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    Route 389

    Une 23 juin, 2026

    Nouvelle saison de travaux

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    Terres publiques

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    Tourisme

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    Entraînement militaire international

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Côte-Nord

Nouvelle saison de travaux

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Difficultés relatives à la location d’un bail

Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

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La nouvelle première ministre interpellée

Pont sur le Saguenay

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Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
  • Chantiers
  • Côte-Nord
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Labrador
  • Manic-5
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
  • Principal lien terrestre
  • Programme d’amélioration
  • Relais Gabriel
  • Route 389
  • Route interprovinciale
  • Sécurité
  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

  • Prochaine publication

Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

  • Bail de villégiature
  • Baux de villégiature
  • Chalet
  • Construction
  • Côte-Nord
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  • Population locale
  • Schefferville
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  • Terre publique
  • Urbanisme en territoire non organisé

Publié sur le site le 26 mai 2026

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Médias de presse écrite

Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

par La rédaction

Légende : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, la première présidente du CA du Trait d’union du Nord, Micheline O’Brien qui faisait partie du comité fondateur du journal, la présidente actuelle, Louise Vachon et l’ancienne membre du CA, Vivian Carter, avant la remise des prix.

Le journal Le Trait d’union du Nord a été finaliste dans cinq catégories dans le cadre des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) soulignant l’excellence du journalisme local. Le bimensuel a mérité une décoration lors du dévoilement qui s’est fait lors d’un gala en parallèle du 45e congrès annuel du regroupement au Château Joliette à Joliette, du 1er au 3 mai 2026.

Le rédacteur en chef, Éric Cyr, qui a été en lice pour une distinction dans trois catégories, a remporté un second prix dans la catégorie « opinion » pour son texte « Pont à Tadoussac : ça coule ou ça roule Raoul ? » qui prend position sur les très nombreuses tergiversations relatives à la construction d’un pont qui enjamberait l’embouchure de la rivière Saguenay afin de désenclaver la Côte-Nord, la seule récompense du média de presse écrite en 2026. Le journaliste était également finaliste dans la catégorie « nouvelle » pour l’article « Transport aérien. Une fermeture brusque et soudaine » qui traite de la problématique récurrente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador et dans la catégorie « critique » pour « Un documentaire prisé » à propos du long-métrage Jacques de la réalisatrice québécoise, Lysandre Leduc-Boudreau, racontant l’histoire singulière d’un homme de 85 ans vivant en autonomie dans les monts Groulx-Uapishka, feu Jacques Duhoux.

La graphiste Lynda Raîche a également été candidate dans la catégorie « conception graphique format tabloïd » pour son graphisme et sa mise en page dans la parution du volume 43 numéro 14 « À vos risques et périls. L’autre route » publiée le 9 septembre 2025. Le caricaturiste, Gilles Létourneau, était aussi en nomination pour la seconde année consécutive pour le prix « Raymond-Gagnon » qui honore le bénévole de l’année.

La présidente du conseil d’administration (CA) du bimensuel, Louise Vachon, qui s’est déplacée pour aller représenter Le Trait d’union du Nord en compagnie d’une ancienne membre du CA et chroniqueuse, Vivian Carter, a été très heureuse de recevoir une récompense au nom de la publication de presse écrite. « C’est un honneur d’accepter un prix au nom de notre journal. Cela nous encourage à poursuivre notre excellent travail dans le domaine de l’information et de la couverture de l’actualité locale et régionale », confie cette dernière qui occupe cette fonction depuis 2006.

Reconnaissance

Cet événement se veut l’occasion de souligner le travail accompli par les différents médias écrits communautaires québécois au cours de la dernière année. Le Trait d’union du Nord est l’un des deux seuls médias de la Côte-Nord à faire partie de l’association. Le journal a obtenu plus d’une distinction au cours de ses 42 années d’existence notamment le prix du média écrit communautaire de l’année durant deux années consécutives, en 2012 et 2013, en plus d’avoir récolté de nombreux prix par le passé pour son contenu médiatique tant pour les professionnels que pour les bénévoles qui se sont investis à assurer sa qualité.

Félicitations au journaliste Éric Cyr pour ce deuxième prix et merci à ceux qui s’investissent à assurer le bon fonctionnement et la pérénnité du média communautaire d’information.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

  • Actualité locale
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  • Gala reconnaissance
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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Pont sur le Saguenay

La nouvelle première ministre interpellée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des acteurs du milieu socio-économique veulent bâtir des ponts avec la nouvelle première ministre du Québec. De gauche à droite : le représentant de l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord, Antonio Hortas, le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, sa coordonnatrice Marjorie Deschênes, l’ancien préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, le chef du Conseil de la Première Nation des Innus d’Essipit, Martin Dufour, et le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert. Source photo  : Union 138

La Coalition Union 138 a invité, au lendemain de son élection, la nouvelle première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, à agir rapidement dans le dossier de la construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac sur la Côte-Nord.

La Coalition Union 138, qui milite activement et vigoureusement pour le désenclavement de la Côte-Nord, a comme principal cheval de bataille l’édification d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay ainsi que le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, juge qu’il est d’une nécessité absolue d’ériger cet ouvrage d’art. Le rassemblement qui réunit des décideurs et des intervenants des milieux économique, politique et syndical, des représentants des Premières Nations innues de cette région ainsi que la Société du pont sur le Saguenay, estime que la population nord-côtière a le droit, comme toutes les autres régions du Québec, de pouvoir compter sur un lien terrestre permanent afin d’assurer la fluidité de la mobilité des personnes et des marchandises sur son territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Un engagement officiel

La Coalition Union 138 n’a pas hésité à rappeler à Mme Fréchette ses déclarations concernant le pont sur le Saguenay. Le porte-parole de la Coalition Union 138, l’ancien président du Conseil central de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est devenu par la suite préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, Guillaume Tremblay, considère que les citoyens nord-côtiers méritent beaucoup mieux et qu’il est plus que temps pour la région d’obtenir du gouvernement des engagements concrets pour la construction d’un pont. Celui-ci sollicite l’assurance formelle en ce sens de la première ministre du Québec qui doit selon lui adopter une position plus convaincante à ce sujet. « Son prédécesseur disait avoir un préjugé favorable pour un pont et elle a parlé de 2030 ou alors lorsque le moment sera propice. C’est insuffisant. Ce n’est pas assez ! », affirme M. Tremblay qui a pour objectif de profiter de la prochaine campagne électorale québécoise à l’automne pour faire en sorte de s’assurer que les formations politiques prennent des engagements précis et sans équivoque à ce sujet.

« Le dévoilement des plus récentes études commandées par le précédent gouvernement caquiste n’est pas une priorité pour nous. Ce que nous voulons c’est un pont et un échéancier détaillé le plus tôt possible. Nous avons assez attendu. Un moment donné, il va falloir bouger et passer des études à l’action », conclut avec détermination le porte-parole du regroupement.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

  • Baie-Sainte-Catherine
  • Christine Fréchette
  • Coalition avenir Québec
  • Coalition Union 138
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Lien terrestre
  • Pont
  • Population nord-côtière
  • Première ministre du Québec
  • Premières Nations innues
  • Rivière Saguenay
  • Route 138
  • Tadoussac

Publié sur le site le 27 avril 2026

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Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
  • Claude Gagné
  • Côte-Nord
  • Directeur général de la Ville de Fermont
  • Écosystème minier du fer
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Goodwood
  • Gouvernement du Québec
  • Lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
  • Mont-Wright
  • MRC de Caniapiscau
  • Municipalités
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Province de Québec
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  • Tata Steel Minerals
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières

Publié sur le site le 10 avril 2026

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Orthophonie

Mobilisation locale autour du langage

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo, les orthophonistes Anne-Isabelle Lévesque et Florence Gravel à la bibliothèque locale lors de leur récent passage à Fermont.

Deux orthophonistes de la clinique Expression à Québec, qui propose des services d’évaluation et d’intervention en langage et en communication, étaient de retour à Fermont. Elles ont animé des ateliers de stimulation du langage pour les enfants et leurs parents à la bibliothèque publique, le 1er février 2026. Celles-ci ont de plus offert des conseils pratiques aux éducatrices du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr ainsi qu’aux enseignantes de maternelle 5 ans de l’école des Découvertes en se rendant directement dans leurs groupes, les 2 et 3 février.

La propriétaire de l’établissement ayant une expertise en télépratique afin de mieux joindre les familles en région, Anne-Isabelle Lévesque, qui est originaire de Fermont, explique que l’une des activités offertes consistait à soutenir les parents dans l’utilisation des livres de la collection « Un mot à la fois » déjà présentée localement en novembre dernier, ainsi que dans l’application de stratégies de stimulation du langage à travers le jeu et la lecture partagée. Elle précise que cette collection est un outil clé en main pour les parents et se distingue par des phrases modèles collées à l’intérieur des livres afin de soutenir une stimulation du langage plus ciblée lors de la lecture. « Cette collection unique au Québec est accessible dans un rayonnage dédié à la bibliothèque publique de Fermont, où les ouvrages peuvent être consultés sur place ou empruntés », confie-t-elle.

Mme Lévesque était accompagnée de sa collègue orthophoniste, Florence Gravel, qui mentionne qu’elles sont allées une deuxième fois dans les groupes du CPE, après une première visite en novembre, afin de proposer des stratégies concrètes et directement applicables dans le quotidien des éducatrices pour maximiser les occasions de favoriser le développement langagier des enfants. Mme Gravel souligne également avoir grandement apprécié l’accueil et la réceptivité des équipes sur place. « Nous sommes retournées dans les groupes pour poursuivre le travail amorcé, proposer des stratégies, mais aussi pour répondre aux questions des éducatrices. Les équipes sont très ouvertes et engagées. C’est vraiment motivant de constater leur intérêt à intégrer ces stratégies au quotidien », mentionne-t-elle.

L’orthophonie englobe l’évaluation, la prévention et le traitement des troubles de la communication, tandis que la stimulation langagière est une approche préventive qui vise à favoriser le développement langagier chez les jeunes enfants. Ce service est un volet de l’initiative de promotion et de prévention du langage financé par la MRC de Caniapiscau. Ces activités qui misent principalement sur l’enseignement de stratégies de stimulation du langage pour les tout-petits en contexte de jeu et de lecture partagée afin de soutenir les interactions entre l’adulte et l’enfant sont une initiative du plan d’action du comité en développement social de Fermont, mieux connu sous l’apellation Fermont en action.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Anne-Isabelle Lévesque
  • Bibliothèque publique de Fermont
  • Centre de la petite enfance
  • Clinique Expression
  • Côte-Nord
  • CPE Le Mur-mûr
  • école Des Découvertes
  • Éducatrices
  • Enseignantes
  • Enseignantes de maternelle
  • Fermont
  • Florence Gravel
  • Intervention en langage et en communication
  • Livres « Un mot à la fois »
  • Maternelle
  • Orthophonistes
  • Services d’évaluation
  • Stimulation du langage

Publié sur le site le 16 février 2026

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Transport aérien

Des lacunes majeures et persistantes

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

Le manque de fiabilité et l’imprévisibilité du service aérien à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui est exploité par le ministère des Transports du Canada et qui lui appartient, nuisent grandement à plusieurs sphères de l’activité économique, médicale et sociale de la région des deux côtés de la frontière du Québec-Labrador en plus d’avoir des répercussions dans d’autres domaines connexes ici et ailleurs.

Ce phénomène déroutant et récurrent de défaillances qui se manifeste fréquemment par des annulations et des reports de vols pour toutes sortes de raisons, parfois douteuses, ainsi que la paralysie totale de l’aérogare de Wabush, qui s’est produit de façon répétée à trois reprises totalisant une semaine d’interruption des vols commerciaux en moins de trois mois depuis novembre 2025, représente une problématique systémique. Plusieurs résidents de Fermont, de Labrador City et de Wabush ont perdu confiance en la desserte aérienne et jugent que la situation inacceptable n’est pas que conjoncturelle, mais est plutôt causée par l’incompétence des gestionnaires aéroportuaires et le manque de considération pour la clientèle manifestée par certains transporteurs aériens. Le scénario trop souvent aléatoire et imprédictible d’un déplacement aérien alimente l’incertitude et cause un stress important sur les passagers devant se déplacer par avion. Ces citoyens, dont certains ont déjà pris part à un geste de désobéissance civile dans le cadre d’une manifestation citoyenne en face de l’aéroport visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local, en octobre 2024, exhortent les élus à trouver des solutions afin de régler les déficiences de ce moyen de locomotion qui est crucial pour le transport de personnes et de biens pour les communautés locales.

Dommages collatéraux

Le vacillement de ce mode de transport par voie aérienne nuit aux patients des trois localités nordiques qui doivent se déplacer en avion pour obtenir des services médicaux non disponibles sur place et pour rencontrer des spécialistes à l’extérieur. Un grand nombre de malades souvent vulnérables ont eu à subir les inconvénients liés à des résiliations ou à des décalages de vols. Ces retards perturbent l’horaire de leurs rendez-vous médicaux importants qui prennent du temps à obtenir et qui doivent parfois être annulés ou remis. Cette dynamique nuisible est dommageable à la fois pour ceux-ci, qui subissent un stress nocif influençant de façon négative leur état de santé, mais a également des conséquences pour d’autres acteurs du milieu. La tendance perturbatrice se reflète notamment sur l’offre de services locale en nuisant au recrutement et à la rétention de médecins. L’omnipraticien Georges Gaba, qui exerce sa profession médicale au Centre de santé de Fermont, explique que des collègues qui souhaitaient venir travailler localement ont changé d’idée après avoir constaté le manque d’efficacité des déplacements aériens : « Certains de mes amis que j’ai approchés pour les inciter à venir pratiquer la médecine à Fermont et qui avaient manifesté un grand intérêt se sont ravisés et ont changé d’avis lorsqu’ils ont appris que j’ai été retenu durant quatre jours à attendre un vol à Wabush en décembre dernier. » Une dentiste qui a également été « prise en otage » à l’aéroport à la même période songeait à ne plus revenir et à changer d’endroit dans le cadre de son exercice professionnel. La situation occasionne aussi des maux de tête à certaines minières et pour des entrepreneurs locaux qui dépendent en bonne partie d’une main-d’œuvre utilisant des navettes aériennes (fly-in/fly-out) afin d’assurer la bonne marche de leurs activités.

À la suite de ces perturbations aériennes, une demande urgente a été adressée au ministre canadien des Transports par le député fédéral du Labrador, Philip Earle, afin d’obtenir une rencontre avec lui et des représentants du Ministère pour faire la lumière sur ces dérangements et en déterminer la cause profonde. Le député libéral labradorien a également exigé une mise à jour concernant le mandat relatif à la catégorie 6 des aéroports. Une rencontre entre les deux politiciens était prévue à la fin janvier. Le député Earle a confié que le processus a été amorcé afin de trouver un nouveau gestionnaire qui possède une grande expérience dans la gestion d’un aéroport situé dans le Nord et un nouvel administrateur est en cours de nomination s’il n’est pas déjà entré en fonction.

Selon un ancien superviseur pour Transports Canada à l’aéroport local, Kirk King, en raison de la récente démission de la directrice de l’aéroport local, la direction sera dorénavant assurée de façon temporaire pour une période de 90 jours par l’agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada qui était auparavant rattachée à l’aéroport de Sept-Îles sur la Côte-Nord, Karen Young.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Activité économique
  • Activité médicale
  • Activité sociale
  • Aéroport régional de Wabush
  • Agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada
  • Côte-Nord
  • Décalages de vols
  • Dommages collatéraux
  • Fermont
  • Frontière du Québec-Labrador
  • Incertitude
  • Karen Young
  • Kirk King
  • Labrador
  • Ministère des Transports du Canada
  • Résiliations de vols
  • Service aérien
  • Transporteurs aériens

Publié sur le site le 3 février 2026

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Rio Tinto IOC

Une réorganisation s’amorce

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une mine de Rio Tinto IOC à Labrador City. Source photo : Minière IOC

L’entreprise minière Rio Tinto IOC a enclenché une réorientation interne afin d’assurer une meilleure résilience opérationnelle et une compétitivité accrue à long terme, ce qui pourrait avoir une incidence sur les activités de ses installations de Labrador City au Labrador et de Sept-Îles sur la Côte-Nord.

« Rio Tinto IOC a lancé une initiative de transformation de l’entreprise pour assurer sa résilience opérationnelle et sa compétitivité à long terme dans un marché en mutation. Alors que la transformation est en cours, nous continuons à nous concentrer sur une production sécuritaire, une collaboration continue avec nos employés et le soutien des communautés dans lesquelles nous menons nos activités », confie à ce sujet une porte-parole de Rio Tinto IOC.

La conjoncture économique particulière qui règne actuellement expliquerait la nécessité de cette reconfiguration et la compagnie minière explique que ce réaménagement s’inscrit dans un contexte marqué par un accroissement de ses coûts internes, des enjeux liés à la santé de la fosse de la mine et un environnement de marché plus difficile.

« Depuis 70 ans, IOC joue un rôle important dans l’économie et les communautés au sein desquelles elle opère. Les mesures que nous prenons visent à garantir la sécurité, la stabilité et la durabilité de nos activités pour les années à venir. »

Rio Tinto IOC n’a pas d’échéancier précis en lien avec cette recomposition et a fait appel à une firme de consultants, le cabinet international de conseil en management Bain & Company, au début septembre, afin de l’appuyer dans ses démarches. L’objectif est d’analyser la situation actuelle, de poser un diagnostic global et d’aider l’entreprise à instaurer une stratégie destinée à améliorer l’efficacité de l’ensemble de ses opérations. La minière a précisé qu’aucune décision relative à d’éventuelles mises à pied n’a été envisagée pour l’instant, mais que le processus pourrait nécessiter une révision de l’organisation du travail et de son exécution.

Viabilité économique

Les récentes orientations des banques centrales qui favorisent une baisse des taux directeurs, le tout combiné au contexte économique difficile incitent les grandes entreprises qui œuvrent dans des secteurs où le marché est cyclique, comme celui de l’acier et de l’aluminium, à faire preuve de prudence en rationalisant leurs dépenses afin de garantir une performance et un rendement optimal nécessaires à leur positionnement à long terme à l’échelle mondiale.

Compréhension et inquiétudes

Le président de la section locale 5795 du Syndicat des Métallos/Steelworkers qui représente 1600 employés rattachés aux mines de Labrador City, Mike Furlong, qui connaît bien les cycles périodiques de turbulences que doivent affronter les compagnies minières, est au courant des modifications souhaitées par Rio Tinto IOC qui sont destinées à faire face aux éventuels impacts liés au climat acrobatique économique qui se manifeste actuellement. Ce dernier qui dénonce une mauvaise gestion des fosses minières par le passé a confié être prêt à collaborer avec l’entreprise afin de contribuer à l’amélioration de certains aspects pour augmenter la productivité, mais confie que cette décision suscite cependant certaines inquiétudes au sein des travailleurs surtout ceux avec moins d’ancienneté. « Ce remaniement qui émane de la direction témoigne de la volonté de l’entreprise de se garantir une place dans l’avenir et donc cela constitue une bonne nouvelle pour nos membres et notre milieu. »

La minière Rio Tinto IOC, dont la majorité des infrastructures se trouve à Labrador City et à Sept-Îles, emploie près de 3000 personnes.

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Publié le 7 octobre, 2025, dans la publication : Numéro_16 Volume_43

  • Acier
  • Activités minière
  • Aluminium
  • Banques centrales
  • Communautés
  • Contexte économique
  • Côte-Nord
  • Employés
  • Labrador City
  • Mine
  • Opérations de productions
  • Production sécuritaire
  • Rio Tinto IOC
  • Sept-Îles
  • Transformation de l’entreprise

Publié sur le site le 6 octobre 2025

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Circuit électrique

Nouvelles bornes de recharge à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la nouvelle borne de Circuit électrique récemment érigée à Fermont.

Deux bornes de recharge rapide pour véhicules électriques ont été installées par un entrepreneur mandaté par la société d’État Hydro-Québec dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont au début septembre. Cette nouvelle infrastructure viendra prendre le relais de l’ancienne borne standard située dans le stationnement du centre commercial du mur-écran qui appartient à l’Hôtel Fermont et qui n’est plus fonctionnelle en ce moment.

L’implantation de cette récente structure publique s’inscrit dans le cadre du déploiement annuel du réseau de bornes publiques d’Hydro-Québec, le Circuit électrique, qui prévoit d’offrir un service de trois points de recharge pour véhicules électriques de modèle ABB Terra 184 à Fermont soit une borne de 180 kilowatts (kW) dédiée et une borne de 180 kW partagée. Ces nouveaux aménagements liés au maillage à la chaîne d’approvisionnement québécoise totalisent des investissements d’environ 300 000 $ pour l’achat et l’installation des bornes.

Ces infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) sont payantes et Hydro-Québec conseille fortement aux utilisateurs de ce service de télécharger l’application mobile du Circuit électrique ou de se procurer une carte de membre pour recharger leurs voitures dans les secteurs où la couverture cellulaire est moins forte.

Un réseau branché

La Côte-Nord compte actuellement 54 points de recharge rapide et sept autres vont s’ajouter d’ici la fin de l’année incluant les trois de Fermont et 56 bornes de niveau 2 (borne standard utile lorsqu’une personne demeure longtemps au même endroit, comme sur un lieu de travail, un site touristique ou un hôtel). Il existe des bornes de recharge rapides pour couvrir l’ensemble de la route 138 jusqu’à Natashquan et bientôt pour couvrir la route 389 jusqu’à Fermont. Il y a eu près de 30 000 recharges effectuées sur le territoire nord-côtier depuis janvier, les mois de la période touristique estivale de juillet et août étant les plus occupés.

Électrification de la route 389

Les électromobilistes qui empruntent la route 389 qui relie Fermont à Baie-Comeau peuvent recharger leurs véhicules électriques en s’approvisionnant en électricité sur une borne rapide autonome de 50 kW qui est alimentée par une batterie qui emmagasine l’énergie fournie par le réseau à faible puissance et la transmet à la borne à une puissance permettant la recharge rapide qui est fonctionnelle, depuis mars 2025, au kilomètre 480 à Fire Lake. Il existe aussi une borne autonome de 50 kW alimentée par une batterie et des panneaux solaires au Relais Gabriel, depuis septembre 2024. Ces deux points de recharge stratégique qui peuvent fournir un maximum de 100 kW/h d’énergie offrent des solutions d’appoint pour les électromobilistes là où le réseau est peu accessible. Des bornes de recharge de différentes puissances (320, 100, 50 et 24 kW) qui sont facturées au kW/h ou à l’heure sont également disponibles au site de la centrale hydroélectrique de Manic-5, au kilomètre 214.

Un porte-parole pour le Circuit électrique d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty confie : « Le Circuit électrique poursuit le déploiement de bornes de recharge partout au Québec afin d’assurer une offre de recharge fiable aux électromobilistes. Notre objectif est d’offrir au moins 2500 bornes rapides du Circuit électrique d’ici la fin de 2030. »

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Publié le 23 septembre, 2025, dans la publication : numéro_15 Volume_43

  • Application mobile
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  • Bornes de recharge électrique
  • Carte de membre
  • Centrale hydroélectrique
  • Circuit électrique
  • Côte-Nord
  • Électromobilistes
  • Fermont
  • Hydro-Québec
  • Investissements
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  • Nouvelle infrastructure
  • Réseau de bornes publiques d’Hydro-Québec
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  • Véhicules électriques

Publié sur le site le 23 septembre 2025

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MRC de Manicouagan

Un candidat solide à la préfecture

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Guillaume Tremblay répond aux questions de journalistes nord-côtiers qu’il a convoqués dans le cadre d’un point de presse pour annoncer sa candidature à la préfecture de Manicouagan.

L’ancien syndicaliste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et représentant de ce syndicat sur la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, a annoncé son intention de se porter candidat à la préfecture dans Manicouagan, le 26 août 2025, après avoir récemment pris sa retraite de l’aluminerie Alcoa.

« Je souhaite demeurer actif et relever de nouveaux défis alors j’ai pris la décision de poser ma candidature pour devenir le prochain préfet de la Manicouagan. Les huit municipalités qui en font partie pourront compter sur ma disponibilité et mon engagement pour les soutenir dans leurs objectifs de développement. J’ai passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité, qui m’a permis d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face. Mon implication dans de nombreux comités locaux et régionaux m’a apporté une expérience précieuse pour faire avancer les grands dossiers économiques, environnementaux et sociaux. Je souhaite poursuivre mon engagement envers notre région et je suis prêt à assumer cette fonction importante. »

Celui qui a passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité a acquis une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face et souligne l’importance de maintenir des relations solides avec les nations autochtones. « Il y a 35 ans, je suis devenu Nord-Côtier. Depuis, j’ai découvert un territoire magnifique et tissé des liens avec de nombreux citoyens, des gens dynamiques, fiers et investis dans l’amélioration du bien commun. » La vision de M. Tremblay relative aux différents enjeux et défis que la MRC et ses municipalités devront relever inclut la poursuite du développement socioéconomique. Il entend trouver des moyens pour contrer le déclin démographique et souhaite que la MRC se dote d’un plan climatique.

Fort est à parier que le dossier du désenclavement de la Côte-Nord et de la construction d’un pont à Tadoussac fera partie du cheval de bataille de celui qui milite activement depuis de nombreuses années pour cette cause et dont les convictions et la ténacité à ce sujet sont inébranlables et irrévocables.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

  • Confédération des syndicats nationaux
  • Côte-Nord
  • Développement socioéconomique
  • Enjeux
  • Guillaume Tremblay
  • Manicouagan
  • MRC
  • Nord-Côtier
  • Préfet
  • Représentant politique
  • Syndicaliste

Publié sur le site le 9 septembre 2025

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ArcelorMittal

Nouvelle convention collective de cinq ans

par Éric Cyr

Source photo : Métallos

Le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal ont ratifié, le 22 mai 2025, une nouvelle entente de travail pour les employés de l’entreprise minière sur la Côte-Nord qui s’appliquera pour une durée de cinq ans. Les employés obtiendront des augmentations qui oscillent de 26 à 30 % sur cette période selon les catégories d’emploi.

« Nous avons travaillé tant sur les clauses normatives que financières et nous sommes fiers du résultat. C’est un des meilleurs contrats que nous avons obtenus et c’est grâce au solide appui que les membres nous ont donné lors des assemblées générales, avec les votes de grève », soulignent conjointement les présidents et présidentes des différentes sections locales des Métallos, soit Karine Sénéchal (SL 5778), Éric Bacon (SL 6869), Stéphan Tremblay (SL 7401 Sud), Jérémy Lévesque (SL 7401 Nord), Krystelle Lévesque (SL 8664).

L’ensemble des travailleurs verra son salaire bonifié de 17 % sur cinq ans, dont 6 % dès la première année. De plus, une part de l’indemnité de vie chère (boni) équivalant à 4,19 $ sera graduellement intégrée à leur revenu, ce qui permettra qu’il soit comptabilisé pour le calcul de la retraite et des congés. Cela portera donc les hausses salariales à un total de 26,16 % à 30,21 %.

Les différentes primes ont été augmentées. La prime de nuit atteindra 2,50 $ au cours du contrat ; la prime pour les travailleurs affectés à l’entretien de la voie ferrée est augmentée de 2 $ l’heure. Un jour férié pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est ajouté, le 30 septembre, et les syndiqués auront droit à un congé flottant additionnel. Un montant supplémentaire de 10 $ sur la base du régime de retraite s’ajoute au cours de la convention, ce qui donnera un montant additionnel de 300 $ par mois pour un retraité qui prend sa retraite après 30 ans de service, et l’indexation du régime de retraite est maintenue pour les retraités. Un poste de technicien en prévention incendie est aussi ajouté à Port-Cartier.

« On a réussi à sortir de cette négociation avec un contrat exceptionnel, et ce malgré un prix du fer moins élevé qu’à la dernière négociation. C’est grâce à la grande solidarité des membres.  Nous sommes très heureux d’avoir réussi à maintenir l’indexation du régime pour les retraités tout en augmentant substantiellement les conditions de retraite pour les travailleurs et travailleuses actifs. Ce contrat instaure aussi un bon équilibre entre les différents groupes qui forment la main-d’œuvre », souligne le représentant syndical Marc Tremblay.

Collaboration et respect mutuel

De son côté, ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) « se réjouit d’avoir proposé un cadre de règlement propice à l’atteinte d’une entente négociée juste et équitable. Les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel. » La compagnie minière a affirmé être heureuse d’annoncer que ses employés des cinq sections locales du Syndicat des Métallos ont approuvé la ratification de l’entente de principe au terme d’un vote des employés réunis en assemblées générales. « Les nouvelles conventions collectives, d’une durée de cinq ans, assureront une stabilité ainsi que de bonnes conditions de travail pour nos salariés. Cet accord nous permettra également de générer des retombées significatives pour la Côte-Nord et le reste du Québec. Il favorise la stabilité économique et le développement local alors que nous continuerons d’investir dans nos opérations et nos installations pour assurer la pérennité de notre organisation », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano. La minière explique que l’entente prévoit des augmentations salariales importantes dès la première année, en accord avec les standards récents du marché ainsi que des ajustements au régime de retraite et à d’autres dispositions financières. ArcelorMittal estime que les nouvelles conventions collectives sont conformes aux normes de l’industrie et avantageuses par rapport au marché. L’entreprise est convaincue qu’elles contribueront au succès à long terme de ses activités minières tout en la positionnant comme un employeur de choix.

ArcelorMittal sur la Côte-Nord

Adoption du renouvellement de la convention collective

Voici les résultats du scrutin qui s’est avéré favorable dans une proportion importante à l’acceptation du nouveau contrat de travail des employés de l’entreprise minière ArcelorMittal œuvrant sur le territoire nord-côtier. Le pourcentage du vote des membres syndiqués au sein des différentes sections locales du Syndicat des Métallos est affiché ci-dessous.

Sections locales :

5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake, Fermont : 76,9%.

6869 (chemin de fer et port, Port-Cartier : 69,2%.

7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau à Port-Cartier et techniciens en protection des incendies) : 87%.

7401 et 7401-FP Nord (employés de bureau à Fermont et force protectrice) : 73%.

8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) : 85%.

Santé et sécurité au travail

De l’espoir chez ArcelorMittal

Lors des récentes négociations pour une nouvelle convention collective pour les employés syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord, les parties patronales et syndicales ont convenu de travailler sur la problématique récurrente de la poussière au concasseur et au concentrateur à la mine de fer de Mont-Wright.

Dans le cadre de la démarche qui s’inscrit dans le cadre du volet santé et sécurité au travail (SST), un comité a été créé afin de veiller aux investissements destinés à réduire la poussière dans ses secteurs des infrastructures minières. Un meilleur mécanisme de suivi des tests respiratoires a également été instauré. Une indemnité a de plus été adoptée pour les travailleurs qui ont l’obligation de porter des masques dans un environnement poussiéreux.

Un pas dans la bonne direction

Selon le Syndicat, les pourparlers à ce sujet ont eu « L’objectif est d’inciter ArcelorMittal à réduire la poussière à la source. Si l’employeur doit débourser de l’argent parce que ses installations ne sont pas sécuritaires, ça devrait l’inciter à procéder plus rapidement aux améliorations nécessaires. Nous suivrons le dossier de près grâce à ce nouveau comité », confie la présidente de la section locale 5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal.

L’inhalation de fines particules de poussières dans l’air en milieu minier peut causer diverses maladies principalement pulmonaires, mais aussi d’autres affections. La silicose, une grave maladie des poumons, est causée par l’inhalation de poussière de silice. D’autres maladies liées aux poussières peuvent également être observées dans l’industrie minière comme la pneumoconiose de charbon, des irritations des voies respiratoires, des bronchites chroniques et certaines formes de cancers.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

  • Accord
  • ArcelorMittal
  • Conditions de retraite
  • Convention collective
  • Côte-Nord
  • Entente de travail
  • Fermont
  • Hausses salariales
  • Karine Sénéchal
  • Mapi Mobwano
  • Membres syndiqués
  • Mine de fer de Mont-Wright
  • Minière
  • Négociation
  • Prime
  • Syndicat des Métallos
  • Travailleurs

Publié sur le site le 10 juin 2025

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Tourisme

« Expédition 51 » dans la région

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants attentifs lors d’une présentation durant l’atelier touristique régional à l’hôtel Wabush au Labrador. Source photo : Joannie Francoeur-Côté.

Un atelier gratuit destiné à mieux connaître la coopération interprovinciale entre le Québec et le Labrador en matière de tourisme, fruit d’un partenariat entre Tourisme Côte-Nord et Destination Labrador, a eu lieu à l’hôtel Wabush à Wabush au Labrador, le 15 mai 2025. L’objectif de la démarche dédiée à la promotion du circuit touristique « Expédition 51 » et au rayonnement de ses attraits et beautés naturelles était de partager des connaissances sur l’industrie du voyage des deux côtés de la frontière afin de rehausser l’expérience touristique de la clientèle.

Dans le cadre de cet événement proposant une série d’ateliers sur le terrain dans les principaux pôles du trajet nordique en croissante popularité, différentes présentations visant à expliquer et à améliorer l’offre de services aux voyageurs ont été offertes par les promoteurs de cette alliance qui mobilise des acteurs touristiques et plusieurs partenaires des deux côtés de la frontière. L’ambiance décontractée était propice à un réseautage des divers intervenants du milieu touristique de la région sur place notamment des représentants des bureaux d’information touristique de Fermont et Gateway Labrador de Labrador City. Le public a aussi pu se familiariser avec les différents services disponibles pour les visiteurs en quête de grands espaces toujours plus nombreux à emprunter la TransQuébec-Labrador, une route interprovinciale mythique qui s’étale en forme de boucle terrestre à travers des paysages majestueux.

Virée routière unique

La directrice de Tourisme Côte-Nord, Joannie Francoeur-Côté et le directeur général de Destination Labrador, Randy Letto, ont prononcé des allocutions pour l’occasion. « Expédition 51, c’est bien plus qu’un circuit touristique. C’est un véritable pont entre deux territoires, qui met en lumière la richesse de nos communautés, de nos cultures et de nos paysages. Cette collaboration renforce l’attractivité de la région et favorise le développement économique local », souligne Mme Francoeur-Côté. L’agente de développement culturel et touristique à la MRC de Caniapiscau, Pascale Castilloux, qui a pris part aux ateliers, confie : « La MRC de Caniapiscau participe activement à la promotion et à la structuration de ce circuit touristique. Avec ce positionnement, notre immense territoire et ses paysages pittoresques au nord du 51e parallèle prendront leur place comme destination touristique au nord de la Côte-Nord. C’est une belle collaboration avec nos voisins du Labrador. Ces rencontres organisées entre intervenants du domaine sont profitables à l’épanouissement de notre région. »

C’était le second volet de quatre rencontres qui ont été organisées dans diverses localités : Baie-Comeau sur la Côte-Nord, Fermont et l’Ouest du Labrador, Happy Valley-Goose Bay au Labrador et Rivière-Saint-Paul en Basse-Côte-Nord.

Expédition 51 qui réunit de nombreuses associations touristiques régionales bénéficie du soutien des gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les municipalités régionales de comtés (MRC) de Caniapiscau et du Golfe-du-Saint-Laurent. Ce circuit touristique interprovincial traverse la Côte-Nord au Québec et le Labrador à Terre-Neuve-et-Labrador. Avec ses 1 700 kilomètres de routes panoramiques, ses vastes paysages naturels et ses arrêts incontournables, ce parcours séduit les amateurs d’escapades routières, les amoureux d’espaces sauvages, de plein air et de découvertes culturelles.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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  • Bureau d’information touristique
  • Coopération interprovinciale
  • Côte-Nord
  • Escapades routières
  • Expédition 51
  • Fermont
  • Gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Happy Valley-Goose Bay
  • Industrie du voyage
  • MRC Caniapiscau
  • Promoteurs
  • Rivière-Saint-Paul
  • Tourisme

Publié sur le site le 10 juin 2025

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Impact Fermont

Une présentation locale prisée

par Éric Cyr

Sur la photo, quelques-unes des actrices fermontoises en compagnie d’une animatrice de la MDJ Alpha, Fanny Dionne (à gauche), avant le premier visionnage de l’œuvre cinématographique devant un auditoire à l’auditorium des écoles de Fermont.

Le public a été convié à assister au film Impact Fermont qui a été diffusé gratuitement en avant-première à la salle de spectacles Alain-Frappier dans le cadre de l’événement spécial « Bienvenue au tapis rouge », le 22 mai 2025. Une centaine de spectateurs se sont déplacés pour venir assister à la projection cinématographique.

Fruit d’une collaboration entre divers intervenants du milieu fermontois, le court métrage, qui a été réalisé et produit par Patrick Canuel de Pixel Flex Média et la policière de la Sûreté du Québec Hélène Miville et dont la majorité du tournage s’est fait localement, met en scène des comédiens et des figurants de la localité nordique. La trame du récit fictif, qui comprend la simulation d’une tragédie routière et des témoignages, reconstitue des événements dramatiques inspirés d’une mise en situation liée à un accident automobile ayant été causé par une jeune conductrice ayant consommé de l’alcool avant de prendre le volant de son véhicule motorisé. Le produit à vocation pédagogique, dont l’objectif est de favoriser la conscientisation des effets qui peuvent découler de la conduite en état d’ivresse, vise la prévention du phénomène en particulier chez les jeunes. En effet, conduire sous l’effet de substances, comme l’alcool, les drogues et certains médicaments, comporte des risques accrus d’accidents graves et mortels puisque leur consommation peut altérer le comportement de façon importante et grandement réduire la vitesse des réflexes moteurs. Ce matériel éducatif servira d’outil de sensibilisation aux possibles conséquences de la conduite avec facultés affaiblies dans les écoles secondaires du Québec.

L’ambitieux projet est né à la suite d’une initiative de l’animatrice responsable de la Maison des jeunes (MDJ) Alpha de Fermont, Marie-Ève Arsenault, qui a mobilisé et motivé de nombreux partenaires locaux, dont les premiers répondants de la Ville de Fermont (ambulanciers paramédicaux, policiers, pompiers) en les incitant à adhérer à la démarche afin de concrétiser l’objectif de prévention orienté principalement vers un public adolescent, mais qui ne laisse personne indifférent.

Partenariat prolifique

Selon l’agente de police Hélène Miville, qui a œuvré au scénario, au contenu graphique, à la réalisation et à la production : « C’est avec grand plaisir que la Sûreté du Québec a embarqué dans le projet puisqu’il s’agissait d’une bonne occasion pour sensibiliser les jeunes aux conséquences néfastes de l’alcool et de la drogue au volant. Plusieurs bénévoles et partenaires fermontois se sont joints à l’équipe du projet Impact. Je souhaite les remercier pour leur appui, car sans leur aide précieuse, rien de tout ceci n’aurait été possible. »

Cette création conjointe, qui comprend une mise en scène très réaliste, est devenue un outil de prévention que la Sûreté du Québec peut désormais utiliser dans le cadre de campagnes de sensibilisations scolaires auprès des élèves de cinquième secondaire à l’aube de leurs bals de finissants à travers le Québec.

Un autre Impact

Une tournée documentaire s’arrête à Fermont

Le Comité nord-côtier des accidentés de la route a présenté deux projections gratuites du film documentaire Impact. La reconstruction après un traumatisme craniocérébral, dans le cadre de la tournée québécoise qui s’est arrêtée la salle Aurora, le 31 mai 2025.

Le court-métrage intimiste présente le parcours émouvant de trois personnes résilientes qui ont éprouvé un impact émotionnel intense après avoir subi un traumatisme craniocérébral (TCC), une blessure au cerveau causée par un impact physique, souvent à la tête, qui peut aller d’une simple commotion cérébrale jusqu’à des lésions plus sévères avec des symptômes variés selon la gravité, ainsi que des témoignages poignants de membres de leurs familles et de proches aidants qui parlent des conséquences que ce bouleversement inattendu a apportées dans leurs vies.

Courage exemplaire

Les figurants de ce docu-réalité ne sont pas des comédiens, ils racontent ce qu’ils ont vécu de façon touchante et vibrante à la suite de leur accident. Le public peut ainsi constater l’impact que le TCC a dans la vie des victimes, et celles de leur entourage, les difficultés qu’ils ont rencontrées et leur évolution progressive vers une amélioration de leur condition à force d’encadrement et de ténacité exemplaire. Cette œuvre cinématographique réaliste de type reportage illustre le besoin essentiel et la pertinence d’avoir des associations de personnes qui ont été victimes de TCC partout à travers le Québec afin de faciliter l’épanouissement et favoriser l’inclusion sociale de ces gens dont le quotidien a été irrémédiablement perturbé après ce double choc émotif et physique.

Le Comité nord-côtier des accidentés de la route dont le mandat est d’améliorer la qualité de vie des personnes ayant subi un TCC a été fondé en 1998 par l’Association des handicapés adultes de la Côte-Nord. Sa mission est notamment de favoriser l’échange et la communication entre les membres, afin qu’ils se sentent moins seuls. Il favorise également l’intégration sociale et sensibilise la population, les proches, et les intervenants sur les réalités vécues par ses adhérents.

Pour en connaître davantage, consulter le site internet connexiontccqc.ca, ahacn.org et la page Facebook Comité nord-côtier des accidentés de la route.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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Publié sur le site le 10 juin 2025

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Entraînement militaire international

La Côte-Nord, théâtre d’opérations fictif

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral 9013 qui a participé à l’opération mesure 199 mètres de longueur par 32 m de largeur. C’est le premier navire militaire français de surface à propulsion tout électrique. Source photo : Caporal-chef Patrick Blanchard, caméra de combat des Forces canadiennes.

Des membres des forces armées canadiennes et françaises ont participé à un entraînement militaire conjoint le long du fleuve Saint-Laurent et sur ses rives, notamment sur la Côte-Nord au Québec, dans le cadre de l’exercice Lion Mistral, du 15 au 18 mai 2025. Cette simulation très réaliste a rassemblé 300 soldats du Canada et de la France.

Les membres d’un contingent franco-canadien composé de 150 combattants de l’armée française et d’environ 150 soldats canadiens, principalement issus du cinquième groupe de la brigade mécanisée du Canada (5 GBMC), qui étaient dirigés par le commandement du troisième bataillon du Royal 22e régiment (3 R 22e R), ont débarqués du porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral de la Marine nationale française, sur une plage située dans la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam à proximité de Sept-Îles avec une trentaine de véhicules militaires dans la matinée du 17 mai. Ce navire de guerre était accompagné de la frégate légère furtive (FLF) Surcouf, le deuxième bâtiment français de la classe La Fayette. Cette opération concertée regroupant la marine et l’armée de terre des deux nations, appuyée par des membres de l’Aviation royale canadienne et de la Réserve navale, a orchestré un débarquement militaire à partir du mastodonte d’acier, qui dispose de son propre hôpital moderne à bord. Dans le cadre de ce déploiement, des soldats du 5 GBMC rattachés à la base de soutien de la deuxième division du Canada à Valcartier au Québec ont effectué des exercices interalliés avec un groupement tactique embarqué commandé par la 13e demi-brigade de la Légion étrangère (DBLE) française à différents endroits dans la région sept-îlienne et à Gaspé en Gaspésie pour prendre part entre autres à des évacuations de ressortissants civils et à des simulations de combats.

Des militaires se sont notamment déployés dans la collectivité innue, à la plage de Uashat, dans la ville de Sept-Îles, au garage des travaux publics de la municipalité et à la division de la réserve navale du navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Jolliet ainsi que sur d’autres sites stratégiques. Les soldats alliés portaient leurs armes personnelles et ont simulé des opérations tactiques avec des munitions à blanc dans le cadre de tirs d’armes, mais aucun tir réel ou pyrotechnique n’a été utilisé pendant l’exercice. Une équipe de remédiation est demeurée sur place, le 18 mai, pour s’assurer que les zones utilisées lors des manœuvres militaires ont été remises dans leur état antérieur. Toutes les mesures ont été prises pour assurer la sécurité de la population et atténuer l’impact sur les communautés et l’environnement local tout au long de l’exercice.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2025, un déploiement opérationnel de longue durée autour du monde grâce auquel la France assure sa présence dans plusieurs zones d’intérêt stratégique majeur, tout en offrant un cadre de formation concret, réaliste et de qualité, offert aux officiers-élèves embarqués.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

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Publié sur le site le 27 mai 2025

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ArcelorMittal

Une entente de principe

par Éric Cyr

Une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective des travailleurs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord a été conclue entre le comité de négociation et la compagnie minière, le 14 mai 2025.

Les quelque 2500 adhérents des unités syndicales locales 5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake à Fermont), 6869 (chemin de fer et le port à Port-Cartier), 7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau de Port-Cartier et techniciens en protection des incendies), 7401 Nord et 7401-FP (employés de bureau de Fermont et force protectrice), et 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) ont été conviés à des assemblées délibérantes durant les jours suivants afin de se prononcer sur l’acceptation ou le rejet du contenu de cet accord de principe, une étape préliminaire à la signature d’un éventuel futur contrat de travail. Cette entente de principe n’a pas de valeur officielle jusqu’à ce que les syndiqués en aient pris connaissance et se soient prononcés sur sa teneur dans le cadre d’un suffrage, ce qui est était prévu pour le 22 mai.

« Les membres nous ont donné un rapport de force important avec les votes de grève quasi unanimes pris lors des assemblées officielles précédentes. Le comité de négociation estime être arrivé à obtenir une entente de principe à la hauteur du mandat donné par les membres. Ce sera maintenant à ceux-ci d’en évaluer le contenu et de se prononcer en assemblée générale », explique le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

ArcelorMittal Mines et Infrastructures Canada est pour sa part « heureuse d’annoncer qu’une entente de principe est survenue entre l’entreprise et les exécutifs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos » en jugeant que « les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel » et que « cette entente pourra générer des retombées positives pour la Côte-Nord, notamment en favorisant la stabilité économique et le développement local. » ArcelorMittal se dit satisfaite de ces négociations qui permettent d’en arriver à une entente juste et équitable pour toutes les parties et dont la dernière phase s’est déroulée en présence d’un conciliateur nommé par le ministère du Travail.

La proposition patronale précédente qui ne répondait pas aux attentes des syndiqués avait été rejetée par ces derniers dans le cadre d’un vote dont la proportion oscillait entre 95 % et
99,8 % selon la section syndicale. Les membres se sont dotés du même souffle d’un mandat de grève à déclencher au moment jugé opportun.

Ni le syndicat, ni l’employeur n’ont souhaité commenter plus en détail le contenu de l’entente de principe avant que celle-ci ne soit entérinée par les syndiqués.

Au moment de mettre sous presse, le résultat du vote des syndiqués n’était pas encore connu.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

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Publié sur le site le 27 mai 2025

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