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Aéroport de Wabush

Un plan d’urgence jugé inefficace

par Éric Cyr

Léende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush, au Labrador.

Selon un ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour Transports Canada à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Kirk King, le plan des mesures d’urgence de cet aérodrome, qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec, comporterait des défaillances majeures susceptibles d’entraîner de graves conséquences.

M. King affirme que la vie de personnes aurait possiblement été indûment mise en danger lors de l’alerte à la bombe du 30 août 2026 et que les procédures dans ce cas précis auraient constitué un échec à bien des égards. Ce dernier explique que lorsqu’un tel signalement, qui constitue une réelle menace pour la sécurité, survient, il y a des procédures strictes à suivre et que celles-ci n’auraient pas été observées. Il indique qu’aucun responsable de l’aéroport n’aurait été présent sur place pour activer le centre de coordination des urgences ni pour déclencher le plan d’urgence.

M. King précise que lorsqu’une alerte à la bombe se produit sur l’aire de trafic, le plan d’urgence prévoit un processus qui doit impérativement être respecté à la lettre. Selon lui, ce grave manquement s’expliquerait par le fait que la gestion de cet aérodrome par Transports Canada se fait à distance et non localement et le gestionnaire ne connaîtrait pas les règles et la marche à suivre dans un tel scénario. Il considère que Transports Canada devrait montrer l’exemple en tant qu’exploitant et organisme de réglementation et, à son avis, les responsables de l’organisation échoueraient sur tous les aspects puisque ce ne serait pas la première fois que le plan d’urgence n’aurait pas été activé alors qu’il aurait obligatoirement fallu qu’il le soit.

Les défaillances qui se seraient produites lors de la récente alerte à la bombe selon M. King : l’aérogare n’aurait pas été évacuée sur-le-champ, le centre de coordination des urgences n’aurait pas été activé, aucune coordination n’aurait été faite avec Transports Canada, la vie des personnes sur place aurait été mise en danger et il y aurait eu des lacunes dans la consignation des événements.

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Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

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Publié sur le site le 21 septembre 2026

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Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Côte-Nord

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

par Éric Cyr

À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre 2026, voici un bref historique des deux circonscriptions de la Côte-Nord traditionnellement favorables, durant des décennies, au Parti québécois (PQ), ancrage qui a été fragilisé lors de l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui les a remportées en 2022.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et est nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel au Québec, cette circonscription est devenue un château fort péquiste et a été représentée par cette formation politique indépendantiste pendant près d’un demi-siècle. Des députés du Parti québécois s’y sont en effet succédé durant près de cinq décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé par feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé à la suite de son décès et d’une élection partielle par Normand Duguay, qui a siégé de 1997 à 2003, et par Lorraine Richard, qui a repris le flambeau en 2003. Duplessis n’avait jamais changé d’allégeance depuis le 15 novembre 1976 lors de l’élection du premier gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque. Ce rempart péquiste est par la suite passé sous le giron de la CAQ lors de l’élection du 3 octobre 2022. Ce basculement vient clore 46 ans de représentation ininterrompue par le Parti québécois qui y dominait depuis l’année des Jeux olympiques de Montréal. L’accession de la caquiste Kateri Champagne Jourdain à titre de députée dans Duplessis a marqué une page d’histoire. En plus de briser cette solide enclave péquiste en mettant fin au règne du Parti québécois qui y tenait les rênes, elle est devenue la première femme innue élue à l’Assemblée nationale et la première femme autochtone à accéder à une fonction ministérielle au Québec.

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le « comté » de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, feu René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Alors appelée Saguenay, cette circonscription est celle qui a le plus fortement appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995, avec 73,33 % des voix en faveur du OUI. Adjacente à Duplessis, c’était également une importante fortification péquiste depuis les années 1970, malgré quelques interruptions. Le député indépendantiste Lucien Lessard y a représenté les citoyens de 1970 à 1982, d’abord sous la bannière de l’Union nationale puis sous celle du Parti québécois à partir de 1976, avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1982 à 1994. Cet élan fut freiné par le péquiste Gabriel-Yvan Gagnon de 1994 à 2002. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année, de 2002 à 2003, avant que le député du Parti québécois, Marjolain Dufour, lui succède en 2003. Il reste en poste jusqu’en 2015 avant de démissionner et de laisser la place à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle de novembre 2015. Celui-ci a été défait par le caquiste Yves Montigny lors de l’élection générale de 2022.

La donne pourrait-elle changer à l’aube de la prochaine élection ? Une chose est certaine, le Parti québécois tentera de reconquérir ces anciens bastions souverainistes.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Redevances minières

Une promesse électorale

par Éric Cyr

Sur la photo : Le maire de la Ville de Fermont, monsieur Patrick Lacerte.

La Ville de Fermont accueille favorablement l’engagement de l’équipe de la première ministre sortante Christine Fréchette de doubler les sommes versées aux régions ressources dans le cadre du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Pour le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte (sur la photo), l’annonce constitue une avancée importante, mais elle ne règle pas à elle seule le problème de fond : la formule de redistribution doit être revue afin que les collectivités qui accueillent les grandes mines reçoivent une part plus équitable de la richesse qu’elles contribuent à créer.

L’engagement a été dévoilé, le 24 août 2026, par Kateri Champagne Jourdain, alors ministre des Ressources naturelles et de la Forêt et candidate de l’équipe Fréchette, anciennement Coalition avenir Québec (CAQ), dans Duplessis. Elle était accompagnée du vice-premier ministre de l’époque, Ian Lafrenière. Si l’équipe Fréchette forme le prochain gouvernement, l’enveloppe annuelle du programme passerait de 38 à 76 millions de dollars (M $) à compter de 2027. Les 38 M $ additionnels seraient destinés en priorité aux régions productrices, tandis que les municipalités et MRC déjà bénéficiaires conserveraient les sommes qu’elles reçoivent actuellement. La mesure serait financée sans augmenter la charge des entreprises minières. Selon M. Lacerte, cette promesse répond à une revendication de longue date des régions ressources. « C’est certainement un gros pas dans la bonne direction. Doubler les redevances, c’est une très bonne nouvelle pour les régions ressources. Il faut cependant aussi ajuster le partage des redevances minières et la façon dont le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) calcule cette redistribution pour favoriser le développement des villes qui accueillent les projets miniers. »

Écart considérable

La question fondamentale demeure celle de la méthode de redistribution et de la part qui revient réellement aux communautés où sont exploitées les ressources. Les chiffres de la MRC de Caniapiscau illustrent l’ampleur du déséquilibre. De 2016 à 2023, les sociétés minières présentes sur son territoire ont versé en moyenne quelque 225 M $ par année en redevances minières au trésor québécois, pour un total d’environ 1,8 milliard de dollars sur huit ans. Pendant cette même période, la MRC a reçu en moyenne seulement 164 000 $ annuellement par l’entremise du mécanisme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Les retombées économiques de l’industrie minière ne se limitent évidemment pas aux redevances. Les activités d’ArcelorMittal, de Minerai de fer Québec (MFQ), de Tata Steel et d’autres entreprises du secteur génèrent ou soutiennent des achats locaux, des contrats de sous-traitance, des milliers d’emplois directs et indirects ainsi que d’importantes retombées fiscales et salariales. Néanmoins, pour la Ville de Fermont, la question demeure entière : quelle part de la richesse collective générée par l’exploitation du territoire devrait revenir directement aux communautés qui en assument les conséquences quotidiennes ?

Les données plus récentes relayées dans le cadre de l’annonce politique montrent que l’écart demeure considérable. Pour l’exercice 2024-2025, les entreprises minières de la région auraient versé 206 M $ en redevances au Québec, alors que la MRC n’aurait obtenu que 287 000 $dans le cadre du programme. Selon l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Caniapiscau générerait à elle seule près de 60 % de l’ensemble des redevances minières du Québec tout en recevant moins de 1 % de cette contribution.

Coûts particuliers au Nord

Le préfet Lacerte reconnaît que les revenus tirés des ressources naturelles doivent contribuer au pacte fiscal entre Québec et les municipalités. Il estime toutefois que le modèle actuel ne tient pas suffisamment compte de la réalité des communautés minières éloignées et isolées.

« Nous sommes d’accord que les redevances minières contribuent au pacte fiscal entre Québec et les municipalités, mais il faut absolument que l’on adapte ce partage aux besoins et défis spécifiques des villes minières, éloignées et isolées où tout coûte plus cher. »


En effet, le développement et l’entretien des infrastructures représentent un défi majeur. Les routes sont davantage sollicitées par la circulation industrielle et les véhicules lourds. Les coûts de construction, de prestation des services municipaux et de transport des matériaux sont également plus élevés dans les régions nordiques éloignées des grands centres. C’est précisément l’un des arguments invoqués par l’équipe Christine Fréchette pour justifier son intention de bonification du programme. La formation politique affirme que les régions qui accueillent les projets de ressources naturelles doivent composer avec l’intensité de la circulation lourde, la pression exercée sur les infrastructures routières et les coûts de développement du territoire.

Acceptabilité sociale

Patrick Lacerte considère qu’une meilleure redistribution ne constitue pas seulement une question de justice fiscale. Elle représente également un enjeu d’acceptabilité sociale. « C’est ce que souhaitent les élus locaux, les minières et l’association qui les représente, les résidents, les syndicats. Ça aussi, ça fait partie de l’acceptabilité sociale des projets miniers. » Cette notion prend une importance particulière dans un contexte où le Québec souhaite accélérer le développement des minéraux critiques et stratégiques et consolider son secteur minier. Le gouvernement rappelle d’ailleurs que la situation géopolitique actuelle augmente l’importance des projets de ressources naturelles pour les chaînes d’approvisionnement et l’économie. Pour les élus fermontois, l’adhésion des populations locales passe aussi par des bénéfices tangibles. Les citoyens doivent pouvoir constater que l’exploitation des ressources de leur territoire contribue directement à améliorer leurs infrastructures, leurs perspectives de développement et leurs services.

« Plan de sauvegarde de la Côte-Nord »

La Ville de Fermont a récemment adopté une résolution proposant un « plan de sauvegarde de la Côte-Nord », qui comprend diverses propositions fiscales, industrielles et de développement régional. La réforme du partage des redevances minières s’inscrit dans cette réflexion plus large. Fermont souhaite que Québec reconnaisse davantage la contribution exceptionnelle des régions productrices et que les mécanismes financiers soient ajustés en conséquence. L’annonce est donc perçue comme une ouverture, mais non comme le dernier mot du dossier. Doubler l’enveloppe disponible représente, aux yeux de Patrick Lacerte, une amélioration substantielle. La prochaine étape devra toutefois être de s’assurer que la méthode de redistribution avantage réellement les collectivités qui produisent la richesse et qui vivent au quotidien avec les défis liés à l’exploitation industrielle. Pour Fermont, la revendication est claire : les régions minières ne réclament pas un privilège, mais une part plus juste des revenus générés par leurs ressources.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

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  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
  • Principal lien terrestre
  • Programme d’amélioration
  • Relais Gabriel
  • Route 389
  • Route interprovinciale
  • Sécurité
  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

  • Bail de villégiature
  • Baux de villégiature
  • Chalet
  • Construction
  • Côte-Nord
  • Environnement
  • Faune
  • Fermont
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  • Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
  • MRC
  • Municipalité régionale de comté de Caniapiscau
  • Population locale
  • Schefferville
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  • Terre publique
  • Urbanisme en territoire non organisé

Publié sur le site le 26 mai 2026

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Médias de presse écrite

Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

par La rédaction

Légende : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, la première présidente du CA du Trait d’union du Nord, Micheline O’Brien qui faisait partie du comité fondateur du journal, la présidente actuelle, Louise Vachon et l’ancienne membre du CA, Vivian Carter, avant la remise des prix.

Le journal Le Trait d’union du Nord a été finaliste dans cinq catégories dans le cadre des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) soulignant l’excellence du journalisme local. Le bimensuel a mérité une décoration lors du dévoilement qui s’est fait lors d’un gala en parallèle du 45e congrès annuel du regroupement au Château Joliette à Joliette, du 1er au 3 mai 2026.

Le rédacteur en chef, Éric Cyr, qui a été en lice pour une distinction dans trois catégories, a remporté un second prix dans la catégorie « opinion » pour son texte « Pont à Tadoussac : ça coule ou ça roule Raoul ? » qui prend position sur les très nombreuses tergiversations relatives à la construction d’un pont qui enjamberait l’embouchure de la rivière Saguenay afin de désenclaver la Côte-Nord, la seule récompense du média de presse écrite en 2026. Le journaliste était également finaliste dans la catégorie « nouvelle » pour l’article « Transport aérien. Une fermeture brusque et soudaine » qui traite de la problématique récurrente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador et dans la catégorie « critique » pour « Un documentaire prisé » à propos du long-métrage Jacques de la réalisatrice québécoise, Lysandre Leduc-Boudreau, racontant l’histoire singulière d’un homme de 85 ans vivant en autonomie dans les monts Groulx-Uapishka, feu Jacques Duhoux.

La graphiste Lynda Raîche a également été candidate dans la catégorie « conception graphique format tabloïd » pour son graphisme et sa mise en page dans la parution du volume 43 numéro 14 « À vos risques et périls. L’autre route » publiée le 9 septembre 2025. Le caricaturiste, Gilles Létourneau, était aussi en nomination pour la seconde année consécutive pour le prix « Raymond-Gagnon » qui honore le bénévole de l’année.

La présidente du conseil d’administration (CA) du bimensuel, Louise Vachon, qui s’est déplacée pour aller représenter Le Trait d’union du Nord en compagnie d’une ancienne membre du CA et chroniqueuse, Vivian Carter, a été très heureuse de recevoir une récompense au nom de la publication de presse écrite. « C’est un honneur d’accepter un prix au nom de notre journal. Cela nous encourage à poursuivre notre excellent travail dans le domaine de l’information et de la couverture de l’actualité locale et régionale », confie cette dernière qui occupe cette fonction depuis 2006.

Reconnaissance

Cet événement se veut l’occasion de souligner le travail accompli par les différents médias écrits communautaires québécois au cours de la dernière année. Le Trait d’union du Nord est l’un des deux seuls médias de la Côte-Nord à faire partie de l’association. Le journal a obtenu plus d’une distinction au cours de ses 42 années d’existence notamment le prix du média écrit communautaire de l’année durant deux années consécutives, en 2012 et 2013, en plus d’avoir récolté de nombreux prix par le passé pour son contenu médiatique tant pour les professionnels que pour les bénévoles qui se sont investis à assurer sa qualité.

Félicitations au journaliste Éric Cyr pour ce deuxième prix et merci à ceux qui s’investissent à assurer le bon fonctionnement et la pérénnité du média communautaire d’information.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

  • Actualité locale
  • Actualité régionale
  • AMECQ
  • Association des médias écrits communautaires du Québec
  • Côte-Nord
  • Distinction
  • Éric Cyr
  • Événement annuel
  • Fermont
  • Finaliste
  • Gagnant
  • Gala reconnaissance
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  • Prix « Raymond-Gagnon »
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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Pont sur le Saguenay

La nouvelle première ministre interpellée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des acteurs du milieu socio-économique veulent bâtir des ponts avec la nouvelle première ministre du Québec. De gauche à droite : le représentant de l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord, Antonio Hortas, le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, sa coordonnatrice Marjorie Deschênes, l’ancien préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, le chef du Conseil de la Première Nation des Innus d’Essipit, Martin Dufour, et le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert. Source photo  : Union 138

La Coalition Union 138 a invité, au lendemain de son élection, la nouvelle première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, à agir rapidement dans le dossier de la construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac sur la Côte-Nord.

La Coalition Union 138, qui milite activement et vigoureusement pour le désenclavement de la Côte-Nord, a comme principal cheval de bataille l’édification d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay ainsi que le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, juge qu’il est d’une nécessité absolue d’ériger cet ouvrage d’art. Le rassemblement qui réunit des décideurs et des intervenants des milieux économique, politique et syndical, des représentants des Premières Nations innues de cette région ainsi que la Société du pont sur le Saguenay, estime que la population nord-côtière a le droit, comme toutes les autres régions du Québec, de pouvoir compter sur un lien terrestre permanent afin d’assurer la fluidité de la mobilité des personnes et des marchandises sur son territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Un engagement officiel

La Coalition Union 138 n’a pas hésité à rappeler à Mme Fréchette ses déclarations concernant le pont sur le Saguenay. Le porte-parole de la Coalition Union 138, l’ancien président du Conseil central de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est devenu par la suite préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, Guillaume Tremblay, considère que les citoyens nord-côtiers méritent beaucoup mieux et qu’il est plus que temps pour la région d’obtenir du gouvernement des engagements concrets pour la construction d’un pont. Celui-ci sollicite l’assurance formelle en ce sens de la première ministre du Québec qui doit selon lui adopter une position plus convaincante à ce sujet. « Son prédécesseur disait avoir un préjugé favorable pour un pont et elle a parlé de 2030 ou alors lorsque le moment sera propice. C’est insuffisant. Ce n’est pas assez ! », affirme M. Tremblay qui a pour objectif de profiter de la prochaine campagne électorale québécoise à l’automne pour faire en sorte de s’assurer que les formations politiques prennent des engagements précis et sans équivoque à ce sujet.

« Le dévoilement des plus récentes études commandées par le précédent gouvernement caquiste n’est pas une priorité pour nous. Ce que nous voulons c’est un pont et un échéancier détaillé le plus tôt possible. Nous avons assez attendu. Un moment donné, il va falloir bouger et passer des études à l’action », conclut avec détermination le porte-parole du regroupement.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

  • Baie-Sainte-Catherine
  • Christine Fréchette
  • Coalition avenir Québec
  • Coalition Union 138
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Lien terrestre
  • Pont
  • Population nord-côtière
  • Première ministre du Québec
  • Premières Nations innues
  • Rivière Saguenay
  • Route 138
  • Tadoussac

Publié sur le site le 27 avril 2026

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Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
  • Claude Gagné
  • Côte-Nord
  • Directeur général de la Ville de Fermont
  • Écosystème minier du fer
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Goodwood
  • Gouvernement du Québec
  • Lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
  • Mont-Wright
  • MRC de Caniapiscau
  • Municipalités
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Province de Québec
  • Redevances minières
  • Schefferville
  • Tata Steel Minerals
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières

Publié sur le site le 10 avril 2026

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Orthophonie

Mobilisation locale autour du langage

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo, les orthophonistes Anne-Isabelle Lévesque et Florence Gravel à la bibliothèque locale lors de leur récent passage à Fermont.

Deux orthophonistes de la clinique Expression à Québec, qui propose des services d’évaluation et d’intervention en langage et en communication, étaient de retour à Fermont. Elles ont animé des ateliers de stimulation du langage pour les enfants et leurs parents à la bibliothèque publique, le 1er février 2026. Celles-ci ont de plus offert des conseils pratiques aux éducatrices du Centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr ainsi qu’aux enseignantes de maternelle 5 ans de l’école des Découvertes en se rendant directement dans leurs groupes, les 2 et 3 février.

La propriétaire de l’établissement ayant une expertise en télépratique afin de mieux joindre les familles en région, Anne-Isabelle Lévesque, qui est originaire de Fermont, explique que l’une des activités offertes consistait à soutenir les parents dans l’utilisation des livres de la collection « Un mot à la fois » déjà présentée localement en novembre dernier, ainsi que dans l’application de stratégies de stimulation du langage à travers le jeu et la lecture partagée. Elle précise que cette collection est un outil clé en main pour les parents et se distingue par des phrases modèles collées à l’intérieur des livres afin de soutenir une stimulation du langage plus ciblée lors de la lecture. « Cette collection unique au Québec est accessible dans un rayonnage dédié à la bibliothèque publique de Fermont, où les ouvrages peuvent être consultés sur place ou empruntés », confie-t-elle.

Mme Lévesque était accompagnée de sa collègue orthophoniste, Florence Gravel, qui mentionne qu’elles sont allées une deuxième fois dans les groupes du CPE, après une première visite en novembre, afin de proposer des stratégies concrètes et directement applicables dans le quotidien des éducatrices pour maximiser les occasions de favoriser le développement langagier des enfants. Mme Gravel souligne également avoir grandement apprécié l’accueil et la réceptivité des équipes sur place. « Nous sommes retournées dans les groupes pour poursuivre le travail amorcé, proposer des stratégies, mais aussi pour répondre aux questions des éducatrices. Les équipes sont très ouvertes et engagées. C’est vraiment motivant de constater leur intérêt à intégrer ces stratégies au quotidien », mentionne-t-elle.

L’orthophonie englobe l’évaluation, la prévention et le traitement des troubles de la communication, tandis que la stimulation langagière est une approche préventive qui vise à favoriser le développement langagier chez les jeunes enfants. Ce service est un volet de l’initiative de promotion et de prévention du langage financé par la MRC de Caniapiscau. Ces activités qui misent principalement sur l’enseignement de stratégies de stimulation du langage pour les tout-petits en contexte de jeu et de lecture partagée afin de soutenir les interactions entre l’adulte et l’enfant sont une initiative du plan d’action du comité en développement social de Fermont, mieux connu sous l’apellation Fermont en action.

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Publié le 17 février, 2026, dans la publication : Numéro_3 Volume_44

  • Anne-Isabelle Lévesque
  • Bibliothèque publique de Fermont
  • Centre de la petite enfance
  • Clinique Expression
  • Côte-Nord
  • CPE Le Mur-mûr
  • école Des Découvertes
  • Éducatrices
  • Enseignantes
  • Enseignantes de maternelle
  • Fermont
  • Florence Gravel
  • Intervention en langage et en communication
  • Livres « Un mot à la fois »
  • Maternelle
  • Orthophonistes
  • Services d’évaluation
  • Stimulation du langage

Publié sur le site le 16 février 2026

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Transport aérien

Des lacunes majeures et persistantes

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

Le manque de fiabilité et l’imprévisibilité du service aérien à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui est exploité par le ministère des Transports du Canada et qui lui appartient, nuisent grandement à plusieurs sphères de l’activité économique, médicale et sociale de la région des deux côtés de la frontière du Québec-Labrador en plus d’avoir des répercussions dans d’autres domaines connexes ici et ailleurs.

Ce phénomène déroutant et récurrent de défaillances qui se manifeste fréquemment par des annulations et des reports de vols pour toutes sortes de raisons, parfois douteuses, ainsi que la paralysie totale de l’aérogare de Wabush, qui s’est produit de façon répétée à trois reprises totalisant une semaine d’interruption des vols commerciaux en moins de trois mois depuis novembre 2025, représente une problématique systémique. Plusieurs résidents de Fermont, de Labrador City et de Wabush ont perdu confiance en la desserte aérienne et jugent que la situation inacceptable n’est pas que conjoncturelle, mais est plutôt causée par l’incompétence des gestionnaires aéroportuaires et le manque de considération pour la clientèle manifestée par certains transporteurs aériens. Le scénario trop souvent aléatoire et imprédictible d’un déplacement aérien alimente l’incertitude et cause un stress important sur les passagers devant se déplacer par avion. Ces citoyens, dont certains ont déjà pris part à un geste de désobéissance civile dans le cadre d’une manifestation citoyenne en face de l’aéroport visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local, en octobre 2024, exhortent les élus à trouver des solutions afin de régler les déficiences de ce moyen de locomotion qui est crucial pour le transport de personnes et de biens pour les communautés locales.

Dommages collatéraux

Le vacillement de ce mode de transport par voie aérienne nuit aux patients des trois localités nordiques qui doivent se déplacer en avion pour obtenir des services médicaux non disponibles sur place et pour rencontrer des spécialistes à l’extérieur. Un grand nombre de malades souvent vulnérables ont eu à subir les inconvénients liés à des résiliations ou à des décalages de vols. Ces retards perturbent l’horaire de leurs rendez-vous médicaux importants qui prennent du temps à obtenir et qui doivent parfois être annulés ou remis. Cette dynamique nuisible est dommageable à la fois pour ceux-ci, qui subissent un stress nocif influençant de façon négative leur état de santé, mais a également des conséquences pour d’autres acteurs du milieu. La tendance perturbatrice se reflète notamment sur l’offre de services locale en nuisant au recrutement et à la rétention de médecins. L’omnipraticien Georges Gaba, qui exerce sa profession médicale au Centre de santé de Fermont, explique que des collègues qui souhaitaient venir travailler localement ont changé d’idée après avoir constaté le manque d’efficacité des déplacements aériens : « Certains de mes amis que j’ai approchés pour les inciter à venir pratiquer la médecine à Fermont et qui avaient manifesté un grand intérêt se sont ravisés et ont changé d’avis lorsqu’ils ont appris que j’ai été retenu durant quatre jours à attendre un vol à Wabush en décembre dernier. » Une dentiste qui a également été « prise en otage » à l’aéroport à la même période songeait à ne plus revenir et à changer d’endroit dans le cadre de son exercice professionnel. La situation occasionne aussi des maux de tête à certaines minières et pour des entrepreneurs locaux qui dépendent en bonne partie d’une main-d’œuvre utilisant des navettes aériennes (fly-in/fly-out) afin d’assurer la bonne marche de leurs activités.

À la suite de ces perturbations aériennes, une demande urgente a été adressée au ministre canadien des Transports par le député fédéral du Labrador, Philip Earle, afin d’obtenir une rencontre avec lui et des représentants du Ministère pour faire la lumière sur ces dérangements et en déterminer la cause profonde. Le député libéral labradorien a également exigé une mise à jour concernant le mandat relatif à la catégorie 6 des aéroports. Une rencontre entre les deux politiciens était prévue à la fin janvier. Le député Earle a confié que le processus a été amorcé afin de trouver un nouveau gestionnaire qui possède une grande expérience dans la gestion d’un aéroport situé dans le Nord et un nouvel administrateur est en cours de nomination s’il n’est pas déjà entré en fonction.

Selon un ancien superviseur pour Transports Canada à l’aéroport local, Kirk King, en raison de la récente démission de la directrice de l’aéroport local, la direction sera dorénavant assurée de façon temporaire pour une période de 90 jours par l’agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada qui était auparavant rattachée à l’aéroport de Sept-Îles sur la Côte-Nord, Karen Young.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Activité économique
  • Activité médicale
  • Activité sociale
  • Aéroport régional de Wabush
  • Agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada
  • Côte-Nord
  • Décalages de vols
  • Dommages collatéraux
  • Fermont
  • Frontière du Québec-Labrador
  • Incertitude
  • Karen Young
  • Kirk King
  • Labrador
  • Ministère des Transports du Canada
  • Résiliations de vols
  • Service aérien
  • Transporteurs aériens

Publié sur le site le 3 février 2026

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Rio Tinto IOC

Une réorganisation s’amorce

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une mine de Rio Tinto IOC à Labrador City. Source photo : Minière IOC

L’entreprise minière Rio Tinto IOC a enclenché une réorientation interne afin d’assurer une meilleure résilience opérationnelle et une compétitivité accrue à long terme, ce qui pourrait avoir une incidence sur les activités de ses installations de Labrador City au Labrador et de Sept-Îles sur la Côte-Nord.

« Rio Tinto IOC a lancé une initiative de transformation de l’entreprise pour assurer sa résilience opérationnelle et sa compétitivité à long terme dans un marché en mutation. Alors que la transformation est en cours, nous continuons à nous concentrer sur une production sécuritaire, une collaboration continue avec nos employés et le soutien des communautés dans lesquelles nous menons nos activités », confie à ce sujet une porte-parole de Rio Tinto IOC.

La conjoncture économique particulière qui règne actuellement expliquerait la nécessité de cette reconfiguration et la compagnie minière explique que ce réaménagement s’inscrit dans un contexte marqué par un accroissement de ses coûts internes, des enjeux liés à la santé de la fosse de la mine et un environnement de marché plus difficile.

« Depuis 70 ans, IOC joue un rôle important dans l’économie et les communautés au sein desquelles elle opère. Les mesures que nous prenons visent à garantir la sécurité, la stabilité et la durabilité de nos activités pour les années à venir. »

Rio Tinto IOC n’a pas d’échéancier précis en lien avec cette recomposition et a fait appel à une firme de consultants, le cabinet international de conseil en management Bain & Company, au début septembre, afin de l’appuyer dans ses démarches. L’objectif est d’analyser la situation actuelle, de poser un diagnostic global et d’aider l’entreprise à instaurer une stratégie destinée à améliorer l’efficacité de l’ensemble de ses opérations. La minière a précisé qu’aucune décision relative à d’éventuelles mises à pied n’a été envisagée pour l’instant, mais que le processus pourrait nécessiter une révision de l’organisation du travail et de son exécution.

Viabilité économique

Les récentes orientations des banques centrales qui favorisent une baisse des taux directeurs, le tout combiné au contexte économique difficile incitent les grandes entreprises qui œuvrent dans des secteurs où le marché est cyclique, comme celui de l’acier et de l’aluminium, à faire preuve de prudence en rationalisant leurs dépenses afin de garantir une performance et un rendement optimal nécessaires à leur positionnement à long terme à l’échelle mondiale.

Compréhension et inquiétudes

Le président de la section locale 5795 du Syndicat des Métallos/Steelworkers qui représente 1600 employés rattachés aux mines de Labrador City, Mike Furlong, qui connaît bien les cycles périodiques de turbulences que doivent affronter les compagnies minières, est au courant des modifications souhaitées par Rio Tinto IOC qui sont destinées à faire face aux éventuels impacts liés au climat acrobatique économique qui se manifeste actuellement. Ce dernier qui dénonce une mauvaise gestion des fosses minières par le passé a confié être prêt à collaborer avec l’entreprise afin de contribuer à l’amélioration de certains aspects pour augmenter la productivité, mais confie que cette décision suscite cependant certaines inquiétudes au sein des travailleurs surtout ceux avec moins d’ancienneté. « Ce remaniement qui émane de la direction témoigne de la volonté de l’entreprise de se garantir une place dans l’avenir et donc cela constitue une bonne nouvelle pour nos membres et notre milieu. »

La minière Rio Tinto IOC, dont la majorité des infrastructures se trouve à Labrador City et à Sept-Îles, emploie près de 3000 personnes.

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Publié le 7 octobre, 2025, dans la publication : Numéro_16 Volume_43

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Publié sur le site le 6 octobre 2025

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Circuit électrique

Nouvelles bornes de recharge à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la nouvelle borne de Circuit électrique récemment érigée à Fermont.

Deux bornes de recharge rapide pour véhicules électriques ont été installées par un entrepreneur mandaté par la société d’État Hydro-Québec dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont au début septembre. Cette nouvelle infrastructure viendra prendre le relais de l’ancienne borne standard située dans le stationnement du centre commercial du mur-écran qui appartient à l’Hôtel Fermont et qui n’est plus fonctionnelle en ce moment.

L’implantation de cette récente structure publique s’inscrit dans le cadre du déploiement annuel du réseau de bornes publiques d’Hydro-Québec, le Circuit électrique, qui prévoit d’offrir un service de trois points de recharge pour véhicules électriques de modèle ABB Terra 184 à Fermont soit une borne de 180 kilowatts (kW) dédiée et une borne de 180 kW partagée. Ces nouveaux aménagements liés au maillage à la chaîne d’approvisionnement québécoise totalisent des investissements d’environ 300 000 $ pour l’achat et l’installation des bornes.

Ces infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) sont payantes et Hydro-Québec conseille fortement aux utilisateurs de ce service de télécharger l’application mobile du Circuit électrique ou de se procurer une carte de membre pour recharger leurs voitures dans les secteurs où la couverture cellulaire est moins forte.

Un réseau branché

La Côte-Nord compte actuellement 54 points de recharge rapide et sept autres vont s’ajouter d’ici la fin de l’année incluant les trois de Fermont et 56 bornes de niveau 2 (borne standard utile lorsqu’une personne demeure longtemps au même endroit, comme sur un lieu de travail, un site touristique ou un hôtel). Il existe des bornes de recharge rapides pour couvrir l’ensemble de la route 138 jusqu’à Natashquan et bientôt pour couvrir la route 389 jusqu’à Fermont. Il y a eu près de 30 000 recharges effectuées sur le territoire nord-côtier depuis janvier, les mois de la période touristique estivale de juillet et août étant les plus occupés.

Électrification de la route 389

Les électromobilistes qui empruntent la route 389 qui relie Fermont à Baie-Comeau peuvent recharger leurs véhicules électriques en s’approvisionnant en électricité sur une borne rapide autonome de 50 kW qui est alimentée par une batterie qui emmagasine l’énergie fournie par le réseau à faible puissance et la transmet à la borne à une puissance permettant la recharge rapide qui est fonctionnelle, depuis mars 2025, au kilomètre 480 à Fire Lake. Il existe aussi une borne autonome de 50 kW alimentée par une batterie et des panneaux solaires au Relais Gabriel, depuis septembre 2024. Ces deux points de recharge stratégique qui peuvent fournir un maximum de 100 kW/h d’énergie offrent des solutions d’appoint pour les électromobilistes là où le réseau est peu accessible. Des bornes de recharge de différentes puissances (320, 100, 50 et 24 kW) qui sont facturées au kW/h ou à l’heure sont également disponibles au site de la centrale hydroélectrique de Manic-5, au kilomètre 214.

Un porte-parole pour le Circuit électrique d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty confie : « Le Circuit électrique poursuit le déploiement de bornes de recharge partout au Québec afin d’assurer une offre de recharge fiable aux électromobilistes. Notre objectif est d’offrir au moins 2500 bornes rapides du Circuit électrique d’ici la fin de 2030. »

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Publié le 23 septembre, 2025, dans la publication : numéro_15 Volume_43

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Publié sur le site le 23 septembre 2025

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MRC de Manicouagan

Un candidat solide à la préfecture

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Guillaume Tremblay répond aux questions de journalistes nord-côtiers qu’il a convoqués dans le cadre d’un point de presse pour annoncer sa candidature à la préfecture de Manicouagan.

L’ancien syndicaliste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et représentant de ce syndicat sur la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, a annoncé son intention de se porter candidat à la préfecture dans Manicouagan, le 26 août 2025, après avoir récemment pris sa retraite de l’aluminerie Alcoa.

« Je souhaite demeurer actif et relever de nouveaux défis alors j’ai pris la décision de poser ma candidature pour devenir le prochain préfet de la Manicouagan. Les huit municipalités qui en font partie pourront compter sur ma disponibilité et mon engagement pour les soutenir dans leurs objectifs de développement. J’ai passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité, qui m’a permis d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face. Mon implication dans de nombreux comités locaux et régionaux m’a apporté une expérience précieuse pour faire avancer les grands dossiers économiques, environnementaux et sociaux. Je souhaite poursuivre mon engagement envers notre région et je suis prêt à assumer cette fonction importante. »

Celui qui a passé les vingt dernières années comme représentant politique de travailleuses et travailleurs nord-côtiers issus de divers secteurs d’activité a acquis une connaissance approfondie des enjeux auxquels la région fait face et souligne l’importance de maintenir des relations solides avec les nations autochtones. « Il y a 35 ans, je suis devenu Nord-Côtier. Depuis, j’ai découvert un territoire magnifique et tissé des liens avec de nombreux citoyens, des gens dynamiques, fiers et investis dans l’amélioration du bien commun. » La vision de M. Tremblay relative aux différents enjeux et défis que la MRC et ses municipalités devront relever inclut la poursuite du développement socioéconomique. Il entend trouver des moyens pour contrer le déclin démographique et souhaite que la MRC se dote d’un plan climatique.

Fort est à parier que le dossier du désenclavement de la Côte-Nord et de la construction d’un pont à Tadoussac fera partie du cheval de bataille de celui qui milite activement depuis de nombreuses années pour cette cause et dont les convictions et la ténacité à ce sujet sont inébranlables et irrévocables.

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Publié le 9 septembre, 2025, dans la publication : Numéro_14 Volume_43

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Publié sur le site le 9 septembre 2025

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ArcelorMittal

Nouvelle convention collective de cinq ans

par Éric Cyr

Source photo : Métallos

Le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal ont ratifié, le 22 mai 2025, une nouvelle entente de travail pour les employés de l’entreprise minière sur la Côte-Nord qui s’appliquera pour une durée de cinq ans. Les employés obtiendront des augmentations qui oscillent de 26 à 30 % sur cette période selon les catégories d’emploi.

« Nous avons travaillé tant sur les clauses normatives que financières et nous sommes fiers du résultat. C’est un des meilleurs contrats que nous avons obtenus et c’est grâce au solide appui que les membres nous ont donné lors des assemblées générales, avec les votes de grève », soulignent conjointement les présidents et présidentes des différentes sections locales des Métallos, soit Karine Sénéchal (SL 5778), Éric Bacon (SL 6869), Stéphan Tremblay (SL 7401 Sud), Jérémy Lévesque (SL 7401 Nord), Krystelle Lévesque (SL 8664).

L’ensemble des travailleurs verra son salaire bonifié de 17 % sur cinq ans, dont 6 % dès la première année. De plus, une part de l’indemnité de vie chère (boni) équivalant à 4,19 $ sera graduellement intégrée à leur revenu, ce qui permettra qu’il soit comptabilisé pour le calcul de la retraite et des congés. Cela portera donc les hausses salariales à un total de 26,16 % à 30,21 %.

Les différentes primes ont été augmentées. La prime de nuit atteindra 2,50 $ au cours du contrat ; la prime pour les travailleurs affectés à l’entretien de la voie ferrée est augmentée de 2 $ l’heure. Un jour férié pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est ajouté, le 30 septembre, et les syndiqués auront droit à un congé flottant additionnel. Un montant supplémentaire de 10 $ sur la base du régime de retraite s’ajoute au cours de la convention, ce qui donnera un montant additionnel de 300 $ par mois pour un retraité qui prend sa retraite après 30 ans de service, et l’indexation du régime de retraite est maintenue pour les retraités. Un poste de technicien en prévention incendie est aussi ajouté à Port-Cartier.

« On a réussi à sortir de cette négociation avec un contrat exceptionnel, et ce malgré un prix du fer moins élevé qu’à la dernière négociation. C’est grâce à la grande solidarité des membres.  Nous sommes très heureux d’avoir réussi à maintenir l’indexation du régime pour les retraités tout en augmentant substantiellement les conditions de retraite pour les travailleurs et travailleuses actifs. Ce contrat instaure aussi un bon équilibre entre les différents groupes qui forment la main-d’œuvre », souligne le représentant syndical Marc Tremblay.

Collaboration et respect mutuel

De son côté, ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) « se réjouit d’avoir proposé un cadre de règlement propice à l’atteinte d’une entente négociée juste et équitable. Les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel. » La compagnie minière a affirmé être heureuse d’annoncer que ses employés des cinq sections locales du Syndicat des Métallos ont approuvé la ratification de l’entente de principe au terme d’un vote des employés réunis en assemblées générales. « Les nouvelles conventions collectives, d’une durée de cinq ans, assureront une stabilité ainsi que de bonnes conditions de travail pour nos salariés. Cet accord nous permettra également de générer des retombées significatives pour la Côte-Nord et le reste du Québec. Il favorise la stabilité économique et le développement local alors que nous continuerons d’investir dans nos opérations et nos installations pour assurer la pérennité de notre organisation », a déclaré le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano. La minière explique que l’entente prévoit des augmentations salariales importantes dès la première année, en accord avec les standards récents du marché ainsi que des ajustements au régime de retraite et à d’autres dispositions financières. ArcelorMittal estime que les nouvelles conventions collectives sont conformes aux normes de l’industrie et avantageuses par rapport au marché. L’entreprise est convaincue qu’elles contribueront au succès à long terme de ses activités minières tout en la positionnant comme un employeur de choix.

ArcelorMittal sur la Côte-Nord

Adoption du renouvellement de la convention collective

Voici les résultats du scrutin qui s’est avéré favorable dans une proportion importante à l’acceptation du nouveau contrat de travail des employés de l’entreprise minière ArcelorMittal œuvrant sur le territoire nord-côtier. Le pourcentage du vote des membres syndiqués au sein des différentes sections locales du Syndicat des Métallos est affiché ci-dessous.

Sections locales :

5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake, Fermont : 76,9%.

6869 (chemin de fer et port, Port-Cartier : 69,2%.

7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau à Port-Cartier et techniciens en protection des incendies) : 87%.

7401 et 7401-FP Nord (employés de bureau à Fermont et force protectrice) : 73%.

8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) : 85%.

Santé et sécurité au travail

De l’espoir chez ArcelorMittal

Lors des récentes négociations pour une nouvelle convention collective pour les employés syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord, les parties patronales et syndicales ont convenu de travailler sur la problématique récurrente de la poussière au concasseur et au concentrateur à la mine de fer de Mont-Wright.

Dans le cadre de la démarche qui s’inscrit dans le cadre du volet santé et sécurité au travail (SST), un comité a été créé afin de veiller aux investissements destinés à réduire la poussière dans ses secteurs des infrastructures minières. Un meilleur mécanisme de suivi des tests respiratoires a également été instauré. Une indemnité a de plus été adoptée pour les travailleurs qui ont l’obligation de porter des masques dans un environnement poussiéreux.

Un pas dans la bonne direction

Selon le Syndicat, les pourparlers à ce sujet ont eu « L’objectif est d’inciter ArcelorMittal à réduire la poussière à la source. Si l’employeur doit débourser de l’argent parce que ses installations ne sont pas sécuritaires, ça devrait l’inciter à procéder plus rapidement aux améliorations nécessaires. Nous suivrons le dossier de près grâce à ce nouveau comité », confie la présidente de la section locale 5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal.

L’inhalation de fines particules de poussières dans l’air en milieu minier peut causer diverses maladies principalement pulmonaires, mais aussi d’autres affections. La silicose, une grave maladie des poumons, est causée par l’inhalation de poussière de silice. D’autres maladies liées aux poussières peuvent également être observées dans l’industrie minière comme la pneumoconiose de charbon, des irritations des voies respiratoires, des bronchites chroniques et certaines formes de cancers.

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Publié le 10 juin, 2025, dans la publication : Numéro_11 Volume_43

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Publié sur le site le 10 juin 2025

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