• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Retour en force et avec conviction

    Coalition Union 138

    Retour en force et avec conviction

  • Une surveillance accrue…

    Route nationale 389

    Une surveillance accrue…

  • Une première depuis quatre décennies

    Ministre originaire de la Côte-Nord

    Une 31 octobre, 2022

    Une première depuis quatre décennies

  • La Côte-Nord bascule…

    Élections Québec 2022

    La Côte-Nord bascule…

  • La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

    Côte-Nord

    La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

  • Lancement de la programmation annuelle

    hambre de commerce de Fermont

    Lancement de la programmation annuelle

  • Les journées de la culture  à Fermont

    Célébration culturelle

    Une 17 octobre, 2022

    Les journées de la culture à Fermont

  • Un pont à Tadoussac ça presse…

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Un pont à Tadoussac ça presse…

  • Blocus d’un chemin de fer

    Schefferville

    Blocus d’un chemin de fer

  • Congrès MINEx 2022 à Wabush

    Monde minier

    Congrès MINEx 2022 à Wabush

    • publications précédentes
    • publications plus récentes
Retour en force et avec conviction

Coalition Union 138

Retour en force et avec conviction

Une surveillance accrue…

Route nationale 389

Une surveillance accrue…

Une première depuis quatre décennies

Ministre originaire de la Côte-Nord

Une 31 octobre, 2022

Une première depuis quatre décennies

La Côte-Nord bascule…

Élections Québec 2022

La Côte-Nord bascule…

La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

Côte-Nord

La forteresse péquiste cède ou prépare une riposte ?

Lancement de la programmation annuelle

hambre de commerce de Fermont

Lancement de la programmation annuelle

Les journées de la culture  à Fermont

Célébration culturelle

Une 17 octobre, 2022

Les journées de la culture à Fermont

Un pont à Tadoussac ça presse…

Désenclavement de la Côte-Nord

Un pont à Tadoussac ça presse…

Blocus d’un chemin de fer

Schefferville

Blocus d’un chemin de fer

Congrès MINEx 2022 à Wabush

Monde minier

Congrès MINEx 2022 à Wabush

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Droits linguistiques

En croisade pour faire respecter ses droits

par Éric Cyr

Fervent adepte de la langue française, Michel Thibodeau a passé une partie de son enfance et son adolescence dans la défunte ville de Gagnon dans le Nord-du-Québec et aussi à Labrador City où il était déjà impliqué au sein de l’Association francophone du Labrador. Ce dernier est devenu par la force des choses un champion en matière de respect des droits linguistiques au pays.

L’homme, dont le père a fondé la Chambre de commerce de Fermont, est un ancien fonctionnaire fédéral qui a des racines acadiennes au Havre-Saint-Pierre. Il admet qu’il doit certainement être l’un des plus opiniâtres défenseurs de la langue de Molière parmi les francophones hors Québec. Celui-ci fait preuve de ténacité exemplaire depuis une mésaventure en 2000 où lui et sa conjointe ont pris un avion commercial entre Montréal et Ottawa dans lequel il a commandé une boisson gazeuse à une agente de bord unilingue, qui a été incapable d’offrir un service en français. Constatant également que les annonces de vol faites par les membres d’équipage étaient aussi uniquement en anglais, il a demandé à parler au capitaine. À la suite de cet événement, des policiers l’attendent à son atterrissage dans la capitale fédérale où il habite. Se sentant lésé et voulant défendre sa réputation, le père de famille se bat depuis avec acharnement afin de s’assurer que les droits de la minorité linguistique au Canada sont bien protégés.

Des convictions inébranlables

Considérant que l’entreprise Air Canada est assujettie à la Loi sur les langues officielles en tant qu’ancienne société d’État et est donc tenue d’offrir un service en français, M. Thibodeau et son épouse Lynda entament des démarches juridiques et accumulent les plaintes auprès du commissaire aux langues officielles contre le transporteur aérien. Plus d’une décennie plus tard, en 2011, un jugement de la Cour fédérale donne raison aux plaignants, en caractérisant de systémique les problèmes de non-respect de la loi par Air Canada, qui a de façon répétée manqué à ses obligations en interprétant la loi de façon réductrice. La Cour d’appel casse partiellement cette décision l’année suivante, en 2012. Qu’à cela ne tienne, les deux irréductibles portent l’affaire jusqu’à la Cour suprême du Canada, qui tranche finalement la question dans un jugement rendu en 2014, où Air Canada obtient gain de cause. Le plus haut tribunal statue que la Loi sur les langues officielles n’a pas préséance sur la Convention de Montréal qui régit déjà les dédommagements qui peuvent être exigés par les passagers de vols internationaux. La décision de la Cour suprême fait en sorte que les passagers n’ont droit à aucune compensation financière pour violation de leurs droits linguistiques sur des vols internationaux. Cependant, selon l’interprétation de la plus haute instance judiciaire au pays, la violation des droits linguistiques sur les vols intérieurs peut donner droit à des dommages-intérêts selon la Loi sur les langues officielles.

Question de principe

M. Thibodeau, qui souhaite s’assurer que la langue française et les droits de ses locuteurs sont respectés au sein de l’appareil fédéral, a récidivé jusqu’en Cour fédérale dans un autre dossier à propos de fontaines d’eau potable de la colline du Parlement à Ottawa dont les boutons métalliques ne comportent qu’une mention « push » en anglais et en braille sans son équivalent de « pousser » en français. La Cour fédérale a conclu en novembre dernier que ses droits linguistiques avaient été brimés. Le Sénat du Canada ne portera pas la décision en appel.

Selon M. Thibodeau : « C’est une grande victoire pour tous les francophones du pays. La Cour fédérale a répété, encore une fois, que les droits linguistiques existent et qu’ils doivent être protégés. Mon message aux francophones est celui-ci : il faut se tenir debout, il faut se battre et défendre notre droit de vivre en français dans ce pays qui est aussi le nôtre. »

Partager

Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

  • Air Canada
  • Cour fédérale
  • Cour suprême du Canada
  • Droits linguistiques
  • Gouvernement fédéral
  • Langue française
  • Loi sur les langues officielles
  • Michel Thibodeau
  • Sénat du Canada

Publié sur le site le 16 décembre 2019

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.