au Règlement de l’aviation canadien (RAC). La recommandation de mars 2011 sur la sécurité du transport aérien A11-06 du Bureau de la sécurité des transports (BST); rendra obligatoire le port d’une veste de flottaison approuvée pour l’aviation pour les occupants d’un hydravion survolant des étendues d’eau. Le ministère des Transports du Canada exigera dorénavant que les occupants d’hydravions commerciaux soient tenus de porter un dispositif individuel qui assure leur flottaison après une évacuation d’urgence. Après un long processus d’évaluation par Transports Canada et le BST, des modifications ont été apportées en mars 2019. Selon ces conclusions, dans bien des accidents, lorsqu’un occupant réussit à sortir d’un aéronef en train de couler, il ne porte pas de gilet de sauvetage, ce qui peut aboutir à une noyade. Il a été démontré que les personnes qui se retrouvent dans une telle situation cherchent avant tout à s’extirper de l’appareil et souvent, dans leur hâte, elles ne mettent pas de VFI, soit par manque de temps, soit parce qu’elles n’y ont pas pensé.

Recherche et sauvetage

Malgré des recherches intensives menées durant plusieurs semaines par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Marine royale canadienne, l’élément maritime des Forces armées canadiennes, les débris de la carcasse de l’avion et le corps de trois des sept victimes, dont la dépouille du pilote, n’ont toujours pas été recouvrés. L’éloignement et les mauvaises conditions météorologiques subséquentes auraient aussi posé des problèmes logistiques et retardé l’arrivée des premiers intervenants. Ces facteurs, combinés à l’absence de témoin, auraient empêché le BST de mener une enquête exhaustive. Selon la GRC, la profondeur du lac et son isolement ont posé des défis importants pour les plongeurs. Le président d’Air Saguenay, Jean Tremblay, soulève des questions sur le dispositif des recherches.

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Publié le 2 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_20 Volume 37

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Bloc québécois

Une ancienne Fermontoise élue députée

par Éric Cyr

Source photo : BQ

L’ancienne Fermontoise Julie Vignola a été élue députée du Bloc québécois dans la circonscription de Beauport-Limoilou (Québec) lors de la récente élection fédérale. Née à Sept-Îles, la politicienne est bien informée au sujet des réalités et des dossiers nord-côtiers et pourra épauler à l’occasion sa collègue la députée de Manicouagan, Marilène Gill, qui est bien ancrée au sein du parti.

Mme Vignola n’a pas peur de se retrousser les manches et a commencé à la base en faisant du porte-à-porte dans sa région d’adoption durant la campagne électorale. Elle a fait le choix de sacrifier sa profession d’enseignante pour se diriger vers sa nouvelle carrière où elle est responsable des dossiers de Services publics, approvisionnement et opérations gouvernementales en plus de représenter les intérêts de ses concitoyens. « Le fait d’avoir vécu un peu partout me permet d’avoir une vision plus large d’une situation et d’appliquer des solutions novatrices. J’ai appris à tisser des liens. Le changement fait toujours un peu peur, mais c’est l’espoir de changement qui justifie la raison d’être du Bloc québécois à Ottawa. »

La politique a toujours fait partie de la vie de celle dont le père, Jacques Vignola, a été conseiller municipal, président du conseil d’administration du Centre de santé et qui a été longtemps impliqué dans le syndicalisme. Sa sœur, Cindy, est actuellement conseillère à la mairie. « Quand Denis Perron, le premier député du Parti québécois à avoir été élu dans Duplessis en 1976, se rendait à Fermont, il venait à la maison. Je m’intéressais déjà, à l’époque, aux conversations sérieuses des grandes personnes. Des discussions qui se faisaient dans le respect des opinions, peu importe l’allégeance. On a ce respect-là dans la famille. »

Une période heureuse

La députée bloquiste a habité à Fermont dès 1977 et jusqu’en 1993, année où elle est allée vivre au Bas-Saint-Laurent chez sa mère. À Fermont, elle a travaillé en tant que concierge, puis journalière à la mine de fer du Mont-Wright. Elle a également été animatrice bénévole à la radio locale en 1992 et 1993. Elle était à l’époque la plus jeune animatrice à avoir travaillé à CFMF 103,1. Mme Vignola confie qu’elle conserve des souvenirs impérissables de Fermont et que son expérience nordique a contribué à façonner la personne qu’elle est devenue. C’est d’ailleurs sur place qu’elle a rencontré son conjoint et le père de ses quatre enfants, Pierre Marcotte. « Que de souvenirs d’enfance mémorables! Les promenades en canot sur le lac Daviault, les longueurs à la piscine, les balades en ski-doo, la pêche sur la glace et, certains hivers, les caribous à perte de vue! Je me souviens d’une fois où l’école avait fermé à cause du froid extrême et que le même jour, nous avons enfourché nos motoneiges pour nous rendre au lac Carheil où l’on a joué aux cartes dans un chalet chauffé au poêle à bois! », confie-t-elle en riant. « Les défis ne m’ont jamais fait peur. En 1999 par exemple, j’ai été engagée au bureau d’information touristique. J’étais alors enceinte de Zoé et, malgré ma grossesse, je gravissais le mont Daviault au moins une fois par semaine pour vérifier que les sentiers étaient propres et pour ramasser les déchets s’il y en avait. Je montais tellement vite que Pierre avait de la difficulté à me suivre. Il était tout essoufflé! J’ai montré cet été-là que même enceinte, une femme était capable de travailler fort et bien! »

Horizons multiples

La politicienne poursuit : « Les classes sociales se côtoient quotidiennement de façon tout à fait naturelle et la hiérarchie est très discrète à Fermont, ce qui fait qu’aujourd’hui je mets de côté l’étiquette et je parle à tout le monde. Ce qui me fait plaisir c’est quand je rencontre les gens et qu’ils me disent qu’ils ont l’impression de parler à leur voisine. Au Bloc québécois, on a des représentants de tous les horizons de la société. On a une équipe hors du commun, c’est comme une grande famille. Je suis très fière de faire partie de cette belle équipe. » Selon la députée, la politique s’exerce de différentes façons et le bénévolat en fait partie en aidant les collectivités. « La politique, c’est un peu comme la philosophie qui consiste, en quelque sorte, à penser de façon logique et à appuyer son argumentaire par des faits concrets. Les citoyens font beaucoup plus de politique qu’ils ne le pensent, ils n’en sont pas toujours conscients. Aider les autres, améliorer une situation dans sa communauté, c’est aussi faire de la politique. » Sur un ton modeste, Mme Vignola conclut : « J’ai encore beaucoup à apprendre. Entre ce qu’on voit, ce qu’on suppose et ce qu’est la réalité, il y a une marche et je suis actuellement en train de la gravir. »

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Publié le 2 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_20 Volume 37

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Publié sur le site le 2 décembre 2019

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Pharmacie François et Ludovic Alarie

Un pharmacien d’exception se distingue

par Éric Cyr

Le prestigieux prix « Pharmacien propriétaire à la carrière exemplaire » a été décerné au Fermontois François Alarie par l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), le 8 novembre dernier, dans le cadre de la 4e édition du Gala d’excellence en pharmacie communautaire qui s’est tenue en clôture de son congrès annuel à Montréal. Cette reconnaissance rend hommage à un professionnel du domaine pharmaceutique qui s’est démarqué par son leadership, sa capacité à innover, sa gestion efficace, son intégrité et son engagement.

Monsieur François Alarie, qui réside à Fermont depuis 32 ans, est bien ancré dans son milieu et très estimé des citoyens de l’endroit pour sa personnalité chaleureuse et son professionnalisme. Il a aussi reçu la distinction de « Pharmacien de famille 2015 » attribuée par Uniprix.

Parcours

Le pharmacien propriétaire, implanté à Laval, est engagé par le CLSC de Fermont en 1987 pour occuper la fonction de pharmacien-chef du département de pharmacie. À l’époque, la seule pharmacie de la ville est opérée par le CLSC dans un petit local situé au sous-sol de l’établissement de santé. Il quitte alors cette région pour vivre une expérience de deux ans avec sa conjointe Anne-Marie Dubuc, qui deviendra plus tard directrice générale de la nouvelle pharmacie. À sa surprise, il succombe aux charmes nordiques en tombant amoureux de la région et de sa qualité de vie. Adepte de plein air, il s’adonne à la motoneige et à la raquette et est comblé par la proximité des services. « Ça a été le coup de foudre. J’ai été charmé par la gentillesse des gens combinée à un fort esprit d’entraide propre aux petites villes, ainsi qu’un environnement naturel accessible. »

Le couple choisira de s’épanouir ici. En 2000, une population grandissante souhaite une « vraie » pharmacie et François Alarie ouvre dans le mur-écran les portes de la première pharmacie communautaire locale. Tout en répondant aux besoins de la population, en poursuivant son rôle de pharmacien d’hôpital et en continuant de servir les communautés de Schefferville et de Kawawachikamach, il relève de nombreux défis que pose l’implantation d’une pratique professionnelle dans une région éloignée. L’expérience se poursuivra depuis bientôt deux décennies pour celui dont l’expertise est bien établie et qui a obtenu une reconnaissance unanime de ses pairs et des autres professionnels qu’il côtoie dans le cadre de sa profession.

Des embûches

Déterminé, il a cependant dû composer avec certains obstacles et se retrousser les manches en faisant face à des épreuves comme lors d’un moment très éprouvant, le 30 décembre 2014, où il a vécu un important dégât d’eau occasionné par une défectuosité du système de gicleurs et une interruption de courant. Dans des conditions rudimentaires, le froid et la noirceur, il a poursuivi malgré l’adversité, et avec l’aide de ses employés, la distribution des ordonnances à l’aide de lampes frontales et de manteaux d’hiver en attendant l’intervention d’experts en nettoyage après sinistre, qui n’ont pu se rendre sur place que plus d’une semaine après l’événement. La logistique de transport des médicaments et des produits constitue aussi souvent un casse-tête avec les nombreuses fermetures du seul lien terrestre de la région notamment lors de feux de forêt, de tempêtes hivernales ou d’accidents et il existe des limites de poids et de quantité pour l’avion-cargo. « Les régions nordiques isolées sont à la merci des aléas du transport. Une fois, la marchandise expédiée par la route 389 était complètement gelée. À une autre occasion, la Sécurité publique est intervenue en notre faveur afin d’acheminer des médicaments en priorité. »

Une entreprise familiale

C’est avec l’aide de sa collègue, la pharmacienne Mélanie Dubuc, que François Alarie réussit à offrir des services professionnels en continu, malgré la pénurie de pharmaciens qui sévit dès l’implantation de la nouvelle bannière, et à accomplir la lourde tâche exigeant de longues heures de travail tant à la pharmacie communautaire qu’à la pharmacie d’hôpital. Des heures de garde 24 heures sur 24, 365 jours par année garantissent aux citoyens un accès aux conseils professionnels des deux pharmaciens toujours disponibles. Aujourd’hui, c’est l’inverse et la relève semble assurée. Deux jeunes couples de pharmaciens, dont le fils du propriétaire, Ludovic, et sa femme Jessica ainsi que Frédéric et Marie-Chantale contribuent à la pérennité de l’entreprise. Le problème de recrutement ne se pose plus pour le moment puisque Fermont est actuellement le seul endroit où il n’existe pas de pénurie de pharmaciens sur la Côte-Nord et en Basse-Côte-Nord. Le fait que l’équipe de la pharmacie aura accueilli nombre de stagiaires au cours des années aura certainement contribué à stimuler l’intérêt de venir pratiquer en région.

Modestie et efficacité

François Alarie conclut : « J’ai toujours essayé de demeurer proche des gens. Je suis pharmacien partout et en tout temps. J’ai même eu des consultations en ville, en forêt et durant mes loisirs », confie en riant celui qui dit n’avoir aucun regret d’avoir choisi d’exercer à Fermont. « C’est un choix que je ne regrette absolument pas. Ça a toujours été agréable de servir le public. J’ai eu une pratique somme toute tranquille, mais jamais routinière et remplie de défis. Je suis reconnaissant d’avoir été bien épaulé par une équipe solide et des employés dévoués. On ne peut faire une carrière dans ce domaine en solo. » Ce dernier est très fier de dire que huit pharmaciens sont originaires de Fermont et que le pharmacien-chef du CISSS de la Côte-Nord, Dave Charlton, est aussi un ancien Fermontois. La Clinique Santé François et Ludovic Alarie emploie actuellement cinq pharmaciens.

 

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Publié le 2 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_20 Volume 37

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Haute fonction publique

Un sous-ministre adjoint originaire de Fermont

par Éric Cyr

Source photo : LinkedIn

L’ancien Fermontois Daniel Roussy a été nommé, le 12 novembre dernier, sous-ministre adjoint délégué du secteur des services juridiques au Bureau du Conseil privé (BCP) à Ottawa, un comité indépendant du cabinet fédéral qui gère les procédures de décision au sein du conseil des ministres et assure la coordination entre les ministères.

Le BCP, le plus haut organe de la fonction publique fédérale, est le secrétariat du Conseil privé et du cabinet chargé de conseiller de manière impartiale le premier ministre par des conseils objectifs neutres basés sur l’expertise de la fonction publique et en concertation avec les ministères des différents paliers de gouvernements. Le BCP ne manifeste aucun parti pris contrairement au cabinet du premier ministre qui regroupe des collaborateurs politiques du chef du gouvernement. Un autre volet de son mandat est la direction de la fonction publique : il coordonne le travail des ministères et agences du gouvernement du Canada et prépare les nominations des hauts fonctionnaires. Son portefeuille comprend aussi le ministre des Affaires intergouvernementales, le leader du gouvernement à la Chambre des communes et le ministre des Institutions démocratiques. Dirigé par le greffier, qui porte depuis 1940 la désignation de secrétaire du cabinet, le ministère du premier ministre aide le gouvernement à réaliser sa vision, ses objectifs et ses décisions avec efficacité. Le BCP est l’un des plus anciens et plus importants organismes centraux du gouvernement du Canada.

Expérience fermontoise

Selon monsieur Roussy, dont le père d’origine gaspésienne était conducteur de grues mobiles à la mine du Mont-Wright à l’époque où cette dernière était exploitée par la compagnie minière Québec Cartier, cette nomination est quelque peu reliée à son expérience dans la ville nordique qui a marqué son enfance de façon positive : « Je me souviens d’une formation que j’ai suivie en leadership dans le cadre de ma carrière. J’y ai appris que l’endroit où l’on grandit façonne en grande partie notre tempérament et développe nos aptitudes. Fermont constitue selon moi un microcosme particulier et en quelque sorte un laboratoire expérimental qui m’a permis de ne pas avoir peur de l’inconnu, d’expérimenter et de développer un esprit innovateur. Nous avions à l’époque accès à tous les outils modernes nécessaires à assurer notre plein potentiel : des ordinateurs à l’école, des infrastructures sportives avant-gardistes, une bibliothèque bien garnie que je fréquentais souvent, car Internet n’existait pas encore. Nous devions aussi apprendre à bien communiquer de façon claire et précise puisque la distorsion d’un message amplifiée par le phénomène du téléphone arabe pouvait parfois s’avérer problématique dans ce petit milieu isolé. »

Daniel Roussy a obtenu un baccalauréat en droit à l’Université d’Ottawa où il a suivi une formation juridique en Common Law et en droit civil du Québec avant de compléter un diplôme supérieur d’études en gestion de l’administration publique de l’Université du Québec – École nationale d’administration publique. Il a aussi étudié au Harvard Kennedy School à Cambridge au Massachusetts aux États-Unis. Il était, jusqu’à sa récente nomination, directeur général et avocat général principal des services juridiques d’Affaires mondiales Canada – le ministère des Affaires étrangères. Auparavant, il a aussi occupé le poste de sous-directeur exécutif et avocat général au secteur des affaires juridiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et a occupé diverses fonctions au ministère de la Justice du Canada notamment aux services juridiques de Pêches et Océans Canada et à Emploi et Développement social Canada. Demeurant maintenant à Gatineau, il célèbrera sous peu ses 25 ans de mariage avec sa conjointe Gillian avec qui ils sont parents de cinq enfants.

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Publié le 18 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_19 Volume 37

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Publié sur le site le 18 novembre 2019

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Cour du Québec

Nouvelle victoire de Fermont

par Éric Cyr

La Cour du Québec a rejeté l’appel de Bloom Lake General Partners dans la cause l’opposant à la Ville de Fermont, le 4 novembre dernier, confirmant ainsi la validité de la décision rendue, le 17 avril 2018, par le tribunal administratif du Québec (TAQ) en faveur de l’administration municipale. Ce jugement met fin au litige qui opposait la localité nordique aux créanciers du dossier de Cliffs Natural Resources, un ancien exploitant de la mine de fer du Lac Bloom, qui contestait l’évaluation de ses taxes foncières pour les années 2013 à 2015 et qui n’a rien à voir avec l’actuel propriétaire, Minerai de fer Québec.

Cette décision revêt une importance capitale puisque l’enjeu risquait d’affecter de nombreuses collectivités ayant un lien avec l’industrie minière. Cette victoire pour les villes minières, qui avaient toutes les yeux rivés sur Fermont, réjouit l’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui est satisfaite du jugement : « En plus de mettre en péril les finances de la municipalité, cette cause avait une incidence sur plus de 400 communautés minières québécoises. La proactivité de l’UMQ et son expertise ont permis ce gain juridique important qui protège l’assiette fiscale des municipalités minières et, conséquemment les services aux citoyennes et citoyens. » Un scénario contraire aurait eu des répercussions de 1,3 milliard de dollars en valeur immobilière répartis sur de nombreuses collectivités incluant Sept-Îles, Port-Cartier et Schefferville. Le contrôleur nommé en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, et qui représente les intérêts des créditeurs de Cliffs dans le cadre de la liquidation de ses actifs, aurait pu récupérer environ 14 millions de dollars versés en taxes à l’Hôtel de Ville de Fermont.

Soupir de soulagement

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, est heureux de l’aboutissement du dossier en faveur du corps municipal, et espère que ce verdict dissuade les entreprises minières qui souhaiteraient exclure les équipements et bâtiments de leur évaluation d’impôt foncier et les incite à y renoncer.

M. St-Laurent souhaite également que cette réponse mette irrémédiablement fin à la contestation et mise sur l’espoir que le contrôleur ne portera pas la décision en appel devant un tribunal supérieur : « C’est une excellente nouvelle pour la Ville qui n’aura pas à rembourser les taxes payées par l’ancienne minière Cliffs pour les années 2013 et 2014. Avec cette conjecture, on espère être en mesure d’aller récupérer ce que l’on peut dans le dossier de taxes de 2015. » La Ville de Fermont a été prévoyante en réservant un montant significatif de près de 13 millions de dollars accumulé ces dernières années afin de parer l’éventualité d’une défaite.

L’UMQ a accompagné la Ville de Fermont par le biais de son Fonds municipal d’action juridique et est intervenue rapidement en mandatant un procureur pour la représenter et l’appuyer juridiquement. La décision de la Cour du Québec vient ainsi confirmer le principe de l’inclusion au rôle d’évaluation foncière de tous les immeubles se retrouvant dans une unité d’évaluation et l’interprétation stricte des immeubles exclus.

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Publié le 18 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_19 Volume 37

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Publié sur le site le 18 novembre 2019

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Transport médical

Des tragédies évitables?

par Éric Cyr

Source photo : salon funéraire J.F. Fortin

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord tente d’élucider les circonstances ayant mené à la mort d’un enfant de deux ans, Olivier Dégarie-Cyr, qui a été traité par des médecins au Centre de santé de Fermont avant d’être transféré par avion au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) à Québec afin d’obtenir un diagnostic plus approfondi et où son décès a malheureusement été constaté, le 5 octobre dernier. Un coroner, Donald Nicole, fait également enquête dans ce dossier.

Selon les parents, les résultats de l’autopsie auraient révélé une malformation intestinale rare et difficile à détecter qui n’était pas connue et qui aurait provoqué de graves complications. Ils s’interrogent cependant à savoir s’il aurait été possible de transférer leur petit garçon vers l’hôpital voisin le plus proche situé à Labrador City. Et, si l’issue fatale avait pu être évitée sans l’important délai de près de douze heures qui s’est écoulé entre la consultation de leur fils à l’établissement de santé de Fermont et son admission à l’institution médicale spécialisée à Québec où le bambin aurait rendu son dernier souffle une quinzaine de minutes après son arrivée.

Un doute subsiste

Et si le petit avait pu être sauvé? La mère, Stéphanie Dégarie, enceinte d’un troisième enfant, a écrit une lettre touchante publiée sur les réseaux sociaux, véritable cri du cœur décrivant le drame cauchemardesque que la famille a vécu. Elle y dénonce le fait que malgré l’état instable de son fils et l’autorisation de le transférer au CHUL à Québec vers 16 h 30, l’avion n’aurait décollé qu’aux alentours de minuit trente, soit quelques huit heures plus tard, et le petit garçon n’aurait finalement été vu par des spécialistes qu’à 4 h du matin. La raison de ce délai important n’est pas précisée.

Améliorations nécessaires

Ce n’est pas la première fois que des problèmes de transport médical surviennent sur la Côte-Nord.

Un autre cas particulier qui a retenu l’attention médiatique, en mars dernier, est celui d’un patient de la Basse-Côte-Nord, le préfet de la MRC de Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, victime d’un problème cardiaque grave requérant des soins d’urgence et nécessitant un transfert aérien que le service d’avion-ambulance mandaté par le CISSS de la Côte-Nord (à l’époque SkyJet, qui a remplacé PAL Airlines, et qui avait reçu plusieurs plaintes) a refusé de le transporter en raison de son poids. Il s’est écoulé 36 heures entre le moment où il s’est rendu au dispensaire de La Tabatière en motoneige (il n’y a pas de route dans ce secteur) et son admission dans un hôpital à Québec, où il a finalement subi une intervention chirurgicale après une évacuation en hélicoptère vers Chevery suivie de deux vols dans deux avions différents. Un petit avion nolisé par son médecin, qui a décollé de Goose-Bay au Labrador, l’a transporté jusqu’à Sept-Îles, où il fut récupéré par l’avion-hôpital du ministère de la Santé. Des intervenants du domaine médical ont confié au diffuseur public Radio-Canada que ce ne serait pas la première fois qu’un tel incident survient.

Les funérailles d’Olivier Dégarie-Cyr ont eu lieu à Chandler en Gaspésie, le 15 octobre. Nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches.

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Publié le 18 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_19 Volume 37

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Publié sur le site le 18 novembre 2019

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Usine de filtration

Suivre le courant

par Éric Cyr

Une visite guidée des installations de l’usine de filtration d’eau potable récemment mise en service a été organisée par les Services techniques de la Ville de Fermont, le 9 novembre dernier, dans le cadre d’une journée portes ouvertes afin de permettre à la population de découvrir toutes les facettes de la nouvelle infrastructure municipale ultramoderne. De nombreux citoyens se sont déplacés pour cette ouverture exceptionnelle au public.

Selon les Services techniques de la Ville de Fermont qui a obtenu un certificat de conformité : « De nombreux tests et analyses ont été effectués et l’eau, qui continue à être prélevée et analysée en laboratoire chaque semaine conformément à la réglementation québécoise en vigueur, est d’une qualité impeccable et irréprochable. » D’ailleurs, certains citoyens ont eu la chance d’assister à des démonstrations d’analyses en laboratoire dans le cadre de l’événement.

Limpidité et transparence

L’eau en bouteille peut aller se réembouteiller puisque deux techniciens en traitement des eaux grandement passionnés du domaine et qui travaillent dans le nouvel édifice, Normand Bergeron et Jonathan Gagnon, veillent au grain à assurer l’excellence de l’eau consommée par les Fermontois. Ces derniers ont accueilli les visiteurs, principalement constitués de familles, en leur expliquant le fonctionnement de la toute nouvelle technologie en matière de filtration d’eau potable retenue par l’administration municipale ainsi que, pour les plus curieux, plusieurs aspects techniques relatifs à leur profession notamment le processus de coagulation de l’eau.

Monsieur Bergeron explique : « Il faut viser ‘‘eau ’’et nous avons réussi à relever le défi avec brio. » Son confrère de travail M. Gagnon poursuit : « La qualité de l’eau est notre fierté et nos services publics notre passion. » Les deux collègues ont particulièrement apprécié l’interaction avec les gens et sont enthousiastes à l’idée d’accueillir des élèves et leurs enseignants lors d’éventuelles activités pédagogiques.

Une réussite

Une centaine de personnes se sont rendues sur place en haut de la côte de la rue du Sommet durant la journée afin de bénéficier de cet accès libre notamment le réputé photographe fermontois Jocelyn Blanchette, dont les images d’exception tapissent les parois extérieures du réservoir d’eau potable, qui s’est aussi déplacé pour l’occasion. Des cadeaux incluant des pommeaux de douche écologiques à faible débit et des bouteilles (gourdes) d’eau réutilisables en aluminium avec le logo de la Ville de Fermont ont été offerts à plusieurs participants.

Ce sont les normes plus strictes établies au Règlement sur la qualité de l’eau potable par le ministère québécois du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) il y a quelques années qui ont motivé la démarche vers une modernisation des équipements. La Ville a obtenu une subvention importante de Québec afin de concrétiser l’édification d’une usine de traitement de l’eau potable au coût de 11,5 millions de dollars à la suite d’appels d’offres. La technologie innovatrice qui a été retenue est celle de l’ultrafiltration membranaire suivie d’une désinfection aux rayons ultraviolets (UV) afin de désactiver les virus potentiels qui, grâce à ce procédé, ne peuvent proliférer.

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Implication communautaire et scolaire

La Sûreté du Québec s’investit

par Éric Cyr

Légende photo : De gauche à droite en arrière-plan sur la photo : le responsable du poste de police de Fermont, Daniel Turgeon, la directrice des écoles, Marie-Josée Murray et l’agent Martin Thiffault, qui faisait partie de l’équipe de cyclisme sur route SQ2 pour l’édition 2018-2019, au gymnase en compagnie de jeunes élèves du primaire de l’école Des Découvertes.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) du poste principal de la MRC de Caniapiscau à Fermont ont remis, le 16 octobre 2019, un chèque d’une somme de 12 800 $ à la directrice de l’école Des Découvertes, Marie-Josée Murray, dans le cadre de la onzième édition du Grand défi Pierre Lavoie.

L’équipe de cyclistes SQ2, composée d’agents de la Sûreté du Québec, qui parrainait l’école primaire fermontoise en 2018-2019, a amassé ce montant tout au long de l’année en organisant plusieurs activités : la plus populaire fut un spinothon sur vélos stationnaires qui s’est tenu, le 27 avril dernier, dans le centre commercial du mur-écran. Les quatre coéquipiers des forces de l’ordre qui ont pris part à cette course ont parcouru à vélo, en juin dernier, une distance de 1000 kilomètres en sillonnant à vélo les routes du Québec.

Pédaler pour une bonne cause

Selon l’agent du corps policier québécois, Martin Thiffault, qui est également coureur, la mission première du parrainage de cette institution scolaire fermontoise par l’équipe de cyclistes SQ2 était de faire bouger les jeunes en les incitant à faire de l’exercice, l’objectif principal du Grand défi Pierre Lavoie, tout en leur inculquant de saines habitudes de vie. « Nous pouvons considérer que cette mission est accomplie, car l’école Des Découvertes s’est classée troisième pour l’ensemble de la Côte-Nord à sa première participation à ce défi pour les cubes énergie. De plus, les élèves de la polyvalente Horizon-Blanc ont participé à la course des établissements d’enseignement secondaire pour une première année et ont eu la chance de se rendre au stade olympique de Montréal grâce à la généreuse contribution financière grandement appréciée de la population locale qui leur a permis de participer à cet événement sportif grandiose. » Les policiers de la Sûreté du Québec auront permis de démarrer et de propulser une nouvelle activité sportive qui devrait perdurer encore longtemps puisqu’une prochaine participation est déjà prévue pour 2020.

Nouvel outil pédagogique

L’argent récolté par les membres de l’escouade de cyclistes SQ2 du Grand défi Pierre Lavoie permettra à l’école Des Découvertes d’aménager une aire de jeux interactive et d’acheter un nouvel outil pédagogique, un vidéoprojecteur interactif (VPI). L’appareil de projection, qui projette une image en grand format sur un écran, fera la joie des élèves et des professeurs de cet établissement d’enseignement en permettant une interactivité de groupe notamment sur des sujets relatifs aux matières enseignées.

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Publié le 4 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_18 Volume 37

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Publié sur le site le 4 novembre 2019

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Diplomatie internationale

Nomination diplomatique à saveur locale

par Éric Cyr

Légende photo : Le nouvel agent diplomatique en Croatie, Alan Bowman, lors de la présentation de ses lettres de créance à la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarović. Source photo : Ambassade du Canada en Croatie

L’ancien Fermontois Alan Bowman a été nommé ambassadeur du Canada auprès de la République de Croatie par la ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, le 9 septembre dernier. L’émissaire canadien à l’étranger, qui a commencé son éducation dans la communauté nordique, a par la suite poursuivi des études supérieures qui l’ont propulsé vers une brillante carrière.

Des études poussées

Le haut fonctionnaire a quitté le centre éducatif de Fermont pour aller terminer ses études secondaires au défunt Séminaire Saint-Augustin avant de poursuivre au collège privé Jean-de-Brébeuf. Il a par la suite obtenu un baccalauréat (B.A.) avec spécialisation en économie de l’Université McGill à Montréal, un diplôme de troisième cycle (DEA) en économie appliquée de l’Institut d’études politiques de Paris en France et une maîtrise en sciences économiques (M. Sc.) de l’Université de Montréal.

Parcours impressionnant

Le diplomate est entré au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international en 1996 où, à l’administration centrale, il a été directeur adjoint de la Direction des relations économiques internationales et des sommets, directeur de la Direction des politiques sur l’Asie-Pacifique, directeur de la Direction des stratégies régionales ainsi que directeur de la recherche sur la politique étrangère. Il a également été président du comité sur le commerce et l’investissement du Forum de coopération économique de l’Asie-Pacifique (APEC) et affecté au Bureau du Conseil privé. À l’étranger, il a travaillé à Bangkok en Thaïlande, à la mission permanente auprès des Nations unies à New York aux États-Unis et plus récemment, il a été ministre conseiller et chef de mission adjoint à la mission auprès de l’Union européenne (UE) à Bruxelles en Belgique ainsi qu’observateur permanent du Canada auprès du Conseil de l’Europe.

Son enfance

Alan Bowman, qui a aussi habité à Port-Cartier, a toujours été un élève studieux et conserve de bons souvenirs du milieu fermontois où il a grandi. Ses parents constituaient un couple heureux pendant près de 50 ans avant leur triste décès en 2011. Ils avaient choisi Fermont, où ils ont vécu de nombreuses années, afin de s’y établir. Son père, Richard Bowman, était analyste et planificateur minier à la compagnie Québec Cartier et sa mère, Renée Bezeau Bowman, maîtresse de poste. Sa sœur, Jennifer, qui est fière des accomplissements de son frère, habite toujours à Fermont avec son conjoint Hugues Plante, où elle élève sa famille.

Selon M. Bowman : « Au cours de toutes mes affectations à l’étranger au service de mes concitoyens, j’ai toujours été très fier de dire que je viens de Fermont, ville du Nord où j’ai passé une jeunesse heureuse marquée par les aurores boréales et le lac Daviault, qui me manquent énormément. »

Affaires mondiales Canada gère les relations diplomatiques, fournit les services consulaires, fait la promotion du commerce international du pays et dirige le développement international et l’aide humanitaire du Canada.

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Circonscription de Manicouagan

Victoire incontestable de Marilène Gill

par Éric Cyr

Source photo : Bloc québécois

À peine réélue par une écrasante majorité de 54 % des voix, lors du scrutin du 21 octobre dernier, la députée de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois (BQ) effectue un retour en force en entamant son second mandat avec optimisme et détermination. Combative, elle a déjà repris le flambeau des intérêts nord-côtiers afin d’assurer la continuité des dossiers à Ottawa et souhaite mettre en branle des états généraux sur la Côte-Nord afin de briser son isolement, une idée qui est très bien accueillie par ses concitoyens.

Fourbir les armes

La politicienne bloquiste se dit satisfaite de la campagne électorale qu’elle a menée avec énergie et remercie les électeurs de lui faire confiance. Elle explique que l’objectif de tenir des états généraux sur la Côte-Nord et son désenclavement en particulier est principalement de permettre d’entendre les groupes nord-côtiers et d’expliquer les grands enjeux auxquels est confrontée la région tout en lui donnant de la crédibilité et de la visibilité. Il s’agit de brosser un portrait d’ensemble de la situation actuelle, de faire le point et de transmettre l’information exacte aux citoyens afin qu’ils comprennent bien le processus dans une perspective globale avant d’enclencher des actions concrètes structurantes et déterminantes qui mèneront éventuellement à l’aboutissement des prépondérances régionales et de la priorité évidente qu’est le désenclavement.

L’épaule à la roue

La dynamique a complètement changé dans le contexte de cette nouvelle législature puisque le BQ, qui a effectué une remarquable remontée en récoltant 32 sièges, affiche toute sa légitimité. Le Québec n’a jamais été aussi fort à Ottawa en plus d’une décennie et le BQ détient la balance du pouvoir au Québec. Mme Gill se veut rassembleuse et amorce son nouveau mandat en demeurant près des aspirations légitimes de ses concitoyens tout en étant convaincue que son parti ira chercher des gains significatifs pour la Côte-Nord et pour le Québec.

« Le Bloc québécois est le seul parti qui défend et qui promeut les intérêts du Québec, rien que du Québec, et cela, sans compromis. Que ce soit dans les dossiers économiques, sociaux ou environnementaux, nous veillons à ce que le Québec soit respecté et à ce qu’il reçoive sa juste part du fédéral. Nous sommes un parti indépendantiste et cela suppose nécessairement que nous soyons résolument nationalistes. C’est pourquoi les Nord-Côtiers peuvent également compter sur nous pour défendre les consensus de l’Assemblée nationale du Québec ainsi que pour porter des dossiers qui touchent directement à notre nation, tels que la laïcité (loi 21), la langue française ou encore la culture. En résumé, c’est simple : le Québec, c’est nous ! » rappelle la députée nord-côtière qui considère que les gens ont voté avec leur cœur.

« Je suis fière d’avoir pris plusieurs engagements qui m’ont été demandés sur le terrain par les Nord-Côtiers. Que ce soit entre autres pour le désenclavement de la Côte-Nord, pour la protection des fonds de pension et des assurances des travailleurs et des retraités, pour les demandes des Premières nations et pour la réforme de l’assurance-emploi, le travail que je propose d’effectuer vise à donner toute la place à la population de façon à contribuer à son mieux-être. Je suis également fière que le Bloc québécois les ait inscrits dans sa plateforme électorale nationale. Cela montre toute l’importance que nous accordons à nos régions », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 4 novembre, 2019, dans la publication : Numéro_18 Volume 37

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Publié sur le site le 4 novembre 2019

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