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Intervenants communautaires

Mobilisation et mouvement de grève

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les quatre représentantes du milieu communautaire fermontois qui se sont rendues à Québec afin de participer au ralliement national et de témoigner de leur soutien à cette cause.

Le regroupement « Le communautaire à boutte » a réagi au plus récent budget du gouvernement du Québec qu’il juge décevant en organisant deux semaines de grève auxquelles ont pris part des milliers de travailleurs du milieu communautaire, du 23 mars au 2 avril 2026. Cette action concertée s’est conclue par une importante manifestation de milliers de groupes de tous les secteurs d’activités qui ont convergé devant l’Assemblée nationale à Québec lors de la dernière journée de François Legault en tant que premier ministre.

L’ensemble des multiples organisations du milieu communautaire, plus de 1800 organismes autonomes, qui se sont regroupées dans le cadre de ce mouvement national de grève et de revendications et qui ont adhéré à cette démarche pour réclamer une reconnaissance de leur rôle essentiel au sein de la société déplore que les conditions de travail se dégradent chez les groupes communautaires alors que les besoins explosent. En effet, les demandes d’aide augmentent et sont de plus en plus complexes au moment où les organisations associatives s’épuisent. Les équipes, majoritairement des femmes, se retrouvent surchargées et en situation de précarité financière parce que les subventions gouvernementales sont insuffisantes.

Selon les représentants de ce collectif qui sollicite le respect du gouvernement et dont l’objectif est de lui faire comprendre la nécessité d’un financement adéquat, le communautaire constitue un pilier indispensable de la société et l’urgence est réelle et généralisée. Ceux-ci considèrent que la transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression et à l’approche de la prochaine élection au Québec ces derniers ont bien l’intention de multiplier les occasions de faire entendre les revendications de leurs membres afin que le prochain gouvernement québécois y réponde adéquatement puisque l’actuel gouvernement au pouvoir n’a pas pris en considération leurs propositions et leurs suggestions.

La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) et la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) ont adhéré à ce ralliement qui s’inscrit dans une série d’interventions conjointes que les deux instances mènent pour protéger l’autonomie des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS).

La mouvance « Le communautaire à boutte » a eu des échos dans toutes les régions du Québec jusque sur la Côte-Nord et à Fermont. La directrice générale de la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), Marie-Pier Thériault, a participé à la mobilisation régionale dans le cadre de son passage à Baie-Comeau. Une délégation de quatre ambassadrices de la MAHF s’est aussi déplacée dans la région de la Capitale-Nationale, le 2 avril dernier, afin de se joindre au rassemblement panquébécois en face de l’Assemblée nationale. D’autres actions sont à prévoir en vue de la prochaine élection à l’automne.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • Assemblée-Nationale à Québec
  • Coalition des tables régionales d’organismes communautaires
  • Essentiel
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  • François Legault
  • Gouvernement du Québec
  • Grève
  • Intervenants communautaires
  • La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
  • Le communautaire à boutte
  • Manifestation
  • Mobilisation
  • Organismes autonomes
  • Premier ministre
  • Québec
  • Ralliement
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  • Société
  • Travailleurs du milieu communautaire

Publié sur le site le 10 avril 2026

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Désenclavement de la Côte-Nord

Le Parti québécois réitère son engagement

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le porte-parole des transports au Parti québécois, Joël Arseneau, confirme la nécessité d’un pont à Tadoussac. Source photo : PQ.

Le Parti québécois (PQ) a tenu à officialiser à nouveau son engagement en faveur de l’érection d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay à son embouchure à Tadoussac, la porte d’entrée de la Côte-Nord, à la suite d’informations qui circulaient laissant entendre le contraire.

Selon le chef de la formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est déjà engagé à l’égard d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, le Parti québécois ne recule pas sur sa promesse de la construction d’un pont reliant Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac.

Remettre les pendules à l’heure

Le porte-parole péquiste en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, abonde dans le même sens en expliquant que la position du Parti québécois est claire et n’a pas changé. Selon ce dernier, les orientations qui ont été adoptées récemment lors du congrès d’orientation de cette formation politique ne faisaient pas l’énumération exhaustive de chacun des projets d’infrastructures que le PQ veut concrétiser d’où la rumeur. « Les projets particuliers ne sont pas énumérés dans le projet national. Nous voulons investir de façon responsable dans les infrastructures, comme la rénovation de certains hôpitaux vétustes et le réseau routier, et nous sommes favorables au désenclavement du territoire nord-côtier grâce à l’édification d’un pont à Tadoussac. J’ai moi-même proposé une motion à l’Assemblée nationale du Québec afin que celle-ci reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire au désenclavement de ce territoire. À la suite de cette initiative du Parti québécois, les élus ont adopté une résolution à ce sujet, à l’unanimité, le 26 mars 2025 », confie le député madelinot qui précise que la plateforme de la formation politique réitérera à nouveau cet engagement historique et qu’un gouvernement du Parti québécois fera preuve de transparence en dévoilant les plus récentes études relatives à l’édification d’un pont à Tadoussac contrairement au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui prétend qu’une telle réalisation architecturale nécessiterait un investissement de 4 milliards de dollars, tout en refusant de divulguer les documents qui en viennent à cette conclusion. « À l’inverse de la CAQ, qui repousse sans cesse l’échéancier de ce projet qui est maintenant rendu à 2030, nous allons donner l’heure juste à ce sujet aux citoyens nord-côtiers qui souhaitent de façon légitime un désenclavement de leur région et qui ont le droit de connaître les résultats des analyses financées par les fonds publics », conclut le député Arseneau.

Le premier ministre du Québec, François Legault, qui a annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat comme chef du parti qu’il a fondé, la CAQ, le 14 janvier dernier, avait dit lors de la dernière campagne électorale qu’il avait « un préjugé favorable pour un pont ». Force est de constater que le dossier n’a pas beaucoup progressé depuis.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Baie-Sainte-Catherine
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  • Député des Îles-de-la-Madeleine
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  • Parti québecois
  • Paul St-Pierre-Plamondon
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Publié sur le site le 3 février 2026

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Guerre commerciale

Le Québec en mode riposte

par Éric Cyr

Dans une rare déclaration ministérielle prononcée au Salon rouge de l’Assemblée nationale, le 4 février 2025, le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu à faire le point sur la menace tarifaire imposée par le président américain Donald Trump qui plane sur l’économie du Québec en s’adressant aux élus. Le discours prononcé a laissé planer un doute auprès des autres formations politiques qui ne se sont pas mises au diapason de ces belles paroles.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a critiqué l’approche de la Coalition avenir Québec (CAQ), en dénonçant son manque de coopération et de collaboration avec les autres partis. « Dès le 9 janvier, nous avons offert au gouvernement du Québec de former une Équipe Québec qui inclurait les oppositions, les acteurs économiques et les experts de sorte à parler d’une seule voix et coordonner les préoccupations comme les propositions. La CAQ a balayé du revers de la main cette proposition et a préféré mener les négociations seule, ce qui n’a pas empêché le Parti québécois de faire des propositions. Constatant que nous ne disposons d’aucune information de la part du gouvernement et que les actions de la CAQ demeurent très opaques, nous souhaitons éviter les erreurs de la pandémie de même que prévenir les décisions précipitées qui pourraient causer plus de tort que d’apaisement de la situation. »

Le PQ a énoncé des constats et se pose des questions fondamentales qu’il juge importantes dans les circonstances.

– La première vague de contre-tarifs annoncés par le gouvernement du Canada ne représente que le 1/10 de la valeur de nos importations des États-Unis. Il ne s’agit donc pas d’une mesure aussi forte que ce qu’on a bien voulu nous présenter ; cette première phase n’entraînera pas nécessairement une onde de choc ni de grandes remises en question immédiates aux États-Unis. Les revenus générés par ces tarifs ne suffiront bien évidemment pas à pallier les pertes générées par cette guerre commerciale.

– Nous ne savons toujours pas ce qu’il est advenu de la demande de François Legault voulant que les tarifs soient redistribués pour soutenir les entreprises dans chaque province plutôt que d’être versés dans le budget consolidé du gouvernement du Canada.

– La question est essentielle, car Québec vient de faire le pire déficit de son histoire à 11 milliards, notamment parce que la CAQ a dépensé sans compter au cours des dernières années. Ce déficit est grave au point d’amener le gouvernement à faire des coupures dans toutes les directions depuis quelques mois : en santé, en éducation et dans les services sociaux. Le Québec n’a donc pas de marge de manœuvre et risque de voir ses revenus diminuer en cas de récession. Augmenter ce déficit pourrait causer une décote du Québec, ce qui nous entraînerait dans une spirale vers le bas et avec elle notre coût d’emprunt ne cessera d’augmenter.

– Bâtir des barrages et d’autres projets d’Hydro-Québec n’est pas une solution immédiate et directe à une éventuelle crise économique que la situation actuelle pourrait provoquer. L’affirmation de François Legault indiquant que « l’immense chantier d’Hydro-Québec va nous aider à créer des emplois qui vont remplacer ceux qui sont perdus » ne tient pas la route. Il faut compter un minimum de
5 ans avant que se crée un seul emploi dans des projets d’infrastructure de cette nature. Stimuler les projets énergétiques n’est pas pour autant une mauvaise idée, mais ce n’est pas un plan de match si des difficultés économiques surviennent à court terme.

– Même constat pour l’affirmation « On va aussi regarder la possibilité d’augmenter nos investissements dans les infrastructures ». D’ailleurs, il faut rappeler que le projet de loi d’accélération des projets d’infrastructures durant la pandémie n’a pas donné les résultats escomptés.

– Une escalade des tarifs entraînera en toute probabilité le retour de l’inflation, avec les conséquences qu’on connaît sur le consommateur québécois.

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Publié le 18 février, 2025, dans la publication :

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Publié sur le site le 18 février 2025

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Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

par Éric Cyr

Source photo : Instagram de François Legault

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), le gouvernement du Québec ne fait pas assez d’efforts pour renouer avec l’équilibre budgétaire. En effet, les dépenses ont augmenté de 54,1 milliards de dollars ($) depuis l’élection du gouvernement Legault. Malgré tout, le ministère des Finances maintient sa projection d’un déficit de 11 milliards de $ pour l’exercice financier 2024-2025. Il s’agit du plus important déficit de l’histoire du Québec.

De plus, le gouvernement revoit à la hausse les projections du déficit pour l’année prochaine, le faisant passer de 8,5 à 9,2 milliards de $. Réagissant à la révision de la situation économique et financière du Québec présentée le 21 novembre 2024, un chercheur de l’IEDM, Gabriel Giguère, explique que les déficits à répétition marquent une perte de contrôle sur les finances publiques. « Le Québec fait face à un déficit d’une ampleur sans précédent. » Selon l’analyste expert du groupe de réflexion en politiques publiques, le gouvernement du Québec doit faire plus d’efforts pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du budget, le gouvernement Legault s’était pourtant engagé à entamer un exercice de révision des dépenses gouvernementales à compter du printemps 2024. Les résultats de cet examen devraient être intégrés au budget 2025-2026.

Déficit historique

Les frais d’intérêts sur la dette du Québec coûteront 9,9 milliards de $ aux contribuables cette année. Le gouvernement québécois s’attend à ce que la dette du Québec atteigne 236,6 milliards de $ au 31 mars prochain. Le chercheur note que les dépenses se sont accrues de 51 pour cent (%) depuis l’entrée en fonction du gouvernement Legault, passant de 106,5 milliards de $ en 2019 à 160,6 milliards de $ cette année. Cela représente une augmentation de trois milliards de $ par rapport aux prévisions de mars dernier.

« Plutôt que de chercher des solutions créatives aux enjeux du Québec, ce gouvernement se contente de dépenser davantage à gauche et à droite. Le fait est que, depuis qu’il est au pouvoir, les dépenses ont augmenté de moitié environ. Ce n’est pas soutenable ! »

Le chercheur rappelle que le premier ministre François Legault avait fait campagne sur l’abolition de 5 000 postes de fonctionnaires en 2018. Aujourd’hui, le Québec en compte 9 838 de plus qu’à son arrivée au pouvoir. Dans l’ensemble, il y a 72 806 employés de l’État québécois de plus qu’en 2018-2019.

Les plus récentes estimations montrent que l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital rapportera 2,8 milliards de $ sur cinq ans, dont un milliard de $ cette année. « Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses et l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital le confirme », indique M. Giguère qui considère que cette mesure nuit à la croissance du Québec ainsi qu’aux épargnants et revient à sacrifier notre prospérité future pour une rentrée d’argent annuelle. « Si ce n’était pas de la décision du ministre des Finances, Eric Girard, le Québec aurait bénéficié d’un environnement fiscal plus intéressant que le reste du pays. » Après avoir laissé planer le doute, le ministre avait pourtant annoncé qu’il copierait le fédéral et augmenterait le taux d’inclusion des gains en capital à 66,6 % au mois d’avril dernier. L’IEDM explique qu’une telle augmentation d’impôt a pour effet de réduire la disponibilité du capital de risque en abaissant les rendements prévus et pourrait mener au report des ventes potentielles par les investisseurs en capital de risque.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

  • Budget
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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Clauses discriminatoires envers des handicapés

Une plainte à l’ONU contre le gouvernement du Québec

par Éric Cyr

Source photo : Larousse

La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN), la plus grande organisation de défense des droits des personnes en situation de handicap de langue française en Amérique du Nord qui représente une cinquantaine d’organismes affiliés, a déposé, le 23 janvier 2024, une plainte à l’Organisation des Nations Unies (ONU) contre le gouvernement du Québec.

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« Récemment, des actions gouvernementales et judiciaires ont mis en lumière une injustice flagrante envers les personnes invalides au Québec », peut-on lire dans la plainte. La COPHAN explique que les citoyens invalides reçoivent, à l’approche de leurs 65 ans, une lettre de Retraite Québec les informant de l’imposition d’une pénalité pour avoir pris une retraite anticipée alors qu’ils n’étaient pas en mesure de travailler. Cette mesure discriminatoire est non seulement contraire aux principes fondamentaux des droits de l’homme, mais elle compromet également la dignité et le bien-être des personnes handicapées.

La CAQ fait cavalier seul

Les clauses discriminatoires de la loi sur le régime de rentes du Québec (RRQ) ont été contestées avec succès devant les tribunaux par un collectif d’organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap, le 28 juillet dernier.  Bien que tous les partis d’opposition à l’Assemblée nationale du Québec souhaitent, de façon unanime, qu’un amendement à ce sujet soit apporté à cette loi (voir l’article intitulé RRQ et rente d’invalidité :
faire cesser l’injustice envers les retraités invalides, qui a été publié dans l’édition du 27 novembre 2023 du Trait d’union du Nord), le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault s’entête à ne rien faire pour remédier à cette situation. Le gouvernement Legault a plutôt décidé de porter la cause en appel, obligeant de ce fait les personnes contestant cette décision à comparaître, peu importe leur condition physique. « Ces actions soulèvent des préoccupations graves quant au respect des droits fondamentaux des personnes handicapées au Québec », explique le président du conseil d’administration de la COPHAN, Paul Lupien. « Je suis moi-même quelqu’un qui va s’appauvrir à cause de cette loi inéquitable. »

La COPHAN demande que cette enquête examine spécifiquement les points suivants :

-La conformité des politiques actuelles du Québec avec les normes internationales des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne les droits des personnes handicapées ;

-Les implications des actions gouvernementales et judiciaires récentes sur la dignité, l’égalité et le bien-être des personnes handicapées au Québec ;

-La nécessité d’une réforme immédiate des politiques fiscales et de retraite afin de garantir une équité et une inclusion accrue pour les personnes handicapées.

La COPHAN croit que l’ONU, en tant qu’instance mondiale défendant les droits de l’homme, a un rôle crucial à jouer dans la résolution de cette situation inacceptable et que l’attention de la communauté internationale sur cette affaire est indispensable pour garantir la protection des droits des personnes handicapées au Québec et prévenir de futures violations.

La COPHAN défend directement ou indirectement les droits de plus de 1 million de personnes en situation de handicap au Québec.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

  • Amérique du Nord
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Publié sur le site le 19 février 2024

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Désenclavement de la Côte-Nord

La CU138 à la rencontre du premier ministre

par Éric Cyr

Source photo : CU138

La Coalition Union 138 (CU138) a profité du passage sur la Côte-Nord du premier ministre québécois, François Legault, dans le cadre de l’inauguration du complexe hydroélectrique de la Romaine à Havre-Saint-Pierre, le 12 octobre dernier, pour tenir un événement de sensibilisation et de visibilité relatif au besoin primordial d’édifier une autre construction afin de relier par voie terrestre la région coupée du reste du Québec.

Le premier lien

Des représentants de la CU138 ont déployé la bannière « Mamu un pont entre nous » en marge de l’événement médiatique d’envergure afin que l’étendard symbolique soit bien en vue. L’intention était de signifier, une fois de plus, au chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) en déplacement pour une très rare fois sur la Côte-Nord que le projet d’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh à Tadoussac est essentiel et constitue toujours une priorité régionale appuyée par l’ensemble des élus du territoire nord-côtier et les chefs des communautés innues. Cette action s’inscrit dans le cadre du plan de mobilisation qui a pour objectif de faire ressortir la nécessité de construire un premier lien reliant la Côte-Nord au Québec.

Scénario inéluctable

Le porte-parole de la CU138, Guillaume Tremblay, considère que selon toute logique le scénario consistant à bâtir un pont qui relierait Tadoussac à Baie-Sainte-Catherine et qui est envisagé depuis de multiples décennies est nécessaire. Ce dernier réitère l’importance de saisir chaque occasion de sensibiliser le gouvernement du Québec au sujet de l’édification d’un pont enjambant la rivière Saguenay à cet endroit jusqu’à la concrétisation de l’ouvrage architectural en soulignant l’importance stratégique de cet axe de transport régional.

« Ce projet rejoint autant les élus régionaux, les communautés autochtones, le milieu économique que la population. Nos décideurs doivent reconnaître que cette infrastructure s’inscrit dans une vision et une volonté de développement capitale pour la région ».

Alignement des astres ?

Il semble exister une conjonction de facteurs favorables puisque la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, qui est aussi députée de Duplessis et l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, tous deux de la CAQ, se sont dit en faveur du projet. Le premier ministre du Québec, François Legault, a confié avoir « un préjugé favorable pour le pont ». L’avenir nous dira si cette synchronisation est véritable.

La Coalition Union 138 qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un tel ouvrage d’art est soutenue par les communautés innues du Nitassinan, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord, ainsi que la Société du Pont sur le Saguenay et ses revendications sont appuyés par une majorité de citoyens.

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Publié le 30 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_18 Volume_41

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Publié sur le site le 30 octobre 2023

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Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

par Éric Cyr

La vision de Québec semble diamétralement opposée aux revendications des Nord-Côtiers en matière de transports et le gouvernement Legault l’a démontré encore une fois en annonçant son intention de faire construire trois nouveaux traversiers électriques avant même de connaître les conclusions de deux études concernant la construction d’un éventuel pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh menées au coût de plusieurs millions de dollars.

Au diapason des aspirations légitimes des citoyens et des intervenants des différents milieux de la Côte-Nord, la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui prônent le désenclavement du territoire et militent pour l’érection d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, questionnent l’annonce du ministère des Transports du Québec, les 30 et 31 janvier 2023, et s’insurgent contre ce qu’ils considèrent absurde en y voyant une façon détournée de court-circuiter le projet revendiqué depuis plus d’un demi-siècle qui relierait la région par voie terrestre.

Jeter un pont ?

Selon la Coalition Union 138 depuis l’entrée en fonction des traversiers actuels assurant le lien entre la Côte-Nord et le Québec, le gouvernement québécois a toujours garanti que ces deux navires pourraient être relocalisés ailleurs dans l’optique où l’édification d’un pont irait de l’avant. Le porte-parole de l’organisation, Guillaume Tremblay, confie : « Cette action gouvernementale, avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay, sème l’incompréhension et l’inquiétude. Comment justifier le choix de la nouvelle ministre québécoise des Transports, Geneviève Guilbault, de commander de nouveaux traversiers à même les fonds publics alors que les deux bateaux neufs actuels pourraient être libérés et utilisés à une autre desserte maritime à la suite de la réalisation d’un pont sur le Saguenay ? Cette annonce ébranle les ambitions et les attentes des Nord-Côtiers qui avaient fait confiance au gouvernement caquiste lors des dernières élections ».

Selon l’analyse de la Coalition, l’objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) par l’introduction de navires à propulsion électrique est farfelu puisque l’attente actuelle des nombreux véhicules et poids lourds aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine et l’étirement de ce service par l’emprunt de la route 172 menant au Saguenay, qui génèrent eux aussi une quantité importante de GES, viennent contrecarrer et saboter tout effort en ce sens. La Coalition insiste sur le fait que d’autres projets novateurs, dont évidemment et logiquement la construction d’un pont, pourraient contribuer de façon beaucoup plus efficace à diminuer ceux-ci.

La Société du Pont sur le Saguenay réagit aussi de façon défavorable à l’annonce et s’élève contre cette volonté exprimée par la ministre Guilbault d’acquérir trois nouveaux traversiers électriques sans attendre les conclusions des études amorcées par le consortium Systra-WSP-Cima+ qui permettront de savoir si les deux nouveaux traversiers affectés actuellement à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine pourront bientôt être mutés ailleurs. La crainte de l’organisation, constituée de membres de la société civile, est simple. En faisant disparaître toute possibilité de réaffectation des deux traversiers actuellement en service qui ont coûté 324 millions de dollars aux contribuables, est-ce que cela ne viendrait pas biaiser fondamentalement l’analyse avantages/coûts du processus en cours ? Poser la question c’est y répondre. Le président de la Société d’un pont sur le Saguenay, Marc Guilbert, trouve cette approche, visant la mise en service de trois nouveaux navires, précipitée et illogique : « Un tel scénario serait évitable. Ce serait dommage, inacceptable et cela constituerait une très mauvaise utilisation des fonds publics. »

Chronologie d’événements passés

-Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé en 2009 la construction de deux nouveaux traversiers pour Tadoussac, les responsables de l’époque ont confirmé que ceux-ci seraient polyvalents et pourraient donc être réaffectés ailleurs.

-Le bureau de projet créé en 2018 pour évaluer les avantages/coûts de construire un pont sur la rivière Saguenay en remplacement du service de traversiers actuel devrait transmettre ses conclusions au gouvernement en décembre 2023.

-Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre québécois François Legault a affirmé qu’il avait de grandes ambitions pour le développement de la Côte-Nord et qu’il espérait que les conclusions des études en cours seraient positives afin de pouvoir construire ce fameux pont attendu par les Nord-Côtiers depuis plus de six décennies.

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Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

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Publié sur le site le 13 février 2023

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Désenclavement de la Côte-Nord

Un pont à Tadoussac ça presse…

par Éric Cyr

Source photo : Bonjourquebec.com

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a pris un engagement ferme pour le désenclavement de la Côte-Nord lors de son passage dans cette région durant la campagne électorale. Il a de plus apostrophé le premier ministre sortant, François Legault, au sujet de la construction d’un pont à Tadoussac lors du second débat des chefs orchestré par le diffuseur public Radio-Canada, le 22 septembre dernier, en confrontant le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec de solides arguments forçant le caquiste vers un repli défensif.

La candidate du Parti québécois dans Duplessis, Marilou Vanier, a abordé le thème du désenclavement, le 8 septembre, en mettant l’accent sur deux enjeux relatifs aux transports propres à la Côte-Nord en apportant notamment les propositions suivantes : la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac et l’appui à la création d’une coopérative de transport aérien pour desservir adéquatement le territoire. « Personne n’a besoin d’attendre la fin d’une étude pour prendre position pour le pont à Tadoussac, sauf la CAQ. La CAQ n’est pas capable de se positionner immédiatement en faveur du projet. Je pose la question au gouvernement : quelles sont les conditions gagnantes pour que vous donniez le feu vert pour le projet du pont ? La CAQ dit on va aller de l’avant si… De mon côté, c’est un oui sans condition. Dès la fin de l’étude en cours, il faut lancer un appel d’offres pour la construction d’un pont. »

Le Parti québécois a officiellement appuyé la construction d’un pont reliant Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine lors de la tournée nord-côtière de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui a été accueilli par le député sortant de René-Lévesque, Martin Ouellet, et l’aspirant député de cette circonscription, Jeff Dufour Tremblay, le 18 septembre. Selon le PQ, qui réitère sa position sans équivoque concernant l’édification d’un pont enjambant la rivière Saguenay à Tadoussac, les avantages d’un tel projet sont manifestes, tant sur le plan économique qu’environnemental, et de nombreuses études ont été menées à ce sujet donc il est plus que temps de passer à l’action pour désenclaver la Côte-Nord. Après une rencontre avec des représentants de la Coalition Union 138, les trois politiciens ne pourraient être plus convaincus de la nécessité d’une telle infrastructure.

Le candidat péquiste dans René-Lévesque, Jeff Dufour Tremblay, confie : « Jamais le projet ne m’a paru aussi nécessaire que maintenant : le manque de personnel et les ennuis mécaniques contraignent la Société des traversiers à modifier sans cesse et inopinément son offre de service, les files d’attente sont de plus en plus longues et l’économie de ma région en souffre. De plus, il ne faut pas négliger l’aspect environnemental, un traversier c’est polluant et celui entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, qui effectue des milliers de traversées chaque année, passe à un endroit stratégique pour les bélugas. »

Du côté de la CAQ…

Selon l’agente officielle de la CAQ, Roxanne Rinfret, François Legault aurait un préjugé favorable concernant le pont et a fourni, en réponse au doute soulevé par le PQ sur ses intentions par rapport au pont, un commentaire de celui-ci à ce sujet : « J’ai toujours un préjugé favorable. J’ai de grandes ambitions pour la Côte-Nord. Ça va devenir de plus en plus important d’avoir ce pont-là ». La candidate de ce parti dans Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, assure que la CAQ est favorable au projet du pont sur le Saguenay et que la région est une priorité pour elle tout comme pour son homologue dans René-Lévesque, Yves Montigny.

Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, a affirmé pour sa part que le premier ministre sortant lui a confié qu’il attendait d’obtenir une étude positive avant d’aller de l’avant ou non avec ce projet. Ce positionnement est selon lui ambigu et les raisons justifiant la construction d’un pont à Tadoussac sont très nombreuses. « La nécessaire construction d’un pont à Tadoussac ne devrait pas dépendre de l’interprétation que le chef de la CAQ fera d’une étude et les critères qu’il définit comme positifs ou pas. »

 

Pont à Tadoussac

Le PQ dénonce, la CAQ dément…

Au diapason de leur chef, Paul St-Pierre Plamondon, les candidats du Parti québécois (PQ) sur la Côte-Nord ont dénoncé, le 23 septembre dernier, la position de la Coalition avenir Québec (CAQ) au sujet de la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac qui a été selon eux révélée au grand public lors du débat des chefs organisé par la société d’État Radio-Canada.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, explique qu’il existe deux différences majeures entre le projet de 3e lien Québec-Lévis de la CAQ et celui d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine qui est revendiqué par les Nord-Côtiers puisque dans le cas de l’ouvrage d’art qui surplomberait la rivière Saguenay pas moins de 14 études ont été effectuées depuis 1973 et on remet sans cesse sa construction à plus tard sans raison valable.

« L’enjeu n’est certes pas nouveau, mais le dossier n’avance toujours pas. Bien sûr, plusieurs considérations sont obligatoirement à prendre en compte, dont l’opportunité, qui a été démontrée, l’impact sur le milieu marin, la faune et la flore, l’analyse de risques, l’échéancier et l’estimation des coûts, la plus récente évaluation parle d’environ 500 M$. Pour nous, il n’y a plus de si. C’est oui ! » a affirmé le chef péquiste.

Selon les candidats du Parti québécois dans les circonscriptions de René-Lévesque, Jeff Dufour Tremblay, et de Duplessis, Marilou Vanier, la vérité concernant les réelles intentions du chef de la CAQ à ce sujet a été dévoilée. « Pendant le débat des chefs, François Legault a finalement répondu aux nombreuses questions que nous avons posées sur la position de son parti quant au pont à Tadoussac. En avouant à notre chef Paul St-Pierre Plamondon que l’étude sur le pont était effectivement négative, François Legault a admis que pour la CAQ c’est non ! », a déclaré Jeff Dufour Tremblay.

« Au Parti québécois, nous avons inclus dans notre cadre financier les sommes nécessaires à la réalisation d’un pont sur la rivière Saguenay. On ne niaise pas autour du pont. Nous venons de constater un refus de la part de Legault et de la CAQ », a ajouté Marilou Vanier. M. Dufour Tremblay poursuit : « Quand la CAQ nous dit être à l’écoute des régions, je me demande ce que signifie pour eux une région ? Le dossier le plus important pour les Nord-Côtiers, c’est le désenclavement. François Legault est-il au moins au courant ? Le désenclavement, ça passe par un pont à Tadoussac. Nous, au Parti québécois, on dit oui parce que nous sommes le vrai parti des régions ! » a fait valoir le candidat péquiste dans René-Lévesque.

La CAQ a démenti ce qui serait, selon ce parti, une interprétation erronée des paroles prononcées par M. Legault durant le second débat des chefs. Dans des propos qui ont été tenus par la suite par ce dernier afin de préciser sa pensée et qui sont rapportés par une porte-parole de la CAQ, Bénédicte Trottier Lavoie, celui-ci déclare : « J’ai de grandes ambitions pour la Côte-Nord. Il semble y avoir, de plus en plus, un consensus d’avoir ce pont sur la rivière Saguenay pour désenclaver la Côte-Nord. Je n’ai pas changé d’idée concernant le pont. J’ai toujours un préjugé favorable. »

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Publié le 3 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_16 Volume_40

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Publié sur le site le 3 octobre 2022

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Environnement

De l’eau rouge jaillit à l’Assemblée nationale

par Éric Cyr

L’eau rouge observée autour des installations de Tata Steel qui exploite une mine de fer à Schefferville a suscité des réactions jusqu’à l’Assemblée nationale à Québec où le phénomène cause l’inquiétude. Le premier ministre québécois François Legault s’est dit préoccupé par la problématique des déversements récurrents de la minière et veut faire appel à l’expertise de spécialistes.

Le gouvernement Legault a confié le dossier au ministère de l’Environnement qui a indiqué avoir transmis en début d’année un rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) afin d’étudier les informations et de déterminer la pertinence de porter des accusations. L’opposition reproche notamment au gouvernement de la CAQ son manque de transparence dans cette affaire et exige que les résultats des analyses soient rendus publics. Les porte-parole en environnement des différents partis d’opposition sont également contrariés et se soucient d’un possible danger pour les populations innue et naskapie qui vivent à proximité ainsi que des répercussions sur la faune et sur la flore.

Friction et mécontentement

Le chef de la nation innue de Matimekush-Lac John, voisine de Schefferville, Tshani Ambroise, se soucie de la qualité des frayères et des cours d’eau situés à proximité où vivent et se reproduisent des poissons et des castors consommés par les membres de sa communauté. Moins d’un an après l’adoption d’une entente relative à l’environnement, le conseil innu épaulé par un biologiste indépendant, Michel La Haye, accuse Tata Steel de bafouer ses engagements à ce sujet et affirme que les pratiques de l’entreprise n’ont pas évolué depuis, alors qu’à cette époque, 23 sites d’écoulement d’eau rouge avaient été répertoriés aux abords des infrastructures minières.

C’est essentiellement la gestion de l’eau rouge qui est rejetée dans la nature qui est la principale source de discorde puisque ce déversement serait considérablement accru lors de la fonte des neiges. Selon le scientifique, la gestion environnementale est défaillante puisqu’il n’existerait actuellement aucun traitement et l’eau dont la qualité est inconnue serait tout simplement décantée dans des bassins avant d’être relâchée dans le milieu naturel.

La source de tension entre la communauté innue et la minière ne date pas d’hier puisque déjà, à la fin juillet 2018, des Innus avaient bloqué pour les mêmes raisons l’accès à la mine forçant l’interruption de ses activités durant au moins une semaine.

Tata Steel en eaux troubles

Pour sa part, Tata Steel, qui a subi en juin dernier un bris sur le bassin de sédimentation qui a causé un déversement d’eaux chargées de matières en suspension, ayant nécessité l’intervention d’Urgence-Environnement, admet une problématique de déversements tant au Québec qu’au Labrador, mais se veut rassurante et n’a pas souhaité donner de précisions concernant les infrastructures et les procédés instaurés afin de s’assurer de la qualité des eaux rejetées et des eaux de ruissellement. La compagnie estime que la couleur rougeâtre de cette eau est causée par la présence de particules de fer et n’est pas aussi alarmante que ce que l’on prétend et que l’eau rouge ne représente aucun risque pour les humains ni pour les espèces végétales et animales environnantes.

 

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Publié le 10 juin, 2019, dans la publication : Numéro_11 Volume 37

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Publié sur le site le 10 juin 2019

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