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Pont sur le Saguenay

La nouvelle première ministre interpellée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des acteurs du milieu socio-économique veulent bâtir des ponts avec la nouvelle première ministre du Québec. De gauche à droite : le représentant de l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord, Antonio Hortas, le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, sa coordonnatrice Marjorie Deschênes, l’ancien préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, le chef du Conseil de la Première Nation des Innus d’Essipit, Martin Dufour, et le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert. Source photo  : Union 138

La Coalition Union 138 a invité, au lendemain de son élection, la nouvelle première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, à agir rapidement dans le dossier de la construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac sur la Côte-Nord.

La Coalition Union 138, qui milite activement et vigoureusement pour le désenclavement de la Côte-Nord, a comme principal cheval de bataille l’édification d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay ainsi que le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, juge qu’il est d’une nécessité absolue d’ériger cet ouvrage d’art. Le rassemblement qui réunit des décideurs et des intervenants des milieux économique, politique et syndical, des représentants des Premières Nations innues de cette région ainsi que la Société du pont sur le Saguenay, estime que la population nord-côtière a le droit, comme toutes les autres régions du Québec, de pouvoir compter sur un lien terrestre permanent afin d’assurer la fluidité de la mobilité des personnes et des marchandises sur son territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Un engagement officiel

La Coalition Union 138 n’a pas hésité à rappeler à Mme Fréchette ses déclarations concernant le pont sur le Saguenay. Le porte-parole de la Coalition Union 138, l’ancien président du Conseil central de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est devenu par la suite préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, Guillaume Tremblay, considère que les citoyens nord-côtiers méritent beaucoup mieux et qu’il est plus que temps pour la région d’obtenir du gouvernement des engagements concrets pour la construction d’un pont. Celui-ci sollicite l’assurance formelle en ce sens de la première ministre du Québec qui doit selon lui adopter une position plus convaincante à ce sujet. « Son prédécesseur disait avoir un préjugé favorable pour un pont et elle a parlé de 2030 ou alors lorsque le moment sera propice. C’est insuffisant. Ce n’est pas assez ! », affirme M. Tremblay qui a pour objectif de profiter de la prochaine campagne électorale québécoise à l’automne pour faire en sorte de s’assurer que les formations politiques prennent des engagements précis et sans équivoque à ce sujet.

« Le dévoilement des plus récentes études commandées par le précédent gouvernement caquiste n’est pas une priorité pour nous. Ce que nous voulons c’est un pont et un échéancier détaillé le plus tôt possible. Nous avons assez attendu. Un moment donné, il va falloir bouger et passer des études à l’action », conclut avec détermination le porte-parole du regroupement.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Désenclavement de la Côte-Nord

Le Parti québécois réitère son engagement

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le porte-parole des transports au Parti québécois, Joël Arseneau, confirme la nécessité d’un pont à Tadoussac. Source photo : PQ.

Le Parti québécois (PQ) a tenu à officialiser à nouveau son engagement en faveur de l’érection d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay à son embouchure à Tadoussac, la porte d’entrée de la Côte-Nord, à la suite d’informations qui circulaient laissant entendre le contraire.

Selon le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est déjà engagé à l’égard d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, le Parti québécois ne recule pas sur sa promesse de la construction d’un pont reliant Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac.

Remettre les pendules à l’heure

Le porte-parole péquiste en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, abonde dans le même sens en expliquant que la position du Parti québécois est claire et n’a pas changé. Selon ce dernier, les orientations qui ont été adoptées récemment lors du congrès d’orientation de cette formation politique ne faisaient pas l’énumération exhaustive de chacun des projets d’infrastructures que le PQ veut concrétiser d’où la rumeur. « Les projets particuliers ne sont pas énumérés dans le projet national. Nous voulons investir de façon responsable dans les infrastructures, comme la rénovation de certains hôpitaux vétustes et le réseau routier, et nous sommes favorables au désenclavement du territoire nord-côtier grâce à l’édification d’un pont à Tadoussac. J’ai moi-même proposé une motion à l’Assemblée nationale du Québec afin que celle-ci reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire au désenclavement de ce territoire. À la suite de cette initiative du Parti québécois, les élus ont adopté une résolution à ce sujet, à l’unanimité, le 26 mars 2025 », confie le député madelinot qui précise que la plateforme de la formation politique réitérera à nouveau cet engagement historique et qu’un gouvernement du Parti québécois fera preuve de transparence en dévoilant les plus récentes études relatives à l’édification d’un pont à Tadoussac contrairement au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui prétend qu’une telle réalisation architecturale nécessiterait un investissement de 4 milliards de dollars, tout en refusant de divulguer les documents qui en viennent à cette conclusion. « À l’inverse de la CAQ, qui repousse sans cesse l’échéancier de ce projet qui est maintenant rendu à 2030, nous allons donner l’heure juste à ce sujet aux citoyens nord-côtiers qui souhaitent de façon légitime un désenclavement de leur région et qui ont le droit de connaître les résultats des analyses financées par les fonds publics », conclut le député Arseneau.

Le premier ministre du Québec, François Legault, qui a annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat comme chef du parti qu’il a fondé, la CAQ, le 14 janvier dernier, avait dit lors de la dernière campagne électorale qu’il avait « un préjugé favorable pour un pont ». Force est de constater que le dossier n’a pas beaucoup progressé depuis.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Baie-Sainte-Catherine
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Publié sur le site le 3 février 2026

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Pont à Tadoussac

Le Parti québécois revient à la charge

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le député Arseneau du Parti québécois réclame de la transparence au sujet du pont. Source photo : gracieuseté.

Le Parti québécois (PQ) a une fois de plus réitéré l’importance du désenclavement de la Côte-Nord, un dossier qu’il juge prioritaire pour les citoyens nord-côtiers, ce qui inclut la construction d’un pont enjambant la rivière Saguenay à son embouchure à la hauteur de Tadoussac, en forçant la main à la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le porte-parole en matière de transports et de mobilité durable pour le Parti québécois, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, a déposé au nom de sa formation politique une motion à l’Assemblée nationale du Québec, le 26 mars 2025, demandant au gouvernement Legault de dévoiler l’étude d’opportunité sur le pont sur le Saguenay et de s’engager à le construire. La Coalition avenir Québec a finalement voté en faveur de cette motion, mais rappelons que la CAQ tarde toujours à clarifier ses intentions et n’a toujours pas offert d’échéancier plusieurs mois après avoir promis de divulguer l’étude.

Voici la motion présentée par le Parti québécois qui a été adoptée à l’Assemblée nationale du Québec.

« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire pour son désenclavement ;

Qu’elle prenne acte du large consensus et de la mobilisation citoyenne autour de ce projet ;

Qu’elle souligne que le gouvernement a en sa possession l’étude d’opportunité ;

Que l’Assemblée nationale demande par conséquent au gouvernement de s’engager à construire un pont sur le Saguenay. »

Le député madelinot péquiste conclut : « En votant pour cette motion, le gouvernement de la CAQ s’est engagé à rendre cette étude publique et il doit le faire sur le champ ! Le contenu de l’étude peut et doit être révélé sans délai. Nous savons qu’ils l’ont obtenue dans les derniers mois, ils ne le nient pas. »

La sortie de l’étude sur l’éventuelle construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac commandée par le gouvernement Legault devait à l’origine être dévoilée en 2023 et a depuis été constamment repoussée aux calendes grecques par les caquistes.

 

Pont sur le Saguenay

La CAQ fait poireauter les Nord-Côtiers

Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, accuse le gouvernement Legault d’avoir fait perdre leur temps aux Nord-Côtiers dans le dossier de l’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac en plus d’avoir rompu sa promesse. L’élu péquiste a réclamé, le 3 avril 2025, la publication immédiate des études demandées par l’Assemblée nationale du Québec en révélant que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a refusé d’y donner accès.

Selon la formation indépendantiste, après avoir multiplié les déclarations positives et avoir laissé entendre pendant des années qu’elle mettrait en chantier un pont sur le Saguenay, la CAQ a rompu la confiance que lui avait accordée la population de la Côte-Nord en remettant aux calendes grecques le projet.

Pause jusqu’en 2030

« Y a-t-il quelqu’un qui croit encore que la CAQ va réaliser le pont alors qu’elle nous confirme qu’il n’y aura pas un sou de mis dans le projet d’ici cinq ans ? L’historique des déclarations caquistes témoigne des nombreuses pirouettes faites par le gouvernement Legault dans ce dossier crucial pour la Côte-Nord. Le report à 2030, annoncé le 2 avril sans tambour ni trompette, s’ajoute au report du dévoilement des études et l’ajout perpétuel d’étapes d’évaluation. Le lien de confiance envers ce gouvernement et ses représentants est brisé à notre avis », affirme Joël Arseneau. La CAQ a récemment voté en faveur d’une motion l’engageant à réaliser le projet et à dévoiler les études. Aujourd’hui, il est clair que la valeur de cet engagement est réduite à néant.

L’art de rire du peuple

« Récapitulons : en 2021, ça s’en venait pour 2022 ; en 2022, ça s’en venait pour 2023 ; en 2023, ça s’en venait pour 2024 ; en décembre 2024 ça s’en venait pour janvier 2025, en janvier ça s’en venait au courant de l’hiver ; en mars, ça s’en venait bientôt ; puis finalement, en avril ça ira à 2030 ! C’est une farce qui a fait perdre près de sept ans aux Nord-Côtiers qui s’attendent à plus de franchise. Aujourd’hui, ils réalisent qu’Yves Montigny (adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque) a utilisé sa caution morale en tant que promoteur du pont sur le Saguenay pour laisser entendre que la CAQ irait de l’avant alors que c’était faux. Que valent sa parole et celles de ses collègues si à chaque échéance qu’ils se sont eux-mêmes fixée, une nouvelle étape, un nouveau report est apparu ? », questionne ironiquement le parlementaire péquiste qui demande aux deux députés caquistes de la Côte-Nord d’avoir le courage d’expliquer la décision de leur gouvernement de vive voix dans les médias. « Ils acceptent toujours de commenter le dossier et n’hésitent pas à répliquer à nos propos. Cette fois-ci plus que toute autre, M. Montigny et Mme Champagne-Jourdain (ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis) ne peuvent pas se défiler, ils ont l’obligation de répondre aux questions, notamment sur ce que contient l’étude ».

Sacrifier la Côte-Nord

Pour en avoir le cœur net, le Parti québécois a demandé, via la loi sur l’accès à l’information, de nombreux documents et les études qu’a en main le gouvernement Legault qui a refusé, le 26 février, de remettre ces études et ne les a toujours pas dévoilées bien qu’il se soit engagé à le faire. « Je le répète : rendre publique l’étude sur le pont peut être fait sans délai ! Nous savons qu’ils l’ont obtenue, ils ne le nient pas et manifestement ils ont pris leur décision. Le gouvernement de la CAQ s’est engagé à divulguer le contenu de cette étude, il doit le faire sur le champ », exige Joël Arseneau qui en conclut que la Coalition avenir Québec a choisi une fois de plus le troisième lien à Québec plutôt qu’un lien pour désenclaver la Côte-Nord. « Si le motif est vraiment financier, que le pont sur le Saguenay est vraiment sur pause en raison du contexte économique tout comme d’autres projets, comment le gouvernement explique-t-il alors que le nouveau lien entre Québec et Lévis n’est pas mis sur pause ? La réalité, c’est que le gouvernement caquiste a fait un choix politique, celui de favoriser ce projet au détriment de la Côte-Nord ».

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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Désenclavement de la Côte-Nord

La CU138 à la rencontre du premier ministre

par Éric Cyr

Source photo : CU138

La Coalition Union 138 (CU138) a profité du passage sur la Côte-Nord du premier ministre québécois, François Legault, dans le cadre de l’inauguration du complexe hydroélectrique de la Romaine à Havre-Saint-Pierre, le 12 octobre dernier, pour tenir un événement de sensibilisation et de visibilité relatif au besoin primordial d’édifier une autre construction afin de relier par voie terrestre la région coupée du reste du Québec.

Le premier lien

Des représentants de la CU138 ont déployé la bannière « Mamu un pont entre nous » en marge de l’événement médiatique d’envergure afin que l’étendard symbolique soit bien en vue. L’intention était de signifier, une fois de plus, au chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) en déplacement pour une très rare fois sur la Côte-Nord que le projet d’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh à Tadoussac est essentiel et constitue toujours une priorité régionale appuyée par l’ensemble des élus du territoire nord-côtier et les chefs des communautés innues. Cette action s’inscrit dans le cadre du plan de mobilisation qui a pour objectif de faire ressortir la nécessité de construire un premier lien reliant la Côte-Nord au Québec.

Scénario inéluctable

Le porte-parole de la CU138, Guillaume Tremblay, considère que selon toute logique le scénario consistant à bâtir un pont qui relierait Tadoussac à Baie-Sainte-Catherine et qui est envisagé depuis de multiples décennies est nécessaire. Ce dernier réitère l’importance de saisir chaque occasion de sensibiliser le gouvernement du Québec au sujet de l’édification d’un pont enjambant la rivière Saguenay à cet endroit jusqu’à la concrétisation de l’ouvrage architectural en soulignant l’importance stratégique de cet axe de transport régional.

« Ce projet rejoint autant les élus régionaux, les communautés autochtones, le milieu économique que la population. Nos décideurs doivent reconnaître que cette infrastructure s’inscrit dans une vision et une volonté de développement capitale pour la région ».

Alignement des astres ?

Il semble exister une conjonction de facteurs favorables puisque la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, qui est aussi députée de Duplessis et l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, tous deux de la CAQ, se sont dit en faveur du projet. Le premier ministre du Québec, François Legault, a confié avoir « un préjugé favorable pour le pont ». L’avenir nous dira si cette synchronisation est véritable.

La Coalition Union 138 qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un tel ouvrage d’art est soutenue par les communautés innues du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, ainsi que la Société du Pont sur le Saguenay et ses revendications sont appuyés par une majorité de citoyens.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Pont à Tadoussac

Une délégation s’invite à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

Source photo : Coalition Union 138

Dans le cadre de la campagne « Mamu un pont entre nous », une importante délégation de la Coalition Union 138, qui milite activement pour promouvoir l’amélioration des infrastructures de la route 138, unique voie d’accès, chemin touristique et trajet commercial desservant Charlevoix et la Côte-Nord, en commençant par l’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh à Tadoussac, a déroulé son impressionnante banderole et s’est installée devant l’Assemblée nationale à Québec, du 1er au 2 juin 2022, afin de se faire entendre.

La cohorte, qui a aussi organisé une conférence de presse pour l’occasion, était soutenue et accompagnée par de nombreux alliés, membres et partenaires incluant les communautés innues du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des Chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, la Société du Pont sur le Saguenay ainsi que par des élus, des organismes et des entreprises de la Côte-Nord. L’alliance, qui compte aussi des appuis dans Charlevoix, prône le désenclavement de la Côte-Nord qui doit impérativement se faire par la construction d’un pont franchissant cette voie d’eau.

Un levier politique

La Coalition Union 138 souhaite obtenir un engagement des représentants des différents partis politiques au sujet de la construction d’un premier lien pour la Côte-Nord avant la prochaine élection et a convié les politiciens de toutes allégeances à venir visiter cette région et à constater l’unanimité qui règne autour de ce projet en rencontrant les leaders politiques et économiques nord-côtiers sur place. Il y avait notamment la présidente des MRC de la Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil, les préfets de la Minganie, Luc Noël, et de Manicouagan, Marcel Furlong, les maires de Portneuf-sur-Mer, Jean-Maurice Tremblay, des Escoumins, André Desrosiers, de Ragueneau, Raymond Lavoie, de Baie-Comeau, Yves Montigny et de Port-Cartier, Alain Thibault ainsi que la mairesse de Sacré-Cœur, Lise Boulianne, et le président de l’Alliance des Chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, Antonio Hortas. Des représentants autochtones étaient aussi de la partie incluant le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, le grand chef de la Première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Jacques Tremblay, ainsi que le chef de la Première nation innue d’Essipit, Martin Dufour.

Un premier lien

Le message semble avoir été entendu par au moins une formation politique qui a osé se mouiller lors de cette manifestation, à laquelle le public pouvait assister. Des personnalités influentes du Parti québécois, incluant son chef, Paul St-Pierre Plamondon, et son leader parlementaire, le député nord-côtier de la circonscription de René-Lévesque, Martin Ouellet, avaient annoncé la veille qu’ils iraient rencontrer les représentants nord-côtiers durant leur passage à Québec afin de démontrer leur soutien à cette cause légitime et ils ont tenu parole tout en invitant les élus des autres partis à faire de même et en expliquant la solution proposée par le Parti québécois pour concrétiser cet ouvrage d’art sur le Saguenay. D’autres élus plus timides se sont aussi finalement déplacés comme le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime et le député du Pontiac en Outaouais, André Fortin, du Parti libéral du Québec.

La CAQ brille par son absence

Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay confie : « Nous avons exposé lors de discussions et sur des pancartes les attraits et la contribution de la Côte-Nord au développement économique du Québec dont l’hydroélectricité, les ressources forestières et minières ainsi que celles des pêches sans oublier l’apport des alumineries. Nous souhaitons obtenir des engagements fermes pour la construction d’un pont sur le Saguenay/Shekutamitsh. L’attente dure depuis trop longtemps. Il est plus que temps d’investir dans ce projet bénéfique pour tout le Québec. » 

L’événement était aussi l’occasion de faire valoir les enjeux d’accès au territoire et les préoccupations environnementales notamment pour la sauvegarde des bélugas présents dans le fjord. La Coalition Union 138 a l’intention de poursuivre la démarche et entend maintenir ses actions populaires et ses moyens de sensibilisation et de pression jusqu’à ce que des engagements clairs, nets et précis soient pris par tous les partis politiques québécois avant la prochaine élection prévue à l’automne. « Fini les vœux pieux, on veut du concret ! », conclut Guillaume Tremblay qui s’est dit très déçu que la Coalition avenir Québec (CAQ) n’ait pas daigné venir discuter avec les représentants de la Coalition Union 138 qui campaient devant leur lieu de travail à l’exception du ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, qui est venu simplement saluer les représentants des Premières Nations par politesse.

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Publié le 20 juin, 2022, dans la publication : Numéro_12 Volume_40

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Publié sur le site le 16 juin 2022

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