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Prix du carburant

Le Parti québécois diminuera le prix de l’essence

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la station-service Esso à Fermont affichait au moment de mettre sous presse un prix de l’essence à la pompe de 2,10 $ le litre.

Le Parti québécois (PQ) a la ferme intention s’il accède au pouvoir de réduire le prix du carburant. Devant la hausse faramineuse du coût de l’essence provoquée notamment par la guerre en Iran et le blocus du détroit d’Ormuz, le porte-parole du Parti québécois en matière d’Énergie, le député de Jean-Talon Pascal Paradis, a réitéré, le 11 mars 2026, l’urgence de donner un peu d’oxygène aux citoyens et aux entreprises québécoises.

Le PQ demande au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis mai 2025 d’utiliser les leviers fiscaux à sa disposition pour réduire l’écart inéquitable du prix de l’essence avec les provinces frontalières, ce que le gouvernement caquiste a toujours refusé de faire jusqu’à ce jour. Un éventuel gouvernement du Parti québécois va remédier à la situation en utilisant des moyens à sa disposition notamment l’abolition de la double taxation, la réduction de la taxe sur les carburants ou la TVQ. Il agirait sur la concurrence en élargissant le mandat de l’Office de protection du consommateur afin notamment de contrecarrer les pratiques sournoises nuisibles à la concurrence dans le marché de l’énergie.

« Le problème du coût du carburant est double : d’abord, un écart important entre les prix de l’essence au Québec et ceux des provinces frontalières, entièrement causé par le gouvernement fédéral de Mark Carney. S’y ajoute maintenant l’augmentation du prix du baril de pétrole causée par la situation en Iran, un contexte géopolitique qui touche l’ensemble de la planète et sur lequel nous n’avons pas d’emprise. Mais il y a des facteurs sur lesquels on peut agir, et il faut le faire en utilisant les moyens les plus intelligents pour réduire le tarif de l’essence, notamment en commençant par réduire le décalage qui persiste avec nos voisins », a déclaré le député du Parti québécois.

Pascal Paradis rappelle que de nombreuses solutions existent afin d’aider concrètement les citoyens et les entreprises à maintenir leur pouvoir d’achat. « On pourrait commencer par mettre fin à la double taxation, c’est-à-dire la taxe de vente du Québec (TVQ) qui est facturée sur le prix de l’essence, incluant la taxe sur les carburants. Le Parti québécois a aussi suggéré d’autres avenues : diminuer la taxe sur les carburants ou la TVQ. C’est le statu quo qui est intenable pour les Québécois. Le gouvernement de la CAQ a décidé de ne pas agir, mais un gouvernement du Parti québécois procédera avec l’une ou plusieurs des solutions pour arriver à un résultat qui stimulera l’équité à la pompe », poursuit l’élu péquiste. Le politicien rappelle également l’injustice commise par le gouvernement fédéral qui a émis des chèques électoraux aux Canadiens hors du Québec lors de l’abolition de la taxe fédérale sur le carbone. Les impôts des Québécois ont pourtant financé cette mesure à hauteur de 814 M $, sans qu’ils en bénéficient.

« Le gouvernement de la CAQ n’a rien fait pour corriger cette injustice et a baissé les bras devant (le premier ministre canadien) Mark Carney. Cet argent nous appartient et pourrait aider à compenser les personnes et les entreprises qui subissent l’augmentation du prix de l’essence », souligne M. Paradis.

Le Parti québécois est la seule formation politique qui propose d’agir véritablement sur la concurrence, un problème qui persiste depuis de nombreuses années dans le marché de l’énergie. « Le Bureau de la concurrence du Canada ne fait pas son travail. Il faut que le Québec en finisse avec les problèmes de concurrence qui durent depuis des années dans ce secteur. C’est ça le cœur du problème. La seule manière d’y arriver pour de bon, c’est de nous occuper nous-mêmes de la situation. Nous proposons à nouveau d’élargir le mandat de l’Office de protection du consommateur afin qu’il ait le pouvoir de lutter contre les pratiques déloyales et anticoncurrentielles dans la filière énergétique, notamment en enquêtant et en imposant des pénalités financières aux fautifs », conclut le parlementaire québécois.

Proposition formelle déposée à l’Assemblée nationale du Québec au nom du Parti Québécois (PQ) le 19 mars 2026 par le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui a été balayée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) :

 « Que l’Assemblée nationale s’inquiète de la flambée du prix moyen de l’essence au Québec ;

 Qu’elle souligne que cette dernière amplifie l’inflation des denrées alimentaires ;

 Qu’elle souligne l’écart inéquitable qui persiste à la pompe depuis l’abolition de la taxe fédérale sur le carbone dans les provinces canadiennes ;

 Qu’elle rappelle que dans la plupart des régions du Québec, il n’y a pas d’alternative à l’automobile pour se déplacer ;

Qu’en conséquence, l’Assemblée nationale demande au gouvernement de mettre en place des mesures afin de diminuer le prix du litre d’essence. »

Selon le député péquiste, la motion, pourtant logique et nécessaire, a été bloquée par la CAQ en présence des deux députés nord-côtiers, la ministre de la Famillle et ministre responsable de la région Côte-Nord, la députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et le député de René-Lévesque, Yves Montigny, qui se sont prononcés en défaveur, tout comme leurs collègues caquistes, en votant contre le contenu du texte qui ne deviendra donc pas une résolution.

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Publié le 31 mars, 2026, dans la publication : Numéro_6 Volume_44

  • Abolition de la double taxation
  • Bureau de la concurrence du Canada
  • Coût de l’essence
  • Député de Jean-Talon
  • Détroit d’Ormuz
  • Gouvernement de la Coalition avenir Québec
  • Guerre en Iran
  • Marché de l’énergie
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  • Pascal Paradis
  • Premier ministre canadien
  • Prix du carburant
  • Résolution

Publié sur le site le 1 avril 2026

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Funérailles de la reine Élisabeth II

Suite royale anonyme aux frais des contribuables…

par Éric Cyr

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) a lancé, le 15 février dernier, une action en justice auprès du commissaire à l’information pour obliger le gouvernement fédéral à révéler qui a séjourné dans une suite d’hôtel de luxe à 6000 $ la nuit lors des funérailles nationales de la reine Élisabeth II à Londres en Angleterre.

Caviar et caviardage…

La FCC a au préalable déposé une demande d’accès à l’information pour obtenir des documents précisant l’identité des occupants de la chambre d’hôtel, mais Ottawa a envoyé une réponse caviardée où certains éléments avaient été expurgés et qui camoufle le nom de la personne ayant séjourné dans la luxueuse suite en invoquant des raisons de sécurité et une clause de la Loi sur l’accès à l’information qui interdit la divulgation de renseignements personnels. Un avocat représentant la FCC a par la suite déposé une plainte officielle auprès du Commissariat à l’information, l’organisme chargé d’enquêter sur les plaintes et de régler les différends liés au système fédéral d’accès à l’information, afin de contraindre le gouvernement à rendre publics les documents non caviardés.

Choquant…

Le directeur fédéral de la FCC, Franco Terrazzano, s’indigne de ce manque de limpidité : « Par principe, le gouvernement a une obligation de transparence envers les contribuables qui ont payé les factures et nous devons savoir qui a gaspillé leur argent en louant cette chambre d’hôtel à 6000 $ la nuit.

Le directeur québécois de la FCC, Nicolas Gagnon, abonde dans le même sens : « Le premier ministre Justin Trudeau doit être transparent. Lorsqu’un gouvernement cache ses dépenses à la population, c’est la confiance envers les institutions qui est ébranlée. Trudeau doit agir en conséquence et rendre des comptes. »

Rien de trop beau pour « l’élite » dirigeante

Le Canada a envoyé une importante délégation au Royaume-Uni en septembre 2022 pour assister aux funérailles de feu Sa Majesté Élisabeth II. Le cortège qui, selon le Toronto Sun, a dépensé près de 400 000 $ uniquement pour des frais d’hôtel, incluant la fastueuse « River Suite » à 6000 $ la nuit, à l’hôtel Corinthia, comprenait entre autres le premier ministre Trudeau et sa famille, la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, quatre anciens premiers ministres, deux anciens gouverneurs généraux et trois chefs des Premières Nations. L’hôtel Corinthia est décrit comme l’un des meilleurs hôtels de luxe du centre de Londres. Il offre une vue imprenable sur la Tamise, une salle de bain en marbre et un service de majordome. Plusieurs autres luxueux hôtels londoniens proposent pourtant de douillettes alcôves à des prix inférieurs.

Le gouvernement Trudeau a catégoriquement refusé d’identifier la personne qui a séjourné dans cette somptueuse alvéole. Un porte-parole de la gouverneure générale Mary Simon, alors dans l’eau chaude à cause des coûts extrêmement élevés de son voyage au Moyen-Orient en mars 2022, a confirmé que cette dernière n’avait pas occupé cette chambre cossue.

Le Toronto Sun a aussi dévoilé que des fonctionnaires d’Affaires mondiales Canada ont rédigé plusieurs réponses aux demandes des médias sur la question, mais que le personnel politique du bureau de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, leur a ordonné de ne pas répondre.

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Publié le 27 février, 2023, dans la publication : Numéro_04 Volume_41

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Publié sur le site le 27 février 2023

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