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    Monts Groulx

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  • Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

    Patrimoine mondial de l’UNESCO

    Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

Joyau écologique

En solitaire parmi les aurores boréales

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Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

Patrimoine mondial de l’UNESCO

Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

Monts Groulx

En solitaire parmi les aurores boréales

par Éric Cyr

Quiconque a déjà emprunté la fameuse route interprovinciale 389 a déjà aperçu les monts Groulx. Mais admirer leurs sommets enneigés à l’horizon et affronter leur rigueur durant la saison hivernale c’est une tout autre paire de manches. Installé dans une tente de prospecteur avec un poêle de camp, c’est pourtant ce qu’a entrepris le sapeur-pompier professionnel à la retraite, Philippe Guimon, afin de réaliser un rêve qu’il caresse depuis longtemps.

Aux antipodes du pensionné

Aujourd’hui grand-père, l’aventurier français a déjà fait partie d’un régiment d’élite de l’armée de terre française durant son service militaire et d’une escouade de secours spécialisée en plongée souterraine (spéléoplongée). D’ailleurs, il a failli se noyer dans le cadre d’une mission alors qu’il est resté coincé dans une étroiture. Le parcours inusité de l’homme, qui habite sur une île au confluent de la rivière Maine et de la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, a cependant commencé le jour où sa mère a eu la bonne idée de l’inscrire chez les scouts, point de départ de son amour pour la nature qui a guidé sa vie. Que dire de sa période « baba cool » à l’époque de la révolution culturelle de mai 1968 en France où, après avoir fréquenté l’École d’agriculture, il gardait des moutons de façon idyllique. M. Guimon a conservé la rigueur des pompiers de Paris et n’a pas peur de relever des défis : pèlerinage de Compostelle, tour de l’Hexagone à cheval qui a duré quatre mois, il collectionne les voyages d’exploration comme celui en Alaska, où il est tombé nez à nez avec un ours grizzli qu’il souhaitait photographier sur une plage. Nulle raison d’en douter il porte un gilet de Kodiak Island. Il a aussi visité la seconde plus grande réserve naturelle aux États-Unis après Yellowstone, le parc Denali où il a vu le fameux bus du film Vers l’inconnu (Into the Wild) adapté du récit Voyage au bout de la solitude et a fait face à un loup noir famélique.

Dans les Groulx

M. Guimon, qui a été bien aiguillé par le guide d’aventure, Guy Boudreau, a choisi d’affronter le froid en passant l’hiver dans la solitude de ces hautes montagnes nommées Uapishka par les Innus, ce qui signifie sommets blancs puisqu’ils sont enneigés presque à l’année. Après avoir observé une martre qui dansait autour de son camp et qui s’est mise à courser un lièvre, il a voulu rendre hommage au mustélidé en baptisant sa tente du mot innu-aimun désignant cet animal : wapishtan. Rencontré lors d’un ravitaillement à Fermont, il explique qu’il mène en parallèle une démarche d’écriture où il relate son expérience « Je suis une victime des écrits de Jack London. » Selon lui, sa présence dans l’immensité naturelle des monts Groulx, qu’il considère comme un lieu de ressourcement, se résume un peu à un voyage intérieur en harmonie avec les éléments et l’environnement le tout orienté vers l’essentiel, mais où il met son mental à rude épreuve.

« Le quotidien se fond dans le basique : se réchauffer, manger et se protéger, donc survivre. Ça tourne autour du fondamental, mais dans le respect de cet espace grandiose et merveilleux qui fait partie des dernières terres virginales à protéger. Il faut absolument préserver le cachet naturel de ce joyau écologique si convoité des amateurs de plein air à travers le monde. C’est plus qu’un devoir, c’est une obligation. »

Les monts Groulx font partie de la réserve de la biodiversité Uapishka constituée par le gouvernement du Québec en 2009. Cette aire protégée englobe le tiers ouest du massif montagneux. L’ensemble des monts Groulx, incluant le réservoir Manicouagan et la rivière Manicouagan, ont aussi été reconnus en 2007 comme faisant partie de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU), une désignation internationale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Patrimoine mondial de l’UNESCO

Des appuis de taille pour la candidature de l’île d’Anticosti

par Éric Cyr

Photo : Parc national d’Anticosti. Source : Parc national d’Anticosti - Parcs Québec - Sépaq

Finalement, Québec a formellement donné son appui à la candidature de l’île d’Anticosti pour figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO (ainsi qu’à celle du fjord du Saguenay). Le gouvernement Couillard a rallié les partis d’opposition et a appuyé la démarche en se positionnant dans le même sens que de nombreux groupes écologiques et environnementaux ainsi que plusieurs regroupements et associations incluant des nations autochtones, qui militent afin de préserver ce joyau écologique unique.

Des démarches ont été entreprises afin d’obtenir une reconnaissance de la valeur universelle exceptionnelle de l’île d’Anticosti par l’UNESCO en ce qui concerne son patrimoine naturel et culturel à la suite de l’invitation de la ministre fédérale de l’Environnement et des changements climatiques, Catherine McKenna, qui incitait les citoyens à proposer des trésors nationaux comme candidats à ce titre prestigieux. Cette île, qui répond à toutes les exigences et tous les critères, constitue la pièce maîtresse du fleuve Saint-Laurent par son positionnement, sa grandeur et les mythes qui y sont associés, a été témoin de nombreux naufrages et son rachat par le célèbre chocolatier français Henri Menier et l’implantation des cerfs de Virginie (chevreuils), qui y règnent aujourd’hui en maîtres, ne sont que quelques exemples des éléments qui confèrent à Anticosti une réputation d’envergure mondiale, unique. Les centaines de kilomètres de côte et les structures géologiques apparentes qu’elle abrite constituent un exemple éminemment représentatif des grands stades de l’histoire de la Terre, notamment de par sa richesse fossilifère. Plus qu’à tout autre endroit sur la planète, c’est à Anticosti qu’on retrouve la série la plus complète et la mieux exposée de fossiles issus de la première extinction de masse du vivant (il y a environ 445 millions d’années).

L’île est également composée de profonds canyons creusés dans le calcaire, de grottes remarquables, d’impressionnantes chutes, comme la célèbre chute Vauréal, et d’un système karstique atypique comprenant des éléments géomorphologiques particuliers. Anticosti abrite des milieux naturels d’une beauté et d’une importance esthétique exceptionnelle. Selon le ministre québécois des Ressources naturelles, Pierre Arcand, ce titre serait incompatible avec l’exploitation pétrolière et sonnerait le glas de cette industrie. « Il n’y aura pas de pétrole sur l’île d’Anticosti s’ils obtiennent le statut » a-t-il affirmé. Le consortium Hydrocarbures Anticosti pourra cependant poursuivre ses opérations d’exploration jusqu’à la fin de l’analyse du dossier qui se terminera en 2021.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

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Publié sur le site le 6 février 2017

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