• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Volume_44

  • Des premiers répondants bien ferrés

    Mesures d’urgence

    Une 22 septembre, 2026

    Des premiers répondants bien ferrés

  • Une réflexion collective pertinente et utile

    Soins de santé

    Une réflexion collective pertinente et utile

  • Une activité fort appréciée

    Fête de la rentrée

    Une activité fort appréciée

  • Un plan d’urgence  jugé inefficace

    Aéroport de Wabush

    Un plan d’urgence jugé inefficace

  • Mobilisation sans précédent

    Feux de forêt

    Une 8 septembre, 2026

    Mobilisation sans précédent

  • Vers un retour de la forteresse péquiste ?

    Côte-Nord

    Vers un retour de la forteresse péquiste ?

  • Chemin de fer paralysé à maintes reprises

    Transport ferroviaire

    Chemin de fer paralysé à maintes reprises

  • Une promesse électorale

    Redevances minières

    Une promesse électorale

  • Encore une interruption majeure

    Aéroport de Wabush

    Une 25 août, 2026

    Encore une interruption majeure

  • Des solutions durables réclamées

    Transport aérien

    Des solutions durables réclamées

  • Du minerai destiné à la réduction directe

    Mine du Lac Bloom

    Du minerai destiné à la réduction directe

  • Une histoire de résilience et de fierté

    Fête nationale des Acadiens

    Une histoire de résilience et de fierté

  • Nouvelle saison de travaux

    Route 389

    Une 23 juin, 2026

    Nouvelle saison de travaux

  • Entre affirmation collective, identité et mémoire

    Fête nationale du Québec

    Entre affirmation collective, identité et mémoire

  • Environnement Côte-Nord à Fermont

    Changements climatiques

    Environnement Côte-Nord à Fermont

    • publications précédentes

Volume_44

Des premiers répondants bien ferrés

Mesures d’urgence

Une 22 septembre, 2026

Des premiers répondants bien ferrés

Une réflexion collective pertinente et utile

Soins de santé

Une réflexion collective pertinente et utile

Une activité fort appréciée

Fête de la rentrée

Une activité fort appréciée

Un plan d’urgence  jugé inefficace

Aéroport de Wabush

Un plan d’urgence jugé inefficace

Mobilisation sans précédent

Feux de forêt

Une 8 septembre, 2026

Mobilisation sans précédent

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

Côte-Nord

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

Chemin de fer paralysé à maintes reprises

Transport ferroviaire

Chemin de fer paralysé à maintes reprises

Une promesse électorale

Redevances minières

Une promesse électorale

Encore une interruption majeure

Aéroport de Wabush

Une 25 août, 2026

Encore une interruption majeure

Des solutions durables réclamées

Transport aérien

Des solutions durables réclamées

Du minerai destiné à la réduction directe

Mine du Lac Bloom

Du minerai destiné à la réduction directe

Une histoire de résilience et de fierté

Fête nationale des Acadiens

Une histoire de résilience et de fierté

Nouvelle saison de travaux

Route 389

Une 23 juin, 2026

Nouvelle saison de travaux

Entre affirmation collective, identité et mémoire

Fête nationale du Québec

Entre affirmation collective, identité et mémoire

Environnement Côte-Nord à Fermont

Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

  • publications précédentes

Mesures d’urgence

Des premiers répondants bien ferrés

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des bénévoles et des athlètes ayant pris part à la compétition amicale des pompiers de Fermont.

Les pompiers du Service de sécurité incendie de la Ville de Fermont de la caserne 12 sont bien outillés pour parer à toute éventualité. Ils sont formés pour faire face à une multitude de scénarios et disposent d’équipements et d’outils adaptés à de multiples situations tout en demeurant à l’affût de toutes nouvelles formations qui pourraient leur servir sur le terrain.

Selon le directeur du Service de prévention des incendies, Yan Shaw, la municipalité souhaite se doter d’une équipe spécialisée en recherche et sauvetage accréditée par l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS), un organisme à but non lucratif composé de groupes de bénévoles œuvrant sur le territoire québécois qui travaille de concert avec la Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile (RIUSC).

Les membres qui composent les groupes de l’AQBRS, dont l’activité principale est la recherche et le sauvetage de personnes disparues, mais également des interventions lors de catastrophes naturelles, reçoivent une formation de base complète sur tous les aspects de la recherche et du sauvetage forestiers, ce qui sera également le cas pour la nouvelle unité fermontoise qui est actuellement en voie d’être formée et qui pourra être mobilisée lors de demandes ponctuelles de la Sûreté du Québec afin de répondre à des besoins précis.

« On prend la sécurité des citoyens à cœur. Certains ont des compétences et le profil recherché, mais ne souhaitent pas s’investir à temps plein. Cette formule a l’avantage de proposer une flexibilité attrayante et intéressante », explique M. Shaw.

Les connaissances dispensées englobent l’évacuation médicale en territoire isolé, carte, boussole et GPS, la gestion du stress, les premiers soins et la réanimation cardiorespiratoire, le profil d’une personne disparue, les techniques de recherche au sol, la protection d’indices, les télécommunications et la survie en forêt.

La période de recrutement de bénévoles intéressés par la démarche va commencer cet automne. Les candidats retenus qui auront réussi un examen pratique et théorique accrédité par le ministère de Sécurité publique du Québec et l’AQBRS pourront éventuellement prêter main-forte aux ambulanciers, aux policiers de la Sûreté du Québec et aux pompiers pour les libérer de certaines tâches nécessaires, mais non exclusives aux intervenants des mesures d’urgence et qui peuvent les ralentir lors d’interventions où le temps peut faire toute la différence et même être une question de vie ou de mort. Des rencontres seront organisées après la période de la chasse au mois d’octobre afin d’expliquer les formations offertes et les modalités pour adhérer à la troupe locale de l’AQBRS qui pourra être déployée en appui à divers intervenants des mesures d’urgence.

Les compétences des pompiers locaux sont à jour. La plupart des membres qui composent la brigade du service de sécurité incendie de Fermont ont complété plusieurs formations spécialisées notamment celles en intervention nautique d’urgence et en désincarcération de machineries et de véhicules lourds. La Ville a acquis durant l’été de l’équipement de dégagement, d’extraction et de stabilisation de véhicules lourds. Les personnes intéressées à faire partie de la nouvelle cohorte fermontoise de l’AQBRS peuvent contacter Yan Shaw ou le capitaine-préventionniste Alex Raiche à la caserne 12 en composant le 418 287-3533.

Services d’urgence

Compétition annuelle des pompiers

Le centre des mesures d’urgence de Fermont a été l’hôte de la cinquième édition de la compétition amicale annuelle des pompiers, qui s’inscrit dorénavant dans la programmation de la « Fête de la rentrée » organisée par la municipalité, qui a regroupé différents intervenants de services d’urgence de la région et d’ailleurs au Québec le 6 septembre 2026.

Le public qui s’est rendu sur place a pu voir les premiers répondants à l’œuvre en assistant aux différentes épreuves qui se sont déroulées à l’arrière de la caserne 12. Des athlètes représentant des services d’urgence fermontois et de certains autres services de sécurité incendie (SSI) ainsi qu’un garde du corps ministériel de la Sûreté du Québec se sont affrontés dans le cadre d’épreuves sportives spécialisées individuelles ou en équipe (à relais). Les compétiteurs ont pu se mesurer entre eux en prenant part à des exercices réalistes, inspirés de l’entraînement de base des pompiers et lié à leur domaine d’activités, le long de parcours d’endurance.

En plus de pompiers du SSI de la Ville de Fermont rattachés à la caserne 12, plusieurs autres pompiers et pompières ont relevé le défi de prendre le départ de la course individuelle notamment des pompiers des SSI de la Ville de Baie-Comeau (caserne 84) et de Victoriaville (caserne 11) ainsi que de la brigade de sécurité incendie de Minerai de fer Québec (MFQ) et des Services d’intervention d’urgence de l’aéroport de Wabush au Labrador. Les compétiteurs ont démontré leur agilité, leurs compétences, leur habileté et leur vitesse dans le cadre de mises en situations difficiles et réalistes. Les exercices incluent : montée et descente d’escalier, hissage d’un boyau d’incendie, entrée forcée, course, tirage d’une lance d’incendie et sauvetage d’une victime.

Le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Fermont, Yan Shaw, qui a accueilli de concert avec son équipe des confrères d’autres unités de la fraternité des pompiers, est ravi du déroulement de l’événement qui a été animé par l’équipe de la radio CFMF 103,1 et félicite tous les participants qui y ont pris part. Les organisateurs souhaitent remercier les bénévoles et les commanditaires qui ont contribué à assurer le succès de l’activité.

 

Partager

Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

  • Ambulanciers
  • Animation
  • Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage
  • Bénévoles
  • Brigade de sécurité incendie de Minerai de fer Québec
  • Caserne 11
  • Caserne 12
  • Caserne 84
  • Compétition amicale annuelle des pompiers
  • Endurance physique
  • Épreuves sportives spécialisées
  • Équipe spécialisée en recherche et sauvetage accréditée
  • Équipements
  • Évacuation médicale
  • Événement spectaculaire
  • Fermont
  • Gestion du stress
  • Interventions lors de catastrophes naturelles
  • Ministère de Sécurité publique du Québec
  • Multiples scénarios
  • Multiples situations
  • Nouvelles formations
  • Organisme à but non lucratif
  • Outils
  • Parcourt à épreuves
  • Personnes disparues
  • Policiers
  • Pompier
  • Premiers soins
  • Protection d’indices
  • Radio CFMF 103
  • Réanimation cardiorespiratoire
  • Réserve d’intervention d’urgence en sécurité civile
  • Sauvetage forestiers
  • Service prévention des incendies
  • Services d’intervention d’urgence de l’aéroport de Wabush
  • Sûreté du Québec
  • Survie en forêt
  • Techniques de recherche au sol
  • Télécommunications
  • Territoire isolé
  • Territoire québécois
  • Ville de Fermont
  • Yan Shaw

Publié sur le site le 21 septembre 2026

  • Prochaine publication

Soins de santé

Une réflexion collective pertinente et utile

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo, la directrice générale de la MAHF, Marie-Pier Thériault, la responsable des communications et vie associative, Sarah-Jeanne Morency, la responsable de la recherche et du développement, Mireille Boivin, la responsable du soutien et de la formation, Nadia Bérubé et le coordonnateur, Shawn Bourdages.

Des représentants de la Table régionale des organismes communautaires et de la Corporation de développement communautaire de la Côte-Nord (Troc-Cdc Côte-Nord) ont dévoilé des pistes de solutions provisoires pour améliorer l’accessibilité aux soins de santé pour les Nord-Côtiers. Des stratégies qui sont tirées d’un rapport préliminaire sur l’accès aux soins de santé dans la région ont été exposées à la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), le 2 septembre 2026.

La commission populaire, qui s’est déplacée à Fermont dans le cadre de son enquête le 2 juin dernier, a été amorcée en réponse aux préoccupations grandissantes de ses membres, des organismes d’action communautaire autonome. L’objectif est d’aller à la rencontre des populations nord-côtières de diverses localités du territoire afin de documenter les enjeux liés à l’accès aux soins de santé ainsi que de définir des moyens pour améliorer la situation actuelle dans une perspective citoyenne. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une consultation dont les objectifs sont multiples : recueillir des témoignages afin de documenter les expériences vécues par rapport au système de santé, identifier des problématiques récurrentes ainsi que des voies de résolution. L’initiative qui s’est concrétisée en collaboration avec le Centre de recherche sociale appliquée (CRSA) vise également à recenser les actions déjà entreprises et à formuler des recommandations concrètes aux décideurs pour améliorer l’accès à des soins mieux adaptés aux besoins de la population afin qu’ils soient plus équitables et plus simples.

Les résultats de la première version de cette étude réalisée auprès des usagers des services de santé sur le vaste territoire de la Côte-Nord durant la dernière année ont été expliqués et présentés à la douzaine de participants locaux particulièrement concernés par le sujet qui étaient sur place pour prendre part à la rencontre dans les bureaux administratifs de la MAHF. La responsable de la recherche et du développement communautaire pour l’organisation, Mireille Boivin, a exposé les conclusions et les recommandations relatives à la capacité collective à obtenir les soins nécessaires à une bonne santé mentale et physique pour les citoyens nord-côtiers dont les réalités varient considérablement et qui sont affectés par les coûts, les distances et la qualité des soins qui peuvent devenir des obstacles à l’accès tout comme certaines formes de discriminations systémiques. Le préfet de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte et le conseiller municipal, Kevin Morissette, ont assisté à la rencontre.

Partager

Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

  • Accessibilité aux soins de santé
  • Amélioration
  • Centre de recherche sociale appliquée
  • Consultation
  • Développement communautaire
  • Discriminations systémiques
  • Enquête
  • Fermont
  • La commission populaire
  • La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont
  • Mireille Boivin
  • Nord-Côtiers
  • Organismes d’action communautaire autonome
  • Perspective citoyenne
  • Préoccupations
  • Rapport préliminaire
  • Recommandations
  • Région éloignée
  • Résolution
  • Solutions provisoires
  • Stratégies
  • Table régionale des organismes communautaires et de la Corporation de développement communautaire de la Côte-Nord
  • Témoignage

Publié sur le site le 21 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Fête de la rentrée

Une activité fort appréciée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des enfants profitent des structures gonflables installées pour la « Fête de la rentrée. »

La Ville de Fermont a organisé la deuxième édition de la « Fête de la rentrée » dans une ambiance chaleureuse et festive afin de souligner cette période de retour en classe pour les élèves. Diverses activités se sont déroulées localement dans le cadre de cet événement culturel, familial et sportif qui s’est tenu du 3 au 6 septembre 2026.

Un tournoi de balle-molle mixte a regroupé des adeptes de cette discipline sportive et leurs partisans au sein de plusieurs équipes au terrain de balle dans le parc du Ruisseau. Des structures de jeux gonflables, qui ont été installées dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers, ont fait le bonheur de nombreux enfants qui s’en sont donné à cœur joie en s’élançant gaiement à tour de rôle sur chacune d’entre elles. Des ateliers de rouli-roulant et de trottinette supervisés par la Maison des jeunes Alpha ont été proposés au planchodrome extérieur de planche à roulettes (skateparc) avec des instructeurs du plus grand roulodrome intérieur au Canada, Le Taz Skatepark de Montréal. Sur la scène musicale, un spectacle du groupe Hit the Road a été offert au public en partenariat avec Fermont Spectacles (Fesp) sous le chapiteau adjacent à l’aréna. Un bingo familial « Sous les tropiques » a été organisé à la Salle Aurora.

Évidemment, il fallait nourrir les affamés au ventre creux qui se sont déplacés pour participer à ce rassemblement. Il y avait un bar à poutine orchestré par le Casse-croûte de l’aréna du Nord et un dîner sous la grande tente dans une formule d’épluchette de blé d’Inde (maïs) et hot-dogs qui se déroulait simultanément au défi ailes de poulet à la sauce piquante « Hot Ones ». Fait à noter, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, flanqué du directeur général de la municipalité, Claude Gagné, ont préparé et servi des plats proposés. La députée sortante de la circonscription de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, qui était à Fermont pour mousser sa campagne électorale a participé à quelques rassemblements.

Il ne faudrait pas oublier les courses d’accélération de véhicules hors route et de quads dans la boue (mud drag) qui en a éclaboussé plus d’un ainsi que la cinquième  édition de la compétition des pompiers de Fermont qui se tenait en parallèle et qui a mis à l’épreuve des soldats du feu et des premiers répondants de plusieurs localités venus démontrer leur expertise professionnelle et leurs habiletés dans le stationnement arrière de la caserne 12.

Partager

Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

  • Activité sportive
  • Activités familiales
  • Aréna Daniel-Demers Fermont
  • Ateliers de rouli-roulant
  • Ateliers de trottinette
  • Bar à poutine
  • Bingo familial
  • Caserne 12
  • Casse-croûte de l’aréna du Nord
  • Chapiteau
  • Claude Gagné
  • Compétition amicale des pompiers de Fermont
  • Défi ailes de poulet à la sauce piquante
  • Épluchette de blé d’Inde
  • Événement culturel
  • FESP
  • Festivité familiale
  • Fête de la rentrée
  • Groupe Hit the Road
  • Hot-dogs
  • Jeux gonflables
  • Maison des jeunes Alpha
  • MRC de Caniapiscau
  • Mud drag
  • Parc du Ruisseau
  • Patrick Lacerte
  • Planchodrome extérieur
  • Population locale
  • Salle Aurora de Fermont
  • Spectacle
  • Terrain de balle
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 21 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Un plan d’urgence jugé inefficace

par Éric Cyr

Léende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush, au Labrador.

Selon un ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour Transports Canada à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Kirk King, le plan des mesures d’urgence de cet aérodrome, qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec, comporterait des défaillances majeures susceptibles d’entraîner de graves conséquences.

M. King affirme que la vie de personnes aurait possiblement été indûment mise en danger lors de l’alerte à la bombe du 30 août 2026 et que les procédures dans ce cas précis auraient constitué un échec à bien des égards. Ce dernier explique que lorsqu’un tel signalement, qui constitue une réelle menace pour la sécurité, survient, il y a des procédures strictes à suivre et que celles-ci n’auraient pas été observées. Il indique qu’aucun responsable de l’aéroport n’aurait été présent sur place pour activer le centre de coordination des urgences ni pour déclencher le plan d’urgence.

M. King précise que lorsqu’une alerte à la bombe se produit sur l’aire de trafic, le plan d’urgence prévoit un processus qui doit impérativement être respecté à la lettre. Selon lui, ce grave manquement s’expliquerait par le fait que la gestion de cet aérodrome par Transports Canada se fait à distance et non localement et le gestionnaire ne connaîtrait pas les règles et la marche à suivre dans un tel scénario. Il considère que Transports Canada devrait montrer l’exemple en tant qu’exploitant et organisme de réglementation et, à son avis, les responsables de l’organisation échoueraient sur tous les aspects puisque ce ne serait pas la première fois que le plan d’urgence n’aurait pas été activé alors qu’il aurait obligatoirement fallu qu’il le soit.

Les défaillances qui se seraient produites lors de la récente alerte à la bombe selon M. King : l’aérogare n’aurait pas été évacuée sur-le-champ, le centre de coordination des urgences n’aurait pas été activé, aucune coordination n’aurait été faite avec Transports Canada, la vie des personnes sur place aurait été mise en danger et il y aurait eu des lacunes dans la consignation des événements.

Partager

Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

  • Aéroport de Wabush
  • Aéroport régional
  • Alerte
  • Bombe
  • Centre de coordination des urgences
  • Côte-Nord
  • Défaillances
  • Évacuation
  • Fermont
  • Kirk King
  • Labrador
  • Mesures d'urgence
  • Population
  • Transports Canada

Publié sur le site le 21 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

Partager

Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Avions-citernes
  • Bombardiers d’eau
  • Côte-Nord
  • Équipe spécialisée de gestion des feux majeurs
  • Évacuations
  • Fermeture de route
  • Fermont
  • Foudre
  • Fumée
  • Hélicoptères
  • Incendies de forêt
  • Interventions
  • Labrador
  • Labrador City
  • Lutte contre les incendies
  • MRC de Caniapiscau
  • Organisation logistique
  • Période estivale
  • Pompiers forestiers
  • Population
  • Route 389
  • Sécheresse
  • Société de protection des forêts contre le feu
  • Sopfeu
  • Températures élevées
  • Territoire
  • Transquébec-Labrador
  • Wabush

Publié sur le site le 8 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Côte-Nord

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

par Éric Cyr

À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre 2026, voici un bref historique des deux circonscriptions de la Côte-Nord traditionnellement favorables, durant des décennies, au Parti québécois (PQ), ancrage qui a été fragilisé lors de l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui les a remportées en 2022.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et est nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel au Québec, cette circonscription est devenue un château fort péquiste et a été représentée par cette formation politique indépendantiste pendant près d’un demi-siècle. Des députés du Parti québécois s’y sont en effet succédé durant près de cinq décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé par feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé à la suite de son décès et d’une élection partielle par Normand Duguay, qui a siégé de 1997 à 2003, et par Lorraine Richard, qui a repris le flambeau en 2003. Duplessis n’avait jamais changé d’allégeance depuis le 15 novembre 1976 lors de l’élection du premier gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque. Ce rempart péquiste est par la suite passé sous le giron de la CAQ lors de l’élection du 3 octobre 2022. Ce basculement vient clore 46 ans de représentation ininterrompue par le Parti québécois qui y dominait depuis l’année des Jeux olympiques de Montréal. L’accession de la caquiste Kateri Champagne Jourdain à titre de députée dans Duplessis a marqué une page d’histoire. En plus de briser cette solide enclave péquiste en mettant fin au règne du Parti québécois qui y tenait les rênes, elle est devenue la première femme innue élue à l’Assemblée nationale et la première femme autochtone à accéder à une fonction ministérielle au Québec.

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le « comté » de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, feu René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Alors appelée Saguenay, cette circonscription est celle qui a le plus fortement appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995, avec 73,33 % des voix en faveur du OUI. Adjacente à Duplessis, c’était également une importante fortification péquiste depuis les années 1970, malgré quelques interruptions. Le député indépendantiste Lucien Lessard y a représenté les citoyens de 1970 à 1982, d’abord sous la bannière de l’Union nationale puis sous celle du Parti québécois à partir de 1976, avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1982 à 1994. Cet élan fut freiné par le péquiste Gabriel-Yvan Gagnon de 1994 à 2002. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année, de 2002 à 2003, avant que le député du Parti québécois, Marjolain Dufour, lui succède en 2003. Il reste en poste jusqu’en 2015 avant de démissionner et de laisser la place à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle de novembre 2015. Celui-ci a été défait par le caquiste Yves Montigny lors de l’élection générale de 2022.

La donne pourrait-elle changer à l’aube de la prochaine élection ? Une chose est certaine, le Parti québécois tentera de reconquérir ces anciens bastions souverainistes.

Partager

Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Action démocratique du Québec
  • Assemblée nationale du Québec
  • Caquiste
  • Circonscription électorale de Duplessis
  • Circonscriptions de la Côte-Nord
  • Coalition avenir Québec
  • Côte-Nord
  • Denis Perron
  • Élection québécoise
  • Fermont
  • Fonction ministérielle au Québec
  • François Corriveau
  • Gabriel-Yvan Gagnon
  • Ghislain Maltais
  • Historique
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Lorraine Richard
  • Lucien Lessard
  • Marjolain Dufour
  • Martin Ouellet
  • Maurice Le Noblet Duplessis
  • Normand Duguay
  • Parti libérale du Québec
  • Parti québecois
  • Péquiste
  • Premier ministre de l’Union nationale
  • Première femme autochtone
  • René Lévesque
  • Schefferville
  • Souverainistes
  • Yves Montigny

Publié sur le site le 8 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport ferroviaire

Chemin de fer paralysé à maintes reprises

par Éric Cyr

Source photo : Facebook

Le mois d’août 2026 aura été particulièrement mouvementé pour le réseau ferroviaire reliant Sept-Îles au Labrador et à Schefferville sur une distance d’environ 575 kilomètres. À deux reprises en quelques jours, de fortes précipitations ont forcé la fermeture temporaire du chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador (QNS&L), avant qu’un déraillement de deux wagons ne provoque une nouvelle interruption à la fin du mois. Ces trois arrêts successifs ont perturbé à la fois le transport du minerai de fer de plusieurs entreprises minières et les déplacements des passagers desservis par Transport ferroviaire Tshiuetin.

Le premier épisode est survenu le 5 août, lorsque Rio Tinto IOC a procédé à une fermeture préventive de sa portion du réseau ferroviaire en raison des importantes quantités de pluie reçues dans les jours précédents. Les inspections ont révélé des dommages à certains secteurs de la voie ferrée, nécessitant des travaux correctifs. La circulation a progressivement repris le 8 août après plusieurs jours d’interventions. Cette reprise aura toutefois été de courte durée. La circulation a de nouveau été interrompue, le 9 août, à la suite de nouvelles fortes pluies. Les équipes de la minière ont notamment dû intervenir dans le secteur du point milliaire 70. Une reprise était envisagée durant la nuit du 10 au 11 août, sous réserve des dernières vérifications de sécurité. Le trafic a finalement repris comme prévu le 11 août.

Ces interruptions ont eu des répercussions bien au-delà du transport de marchandises par rail. Le service de passagers de Transport ferroviaire Tshiuetin a lui aussi été interrompu ou reporté, affectant les déplacements vers Schefferville, Matimekush-Lac-John et Kawawachikamach. Lors de la première fermeture, des vols nolisés avaient même été organisés pour répondre aux besoins urgents de certains voyageurs. Le réseau constitue une infrastructure particulièrement stratégique pour les communautés nordiques. Tshiuetin exploite 200 kilomètres de voie entre Emeril, au Labrador, et Schefferville. L’entreprise, créée par les Premières Nations de Uashat mak Mani-Utenam, Matimekush-Lac-John et Kawawachikamach, constitue la première compagnie ferroviaire en Amérique du Nord détenue et exploitée par des Autochtones.

Un nouvel incident est venu compliquer la situation le 27 août. Deux wagons ont déraillé dans le secteur de Ross Bay, au millage 214. Aucun blessé n’a été signalé, mais la circulation a immédiatement été suspendue afin de permettre aux équipes de procéder aux inspections nécessaires sur les lieux. Le départ du train de passagers de Tshiuetin prévu le lendemain a été annulé. Rio Tinto IOC a annoncé le 28 août que la circulation avait repris durant la nuit, après les interventions requises.

Au-delà de ces interruptions ponctuelles, ces événements démontrent la vulnérabilité d’un axe ferroviaire essentiel aux régions nordiques. Le chemin de fer QNS&L, inauguré en 1954, relie les infrastructures portuaires de Sept-Îles aux installations de Rio Tinto IOC au Labrador et se prolonge par le chemin de fer Tshiuetin d’Emeril à Schefferville. Pour Schefferville et les communautés desservies par Tshiuetin, chaque fermeture rappelle une fois de plus à quel point le rail demeure indispensable, tant pour les voyageurs que pour l’approvisionnement des populations isolées.

Partager

Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Accident ferroviaire
  • Approvisionnement
  • Chemin de fer
  • Chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador
  • Chemin de fer Tshiuetin d’Emeril
  • Kawawachikamach
  • Labrador
  • Matimekush-Lac-John
  • Passagers desservis
  • Perturbations
  • Premières nations
  • Réseau ferroviaire
  • Rio Tinto IOC
  • Ross Bay
  • Schefferville
  • Sept-Îles
  • Train de passagers
  • Transport du minerai de fer
  • Transport ferroviaire Tshiuetin
  • Tshiuetin
  • Uashat mak Mani-utenam
  • Wagons

Publié sur le site le 8 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Redevances minières

Une promesse électorale

par Éric Cyr

Sur la photo : Le maire de la Ville de Fermont, monsieur Patrick Lacerte.

La Ville de Fermont accueille favorablement l’engagement de l’équipe de la première ministre sortante Christine Fréchette de doubler les sommes versées aux régions ressources dans le cadre du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Pour le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte (sur la photo), l’annonce constitue une avancée importante, mais elle ne règle pas à elle seule le problème de fond : la formule de redistribution doit être revue afin que les collectivités qui accueillent les grandes mines reçoivent une part plus équitable de la richesse qu’elles contribuent à créer.

L’engagement a été dévoilé, le 24 août 2026, par Kateri Champagne Jourdain, alors ministre des Ressources naturelles et de la Forêt et candidate de l’équipe Fréchette, anciennement Coalition avenir Québec (CAQ), dans Duplessis. Elle était accompagnée du vice-premier ministre de l’époque, Ian Lafrenière. Si l’équipe Fréchette forme le prochain gouvernement, l’enveloppe annuelle du programme passerait de 38 à 76 millions de dollars (M $) à compter de 2027. Les 38 M $ additionnels seraient destinés en priorité aux régions productrices, tandis que les municipalités et MRC déjà bénéficiaires conserveraient les sommes qu’elles reçoivent actuellement. La mesure serait financée sans augmenter la charge des entreprises minières. Selon M. Lacerte, cette promesse répond à une revendication de longue date des régions ressources. « C’est certainement un gros pas dans la bonne direction. Doubler les redevances, c’est une très bonne nouvelle pour les régions ressources. Il faut cependant aussi ajuster le partage des redevances minières et la façon dont le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) calcule cette redistribution pour favoriser le développement des villes qui accueillent les projets miniers. »

Écart considérable

La question fondamentale demeure celle de la méthode de redistribution et de la part qui revient réellement aux communautés où sont exploitées les ressources. Les chiffres de la MRC de Caniapiscau illustrent l’ampleur du déséquilibre. De 2016 à 2023, les sociétés minières présentes sur son territoire ont versé en moyenne quelque 225 M $ par année en redevances minières au trésor québécois, pour un total d’environ 1,8 milliard de dollars sur huit ans. Pendant cette même période, la MRC a reçu en moyenne seulement 164 000 $ annuellement par l’entremise du mécanisme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Les retombées économiques de l’industrie minière ne se limitent évidemment pas aux redevances. Les activités d’ArcelorMittal, de Minerai de fer Québec (MFQ), de Tata Steel et d’autres entreprises du secteur génèrent ou soutiennent des achats locaux, des contrats de sous-traitance, des milliers d’emplois directs et indirects ainsi que d’importantes retombées fiscales et salariales. Néanmoins, pour la Ville de Fermont, la question demeure entière : quelle part de la richesse collective générée par l’exploitation du territoire devrait revenir directement aux communautés qui en assument les conséquences quotidiennes ?

Les données plus récentes relayées dans le cadre de l’annonce politique montrent que l’écart demeure considérable. Pour l’exercice 2024-2025, les entreprises minières de la région auraient versé 206 M $ en redevances au Québec, alors que la MRC n’aurait obtenu que 287 000 $dans le cadre du programme. Selon l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Caniapiscau générerait à elle seule près de 60 % de l’ensemble des redevances minières du Québec tout en recevant moins de 1 % de cette contribution.

Coûts particuliers au Nord

Le préfet Lacerte reconnaît que les revenus tirés des ressources naturelles doivent contribuer au pacte fiscal entre Québec et les municipalités. Il estime toutefois que le modèle actuel ne tient pas suffisamment compte de la réalité des communautés minières éloignées et isolées.

« Nous sommes d’accord que les redevances minières contribuent au pacte fiscal entre Québec et les municipalités, mais il faut absolument que l’on adapte ce partage aux besoins et défis spécifiques des villes minières, éloignées et isolées où tout coûte plus cher. »


En effet, le développement et l’entretien des infrastructures représentent un défi majeur. Les routes sont davantage sollicitées par la circulation industrielle et les véhicules lourds. Les coûts de construction, de prestation des services municipaux et de transport des matériaux sont également plus élevés dans les régions nordiques éloignées des grands centres. C’est précisément l’un des arguments invoqués par l’équipe Christine Fréchette pour justifier son intention de bonification du programme. La formation politique affirme que les régions qui accueillent les projets de ressources naturelles doivent composer avec l’intensité de la circulation lourde, la pression exercée sur les infrastructures routières et les coûts de développement du territoire.

Acceptabilité sociale

Patrick Lacerte considère qu’une meilleure redistribution ne constitue pas seulement une question de justice fiscale. Elle représente également un enjeu d’acceptabilité sociale. « C’est ce que souhaitent les élus locaux, les minières et l’association qui les représente, les résidents, les syndicats. Ça aussi, ça fait partie de l’acceptabilité sociale des projets miniers. » Cette notion prend une importance particulière dans un contexte où le Québec souhaite accélérer le développement des minéraux critiques et stratégiques et consolider son secteur minier. Le gouvernement rappelle d’ailleurs que la situation géopolitique actuelle augmente l’importance des projets de ressources naturelles pour les chaînes d’approvisionnement et l’économie. Pour les élus fermontois, l’adhésion des populations locales passe aussi par des bénéfices tangibles. Les citoyens doivent pouvoir constater que l’exploitation des ressources de leur territoire contribue directement à améliorer leurs infrastructures, leurs perspectives de développement et leurs services.

« Plan de sauvegarde de la Côte-Nord »

La Ville de Fermont a récemment adopté une résolution proposant un « plan de sauvegarde de la Côte-Nord », qui comprend diverses propositions fiscales, industrielles et de développement régional. La réforme du partage des redevances minières s’inscrit dans cette réflexion plus large. Fermont souhaite que Québec reconnaisse davantage la contribution exceptionnelle des régions productrices et que les mécanismes financiers soient ajustés en conséquence. L’annonce est donc perçue comme une ouverture, mais non comme le dernier mot du dossier. Doubler l’enveloppe disponible représente, aux yeux de Patrick Lacerte, une amélioration substantielle. La prochaine étape devra toutefois être de s’assurer que la méthode de redistribution avantage réellement les collectivités qui produisent la richesse et qui vivent au quotidien avec les défis liés à l’exploitation industrielle. Pour Fermont, la revendication est claire : les régions minières ne réclament pas un privilège, mais une part plus juste des revenus générés par leurs ressources.

Partager

Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Christine Fréchette
  • communauté
  • Côte-Nord
  • Développement
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Mairie de Fermont
  • MRC de Caniapiscau
  • Patrick Lacerte
  • Première ministre du Québec
  • Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles
  • Régions éloignées
  • Résidents
  • Retombées économiques de l’industrie minière
  • Retombées fiscales
  • Retombées salariales
  • Syndicats
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 8 septembre 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Aéroport de Wabush

Encore une interruption majeure

par Éric Cyr

Il faut presque se pincer pour y croire. Après la controverse qui avait entouré, à l’automne dernier, la gestion déficiente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, voilà que les voyageurs de l’ouest du Labrador et de Fermont se retrouvent à nouveau durement touchés par une interruption du service aérien. Cette fois, la cause est la défaillance des équipements de lutte contre les incendies de l’aéroport.

L’interruption aura duré deux jours. Les vols commerciaux avec des appareils 20 passagers ou plus ont été suspendus à partir du 10 août après la mise hors service de deux véhicules essentiels de lutte contre les incendies. Les avions de moins de 20 passagers pouvaient toutefois continuer à utiliser l’aéroport.

Deux véhicules essentiels qui tombent en panne

Le problème est particulièrement difficile à accepter pour une région aussi dépendante du transport aérien. L’aéroport de Wabush, qui est la propriété du gouvernement fédéral et est exploité par Transports Canada, dessert une importante clientèle de Labrador City et Wabush au Labrador ainsi que de Fermont au Québec. Il constitue une infrastructure essentielle pour une population qui doit fréquemment se déplacer pour les affaires, les correspondances vers les grands centres, les études, les soins médicaux et le travail. Et pourtant, deux véhicules indispensables de lutte contre les incendies ne sont pas fonctionnels et il faut attendre quelques jours avant qu’une pièce de remplacement pour l’un d’eux puisse être acheminée. On parle ici d’un aéroport fédéral situé dans une région nordique éloignée. Il ne s’agit pas d’un petit aérodrome privé improvisé au fond des bois. Il s’agit d’une infrastructure fondamentale à la mobilité d’une population entière. Pour les citoyens, ce n’est pas qu’un simple retard de quelques heures, ce qui est malheureusement monnaie courante. Une interruption de plusieurs jours peut entraîner des correspondances ratées et des dépenses considérables, des rendez-vous médicaux manqués, des journées de travail perdues et des nuits d’hôtel additionnelles. Dans une région où les options routières sont longues et coûteuses, l’avion n’est pas un luxe.

La pièce transportée … par avion

Ironiquement, c’est finalement le transporteur aérien PAL Airlines qui a contribué au déblocage de la situation. Le 12 août, un vol nolisé a transporté jusqu’à Wabush, sans passagers, une pièce requise pour la réparation et la remise en fonction d’un véhicule de lutte contre les incendies. La compagnie d’aviation a coordonné cette opération avec Transports Canada et les autorités aéroportuaires et gouvernementales. Une fois l’équipement réparé, les vols commerciaux à destination et en provenance de Wabush ont pu reprendre. On peut évidemment saluer la rapidité relative avec laquelle la pièce a finalement été acheminée. Mais une question demeure : pourquoi a-t-il fallu attendre qu’une situation aussi prévisible se transforme en crise avant de faire venir l’équipement nécessaire ?

Des perturbations qui s’accumulent

Cette nouvelle interruption est d’autant plus difficile à accepter puisqu’elle ne constitue nullement un incident isolé et survient dans un contexte où la fiabilité des services à l’aéroport de Wabush fait déjà l’objet de critiques persistantes. Depuis l’automne 2025, les problèmes se succèdent à cet aérodrome. En octobre 2025, les vols commerciaux avaient déjà été suspendus pendant près de deux jours en raison de l’indisponibilité d’un véhicule de lutte contre les incendies dont les pneus avaient atteint leur limite réglementaire de durée et n’avaient pas été remplacés. Cette fermeture soudaine avait paralysé les vols commerciaux pendant près de deux jours, sans notification préalable suffisante aux passagers, ce qui avait semé la confusion parmi les voyageurs et suscité de nombreuses frustrations à l’endroit de l’administration aéroportuaire. Près de deux mois plus tard, du 19 au 22 décembre 2025, c’est carrément toute la piste qui avait été condamnée pendant quatre jours à la suite de problèmes liés à son dégagement. Une nouvelle perturbation est survenue en janvier, cette fois en raison d’une restriction temporaire de la largeur utilisable de la piste. Les appareils Q400 de PAL Airlines ne pouvaient alors plus atterrir ni décoller de Wabush, ce qui avait considérablement perturbé le service commercial. Des centaines de passagers s’étaient retrouvés coincés à l’approche de Noël, certains ayant dû annuler leurs déplacements. Les travailleurs des sociétés minières avaient eux aussi été durement touchés par cette paralysie du transport aérien. Un ancien responsable de l’entretien des infrastructures de l’aéroport estimait alors que certaines mesures préventives auraient pu être prises avant que la situation ne dégénère. Et voilà que le 10 août 2026, quelques mois plus tard, les passagers se retrouvent encore une fois cloués au sol, cette fois parce qu’un équipement essentiel de lutte contre les incendies n’était plus disponible.

En moins d’un an, l’aéroport aura donc connu plusieurs perturbations majeures du service liées à des problèmes de sécurité incendie, aux conditions de la piste et à des restrictions opérationnelles. Deux de ces interruptions sont directement associées aux équipements ou aux services de lutte contre les incendies : la première fermeture, en octobre, et la nouvelle interruption d’août. À cela il faut ajouter une interruption de quatre jours en décembre en raison de formation de glace sur la piste ayant engendré des problèmes liés à son dégagement, ainsi qu’une nouvelle perturbation au début janvier causée par une restriction temporaire de sa largeur utilisable. Il devient de plus en plus difficile de parler de malchance ou d’événements exceptionnels. La répétition des problèmes soulève inévitablement des questions sur la maintenance des équipements, la planification des mesures de relève et, surtout, la capacité de Transports Canada à assurer la fiabilité d’une infrastructure aérienne pourtant essentielle à toute une région.

Un problème qui ne date pas d’hier

Ces interruptions de services récurrentes ont de fâcheuses conséquences et soulèvent des préoccupations quant aux pratiques de gestion de Transports Canada. Le dossier de la sécurité incendie est également ancien. En février 2022, la Ville de Labrador City annonçait officiellement son retrait des interventions de lutte contre les incendies à l’aéroport, invoquant notamment l’absence de formation suffisante de son service d’incendie pour les interventions spécialisées dans ce domaine. La municipalité soulignait alors que l’exploitant de l’aéroport, qui avait mis fin en août 2020 à son service de sauvetage et de lutte contre l’incendie d’aéronefs, devait disposer d’un plan d’intervention d’urgence et affirmait vouloir travailler avec Transports Canada pour trouver des solutions à court et à long terme. Transports Canada soutenait à l’époque que, compte tenu du volume de trafic, l’aéroport n’était pas tenu de fournir des services de lutte contre les incendies sur place. Le Ministère affirmait également que l’aéroport fonctionnait en conformité avec les règlements applicables. Quatre ans plus tard, la disponibilité des moyens de lutte contre les incendies demeure pourtant au cœur des problèmes qui peuvent entraîner une interruption du service aérien. Difficile de ne pas se demander ce qui a réellement été réglé. Comment expliquer qu’un service de lutte contre les incendies ait été mis en place à l’aéroport en 2025 et qu’un contrat de plus de 2,3 millions de dollars ait encore été accordé en juillet 2026 pour un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, alors que l’indisponibilité de deux véhicules essentiels pouvait, seulement quelques semaines plus tard, entraîner une nouvelle interruption majeure du service ?

Faut-il encore accepter cela ?

Le problème dépasse largement une simple panne mécanique. Une région minière qui accueille une importante main-d’œuvre spécialisée, qui constitue un lien essentiel entre le Labrador et le Québec, et qui génère une activité économique considérable, ne devrait pas être paralysée parce que deux véhicules essentiels à la lutte contre les incendies tombent en panne sans solution de rechange immédiatement disponible. La reprise des vols deux jours plus tard est une bonne nouvelle, mais elle ne règle absolument pas le problème de fond. La population locale est en droit d’exiger de Transports Canada des réponses claires. Pourquoi cet équipement n’était-il pas immédiatement disponible ? Quelle était la procédure de remplacement ? Quel est l’état des autres équipements critiques ?


Existe-t-il un équipement de relève ? Pourquoi une telle situation peut-elle encore immobiliser l’aéroport régional pendant plusieurs jours ? Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a lui-même qualifié la situation de frustrante et d’inacceptable, estimant qu’un tel scénario ne devrait pas se reproduire. Cette gestion dans l’urgence suscite frustration et impatience au sein de la population, car lorsqu’un équipement essentiel tombe en panne, ce ne sont pas seulement des avions qui restent cloués au sol. Ce sont des citoyens, des familles, des patients et des travailleurs de toute une région qui se retrouvent une fois de plus à attendre dans l’incertitude.

Partager

Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Aéroport régional de Wabush au Labrador
  • Avion
  • Défaillance des équipements
  • Député fédéral du Labrador
  • Fermont
  • Interruption du service aérien
  • Labrador et Terre-Neuve
  • PAL Airlines
  • Philip Earle
  • Transports Canada
  • Véhicule d’urgence
  • Wabush

Publié sur le site le 24 août 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien

Des solutions durables réclamées

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush, au Labrador, a interrompu ses opérations pendant deux jours, du 10 au 12 août 2026, ce qui a suscité à nouveau de nombreuses frustrations et un grand mécontentement au sein de la population locale. Des élus de la région souhaitent trouver des solutions concrètes et durables afin de remédier une fois pour toutes à la problématique récurrente qui entraîne des ruptures fréquentes du service de liaison aérienne.

Les activités de l’aérodrome ont depuis repris, mais selon le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, les autorités municipales poursuivent leurs démarches afin que les interruptions répétées du service aérien conduisent finalement à une solution durable. Ce dernier affirme que Transports Canada a confirmé qu’un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs sera fourni à l’aéroport. « C’est une bonne nouvelle et un pas dans la bonne direction, cependant une question importante demeure : l’aéroport de Wabush disposera-t-il des ressources nécessaires pour assurer une intervention efficace et sécuritaire en cas d’urgence ? Respecter les normes réglementaires est essentiel, mais nous devons aussi nous assurer que les ressources en place répondent réellement aux besoins de la région. Les populations de Fermont, de Labrador City et de Wabush, tout comme les voyageurs et les entreprises qui dépendent de cet aéroport, méritent un service aérien fiable, sécuritaire et résilient. » L’administration municipale a par ailleurs tendu la main à ses homologues de Labrador City et de Wabush.

La Ville de Fermont estime qu’après cette période d’incertitude et les nombreux impacts causés par l’interruption du service aérien, la reprise des activités constitue une excellente nouvelle pour toute la région. La municipalité souligne toutefois que celle-ci ne règle pas le problème à l’origine de ces perturbations fréquentes. Le maire Lacerte précise qu’il faut s’attaquer au problème de fond. Pour la Ville de Fermont, la réouverture de l’aéroport ne doit pas être la fin du dossier. L’aéroport de Wabush est un service essentiel et un lien stratégique pour Fermont, Wabush, Labrador City et toute notre région. Il n’est pas acceptable qu’une défaillance d’équipement puisse entraîner une interruption aussi importante de nos services aériens. La remise en service d’un camion de lutte contre les incendies permet la reprise des opérations, mais nous devons nous assurer que les équipements, les ressources et la capacité d’intervention nécessaires sont disponibles en tout temps. Avec le nombre de vols et l’importance stratégique de cet aéroport pour notre population, nous devons pouvoir compter sur une infrastructure fiable, sécuritaire et suffisamment résiliente pour faire face aux situations d’urgence. Nous sommes en 2026. Nous ne devrions plus avoir à vivre une situation comme celle-ci.

La Ville de Fermont est consciente que ces interruptions ont entraîné des situations particulièrement difficiles pour plusieurs personnes directement touchées : déplacements annulés, familles et travailleurs dans l’impossibilité de voyager ou de rentrer à la maison, rendez-vous médicaux reportés. La municipalité entend poursuivre des démarches et exercer les pressions nécessaires afin qu’une telle situation ne se reproduise plus et souhaite notamment proposer une rencontre de concertation avec ses collègues des municipalités de Labrador City et de Wabush, afin de travailler ensemble et de porter une voix régionale forte auprès de Transports Canada, du gouvernement du Canada et du ministre des Transports.

« Nous voulons des engagements clairs et durables pour que les ressources et les équipements nécessaires soient mis en place et que notre région puisse compter sur un service aérien fiable et sécuritaire. La réouverture est une excellente nouvelle. Mais elle doit être le début d’une solution durable, et non la fin du dossier. La Ville de Fermont continuera de travailler et de faire les représentations nécessaires pour notre population et pour l’ensemble de notre région ».

Aéroport de Wabush

Les élus du Labrador demandent des améliorations

L’interruption du service aérien à l’aéroport régional de Wabush, du 10 au 12 août, a une fois de plus mis en lumière la fragilité des liaisons aériennes dans l’Ouest du Labrador. Dans cette région nordique, ces perturbations répétées sont particulièrement préoccupantes, alors que le transport aérien constitue un lien essentiel avec les grands centres.

Le maire de Labrador City, Jordan Brown, a déjà dénoncé à plusieurs reprises les problèmes affectant la desserte aérienne. Il rappelle que les résidents de la région dépendent largement de l’avion pour accéder à des services qui ne sont pas disponibles localement, notamment pour certains rendez-vous médicaux. Il souligne également que l’éloignement géographique laisse peu de solutions de rechange lorsque les vols sont annulés ou suspendus. La mairesse de Wabush, Gertie Canning, s’est pour sa part montrée particulièrement préoccupée par les enjeux liés aux équipements de sécurité et de lutte contre les incendies à l’aéroport. La situation est d’autant plus sensible que cette infrastructure joue également un rôle stratégique dans les opérations d’urgence et de lutte contre les feux de forêt dans la région.

Le député provincial de Labrador-Ouest, Joe Power, est lui aussi directement concerné par ces enjeux. En juillet, il participait aux côtés des maires de Wabush et de Labrador City à l’annonce provinciale visant notamment à renforcer les ressources de lutte contre les incendies dans la région. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador s’est engagé à poursuivre la planification d’une infrastructure permettant d’accueillir un bombardier d’eau de façon saisonnière à Wabush, ainsi qu’à renforcer les ressources destinées aux interventions d’urgence.

La question dépasse donc largement les désagréments vécus par les voyageurs. La fiabilité de l’aéroport de Wabush touche directement la mobilité des résidents, l’accès aux soins, les déplacements des travailleurs et l’activité économique d’une région isolée. Alors que plusieurs interruptions de service ont touché la région au cours des derniers mois, les autorités locales souhaitent que des solutions durables soient mises en place afin que les résidents de la région puissent compter sur une desserte aérienne prévisible et sur des infrastructures aéroportuaires disposant des équipements nécessaires pour assurer leur sécurité.

Partager

Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Activité économique
  • Aéroport
  • Éloignement géographique
  • Équipements de sécurité
  • Fermont
  • Gertie Canning
  • Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Infrastructures aéroportuaires
  • Joe Power
  • Jordan Brown
  • Labrador
  • Liaisons aériennes
  • Opérations d’urgence
  • Région isolée
  • Région nordique
  • Transport aérien
  • Wabush

Publié sur le site le 24 août 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mine du Lac Bloom

Du minerai destiné à la réduction directe

par Éric Cyr

La société Champion Iron a annoncé, le 28 juin 2026, avoir franchi une étape importante dans son projet de production de matériel de qualité réduction directe pour bouletage (RDPB) à la mine de fer du Lac Bloom, située à proximité de Fermont. La minière a indiqué avoir produit ses premiers volumes de minerai de fer destinés à la réduction directe (RD), alors qu’une première expédition commerciale est prévue par navire au troisième trimestre de 2026.

Cette première cargaison devrait représenter au moins 160 000 tonnes métriques humides de minerai de fer de qualité RD, transportées par un grand vraquier de type Capesize. Parallèlement, Champion Iron a conclu un accord commercial portant sur une partie de sa capacité de production à court terme et poursuit des discussions avec plusieurs clients internationaux pour écouler les volumes restants. Le projet RDPB, dont le coût récemment estimé s’élève à environ 500 millions de dollars, doit progressivement atteindre sa capacité commerciale vers la fin de l’exercice financier en cours de la société. Il vise à convertir jusqu’à la moitié de la capacité de production du Lac Bloom afin de produire du matériel destiné au bouletage pour la réduction directe. Le nouveau produit pourrait atteindre une teneur en fer (Fe) de 69 %, comparativement à 66,2 % pour le concentré de haute pureté actuellement produit au Lac Bloom. Il devrait présenter une teneur combinée en silice et en alumine inférieure à 1,2 %. Selon Champion Iron, ces caractéristiques pourraient permettre au produit de bénéficier d’une prime importante sur les marchés. Les installations du Lac Bloom ont déjà démontré leur capacité à produire un concentré de qualité RD à 67,5 % Fe, alors que le nouveau produit RDPB pourra atteindre 69 % Fe.

Le développement de ce créneau répond à la transformation de l’industrie sidérurgique, qui cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Les procédés utilisant le fer à réduction directe et les fours à arc électrique nécessitent des matières premières de très haute pureté afin d’optimiser les performances métallurgiques et de réduire l’intensité carbone de la production d’acier. Champion Iron estime que la qualité du minerai de la Fosse du Labrador, combinée à l’accès à l’hydroélectricité renouvelable, confère au Québec et au Canada un avantage pour répondre à cette demande croissante en minerai de fer de haute pureté.

« Le début de la production de minerai de fer de qualité RD marque une étape déterminante dans la mise en service du projet RDPB », a déclaré le chef de la direction de l’entreprise, David Cataford (au centre). Il souligne également que l’accord commercial conclu avec un groupe d’envergure mondiale témoigne de la demande croissante pour ce type de minerai.

Exploité par l’entremise de Minerai de fer Québec (MFQ), le complexe minier du Lac Bloom est situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Fermont. Ses deux usines de concentration, principalement alimentées à l’hydroélectricité renouvelable, disposent d’une capacité nominale combinée de 15 millions de tonnes métriques humides par année.

Partager

Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Capacité commerciale
  • Créneau
  • Développement
  • Émissions de gaz
  • Fermont
  • Fosse du Labrador
  • Haute pureté
  • Industrie sidérurgique
  • Matières premières
  • Mine de fer du lac Bloom
  • Minerai
  • Minerai de fer
  • Minerai de fer Québec
  • Production d’acier
  • Société Champion Iron
  • Usine

Publié sur le site le 24 août 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Fête nationale des Acadiens

Une histoire de résilience et de fierté

par Éric Cyr

Chaque année, le 15 août, les Acadiens et les Acadiennes célèbrent leur fête nationale. Bien plus qu’une journée de festivités, cette date constitue un important symbole d’affirmation identitaire, de résilience et de survivance pour un peuple dont l’histoire a été profondément marquée par la déportation et le déracinement.

La Fête nationale de l’Acadie trouve son origine en 1881 lors de la première Convention nationale acadienne tenue à Memramcook, au Nouveau-Brunswick. Les représentants acadiens réunis à cette occasion souhaitaient notamment défendre la langue et la culture du peuple acadien, renforcer son unité et se donner des symboles rassembleurs. Après des discussions animées, les délégués choisirent le 15 août, jour de la fête de Notre-Dame de l’Assomption, comme fête nationale. Le choix n’allait toutefois pas de soi. Certains représentants auraient préféré la Saint-Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, qui aurait permis aux Acadiens de s’associer davantage aux Canadiens français du Québec. L’Acadie venait de se doter d’une fête nationale qui lui était propre et qui reflétait alors l’importance de la religion catholique dans la société acadienne.

Traumatisme du Grand Dérangement

Pour comprendre la portée symbolique de cette fête, il faut remonter au milieu du XVIIIe siècle. En 1755, dans le contexte de la guerre de Sept Ans et des affrontements entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord, les autorités britanniques entreprennent la déportation massive des Acadiens, une politique de déplacement forcé qui visait à disperser la population acadienne et qui a profondément marqué son histoire. Certains historiens ont qualifié la Déportation d’épuration ethnique ou de génocide en raison de la volonté des Britanniques de faire disparaître leur présence collective. Ces qualificatifs font toutefois l’objet de débats historiques. Le terme le plus établi demeure celui de Déportation des Acadiens ou de Grand Dérangement. Le 28 juillet 1755, le Conseil de la Nouvelle-Écosse décide officiellement de déporter la population acadienne. Les opérations commencent dès le mois d’août, dans la région de Fort Cumberland (anciennement Fort Beauséjour), avant de s’étendre à d’autres établissements acadiens. Le 5 septembre, les hommes acadiens sont rassemblés à Grand-Pré, où on leur lit l’ordre de déportation. De 1755 à 1762, des milliers d’Acadiens sont expulsés de leurs terres et disséminés dans les colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. Plusieurs sont emprisonnés, des familles sont séparées et plusieurs meurent pendant les voyages ou dans des conditions difficiles. Parcs Canada estime que sur une population de plus de 14 000 personnes, plus de 10 000 Acadiens ont été dispersés et environ 4 000 autres ont réussi à fuir ou à échapper à la déportation.

Le 28 juillet : se souvenir avant de célébrer

Le 28 juillet est consacré à la commémoration du Grand Dérangement, et la première commémoration officielle a eu lieu en 2005 à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, à l’occasion du 250e anniversaire du début de la Déportation. Celle-ci constitue un moment de recueillement et de mémoire qui permet de rappeler les souffrances vécues par les familles acadiennes, de rendre hommage aux victimes et de transmettre cette histoire aux générations suivantes. Quelques semaines plus tard, le 15 août prend une tout autre dimension : après le souvenir vient la célébration. La Fête nationale rappelle que, malgré les douloureuses épreuves, l’Acadie a survécu et s’est reconstruite.

Drapeau acadien, symbole d’un peuple

Trois ans après le choix du 15 août, les Acadiens se réunissent à nouveau en convention nationale, cette fois à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, où ils adoptent, le 15 août 1884, leur drapeau national. Inspiré du tricolore français, le drapeau acadien est bleu, blanc et rouge. Une étoile dorée, appelée Stella Maris, est placée dans la partie bleue. Elle représente Marie, en référence à Notre-Dame-de-l’Assomption, patronne de l’Acadie. Ils adoptent également la devise « L’Union fait la force » et l’Ave Maris Stella comme hymne national acadien. Ces symboles viennent consolider le sentiment d’appartenance d’une population dispersée, mais déterminée à préserver son identité. Aujourd’hui, le drapeau étoilé flotte dans les communautés acadiennes des provinces de l’Atlantique, mais aussi ailleurs comme au Québec, en Louisiane aux États-Unis et dans d’autres régions du monde où vivent des descendants de l’Acadie.

Tournés vers l’avenir

Le gouvernement du Canada a officiellement reconnu le 15 août comme la fête nationale des Acadiens en 2003. Le 15 août est l’occasion de célébrer la contribution du peuple acadien à la société, sa culture, la langue française, sa musique et ses traditions. Parmi les coutumes les plus populaires figure le Tintamarre, au cours duquel les participants font du bruit avec des casseroles, des instruments et divers objets afin de faire entendre leur présence. Cette tradition festive symbolise une volonté de ne pas être oubliés et de faire résonner haut et fort l’identité acadienne. Ainsi, le 15 août n’est pas uniquement une fête populaire. Il constitue l’aboutissement d’une longue histoire marquée par la colonisation, le déracinement, la dispersion et la reconstruction. Entre le 28 juillet, journée de mémoire du Grand Dérangement, et le 15 août, journée de célébration nationale, se dessine le parcours d’un peuple qui a refusé de disparaître. Plus de 270 ans après le début de la Déportation, l’Acadie demeure bien vivante. Son drapeau flotte, sa langue se transmet et ses traditions continuent de se renouveler. Tous les 15 août, les Acadiens célèbrent non seulement ce qu’ils sont devenus, mais aussi la force d’un peuple qui, malgré l’adversité et l’une des périodes les plus tragiques de son histoire, a réussi à préserver son identité et à la transmettre aux générations suivantes.

Partager

Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Acadiennes
  • Acadiens
  • Commémoration du Grand Dérangement
  • Communautés francophones et acadiennes
  • Conseil de la Nouvelle-Écosse
  • Déportation acadienne
  • Drapeau acadien
  • Fermont
  • Fête de Notre-Dame de l’Assomption
  • Fête nationale de l’Acadie
  • Histoire tragique
  • Île-du-Prince-Édouard
  • Labrador City
  • Langue française
  • Nouveau-Brunswick
  • Traditions culturelles

Publié sur le site le 24 août 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

Partager

Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
  • Chantiers
  • Côte-Nord
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Labrador
  • Manic-5
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
  • Principal lien terrestre
  • Programme d’amélioration
  • Relais Gabriel
  • Route 389
  • Route interprovinciale
  • Sécurité
  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Fête nationale du Québec

Entre affirmation collective, identité et mémoire

par Éric Cyr

Chaque année, le 24 juin, des milliers de Québécois se rassemblent dans les villes et les villages pour célébrer la Fête nationale du Québec. Bien plus qu’un simple congé ou une série de festivités populaires, cette journée constitue l’un des principaux symboles de l’identité québécoise. Son histoire, qui s’étend sur près de deux siècles, témoigne de l’évolution politique, culturelle et sociale du Québec.

Les origines de cette manifestation remontent à 1834 lorsque le patriote Ludger Duvernay organise à Montréal un banquet destiné à rassembler les Canadiens français autour de leurs aspirations collectives, de leur culture et de leur langue. Inspirée de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, célébrée depuis longtemps dans plusieurs pays d’Europe, la commémoration prend rapidement une dimension nationale pour les francophones d’Amérique du Nord. Au fil des décennies, la Saint-Jean-Baptiste devient un moment privilégié d’affirmation culturelle. Célébrations religieuses, chants patriotiques, défilés et rassemblements populaires contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté distincte. Après la Révolution tranquille des années 1960 au Québec, l’événement évolue progressivement d’une célébration à caractère principalement religieux vers une manifestation civique et nationale ouverte à l’ensemble des Québécois.

En 1977, le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque franchit une étape importante en proclamant officiellement le 24 juin comme Fête nationale du Québec. Depuis lors, l’événement est célébré dans toutes les régions du territoire québécois à travers des activités familiales, des cérémonies soulignant la richesse du patrimoine, des rassemblements communautaires et des spectacles. Le fleurdelisé occupe une place centrale dans les célébrations. Adopté comme drapeau officiel du Québec par le gouvernement de l’Union nationale de Maurice Duplessis en 1948, il symbolise à la fois la continuité d’une nation qui a su préserver sa culture au sein d’un continent majoritairement anglophone, la langue française et l’histoire du peuple québécois. Lors des festivités, il est omniprésent aux côtés de chansons emblématiques et d’œuvres d’artistes ayant marqué la culture québécoise.

Aujourd’hui, la Fête nationale conserve toute sa pertinence dans un contexte marqué par les débats sur l’avenir politique du Québec. Les questions liées à l’autonomie, à la protection de la langue française, à l’identité culturelle, à l’immigration et aux relations avec le gouvernement fédéral demeurent au cœur de nombreuses discussions publiques. Pour certains, la fête représente avant tout une célébration culturelle inclusive, mettant en valeur la diversité de la société québécoise contemporaine. Pour d’autres, elle demeure un moment de réflexion sur le statut politique du Québec et sur la possibilité d’une plus grande autodétermination, voire de l’indépendance. Cette aspiration a notamment été portée par les mouvements souverainistes et indépendantistes au cours du dernier demi-siècle et a donné lieu aux référendums de 1980 et de 1995, qui ont profondément marqué l’histoire moderne. Malgré la diversité des opinions, la Fête nationale constitue l’un des rares moments où les Québécois sont invités à réfléchir collectivement à ce qui les unit. Elle rappelle l’importance de la culture, de la langue française, de la mémoire historique et du sentiment d’appartenance à une nation dont le parcours demeure unique en Amérique du Nord.

Près de deux cents ans après sa création, ce jour national continue ainsi d’incarner bien davantage qu’une célébration populaire. Il demeure un symbole vivant de l’identité québécoise, de son héritage et des choix qui pourraient façonner son avenir. Bonne fête nationale !

Partager

Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Affirmation culturelle
  • Appartenance
  • Communauté distincte
  • Défilés
  • Évolution culturelle
  • Évolution politique
  • Évolution sociale
  • Festivités populaires
  • Fête de la Saint-Jean-Baptiste
  • Fête nationale du Québec
  • Francophones d’Amérique du Nord
  • Héritage
  • Histoire
  • Identité québécoise
  • Jour férié
  • Patriote
  • Province de Québec
  • Québécois
  • Rassemblement
  • Villages
  • Villes

Publié sur le site le 19 juin 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la déléguée d’Environnement Côte-Nord, Émilie Bourassa (à gauche) en compagnie de la responsable du Plan climat de la MRC, Pascale Castilloux, lors de sa visite à Fermont à la mi-juin.

Une employée de l’organisme Environnement Côte-Nord, qui fait partie du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, était de passage à Fermont dans le cadre d’une rencontre citoyenne de réflexion sur le plan climatique organisée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau selon une formule de discussion collaborative qui s’est déroulée au chalet de service de la Ville de Fermont, le 10 juin 2026.

Le but de la stratégie est de répertorier les principaux risques climatiques liés au territoire et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation afin de mieux protéger les communautés, les infrastructures et les services municipaux. La démarche comprend notamment l’analyse des facteurs de risque, la réalisation d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que l’établissement de cibles de réduction adaptées à la réalité régionale. Quelques objectifs de l’organisation consistent à réaliser des activités, à créer des outils de formation et de sensibilisation ainsi qu’à identifier des problématiques propres aux régions nord-côtières afin de proposer des solutions adaptées et de faciliter leur concrétisation en rédigeant notamment un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui tiendra compte de la réalité propre à chaque MRC et dont les orientations seront déterminées à la suite de consultations comme celle tenue à Fermont.

La chargée de dossiers en action climatique pour Environnement Côte-Nord et géomorphologue, Émilie Bourassa, qui assure la coordination et la réalisation de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques, a présenté l’exercice destiné à élaborer le Plan climat Caniapiscau aux citoyens préoccupés par le dérèglement climatique et les enjeux qui en découlent. Mandatée par la MRC de Caniapiscau, en collaboration avec l’entreprise Copticom, l’animatrice était chargée de sensibiliser les Fermontois aux enjeux climatiques et de brosser un portrait régional à jour de la situation. La bachelière en Sciences géographiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a noté leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant le phénomène de la modification durable et observable des variables climatiques sur le territoire. Guidés par Mme Bourassa, qui a expliqué la différence entre le climat, qui est une tendance, et la météo, qui est un événement ponctuel quotidien, les participants ont pu échanger sur leurs expériences et leurs observations relatives à l’évolution du climat afin de bien saisir toute son ampleur, ses conséquences et ses ramifications locales. Selon l’animatrice de l’événement, les répercussions du réchauffement planétaire sont plus facilement observables dans les latitudes nordiques comme à Fermont et à Schefferville où l’on constate des hivers plus doux et des saisons de transition avec des cycles de gel et de dégel plus imprévisibles.

Les MRC du Québec sont invitées à participer à cette action de planification climatique soutenue par le gouvernement du Québec et plusieurs d’entre elles sont actuellement engagées dans l’élaboration d’un plan climat.

Partager

Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Discussion collaborative
  • Émilie Bourassa
  • Enjeux
  • Entreprise Copticom
  • Environnement Côte-Nord
  • Fermont
  • Fermontois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
  • Organisme
  • Plan climat
  • Réflexion
  • Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • Rencontre citoyenne
  • Risques climatiques
  • Schefferville
  • Stratégie
  • Territoire
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 19 juin 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
imunify-bot-check
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.