Pont sur le Saguenay
La nouvelle première ministre interpellée
par Éric Cyr
La Coalition Union 138 a invité, au lendemain de son élection, la nouvelle première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, à agir rapidement dans le dossier de la construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac sur la Côte-Nord.
La Coalition Union 138, qui milite activement et vigoureusement pour le désenclavement de la Côte-Nord, a comme principal cheval de bataille l’édification d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay ainsi que le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, juge qu’il est d’une nécessité absolue d’ériger cet ouvrage d’art. Le rassemblement qui réunit des décideurs et des intervenants des milieux économique, politique et syndical, des représentants des Premières Nations innues de cette région ainsi que la Société du pont sur le Saguenay, estime que la population nord-côtière a le droit, comme toutes les autres régions du Québec, de pouvoir compter sur un lien terrestre permanent afin d’assurer la fluidité de la mobilité des personnes et des marchandises sur son territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Un engagement officiel
La Coalition Union 138 n’a pas hésité à rappeler à Mme Fréchette ses déclarations concernant le pont sur le Saguenay. Le porte-parole de la Coalition Union 138, l’ancien président du Conseil central de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est devenu par la suite préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, Guillaume Tremblay, considère que les citoyens nord-côtiers méritent beaucoup mieux et qu’il est plus que temps pour la région d’obtenir du gouvernement des engagements concrets pour la construction d’un pont. Celui-ci sollicite l’assurance formelle en ce sens de la première ministre du Québec qui doit selon lui adopter une position plus convaincante à ce sujet. « Son prédécesseur disait avoir un préjugé favorable pour un pont et elle a parlé de 2030 ou alors lorsque le moment sera propice. C’est insuffisant. Ce n’est pas assez ! », affirme M. Tremblay qui a pour objectif de profiter de la prochaine campagne électorale québécoise à l’automne pour faire en sorte de s’assurer que les formations politiques prennent des engagements précis et sans équivoque à ce sujet.
« Le dévoilement des plus récentes études commandées par le précédent gouvernement caquiste n’est pas une priorité pour nous. Ce que nous voulons c’est un pont et un échéancier détaillé le plus tôt possible. Nous avons assez attendu. Un moment donné, il va falloir bouger et passer des études à l’action », conclut avec détermination le porte-parole du regroupement.