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  • Encore une interruption majeure

    Aéroport de Wabush

    Une 25 août, 2026

    Encore une interruption majeure

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    Transport aérien

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    Tourisme

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Volume_44

Encore une interruption majeure

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Aéroport de Wabush

Encore une interruption majeure

par Éric Cyr

Il faut presque se pincer pour y croire. Après la controverse qui avait entouré, à l’automne dernier, la gestion déficiente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, voilà que les voyageurs de l’ouest du Labrador et de Fermont se retrouvent à nouveau durement touchés par une interruption du service aérien. Cette fois, la cause est la défaillance des équipements de lutte contre les incendies de l’aéroport.

L’interruption aura duré deux jours. Les vols commerciaux avec des appareils 20 passagers ou plus ont été suspendus à partir du 10 août après la mise hors service de deux véhicules essentiels de lutte contre les incendies. Les avions de moins de 20 passagers pouvaient toutefois continuer à utiliser l’aéroport.

Deux véhicules essentiels qui tombent en panne

Le problème est particulièrement difficile à accepter pour une région aussi dépendante du transport aérien. L’aéroport de Wabush, qui est la propriété du gouvernement fédéral et est exploité par Transports Canada, dessert une importante clientèle de Labrador City et Wabush au Labrador ainsi que de Fermont au Québec. Il constitue une infrastructure essentielle pour une population qui doit fréquemment se déplacer pour les affaires, les correspondances vers les grands centres, les études, les soins médicaux et le travail. Et pourtant, deux véhicules indispensables de lutte contre les incendies ne sont pas fonctionnels et il faut attendre quelques jours avant qu’une pièce de remplacement pour l’un d’eux puisse être acheminée. On parle ici d’un aéroport fédéral situé dans une région nordique éloignée. Il ne s’agit pas d’un petit aérodrome privé improvisé au fond des bois. Il s’agit d’une infrastructure fondamentale à la mobilité d’une population entière. Pour les citoyens, ce n’est pas qu’un simple retard de quelques heures, ce qui est malheureusement monnaie courante. Une interruption de plusieurs jours peut entraîner des correspondances ratées et des dépenses considérables, des rendez-vous médicaux manqués, des journées de travail perdues et des nuits d’hôtel additionnelles. Dans une région où les options routières sont longues et coûteuses, l’avion n’est pas un luxe.

La pièce transportée … par avion

Ironiquement, c’est finalement le transporteur aérien PAL Airlines qui a contribué au déblocage de la situation. Le 12 août, un vol nolisé a transporté jusqu’à Wabush, sans passagers, une pièce requise pour la réparation et la remise en fonction d’un véhicule de lutte contre les incendies. La compagnie d’aviation a coordonné cette opération avec Transports Canada et les autorités aéroportuaires et gouvernementales. Une fois l’équipement réparé, les vols commerciaux à destination et en provenance de Wabush ont pu reprendre. On peut évidemment saluer la rapidité relative avec laquelle la pièce a finalement été acheminée. Mais une question demeure : pourquoi a-t-il fallu attendre qu’une situation aussi prévisible se transforme en crise avant de faire venir l’équipement nécessaire ?

Des perturbations qui s’accumulent

Cette nouvelle interruption est d’autant plus difficile à accepter puisqu’elle ne constitue nullement un incident isolé et survient dans un contexte où la fiabilité des services à l’aéroport de Wabush fait déjà l’objet de critiques persistantes. Depuis l’automne 2025, les problèmes se succèdent à cet aérodrome. En octobre 2025, les vols commerciaux avaient déjà été suspendus pendant près de deux jours en raison de l’indisponibilité d’un véhicule de lutte contre les incendies dont les pneus avaient atteint leur limite réglementaire de durée et n’avaient pas été remplacés. Cette fermeture soudaine avait paralysé les vols commerciaux pendant près de deux jours, sans notification préalable suffisante aux passagers, ce qui avait semé la confusion parmi les voyageurs et suscité de nombreuses frustrations à l’endroit de l’administration aéroportuaire. Près de deux mois plus tard, du 19 au 22 décembre 2025, c’est carrément toute la piste qui avait été condamnée pendant quatre jours à la suite de problèmes liés à son dégagement. Une nouvelle perturbation est survenue en janvier, cette fois en raison d’une restriction temporaire de la largeur utilisable de la piste. Les appareils Q400 de PAL Airlines ne pouvaient alors plus atterrir ni décoller de Wabush, ce qui avait considérablement perturbé le service commercial. Des centaines de passagers s’étaient retrouvés coincés à l’approche de Noël, certains ayant dû annuler leurs déplacements. Les travailleurs des sociétés minières avaient eux aussi été durement touchés par cette paralysie du transport aérien. Un ancien responsable de l’entretien des infrastructures de l’aéroport estimait alors que certaines mesures préventives auraient pu être prises avant que la situation ne dégénère. Et voilà que le 10 août 2026, quelques mois plus tard, les passagers se retrouvent encore une fois cloués au sol, cette fois parce qu’un équipement essentiel de lutte contre les incendies n’était plus disponible.

En moins d’un an, l’aéroport aura donc connu plusieurs perturbations majeures du service liées à des problèmes de sécurité incendie, aux conditions de la piste et à des restrictions opérationnelles. Deux de ces interruptions sont directement associées aux équipements ou aux services de lutte contre les incendies : la première fermeture, en octobre, et la nouvelle interruption d’août. À cela il faut ajouter une interruption de quatre jours en décembre en raison de formation de glace sur la piste ayant engendré des problèmes liés à son dégagement, ainsi qu’une nouvelle perturbation au début janvier causée par une restriction temporaire de sa largeur utilisable. Il devient de plus en plus difficile de parler de malchance ou d’événements exceptionnels. La répétition des problèmes soulève inévitablement des questions sur la maintenance des équipements, la planification des mesures de relève et, surtout, la capacité de Transports Canada à assurer la fiabilité d’une infrastructure aérienne pourtant essentielle à toute une région.

Un problème qui ne date pas d’hier

Ces interruptions de services récurrentes ont de fâcheuses conséquences et soulèvent des préoccupations quant aux pratiques de gestion de Transports Canada. Le dossier de la sécurité incendie est également ancien. En février 2022, la Ville de Labrador City annonçait officiellement son retrait des interventions de lutte contre les incendies à l’aéroport, invoquant notamment l’absence de formation suffisante de son service d’incendie pour les interventions spécialisées dans ce domaine. La municipalité soulignait alors que l’exploitant de l’aéroport, qui avait mis fin en août 2020 à son service de sauvetage et de lutte contre l’incendie d’aéronefs, devait disposer d’un plan d’intervention d’urgence et affirmait vouloir travailler avec Transports Canada pour trouver des solutions à court et à long terme. Transports Canada soutenait à l’époque que, compte tenu du volume de trafic, l’aéroport n’était pas tenu de fournir des services de lutte contre les incendies sur place. Le Ministère affirmait également que l’aéroport fonctionnait en conformité avec les règlements applicables. Quatre ans plus tard, la disponibilité des moyens de lutte contre les incendies demeure pourtant au cœur des problèmes qui peuvent entraîner une interruption du service aérien. Difficile de ne pas se demander ce qui a réellement été réglé. Comment expliquer qu’un service de lutte contre les incendies ait été mis en place à l’aéroport en 2025 et qu’un contrat de plus de 2,3 millions de dollars ait encore été accordé en juillet 2026 pour un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, alors que l’indisponibilité de deux véhicules essentiels pouvait, seulement quelques semaines plus tard, entraîner une nouvelle interruption majeure du service ?

Faut-il encore accepter cela ?

Le problème dépasse largement une simple panne mécanique. Une région minière qui accueille une importante main-d’œuvre spécialisée, qui constitue un lien essentiel entre le Labrador et le Québec, et qui génère une activité économique considérable, ne devrait pas être paralysée parce que deux véhicules essentiels à la lutte contre les incendies tombent en panne sans solution de rechange immédiatement disponible. La reprise des vols deux jours plus tard est une bonne nouvelle, mais elle ne règle absolument pas le problème de fond. La population locale est en droit d’exiger de Transports Canada des réponses claires. Pourquoi cet équipement n’était-il pas immédiatement disponible ? Quelle était la procédure de remplacement ? Quel est l’état des autres équipements critiques ?


Existe-t-il un équipement de relève ? Pourquoi une telle situation peut-elle encore immobiliser l’aéroport régional pendant plusieurs jours ? Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a lui-même qualifié la situation de frustrante et d’inacceptable, estimant qu’un tel scénario ne devrait pas se reproduire. Cette gestion dans l’urgence suscite frustration et impatience au sein de la population, car lorsqu’un équipement essentiel tombe en panne, ce ne sont pas seulement des avions qui restent cloués au sol. Ce sont des citoyens, des familles, des patients et des travailleurs de toute une région qui se retrouvent une fois de plus à attendre dans l’incertitude.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Aéroport régional de Wabush au Labrador
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  • Député fédéral du Labrador
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  • Interruption du service aérien
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  • Transports Canada
  • Véhicule d’urgence
  • Wabush

Publié sur le site le 24 août 2026

  • Prochaine publication

Transport aérien

Des solutions durables réclamées

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush, au Labrador, a interrompu ses opérations pendant deux jours, du 10 au 12 août 2026, ce qui a suscité à nouveau de nombreuses frustrations et un grand mécontentement au sein de la population locale. Des élus de la région souhaitent trouver des solutions concrètes et durables afin de remédier une fois pour toutes à la problématique récurrente qui entraîne des ruptures fréquentes du service de liaison aérienne.

Les activités de l’aérodrome ont depuis repris, mais selon le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, les autorités municipales poursuivent leurs démarches afin que les interruptions répétées du service aérien conduisent finalement à une solution durable. Ce dernier affirme que Transports Canada a confirmé qu’un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs sera fourni à l’aéroport. « C’est une bonne nouvelle et un pas dans la bonne direction, cependant une question importante demeure : l’aéroport de Wabush disposera-t-il des ressources nécessaires pour assurer une intervention efficace et sécuritaire en cas d’urgence ? Respecter les normes réglementaires est essentiel, mais nous devons aussi nous assurer que les ressources en place répondent réellement aux besoins de la région. Les populations de Fermont, de Labrador City et de Wabush, tout comme les voyageurs et les entreprises qui dépendent de cet aéroport, méritent un service aérien fiable, sécuritaire et résilient. » L’administration municipale a par ailleurs tendu la main à ses homologues de Labrador City et de Wabush.

La Ville de Fermont estime qu’après cette période d’incertitude et les nombreux impacts causés par l’interruption du service aérien, la reprise des activités constitue une excellente nouvelle pour toute la région. La municipalité souligne toutefois que celle-ci ne règle pas le problème à l’origine de ces perturbations fréquentes. Le maire Lacerte précise qu’il faut s’attaquer au problème de fond. Pour la Ville de Fermont, la réouverture de l’aéroport ne doit pas être la fin du dossier. L’aéroport de Wabush est un service essentiel et un lien stratégique pour Fermont, Wabush, Labrador City et toute notre région. Il n’est pas acceptable qu’une défaillance d’équipement puisse entraîner une interruption aussi importante de nos services aériens. La remise en service d’un camion de lutte contre les incendies permet la reprise des opérations, mais nous devons nous assurer que les équipements, les ressources et la capacité d’intervention nécessaires sont disponibles en tout temps. Avec le nombre de vols et l’importance stratégique de cet aéroport pour notre population, nous devons pouvoir compter sur une infrastructure fiable, sécuritaire et suffisamment résiliente pour faire face aux situations d’urgence. Nous sommes en 2026. Nous ne devrions plus avoir à vivre une situation comme celle-ci.

La Ville de Fermont est consciente que ces interruptions ont entraîné des situations particulièrement difficiles pour plusieurs personnes directement touchées : déplacements annulés, familles et travailleurs dans l’impossibilité de voyager ou de rentrer à la maison, rendez-vous médicaux reportés. La municipalité entend poursuivre des démarches et exercer les pressions nécessaires afin qu’une telle situation ne se reproduise plus et souhaite notamment proposer une rencontre de concertation avec ses collègues des municipalités de Labrador City et de Wabush, afin de travailler ensemble et de porter une voix régionale forte auprès de Transports Canada, du gouvernement du Canada et du ministre des Transports.

« Nous voulons des engagements clairs et durables pour que les ressources et les équipements nécessaires soient mis en place et que notre région puisse compter sur un service aérien fiable et sécuritaire. La réouverture est une excellente nouvelle. Mais elle doit être le début d’une solution durable, et non la fin du dossier. La Ville de Fermont continuera de travailler et de faire les représentations nécessaires pour notre population et pour l’ensemble de notre région ».

Aéroport de Wabush

Les élus du Labrador demandent des améliorations

L’interruption du service aérien à l’aéroport régional de Wabush, du 10 au 12 août, a une fois de plus mis en lumière la fragilité des liaisons aériennes dans l’Ouest du Labrador. Dans cette région nordique, ces perturbations répétées sont particulièrement préoccupantes, alors que le transport aérien constitue un lien essentiel avec les grands centres.

Le maire de Labrador City, Jordan Brown, a déjà dénoncé à plusieurs reprises les problèmes affectant la desserte aérienne. Il rappelle que les résidents de la région dépendent largement de l’avion pour accéder à des services qui ne sont pas disponibles localement, notamment pour certains rendez-vous médicaux. Il souligne également que l’éloignement géographique laisse peu de solutions de rechange lorsque les vols sont annulés ou suspendus. La mairesse de Wabush, Gertie Canning, s’est pour sa part montrée particulièrement préoccupée par les enjeux liés aux équipements de sécurité et de lutte contre les incendies à l’aéroport. La situation est d’autant plus sensible que cette infrastructure joue également un rôle stratégique dans les opérations d’urgence et de lutte contre les feux de forêt dans la région.

Le député provincial de Labrador-Ouest, Joe Power, est lui aussi directement concerné par ces enjeux. En juillet, il participait aux côtés des maires de Wabush et de Labrador City à l’annonce provinciale visant notamment à renforcer les ressources de lutte contre les incendies dans la région. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador s’est engagé à poursuivre la planification d’une infrastructure permettant d’accueillir un bombardier d’eau de façon saisonnière à Wabush, ainsi qu’à renforcer les ressources destinées aux interventions d’urgence.

La question dépasse donc largement les désagréments vécus par les voyageurs. La fiabilité de l’aéroport de Wabush touche directement la mobilité des résidents, l’accès aux soins, les déplacements des travailleurs et l’activité économique d’une région isolée. Alors que plusieurs interruptions de service ont touché la région au cours des derniers mois, les autorités locales souhaitent que des solutions durables soient mises en place afin que les résidents de la région puissent compter sur une desserte aérienne prévisible et sur des infrastructures aéroportuaires disposant des équipements nécessaires pour assurer leur sécurité.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Mine du Lac Bloom

Du minerai destiné à la réduction directe

par Éric Cyr

La société Champion Iron a annoncé, le 28 juin 2026, avoir franchi une étape importante dans son projet de production de matériel de qualité réduction directe pour bouletage (RDPB) à la mine de fer du Lac Bloom, située à proximité de Fermont. La minière a indiqué avoir produit ses premiers volumes de minerai de fer destinés à la réduction directe (RD), alors qu’une première expédition commerciale est prévue par navire au troisième trimestre de 2026.

Cette première cargaison devrait représenter au moins 160 000 tonnes métriques humides de minerai de fer de qualité RD, transportées par un grand vraquier de type Capesize. Parallèlement, Champion Iron a conclu un accord commercial portant sur une partie de sa capacité de production à court terme et poursuit des discussions avec plusieurs clients internationaux pour écouler les volumes restants. Le projet RDPB, dont le coût récemment estimé s’élève à environ 500 millions de dollars, doit progressivement atteindre sa capacité commerciale vers la fin de l’exercice financier en cours de la société. Il vise à convertir jusqu’à la moitié de la capacité de production du Lac Bloom afin de produire du matériel destiné au bouletage pour la réduction directe. Le nouveau produit pourrait atteindre une teneur en fer (Fe) de 69 %, comparativement à 66,2 % pour le concentré de haute pureté actuellement produit au Lac Bloom. Il devrait présenter une teneur combinée en silice et en alumine inférieure à 1,2 %. Selon Champion Iron, ces caractéristiques pourraient permettre au produit de bénéficier d’une prime importante sur les marchés. Les installations du Lac Bloom ont déjà démontré leur capacité à produire un concentré de qualité RD à 67,5 % Fe, alors que le nouveau produit RDPB pourra atteindre 69 % Fe.

Le développement de ce créneau répond à la transformation de l’industrie sidérurgique, qui cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Les procédés utilisant le fer à réduction directe et les fours à arc électrique nécessitent des matières premières de très haute pureté afin d’optimiser les performances métallurgiques et de réduire l’intensité carbone de la production d’acier. Champion Iron estime que la qualité du minerai de la Fosse du Labrador, combinée à l’accès à l’hydroélectricité renouvelable, confère au Québec et au Canada un avantage pour répondre à cette demande croissante en minerai de fer de haute pureté.

« Le début de la production de minerai de fer de qualité RD marque une étape déterminante dans la mise en service du projet RDPB », a déclaré le chef de la direction de l’entreprise, David Cataford (au centre). Il souligne également que l’accord commercial conclu avec un groupe d’envergure mondiale témoigne de la demande croissante pour ce type de minerai.

Exploité par l’entremise de Minerai de fer Québec (MFQ), le complexe minier du Lac Bloom est situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Fermont. Ses deux usines de concentration, principalement alimentées à l’hydroélectricité renouvelable, disposent d’une capacité nominale combinée de 15 millions de tonnes métriques humides par année.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Fête nationale des Acadiens

Une histoire de résilience et de fierté

par Éric Cyr

Chaque année, le 15 août, les Acadiens et les Acadiennes célèbrent leur fête nationale. Bien plus qu’une journée de festivités, cette date constitue un important symbole d’affirmation identitaire, de résilience et de survivance pour un peuple dont l’histoire a été profondément marquée par la déportation et le déracinement.

La Fête nationale de l’Acadie trouve son origine en 1881 lors de la première Convention nationale acadienne tenue à Memramcook, au Nouveau-Brunswick. Les représentants acadiens réunis à cette occasion souhaitaient notamment défendre la langue et la culture du peuple acadien, renforcer son unité et se donner des symboles rassembleurs. Après des discussions animées, les délégués choisirent le 15 août, jour de la fête de Notre-Dame de l’Assomption, comme fête nationale. Le choix n’allait toutefois pas de soi. Certains représentants auraient préféré la Saint-Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, qui aurait permis aux Acadiens de s’associer davantage aux Canadiens français du Québec. L’Acadie venait de se doter d’une fête nationale qui lui était propre et qui reflétait alors l’importance de la religion catholique dans la société acadienne.

Traumatisme du Grand Dérangement

Pour comprendre la portée symbolique de cette fête, il faut remonter au milieu du XVIIIe siècle. En 1755, dans le contexte de la guerre de Sept Ans et des affrontements entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord, les autorités britanniques entreprennent la déportation massive des Acadiens, une politique de déplacement forcé qui visait à disperser la population acadienne et qui a profondément marqué son histoire. Certains historiens ont qualifié la Déportation d’épuration ethnique ou de génocide en raison de la volonté des Britanniques de faire disparaître leur présence collective. Ces qualificatifs font toutefois l’objet de débats historiques. Le terme le plus établi demeure celui de Déportation des Acadiens ou de Grand Dérangement. Le 28 juillet 1755, le Conseil de la Nouvelle-Écosse décide officiellement de déporter la population acadienne. Les opérations commencent dès le mois d’août, dans la région de Fort Cumberland (anciennement Fort Beauséjour), avant de s’étendre à d’autres établissements acadiens. Le 5 septembre, les hommes acadiens sont rassemblés à Grand-Pré, où on leur lit l’ordre de déportation. De 1755 à 1762, des milliers d’Acadiens sont expulsés de leurs terres et disséminés dans les colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. Plusieurs sont emprisonnés, des familles sont séparées et plusieurs meurent pendant les voyages ou dans des conditions difficiles. Parcs Canada estime que sur une population de plus de 14 000 personnes, plus de 10 000 Acadiens ont été dispersés et environ 4 000 autres ont réussi à fuir ou à échapper à la déportation.

Le 28 juillet : se souvenir avant de célébrer

Le 28 juillet est consacré à la commémoration du Grand Dérangement, et la première commémoration officielle a eu lieu en 2005 à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, à l’occasion du 250e anniversaire du début de la Déportation. Celle-ci constitue un moment de recueillement et de mémoire qui permet de rappeler les souffrances vécues par les familles acadiennes, de rendre hommage aux victimes et de transmettre cette histoire aux générations suivantes. Quelques semaines plus tard, le 15 août prend une tout autre dimension : après le souvenir vient la célébration. La Fête nationale rappelle que, malgré les douloureuses épreuves, l’Acadie a survécu et s’est reconstruite.

Drapeau acadien, symbole d’un peuple

Trois ans après le choix du 15 août, les Acadiens se réunissent à nouveau en convention nationale, cette fois à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, où ils adoptent, le 15 août 1884, leur drapeau national. Inspiré du tricolore français, le drapeau acadien est bleu, blanc et rouge. Une étoile dorée, appelée Stella Maris, est placée dans la partie bleue. Elle représente Marie, en référence à Notre-Dame-de-l’Assomption, patronne de l’Acadie. Ils adoptent également la devise « L’Union fait la force » et l’Ave Maris Stella comme hymne national acadien. Ces symboles viennent consolider le sentiment d’appartenance d’une population dispersée, mais déterminée à préserver son identité. Aujourd’hui, le drapeau étoilé flotte dans les communautés acadiennes des provinces de l’Atlantique, mais aussi ailleurs comme au Québec, en Louisiane aux États-Unis et dans d’autres régions du monde où vivent des descendants de l’Acadie.

Tournés vers l’avenir

Le gouvernement du Canada a officiellement reconnu le 15 août comme la fête nationale des Acadiens en 2003. Le 15 août est l’occasion de célébrer la contribution du peuple acadien à la société, sa culture, la langue française, sa musique et ses traditions. Parmi les coutumes les plus populaires figure le Tintamarre, au cours duquel les participants font du bruit avec des casseroles, des instruments et divers objets afin de faire entendre leur présence. Cette tradition festive symbolise une volonté de ne pas être oubliés et de faire résonner haut et fort l’identité acadienne. Ainsi, le 15 août n’est pas uniquement une fête populaire. Il constitue l’aboutissement d’une longue histoire marquée par la colonisation, le déracinement, la dispersion et la reconstruction. Entre le 28 juillet, journée de mémoire du Grand Dérangement, et le 15 août, journée de célébration nationale, se dessine le parcours d’un peuple qui a refusé de disparaître. Plus de 270 ans après le début de la Déportation, l’Acadie demeure bien vivante. Son drapeau flotte, sa langue se transmet et ses traditions continuent de se renouveler. Tous les 15 août, les Acadiens célèbrent non seulement ce qu’ils sont devenus, mais aussi la force d’un peuple qui, malgré l’adversité et l’une des périodes les plus tragiques de son histoire, a réussi à préserver son identité et à la transmettre aux générations suivantes.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
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  • Côte-Nord
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  • Fire Lake
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  • Manic-5
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
  • Principal lien terrestre
  • Programme d’amélioration
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  • Route 389
  • Route interprovinciale
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  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Fête nationale du Québec

Entre affirmation collective, identité et mémoire

par Éric Cyr

Chaque année, le 24 juin, des milliers de Québécois se rassemblent dans les villes et les villages pour célébrer la Fête nationale du Québec. Bien plus qu’un simple congé ou une série de festivités populaires, cette journée constitue l’un des principaux symboles de l’identité québécoise. Son histoire, qui s’étend sur près de deux siècles, témoigne de l’évolution politique, culturelle et sociale du Québec.

Les origines de cette manifestation remontent à 1834 lorsque le patriote Ludger Duvernay organise à Montréal un banquet destiné à rassembler les Canadiens français autour de leurs aspirations collectives, de leur culture et de leur langue. Inspirée de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, célébrée depuis longtemps dans plusieurs pays d’Europe, la commémoration prend rapidement une dimension nationale pour les francophones d’Amérique du Nord. Au fil des décennies, la Saint-Jean-Baptiste devient un moment privilégié d’affirmation culturelle. Célébrations religieuses, chants patriotiques, défilés et rassemblements populaires contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté distincte. Après la Révolution tranquille des années 1960 au Québec, l’événement évolue progressivement d’une célébration à caractère principalement religieux vers une manifestation civique et nationale ouverte à l’ensemble des Québécois.

En 1977, le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque franchit une étape importante en proclamant officiellement le 24 juin comme Fête nationale du Québec. Depuis lors, l’événement est célébré dans toutes les régions du territoire québécois à travers des activités familiales, des cérémonies soulignant la richesse du patrimoine, des rassemblements communautaires et des spectacles. Le fleurdelisé occupe une place centrale dans les célébrations. Adopté comme drapeau officiel du Québec par le gouvernement de l’Union nationale de Maurice Duplessis en 1948, il symbolise à la fois la continuité d’une nation qui a su préserver sa culture au sein d’un continent majoritairement anglophone, la langue française et l’histoire du peuple québécois. Lors des festivités, il est omniprésent aux côtés de chansons emblématiques et d’œuvres d’artistes ayant marqué la culture québécoise.

Aujourd’hui, la Fête nationale conserve toute sa pertinence dans un contexte marqué par les débats sur l’avenir politique du Québec. Les questions liées à l’autonomie, à la protection de la langue française, à l’identité culturelle, à l’immigration et aux relations avec le gouvernement fédéral demeurent au cœur de nombreuses discussions publiques. Pour certains, la fête représente avant tout une célébration culturelle inclusive, mettant en valeur la diversité de la société québécoise contemporaine. Pour d’autres, elle demeure un moment de réflexion sur le statut politique du Québec et sur la possibilité d’une plus grande autodétermination, voire de l’indépendance. Cette aspiration a notamment été portée par les mouvements souverainistes et indépendantistes au cours du dernier demi-siècle et a donné lieu aux référendums de 1980 et de 1995, qui ont profondément marqué l’histoire moderne. Malgré la diversité des opinions, la Fête nationale constitue l’un des rares moments où les Québécois sont invités à réfléchir collectivement à ce qui les unit. Elle rappelle l’importance de la culture, de la langue française, de la mémoire historique et du sentiment d’appartenance à une nation dont le parcours demeure unique en Amérique du Nord.

Près de deux cents ans après sa création, ce jour national continue ainsi d’incarner bien davantage qu’une célébration populaire. Il demeure un symbole vivant de l’identité québécoise, de son héritage et des choix qui pourraient façonner son avenir. Bonne fête nationale !

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Affirmation culturelle
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  • Évolution culturelle
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Publié sur le site le 19 juin 2026

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Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la déléguée d’Environnement Côte-Nord, Émilie Bourassa (à gauche) en compagnie de la responsable du Plan climat de la MRC, Pascale Castilloux, lors de sa visite à Fermont à la mi-juin.

Une employée de l’organisme Environnement Côte-Nord, qui fait partie du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, était de passage à Fermont dans le cadre d’une rencontre citoyenne de réflexion sur le plan climatique organisée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau selon une formule de discussion collaborative qui s’est déroulée au chalet de service de la Ville de Fermont, le 10 juin 2026.

Le but de la stratégie est de répertorier les principaux risques climatiques liés au territoire et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation afin de mieux protéger les communautés, les infrastructures et les services municipaux. La démarche comprend notamment l’analyse des facteurs de risque, la réalisation d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que l’établissement de cibles de réduction adaptées à la réalité régionale. Quelques objectifs de l’organisation consistent à réaliser des activités, à créer des outils de formation et de sensibilisation ainsi qu’à identifier des problématiques propres aux régions nord-côtières afin de proposer des solutions adaptées et de faciliter leur concrétisation en rédigeant notamment un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui tiendra compte de la réalité propre à chaque MRC et dont les orientations seront déterminées à la suite de consultations comme celle tenue à Fermont.

La chargée de dossiers en action climatique pour Environnement Côte-Nord et géomorphologue, Émilie Bourassa, qui assure la coordination et la réalisation de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques, a présenté l’exercice destiné à élaborer le Plan climat Caniapiscau aux citoyens préoccupés par le dérèglement climatique et les enjeux qui en découlent. Mandatée par la MRC de Caniapiscau, en collaboration avec l’entreprise Copticom, l’animatrice était chargée de sensibiliser les Fermontois aux enjeux climatiques et de brosser un portrait régional à jour de la situation. La bachelière en Sciences géographiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a noté leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant le phénomène de la modification durable et observable des variables climatiques sur le territoire. Guidés par Mme Bourassa, qui a expliqué la différence entre le climat, qui est une tendance, et la météo, qui est un événement ponctuel quotidien, les participants ont pu échanger sur leurs expériences et leurs observations relatives à l’évolution du climat afin de bien saisir toute son ampleur, ses conséquences et ses ramifications locales. Selon l’animatrice de l’événement, les répercussions du réchauffement planétaire sont plus facilement observables dans les latitudes nordiques comme à Fermont et à Schefferville où l’on constate des hivers plus doux et des saisons de transition avec des cycles de gel et de dégel plus imprévisibles.

Les MRC du Québec sont invitées à participer à cette action de planification climatique soutenue par le gouvernement du Québec et plusieurs d’entre elles sont actuellement engagées dans l’élaboration d’un plan climat.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Discussion collaborative
  • Émilie Bourassa
  • Enjeux
  • Entreprise Copticom
  • Environnement Côte-Nord
  • Fermont
  • Fermontois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
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  • Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • Rencontre citoyenne
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  • Schefferville
  • Stratégie
  • Territoire
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Économie

De petits entrepreneurs fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes entrepreneurs locaux ont participé à « La Grande journée des petits entrepreneurs ».

La 13e édition de « La Grande journée des petits entrepreneurs » a regroupé une douzaine d’entreprises locales fondées par la jeunesse qui ont présenté leurs produits dans un marché intérieur composé de différents kiosques érigés pour l’occasion au deuxième étage du centre commercial du mur-écran de Fermont, le 6 juin 2026. Un total de 18 jeunes y a offert leurs créations et leurs offres de services.

L’événement local était organisé par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau dans le cadre du mouvement panquébécois dont la mission est d’éduquer, d’inspirer, et d’habiliter les jeunes d’âge scolaire en créant des occasions d’entreprendre afin de changer le tissu social économique et entrepreneurial du Québec de demain. L’objectif est d’éveiller les jeunes à l’entrepreneuriat, de leur faire prendre conscience de l’importance de l’effort et du travail pour gagner de l’argent, d’apprendre tout en s’amusant, en leur donnant l’occasion de développer leur autonomie, leur confiance en eux, leur créativité, leur sens des responsabilités en plus de sensibiliser la population à l’entrepreneuriat.

L’agente responsable au développement économique à la MRC, Chantal Paquet, confie : « C’est toujours inspirant de voir de jeunes entrepreneurs transformer leurs idées en projets concrets. Après trois ans, nous constatons avec fierté l’évolution de leur confiance, de leur créativité et de leur esprit d’initiative. »

La relève entrepreneuriale a fait preuve de créativité pour présenter le fruit de son travail, qui incluait des denrées alimentaires, des créations originales, des fabrications artisanales et des idées et services innovants, sous la supervision de l’équipe de la MRC représentée par Chantal Paquet et Manon Abud. Un public nombreux est venu encourager les jeunes vendeurs avec qui il a pu discuter et qui ont grandement profité de cette expérience annuelle enrichissante. Voici les commerces qui étaient sur place : Audet-jeuner, Café chez Ludo, Choco Marième, Coco Chandelles, Créations MadDex, Jurassiques Poules Willow, La Patch Max, Les mini-douceurs du Nord, Les Plaisirs d’Émy, Les promenades du nord, Plantes Éco et Les Petits Potvin.

« La Grande journée des petits entrepreneurs » qui a vu le jour dans la ville de Québec en 2014 a présenté une édition québécoise dès l’année suivante en 2015 avec l’appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L’activité a rassemblé 12 000 jeunes entrepreneurs de 5 à 17 ans aux quatre coins du Québec en 2026.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

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Métaux critiques

Des projets miniers à proximité de Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le graphite est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur qui est utilisé notamment dans les anodes de batteries lithium-ion. Source photo : MRNF.

La ville de Fermont est au cœur de plusieurs projets visant l’extraction éventuelle de graphite, qui est notamment un minerai stratégique pour la filière de batteries de véhicules électriques. Le projet potentiel d’exploitation minière dans le périmètre du lac Carheil conduit par l’entreprise australienne Metals Australia et celui du secteur du lac Knife mené par Focus Graphite qui poursuivent leur essor.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte mondial où la demande pour les minéraux critiques et les solutions énergétiques associées est en forte croissance. La région située dans la Fosse du Labrador se positionne comme un territoire stratégique pour l’approvisionnement nord-américain en minéraux critiques grâce à l’avancement de ces deux initiatives. Dans un contexte mondial marqué par la croissance de la filière des batteries lithium-ion et par la volonté occidentale de réduire sa dépendance envers la Chine, les deux sociétés tentent de faire progresser leurs projets respectifs vers une éventuelle mise en production.

Le projet du lac Carheil, Lac Rainy Graphite, qui est détenu par Metals Australia par l’entremise de sa filiale Northern Resources est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la municipalité nordique. L’entreprise australienne, qui souhaite approvisionner le marché nord-américain en produits de graphite destinés principalement aux fabricants de véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie, affirme que des essais réalisés en Europe ont permis d’obtenir selon les essais réalisés pour la société un graphite sphérique purifié atteignant une pureté de 99,99 %, un niveau recherché par l’industrie. Selon les données publiées par la compagnie, la ressource minérale du gisement atteindrait environ 50 millions de tonnes à une teneur moyenne de 10,2 % de carbone graphitique total (TGC) représentant plus de 5 millions de tonnes de graphite contenu. La minière soutient que cette ressource positionnerait ce projet de graphite parmi les plus importants en développement au Canada en matière de combinaison entre tonnage et teneur. Le projet en phase avancée d’exploration et d’études techniques bénéficie aussi d’un appui gouvernemental. Québec a accordé une aide financière de 600 000 dollars dans le cadre du programme de soutien à la recherche et au développement minier. Les travaux récents se sont concentrés sur les forages, les essais métallurgiques et l’avancement d’une étude de préfaisabilité. Des études environnementales et sociales se déroulent en parallèle ainsi que l’analyse des infrastructures nécessaires au développement éventuel de la mine. Metals Australia mise également sur une stratégie intégrée visant non seulement l’extraction du minerai, mais aussi la transformation du graphite destiné au marché des batteries. La minière prévoit construire une raffinerie de graphite de haute pureté d’une capacité annuelle de transformation de 75 000 tonnes de concentré et d’une production de 51 000 tonnes/an  près de Baie-Comeau, un projet qui pourrait générer plus de 2 milliards de dollars canadiens en retombées économiques.

De son côté, Focus Graphite, qui concentre surtout ses efforts sur la transformation et les technologies de purification, demeure à un stade préliminaire. L’entreprise a annoncé, après plusieurs années de progression plus lente, une entente de développement conjoint avec la société technologique américaine Forge Nano, en avril 2026, afin d’évaluer l’utilisation de technologies de revêtement avancées sur le graphite naturel provenant du site du lac Knife. L’entreprise, qui n’a toujours pas franchi le cap du financement majeur nécessaire à la construction d’une mine, continue de promouvoir son projet situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la municipalité nordique. Le gisement est connu depuis plusieurs années pour la haute qualité de son graphite en paillettes et fait régulièrement partie des projets québécois identifiés comme stratégiques pour la transition énergétique. Après une longue période de relative discrétion, Focus Graphite semble avoir relancé certaines activités de développement au cours de la dernière année. En mars 2026, la société a annoncé le début officiel d’un programme pilote soutenu financièrement par Ressources naturelles Canada qui comprend le traitement d’un échantillon massif de minerai provenant de ce gisement afin de produire du graphite de très haute pureté qui est destiné à des essais industriels et à la validation technologique. L’entreprise bénéficie d’un financement fédéral pouvant atteindre 14,1 millions de dollars pour développer une technologie de purification thermique sans produits chimiques agressifs. Focus Graphite affirme vouloir positionner le Québec comme un futur fournisseur de graphite avancé destiné autant aux batteries qu’aux secteurs de l’aérospatiale et de la défense.

Malgré ces avancées, aucun des deux projets n’a encore franchi l’étape de la décision d’investissement ni obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires à une exploitation commerciale. Les sociétés minières demeurent tributaires du contexte géopolitique entourant les minéraux critiques, des marchés financiers et des prix du graphite. L’intérêt grandissant des gouvernements canadien et québécois pour le graphite et les matériaux de batteries contribue néanmoins à maintenir les projecteurs sur la Côte-Nord. L’accélération récente d’autres projets québécois de graphite démontre également que la filière pourrait connaître une importante expansion au cours des prochaines années.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Santé publique

Une assemblée publique de consultation

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors des discussions relatives à l’offre de services de santé et de services sociaux au Chalet de service de Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui souhaite mettre en œuvre un plan d’action collectif a tenu une consultation publique concernant les besoins et les réalités des communautés en matière de santé et de services sociaux sur l’ensemble du territoire nord-côtier. Le volet local, auquel une vingtaine de citoyens et de partenaires ont assisté, s’est déroulé au Chalet de service de la Ville de Fermont au 100, rue des Bâtisseurs, le 27 mai 2026.

La cheffe de service Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord, Hélène Martel, qui était sur place, s’est adressée aux participants afin de leur expliquer la démarche exploratoire qui souhaite cibler les difficultés et les obstacles que peuvent vivre les Fermontois, mais également les facteurs facilitants et des pistes de solutions destinées à orienter l’élaboration d’un plan d’action. La directrice adjointe à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation et éthique au CISSS régional, Danie Chamberland, a aussi prononcé une allocution tout comme le représentant de la Ville de Fermont, le conseiller municipal Kevin Morissette.

Mme Chamberland explique que : « l’un des buts de cet exercice, qui vise la construction d’un milieu de vie en bonne santé, est de mieux définir les besoins, les priorités, les préoccupations et les réalités des Fermontois qui doivent composer avec la distance et l’éloignement qui constituent un défi additionnel pour offrir des services et de s’assurer de leur accessibilité.

M. Morissette confie pour sa part : « En contexte nordique, la question de santé est primordiale. Nous avons toujours pu compter localement sur des services humains de grande qualité, ce qui est précieux pour une communauté comme Fermont. »

L’animation de la rencontre a été assurée par la conseillère stratégique pour la firme de services-conseils dans l’élaboration de stratégies participatives, MU Conseils, dont le siège social est situé à Baie-Comeau, Myriam Chênevert.

L’objectif de cette main tendue vers la communauté fermontoise est de ‘tâter le pouls de la population’ dans le cadre d’ateliers collaboratifs et interactifs abordant diverses thématiques afin de recueillir les commentaires, les idées et les réflexions des usagers et des partenaires du système de la santé relatifs à leurs besoins dans le domaine de la santé et les façons d’améliorer l’accessibilité aux services près de chez eux. Les groupes et les personnes invités étaient les élus et les responsables des municipalités, les organismes communautaires, les représentants des centres de la petite enfance, des écoles, des compagnies minières ainsi que toute personne intéressée à cette démarche.

En plus de l’accès aux services de santé, plusieurs sujets importants ont été abordés et les discussions ont porté notamment sur le développement des jeunes enfants, les maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension, et les maladies cardiaques, les saines habitudes de vie (alimentation, exercice, sommeil), la santé mentale et le vieillissement de la population.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • Action collective
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  • Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord
  • Chalet de service de Fermont
  • Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord
  • Consultation publique
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Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

par Éric Cyr

Alors que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador réfléchit à l’avenir du développement hydroélectrique du fleuve Churchill au Labrador, les acteurs socio-économiques du Labrador-Ouest rappellent qu’une question demeure fondamentale pour l’avenir de la région : l’accès à une capacité électrique suffisante pour soutenir la croissance communautaire et industrielle.

La récente publication du rapport d’un comité indépendant chargé d’examiner les perspectives du réseau hydroélectrique du fleuve Churchill a relancé les discussions sur les infrastructures énergétiques dans cette province. Toutefois, pour les entreprises du Labrador-Ouest, les préoccupations sont avant tout pratiques et concernent directement les besoins actuels et futurs du territoire. Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la disponibilité de l’électricité est devenue un facteur déterminant dans la réalisation de nombreux projets. Qu’il s’agisse de construction de logements, de développement d’infrastructures communautaires ou d’expansion industrielle, la capacité du réseau électrique influence désormais la faisabilité et les échéanciers de plusieurs investissements. L’Ouest du Labrador, dont l’économie repose largement sur l’exploitation minière, fait face à des besoins croissants en énergie. Les grandes sociétés minières présentes dans la région poursuivent leurs projets de modernisation et envisagent diverses initiatives liées à la décarbonation de leurs activités. À cela s’ajoutent les besoins des municipalités qui cherchent à accroître leur parc résidentiel afin d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée. Or, plusieurs intervenants estiment que les infrastructures actuelles pourraient difficilement répondre à une augmentation importante de la demande sans investissements additionnels dans le transport et la distribution d’électricité notamment grâce à la construction d’une ligne de transmission d’électricité supplémentaire de Churchill Falls vers l’Ouest du Labrador.

Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, le développement économique de la région demeure étroitement lié à la planification des infrastructures énergétiques et ne peut en être dissocié. L’organisation souligne également que la croissance résidentielle dépend elle aussi de la disponibilité des infrastructures essentielles. Dans un contexte où le logement demeure un défi majeur pour les employeurs de la région, la capacité à construire de nouvelles habitations est directement liée à la présence de services publics adéquats, notamment en matière d’alimentation électrique. Parmi les priorités identifiées par l’organisme économique figurent l’accélération de la planification des infrastructures de transport énergétique entre Churchill Falls et le Labrador-Ouest, l’augmentation des capacités de production et de transport d’électricité, ainsi qu’une plus grande prévisibilité concernant les échéanciers des futurs investissements. L’enjeu s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements provinciaux et fédéral encouragent le développement des minéraux critiques et la transition énergétique. Le Labrador possède d’importantes ressources naturelles qui pourraient bénéficier de cette conjoncture favorable. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que la disponibilité énergétique constitue désormais l’un des principaux prérequis à la réalisation de nouveaux projets industriels. Le rapport sur le fleuve Churchill rappelle d’ailleurs l’importance stratégique des ressources hydroélectriques du Labrador pour l’avenir économique de cette province. Bien que les discussions politiques entourant l’exploitation de ce potentiel se poursuivent, les représentants du milieu des affaires insistent sur la nécessité de traduire rapidement ces réflexions en investissements concrets. Pour la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la question n’est plus seulement de savoir si la demande énergétique augmentera, mais plutôt de s’assurer que les infrastructures seront prêtes lorsque les projets de développement se matérialisent. L’organisme, qui considère que la prévisibilité et une vision à long terme sont essentielles pour maintenir la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable de la région au cours des prochaines décennies, affirme qu’il poursuivra ses démarches auprès des gouvernements, de l’industrie et des partenaires régionaux afin de favoriser une planification coordonnée des infrastructures énergétiques.

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants arpentent le mur-écran lors du lancement officiel du parcours « Marcher le mur ».

Les citoyens de la région et les touristes qui viennent visiter la ville de Fermont seront heureux de pouvoir profiter d’une nouvelle attraction touristique gratuite qui a récemment été inaugurée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 26 mai 2026. Le parcours interactif de découverte du mur-écran « Marcher le mur » propose neuf stations relatant les particularités et l’historique de cet attribut incontournable qui se dévoilent à travers différents points d’information le long du trajet s’échelonnant sur 1,3 km.

L’agente de développement culturel et touristique à la MRC, Pascale Castilloux, qui a piloté les recherches d’archives et de documentations pour le projet mené de concert avec la firme de design d’expositions La bande à Paul, a présenté aux médias et aux partenaires locaux cette nouvelle offre touristique qui met en valeur ce symbole phare du milieu qui a acquis ses lettres de noblesse. Selon cette dernière, le concept de l’activité originale descriptive a vu le jour à la suite de commentaires de visiteurs émerveillés en découvrant pour la première fois le fameux mur-écran qui souhaitaient connaître de façon plus approfondie l’unicité de cet emblème architectural et culturel fermontois. « Cette initiative est issue d’une demande croissante des voyageurs pour une visite personnalisée du mur-écran. Quand on travaille à l’accueil de visiteurs ou qu’on échange avec ceux-ci, on peut constater à quel point le mur les fascine. Nous avons l’habitude de ne plus le voir puisqu’il fait partie du décor, mais on oublie que c’est une fierté collective », confie Mme Castilloux, qui est persuadée que cette addition, qui complète bien les expositions permanentes du 50e anniversaire de la Ville de Fermont, dans le centre L.-J. Patterson, et celle de l’historique de la municipalité en plus des récents travaux de rafraîchissement et des ajouts décoratifs d’ArcelorMittal, saura particulièrement plaire aux touristes.

L’agente au bureau d’information touristique local, Jennifer Bowman, a hâte de recueillir les impressions des vacanciers qui vont emprunter cet itinéraire intérieur idéal pour les jours de pluie. Ce dernier est agrémenté par un audioguide en français (une douzaine d’audioguides sont prêtés uniquement durant la saison estivale) avec lequel on peut entendre des anecdotes et des histoires à l’aide d’un casque d’écoute que les participants pourront emprunter au bureau touristique avant d’amorcer leur périple sur le circuit piétonnier. Un point d’arrêt est  conçu pour réaliser des autoportraits (égoportraits) à la neuvième station située à l’une des extrémités du bâtiment multifonctionnel à la fin de la randonnée éducative. Les personnes à mobilité réduite pourront parcourir exclusivement les stations 2 à 7.

Au « cœur » de Fermont

Véritable noyau spatio-temporel, le lieu mythique constitue un centre d’intérêt pour ceux qui souhaitent s’imprégner du mode de vie local. Ce rempart utilitaire qui scrute l’horizon depuis plus d’un demi-siècle ne manque pas de fasciner ceux qui le découvrent pour la première fois en arpentant son cœur. L’activité touristique est d’une durée approximative de 75 minutes et est offerte gratuitement. Une pièce d’identité avec photo est requise afin de garantir le retour de l’audioguide emprunté. « Marcher le mur vous fera connaître des histoires, des anecdotes sur ce lieu emblématique. Parcourez les stations colorées pour atteindre le bout du mur-écran et vous prendre en photo à destination en déclarant ‘J’ai fait le mur!’ » conclut Mme Castilloux.

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Nouvelle mairie

La Ville de Fermont achète un immeuble

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’édifice qui va accueillir les nouveaux bureaux municipaux.

La Ville de Fermont procédera à l’achat de l’ancien bâtiment de la Caisse Desjardins des Travailleuses et Travailleurs unis de Fermont, qui appartient actuellement à l’entreprise Construction & Expertise PG, pour un montant de près de 1,5 million de dollars, incluant le coût pour reconfigurer les espaces de bureaux, afin de le transformer en nouvel hôtel de ville. Le financement a été puisé dans le fonds de roulement de la municipalité et devrait être remboursé sur une période de dix ans.

L’administration municipale précédente avait pourtant choisi de ne pas utiliser son droit de préemption sur l’édifice de l’institution bancaire qu’elle aurait pu acquérir à un prix moindre à l’époque où elle a délaissé son comptoir de services, permettant ainsi aux contribuables fermontois d’économiser un bon montant d’argent. Après avoir pris connaissance de l’offre d’achat faite par Construction & Expertise PG, le conseil municipal avait à ce moment décidé de ne pas se procurer la bâtisse située au 100, rue de l’Hématite, tel que le lui permettait cet outil intégré en juin 2022 au Code municipal du Québec et à la Loi sur les cités et les villes et dont le coût grimpera inévitablement après les modifications et les rénovations qui devront être effectuées pour accueillir les nouveaux bureaux des employés municipaux.

Pourtant l’administration municipale dirigée alors par le maire Martin St-Laurent, souhaitant éviter les situations où un bien immobilier représentant un intérêt pour la municipalité aurait pu être vendu à un tiers sans qu’elle en soit préalablement informée, avait manifesté son intention d’avoir recours à son droit de préemption dans le cas de cette propriété immobilière locale qui appartenait alors à Desjardins et aurait pu décider de l’obtenir à un prix plus intéressant. L’Hôtel de Ville avait finalement retiré son droit de préférence stratégique lui permettant d’égaler l’offre d’achat soumise au propriétaire pour la vente de l’ancienne succursale bancaire pour lequel la municipalité avait indiqué vouloir exercer ce droit. En ce qui concerne le droit prioritaire de la Ville de devenir acquéreur du bâtiment qui abritait le point de service local de Desjardins, l’ancien maire St-Laurent avait confié que celui-ci a été abandonné au bénéfice du seul soumissionnaire, Construction & Expertise PG.

Les études commandées par la mairie concernant l’ancien emplacement anticipé pour la construction d’un nouvel hôtel de ville qui aurait été situé en face du bureau d’information touristique ne serviront donc pas puisque le lieu prévu a été modifié. Selon le directeur général de la Ville de Fermont, Claude Gagné, les montants investis dans ces analyses n’auront cependant pas été en vain puisque celles-ci auront permis de mieux évaluer cette possibilité qui n’a finalement pas été retenue en raison notamment du coût onéreux du projet qui s’élèverait à 17 M $ selon les estimations préliminaires de la firme spécialisée en architecture.

« Malgré la confirmation d’une subvention de 6,5 M $ consentie par le gouvernement du Québec [dont les fonds auraient été seulement disponibles en 2029] et une contribution financière d’ArcelorMittal [250 000 $] pour la construction de nouveaux bureaux pour la MRC et la Ville, le prix était trop élevé pour justifier ce choix et la municipalité a donc retenu une option qui répond mieux au budget qu’il est possible d’y consacrer en prenant en considération les finances publiques. » Ce dernier explique qu’il fallait prendre une décision irrévocable afin de permettre aux promoteurs du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr de finalement entreprendre les travaux de réaménagement des anciens locaux administratifs de la MRC et de la Ville dans le mur-écran pour les transformer en nouveau CPE.

« Cet endroit est bien situé. À premier abord, l’espace peut sembler exigu, mais une fois reconfiguré, incluant l’ajout d’un bureau pour le maire, l’environnement de travail devrait être adéquat », conclut M. Gagné, qui fait ressortir que l’un des avantages de ce site est que les terrains attenants appartiennent à la Ville et donc cela offre la possibilité d’un agrandissement éventuel si nécessaire et l’intégration limitrophe de nouveaux bureaux de la MRC qui pourraient peut-être potentiellement se greffer dans le secteur. Avant de finaliser l’achat, la Ville a exprimé ses besoins en espaces de bureaux à Expertise PG qui a accepté de réaliser certains travaux d’aménagement intérieur rapidement et d’en inclure le coût dans le prix de vente. La transaction devrait être officialisée sous peu par un acte notarié.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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