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    Amendement au projet de loi no 143

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Événements marquants de l’actualité

Rétrospective 2017

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Garderies privées : statu quo pour le ratio

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Affaires

Une chambre de commerce pour Fermont

par François Bail

La Chambre de commerce de Fermont a été officiellement inaugurée, le 28 novembre dernier, au Centre multifonctionnel Cliffs, où les principaux acteurs économiques de la ville se sont réunis. Celle-ci vise principalement à assurer une représentativité des entreprises et des différents secteurs d’affaires du milieu pour assurer le dynamisme de l’économie fermontoise. Cette initiative est l’œuvre de la MRC de Caniapiscau qui a mis sur pied un comité provisoire responsable du démarrage en attendant la formation d’un conseil d’administration.

C’est l’avocat et ancien président de la Chambre de commerce de Sept-Îles, maître Marc Brouillette, qui a présidé le congrès. Quatre autres conférenciers ont pris la parole. Il s’agit du directeur régional de la Côte-Nord du ministère de l’Économie de la Science et de l’Innovation, Jacques Chiasson, de la conseillère municipale de Fermont, Cindy Vignola, d’un représentant d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Éric Normand, et d’un représentant de Minerai de fer Québec, Joël Crépeau.

Pourquoi une chambre de commerce ?

Selon Me Brouillette, la chambre de commerce procurera une force de regroupement aux entreprises fermontoises à l’extérieur de la région, tel un catalyseur afin de faire valoir les intérêts de ses membres et favoriser la santé économique de Fermont. « Quand on négocie auprès des décideurs ou de parties prenantes, on a beaucoup plus d’impact lorsqu’on représente un ensemble d’entreprises et d’individus », affirme-t-il. La chambre de commerce est aussi un forum de discussion, d’échanges et de réseautage entre les membres et avec des tiers qui partagent leur expérience, leur expertise ou leurs orientations. Elle vise donc à maximiser les relations entre les gens d’affaires, révélant des circonstances opportunes et des occasions favorables autrement ignorées. En somme, la chambre de commerce est une association qui participe au développement de sa ville sur les plans économique, civique et social.

Des acteurs majeurs dévoilent leurs orientations

La soirée de lancement était aussi une occasion pour des acteurs majeurs de Fermont de partager leurs projets et orientations. ArcelorMittal, représenté par Éric Normand, a annoncé des investissements importants pour l’optimisation d’équipements et d’infrastructures, notamment la tour de broyage et la flotte d’équipements miniers. L’entreprise projette également d’ajouter une voie à la ligne de chemin de fer qui relie les installations de Fire Lake à celles de Mont-Wright.

Du côté de Minerai de fer Québec, Joël Crépeau annonce que le redémarrage du lac Bloom se fera autour de trois gros projets, soit la mine, l’usine et le parc. La compagnie adopte une vision basée sur le long terme : « Notre vision est très différente de celle de Cliffs »,affirme ce dernier. De plus, une attention particulière sera portée à la réduction de l’impact environnemental grâce à des technologies plus efficaces. Les investissements devraient engendrer 450 emplois directs au lac Bloom ainsi que de nombreux emplois indirects qui ne sont pas négligeables.

Pour ce qui est de la ville de Fermont, Cindy Vignola affirme que le gouvernement municipal désire que la région se dote de plus de force, particulièrement en ce qui a trait au commerce « On va écouter la chambre de commerce et faire en sorte que la communication se fasse bien. » Elle mentionne également les projets municipaux imminents tels qu’une nouvelle usine d’épuration d’eau et un plan de gestion des matières recyclables.

Une chambre de commerce a déjà existé par le passé à Fermont et avait été fondée par feu l’homme d’affaires Jean-Claude Thibodeau.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

  • Acteurs économiques
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  • Développement
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  • Secteurs d'affaires

Publié sur le site le 18 décembre 2017

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Aéroport de Wabush

Encore des investissements

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush au Labrador poursuit sa cure de rajeunissement avec de nouveaux investissements totalisant près de 14 millions de dollars, cette fois-ci consacrés à la rénovation de l’aérogare afin de mieux répondre aux besoins des passagers en provenance et à destination de cette localité nordique. Le gouvernement du Canada souhaite renouveler les infrastructures essentielles qui contribuent à la croissance et au développement des collectivités de la région.

C’est la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui a annoncé l’attribution de cet engagement d’environ 13,9 M $ au groupe Bird Construction de Bedford en Nouvelle-Écosse, au nom de la ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le 25 novembre dernier. Le contrat octroyé pour Transports Canada dans le cadre d’un processus d’approvisionnement ouvert, équitable et transparent, offrira des possibilités d’emplois aux ouvriers qualifiés de Wabush et des alentours.

Projet majeur d’infrastructure

Ce projet de réfection améliorera la fonctionnalité et l’efficacité de l’aérodrome. Les travaux incluront des changements et des améliorations à la configuration de l’aérogare et à ses principaux systèmes pour améliorer l’expérience des voyageurs. Il faudra notamment démolir et rénover l’intérieur de l’édifice actuel en diverses étapes pendant lesquelles l’aéroport demeurera cependant entièrement fonctionnel. Grâce à ses infrastructures modernes et efficaces, la toute nouvelle structure assurera une sécurité accrue tant pour les voyageurs que pour les employés. Les travaux qui ont débuté en novembre 2017 devraient selon les prévisions être terminés à l’été 2019. Selon la députée Jones : « L’aéroport de Wabush est l’un des principaux liens de transport au Labrador et dans l’Est du Canada. L’investissement fait par le gouvernement du Canada représente un engagement envers [les habitants de la région] et le renouvellement d’une infrastructure indispensable… » Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau explique : « Le gouvernement du Canada est fier de verser cette contribution importante pour améliorer [cette infrastructure]…tout en contribuant à la croissance économique de Wabush et des collectivités environnantes. Le nouvel immeuble amélioré contribuera à réaliser l’une des grandes priorités de Transports Canada : la sûreté et la sécurité (SIC) de toutes les personnes qui passent par l’aéroport de Wabush. »

Continuité des investissements

Plusieurs autres travaux d’importance ont été réalisés à l’aérodrome de Wabush ces dernières années notamment une réparation des pistes d’atterrissage ayant nécessité la fermeture temporaire du terminal aérien durant la période estivale 2015. Un contrat totalisant 11,9 M $ avait alors été accordé à Canada Construction DJL de Boucherville au Québec pour cette réfection. À l’été 2016, un montant de 30,5 M $ a été consenti à l’entreprise de construction locale Grey Rock Services pour l’agrandissement du stationnement et un nouveau tracé de la route d’accès à l’aérogare ainsi qu’une nouvelle voie de circulation parallèle et l’agrandissement de l’aire de trafic. L’été dernier, un montant de 4 M $ a été alloué à l’entreprise Cribtec, une division du Groupe deric, pour la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable et d’un nouveau poste de surpression.

Le phénomène des travailleurs itinérants qui empruntent des navettes aériennes (Fly in/Fly out) s’est grandement intensifié ces dernières années et particulièrement durant la période du dernier boom minier. Cette main-d’œuvre passagère contribue à l’accroissement de l’achalandage des vols à majorité nolisés, mais aussi commerciaux en partance et à destination de Wabush. Ce facteur a contribué à propulser l’aéroport local parmi les plus fréquentés dans les provinces atlantiques supplantant certaines capitales provinciales et même la capitale canadienne, Ottawa, pour les mouvements itinérants commerciaux civils selon les plus récentes données de Statistique Canada.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

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Publié sur le site le 18 décembre 2017

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Technologies modernes

Premier prix pour un citoyen du Labrador

par Éric Cyr

Les nouvelles technologies changent le visage de demain et un résident de Labrador City, Éric Tremblay, originaire de Bathurst au Nouveau-Brunswick, a remporté la première place en Amérique du Nord dans le cadre du concours « Autodesk Fusion 360’s sheet metal challenge » grâce à sa conception d’un parechoc de camionnette original et robuste. Cette compétition de fer-blanc lui a permis de remporter un prix qui incluait un voyage d’une semaine à San Francisco en Californie aux États-Unis afin de réaliser son produit.

Le spécialiste des trépans utilisés dans les systèmes de forage chez Epiroc une filiale d’Atlas Copco dans le parc industriel de Wabush est très heureux de cette reconnaissance. Ce dernier n’est pas ferblantier ou tôlier de métier, mais a développé une passion pour le domaine et travaille le métal en feuilles grâce au nouveau logiciel informatique Fusion 360. Après avoir conçu sa maquette, celui-ci s’est rendu au Autodesk Pier 9 Global Technology Center, un centre mondial de design et de fabrication numérique et de conception 3D qui accueille des innovateurs de différentes disciplines et industries, à San Francisco afin de tester son concept et fabriquer son produit à l’aide d’outils et de technologies à la fine pointe qui alimentent les dernières tendances de fabrication.

Un espace créateur

M. Tremblay travaille actuellement sur un projet local, Maker Space, qui permettra aux gens de la région de s’initier au monde technologique grâce à différents outils et logiciels spécialisés. Ils pourront ainsi apprendre à programmer, à développer des prototypes et à travailler entre autres le bois, le métal, l’électronique et le textile en plus de bénéficier d’un service d’impression en 3D.

Les personnes intéressées pourront devenir membres ou suivre des ateliers. Pour en savoir plus, consultez la page Facebook : The Shed – Labrador West Makerspace.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

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Rétrospective 2017

Événements marquants de l’actualité

par Éric Cyr

Source : Archives de la Ville de Montréal

375e anniversaire de la métropole québécoise

Le 17 mai 1642, un groupe dirigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance fonde Ville-Marie sur une île connue des Européens depuis la première visite de Jacques Cartier en 1535. L’endroit est alors habité par des Iroquoiens du Saint-Laurent regroupés dans un établissement nommé Hochelaga.

150e anniversaire du Canada

Des colonies britanniques distinctes s’unifient afin de former un nouveau pays, le dominion du Canada, sous la forme d’une fédération avec un régime de type monarchie constitutionnelle avec une constitution qui entre en vigueur le 1er juillet 1867.

125e anniversaire de la coupe Stanley

Le plus ancien trophée sportif en Amérique du Nord est la coupe du gouverneur général Lord Stanley, offerte pour la première fois en 1892 à la meilleure équipe de hockey amateur au Canada. Elle est devenue et demeure à ce jour le symbole de la victoire dans la Ligue nationale de hockey créée au cours de la Première Guerre mondiale à Montréal où se disputèrent les premières parties.

100e anniversaire de la LNH

La Ligue nationale de hockey est créée le 26 novembre 1917 après une rencontre entre les représentants de l’Association nationale de hockey à l’hôtel Windsor de Montréal. Les propriétaires des Canadiens de Montréal, Wanderers de Montréal, Sénateurs d’Ottawa, Bulldogs de Québec et Arenas de Toronto décident de créer une nouvelle ligue afin d’exclure le propriétaire des Blueshirts de Toronto, Edward J. Livingston.

100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy

Première Guerre mondiale. Le 9 avril 1917, le lundi de Pâques, les quatre divisions du Corps canadien combattent ensemble pour la première fois et sont chargées de prendre la crête de Vimy en France dans le cadre d’une offensive britannique plus vaste. La crête solidement fortifiée avait déjà repoussé des attaques britanniques et françaises, mais l’objectif est atteint le 12 avril au prix de 10 500 soldats tués, blessés ou portés disparus.

100e anniversaire de la bataille de Passchendaele

Première Guerre mondiale. Le 31 juillet 1917, les Britanniques lancent une offensive majeure en Flandre, Belgique, afin de déloger les forces allemandes du saillant d’Ypres et de détruire les bases sous-marines ennemies situées sur le littoral belge. L’opération se solde par un échec retentissant. La pluie incessante et les nombreux tirs d’obus ont transformé le champ de bataille en une mer de boue. Les Canadiens qui ont lancé leur attaque le 26 octobre capturent finalement la crête de Passchendaele le 10 novembre au prix de lourds sacrifices, près de 16 000 soldats tués, blessés ou portés disparus.

100e anniversaire du pont de Québec

La construction du pont de Québec, un chef-d’œuvre architectural, a débuté en 1901 et a été complétée le 23 septembre 1917 après avoir essuyé deux effondrements, le 29 août 1907 (76 morts) et le 11 septembre 1916 (13 morts). De type cantilever, il a la plus longue portée libre au monde.

75e anniversaire du débarquement de Dieppe

Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne nazie est bien implantée dans toute l’Europe. Les Alliés organisent un vaste débarquement amphibie surprise connu sous le nom de raid de Dieppe ou d’« opération Jubilee » Lancé le 19 août 1942, le triple assaut sur un littoral fortement défendu a tourné à la débâcle. Sous le feu écrasant de l’ennemi, une retraite a été ordonnée. L’opération se soldant par un cuisant échec fut la plus meurtrière de ce conflit pour le Canada qui perdit le quart de ses troupes y ayant pris part.

50e anniversaire du discours de Charles de Gaulle

Le 24 juillet 1967, le président de la République française, le général Charles de Gaulle, prononçait sa célèbre allocution du haut du balcon de l’hôtel de ville de Montréal s’achevant par les mots historiques : « Vive le Québec libre! » à la grande joie des indépendantistes québécois et provoquant une crise diplomatique entre la France et le Canada.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

  • Anniversaires 2017
  • Événements marquants 2017
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Publié sur le site le 18 décembre 2017

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Une illusion bien réelle

Un marionnettiste en ville

par Julie David

La deuxième édition de la Grande semaine des tout-petits s’est déroulée, du 19 au 25 novembre 2017, à travers le Québec. Pour souligner cet événement spécialement dédié à la petite enfance, la bibliothèque publique de Fermont a présenté le spectacle de marionnettes « Le concierge de la bibliothèque », au Centre multifonctionnel Cliffs, le 24 novembre dernier.

Au total, plus de 200 enfants de 2 à 8 ans se sont déplacés pour assister à cette performance de la compagnie Marionnettes du bout du monde. Cette attraction qui compte plus de 1000 représentations à son actif met en scène un concierge de bibliothèque, Isaïe Tremblay, qui fera la rencontre de personnages qui jailliront des livres. Durant cette représentation interactive, les enfants sont invités à participer à l’action. Les spectateurs choisis ont, entre autres, la mission de capturer un monstre. Comme l’explique l’artiste- marionnettiste Louis Bergeron, l’enfant a besoin de s’exprimer. Selon lui, il faut être à l’écoute des enfants. Leur donner la chance de participer, c’est faire entrer ceux-ci dans le tableau et donner de la force à ce numéro.

À la façon d’un homme-orchestre

Après des études en arts visuels, l’artiste aura une révélation pour la marionnette, qu’il considère comme un art populaire qui touche tout le monde. Véritable passionné, il a créé dans ce domaine pendant plus de 30 ans, d’abord dans une troupe, puis quelques années plus tard en solitaire. Il mettra ainsi sur pied 31 spectacles.

C’est à la façon d’un homme-orchestre qu’il entreprend sa carrière solo. Il manipule plusieurs marionnettes et objets, tout en produisant les effets sonores de ses pièces. D’abord assisté simplement d’une couturière, il a entièrement conçu ses œuvres. Que ce soit les décors, les pantins ou les textes, son bagage en arts visuels lui a permis d’explorer les différentes facettes de son métier.

Il s’entoure aujourd’hui d’un compositeur, d’un scénographe et d’un metteur en scène, pour lui permettre une vision plus globale.

Le secret dévoilé

Après les séances, les enfants ont pu avoir un aperçu des techniques utilisées pour donner vie aux personnages. Ils ont d’abord découvert que les fantoches étaient manipulés par une personne réelle. Ensuite, ils ont eu les explications relatives à la conception du bruitage ou encore concernant les techniques utilisées pour les ombres chinoises. Pour l’artiste, la notion pédagogique fait partie prenante de son mandat. Étant jeune, il aimait démonter ses jouets pour connaître de quoi ils étaient faits et comment ils fonctionnaient. Il considère les enfants comme des êtres curieux de nature et trouve important d’encourager ce trait de caractère.

La Grande semaine des tout-petits à travers le Québec

La Journée mondiale de l’enfance, qui fait la promotion des droits de l’enfant, est soulignée annuellement le 20 novembre. Pour célébrer cette manifestation, la Grande semaine des tout-petits a été instaurée. Dans le but de mettre de l’avant un environnement favorisant le développement du plein potentiel de l’enfant, l’événement se veut une « …occasion de communiquer et susciter le dialogue autour du développement des tout-petits, de mettre en lumière des initiatives locales et régionales qui soutiennent la petite enfance et de mobiliser l’ensemble de la société, des groupes communautaires au milieu des affaires en passant par les élus. » -grandesemaine.com

L’an dernier, ce sont plus de 350 activités qui ont eu lieu à travers le Québec dans le cadre de cette semaine thématique. Une multitude d’activités différentes ont été proposées aux tout-petits et aux familles. En 2017, des activités de développement moteur (course de bébé, yoga), culturelles, et touchant la relation parent/enfant ont été programmées par différentes institutions ou organismes, dont les bibliothèques de Fermont et de Baie-Comeau.

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

  • Bibliothèque publique de Fermont
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  • Journée mondiale de l'enfance
  • Louis Bergeron
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  • Représentation interactive

Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Amendement au projet de loi no 143

Garderies privées : statu quo pour le ratio

par François Bail

Source : iStock

Le projet de loi no 143 fait couler beaucoup d’encre depuis sa présentation en juin dernier. S’il vise « à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance », ce sont principalement les établissements privés qui sont concernés. Ce qui inquiétait les éducatrices en milieu familial dans la proposition initiale, c’est le passage d’un ratio de six enfants par établissement à quatre. Le 16 novembre dernier, le ministre de la Famille, Luc Fortin, du Parti libéral, a amendé le projet de loi, conservant le ratio à six enfants. Il est tout de même prévu que les enfants de l’éducatrice soient dorénavant inclus, ce qui n’est pas le cas actuellement.

La diminution du ratio à quatre enfants avait été envisagée comme un moyen d’assurer la qualité des services de garde. Comme le mentionne la députée de Joliette, Véronique Hivon, du Parti québécois, c’est le manque d’encadrement de ces institutions qui pose problème;  « Il y a des très bons services, mais aussi des mauvais services, parce qu’il n’y a aucun contrôle qui se fait. » Or, cette mesure posait inévitablement un problème de viabilité du réseau de service de garde. Le ministère de la Famille révèle, dans une étude d’impact, que des pertes de 4,54 millions de dollars parmi les 2 764 garderies non régies au Québec auraient été à prévoir. De plus, il aurait inévitablement fallu ajouter des places en centres de la petite enfance (CPE) pour combler la demande.

Mobilisation des éducatrices

Pour les éducatrices en milieu familial, la diminution du ratio aurait mené soit à une fermeture de leur établissement, soit à une augmentation considérable de leurs tarifs. Actuellement, ce service coûte en moyenne 30 $ par jour aux parents, pour un budget de 180 $ par jour pour six enfants, soit 18 $ l’heure pour 10 heures d’activités. Toutefois, l’éducatrice en milieu familial à Fermont, Mélissa Gauthier, rappelle que les dépenses associées à la garde d’enfants sont considérables et qu’une part importante du budget y est consacrée.

Pour manifester leur désaccord, plusieurs responsables de services de garde en milieu familial ont manifesté à Sherbrooke devant le bureau du ministre de la Famille, également député de Sherbrooke. C’est ce qui l’a incité à opter pour un compromis en maintenant le ratio à six enfants, mais en incluant maintenant ceux de l’éducatrice, ce qui devrait tout de même avoir son lot de conséquences pour les établissements privés. Les responsables de garderies en milieu familial devront également se prévaloir d’une police d’assurance, d’une formation en premiers soins et devront se soumettre à une vérification des antécédents judiciaires.

Les CPE mécontents

La présidente de l’Association des cadres des CPE du Québec, Martine Beaupré, se dit « particulièrement déçue de l’annonce concernant l’amendement au projet de loi 143 ». Selon elle, il aurait été préférable de restreindre le champ d’action des établissements non régis pour encourager la qualité éducative. Elle affirme également que les enfants sont en situation de vulnérabilité et qu’il faut tout faire en leur intérêt.

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

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Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Minerai de fer Québec

Un premier contrat de travail

par Éric Cyr

Légende : Des opérateurs d’équipements miniers s’activent déjà sur le site de la mine du lac Bloom près de Fermont.

Les syndiqués Métallos, membres de la section locale 9996 à la mine du lac Bloom située à proximité de Fermont, ont accepté dans une forte proportion de 86 % une première convention collective d’une durée de trois ans avec leur nouvel employeur Minerai de fer Québec, une filiale de Champion. C’est avec un excellent contrat en main que ces travailleurs et ceux qui seront embauchés ultérieurement vont procéder à la relance des installations minières en mars 2018.

Une majorité éloquente

Le vote sur l’entente de principe s’est déroulé durant les deux premières semaines de novembre et s’est terminé par une dernière assemblée, le 15 novembre dernier. Selon le représentant syndical des Métallos, Dany Maltais : « Cette approbation très forte est un message clair au gouvernement, au conseil d’administration et à d’éventuels investisseurs : nous sommes satisfaits de notre contrat et prêts à relancer enfin cette mine. Le redémarrage de la mine, les travailleurs y croient! »

Spécificités

Les salaires seront augmentés de 2,75 % la première année et de 3 % pour chacune des deux années subséquentes. Le contrat prévoit une majoration des montants alloués par l’employeur au régime de retraite, qui passent progressivement de 7 % à 8 % du salaire annuel. Le régime d’assurance est également bonifié. Une quatrième semaine de vacances est consentie après douze ans d’ancienneté et les montants versés pour les vacances sont accrus pour ceux qui ont huit ans d’ancienneté et plus. Il a aussi été convenu que les procédures d’attribution des postes seront clarifiées et que ceux-ci seront affichés plus clairement dans les installations, facilitant la mobilité de la main-d’œuvre. L’octroi des heures supplémentaires sera également plus transparent.

« Tout le monde améliore son sort et ceux qui sont restés pendant la mise en veilleuse des activités seront récompensés. C’est un excellent contrat, dans un contexte de redémarrage, alors que les revenus ne sont pas encore au rendez-vous. Les travailleurs répondent [à l’appel] pour faire un succès de cette relance », conclut le syndicaliste qui ajoute que les syndiqués ont accepté d’accorder une certaine marge de manœuvre permettant de faire entrer davantage de sous-traitants, mais seulement durant la période de redémarrage de l’usine.

Ceux-ci devront se retirer progressivement par la suite et des travailleurs syndiqués prendront le relais. Le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, considère que ce contrat de travail est satisfaisant avec en toile de fond la production qui n’a pas encore commencé et le fait qu’il n’y a pas encore d’argent dans les coffres.

Minerai de fer Québec est actuellement en période de recrutement pour combler les postes vacants et souhaite embaucher 250 personnes d’ici la fin de l’année pour atteindre 450 travailleurs à la suite de la nouvelle impulsion afin de maintenir un rythme de croisière et une cadence régulière.

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

  • Champion
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  • Travailleurs syndiqués

Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Feu vert pour la relance

par Éric Cyr

Légende : De nombreux dignitaires rassemblés lors de l’annonce de la reprise des activités minières au lac Bloom près de Fermont.

Une brochette d’invités de marque était rassemblée à la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, le 15 novembre dernier, dans le cadre d’une conférence de presse où l’on a fait l’annonce officielle de la reprise des activités minières par Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la compagnie Champion, prévue en mars 2018. Des dignitaires se sont relayés devant des représentants des médias pour prononcer des discours à l’occasion de la nouvelle de ce redémarrage tant attendu.

Le président directeur du conseil et chef de la direction de Champion, Michael O’Keefe a eu l’honneur de s’adresser en premier à la foule composée de personnalités influentes, mais aussi de nombreux employés de l’entreprise. Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, récemment nommé ministre responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, qui a succédé à Pierre Arcand lors d’un récent remaniement ministériel, y est par la suite allé d’une allocution. La députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois était aussi sur place pour l’occasion tout comme le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, le chef de l’exploitation de MFQ, David Cataford ainsi que le directeur général de la compagnie, Patrick Champagne.

Évolution des investissements de Québec

Le gouvernement du Québec a annoncé pour l’occasion un investissement additionnel totalisant 26,2 M $ pour soutenir la poursuite de la relance des activités de cette mine par la société Minerai de fer Québec dont le redémarrage engendrera la création de 450 emplois de qualité et générera d’importantes retombées économiques dans la région de la Côte-Nord. Le soutien financier gouvernemental comprend une prise de participation, issue du fonds Capital Mines Hydrocarbures, de 26,2 M $ dans le capital-actions de MFQ. Ceci s’ajoute aux 25,2 M $ investis par ce même fonds au cours des dernières années, incluant une contribution financière de 6 M $ accordée par Ressources Québec à même ses fonds propres, pour un total de 51,4 M $. En 2016, le fonds Capital Mines Hydrocarbures a investi 14 M $ dans l’entreprise MFQ et 6 M $ dans Champion afin de soutenir l’acquisition des actifs de la mine du lac Bloom. En échange de cet investissement, Ressources Québec a acquis 36,8 % des actions de MFQ et environ 10 % des actions de Champion. En mai dernier, le gouvernement du Québec a confirmé un investissement totalisant 11,2 M $, dont 5,2 M $
proviennent du fonds Capital Mines Hydrocarbures, pour soutenir les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine, et 6 M $ sont accordés par Ressources Québec, une filiale d’IQ. Institué au sein du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et géré par Ressources Québec, à titre de mandataire, le fonds Capital Mines Hydrocarbures est doté d’une enveloppe de un milliard de dollars et permet au gouvernement du Québec, la prise de participation notamment dans des entreprises du secteur des mines qui exploitent et transforment des substances minérales du domaine de l’État. Ce fonds vise notamment à soutenir la relance du Plan Nord, en constituant une source de financement additionnel pour la réalisation de projets d’investissements privés.

Joyau du Plan Nord

Le nouveau bonze du Plan Nord, M. Moreau, explique : « Le gouvernement du Québec soutient activement la relance de la mine du lac Bloom, un site qui revêt une importance stratégique pour l’économie du Québec et particulièrement pour celle de la communauté de Fermont. Ce projet fait partie des initiatives qui contribueront de façon significative à la réussite du Plan Nord. Il favorisera la mise en valeur de nos ressources naturelles de manière responsable, tout en mettant à profit notre main-d’œuvre qualifiée. » Selon le ministre responsable de la région Côte-Nord et ancien responsable du Plan Nord, Pierre Arcand : « L’infrastructure stratégique du site de Pointe-Noire, à Sept-Îles, jouera un rôle clé…Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la Côte-Nord, qui tirera profit des retombées économiques associées au transport de concentré de fer. » Selon le président-directeur général d’Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté : « Le Québec prouve, une fois de plus, qu’il est un chef de file mondial du développement minier durable en favorisant le développement économique de ses régions à fort potentiel. Par cet investissement, nous envoyons un signal fort pour stimuler l’attrait d’investissements chez nous en vue de créer de la richesse et des emplois de qualité. »

Fin prêt à croiser le fer

Après l’acquisition de la mine du lac Bloom pour 10,5 M $ et des obligations environnementales estimées à 41,7 M $ en avril 2016, MFQ est prêt 19 mois plus tard à se positionner comme un incontournable sur l’échiquier du Plan Nord et à lancer tel que promis dans une exploitation à long terme (7 M de tonnes de concentré annuellement anticipé dès 2018 pour une durée estimée de 21 ans) grâce à l’optimisation du circuit de séparation qui permet une amélioration considérable du taux de récupération du minerai (teneur en fer de plus de 66 %, ce qui permettra de toucher une prime sur la qualité lors de la vente) et à une usine des plus performantes. Champion, par le biais de sa filiale MFQ, qui a sollicité l’État québécois comme principal partenaire, a réussi son pari en réunissant le financement nécessaire, un tour de force financier de 327 M $, en moins d’une année, véritable prouesse pour ce projet d’envergure qui ouvre une nouvelle ère de prospérité sur la Côte-Nord.

En route vers le marché mondial

En plus de la remise à niveau et du perfectionnement des installations, plusieurs étapes ont aussi été franchies depuis la publication des résultats de l’étude de faisabilité en février dernier. MFQ a procédé à la confirmation d’une prise de participation à l’intérieur de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire et à une entente avec cette dernière pour le transport annuel de 8 M de tonnes de minerai de fer, à l’acquisition de 735 wagons spécialisés dans l’acheminement du minerai, à une entente de transport avec la Société Chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L), à l’annonce d’un financement par emprunt de 180 M $ US de Sprott Resource Lending et la Caisse de dépôt et placement du Québec, à l’annonce de la vente d’une débenture à Glencore International AG, à la confirmation du capital-actions de Ressources Québec dans le projet, à la diminution des impacts environnementaux (mise en place d’une chaudière vapeur à électrode beaucoup moins énergivore, introduction d’un convoyeur aérien destiné au transport du minerai et amélioration de la gestion des résidus miniers qui réduiront l’utilisation de camions) la signature d’une entente de principe avec le syndicat des Métallos pour un contrat de travail d’une durée de trois ans et d’une entente pour l’achat de la totalité de la future production annuelle (avec la nippone Sojitz 3 M de tonnes [40 %] et le mastodonte Glencore qui s’est engagé à acheter le reste) garantissant ainsi l’établissement d’une clientèle.

Emplois et vision d’avenir

MFQ qui emploie actuellement plus de 250 personnes accélère dorénavant le processus d’embauche et souhaite atteindre l’objectif de plus de 450 travailleurs grâce à un recrutement intensif d’ici le lancement des opérations. En outre, le redémarrage aura nécessité des investissements de 160 M $ où le gouvernement du Québec est partenaire à 36,8 %.

Selon M. O’Keefe : « Le projet aura requis un engagement sans précédent de plusieurs partenaires sans qui, rien de tout cela ne serait possible : administrateurs, investisseurs, gouvernement [du Québec], partenaires, fournisseurs, syndicat, employés. Je veux remercier sincèrement chacune de ses personnes. Aujourd’hui, les yeux du monde sont tournés vers un fer d’une qualité exceptionnelle, l’un des meilleurs sur la planète, et c’est ici qu’il se trouve… Les défis étaient immenses, le travail colossal. D’un autre côté, notre ambition et notre détermination ont toujours été les mêmes : redémarrer cette mine à fort potentiel dans le respect des communautés, le développement de la région et l’intérêt économique du Québec. Nous entrevoyons l’étape de l’exploitation avec un immense enthousiasme, encore plus heureux de participer à cette fierté retrouvée dans une communauté que nous aimons profondément. »

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

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  • Gouvernement du Québec
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Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Vie étudiante

Des Brigades culinaires à Horizon-Blanc

par François Bail

Depuis le début de l’année scolaire, une nouvelle activité parascolaire est offerte aux étudiants de la polyvalente Horizon-Blanc. « Les Brigades culinaires », issue de la fondation « La Tablée des Chefs », est un programme qui vise à enseigner les techniques de base en cuisine et à inculquer les saines habitudes alimentaires aux jeunes. Ce sont 25 élèves de tous les niveaux du secondaire qui s’adonnent chaque mercredi soir à l’élaboration de plats variés.

Les participants sont divisés en cinq équipes de quatre. Chaque équipe dispose d’un poste de travail muni d’une cuisinière et de divers outils de cuisine. Les élèves doivent suivre une recette et c’est le chef Hugo Dionne qui leur explique chacune des étapes. Il leur montre les techniques d’exécution avec l’assistance de Johanne Desgagnés et de Nancy Émond, enseignantes à la polyvalente Horizon-Blanc. L’atelier se déroule sur une période de trois heures dans un climat d’enthousiasme et d’entraide. Ce printemps, un jury déterminera la meilleure brigade de l’école qui se rendra en quart de finale provinciale. Les quatre meilleures brigades du Québec s’affronteront par la suite en finale à Montréal sous la direction du chef Ricardo.

Une activité formatrice

Selon l’enseignante responsable du programme, Johanne Desgagnés, cette activité est non seulement amusante, mais également formatrice. Elle inculque aux jeunes le sens des responsabilités et les prépare à la vie en appartement.

« On sait que plusieurs de nos jeunes iront bientôt au cégep et devront se faire à manger. Il est important qu’ils sachent comment bien s’alimenter et gérer un budget domestique » affirme-t-elle.

Une élève participante en témoigne : « Avant, je savais seulement faire des grilled cheese et maintenant je sais cuisiner plein de choses ». Pour Nancy Émond qui s’implique bénévolement, ce type d’atelier est plus formateur qu’un cours magistral : « C’est une façon bien plus dynamique d’apprendre et les élèves retiennent mieux la matière quand ils l’expérimentent », explique-t-elle. Rappelons que le cours d’économie familiale a été retiré du programme d’enseignement secondaire.

Un défi logistique

Pour le bon déroulement de l’activité, il a fallu faire l’achat d’équipements, puis se procurer les aliments et veiller à leur conservation. On le sait bien, la nourriture coûte cher en région éloignée. De plus, la diversité est moindre. Cette réalité pose un défi de taille en raison d’un budget restreint. D’ailleurs, certains aliments ont dû être achetés à l’extérieur. Heureusement, l’organisation peut compter sur l’appui des épiceries IGA, commanditaire principal et plus particulièrement sur le IGA de Labrador City.

La Tablée des Chefs au Québec

L’organisme à but non lucratif « La Tablée des Chefs » œuvre depuis près de 15 ans à « nourrir les personnes dans le besoin et développer l’éducation culinaire des jeunes ». L’année dernière, l’organisme a récupéré 180 tonnes de nourriture et ses activités ont permis de nourrir un demi-million de personnes. Le programme « Les Brigades culinaires » est aujourd’hui présent dans 80 écoles secondaires et implique plus de 1600 jeunes.

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Publié le 20 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 19 Volume 35

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  • La Tablée des Chefs au Québec
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  • Polyvalente Horizon-Blanc
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Publié sur le site le 21 novembre 2017

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Élections municipales à Fermont

Shannon Power l’emporte

par François Bail

Les Fermontoises et les Fermontois se sont prononcés au centre multifonctionnel Cliffs, le 5 novembre dernier, pour l’élection du conseiller municipal au siège no. 6 avec un taux de participation de 30 %. C’est à Shannon Power qu’ils ont accordé leur confiance. Il remporte le suffrage avec 72 % des voix (359 votes) contre 28 % (139 votes) pour son adversaire Dave Bouchard.

À l’annonce des résultats, Shannon Power ne cache pas son enthousiasme et sa gratitude : « Je remercie les citoyens de m’accorder leur confiance », s’est-il exclamé à la suite de l’annonce des résultats. Bien que la politique municipale soit une nouveauté pour lui, il se dit prêt à acquérir rapidement la maîtrise de ses rouages pour être en mesure d’opérer avec efficacité et de mener à bien ses dossiers.

Qui est Shannon Power?

Monsieur Power habite à Fermont depuis 2004. Il est technicien en prévention incendie chez ArcelorMittal et pompier à temps partiel pour le service de prévention des incendies. Son implication communautaire se démarque particulièrement chez les jeunes. On lui doit la cofondation du Club de Judo Fermont pour lequel il est instructeur. Il est aussi président du conseil scolaire de la commission Scolaire Eastern Shores et administrateur au sein du C.A. de Diffusion Fermont. Shannon Power connaît déjà bien les grands enjeux et dossiers majeurs de Fermont puisqu’il assiste de manière assidue aux réunions du conseil municipal.

Priorités de l’élu

Pour son mandat, Shannon Power désire bonifier la vie sportive et sociale par un soutien aux organismes communautaires. De manière concrète, il souhaite l’amélioration des infrastructures sportives telle que les cabanes pour la balle molle. Il a également à cœur la gestion et la récupération des déchets (recyclage et compostage) qui sont pour lui primordiaux au bien-être des futures générations. Il est aussi préoccupé par le dossier de la route nationale 389 et veut voir se concrétiser rapidement un nouveau tracé entre Fermont et Fire Lake.

Ailleurs sur la Côte-Nord

La Ville de Baie-Comeau a élu dimanche dernier un nouveau maire. Il s’agit de monsieur Yves Montigny qui a recueilli 68 % des voix (5 118 votes) contre 32 % (2 404 votes) pour son rival Yvon Boudreau. À Port-Cartier, les électeurs ont aussi opté pour la nouveauté en appuyant Alain Thibault qui l’emporte avec 58 % des voix (1 506 votes) contre 42 % (1 098) pour Violaine Doyle. Du côté de Sept-Îles, Réjean Porlier a été réélu avec 56,9 % des voix (5 748 votes) contre 43,1 % (4 348 votes) pour son adversaire Russel Tremblay.

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Publié le 20 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 19 Volume 35

  • Conseiller municipal
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  • Élections municipales
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  • Implication communautaire
  • Shannon Power
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Publié sur le site le 21 novembre 2017

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Vecteur touristique

Quel avenir pour le Défi Taïga?

par François Bail

Légende : Les chiens de traîneaux au coeur du Défi Taïga. Source : Léane Côté

L’Association touristique de Fermont (ATF) dressait un bilan financier positif de l’édition 2017 du Défi Taïga, le 9 novembre dernier, à la salle des Métallos à Fermont. Le président de l’ATF, Serge Côté, se montre satisfait. Selon lui, l’évènement est la vitrine touristique la plus convaincante de la région et son potentiel en retombées sociales et économiques est majeur. Toutefois, il ne cache pas que le comité organisateur fait face à certains enjeux par rapport à l’avenir de la course de chiens de traîneau.  S’il y a un réel désir d’accroissement de l’envergure de cette manifestation culturelle et sportive et de perfectionnement au sein des Fermontois, le comité organisateur aura-t-il les ressources nécessaires pour concrétiser cet objectif ?

Un potentiel inestimable

Dès sa création en 2014, le Défi Taïga est déjà la plus longue course à l’est du pays. L’évènement a depuis attiré des mushers étrangers provenant entre autres du Yukon, de l’Ontario et des États-Unis. D’une édition à l’autre, un intérêt croissant se fait sentir. Selon Serge Côté, l’évènement a tout le potentiel d’obtenir éventuellement une renommée internationale. « Le Défi Taïga est ce que nous avons ici qui s’exporte le mieux à l’étranger. Il a aussi la capacité de favoriser la diversification économique de la région et permettre la création d’emplois dans le domaine de l’événementiel et du tourisme » affirme-t-il.

Un levier pour le Taïga Carnaval

À la création du Taïga Carnaval, les deux bailleurs de fonds originaux, soit la Ville de Fermont et ArcelorMittal, ont octroyé une enveloppe budgétaire garantie à l’ATF pour les trois premières années. Il a été entendu que l’évènement devait acquérir son indépendance en générant des revenus autonomes et en impliquant d’autres commanditaires. «J’ai toujours travaillé dans le but de faire grossir le carnaval en ce sens », affirme Serge Côté.

Or, le Défi Taïga se révèle être la figure de proue du Taïga Carnaval. Il suscite l’intérêt de plusieurs commanditaires qui profitent aussi aux autres volets du Taïga Carnaval. Il a également permis d’être utilisé comme toile de fond pour des projets de mise en valeur de la région, tels qu’un reportage vidéo réalisé en collaboration avec la MRC de Caniapiscau.

Un défi organisationnel

L’organisation du Défi Taïga, tout comme le Taïga Carnaval, repose sur l’implication bénévole. Bien que les équipes en place ont toujours su répondre aux attentes avec brio, il s’agit d’une structure organisationnelle qui a ses limites. Or, dans une optique d’accroissement, elles doivent se restructurer et adopter de nouvelles stratégies. Selon Serge Côté, il y a actuellement un dédoublement des tâches au sein des équipes, particulièrement en ce qui a trait à la promotion et aux commandites. D’ailleurs, un nouveau sous-comité promotion a été créé cette année. Il a comme mandat de promouvoir le Taïga Carnaval et le Défi Taïga dans une perspective commune. Monsieur Côté demeure confiant quant à l’avenir du Défi Taïga. Il estime que son organisation est aujourd’hui mature, c’est pourquoi il se retire de la direction pour se recentrer sur lui-même et sa famille. C’est Catherine Joly-Cardinal et Carole Vuylsteke qui en sont maintenant les nouvelles codirectrices. Ce dernier demeure tout de même président de l’ATF et en assurera le bon déroulement administratif.

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Publié le 20 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 19 Volume 35

  • Association touristique de Fermont
  • Carnaval hivernal
  • Course de chiens de traîneaux
  • Défi taïga
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  • Vecteur touristique
  • Vitrine touristique

Publié sur le site le 20 novembre 2017

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Route nationale 389

Un dossier qui s’étire en longueur sur 570 km

par Éric Cyr

Le Programme d’amélioration de la route nationale 389, la seule route provinciale québécoise à se rendre au-delà du 51e parallèle, constitue l’une des priorités d’actions du Plan Nord et, à ce titre, ce projet est « prioritaire » pour le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET). Cette volonté a été réitérée dans le Plan québécois des infrastructures 2017-2027. Le gouvernement du Québec est déjà engagé dans ce projet majeur et a d’ailleurs prévu un budget total de 468 millions de dollars au programme.

La route nationale 389, un axe terrestre interprovincial qui fait partie de la transquébec-labrador, s’étend sur une distance de 570 kilomètres et relie la route 138 à la frontière ouest de la province de Terre-Neuve-et-Labrador où elle rejoint l’autoroute 500 (aussi appelée Nichols-Adam ou translabradorienne). Reconnue comme faisant partie du réseau routier national en 2005, la 389 a été construite par étapes, par divers intervenants, notamment des grévistes de la compagnie minière Québec Cartier qui ont fait aboutir le tracé Fire Lake/Mont-Wright en 1978. Selon Transports Québec, il s’agit d’une route sinueuse qui présente un profil très accidenté pour laquelle divers correctifs sont nécessaires. Le Programme d’amélioration de la route 389 vise à réaliser ceux-ci, qui sont essentiels à l’amélioration de la sécurité et du confort des usagers. Le gouvernement du Québec a déjà alloué un montant de 468 M$ au Programme qui faisait partie, en avril 2015, du dévoilement du Plan Nord à l’horizon 2035, le plan d’action 2015-2020, qui devrait s’échelonner sur une période de 10 ans. La réfection de la 389 « favorisera la mise en valeur du potentiel économique considérable du Nord québécois en donnant accès à de nombreuses ressources naturelles et récréotouristiques. »

La planification des travaux de réfection de la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont se poursuit selon le ministère des Transports du Québec. À ce jour, près de 40 M$ ont été investis (pour la majorité au sud de cet axe routier) depuis de début du programme.

Conception du nouveau tracé

Transports Québec a fait des appels d’offres publiques, selon la nature des interventions et la localisation des travaux, pour des services de conception. C’est le consortium Roche/TDA qui a obtenu le contrat de définir un nouveau tracé et la réfection majeure pour le nouveau tronçon entre Fire Lake et Fermont. Roche/TDA est la firme chargée de la conception du projet, toutefois l’entreprise s’est adjointe à SNC-Lavalin GEM Québec Inc. afin d’effectuer la partie géotechnique du projet.

État d’avancement des projets

Le MTMDET détaille l’état d’avancement général des cinq projets du programme :

Projet A : de Fire Lake à Fermont (km 478 à 566)

Plusieurs étapes ont été réalisées, notamment l’étude d’opportunité, l’étude d’avant-projet préliminaire et les études géotechniques (sondages, forages, qualité des sols incluant le déboisement d’un sentier requis pour réaliser ces activités). L’étude environnementale fédérale approfondie ainsi que l’étude d’avant-projet définitif sont en cours. La prochaine étape sera l’approbation des plans et devis. Selon l’échéancier technique, les travaux « pourraient » débuter en 2019, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

Projet B : de Baie-Comeau à Manic-2 (km 0 à 22)

Les travaux de prolongement de l’Avenue du Labrador, consistant en 1,1 km via le tracé projeté du projet B, dans le parc industriel Jean-Noël Tessier, seront terminés à la fin du mois d’octobre 2017. La préparation des plans et devis définitifs pour le reste du projet B débutera en 2018. Selon l’échéancier technique, les travaux pourraient débuter à l’automne 2018, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

* Les projets A et B sont assujettis à la Directive sur la gestion des Projets majeurs d’infrastructure publique puisqu’ils représentent chacun des investissements de plus de 100 M$.

Projet C : secteur sinueux au nord de Manic-5 (km 240 à 254)

Plusieurs étapes ont été réalisées, notamment l’étude d’opportunité, les études d’avant-projet, des études géotechniques (sondage, forages, qualité des sols, etc.) et les plans et devis préliminaires. La préparation des plans et devis définitifs est à l’étape de finalisation. Les travaux pourraient débuter en 2018, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

Projet D : de Manic-2 au nord de Manic-3 (km 22 à 110) et Projet E : nord de Manic-3 au km 212
(km 110 à 212)

Des travaux de reconstruction de route ont été réalisés aux km 70, 93, 202 et 204 (correction de courbes et de profils, ponceaux, glissières de sécurité). Des travaux sont prévus en 2018 au km 42 (projet D) afin de reconstruire ce tronçon de deux kilomètres. D’autres travaux semblables doivent avoir lieu en 2018, au km 51 (projet D) et entre les kilomètres 164 et 168 (projet E), en 2019.

Les petits « à côté »

Plusieurs autres travaux ne faisant pas partie du Programme ont été réalisés sur la route 389 à l’été 2017, notamment : des interventions mineures sur le pont situé au km 22, des travaux de réfection de la chaussée des km 49 à 75, des remplacements de ponceaux sur plusieurs tronçons, des travaux sur le pont de la rivière Anita au km 211, le parachèvement des travaux du pont de la rivière des Rétrécissements au km 296, la consolidation des murs du ponceau de la rivière Mathevet au km 301, le remplacement du pont de la rivière Hart-Jaune au km 373 et le rechargement granulaire du km 497 à 514.

Selon la conseillère en communication du MTMDET à la Direction générale de la Côte-Nord, Sarah Gaudreault, le budget de 428 M$ qui reste est réservé pour la route nationale 389 et demeure dans une enveloppe consacrée au seul lien routier du Nord-est québécois même s’il arrivait que le gouvernement actuel soit défait aux prochaines élections.

Pour plus d’info sur la 389 : www.transports.gouv.qc.ca/fr/projets-infrastructures/projets/reseau-routier/projets-routiers/cote-nord/Pages/amelioration-route-389.aspx

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Publié le 20 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 19 Volume 35

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Publié sur le site le 20 novembre 2017

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CPE en grève

À Fermont et partout au Québec

par Éric Cyr et Louise Vachon

Légende : Les éducatrices du CPE Le Mur-Mûr de Fermont manifestent à l’entrée de la ville.

Une journée de grève a eu lieu dans 578 installations des centres de la petite enfance (CPE) dont 400 affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le 30 octobre dernier, à la suite de l’échec des pourparlers entre le comité national de négociations représentant 11 000 travailleuses, sans contrat de travail depuis plus de deux ans et demi, et le gouvernement du Québec.

Les membres du conseil d’administration et de la direction du CPE local dont la directrice générale intérimaire, Marie-Josée Marin et la présidente du conseil d’administration, Sophie-Andrée Fiset Soucy, ont fait connaître leur position aux parents dans une lettre datée du 24 octobre dernier : « Depuis la réouverture du CPE le Mur-Mûr à Fermont en septembre 2015, beaucoup d’efforts ont été déployés de part et d’autre afin de créer un milieu de vie agréable et chaleureux pour les enfants. Les relations de travail développées entre les éducatrices, la direction et le syndicat nous ont permis de réaliser de belles choses et d’être fiers de notre milieu. Chaque enfant qui le fréquente a la chance d’avoir des éducatrices qui ont à cœur son développement et en équipe, nous travaillons à leur offrir des services éducatifs de qualité ».

Les clauses au niveau local entre le syndicat et le CPE Mur-Mûr sont réglées toutefois, il reste encore plusieurs enjeux majeurs à la table de négociation nationale. Après 30 séances de négociation entre le Comité de négociation national et le ministère de la Famille, les enjeux suivants ne sont toujours pas réglés : le régime de retraite, les salaires, les ratios éducatrices-enfants, les assurances collectives, les heures pédagogiques ainsi que la présence des éducatrices aux rencontres du Conseil d’administration et aux assemblées générales.

La qualité des services menacée

Un mandat de grève a donc été confié au syndicat par l’ensemble des éducatrices membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSN-CSN). Six journées de grève sont donc à prévoir, dont la première a eu lieu le 30 octobre, afin d’augmenter la pression sur le gouvernement si les négociations n’avancent pas. La direction du CPE est consciente que ces journées de grève peuvent être problématiques pour les parents, mais croit fermement que les éducatrices méritent leur appui et leur reconnaissance pour le travail effectué et qu’il en va de la qualité des services offerts aux enfants d’aujourd’hui et de demain. Selon la porte-parole du comité national de négociations des CPE à la FSSS-CSN, Louise Labrie : « Les travailleuses en CPE n’accepteront jamais de participer au nivellement de la qualité des services vers le bas, voire vers la médiocrité, que tente d’imposer la partie patronale. » À Fermont, Caroline Pariseau, présidente du STT du CPE le Mur-Mûr, affirme que « La table nationale est brisée, car le gouvernement refuse de négocier les clauses restantes tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas accepté leurs reculs proposés dans notre régime de retraite. »

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Route nationale 389

Comme un pavé dans la mare

par Éric Cyr

L’unique réseau routier reliant la Côte-Nord à Fermont et au Labrador a une fois de plus démontré son inefficacité alors que la région a été isolée à la suite de fortes pluies qui ont causé la fermeture de la route nationale 389 isolant ainsi les populations plus au nord qui ont été séparés du reste du continent, le 27 octobre dernier. Le seul lien routier de la région a été fortement éprouvé alors que la chaussée s’est effondrée à de multiples endroits causant des maux de tête aux responsables du ministère québécois des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) qui tentait tant bien que mal de rétablir la situation problématique récurrente.

Dédales et soubresauts

Le MTMDET ne savait plus sur quel pied danser après avoir interdit pour une période indéterminée la circulation aux poids lourds sur le pont de Manic-2, face à l’installation hydroélectrique éponyme, le long de la route 389, en matinée le 26 octobre, à la suite de la découverte inattendue d’une cheminée qui s’est formée dans la chaussée à l’approche de l’ouvrage au kilomètre 21. Cette cavité a forcé les camions à emprunter une route de contournement improvisée, avec l’assentiment des autorités, accessible au sud par le chemin de la scierie des Outardes et au nord à la hauteur du kilomètre 22 jusqu’à ce que celle-ci soit aussi condamnée à son tour à cause de l’état piteux du chemin. « La route de contournement a dû être fermée sur toute sa longueur. C’est une route en gravier, on attend qu’elle sèche afin de pouvoir envoyer une gratte (niveleuse) » confie la conseillère en communication à la Direction générale de la Côte-Nord du MTMDET à Baie-Comeau, Sarah Gaudreault.

La déroute

Les usagers souhaitant voyager entre Baie-Comeau et Manic-5 ont aussi dû prendre leur mal en patience à la suite d’un glissement de terrain survenu au kilomètre 126, la même soirée, et attendre que le tracé soit de nouveau praticable. Selon le MTMDET, c’est une partie d’un cap composé principalement d’argile, de gravier et de cailloux qui s’est effondré en propageant des débris dans les deux voies de l’artère routière du Nord-est québécois. Compte tenu de la situation et malgré la présence d’une équipe de Baie-Comeau sur place qui a rapidement nettoyé la chaussée, les responsables ont préféré fermer cette portion de route en attendant l’arrivée d’experts en géotechnique du Ministère. Ils sont arrivés de Québec, le lendemain 28 octobre, dans le secteur touché par l’éboulement afin d’obtenir leur évaluation de la situation. Ils se sont assurés de la stabilité de la zone et de l’état de la chaussée après l’effondrement du sol à cet endroit avant de donner le feu vert à la réouverture.

« Il n’y a pas de risques à prendre. Il y avait également plusieurs restrictions sur la chaussée et des chutes d’eau un peu partout, alors, on a décidé de fermer la route. »

Elle fut d’abord interdite de Manic-3 (poste Micoua au km 94) jusqu’au Relais Gabriel (km 316) avant que le MTMDET ne se ravise et réoriente plutôt le tir jusqu’à Manic-5 (km 212) afin de faciliter l’approvisionnement stratégique en denrées essentielles et en essence pour les gens pris en otage le long de cet axe routier. Pour venir couronner le tout, une interdiction de circuler a aussi été émise aux mastodontes routiers le lendemain de Baie-Comeau (km 0) jusqu’au kilomètre 94 à cause d’inondations. Finalement, la route a été rouverte aux automobilistes, le 28 octobre, dans une certaine confusion en ce qui a trait aux camionneurs pour qui deux interdictions étaient toujours en vigueur sur Québec 511, mais qui l’ont également empruntée en utilisant deux voies de déviation. La première, pour éviter le pont de Manic-2, et la seconde, le chemin de la scierie des Outardes, pour contourner les inondations près de Baie-Comeau.

Malgré que ces fermetures récentes ont été principalement causées par des forces naturelles, ce lien interprovincial éprouve des lacunes importantes au niveau de la sécurité et comporte son lot de dangers.

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Route nationale 389

Une locomotive percute un camion de transport

par Éric Cyr

Légende : La cabine du camion coincée entre une locomotive et un wagon au milieu de deux voies ferrées. Source photo : Gracieuseté

Une spectaculaire collision entre un train de marchandises de la minière ArcelorMittal et un poids lourd qui s’est fait emboutir en traversant un passage à niveau avant d’aller heurter un autre train stationné sur une seconde voie ferroviaire parallèle, récemment installée, est survenue à un passage à niveau traversant la route interprovinciale 389 au kilomètre 510 près du lac Audréa, le 16 octobre dernier. Selon la Sûreté du Québec, le camionneur s’en est miraculeusement tiré avec des blessures légères. Cet accident, qui n’est pas le premier du genre, a nécessité la fermeture du seul lien routier de la région dans ce secteur durant près de deux heures, mais un bris du système de communication de Québec 511 a retardé la transmission de l’information.

Panache d’acier

Après avoir été happé brusquement à cette intersection par une locomotive, le camion s’est retrouvé pris en sandwich entre celle-ci et un wagon de marchandises, les deux étant situés sur deux voies de chemin de fer distinctes. Selon les premières hypothèses qui ont circulé, le chauffeur aurait aperçu les wagons stationnés sur une voie ferrée ainsi qu’un employé à côté du train et il semblerait que les feux clignotants rouges étaient déjà en fonction à cause du premier train immobile. Il se serait alors engagé de façon imprudente en ne se doutant pas de la présence d’une seconde locomotive sur une autre voie ferrée qui roulait dans sa direction.

Il n’y avait pas de barrières à l’endroit où le foudroyant accident est survenu cependant une mention de la double voie de chemin de fer, indiquée par le chiffre 2, était bien visible sur le panneau du passage à niveau, conformément aux règles de sécurité de Transports Canada, qui exigent, en plus du système d’avertissement, que le nombre de voies ferrées soit spécifié sur les panneaux. Le chemin de fer Cartier est un lien provincial privé qui n’est pas assujetti à cette loi fédérale, mais le livre de règlements qui régit ses opérations est basé sur cette réglementation. Les lois canadiennes sont plus strictes et spécifient qu’en plus d’un passage à niveau avec système d’avertissement, un panneau supplémentaire indiquant par un chiffre le nombre de voies à franchir doit être installé lorsqu’il y a plus d’une voie ferrée à un passage à niveau.

Multiples passages à niveau

Une douzaine de passages à niveau jonchent, sur une courte distance de 67 kilomètres, le tracé routier problématique Fire Lake/Mont-Wright qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité. Selon la conseillère en communication au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) à la Direction de la Côte-Nord à Baie-Comeau, Caroline Rondeau : « Les systèmes d’avertissement des passages à niveau font partie intégrante des équipements ferroviaires. La responsabilité de l’entretien de ces signaux revient donc au propriétaire dans le cas présent, à l’entreprise ArcelorMittal. Par ailleurs, la sécurité est une responsabilité partagée entre les compagnies de chemin de fer et les autorités routières, notamment lorsqu’il s’agit de la surface de croisement et des lignes de visibilité. » Selon le MTMDET, la chaussée était dégagée, mais mouillée. La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Dina Guralnik, précise que cette collision impliquant un train de la compagnie qu’elle représente et un camion-remorque d’un transporteur privé est survenue à la hauteur du point militaire 242 (borne le long du tracé de chemin de fer qui indique les miles) et qu’il n’y a jamais eu de barrières à cet endroit. « L’accident n’a heureusement causé aucune blessure au conducteur du camion ni aux membres de l’équipage du train. L’enquête menée par les services de santé et sécurité de l’entreprise a permis d’établir que les signaux lumineux et sonores qui bordent le passage à niveau fonctionnaient au moment de la collision et que le convoi respectait toutes les règles reliées à la circulation à un passage à niveau. »

Pour plus de renseignements sur la réglementation ferroviaire fédérale : www.tc.gc.ca/fra/securiteferroviaire/normes-passages-niveau-325.htm

 

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

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