Défi Cain’s Quest
La course de motoneige célèbre deux décennies
par Éric Cyr
Attendue avec enthousiasme et impatience, la course internationale à motoneige Cain’s Quest, qui a gagné en popularité depuis sa création en 2006, affiche un parcours éprouvant et éreintant, l’un des plus difficiles et des plus longs au monde (avec la compétition Iron Dog Race en Alaska qui affiche une distance de 3730 kilomètres ou 2318 miles dont les départs des différentes catégories se sont tenus les 12 et 14 février 2026). L’épreuve d’endurance très prisée au Labrador reprend son envol en soulignant son vingtième anniversaire cette année après quelques annulations et modifications antérieures de trajets causés par la pandémie et des conditions météorologiques difficiles.
Un courageux équipage de deux motoneigistes de Fermont est inscrit et sera dans l’alignement lors du coup d’envoi de la prochaine édition de la course extrême aux côtés de participants de quatre provinces qui franchiront le fil de départ de cette nouvelle mouture qui coïncide avec les vingt ans de son lancement inaugural. Ils enfourcheront leurs bolides rugissants, mais tous ne termineront pas la course dont le degré de difficulté est très élevé et qui exige une détermination, une discipline, une énergie et une ténacité exemplaires. Le départ se fera au club de motoneige White Wolf sur le lac Tanya à Labrador City, le 22 février. Les deux premiers points de contrôle se situent dans la MRC de Caniapiscau au Québec, d’abord sur le lac Daviault à Fermont puis à Schefferville.
Le duo fermontois qui a décidé de relever à nouveau ce défi d’envergure en est à sa seconde participation à cette épreuve de calibre mondial. Les ambassadeurs de Fermont, Anthyme Bastien et Alexis Dubé, arboreront le numéro 26 comme lors de leur participation précédente. Les deux techniciens d’équipement lourd à la mine de fer de Mont-Wright, des adeptes de motoneige, enfourcheront chacun leur monture mécanisée de marque Lynx XTerrain RE 2026 avec pour objectif de sillonner et de compléter un itinéraire de 3400 kilomètres juché d’imprévus. Les camarades d’aventure qui ont déjà précédemment pris le départ de l’épreuve sportive ont pu constater toute l’ampleur des obstacles qui peuvent survenir et sont conscients des difficultés très exigeantes auxquelles ils auront à se mesurer dans le cadre de cette expédition hors-piste biennale nécessitant une préparation de longue haleine sans faille qui recèle de nombreuses embûches.
Le motoneigiste Anthyme Bastien confie : « Nous sommes confiants et bien préparés. On invite les gens à venir nous voir sur le lac Daviault en face de la marina de Fermont. On aimerait voir beaucoup de monde sur place »
En plus d’affronter durant le périple enneigé des compétiteurs aguerris et endurcis de plusieurs provinces, dont de nombreux représentants du Labrador et des motoneigistes expérimentés issus de communautés autochtones crie et innue, qui font partie de 17 autres écuries, les coéquipiers fermontois devront s’attaquer en autonomie complète aux rigueurs du climat arctique et aux caprices de dame nature. Les complices voyageront à travers diverses topographies du Labrador et du Nord québécois incluant de la neige profonde, des zones boisées et des lacs gelés en franchissant diverses topographies et en s’arrêtant aux escales obligatoires situées dans des communautés le long du trajet. Les fougueux athlètes, qui connaissent bien cette discipline, ont confiance de parvenir à franchir la ligne d’arrivée avec leurs bolides après avoir appris de leur expérience passée.