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  • Une 14e édition riche  en émotions

    Taïga Carnaval

    Une 14e édition riche en émotions

  • Un pentathlon  à Fermont

    Virée des sommets

    Un pentathlon à Fermont

  • Une activité intérieure de plein air

    Virée des sommets

    Une activité intérieure de plein air

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    RAAV

    Une 23 janvier, 2024

    Une artiste de Fermont vise plus loin

  • Le défi est lancé pour  un troisième été

    La virée des sommets de Fermont

    Le défi est lancé pour un troisième été

  • Un retraité passionné et heureux

    Gaétan Tardif

    Un retraité passionné et heureux

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    Taïga Carnaval

    Une 27 mars, 2023

    Sauter à pieds joints avec Taïgouin

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    Monde médiatique

    Une 27 février, 2023

    Journaliste globetrotteur en visite dans la région

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    Groupe de citoyens

    Inquiétudes

  • C’est la fête en compagnie de Taïgouin !

    Taïga Carnaval

    Une 28 mars, 2022

    C’est la fête en compagnie de Taïgouin !

  • L’amélioration des sentiers se poursuit

    Monts Severson

    Une 7 septembre, 2021

    L’amélioration des sentiers se poursuit

  • Achalandage accru et destination  prisée

    Monts Groulx-Uapishka

    Une 19 octobre, 2020

    Achalandage accru et destination prisée

  • Des sentiers font peau neuve

    Monts Severson

    Des sentiers font peau neuve

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    Monts Groulx

    En solitaire parmi les aurores boréales

  • La Grande corvée ne s’essouffle pas

    Monts Groulx-Uapishka

    La Grande corvée ne s’essouffle pas

Plein air

Une 14e édition riche  en émotions

Taïga Carnaval

Une 14e édition riche en émotions

Un pentathlon  à Fermont

Virée des sommets

Un pentathlon à Fermont

Une activité intérieure de plein air

Virée des sommets

Une activité intérieure de plein air

Une artiste de Fermont vise plus loin

RAAV

Une 23 janvier, 2024

Une artiste de Fermont vise plus loin

Le défi est lancé pour  un troisième été

La virée des sommets de Fermont

Le défi est lancé pour un troisième été

Un retraité passionné et heureux

Gaétan Tardif

Un retraité passionné et heureux

Sauter à pieds joints avec Taïgouin

Taïga Carnaval

Une 27 mars, 2023

Sauter à pieds joints avec Taïgouin

Journaliste globetrotteur en visite dans la région

Monde médiatique

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Inquiétudes

Groupe de citoyens

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C’est la fête en compagnie de Taïgouin !

Taïga Carnaval

Une 28 mars, 2022

C’est la fête en compagnie de Taïgouin !

L’amélioration des sentiers se poursuit

Monts Severson

Une 7 septembre, 2021

L’amélioration des sentiers se poursuit

Achalandage accru et destination  prisée

Monts Groulx-Uapishka

Une 19 octobre, 2020

Achalandage accru et destination prisée

Des sentiers font peau neuve

Monts Severson

Des sentiers font peau neuve

En solitaire parmi les aurores boréales

Monts Groulx

En solitaire parmi les aurores boréales

La Grande corvée ne s’essouffle pas

Monts Groulx-Uapishka

La Grande corvée ne s’essouffle pas

Taïga Carnaval

Une 14e édition riche en émotions

par Éric Cyr

Légende sur la photo, un concurrent participe au tout nouveau concours d’habiletés de pelles mécaniques.

Un public nombreux s’est déplacé pour venir prendre part à la quatorzième édition du Taïga Carnaval de Fermont qui s’est déroulée du 20 au 23 mars 2025. Plusieurs manifestations artistiques, culturelles, sociales et sportives ont été présentées dans le cadre de ce nouvel épisode de l’événement familial rassembleur qui marque l’arrivée du printemps et qui fait le bonheur des gens venus y prendre part.

Véritable concentré de féérie nordique, l’incontournable fête annuelle a proposé comme à son habitude aux carnavaliers une formule diversifiée et du divertissement pour tous les goûts. La programmation variée, qui a enchanté les citoyens et les visiteurs, incluait des activités originales, des animations, des spectacles et certaines nouveautés, comme le déjeuner traditionnel de cabane à sucre à la loge des Moose, dont la plupart ont eu lieu sur le site du parc du Ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. L’ambassadeur du festival, la mascotte Taïgouin, qui représente un moustique (maringouin), est sorti de son hibernation pour l’occasion et a pu être aperçu déambulant çà et là sur les lieux au grand bonheur des enfants venus avec joie à sa rencontre. Des participants et des spectateurs se sont déplacés d’une présentation à l’autre dans des attroupements populaires festifs. Les adeptes de plein air et ceux qui aiment s’activer, bouger et faire de l’activité physique ont été particulièrement servis et ravis d’un tel déploiement.

Panoplie d’activités

En plus de la légendaire course de souffleuses qui suscite toujours un vif intérêt, on note parmi les activités populaires une randonnée de ski de fond nocturne, la journée neige des enfants, des glissades, le jeu nippon Yukigassen, un match de hockey senior, un tournoi de volleyball des neiges, la création de traîneaux et un concours de glisse, du yoga extérieur, des rodéos de trois skis et de motoneige, un rassemblement pour les randonneurs et skieurs hors-piste autonomes, deux spectacles musicaux dont celui du groupe local NorthStorm, et une nouveauté qui n’est pas passée inaperçue, la première de la difficile épreuve d’habiletés d’opérateurs de pelles mécaniques qui pourrait, qui sait, connaître un véritable engouement comme c’est le cas pour les athlètes des souffleurs à neige.

Les membres du comité organisateur expriment leur gratitude envers la population qui, par son enthousiasme et sa participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue. Ils remercient également ceux qui ont œuvré au déploiement de cette fière vitrine de la vitalité du milieu fermontois qui stimule l’enrichissement des activités offertes aux citoyens et aux visiteurs en particulier les bénévoles dévoués et infatigables qui se sont investis à assurer la réussite de ce rassemblement convivial destiné à célébrer les joies de l’hiver sous toutes ses formes. Ils soulignent aussi la contribution des employés municipaux qui ont prêté main-forte à l’organisation sans oublier les commanditaires qui contribuent à assurer la pérennité de l’événement.

Pour plus d’informations sur le Taïga Carnaval, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont.

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Publié le 1 avril, 2025, dans la publication : Numéro_6 Volume_43

  • Activités artistiques
  • Activités culturelles
  • Activités nordiques originales
  • Activités sociales
  • Activités sportives
  • Bénévolat
  • Divers compétions
  • Épreuves d’habiletés
  • Événement familial
  • Fermont
  • Feu de joie
  • Feux d'artifices
  • Groupe de musique local NorthStorm
  • Mascotte Taïgouin
  • Plein air
  • Quatorzième édition
  • Rassemblement annuel
  • Spectacles
  • Taïga Carnaval

Publié sur le site le 1 avril 2025

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Virée des sommets

Un pentathlon à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des raquetteurs qui ont pris part à la première édition du nouvel événement sportif hivernal. Source photo : Virée des sommets.

La Virée des sommets de Fermont a organisé, dans le cadre de son défi hivernal, la première édition du « penta-fun », une sorte de formule flexible de pentathlon des neiges en groupe, du 14 au 16 février derniers. Un total de cinq disciplines sportives étaient au menu incluant du patinage libre à l’aréna Daniel-Demers, du ski de fond sur les pistes du parcours du club Les traceurs, de la course à pied, une balade à vélo à pneus surdimensionnés (fat bike) et une promenade en raquettes.

Des conditions météorologiques difficiles et non prévisibles ont quelque peu perturbé certains loisirs extérieurs qui étaient au programme lors de la seconde journée, cependant cela n’a pas empêché la tenue de ce premier épisode. Dans ce contexte, le patinage qui se déroulait sur la glace intérieure a connu un achalandage plus marqué.

L’instigatrice de l’événement, Marilou Morin-Lévesque, qui, dans l’ensemble, est tout de même satisfaite du taux de participation et très heureuse de l’ambiance conviviale, du dynamisme et de l’énergie qui régnaient durant les diverses manifestations sportives proposées aux citoyens, confie : « Les participants, qui ne sont pas tous des adeptes de plein air, n’avaient pas nécessairement les équipements essentiels pour s’adonner à certaines de ses activités et ont pu emprunter le matériel requis gratuitement afin de leur permettre de vivre pleinement une expérience les incitant à mieux se familiariser avec des sports pour lesquels ils étaient peut-être au départ moins à l’aise. »

L’organisatrice principale du « penta-fun » confie que l’objectif de la Virée des sommets, qui offre fréquemment des randonnées de groupe destinées à faciliter l’accessibilité et la découverte des sentiers pédestres situés dans le périmètre de Fermont, peu importe la saison, est de stimuler l’activité physique et le plein air au sein de la population locale.

« Je remercie ceux qui ont relevé le défi et bravé les intempéries afin de s’adonner à l’une ou l’autre des épreuves. »

Selon le co-organisateur, le kinésiologue au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord Patrick Tobgi, ce banc d’essai s’est avéré somme toute concluant malgré les aléas climatiques qui ont semé quelques embûches. Cette réussite laisse donc présager une prochaine édition l’hiver prochain.

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Publié le 4 mars, 2025, dans la publication : Numéro_4 Volume_43

  • Balade à vélo à pneus surdimensionnés
  • Course à pied
  • Disciplines sportives
  • Fermont
  • La virée des sommets
  • Patinage libre
  • Pentathlon
  • Plein air
  • Promenade en raquettes
  • Randonnées de groupe
  • Ski de fond sur les pistes
  • Sports hivernaux

Publié sur le site le 4 mars 2025

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Virée des sommets

Une activité intérieure de plein air

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo : Martine Cotte et Michel Michaud expliquent le fonctionnement de leur matériel essentiel.

La première activité présentée dans le cadre du Taïga Carnaval 2024 fut un « 5 à 7 » sur le plein air qui s’est déroulé, le 20 mars dernier, à la salle Aurora. L’événement était agrémenté d’un film documentaire et d’une discussion sur le sujet « Démystifier les activités et équipements de randonnée hivernale ».

Organisé par la virée des sommets de Fermont en partenariat avec la MRC de Caniapiscau et la direction de la santé publique de la Côte-Nord, l’événement, regroupant des adeptes de grand air, a réuni près de 70 personnes.

Le court métrage Uapishka de la réalisatrice Marie-France L’Écuyer a été présenté au public. L’œuvre cinématographique relate des moments marquants vécus par un groupe de jeunes autochtones de la communauté innue de Pessamit et des allochtones de Baie-Comeau qui, « confrontés à l’immensité du territoire, aux rigueurs du climat nordique et au souffle impétueux de la toundra », ont traversé, au cœur de l’hiver en raquettes et en autonomie complète, le vaste massif montagneux des monts Groulx-Uapishka situés au nord du 51e parallèle, à l’endroit où la dense forêt boréale s’ouvre sur cet îlot arctique aux sommets enneigés. L’objectif de cette aventure était de partir sur les traces des ancêtres innus dans leur territoire traditionnel du Nitassinan et de partager cette expérience interculturelle afin de créer des liens d’amitié basés sur le partage et la réconciliation qui se sont tissés tout au long du parcours.

Quelques exposants étaient également sur place pour transmettre leurs passions. On retrouvait entre autres un kiosque de randonnée hors-piste où l’animateur de plein air Bernard Dupont faisait la démonstration d’équipements de ski alpin et de surf des neiges. Un autre kiosque tenu par François Audet exposait de l’équipement de ski de montagne. Le couple d’aventuriers, Martine Cotte et Michel Michaud, a pour sa part présenté son attirail de ski, équipements GPS, vêtements adaptés aux conditions météorologiques, etc., afin d’aider les participants à mieux prévoir des excursions hivernales peu importe leur durée. La technicienne en nutrition au Centre intégré de santé et de service sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, Martine Brisson, expliquait à l’occasion du mois de la nutrition, quelles collations sont les mieux adaptées et les plus nutritives afin de fournir de l’énergie lors de la pratique d’activités sportives.

L’une des organisatrices du rassemblement qui s’investit aussi dans la bonne marche de La virée des sommets, Marilou Morin-Lévesque, est heureuse de l’engouement suscité par cette présentation pluridisciplinaire orientée vers des activités de plein air multiples.

« Nous ne nous attendions pas à ce qu’autant de gens se déplacent pour venir assister à cette rencontre. Ce fut une agréable surprise qui témoigne de l’intérêt marqué des citoyens de la région pour les activités et les sports en plein air. »

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Publié le 2 avril, 2024, dans la publication : Numéro_06 Volume_42

  • 5 à 7
  • Aventuriers
  • Bernard Dupont
  • Excursions hivernales
  • François Audet
  • Jeunes autochtones
  • La virée des sommets
  • Marie-France L’Écuyer
  • Marilou Morin-Lévesque
  • Martine Brisson
  • Martine Cotte
  • Michel Michaud
  • Monts Groulx-Uapishka
  • Plein air
  • Randonnée hors-piste
  • Taïga Carnaval 2024

Publié sur le site le 2 avril 2024

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RAAV

Une artiste de Fermont vise plus loin

par Éric Cyr

Source photo : Guy Boudreau

L’autrice et photographe fermontoise Myriam Desjardins-Malenfant a récemment adhéré, en tant que membre professionnelle, au Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), une association mandatée pour représenter les droits des artistes québécois de cette discipline.

À l’origine géographe de formation, la jeune femme polyvalente se distingue dans le créneau du plein air et du tourisme d’aventure. C’est cette passion qui l’a amenée à découvrir et à exploiter son potentiel artistique, d’abord propulsé par la photo puis par la création littéraire toujours en lien avec les grands espaces. Celle-ci a concrétisé de nombreux projets, notamment une participation à différentes expositions, l’organisation de concours annuels de photos « Clic, déclic et passion » et la publication de deux tomes d’une trilogie de littérature jeunesse, Nos expéditions au nord du 52e parallèle, ainsi que d’un livre à colorier sur le même thème, de concert avec l’illustratrice locale Isabelle Grenier.

Myriam Desjardins-Malenfant souhaite étendre le rayonnement de ses œuvres en se joignant à cette ressource ciblée qui lui permettra entre autres de mieux se faire connaître à l’échelle du Québec et de développer des rapprochements avec d’autres artistes issus des arts visuels.

Photographie animalière

« Ce que j’aime immortaliser grâce au médium d’expression que constitue la photographie, ce sont des rencontres avec des spécimens du monde animalier, car ces moments précieux et uniques me permettent de me sentir en harmonie avec les éléments et de vibrer au diapason de la vie. J’adore partir à l’aventure en forêt munie de mon équipement. Rien ne me rend plus heureuse que de découvrir des traces, d’observer discrètement les comportements des animaux dans leur milieu naturel sans les déranger et de croquer les splendeurs de la faune et de la flore », confie Mme Desjardins-Malenfant, qui a finalement réussi après de nombreuses tentatives infructueuses à photographier des caribous qui se font malheureusement aujourd’hui très rares dans la région. Cette dernière a aussi pu faire de même, lors d’un voyage dans des latitudes encore plus nordiques au Nunavik, avec une famille d’ours polaires et un troupeau de bœufs musqués, une expérience qu’elle considère comme parmi les plus beaux moments de sa vie.

La photographe espère impatiemment depuis de nombreuses années avoir aussi la chance de croiser un loup, qui demeure invisible et dont elle a aperçu à maintes reprises les traces, durant ses excursions en nature afin de rendre hommage en images à cette espèce de canidés. « Je sais que ce jour fatidique viendra, ce n’est qu’une question de temps », conclut l’adepte de randonnée pédestre qui est toujours à l’affut d’une scène qui immortalisera l’âme et l’esprit de nouveaux sujets animaliers.

La prochaine expédition à laquelle prendra part la photographe est une traversée du Nunavik en ski hors-piste en mars 2025. Gageons qu’elle mettra à profit ses talents en photographie pour capter de magnifiques scènes dans la forêt boréale et dans la toundra arctique.

Pour en connaître davantage au sujet de l’artiste pluridisciplinaire, consulter les pages Facebook Myriam Desjardins-Malenfant photographie 52e parallèle nord et Nos expéditions au nord du 52e parallèle ainsi que le site internet expeditions52.ca.

Mme Desjardins-Malenfant invite les autres artistes locaux à se renseigner auprès du RAAV pour soumettre leur candidature et ainsi obtenir de la formation et l’accès à des subventions.

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Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

  • 52e parallèle
  • Autrice
  • Droits des artistes québécois
  • Expéditions
  • Fermont
  • Géographe de formation
  • Myriam Desjardins-Malenfant
  • Nunavik
  • Photographe
  • Plein air
  • Regroupement des artistes en arts visuels du Québec
  • Tourisme d’aventure

Publié sur le site le 23 janvier 2024

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La virée des sommets de Fermont

Le défi est lancé pour un troisième été

par Élizabeth Séguin

Sur la photo : Six montagnes sont à être explorées pendant la saison estivale avec La virée des sommets de Fermont. Source photo : Élizabeth Séguin

Depuis ce 1er juin et jusqu’au mois d’octobre prochain, les résidents et les visiteurs de Fermont sont encouragés à faire l’ascension des sentiers en montagne disponibles autour de la Ville et à participer à La virée des sommets.

Pour cette troisième saison estivale, les organisateurs proposent six montagnes aux randonneurs : le mont Daviault; la première montagne des monts Severson; la montagne de Quartz; la montagne de la Mine des Chinois; le mont du Solstice; ainsi que la montagne du Perchard.

L’une des organisatrices du défi, Noémie Gaudreault, se réjouit de l’intérêt des marcheurs locaux pour ce défi, depuis son lancement en 2020.

« Dès qu’on a annoncé le retour de La virée des sommets, on a reçu beaucoup de réactions. Cela veut dire que c’est une activité qui fait plaisir à la population et qui a sa place à Fermont », a-t-elle déclaré.

Le concept du défi de base ne change pas. Les randonneurs qui atteignent le sommet de l’une des montagnes proposées peuvent se prendre en photo et l’envoyer par la page Messenger de La virée des sommets, ou encore par courriel, afin de participer à un concours. Pour être éligibles, ils auront jusqu’au 1er octobre pour partager les photos de leurs montées en forêt avec l’affiche indiquant « arrivée ».

Une nouveauté a également été ajoutée pour cet été : des sorties de groupe auront lieu régulièrement. « Cette année, nous aurons des randonnées pour chaque montagne, organisées par six organismes différents de la Ville de Fermont. Ces randonnées seront offertes à toute la population », a expliqué Mme Gaudreault.

La première sortie de groupe devait d’ailleurs avoir lieu le 10 juin dernier, en collaboration avec la Maison des jeunes Alpha. L’activité a toutefois dû être annulée en raison des risques d’incendie en forêt et des restrictions qui étaient en vigueur à cette date. La prochaine randonnée sera annoncée sur la page Facebook du défi, et devrait être tenue au début du mois de juillet.

Afin de permettre à l’équipe de bénévoles de se préparer aux années futures, la MRC de Caniapiscau a accordé à La virée des sommets une subvention de 12 000 dollars sur deux ans. Avec ce soutien, les organisateurs peuvent déjà confirmer qu’il y aura quatre prochaines éditions, deux d’été et deux d’hiver.

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Publié le 19 juin, 2023, dans la publication : Numéro_12 Volume_41

  • Ascension des sentiers
  • Défi
  • Fermont
  • Montagnes
  • MRC de Caniapiscau
  • Noémie Gaudreault
  • Nord-du-Québec
  • Plein air
  • Randonneurs
  • Ville de Fermont
  • Virée des sommets de Fermont

Publié sur le site le 19 juin 2023

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Gaétan Tardif

Un retraité passionné et heureux

par Éric Cyr

Installé à Fermont avec sa conjointe et retraité de la minière ArcelorMittal depuis trois ans, Gaétan Tardif demeure actif et n’a pas le temps de s’ennuyer. Il passe la majeure partie de son temps à se promener dans la forêt avoisinante avec son chien, peu importe la saison. L’hiver, il s’habille chaudement et enfile ses raquettes, mais cela ne l’empêche pas de profiter du plein air qu’il affectionne particulièrement. La plupart du temps, il traîne un appareil photo et croque au passage quelques images qu’il partage avec les gens sur Facebook.

M. Tardif qui a déjà travaillé sur l’entretien de la voie ferrée et comme conducteur de locomotive pour la compagnie minière Québec Cartier adore admirer l’horizon et profiter du grand air. Il se souvient qu’à l’époque, des travailleurs nourrissaient des ours dans leurs mains et qu’une ourse apprivoisée dormait même sur la galerie du camp. Quelle ne fut pas sa surprise quand il l’a aperçue pour la première fois en rentrant le soir ! C’est en 1991 qu’il déménage à Fermont afin de pouvoir passer plus de temps avec sa famille qui compte trois enfants. Son nouveau travail lui permet de rentrer plus souvent à la maison. Il devient alors manœuvre au concentrateur, conducteur de camions puis opérateur du petit concasseur avant de finir sa carrière sur les pompes destinées à gérer l’eau du parc à résidus de la mine de fer du Mont-Wright.

Passion naturelle

« J’adore la nature et les randonnées dans le bois. Les paysages sont ravissants. Au début, ma motivation était que j’allais marcher pour que mes chiens puissent gambader et faire de l’exercice et j’y ai finalement pris goût. Aujourd’hui, c’est devenu comme une drogue et je ne peux m’en passer », confie M. Tardif, qui considère qu’une promenade est bénéfique pour l’esprit, pour le moral et pour la santé. Il découvre une passion pour la photographie à force d’admirer toutes les splendeurs naturelles qui l’entourent. Ce dernier, qui a commencé par escalader le mont Daviault et arpenter les anciens sentiers des monts Severson, entreprend aussi à l’occasion de plus longues excursions comme lorsqu’il s’est rendu dans le parc national des Monts-Valin au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Je veux toujours aller plus loin, explorer de nouvelles destinations. En plus de la flore, il y a la faune. J’aperçois souvent des animaux sauvages et cela me réjouit de les observer en train d’évoluer en toute liberté dans leur milieu naturel. J’ai croisé des lièvres, des loups, des lynx, des orignaux, des ours, des perdrix, des renards. Chaque fois, c’est comme une nouvelle aventure et je ne sais jamais ce qui m’attend. Chaque pas me permet de découvrir des merveilles qui m’entourent et qui m’éblouissent constamment. »

Son fidèle compagnon, le chien husky sibérien, Akira, est malheureusement récemment décédé à l’âge de 12 ans, mais il lui reste son border collie labrador, Stella, qui est toujours aussi enthousiaste de poursuivre la tradition des balades avec son maître malgré la disparition de son complice de la race canine qui les accompagnaient toujours.

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Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

  • Animaux
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  • Marche
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Publié sur le site le 23 mai 2023

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Taïga Carnaval

Sauter à pieds joints avec Taïgouin

par Éric Cyr

Source photo : Louise Vachon

La 12e édition du Taïga Carnaval a eu lieu à Fermont au bonheur des petits et des grands, du 17 au 19 mars 2023. Les organisateurs de l’événement familial festif ont proposé une programmation novatrice variée incluant des manifestations culturelles et sportives diversifiées et rassembleuses destinées aux citoyens. L’ambiance chaleureuse de cette tradition annuelle d’envergure qui marque l’arrivée du printemps a réuni un public nombreux qui a pu s’amuser et se divertir. La mascotte du carnaval, Taïgoin, qui représente un moustique pris dans la glace, est sortie de sa longue hibernation pour l’occasion. Le comité du carnaval est satisfait de la participation du public et du déroulement de cette nouvelle mouture.

Taïgouin et les copains s’amusent bien

Ce véritable concentré de magie nordique a proposé de nombreuses activités pour tous les goûts, dont la plupart se sont déroulées sur le site du parc du Ruisseau qui abrite le terrain de balle et la piste d’athlétisme. L’épisode annuel a pris son envol avec la journée neige des enfants, en présence de l’ambassadeur du Taïga Carnaval, le maringouin Taïgoin, que le public a pu apercevoir à plusieurs reprises et qui n’a rien perdu de sa jovialité et de sa popularité. La Maison d’aide et d’hébergement, qui était sur place, a offert des boissons chaudes et des sessions de maquillage pour les tout-petits. Un fort en neige a été érigé par les classes de l’école primaire Des Découvertes. Les jeunes ont pu profiter de glissades qui ont surtout été fréquentées par les élèves des écoles et les enfants du centre de la petite enfance Le Mur-mûr, qui ont aussi participé à plusieurs autres jeux extérieurs. Le « snow jam », animé par la Maison des jeunes Alpha qui a suivi a aussi été populaire et fréquenté par plusieurs planchistes et skieurs qui ont démontré leurs prouesses en sports de glisse en essayant d’épater la galerie. Afin de souligner la fête des Irlandais le 17 mars, une nouveauté a été ajoutée : la quête au chaudron d’or (rempli de 500 pièces d’un dollar) à travers la ville. De nombreuses familles ont tenté de localiser le chaudron qui a finalement été trouvé par Yoan Aspirot. Le défilé de motoneiges de la Saint-Patrick s’est rendu jusqu’au sommet du mont Daviault. Événement unique en son genre et qui a vu le jour à Fermont, la fameuse course de souffleuses à neige sur le terrain de tennis aménagé pour l’occasion a connu un franc succès et suscité un vif intérêt. Les compétiteurs des écuries Club Cadet, Ariens et Honda, acclamés de la foule, faisaient vrombir les moteurs de leurs engins et la neige volait de toute part. Le gagnant de l’épreuve inusitée et du trophée confectionné par l’artiste fermontois Yan Poirier fut Alexis Arsenault. La soirée s’est poursuivie sous le chapiteau avec le spectacle de musique punk rock celtique du groupe Irish Moutarde. DJ Six’P (Maxime Gamache) a animé les fins de soirées.

Passion et flocons

Le Club Optimiste a contribué en aidant au bon déroulement des activités. Ce rassemblement festif coïncidant avec l’arrivée prochaine du printemps, les participants se retrouvent amicalement sous les rayons chauds du soleil. La température chaude a ses bons côtés, mais elle a eu raison du mur de glace, destiné à l’escalade, qui a fondu avant de pouvoir être utilisé. Une tyrolienne a donc été installée en remplacement à la hâte et a fait la joie de 150 enfants. Une tentative d’établir un record Guinness de la plus longue chaîne de souffleuses en marche et soufflant de la neige en simultané, qui a regroupé 29 souffleuses, sera envoyé prochainement pour une éventuelle homologation. Le tout s’est déroulé juste avant un atelier de lecture et d’illustration. La glissoire a été une attraction populaire auprès des festivaliers avec des tubes à cinq et à huit places. Un tournoi de volley-ball d’hiver a précédé le dîner hot-dogs et chili (préparé par la Maison des jeunes) qui a attiré 500 personnes juste avant les différentes épreuves de la toute nouvelle activité, le rodéo à motoneige, avec notamment la course entre les barils qui a été remportée par Mathieu Thibault et la compétition ramasse ton homme par Guillaume Kenny-Robichaud et Simon Morin. La coupe Slush et de la danse en ligne ont eu lieu avant la soirée country incluant un hommage à Shania Twain par le groupe Honky Tonk Bar. Le clou du carnaval a certainement été le spectacle pyrotechnique où les gens ont pu assister à des feux d’artifice. C’est avec émerveillement que chacun a pu entendre les pétarades et admirer toute la splendeur des sillages lumineux dans le ciel nocturne. Le carnaval a clôturé ses activités le dimanche matin par une visite de la mine de fer du Mont-Wright, la randonnée pédestre des Éclaireurs au lac Tupper et des courses d’accélération de motoneiges sur le lac Daviault qui a regroupé 48 motoneigistes qui ont effectué 112 départs dans plusieurs catégories.

Une soixantaine de bénévoles dévoués et infatigables ont contribué à assurer la réussite du rassemblement convivial incontournable. Les amateurs de plein air ont été comblés. Merci au comité organisateur et aux bénévoles qui se sont investis à la réussite de cette nouvelle édition ainsi qu’aux employés municipaux qui ont prêté main-forte et aux précieux et indispensables commanditaires et partenaires qui assurent la pérennité du Taïga Carnaval. Merci aussi à la population qui, par son enthousiasme et sa grande participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue.

Pour plus d’informations, consultez la page Facebook : Taïga Carnaval, Fermont

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

  • Carnaval
  • Course de souffleuses
  • Épreuves sportives
  • Événement culturel
  • Fermont
  • Festival
  • Feux d’artifice
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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Monde médiatique

Journaliste globetrotteur en visite dans la région

par Éric Cyr

Légende photo : Sur la photo, Carole Vuylsteke, Anne Pélouas et Michel Lécuyer dans le chalet en bois rond des adeptes de traîneau à chiens au lac Cladonie. Source photo : Myriam Desjardins-Malenfant

De retour du Japon, la journaliste indépendante Anne Pélouas était de passage à Fermont durant la semaine du 13 février dernier afin de réaliser des articles à la pige sur des sujets typiquement locaux. Originaire de France, elle est arrivée au Québec en 1988 et habite à Montréal depuis.

Très polyvalente, celle-ci se définit modestement comme « toutologue », qui signifie selon son interprétation « compétente en tout, spécialiste de rien ». Elle écrit régulièrement des articles à la pige dans diverses rubriques pour de nombreuses publications québécoises et françaises.

Parcours étoffé

Difficile de résumer le cheminement diversifié de cette passionnée dont l’un des premiers articles pour un journal local de la banlieue parisienne fut la couverture du décès du réalisateur de cinéma français Jacques Tati, avant d’œuvrer dans les années 1980 en journalisme politique à Paris et d’être collaboratrice pour le journal satirique Le Canard Enchaîné. « J’ai eu le déclic pour cette profession à l’âge de 12 ans quand ma mère m’a emmené visiter le quotidien régional Ouest-France en Bretagne. »  Ayant comme sujets actuels de prédilection l’art de vivre, la gastronomie, le plein air et le tourisme/voyage, Anne Pélouas a fait des études de droit et de sciences politiques dans l’Hexagone, notamment un diplôme d’études approfondies, post-maîtrise, en droit international et européen. Elle n’en est pas à ses premières armes dans le domaine de l’information au Québec où elle fut pendant vingt ans correspondante du journal Le Monde, couvrant l’actualité canadienne comme elle le fit auparavant, depuis la métropole québécoise, pour l’Agence centrale de presse et Les Échos pour ne nommer que ceux-ci. À ses débuts au Québec, Mme Pélouas a notamment travaillé pour le quotidien Le Devoir puis une dizaine d’années pour l’Agence France-Presse au bureau du siège social canadien de Montréal. Elle publie depuis plusieurs années des articles dans des médias québécois comme Rando-Québec, Avenues.ca, Air Inuit Magazine, Vie en montagne et Géo Plein Air en plus de collaborer à l’écriture de plusieurs guides de voyage Ulysse et d’articles pour les médias français Terre sauvage et Le Figaro.

« Je choisis les thèmes qui m’intéressent particulièrement. Adepte de raquettes, j’ai développé une passion pour le Nord et Fermont était depuis longtemps sur ma liste de voyages à faire », confie Anne Pélouas qui a entre autres publié l’essai Les Inuits résistants! Et, plus récemment, le guide de voyage Ulysse Fabuleux sud-ouest de la France. Selon elle, il y a aussi une part de hasard dans les sujets qui retiennent son attention.

Après avoir rencontré de façon fortuite le premier pilote d’avion inuit, Johnny May, lors d’un déplacement à Kuujjuaq au Nunavik, elle en a profité pour l’interviewer. Elle raconte qu’elle a eu la chance de visiter le Yukon et l’île d’Ellesmere au Nunavut dans l’archipel arctique en plus d’avoir navigué dans le passage du Nord-Ouest sur un navire de la garde côtière canadienne.

Revenons à Fermont…

Emballée par l’accueil chaleureux et les ravissants paysages hivernaux, Anne Pélouas a pu découvrir la faune et la flore locales avec des amoureux de la nature grâce au service « Loue un Fermontois » proposé par l’entreprise Aventure 52e parallèle. Elle a bien aimé les discussions avec des guides qui connaissent très bien le milieu. Elle a entre autres pu faire du ski de fond avec Pascale Castilloux, escalader le mont Daviault avec Marilou Morin-Lévesque, se rendre sur la montagne du lac Tupper avec Gabriel Collard, dans les monts Severson avec Myriam Leblanc, sur les montagnes blanches avec Myriam Desjardins-Malenfant en plus d’effectuer une balade à motoneige avec cette dernière au chalet en bois rond du légendaire meneur de chiens de traîneau (musher) Michel Lécuyer et de sa conjointe Carole Vuylsteke. Une excursion a aussi été organisée au Labrador voisin avec la doyenne de la petite communauté francophone Lise Boucher. « Ça donne l’occasion de rencontrer des gens locaux tout en faisant une activité. C’est un concept qui favorise les rapprochements et qui permet de mieux comprendre les réalités du terrain. » La conjoncture lui aura aussi permis de croiser sur son chemin deux personnages emblématiques de l’endroit, le retraité, chasseur et pêcheur, Richard « Grand chef » Bernatchez, et le pittoresque commerçant, « Ti-Guy » Simard, avec qui elle a pu déguster un repas composé de gibier de la région. Elle prévoit de publier au moins deux articles sur la raquette dans le secteur de Fermont et sur les défis de l’approvisionnement en denrées alimentaires en région dite éloignée.

La venue d’Anne Pélouas à Fermont a été possible grâce à la collaboration de Tourisme Côte-Nord, de la MRC de Caniapiscau, d’Aventure 52e parallèle et de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Vous pouvez consulter le profil Facebook Anne Pélouas.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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Groupe de citoyens

Inquiétudes

par Michel Michaud

Source photo : Martine Cotte

Lettre d’un groupe de citoyens présentée à la Ville de Fermont au sujet d’un projet de carrière qui consisterait à exploiter le quartz du dépôt de surface du lac Tupper avec l’aide d’équipements de concassage et de tamisage à raison de 25 000 à 35 000 tonnes par année sur une période annuelle de six à huit mois. À la suite de la réception du document, la Ville s’est montrée défavorable à un tel projet lors de la séance du conseil municipal du 13 juin 2022 et a accepté de présenter les doléances du regroupement fermontois au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien.

Fermont, le 6 juin 2022

Aux élus du conseil municipal de la Ville de Fermont, 100, Place Daviault, Case postale 2010, Fermont (Québec) G0G 1J0

Nous sommes un groupe de citoyens de Fermont qui pratiquent régulièrement des activités de plein air autour de notre ville. Nous aimerions vous informer d’une problématique qui nous inquiète énormément. Le secteur du lac Tupper situé à environ 3,5 km de la municipalité est menacé par l’ouverture d’une carrière de silice (quartz). Cette carrière détruira l’un des plus beaux sites de plein air à proximité de Fermont. Depuis déjà une trentaine d’années, marcheurs, skieurs et raquetteurs profitent de l’environnement de ce lac appelé affectueusement par plusieurs d’entre nous « le petit lac Louise ». Ce lac est le principal affluent du lac Perchard qui constitue la réserve d’eau potable de la localité. Il en est le principal affluent parce que le lac Perchard n’a qu’un très petit bassin versant en amont à cause de sa proximité avec la ligne de partage des eaux. Le lac Tupper se trouve enclavé entre plusieurs montagnes aux flancs abrupts et aux sommets dénudés. On y retrouve aussi une bétulaie ce qui ajoute à son charme surtout à l’automne lorsque les feuilles arborent leurs couleurs dorées.

Ce projet de carrière de silice est proposé par la compagnie Saffron H.O.F. Inc. dont l’interlocuteur se nomme M. Steve Daigle. Cette carrière veut exploiter la silice pour en faire principalement des comptoirs de luxe en quartz. Elle sera de petit volume, ce qui rend difficile l’obtention d’une consultation publique du Bureau d’audience publique sur l’environnement » (BAPE). Elle ne fera travailler qu’un nombre limité de personnes et si l’on se fie à la carrière de Polycor (carrière de silice déjà implantée à Fermont et devenue récemment Sitec) ses employés seront recrutés à l’étranger (Polycor engageait des Guatémaltèques).

Notre groupe d’amateurs d’activités de plein air aime profondément l’environnement naturel de ce lieu. En tant que citoyens d’une région éloignée, les sorties en nature lors de nos congés hebdomadaires sont essentielles à notre santé physique et mentale. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de pouvoir contre l’exploitation minière tous azimuts près de Fermont. Un projet de si petite envergure détruira un site magnifique à proximité de la ville.

Avec le réchauffement climatique, notre région deviendra peut-être l’eldorado de « l’or blanc » (neige). Déjà un groupe de citoyens fermontois élabore actuellement un projet touristique de découverte du potentiel local de plein air par des randonnées guidées. Si tous les beaux coins à proximité du périmètre urbain disparaissent, ce type de projet ne sera pas viable.

Comme simples citoyens, il est difficile d’avoir l’attention du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien. Ce dernier a affirmé encore récemment lors de l’inauguration de la phase 2 de Minerai de fer Québec à la mine de fer du Lac Bloom qu’il souhaitait qu’on habite le Nord et que nous ayons une qualité de vie. Nous demandons par cette lettre à la Ville de Fermont de contacter le ministre Jonatan Julien et de lui demander de ne pas permettre l’ouverture d’une carrière de silice au lac Tupper pour toutes les raisons citées précédemment.

Michel Michaud, représentant le groupe de citoyens amateurs d’activités de plein air de Fermont

 

RÉSOLUTION

Adoption unanime

Copie intégrale d’une résolution adoptée à l’unanimité par la Ville de Fermont lors de la réunion du conseil municipal du 13 juin 2022 en défaveur d’un projet de carrière dans le périmètre du lac Tupper.

RÉSOLUTION-POSITIONNEMENT DU CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE FERMONT RELATIVEMENT À UN PROJET D’OUVERTURE D’UNE CARRIÈRE DE PIERRE CONCASSÉE DANS LE SECTEUR DU LAC TUPPER

CONSIDÉRANT QUE la Ville de Fermont a reçu le 26 mai 2022 une demande de commentaires relativement à un projet d’ouverture d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, déposée par le service de la gestion des droits miniers du ministre du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles;

CONSIDÉRANT QUE les Services techniques de la Ville de Fermont ont transmis le 31 mai 2022 un avis défavorable audit projet et une demande à l’effet de ne pas accorder un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper, avis signé par le directeur des Services techniques de la Ville, Monsieur Olivier Bouchard, ingénieur et le directeur de la Ville, Monsieur Claude Gagné;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est situé à l’intérieur de l’aire de protection éloignée de l’unique source d’eau potable pour alimenter la Ville de Fermont, soit le bassin du lac Perchard;

CONSIDÉRANT QUE le conseil municipal est soucieux de protéger la source d’eau potable du lac Perchard, mais également l’utilisation récréative et la préservation du milieu naturel du secteur du lac Tupper;

CONSIDÉRANT QUE le site du projet est situé à moins de 6 km du périmètre d’urbanisation de la Ville de Fermont;

CONSIDÉRANT QUE ledit projet est un excellent exemple de projet d’exploitation qui ne répond à aucun critère d’acceptabilité sociale locale;

IL A ÉTÉ PROPOSÉ par le conseiller Shannon POWER ET APPUYÉ PAR le conseiller Daniel BERGERON ET RÉSOLU À L’UNANIMITÉ QUE le préambule de la présente résolution fasse partie intégrante pour valoir à toutes les fins que de droit;

D’INFORMER le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Monsieur Jonatan Julien, de la position de la Ville dans ce dossier et lui demander d’intervenir afin que le projet d’exploitation de substances minérales de surface pour l’exploitation d’une carrière de pierre concassée dans le secteur du lac Tupper ne soit pas approuvé;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la MRC de Caniapiscau et de solliciter l’appui de celle-ci;

DE TRANSMETTRE la présente résolution à la députée de la Côte-Nord, Mme Lorraine Richard, et de solliciter l’appui de celle-ci.

ADOPTÉE CE 13E JOUR DE JUIN 2022

Marie Philippe Couture, greffière

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Publié le 6 septembre, 2022, dans la publication : Numéro_14 Volume_40

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Publié sur le site le 6 septembre 2022

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Taïga Carnaval

C’est la fête en compagnie de Taïgouin !

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé

Quel cadeau que le retour en force du Taïga Carnaval du 18 au 20 mars 2022 ! Il y a tout juste un mois, nous pensions avoir droit cette année encore à un carnaval édulcoré orienté vers des activités à domicile. Heureusement, les règles sanitaires imposées par le gouvernement Legault se sont assouplies in extremis de sorte que les organisateurs ont pu, à nouveau, réajuster le tir avec l’autorisation des rassemblements en plein air. Le comité du carnaval a réussi à programmer en un temps record des activités familiales et rassembleuses destinées à toute la population.

18 mars

L’événement annuel a pris son envol avec la classe neige des écoles pour les élèves du primaire incluant au programme glissade et parcours d’un labyrinthe de neige. La journée avait commencé par les repas « cabane à sucre » organisés par la Maison d’aide et d’hébergement qui a distribué plus de 300 déjeuners traditionnels. Le dîner hot-dogs avec la mascotte, le moustique Taïgouin, sous le chapiteau a attiré plus de 80 jeunes du service de garde de l’école et du centre de la petite enfance et leurs éducatrices. Le « snow jam » de 16 h a aussi été populaire et fréquenté par plusieurs jeunes élèves qui ont démontré leurs prouesses en essayant d’épater la galerie. Durant l’activité, plusieurs cadeaux ont été offerts aux participants. La soirée fut également bien remplie avec un défilé de motoneigistes brandissant des flambeaux, qui se sont rendus jusqu’au sommet du mont Daviault, suivi de la fameuse course de souffleuses qui a eu lieu sur le terrain de tennis aménagé pour l’occasion. Les compétiteurs acclamés du public étaient en feu, les moteurs vrombissaient et la neige volait de toute part. Le gagnant de l’épreuve inusitée fut Mathieu Bond et celui-ci pourra conserver chez lui, durant une année, le fameux trophée confectionné par l’artiste fermontois de «scrap métal» (recycl’art), Yan Poirier, qui donne une seconde vie au métal destiné à la ferraille. La soirée s’est poursuivie sous la grande tente avec le spectacle de musique du groupe rock Loaded Dice qui a offert une généreuse performance de plus d’une heure quarante-cinq.

19 mars

La journée ensoleillée a commencé par du bricolage sous le chapiteau suivi par des activités extérieures. Un tournoi de volley-ball opposant sept équipes, et où l’on a aperçu des athlètes en maillots de bain, a été remporté par les Pingouins assoiffés, un trio composé de Bruno Villeneuve, Nico Bélanger et Jason Normand. Les visiteurs sur le site du carnaval ont pu s’adonner à un jeu de jenga géant (des blocs en bois dur à empiler) et profiter de jeux de volley-pong et de soccer-billard. La nouveauté qui constituait l’attraction principale de l’après-midi fut le « skimboard ». Avec l’aide des pompiers qui ont apporté de l’eau, une petite piscine d’environ 15 mètres de longueur a été installée. Tirés par un véhicule sur chenilles Snowdog, les participants ont tenté de traverser l’étang, ce qui a donné lieu à de belles performances acrobatiques. Plusieurs spectateurs étaient là pour applaudir les exploits des athlètes téméraires. Plusieurs jeunes ont accepté de traverser l’étendue d’eau en risquant de se mouiller. La glissoire a cependant été l’attraction la plus populaire auprès des festivaliers avec l’ajout de nouveaux tubes à cinq et huit places. La Maison des jeunes Alpha veillait à assurer le divertissement du public. Le maquillage a attiré beaucoup d’adeptes, la file était longue, mais l’attente en valait la peine. L’après-midi fut empreint de multiples petits plaisirs. On sentait que les gens, enfin libérés du carcan des mesures sanitaires, étaient reconnaissants de ce retour à la vie normale. Ce rassemblement festif coïncidant avec l’arrivée prochaine du printemps, ils pouvaient dorénavant se retrouver amicalement sous les rayons chauds du soleil. En début de soirée, la fête s’est poursuivie à travers les rues de la ville avec un défilé sur une remorque décorée pour l’occasion mettant en vedette DJ Six’P (Maxime Gamache) qui était accompagné du maringouin Taïgouin. Les feux d’artifice ont par la suite attiré une foule nombreuse. De gros foyers extérieurs avaient été installés sur le site du carnaval afin que le public puisse se réchauffer. Le DJ invité a terminé la soirée par un spectacle de musique électronique sous le chapiteau où la danse était permise au grand plaisir des spectateurs qui ont pu s’en donner à cœur joie.

20 mars

En matinée, c’est sous une faible neige que le carnaval a clôturé ses activités par des courses d’accélération de motoneiges sur le lac Daviault qui a regroupé 27 motoneigistes inscrits dans plusieurs catégories.

Félicitations au comité organisateur pour ce redémarrage en présentiel réussi. Merci aux 42 bénévoles qui se sont investis à la réussite de cette nouvelle édition ainsi qu’aux employés municipaux qui ont prêté main-forte et aux nombreux commanditaires qui assurent la pérennité du Taïga Carnaval et surtout merci à la population qui, par son enthousiasme et sa grande participation, a démontré une fois de plus son attachement à la perpétuation de cette tradition annuelle tant attendue.

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Publié le 28 mars, 2022, dans la publication : Numéro_6 Volume_40

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  • Plein air
  • Rassemblement familial
  • Taïga Carnaval
  • Tradition annuelle

Publié sur le site le 28 mars 2022

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Monts Severson

L’amélioration des sentiers se poursuit

par Éric Cyr

Source photo : Michel Michaud

L’entreprise de Baie-Comeau spécialisée dans l’aménagement et la valorisation de sentiers divers en milieu périurbain ainsi qu’en régions éloignées, Les Aménagements nordiques, a récemment poursuivi l’optimisation de la sécurité et favorisé une meilleure accessibilité aux sentiers pédestres des monts Severson situés à proximité de Fermont en continuité d’une démarche amorcée en 2020.

Souhaitant bonifier l’offre de services aux citoyens, la Ville de Fermont a lancé cette année un nouvel appel d’offres pour finaliser la réfection des sentiers. Répartie sur deux ans, l’initiative aura donc totalisé un montant de 542 682 $. Selon la directrice du Service des loisirs et de la culture, Marie-Pier Allard, des subventions obtenues en 2021 ont aidé à la concrétisation du projet. Le Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique de plein air a fourni 150 000 $, la MRC de Caniapiscau a contribué 42 800 $ par le Fonds de soutien au développement des communautés en santé et 31 961 $ par le Fonds régions et ruralité – soutien aux projets structurants. La Société du Plan Nord a pour sa part remis 37 032 $ par le biais du Fonds d’initiative nordique.

Le superviseur de chantier embauché à titre contractuel par la municipalité, Michel Michaud, qui a veillé à l’exécution des tâches, confie : « Les travaux qui ont été exécutés dans les chemins piétonniers ont pour objectif de faciliter l’accès au plus grand nombre de randonneurs souhaitant découvrir un environnement nordique typique de notre région et de le faire de façon la plus sûre possible. Les aménagements sont respectueux de l’environnement et répondent aux standards nationaux. Ils permettront aux randonneurs de circuler dans les pistes en toute sécurité, à la découverte d’un environnement nordique typique à notre région. » Ce dernier explique que cette approche fait suite à celle entamée l’année passée.

« Les sentiers Severson ont la particularité d’offrir aux randonneurs des vues panoramiques exceptionnelles sur un environnement de toundra alpine après seulement quelques minutes de marche. Les travaux les plus marquants qui ont été effectués sont liés aux infrastructures (escaliers, ponts…). Cette entreprise d’aménagement a déjà fait des travaux similaires dans les sentiers du Piton, des Cairns et du Lacreux et cette fois-ci elle s’est attaquée au contournement dans le sentier des Cairns, à une déviation dans le sentier du Piton, à l’amélioration du sentier La Roff, à la création d’un nouveau sentier de la montagne de Quartz. Elle s’est aussi attardée au sentier linéaire qui relie le stationnement du début des sentiers à Fermont. »

L’approche préconisée minimise l’impact social et environnemental et le PDG de la société, Jonathan Dupont, qui a le souci de réduire l’empreinte écologique lors des aménagements, insiste sur le fait que ceux-ci doivent respecter des critères et des normes strictes en la matière : « Les gens souhaitent se ressourcer en nature dans le cadre d’une ballade de quelques heures et pas nécessairement planifier une grande excursion et c’est dans cette optique que nous orientons nos interventions. Les tendances évoluent dans le domaine de la marche qui se démocratise de plus en plus au Québec en devenant une activité familiale nécessitant l’accès à des sentiers faciles et intermédiaires destinés à monsieur et madame Tout-le-Monde. »

Passionné de plein air, le conseiller municipal, Bernard Dupont, est heureux de ces améliorations : « Les sentiers des monts Severson sont grandement utilisés par des citoyens et par des touristes qui viennent nous visiter et nécessitaient certains travaux afin d’assurer la sécurité des randonneurs ainsi que pour permettre aux familles de profiter pleinement de la randonnée en nature. »

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Publié le 7 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_14 Volume 39

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Publié sur le site le 7 septembre 2021

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Monts Groulx-Uapishka

Achalandage accru et destination prisée

par Éric Cyr

Source photo : Brieuc Leballeur

La fréquentation des sentiers des monts Groulx-Uapishka situés le long de la route nationale 389 sur la Côte-Nord a connu un accroissement important ces derniers temps, du jamais vu depuis les éditions du Raid international Mahikan, une course très prisée à la carte et boussole de trois jours et trois nuits qui se tenait de 1989 à 1991.

L’événement, organisé de concert avec la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes, attirait beaucoup de passionnés de plein air et un hôpital de campagne était installé sur place par Médecins sans frontières se souvient Michel Denis de l’Association des amis des monts Groulx, qui assure la préservation et l’entretien des sentiers d’accès. « Il y avait de nombreux bénévoles et des randonneurs, des gens de partout de l’Europe jusqu’à la Russie. Des médias du monde entier couvraient l’activité notamment Radio France Internationale (RFI) et la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF). Durant la fin de semaine de la fête du Travail, le 7 septembre dernier, j’ai constaté un engouement exceptionnel pour cette destination qui a attiré des centaines de randonneurs du Québec. C’était comme à la belle époque », confie celui qui habite dans un camp rustique à proximité de ce massif rocheux de la chaîne de montagnes des Laurentides. M. Denis explique que les monts Groulx sont de plus en plus connus, mais que la situation liée à la pandémie de Covid-19 pourrait avoir contribué à cette attraction puisque les destinations touristiques à l’extérieur du pays étaient interrompues.

« Il faut bien prévoir avant de tenter une excursion, car les conditions climatiques sont difficiles et cela comporte un degré de dangerosité dont il faut tenir compte. »

Destination d’aventure à ne pas prendre à la légère

Selon le guide d’aventure professionnel, Guy Boudreau, un expert de l’endroit qui réside sur place, les monts Groulx sont une destination d’envergure prestigieuse accessible, mais difficile, et qui est de plus en plus fréquentée. L’impossibilité de se rendre à l’étranger durant plusieurs mois a certainement poussé les aventuriers québécois à explorer les espaces verts du Québec, ce qui a eu une incidence favorable sur la destination des monts Groulx qui a reçu trois fois plus de visiteurs qu’à l’habitude. « On évalue que de 700 à 800 excursionnistes ont fréquenté ce massif montagneux durant la saison estivale. » Ce dernier souhaite sensibiliser les aventuriers et éduquer les utilisateurs qui doivent au préalable s’assurer d’avoir les compétences et les équipements requis pour effectuer la traversée des monts Groulx. Bien que ce massif de montagnes est accessible, il est situé en région éloignée et isolée nécessitant une préparation minutieuse essentielle. « Les gens doivent mesurer leurs capacités afin qu’une belle aventure ne s’avère pas dramatique. L’improvisation n’a pas sa place quand on planifie accéder au territoire et il faut savoir que cette région montagneuse fait partie d’un microclimat subarctique sans saison sèche avec une pluviométrie importante où les écarts de température peuvent être importants. Il faut viser l’autonomie complète. Tout est vrai ici : moustiques, mouches noires, pluie, vent violent, humidité, froid. Les conséquences sont directes! Il faut prévoir et laisser la pensée magique de côté. Le climat rigoureux est changeant et la neige est tombée à deux reprises cet été. »

Les monts Groulx font partie de la réserve mondiale de la biosphère de Manicouagan-Uapishka, reconnue par l’UNESCO en 2007. La portion ouest du massif est protégée du développement industriel par la réserve de la biodiversité Uapishka créée en 2009. Pour en savoir plus consulter le site Internet : amisdesmontsgroulx.com et la page Facebook : Amis des Monts Groulx.

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Publié le 19 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_17 Volume 38

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Publié sur le site le 19 octobre 2020

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Monts Severson

Des sentiers font peau neuve

par Éric Cyr

Source photo : Les Aménagements nordiques

L’entreprise spécialisée dans l’aménagement et la valorisation de sentiers divers en milieu périurbain ainsi qu’en régions éloignées, Les Aménagements nordiques, a récemment œuvré à assurer une optimisation de la sécurité et une meilleure accessibilité à une partie des sentiers pédestres des monts Severson situés à proximité de Fermont.

C’est la Ville de Fermont, souhaitant bonifier l’offre de services aux citoyens, qui a procédé à un appel d’offres par lettres d’invitation afin d’obtenir des soumissions pour la réalisation des travaux. Selon le conseiller municipal Bernard Dupont : « Les sentiers des monts Severson sont grandement utilisés par des citoyens et par des touristes qui viennent nous visiter. Par contre, depuis quelques années, ceux-ci nécessitaient plusieurs travaux afin d’assurer la sécurité des randonneurs ainsi que de permettre aux familles de profiter pleinement de la randonnée en nature. Je suis très heureux que nous ayons pu faire appel à une compagnie spécialisée dans cette discipline qui sait exactement ce dont les randonneurs ont besoin. C’était une priorité pour nous. »

Le superviseur de chantier embauché à titre contractuel par la Ville, Michel Michaud, explique : « Les travaux de réfection des sentiers étaient grandement dus. Les sentiers Severson ont la particularité d’offrir aux randonneurs des vues panoramiques exceptionnelles sur un environnement de toundra alpine après seulement quelques minutes de marche. Les travaux les plus marquants qui ont été effectués sont liés aux infrastructures (escaliers, ponts…). Quelques échelles, qui dataient de plusieurs années, ont aussi été remplacées par des escaliers très bien fabriqués, qui épousent le relief. Ces travaux d’aménagement de quatre sentiers constituent la première phase, il y a encore plusieurs kilomètres à faire. La majorité des sentiers qui font des boucles sont de catégorie intermédiaire par le degré de difficulté lié au dénivelé, mais restent très accessibles, car ils sont de courte distance. Bienvenue aux randonneurs, l’automne est une saison idéale pour des promenades entre amis et en famille pour admirer nos couleurs nordiques saisonnières. »

C’est l’entreprise Les Aménagements nordiques, qui dessert l’Est du pays et dont le siège social est situé à Baie-Comeau, qui a obtenu le contrat qui totalise 80 000 $. Selon le PDG de la société, qui est membre constructeur accrédité de Professional Trailbuilders Association (PTBA) depuis 2018, Jonathan Dupont, l’approche prônée minimise l’impact social et environnemental.

« Nous avons le souci particulier de réduire notre empreinte sur l’écologie lors de nos aménagements et ceux-ci répondent à des critères et à des normes les plus strictes en la matière. De plus, nous préconisons l’utilisation des essences forestières durables ainsi que la pierre naturelle en fonction de la disponibilité locale. »

Le passionné de plein air explique qu’une équipe de huit travailleurs a procédé durant huit jours à une mise aux normes d’une partie des sentiers sur une distance d’environ 3,5 km dans le cadre de travaux destinés à assurer une meilleure accessibilité et une sécurité accrue aux usagers notamment par l’installation d’infrastructures, un déboisement et une amélioration de l’aire de marche.

M. Jonathan Dupont explique : « Les tendances évoluent dans le domaine de la marche qui se démocratise de plus en plus au Québec en devenant une activité plus familiale nécessitant un accès à des sentiers faciles et intermédiaires destinés à monsieur et madame Tout-le-Monde. Les gens souhaitent plutôt se ressourcer en nature dans le cadre d’une ballade de quelques heures et pas nécessairement de planifier une grande excursion. C’est dans cette optique que nous orientons nos interventions. Nous nous tenons au courant des nouveautés en assistant régulièrement à des congrès et des formations aux États-Unis. »

Les monts Severson constituent une zone de transition entre la forêt boréale, la taïga et la toundra alpine des sommets qui regorge de plantes vivaces et de fruits sauvages. On y aperçoit d’immenses blocs rocheux sur le sentier du Piton, qui donne accès au sentier de la Faille qui mène à une faille d’une longueur de 15 m et d’une profondeur de 4 m où l’on peut voir différentes mousses aux formes et couleurs variées. Le sentier des Cairns passe dans un milieu alpin peuplé de lichens et offre des panoramas sur le massif dont les sommets atteignent près de 900 m d’altitude. Le sentier du Lacreux mène au lac de montagne du même nom alors que le sentier La Roff passe par des tourbières et donne accès à un magnifique point de vue sur Fermont et l’immensité du territoire.

Autres pistes

D’autres sentiers de randonnée pittoresques peuvent aussi s’avérer intéressants pour les adeptes de marche de la région.

Il y a celui qui mène au mont Daviault accessible par le chemin du lac Carheil en traversant un petit pont en bois et qui offre une vue imprenable sur la ville de Fermont ainsi que le sentier de 1,5 km des chutes de Crystal Falls situé le long de la route 500 à 4 km de Labrador City et qui, en plus de ravissantes chutes, propose une vue panoramique sur Labrador City et Wabush.

Pour les débutants, il y a, à Fermont, le sentier familial Taïga d’environ 3 km qui commence à la piste d’athlétisme pour se rendre au chalet nautique (marina) en longeant le lac Daviault et, à Labrador City, le sentier de type plus urbain qui fait le tour du lac Tanya (accessible aux fauteuils roulants) qui s’étend sur 2 km à l’entrée de la ville de Labrador City et qui vient d’être réaménagé incluant une plage et des aires de repos ainsi qu’une illumination nocturne assurée grâce à des réverbères.

Pour ceux qui sont un peu plus expérimentés, il y a celui de catégorie intermédiaire de 5 km (accessible aux fauteuils roulants sur 2 km) qui comprend deux ponts et des aires de repos qui fait le tour du lac Jean à l’entrée de la ville de Wabush.

Finalement, il y a le sentier d’interprétation Menihek à Labrador City qui comprend les cinq premiers kilomètres des sentiers du club de ski de fond Menihek Nordic qui sont suivis d’un sentier de randonnée qui englobe quatre biomes d’environnement de la région du lac : arbres à feuilles caduques, forêt ancienne, cascade et zone de marais. Il y a 28 panneaux d’interprétation le long du sentier axés sur la flore et la faune, les insectes, les oiseaux et les animaux. Ces sentiers sont situés dans le secteur du club de ski alpin Smokey Mountain.

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Publié le 5 octobre, 2020, dans la publication : Numéro_16 Volume 38

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Publié sur le site le 5 octobre 2020

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Monts Groulx

En solitaire parmi les aurores boréales

par Éric Cyr

Quiconque a déjà emprunté la fameuse route interprovinciale 389 a déjà aperçu les monts Groulx. Mais admirer leurs sommets enneigés à l’horizon et affronter leur rigueur durant la saison hivernale c’est une tout autre paire de manches. Installé dans une tente de prospecteur avec un poêle de camp, c’est pourtant ce qu’a entrepris le sapeur-pompier professionnel à la retraite, Philippe Guimon, afin de réaliser un rêve qu’il caresse depuis longtemps.

Aux antipodes du pensionné

Aujourd’hui grand-père, l’aventurier français a déjà fait partie d’un régiment d’élite de l’armée de terre française durant son service militaire et d’une escouade de secours spécialisée en plongée souterraine (spéléoplongée). D’ailleurs, il a failli se noyer dans le cadre d’une mission alors qu’il est resté coincé dans une étroiture. Le parcours inusité de l’homme, qui habite sur une île au confluent de la rivière Maine et de la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, a cependant commencé le jour où sa mère a eu la bonne idée de l’inscrire chez les scouts, point de départ de son amour pour la nature qui a guidé sa vie. Que dire de sa période « baba cool » à l’époque de la révolution culturelle de mai 1968 en France où, après avoir fréquenté l’École d’agriculture, il gardait des moutons de façon idyllique. M. Guimon a conservé la rigueur des pompiers de Paris et n’a pas peur de relever des défis : pèlerinage de Compostelle, tour de l’Hexagone à cheval qui a duré quatre mois, il collectionne les voyages d’exploration comme celui en Alaska, où il est tombé nez à nez avec un ours grizzli qu’il souhaitait photographier sur une plage. Nulle raison d’en douter il porte un gilet de Kodiak Island. Il a aussi visité la seconde plus grande réserve naturelle aux États-Unis après Yellowstone, le parc Denali où il a vu le fameux bus du film Vers l’inconnu (Into the Wild) adapté du récit Voyage au bout de la solitude et a fait face à un loup noir famélique.

Dans les Groulx

M. Guimon, qui a été bien aiguillé par le guide d’aventure, Guy Boudreau, a choisi d’affronter le froid en passant l’hiver dans la solitude de ces hautes montagnes nommées Uapishka par les Innus, ce qui signifie sommets blancs puisqu’ils sont enneigés presque à l’année. Après avoir observé une martre qui dansait autour de son camp et qui s’est mise à courser un lièvre, il a voulu rendre hommage au mustélidé en baptisant sa tente du mot innu-aimun désignant cet animal : wapishtan. Rencontré lors d’un ravitaillement à Fermont, il explique qu’il mène en parallèle une démarche d’écriture où il relate son expérience « Je suis une victime des écrits de Jack London. » Selon lui, sa présence dans l’immensité naturelle des monts Groulx, qu’il considère comme un lieu de ressourcement, se résume un peu à un voyage intérieur en harmonie avec les éléments et l’environnement le tout orienté vers l’essentiel, mais où il met son mental à rude épreuve.

« Le quotidien se fond dans le basique : se réchauffer, manger et se protéger, donc survivre. Ça tourne autour du fondamental, mais dans le respect de cet espace grandiose et merveilleux qui fait partie des dernières terres virginales à protéger. Il faut absolument préserver le cachet naturel de ce joyau écologique si convoité des amateurs de plein air à travers le monde. C’est plus qu’un devoir, c’est une obligation. »

Les monts Groulx font partie de la réserve de la biodiversité Uapishka constituée par le gouvernement du Québec en 2009. Cette aire protégée englobe le tiers ouest du massif montagneux. L’ensemble des monts Groulx, incluant le réservoir Manicouagan et la rivière Manicouagan, ont aussi été reconnus en 2007 comme faisant partie de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka (RMBMU), une désignation internationale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Monts Groulx-Uapishka

La Grande corvée ne s’essouffle pas

par Éric Cyr

Source : François Trahan Légende : D'abord prévu pour la présente corvée, le parachèvement de la cabane à création se fera dans les mois à venir indépendamment de la corvée.

L’Association des Amis des monts Groulx a encore une fois cette année convié les adeptes de plein air à la 19e édition de son incontournable rassemblement annuel, la Grande corvée des monts Groulx, du 31 août au 2 septembre dernier, où les participants, qui doivent être complètement autonomes et équipés pour le camping sauvage, se divisent des tâches à accomplir afin d’entretenir des sentiers qui facilitent l’accès à la toundra alpine du secteur.

Selon l’un des organisateurs de l’événement, Guy Boudreau, une trentaine de participants se sont mobilisés sans compter une douzaine d’étudiants du Cégep de Baie-Comeau qui sont venus passer la fin de semaine sur les lieux et qui ont généreusement offert une demi-journée de travail bénévole pour la cause en procédant au débroussaillage du début du sentier Jauffret. Selon la tradition, une randonnée a été organisée pour les nouveaux.

Aventure en nature

M. Boudreau a accompagné six promeneurs à la découverte du mont Harfang, le tout agrémenté d’une interprétation de la flore et d’une cueillette de petits fruits.

« Cette année, nous avons mis l’accent sur le sentier Provencher qui nécessitait beaucoup de travaux. Deux bénévoles, Loïc Michaud et Gabriel Couët, se sont même rendus sur les plateaux dans la petite vallée Provencher, située à sept kilomètres de marche du départ. Pierre Gauthier a pour sa part encadré une équipe pour débarrasser ce même sentier des arbres qui encombraient le passage. »

Un autre groupe, supervisé par le vétéran, Michel Denis, a poursuivi la construction du super pont Pékan sur le sentier Harfang nord qui a commencé il y a cinq ans. Jonathan Dupont s’est quant à lui concentré sur le sentier Jauffret en s’occupant avec quelques bénévoles d’entamer le contournement d’une petite vallée pour faciliter l’accès au sommet.

L’artiste Michelle Lefort, une habituée ayant le cœur à la création, a procédé avec l’aide de quelques participants à la réfection d’une pyramide composée de bois et de pierre, érigée au début du sentier Provencher. Pendant ce temps, le gardien du camp de base, Michel Michaud, a entretenu le feu de camp, fait cuire ses fameuses beans dans la braise et cuisiné la confiture de petits fruits cueillis par les randonneurs.Rendez-vous l’an prochain!

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Publié le 24 septembre, 2018, dans la publication : Numéro 15 Volume 36

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Publié sur le site le 24 septembre 2018

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