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    Une 20 octobre, 2026

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Une reconquête de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : PQ/Meggie Richard

La forteresse nord-côtière du Parti québécois, qui avait basculé en 2022, a été reconquise et revient dans le giron de la formation politique indépendantiste à la suite du scrutin du 5 octobre 2026. Le parti souverainiste récupère ainsi un bastion qu’il avait perdu après avoir vainement résisté à l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) lors de l’élection générale précédente.

La brèche de ce château fort aura été de courte durée et ce changement de garde que l’on pourrait qualifier de retour au bercail renoue avec une longue tradition de fidélité au Parti québécois qui a repris ses anciennes citadelles dans la région. La majorité des électeurs des deux circonscriptions nord-côtières de Duplessis et de René-Lévesque a choisi de faire à nouveau confiance aux candidats péquistes afin de porter leur voix à l’Assemblée nationale à Québec. Les Nord-Côtiers ont voté, tout comme lors du suffrage précédent, du côté du pouvoir qui cette fois-ci est représenté par les troupes du nouveau premier ministre Paul St-Pierre Plamondon.

Doublé péquiste

Dans la circonscription de Duplessis, la députée sortante de la CAQ Kateri Champagne Jourdain, première femme innue élue à l’Assemblée nationale du Québec et première femme autochtone à y occuper un poste ministériel, a été défaite. Celle qui a occupé les fonctions de ministre de l’Emploi, de la Famille ainsi que des Ressources naturelles et des Forêts et a également été ministre responsable de la Côte-Nord au sein des gouvernements Legault et Fréchette a en effet été délogée par la nouvelle députée de l’équipe de Paul St-Pierre Plamondon, Meggie Richard, qui a repris le flambeau familial porté auparavant par sa tante, l’ancienne députée péquiste Lorraine Richard. Elle a détrôné sa rivale caquiste en récoltant un peu plus de 47 % des votes, soit 9 434 voix, contre près de 23 % (4 550 voix) pour Mme Champagne Jourdain, ce qui constitue un écart de 4 884 bulletins de vote. Le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) Roberto Stéa a pour sa part recueilli 19,5 % (3 909 votes). Le candidat parachuté du Parti libéral du Québec (PLQ), Samuel Murray, qui n’a pas fait campagne, a obtenu un peu plus de 5 % des voix, Jani Bellefleur-Kaltush de Québec solidaire (QS) près de 5 % et Alexandre Deschênes du Parti marxiste-léniniste du Québec a grappillé une proportion négligeable des votes.

Dans René-Lévesque, le Parti québécois a également dominé le scrutin grâce à Odette Lavigne qui a remporté la victoire avec un peu plus de la moitié des voix, devançant d’un peu plus de 6 200 voix son plus proche adversaire caquiste. La nouvelle députée qui a reçu 9 415 votes a défait le député sortant Yves Montigny, l’ancien président du caucus de la CAQ qui a accumulé 17 % des voix, soit près de 3 215 votes. Ce dernier était talonné de très près par la candidate du PCQ, Esther Besrest, qui a engrangé près de 14 % des bulletins de vote (2 540 voix). Philippe C. Boudreau de QS a ramassé un peu plus de 7 % du vote (1 365 voix), Kevin Grenier de Démocratie directe a cueilli un peu plus de 6 % des voix (1 130) et William Huynh-Jan du PLQ a glané près de 5 % des voix (898).

Hécatombe de la CAQ

Après huit ans de règne caquiste, les citoyens nord-côtiers ont choisi, tout comme l’ensemble des autres régions du Québec, la voie du changement. Tous les candidats de l’équipe Fréchette de la Coalition avenir Québec ont été balayés du paysage politique. Aucun représentant de ce parti politique, fondé par l’ancien premier ministre François Legault, n’a réussi à décrocher un siège à l’Assemblée nationale. La CAQ a subi une défaite historique passant d’un gouvernement majoritaire ayant fait élire 90 députés en 2022 à une absence totale de représentation à l’Assemblée nationale au terme du récent scrutin et pourrait faire face à l’extinction politique.

En avant de gauche à droite : la députée fraîchement élue de René-Lévesque, Odette Lavigne, le 34e premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), la nouvelle députée de Duplessis, Meggie Richard, et la députée fédérale de Côte-Nord–Kawawachikamach–Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois. La photo a été prise lors d’un bain de foule à Baie-Comeau, le 3 octobre 2026, durant la campagne électorale. PSPP est le seul chef d’une formation politique à s’être déplacé sur la Côte-Nord pendant la campagne. Sur la couverture, la députée de Duplessis Meggie Richard lors de sa victoire.

Circonscription de Duplessis

Une nouvelle députée reprend le flambeau

La candidate du Parti québécois dans la circonscription de Duplessis, Meggie Richard, a remporté la victoire avec une bonne avance, obtenant près de la moitié des voix lors du scrutin québécois du 5 octobre 2026, mettant ainsi fin à la brève incursion de la Coalition avenir Québec qui n’aura duré qu’un seul mandat.

La nouvelle élue reprend ainsi le château fort péquiste qui avait été ébréché en 2022. « Je me souviendrai longtemps de cette soirée électorale où les gens de Duplessis ont choisi de m’accorder leur confiance et qu’ils ont décidé de revenir dans le giron du Parti québécois afin de bien les représenter. C’est avec beaucoup d’humilité, une énorme reconnaissance et une grande fierté que j’occupe désormais le rôle de députée de Duplessis. Je serai le porte-voix de tous les citoyens de la circonscription, mais aussi des Nord-Côtiers de concert avec ma collègue de René-Lévesque, Odette Lavigne, qui affichera également les couleurs du Parti québécois. Je porterai leurs préoccupations et leurs revendications à l’Assemblée nationale du Québec. Je travaillerai avec vigueur quotidiennement afin d’être digne de la confiance qui m’a été témoignée. »

Meggie Richard souligne le travail qu’elle qualifie d’exceptionnel du chef de sa formation politique, Paul St-Pierre Plamondon, le nouveau premier ministre du Québec, dont la cohérence, la constance, le leadership et la vision l’ont grandement inspirée. Elle est consciente que les défis sont importants dans Duplessis, mais elle considère que la Côte-Nord offre de nombreuses possibilités. « Je ne dirai jamais assez à quel point je suis privilégiée. Je suis prête à me retrousser les manches. C’est un honneur de joindre la grande famille du Parti québécois, une équipe compétente et rigoureuse qui incarne le réel changement et constitue la véritable représentation des régions en reconnaissant toute l’importance des particularités régionales et qui, j’en suis convaincue, saura bien cerner les besoins des Nord-Côtiers et des Québécois et y répondre adéquatement », poursuit la députée fraîchement élue, qui se dit très reconnaissante d’avoir pu compter sur l’appui indéfectible de sa famille et de ses proches, incluant sa tante l’ancienne députée péquiste de cette circonscription, Lorraine Richard, ainsi que sur le dévouement et le soutien d’une équipe solide et sur de nombreux bénévoles et militants de son parti qu’elle remercie grandement pour leur appui inestimable.

La parlementaire souhaite également féliciter chacun de ses adversaires qui ont fait campagne dans Duplessis, à l’exception du candidat libéral qui ne l’a pas fait, soulignant leur contribution au débat démocratique. « Je tiens à remercier particulièrement la députée et ministre sortante, Kateri Champagne Jourdain, pour son apport pour la région ces quatre dernières années. Merci aux électeurs qui m’ont fait confiance, à ceux qui croient en moi. J’ai l’intention de travailler fort et de ne pas vous décevoir. Je salue les Fermontois et les Scheffervillois que je n’oublie pas malgré leur isolement géographique. J’ai adoré mon séjour à Fermont durant la campagne électorale et j’ai bien l’intention d’y revenir prochainement », conclut Mme Richard.

 

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Publié le 20 octobre, 2026, dans la publication : Numéro_17 Volume_44

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Publié sur le site le 19 octobre 2026

  • Prochaine publication

Redevances minières

Une promesse électorale

par Éric Cyr

Sur la photo : Le maire de la Ville de Fermont, monsieur Patrick Lacerte.

La Ville de Fermont accueille favorablement l’engagement de l’équipe de la première ministre sortante Christine Fréchette de doubler les sommes versées aux régions ressources dans le cadre du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Pour le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte (sur la photo), l’annonce constitue une avancée importante, mais elle ne règle pas à elle seule le problème de fond : la formule de redistribution doit être revue afin que les collectivités qui accueillent les grandes mines reçoivent une part plus équitable de la richesse qu’elles contribuent à créer.

L’engagement a été dévoilé, le 24 août 2026, par Kateri Champagne Jourdain, alors ministre des Ressources naturelles et de la Forêt et candidate de l’équipe Fréchette, anciennement Coalition avenir Québec (CAQ), dans Duplessis. Elle était accompagnée du vice-premier ministre de l’époque, Ian Lafrenière. Si l’équipe Fréchette forme le prochain gouvernement, l’enveloppe annuelle du programme passerait de 38 à 76 millions de dollars (M $) à compter de 2027. Les 38 M $ additionnels seraient destinés en priorité aux régions productrices, tandis que les municipalités et MRC déjà bénéficiaires conserveraient les sommes qu’elles reçoivent actuellement. La mesure serait financée sans augmenter la charge des entreprises minières. Selon M. Lacerte, cette promesse répond à une revendication de longue date des régions ressources. « C’est certainement un gros pas dans la bonne direction. Doubler les redevances, c’est une très bonne nouvelle pour les régions ressources. Il faut cependant aussi ajuster le partage des redevances minières et la façon dont le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) calcule cette redistribution pour favoriser le développement des villes qui accueillent les projets miniers. »

Écart considérable

La question fondamentale demeure celle de la méthode de redistribution et de la part qui revient réellement aux communautés où sont exploitées les ressources. Les chiffres de la MRC de Caniapiscau illustrent l’ampleur du déséquilibre. De 2016 à 2023, les sociétés minières présentes sur son territoire ont versé en moyenne quelque 225 M $ par année en redevances minières au trésor québécois, pour un total d’environ 1,8 milliard de dollars sur huit ans. Pendant cette même période, la MRC a reçu en moyenne seulement 164 000 $ annuellement par l’entremise du mécanisme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Les retombées économiques de l’industrie minière ne se limitent évidemment pas aux redevances. Les activités d’ArcelorMittal, de Minerai de fer Québec (MFQ), de Tata Steel et d’autres entreprises du secteur génèrent ou soutiennent des achats locaux, des contrats de sous-traitance, des milliers d’emplois directs et indirects ainsi que d’importantes retombées fiscales et salariales. Néanmoins, pour la Ville de Fermont, la question demeure entière : quelle part de la richesse collective générée par l’exploitation du territoire devrait revenir directement aux communautés qui en assument les conséquences quotidiennes ?

Les données plus récentes relayées dans le cadre de l’annonce politique montrent que l’écart demeure considérable. Pour l’exercice 2024-2025, les entreprises minières de la région auraient versé 206 M $ en redevances au Québec, alors que la MRC n’aurait obtenu que 287 000 $dans le cadre du programme. Selon l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Caniapiscau générerait à elle seule près de 60 % de l’ensemble des redevances minières du Québec tout en recevant moins de 1 % de cette contribution.

Coûts particuliers au Nord

Le préfet Lacerte reconnaît que les revenus tirés des ressources naturelles doivent contribuer au pacte fiscal entre Québec et les municipalités. Il estime toutefois que le modèle actuel ne tient pas suffisamment compte de la réalité des communautés minières éloignées et isolées.

« Nous sommes d’accord que les redevances minières contribuent au pacte fiscal entre Québec et les municipalités, mais il faut absolument que l’on adapte ce partage aux besoins et défis spécifiques des villes minières, éloignées et isolées où tout coûte plus cher. »


En effet, le développement et l’entretien des infrastructures représentent un défi majeur. Les routes sont davantage sollicitées par la circulation industrielle et les véhicules lourds. Les coûts de construction, de prestation des services municipaux et de transport des matériaux sont également plus élevés dans les régions nordiques éloignées des grands centres. C’est précisément l’un des arguments invoqués par l’équipe Christine Fréchette pour justifier son intention de bonification du programme. La formation politique affirme que les régions qui accueillent les projets de ressources naturelles doivent composer avec l’intensité de la circulation lourde, la pression exercée sur les infrastructures routières et les coûts de développement du territoire.

Acceptabilité sociale

Patrick Lacerte considère qu’une meilleure redistribution ne constitue pas seulement une question de justice fiscale. Elle représente également un enjeu d’acceptabilité sociale. « C’est ce que souhaitent les élus locaux, les minières et l’association qui les représente, les résidents, les syndicats. Ça aussi, ça fait partie de l’acceptabilité sociale des projets miniers. » Cette notion prend une importance particulière dans un contexte où le Québec souhaite accélérer le développement des minéraux critiques et stratégiques et consolider son secteur minier. Le gouvernement rappelle d’ailleurs que la situation géopolitique actuelle augmente l’importance des projets de ressources naturelles pour les chaînes d’approvisionnement et l’économie. Pour les élus fermontois, l’adhésion des populations locales passe aussi par des bénéfices tangibles. Les citoyens doivent pouvoir constater que l’exploitation des ressources de leur territoire contribue directement à améliorer leurs infrastructures, leurs perspectives de développement et leurs services.

« Plan de sauvegarde de la Côte-Nord »

La Ville de Fermont a récemment adopté une résolution proposant un « plan de sauvegarde de la Côte-Nord », qui comprend diverses propositions fiscales, industrielles et de développement régional. La réforme du partage des redevances minières s’inscrit dans cette réflexion plus large. Fermont souhaite que Québec reconnaisse davantage la contribution exceptionnelle des régions productrices et que les mécanismes financiers soient ajustés en conséquence. L’annonce est donc perçue comme une ouverture, mais non comme le dernier mot du dossier. Doubler l’enveloppe disponible représente, aux yeux de Patrick Lacerte, une amélioration substantielle. La prochaine étape devra toutefois être de s’assurer que la méthode de redistribution avantage réellement les collectivités qui produisent la richesse et qui vivent au quotidien avec les défis liés à l’exploitation industrielle. Pour Fermont, la revendication est claire : les régions minières ne réclament pas un privilège, mais une part plus juste des revenus générés par leurs ressources.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Pont sur le Saguenay

La nouvelle première ministre interpellée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des acteurs du milieu socio-économique veulent bâtir des ponts avec la nouvelle première ministre du Québec. De gauche à droite : le représentant de l’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord, Antonio Hortas, le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, sa coordonnatrice Marjorie Deschênes, l’ancien préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, le chef du Conseil de la Première Nation des Innus d’Essipit, Martin Dufour, et le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert. Source photo  : Union 138

La Coalition Union 138 a invité, au lendemain de son élection, la nouvelle première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, à agir rapidement dans le dossier de la construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac sur la Côte-Nord.

La Coalition Union 138, qui milite activement et vigoureusement pour le désenclavement de la Côte-Nord, a comme principal cheval de bataille l’édification d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay ainsi que le parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, juge qu’il est d’une nécessité absolue d’ériger cet ouvrage d’art. Le rassemblement qui réunit des décideurs et des intervenants des milieux économique, politique et syndical, des représentants des Premières Nations innues de cette région ainsi que la Société du pont sur le Saguenay, estime que la population nord-côtière a le droit, comme toutes les autres régions du Québec, de pouvoir compter sur un lien terrestre permanent afin d’assurer la fluidité de la mobilité des personnes et des marchandises sur son territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Un engagement officiel

La Coalition Union 138 n’a pas hésité à rappeler à Mme Fréchette ses déclarations concernant le pont sur le Saguenay. Le porte-parole de la Coalition Union 138, l’ancien président du Conseil central de la Côte-Nord de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est devenu par la suite préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Manicouagan, Guillaume Tremblay, considère que les citoyens nord-côtiers méritent beaucoup mieux et qu’il est plus que temps pour la région d’obtenir du gouvernement des engagements concrets pour la construction d’un pont. Celui-ci sollicite l’assurance formelle en ce sens de la première ministre du Québec qui doit selon lui adopter une position plus convaincante à ce sujet. « Son prédécesseur disait avoir un préjugé favorable pour un pont et elle a parlé de 2030 ou alors lorsque le moment sera propice. C’est insuffisant. Ce n’est pas assez ! », affirme M. Tremblay qui a pour objectif de profiter de la prochaine campagne électorale québécoise à l’automne pour faire en sorte de s’assurer que les formations politiques prennent des engagements précis et sans équivoque à ce sujet.

« Le dévoilement des plus récentes études commandées par le précédent gouvernement caquiste n’est pas une priorité pour nous. Ce que nous voulons c’est un pont et un échéancier détaillé le plus tôt possible. Nous avons assez attendu. Un moment donné, il va falloir bouger et passer des études à l’action », conclut avec détermination le porte-parole du regroupement.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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