Désenclavement de la Côte-Nord
Le Parti québécois réitère son engagement
par Éric Cyr
Le Parti québécois (PQ) a tenu à officialiser à nouveau son engagement en faveur de l’érection d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay à son embouchure à Tadoussac, la porte d’entrée de la Côte-Nord, à la suite d’informations qui circulaient laissant entendre le contraire.
Selon le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est déjà engagé à l’égard d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, le Parti québécois ne recule pas sur sa promesse de la construction d’un pont reliant Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac.
Remettre les pendules à l’heure
Le porte-parole péquiste en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, abonde dans le même sens en expliquant que la position du Parti québécois est claire et n’a pas changé. Selon ce dernier, les orientations qui ont été adoptées récemment lors du congrès d’orientation de cette formation politique ne faisaient pas l’énumération exhaustive de chacun des projets d’infrastructures que le PQ veut concrétiser d’où la rumeur. « Les projets particuliers ne sont pas énumérés dans le projet national. Nous voulons investir de façon responsable dans les infrastructures, comme la rénovation de certains hôpitaux vétustes et le réseau routier, et nous sommes favorables au désenclavement du territoire nord-côtier grâce à l’édification d’un pont à Tadoussac. J’ai moi-même proposé une motion à l’Assemblée nationale du Québec afin que celle-ci reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire au désenclavement de ce territoire. À la suite de cette initiative du Parti québécois, les élus ont adopté une résolution à ce sujet, à l’unanimité, le 26 mars 2025 », confie le député madelinot qui précise que la plateforme de la formation politique réitérera à nouveau cet engagement historique et qu’un gouvernement du Parti québécois fera preuve de transparence en dévoilant les plus récentes études relatives à l’édification d’un pont à Tadoussac contrairement au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui prétend qu’une telle réalisation architecturale nécessiterait un investissement de 4 milliards de dollars, tout en refusant de divulguer les documents qui en viennent à cette conclusion. « À l’inverse de la CAQ, qui repousse sans cesse l’échéancier de ce projet qui est maintenant rendu à 2030, nous allons donner l’heure juste à ce sujet aux citoyens nord-côtiers qui souhaitent de façon légitime un désenclavement de leur région et qui ont le droit de connaître les résultats des analyses financées par les fonds publics », conclut le député Arseneau.
Le premier ministre du Québec, François Legault, qui a annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat comme chef du parti qu’il a fondé, la CAQ, le 14 janvier dernier, avait dit lors de la dernière campagne électorale qu’il avait « un préjugé favorable pour un pont ». Force est de constater que le dossier n’a pas beaucoup progressé depuis.