• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Le bordel chez Bonnardel

    En croisade pour un pont

    Le bordel chez Bonnardel

  • Un chef cuisinier au Labrador

    Fine gastronomie

    Une 23 mai, 2022

    Un chef cuisinier au Labrador

  • Manigances malsaines au ministère des Forêts

    Caribou des bois

    Manigances malsaines au ministère des Forêts

  • CASEN de passage  à Fermont

    Neuropsychologie

    CASEN de passage à Fermont

  • Lancement de l’Espace Biblio-Jeux

    Bibliothèque publique

    Lancement de l’Espace Biblio-Jeux

  • Dépanord voit le jour

    Nouveau service

    Une 9 mai, 2022

    Dépanord voit le jour

  • Sauver le caribou, une nécessité

    Environnement

    Sauver le caribou, une nécessité

  • Vision franche d’un remorqueur

    Route nationale 389

    Vision franche d’un remorqueur

  • Des appuis de taille s’ajoutent

    Désenclavement de la Côte-Nord

    Des appuis de taille s’ajoutent

  • Des routiers professionnels s’expriment

    Route nationale 389

    Une 25 avril, 2022

    Des routiers professionnels s’expriment

    • publications précédentes
    • publications plus récentes
Le bordel chez Bonnardel

En croisade pour un pont

Le bordel chez Bonnardel

Un chef cuisinier au Labrador

Fine gastronomie

Une 23 mai, 2022

Un chef cuisinier au Labrador

Manigances malsaines au ministère des Forêts

Caribou des bois

Manigances malsaines au ministère des Forêts

CASEN de passage  à Fermont

Neuropsychologie

CASEN de passage à Fermont

Lancement de l’Espace Biblio-Jeux

Bibliothèque publique

Lancement de l’Espace Biblio-Jeux

Dépanord voit le jour

Nouveau service

Une 9 mai, 2022

Dépanord voit le jour

Sauver le caribou, une nécessité

Environnement

Sauver le caribou, une nécessité

Vision franche d’un remorqueur

Route nationale 389

Vision franche d’un remorqueur

Des appuis de taille s’ajoutent

Désenclavement de la Côte-Nord

Des appuis de taille s’ajoutent

Des routiers professionnels s’expriment

Route nationale 389

Une 25 avril, 2022

Des routiers professionnels s’expriment

  • publications précédentes
  • publications plus récentes

Innus contre Rio Tinto IOC

Une nation autochtone, une minière et trois gouvernements

par Éric Cyr

Source photo : Éric Cyr

La saga se poursuit et se complexifie dans le dossier de la poursuite de 900 M $ intentée par des Innus contre la minière IOC dont l’actionnaire principal est Rio Tinto. La Cour suprême du Canada a accepté, le 15 novembre dernier, d’entendre l’appel du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador qui conteste une décision de la Cour supérieure du Québec et de la Cour d’appel du Québec.

Frontière artificielle

Les Premières nations innues de Uashat mak Mani-utenam (Sept-Îles) et de Matimekush-Lac-John (Schefferville) sont déçues de la décision rendue par la Cour suprême du Canada qui a accepté d’entendre un appel de Terre-Neuve-et-Labrador sur la compétence des tribunaux du Québec dans le cadre de cette poursuite après que les plus hautes instances judiciaires québécoises avaient statué qu’elles détenaient le pouvoir de légiférer sur les mines qui se trouvent à la frontière du Québec et du Labrador et donné gain de cause aux Innus. Le gouvernement terre-neuvien et labradorien soutient que « les tribunaux du Québec n’ont pas la compétence pour se prononcer sur des activités et des terres allant au-delà des limites territoriales de la province. » Il y aura donc une audition devant le plus haut tribunal canadien afin de déterminer si les tribunaux québécois peuvent juger de la question de la violation des droits des Innus à la frontière du Labrador.

Conviction et détermination

Les Innus sont déterminés à aller jusqu’au bout pour faire valoir leurs droits constitutionnels.

« Nous demeurons convaincus que notre capacité d’obtenir réparation pour les violations de nos droits par Rio Tinto IOC ne s’arrête pas là où ont été fixées les frontières provinciales. Cette décision renforce notre désir et notre détermination de nous assurer que cette minière soit confrontée à ses actions et à la violation systématique de notre territoire et de nos droits au cours des 70 dernières années » a déclaré le chef de Uashat mak Mani-utenam, Mike McKenzie.

Il s’agit de la seconde fois qu’une question procédurale dans le cadre de cette poursuite historique contre la minière et déposée à la Cour supérieure du Québec en 2013 par les Innus se rend jusqu’à la Cour suprême fédérale. Rio Tinto IOC a subi un revers la première fois alors qu’elle demandait aux tribunaux de mettre fin à la procédure contre elle prétendant que les Innus devaient poursuivre les gouvernements et non une entreprise privée.

Rancœur et ténacité

« Il s’agit d’un nouveau délai pour nos peuples qui attendent que cette compagnie nous respecte, et ce, depuis le début des opérations de Rio Tinto IOC chez nous en 1950 », a ajouté le chef de Matimekush-Lac-John, Tshani Ambroise. Son prédécesseur, Réal McKenzie confiait en 2014 que le temps où les entreprises pouvaient indûment exploiter le territoire sans tenir compte du fait que ce peuple en est aussi propriétaire est révolu et que bien que les gouvernements aient joué un rôle décisif en autorisant le mégaprojet minier sans leur consentement, ce n’est pas un projet public et ce sont des investisseurs privés qui ont fait ce choix sans se soucier des peuples innus qui habitaient ce territoire depuis des temps immémoriaux : « Ce ne sont pas les gouvernements qui ont procédé à la discrimination raciale contre les employés innus d’IOC, qui ont expulsé nos enfants, nos femmes et nos aînés de leur propre territoire natal pour faire place aux mines d’IOC. Et ce ne sont pas les gouvernements qui ont amassé des milliards de profits en détruisant et en contaminant notre territoire en quête de nos richesses minérales, c’est IOC/Rio Tinto. C’est donc à IOC/Rio Tinto de prendre ses responsabilités. »

Le litige opposant les deux communautés innues et la minière IOC progresse, mais est loin d’être réglé. L’entreprise IOC, qui a extrait et vendu près d’un milliard de tonnes de fer provenant de ses mines de Schefferville avant de cesser ses activités localement, fait bande à part puisque c’est la seule minière de la région qui n’a jamais conclu d’entente avec les Innus incluant dans le cas de ses opérations de Labrador City.

Partager

Publié le 17 décembre, 2018, dans la publication : Numéro 21 Volume 36

  • Cour supérieure du Québec
  • Cour suprême du Canada
  • Innus
  • Labrador City
  • Labrador Ouest
  • Minière IOC
  • Premières nations
  • Rio Tinto
  • Schefferville
  • Terre-Neuve-et-Labrador

Publié sur le site le 17 décembre 2018

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.