Aéroport de Wabush
Un plan d’urgence jugé inefficace
par Éric Cyr
Selon un ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour Transports Canada à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Kirk King, le plan des mesures d’urgence de cet aérodrome, qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec, comporterait des défaillances majeures susceptibles d’entraîner de graves conséquences.
M. King affirme que la vie de personnes aurait possiblement été indûment mise en danger lors de l’alerte à la bombe du 30 août 2026 et que les procédures dans ce cas précis auraient constitué un échec à bien des égards. Ce dernier explique que lorsqu’un tel signalement, qui constitue une réelle menace pour la sécurité, survient, il y a des procédures strictes à suivre et que celles-ci n’auraient pas été observées. Il indique qu’aucun responsable de l’aéroport n’aurait été présent sur place pour activer le centre de coordination des urgences ni pour déclencher le plan d’urgence.
M. King précise que lorsqu’une alerte à la bombe se produit sur l’aire de trafic, le plan d’urgence prévoit un processus qui doit impérativement être respecté à la lettre. Selon lui, ce grave manquement s’expliquerait par le fait que la gestion de cet aérodrome par Transports Canada se fait à distance et non localement et le gestionnaire ne connaîtrait pas les règles et la marche à suivre dans un tel scénario. Il considère que Transports Canada devrait montrer l’exemple en tant qu’exploitant et organisme de réglementation et, à son avis, les responsables de l’organisation échoueraient sur tous les aspects puisque ce ne serait pas la première fois que le plan d’urgence n’aurait pas été activé alors qu’il aurait obligatoirement fallu qu’il le soit.
Les défaillances qui se seraient produites lors de la récente alerte à la bombe selon M. King : l’aérogare n’aurait pas été évacuée sur-le-champ, le centre de coordination des urgences n’aurait pas été activé, aucune coordination n’aurait été faite avec Transports Canada, la vie des personnes sur place aurait été mise en danger et il y aurait eu des lacunes dans la consignation des événements.