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    Grande Corvée des monts Groulx/Uapishka 2023

    Un franc succès

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    Monts Groulx

    En solitaire parmi les aurores boréales

  • La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

    Monts Groulx-Uapishka

    Une 25 septembre, 2017

    La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

Réserve de biodiversité

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La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

Monts Groulx-Uapishka

Une 25 septembre, 2017

La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

Grande Corvée des monts Groulx/Uapishka 2023

Un franc succès

par La Société des Amis des monts Groulx

Source photo : Martine Cotte

La Société des Amis des monts Groulx (SAMG) confirme le succès de sa dernière Grande Corvée 2023. En effet, lors du weekend de la fête du Travail, 61 bénévoles se sont donné rendez-vous au camp de base situé à la gravière du km 336 de la route 389. Cette édition a été nommée « Hommage à Michel Denis » à la suite du décès de notre président-fondateur, survenu en mars dernier à son domicile dans les monts Groulx.

Des activités spéciales se sont déroulées pour honorer ce dernier.

La SAMG a tenu son grand rendez-vous nordique, festif et convivial où se sont mélangé travail et plaisir. Des équipes de bénévoles ont été formées pour effectuer différentes tâches comme construire 10 passerelles, totalisant 130 pieds, sur le versant nord du Mont Harfang, bonifier la signalisation au sommet de celui-ci, couper les broussailles dans les sentiers, et faire un bon ménage de sites de camping rustique. Parmi les bénévoles, on comptait 25 étudiants et professeurs en techniques du tourisme d’aventure du Cégep de la Gaspésie et des Iles. Le camp de base situé au kilomètre 336 de la route 389 a permis aux participants d’échanger et discuter autour d’un bon feu de camp en soirée. Les bénévoles entièrement autonomes ont été remerciés par un petit présent, la carte des sentiers des monts Groulx ainsi que deux autocollants de la SAMG.

Le dimanche, une randonnée découverte du mont Harfang avec interprétation de la flore et cueillette de petits fruits a été réalisée avec les participants intéressés. De plus, divers travaux d’entretien ont été réalisé au camp Nomade afin de mettre en valeur les différentes créations collectives situé en pleine nature. Le weekend s’est terminé par l’assemblé générale annuelle. C’était l’occasion pour les membres du CA de faire le bilan de la dernière année et de présenter les diverses réalisations telles que la nouvelle caractérisation des sentiers, la participation active au processus d’élaboration d’un plan directeur pour la Réserve de biodiversité Uapishka ainsi que des demandes de subvention / commandite pour le projet de réfection des sentiers. Une élection a également permis de combler quatre postes au sein du conseil d’administration. La Société des Amis des Monts Groulx tient à remercier ses commanditaires ainsi que les nombreux bénévoles qui ont participé à l’événement.

 

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Publié le 18 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_15 Volume_41

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Publié sur le site le 18 septembre 2023

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Monts Groulx

En solitaire parmi les aurores boréales

par Éric Cyr

Quiconque a déjà emprunté la fameuse route interprovinciale 389 a déjà aperçu les monts Groulx. Mais admirer leurs sommets enneigés à l’horizon et affronter leur rigueur durant la saison hivernale c’est une tout autre paire de manches. Installé dans une tente de prospecteur avec un poêle de camp, c’est pourtant ce qu’a entrepris le sapeur-pompier professionnel à la retraite, Philippe Guimon, afin de réaliser un rêve qu’il caresse depuis longtemps.

Aux antipodes du pensionné

Aujourd’hui grand-père, l’aventurier français a déjà fait partie d’un régiment d’élite de l’armée de terre française durant son service militaire et d’une escouade de secours spécialisée en plongée souterraine (spéléoplongée). D’ailleurs, il a failli se noyer dans le cadre d’une mission alors qu’il est resté coincé dans une étroiture. Le parcours inusité de l’homme, qui habite sur une île au confluent de la rivière Maine et de la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, a cependant commencé le jour où sa mère a eu la bonne idée de l’inscrire chez les scouts, point de départ de son amour pour la nature qui a guidé sa vie. Que dire de sa période « baba cool » à l’époque de la révolution culturelle de mai 1968 en France où, après avoir fréquenté l’École d’agriculture, il gardait des moutons de façon idyllique. M. Guimon a conservé la rigueur des pompiers de Paris et n’a pas peur de relever des défis : pèlerinage de Compostelle, tour de l’Hexagone à cheval qui a duré quatre mois, il collectionne les voyages d’exploration comme celui en Alaska, où il est tombé nez à nez avec un ours grizzli qu’il souhaitait photographier sur une plage. Nulle raison d’en douter il porte un gilet de Kodiak Island. Il a aussi visité la seconde plus grande réserve naturelle aux États-Unis après Yellowstone, le parc Denali où il a vu le fameux bus du film Vers l’inconnu (Into the Wild) adapté du récit Voyage au bout de la solitude et a fait face à un loup noir famélique.

Dans les Groulx

M. Guimon, qui a été bien aiguillé par le guide d’aventure, Guy Boudreau, a choisi d’affronter le froid en passant l’hiver dans la solitude de ces hautes montagnes nommées Uapishka par les Innus, ce qui signifie sommets blancs puisqu’ils sont enneigés presque à l’année. Après avoir observé une martre qui dansait autour de son camp et qui s’est mise à courser un lièvre, il a voulu rendre hommage au mustélidé en baptisant sa tente du mot innu-aimun désignant cet animal : wapishtan. Rencontré lors d’un ravitaillement à Fermont, il explique qu’il mène en parallèle une démarche d’écriture où il relate son expérience « Je suis une victime des écrits de Jack London. » Selon lui, sa présence dans l’immensité naturelle des monts Groulx, qu’il considère comme un lieu de ressourcement, se résume un peu à un voyage intérieur en harmonie avec les éléments et l’environnement le tout orienté vers l’essentiel, mais où il met son mental à rude épreuve.

« Le quotidien se fond dans le basique : se réchauffer, manger et se protéger, donc survivre. Ça tourne autour du fondamental, mais dans le respect de cet espace grandiose et merveilleux qui fait partie des dernières terres virginales à protéger. Il faut absolument préserver le cachet naturel de ce joyau écologique si convoité des amateurs de plein air à travers le monde. C’est plus qu’un devoir, c’est une obligation. »

Les monts Groulx font partie de la réserve de la biodiversité Uapishka constituée par le gouvernement du Québec en 2009. Cette aire protégée englobe le tiers ouest du massif montagneux. L’ensemble des monts Groulx, incluant le réservoir Manicouagan et la rivière Manicouagan, ont aussi été reconnus en 2007 comme faisant partie de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU), une désignation internationale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

  • Environnement
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  • Monts Groulx
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  • Réserve de biodiversité
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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Monts Groulx-Uapishka

La 18e édition de la grande corvée des monts Groulx

par Éric Cyr

Légende : Des bénévoles bien outillés au départ d’une journée agréable et productive. Photo : Michel Michaud

La traditionnelle grande corvée annuelle, organisée par L’Association des amis des monts Groulx, a regroupé 42 bénévoles soucieux de l’environnement d’origines diverses et de tous les milieux durant le long congé de la fête du Travail du 1er au 4 septembre dernier. L’événement prisé des adeptes de plein air contribue à assurer la préservation de l’état sauvage du lieu fréquenté par des randonneurs.

Perpétuer l’esprit des montagnes

Des gens de plusieurs nationalités se déplacent habituellement pour l’occasion afin de participer au nettoyage des sentiers qui ont célébré leur 30e anniversaire l’an passé et dont quelques-uns donnent accès aux plateaux toundriques où la situation géographique leur procure un climat subarctique. À la base, on trouve la forêt boréale et la taïga alors qu’au sommet c’est la toundra et dans les hautes vallées la forêt alpine. Cet écosystème unique a été façonné par le passage des glaciers. En parcourant le massif on aura une vue sur l’un des plus grands cratères du monde, l’astrolabe de Manicouagan visible de l’espace, surnommé l’œil du Québec.

Territoire d’autonomie

Selon un fervent amateur de plein air et participant de longue date à cette activité, Michel Michaud, cet endroit féérique respire l’air pur et la camaraderie dans une immensité boréale où domine le blanc et le vert : « C’est un concept inspiré du principe de plaisir-travail, un rassemblement de gens qui ont à cœur la nature et l’environnement nordique, des passionnés qui aiment s’investir dans cette cause. Les sentiers sont surtout fréquentés par des gens aguerris qui ont acquis de l’expérience ailleurs. Tout se passe dans une ambiance où l’entraide est de mise et la bonne humeur et l’harmonie règnent dans un climat fraternel. » L’ancien administrateur de l’organisation des Amis des monts Groulx explique que les monts Groulx-Uapishka ont la particularité d’être un milieu encore sauvage accessible par la route et de constituer une aire protégée attrayante pour les randonneurs qui est gérée et administrée par des bénévoles et non par la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).

« On souhaite conserver l’accessibilité gratuite pour les randonneurs. »

Phénomène plutôt rare, la neige tombée le 31 août tapissait le sol à plusieurs endroits. Une randonnée d’interprétation du milieu a été offerte pour les nouveaux et des travaux ont été effectués sur le pont du ruisseau Harfang endommagé par l’épaisseur de la couche de neige cet hiver. Un volet culturel, la cabane à création, a aussi été animé par une artiste. Des soupers communautaires près du feu de camp se sont aussi tenus tous les soirs près du chapiteau de la Ville de Fermont installé à proximité.

La réserve de biodiversité Uapishka inclut une bonne partie du territoire protégé des monts Groulx nommés en l’honneur du chanoine Lionel Groulx, un prêtre catholique, professeur, historien, intellectuel, nationaliste et écrivain québécois l’année de son décès en 1967 et rebaptisés Uapishka du nom innu qui signifie « sommets blancs ». Les monts Groulx-Uapishka sont logés au cœur de l’aire centrale de Manicouagan-Uapishka, qui a été reconnue en 2007 par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) comme la plus grande réserve de la biosphère au pays.

 

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Publié le 25 septembre, 2017, dans la publication : Numéro 15 Volume 35

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Publié sur le site le 25 septembre 2017

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