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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
  • Chantiers
  • Côte-Nord
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Labrador
  • Manic-5
  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
  • Principal lien terrestre
  • Programme d’amélioration
  • Relais Gabriel
  • Route 389
  • Route interprovinciale
  • Sécurité
  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la déléguée d’Environnement Côte-Nord, Émilie Bourassa (à gauche) en compagnie de la responsable du Plan climat de la MRC, Pascale Castilloux, lors de sa visite à Fermont à la mi-juin.

Une employée de l’organisme Environnement Côte-Nord, qui fait partie du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, était de passage à Fermont dans le cadre d’une rencontre citoyenne de réflexion sur le plan climatique organisée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau selon une formule de discussion collaborative qui s’est déroulée au chalet de service de la Ville de Fermont, le 10 juin 2026.

Le but de la stratégie est de répertorier les principaux risques climatiques liés au territoire et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation afin de mieux protéger les communautés, les infrastructures et les services municipaux. La démarche comprend notamment l’analyse des facteurs de risque, la réalisation d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que l’établissement de cibles de réduction adaptées à la réalité régionale. Quelques objectifs de l’organisation consistent à réaliser des activités, à créer des outils de formation et de sensibilisation ainsi qu’à identifier des problématiques propres aux régions nord-côtières afin de proposer des solutions adaptées et de faciliter leur concrétisation en rédigeant notamment un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui tiendra compte de la réalité propre à chaque MRC et dont les orientations seront déterminées à la suite de consultations comme celle tenue à Fermont.

La chargée de dossiers en action climatique pour Environnement Côte-Nord et géomorphologue, Émilie Bourassa, qui assure la coordination et la réalisation de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques, a présenté l’exercice destiné à élaborer le Plan climat Caniapiscau aux citoyens préoccupés par le dérèglement climatique et les enjeux qui en découlent. Mandatée par la MRC de Caniapiscau, en collaboration avec l’entreprise Copticom, l’animatrice était chargée de sensibiliser les Fermontois aux enjeux climatiques et de brosser un portrait régional à jour de la situation. La bachelière en Sciences géographiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a noté leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant le phénomène de la modification durable et observable des variables climatiques sur le territoire. Guidés par Mme Bourassa, qui a expliqué la différence entre le climat, qui est une tendance, et la météo, qui est un événement ponctuel quotidien, les participants ont pu échanger sur leurs expériences et leurs observations relatives à l’évolution du climat afin de bien saisir toute son ampleur, ses conséquences et ses ramifications locales. Selon l’animatrice de l’événement, les répercussions du réchauffement planétaire sont plus facilement observables dans les latitudes nordiques comme à Fermont et à Schefferville où l’on constate des hivers plus doux et des saisons de transition avec des cycles de gel et de dégel plus imprévisibles.

Les MRC du Québec sont invitées à participer à cette action de planification climatique soutenue par le gouvernement du Québec et plusieurs d’entre elles sont actuellement engagées dans l’élaboration d’un plan climat.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Discussion collaborative
  • Émilie Bourassa
  • Enjeux
  • Entreprise Copticom
  • Environnement Côte-Nord
  • Fermont
  • Fermontois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
  • Organisme
  • Plan climat
  • Réflexion
  • Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • Rencontre citoyenne
  • Risques climatiques
  • Schefferville
  • Stratégie
  • Territoire
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Économie

De petits entrepreneurs fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes entrepreneurs locaux ont participé à « La Grande journée des petits entrepreneurs ».

La 13e édition de « La Grande journée des petits entrepreneurs » a regroupé une douzaine d’entreprises locales fondées par la jeunesse qui ont présenté leurs produits dans un marché intérieur composé de différents kiosques érigés pour l’occasion au deuxième étage du centre commercial du mur-écran de Fermont, le 6 juin 2026. Un total de 18 jeunes y a offert leurs créations et leurs offres de services.

L’événement local était organisé par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau dans le cadre du mouvement panquébécois dont la mission est d’éduquer, d’inspirer, et d’habiliter les jeunes d’âge scolaire en créant des occasions d’entreprendre afin de changer le tissu social économique et entrepreneurial du Québec de demain. L’objectif est d’éveiller les jeunes à l’entrepreneuriat, de leur faire prendre conscience de l’importance de l’effort et du travail pour gagner de l’argent, d’apprendre tout en s’amusant, en leur donnant l’occasion de développer leur autonomie, leur confiance en eux, leur créativité, leur sens des responsabilités en plus de sensibiliser la population à l’entrepreneuriat.

L’agente responsable au développement économique à la MRC, Chantal Paquet, confie : « C’est toujours inspirant de voir de jeunes entrepreneurs transformer leurs idées en projets concrets. Après trois ans, nous constatons avec fierté l’évolution de leur confiance, de leur créativité et de leur esprit d’initiative. »

La relève entrepreneuriale a fait preuve de créativité pour présenter le fruit de son travail, qui incluait des denrées alimentaires, des créations originales, des fabrications artisanales et des idées et services innovants, sous la supervision de l’équipe de la MRC représentée par Chantal Paquet et Manon Abud. Un public nombreux est venu encourager les jeunes vendeurs avec qui il a pu discuter et qui ont grandement profité de cette expérience annuelle enrichissante. Voici les commerces qui étaient sur place : Audet-jeuner, Café chez Ludo, Choco Marième, Coco Chandelles, Créations MadDex, Jurassiques Poules Willow, La Patch Max, Les mini-douceurs du Nord, Les Plaisirs d’Émy, Les promenades du nord, Plantes Éco et Les Petits Potvin.

« La Grande journée des petits entrepreneurs » qui a vu le jour dans la ville de Québec en 2014 a présenté une édition québécoise dès l’année suivante en 2015 avec l’appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L’activité a rassemblé 12 000 jeunes entrepreneurs de 5 à 17 ans aux quatre coins du Québec en 2026.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Activité jeunesse
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Publié sur le site le 19 juin 2026

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Santé publique

Une assemblée publique de consultation

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors des discussions relatives à l’offre de services de santé et de services sociaux au Chalet de service de Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui souhaite mettre en œuvre un plan d’action collectif a tenu une consultation publique concernant les besoins et les réalités des communautés en matière de santé et de services sociaux sur l’ensemble du territoire nord-côtier. Le volet local, auquel une vingtaine de citoyens et de partenaires ont assisté, s’est déroulé au Chalet de service de la Ville de Fermont au 100, rue des Bâtisseurs, le 27 mai 2026.

La cheffe de service Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord, Hélène Martel, qui était sur place, s’est adressée aux participants afin de leur expliquer la démarche exploratoire qui souhaite cibler les difficultés et les obstacles que peuvent vivre les Fermontois, mais également les facteurs facilitants et des pistes de solutions destinées à orienter l’élaboration d’un plan d’action. La directrice adjointe à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation et éthique au CISSS régional, Danie Chamberland, a aussi prononcé une allocution tout comme le représentant de la Ville de Fermont, le conseiller municipal Kevin Morissette.

Mme Chamberland explique que : « l’un des buts de cet exercice, qui vise la construction d’un milieu de vie en bonne santé, est de mieux définir les besoins, les priorités, les préoccupations et les réalités des Fermontois qui doivent composer avec la distance et l’éloignement qui constituent un défi additionnel pour offrir des services et de s’assurer de leur accessibilité.

M. Morissette confie pour sa part : « En contexte nordique, la question de santé est primordiale. Nous avons toujours pu compter localement sur des services humains de grande qualité, ce qui est précieux pour une communauté comme Fermont. »

L’animation de la rencontre a été assurée par la conseillère stratégique pour la firme de services-conseils dans l’élaboration de stratégies participatives, MU Conseils, dont le siège social est situé à Baie-Comeau, Myriam Chênevert.

L’objectif de cette main tendue vers la communauté fermontoise est de ‘tâter le pouls de la population’ dans le cadre d’ateliers collaboratifs et interactifs abordant diverses thématiques afin de recueillir les commentaires, les idées et les réflexions des usagers et des partenaires du système de la santé relatifs à leurs besoins dans le domaine de la santé et les façons d’améliorer l’accessibilité aux services près de chez eux. Les groupes et les personnes invités étaient les élus et les responsables des municipalités, les organismes communautaires, les représentants des centres de la petite enfance, des écoles, des compagnies minières ainsi que toute personne intéressée à cette démarche.

En plus de l’accès aux services de santé, plusieurs sujets importants ont été abordés et les discussions ont porté notamment sur le développement des jeunes enfants, les maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension, et les maladies cardiaques, les saines habitudes de vie (alimentation, exercice, sommeil), la santé mentale et le vieillissement de la population.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • Action collective
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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants arpentent le mur-écran lors du lancement officiel du parcours « Marcher le mur ».

Les citoyens de la région et les touristes qui viennent visiter la ville de Fermont seront heureux de pouvoir profiter d’une nouvelle attraction touristique gratuite qui a récemment été inaugurée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 26 mai 2026. Le parcours interactif de découverte du mur-écran « Marcher le mur » propose neuf stations relatant les particularités et l’historique de cet attribut incontournable qui se dévoilent à travers différents points d’information le long du trajet s’échelonnant sur 1,3 km.

L’agente de développement culturel et touristique à la MRC, Pascale Castilloux, qui a piloté les recherches d’archives et de documentations pour le projet mené de concert avec la firme de design d’expositions La bande à Paul, a présenté aux médias et aux partenaires locaux cette nouvelle offre touristique qui met en valeur ce symbole phare du milieu qui a acquis ses lettres de noblesse. Selon cette dernière, le concept de l’activité originale descriptive a vu le jour à la suite de commentaires de visiteurs émerveillés en découvrant pour la première fois le fameux mur-écran qui souhaitaient connaître de façon plus approfondie l’unicité de cet emblème architectural et culturel fermontois. « Cette initiative est issue d’une demande croissante des voyageurs pour une visite personnalisée du mur-écran. Quand on travaille à l’accueil de visiteurs ou qu’on échange avec ceux-ci, on peut constater à quel point le mur les fascine. Nous avons l’habitude de ne plus le voir puisqu’il fait partie du décor, mais on oublie que c’est une fierté collective », confie Mme Castilloux, qui est persuadée que cette addition, qui complète bien les expositions permanentes du 50e anniversaire de la Ville de Fermont, dans le centre L.-J. Patterson, et celle de l’historique de la municipalité en plus des récents travaux de rafraîchissement et des ajouts décoratifs d’ArcelorMittal, saura particulièrement plaire aux touristes.

L’agente au bureau d’information touristique local, Jennifer Bowman, a hâte de recueillir les impressions des vacanciers qui vont emprunter cet itinéraire intérieur idéal pour les jours de pluie. Ce dernier est agrémenté par un audioguide en français (une douzaine d’audioguides sont prêtés uniquement durant la saison estivale) avec lequel on peut entendre des anecdotes et des histoires à l’aide d’un casque d’écoute que les participants pourront emprunter au bureau touristique avant d’amorcer leur périple sur le circuit piétonnier. Un point d’arrêt est  conçu pour réaliser des autoportraits (égoportraits) à la neuvième station située à l’une des extrémités du bâtiment multifonctionnel à la fin de la randonnée éducative. Les personnes à mobilité réduite pourront parcourir exclusivement les stations 2 à 7.

Au « cœur » de Fermont

Véritable noyau spatio-temporel, le lieu mythique constitue un centre d’intérêt pour ceux qui souhaitent s’imprégner du mode de vie local. Ce rempart utilitaire qui scrute l’horizon depuis plus d’un demi-siècle ne manque pas de fasciner ceux qui le découvrent pour la première fois en arpentant son cœur. L’activité touristique est d’une durée approximative de 75 minutes et est offerte gratuitement. Une pièce d’identité avec photo est requise afin de garantir le retour de l’audioguide emprunté. « Marcher le mur vous fera connaître des histoires, des anecdotes sur ce lieu emblématique. Parcourez les stations colorées pour atteindre le bout du mur-écran et vous prendre en photo à destination en déclarant ‘J’ai fait le mur!’ » conclut Mme Castilloux.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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  • Jennifer Bowman
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  • MRC de Caniapiscau
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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

  • Aérodrome
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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Conférence

François Lambert à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, François Lambert (au centre), la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Véronique Dumais (à sa gauche) et des membres du conseil d’administration après la conférence.

La Chambre de commerce de Fermont a organisé un souper-conférence en compagnie du communicateur et entrepreneur François Lambert à la Salle Aurora, le 9 mai 2026. L’investisseur reconnu pour son franc-parler et son style direct a présenté à 90 participants sa conférence « En affaires, il n’y a pas de plan B » dans laquelle il a partagé son parcours entrepreneurial parsemé d’anecdotes ainsi que de ses meilleurs conseils pour réussir dans le milieu économique.

Originaire de Montréal et diplômé en administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le conférencier, qui a développé très tôt un intérêt pour l’autonomie financière et les affaires, a abordé différents sujets tels que la raison pour laquelle il est devenu entrepreneur, le leadership, le management, le marketing, les partenaires d’affaires et la transparence.

François Lambert a grandi dans un milieu modeste, ce qui a fortement influencé sa vision de l’entrepreneuriat et du travail. « La raison ne suit pas la passion. Ce n’est pas un sacrifice d’être dans les affaires, mais si vous n’aimez pas la résolution de problèmes, ne vous lancez pas dans ce domaine. Je n’ai aucun talent dans rien, mais je travaille fort. On apprend des leçons de vie », explique celui qui a entrepris plusieurs projets avant de connaître un succès important dans le secteur des centres d’appels et des logiciels de communication. Au tournant des années 2000, il cofonde les entreprises technologiques Aheeva et Atelka spécialisées dans les services à la clientèle et les solutions de télécommunications. La seconde entreprise qui emploie à son apogée des milliers d’employés répartis dans plusieurs provinces devient rapidement l’un des plus importants réseaux de centres d’appels au Canada avant d’être vendue en 2012. Ce succès financier qui lui permet de diversifier ses investissements constitue un tremplin dans sa carrière et lui permet d’investir dans différents secteurs.

Après cette réussite, François Lambert s’oriente davantage vers l’agriculture et il amorce des projets agricoles axés sur les produits du terroir québécois. C’est alors qu’il est reconnu pour son parcours dans l’agroalimentaire après s’être établi sur une ferme en Montérégie où il conçoit plusieurs productions artisanales, notamment dans les secteurs des aliments transformés, du miel et du sirop d’érable. Il se consacre à son entreprise FrançoisLambert.One qui commercialise des produits alimentaires et agricoles.

« Pour être avant-gardiste, il faut être à l’écoute des gens et trouver ce qu’ils aiment afin de les rendre heureux. Ça prend un produit qui leur plaît et il faut s’attarder aux détails. L’important c’est la perception. Les consommateurs achètent une histoire. Lorsqu’un client aime un produit, il en devient un ambassadeur. », conclut l’homme d’affaires.

Le grand public a découvert davantage François Lambert grâce à sa participation aux émissions de téléréalité, Big Brother Célébrités, Un souper presque parfait et Dans l’œil du dragon, où il agit comme investisseur auprès d’entrepreneurs émergents. Il est également auteur et chroniqueur sur différentes plateformes médiatiques notamment en tant qu’animateur de balados portant sur l’économie, l’entrepreneuriat et les finances personnelles. À travers ses conférences, il encourage l’entrepreneuriat, l’innovation, la discipline financière et la persévérance en affaires.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Cancer Fermont

Succès pour le souper de crabe

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé/Cancer Fermont

Le très convoité souper-bénéfice de crabe, une activité de financement organisée pour amasser des fonds afin de soutenir la mission de Cancer Fermont, qui entame sa 21e année d’existence, a attiré un public nombreux incluant des bénéficiaires et des représentants d’entreprises partenaires de l’œuvre de charité à la Salle Aurora, le 25 avril 2026, illustrant l’appui indéfectible de la communauté pour l’association qui vient localement en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches.

Bouillonnement de solidarité

Véritable ralliement populaire, cette manifestation de soutien envers les personnes atteintes du cancer a réuni à nouveau dans le cadre de cette mobilisation caritative et gustative qui a permis de récolter 100 000 dollars, incluant les contributions des partenaires, plusieurs bénévoles qui ont mis la main à la pâte afin d’assurer la réussite de ce grand élan altruiste de compassion dont les retombées contribueront à aider les Fermontois qui luttent courageusement contre cette maladie. Ce tourbillon indéfectible de générosité est un événement majeur pour Cancer Fermont. L’animateur de la soirée, Kevin Morissette, qui est l’organisateur principal du « défi Joan se paie ta tête » une autre collecte de fonds importante pour l’organisme sans but lucratif (OSBL) qui a déjà distribué plus de 1,7 million de dollars depuis sa fondation en 2005, a prononcé une allocution pour l’occasion notamment afin de présenter les personnalités présentes dont une habituée de l’activité annuelle, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois qui, fidèle à son habitude, était sur place et qui a également prononcé un discours de circonstance.

Le milieu en pince pour Cancer Fermont

Orchestrée par un comité organisateur composé de bénévoles qui ont assuré le service incluant un appui logistique de policiers de la Sûreté du Québec et de la Maison des jeunes Alpha, qui était affectée au service aux tables et responsable du vestiaire, la huitième édition du fameux repas de crabe a encore une fois connu un engouement indéniable. Le rassemblement festif et gastronomique, qui incluait une entrée de crevettes et des salades, a accueilli 185 convives ravis de prendre part au festin pour une bonne cause, dont le crabe et les crevettes provenaient de l’entreprise de Guy Simard, Distribution Choco. Deux succulents gâteaux avaient été cuisinés pour le dessert par la fille de l’adjointe administrative de Cancer Fermont, Caroline Boudreau, Myriam Perreault qui a une formation en pâtisserie et qui, à seulement 21 ans, a épaté par son service de traiteur pour les bénévoles avant l’événement et pour les à-côtés et les condiments lors du souper.

Messages d’espoir

La conjointe du fondateur et président de Cancer Fermont, Marlène Rioux, qui est en rémission d’un cancer, a pris la parole et s’est adressée aux participants au nom de son complice de vie Denis Grenier, qui ne pouvait être là pour des raisons de santé. Une invitée surprise qui fut la plus jeune à l’époque et l’une des premières à avoir obtenu de l’aide de l’organisme de bienfaisance, Yaneisy-Nynoska Tremblay, qui a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aiguë à l’âge de seulement cinq ans en 2006, il y a vingt ans, ce qui coïncide avec le 20e anniversaire de Cancer Fermont, a livré un message d’espoir vibrant pour ceux qui sont atteints du cancer. La jeune femme, qui éprouve beaucoup de gratitude pour ceux qui l’ont épaulée durant ces moments difficiles dont M. Grenier, a généreusement offert un émouvant témoignage sur le combat qu’elle a livré contre cette maladie qui a influencé son parcours personnel et professionnel et qui dans son cas n’a heureusement jamais réapparu.

Réussite incontestable

Témoignant de l’ampleur, du rayonnement, du retentissement et de la vitalité de l’organisme humanitaire et soucieux de la démarche philanthropique, des donateurs et des représentants d’entreprises étaient attablés pour l’occasion afin de démontrer leur appui et leur soutien à l’œuvre de charité en prenant part à la manifestation culinaire prisée.

Remerciements

M. Morissette confie : « Je suis très heureux de la générosité de la population et je tiens à remercier les bénévoles, les organisateurs, les donateurs, les fournisseurs et les partenaires d’avoir permis de concrétiser cette belle réussite. Je suis très reconnaissant envers ceux qui s’impliquent activement à assurer la pérennité de l’organisation et la continuité de son mandat. Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont contribué au succès de la mission de Cancer Fermont au cours des années et à ceux qui continuent à le faire et que je ne peux nommer, car la liste est trop longue. »

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

  • Activité de financement
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  • Cancer Fermont
  • communauté
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  • Événement caritatif
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  • Souper-bénéfice

Publié sur le site le 13 mai 2026

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Cancer Fermont

Magnanimité de la communauté

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des bénévoles et des candidats prennent la pose à la loge des Moose après le défi « Joan se paie ta tête ».

La neuvième édition de l’événement « Joan se paie ta tête » au profit de l’organisme caritatif Cancer Fermont s’est tenu à la loge des Moose, le 1er mai 2026. Cette activité-bénéfice, qui est inspirée du concept du Défi têtes rasées de Leucan, a connu à nouveau un franc succès en récoltant 28 000 dollars pour aider cette œuvre de bienfaisance.

De cette belle somme, la participante Nathalie Tremblay, motivée par son fils Tommy McAuley, a réussi à amasser un montant incroyable totalisant près de 10 500 $ en seulement un mois, mais celle-ci n’a cependant pas réussi à briser le plafond de verre qui a été atteint en 2025 par celle qui détient le record absolu, Vanessa Guesdon, qui a récolté à l’époque un peu plus de 13 000 $ en plus de 7000 $ lors d’une précédente édition. Un autre impressionnant 7500 $ avait aussi été accumulé par Kym Cassista en 2023.

Une motivation inébranlable

L’organisateur principal de cette campagne annuelle de financement qui a repris le flambeau après la première édition et qui s’investit depuis huit ans à assurer la continuité de la collecte de fonds, Kevin Morissette, animait la soirée de façon dynamique et interactive devant une foule attablée nombreuse venue encourager la mission de Cancer Fermont qui leur tient à cœur. La loge des Moose était pleine à craquer même si un important match des Canadiens de Montréal dans le cadre des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey se déroulait de façon simultanée. La coiffeuse Cynthia Henri du salon de coiffure Barbershop La Nomade a offert ses services de façon bénévole pour la sixième fois.

Des candidats déterminés

Plusieurs candidats ont pris part au défi encore cette année. En plus de Nathalie Tremblay qui a recueilli le plus important montant d’argent, il y a eu les deux fils de celle qui a fondé ce défi, feu Joan Rhéaume, qui a malheureusement perdu son combat contre le cancer, les frères Benoit Trépanier et Michael Martin, qui ont souhaité honorer la mémoire de leur mère en se réunissant pour l’occasion. Le petit garçon de Michael Martin, Alexis Martin, y a aussi participé. Il y a eu également Jonathan Thomazeau, Simon Truchon ainsi que Michel-Jean Lavoie. Ce dernier a livré un témoignage sur sa lutte contre le cancer et parlé de l’aide et de l’appui qu’il a reçus de l’organisme caritatif durant ces moments difficiles. Une candidate qui ne s’était pas officiellement inscrite, l’adolescente de 14 ans, Mégane Dionne, s’est spontanément proposée pour se faire couper les couettes et raser les cheveux pour contribuer à la mission de l’organisation philanthropique.

Des familles s’investissent

Symbole de l’incidence et de la portée de l’œuvre charitable, plusieurs familles étaient sur place afin de contribuer financièrement et d’encourager les participants lorsqu’ils se faisaient raser les cheveux ou la barbe. M. Morissette remercie ceux qui se sont investis à assurer la réussite de cette nouvelle mouture en particulier les bénévoles, les candidats et les commanditaires ainsi que les contributeurs et les donateurs. Il invite les gens à se préparer pour la prochaine édition en 2027.

« Merci infiniment à tous ceux qui ont contribué au succès de ce nouveau rassemblement pour la cause. Votre générosité est exemplaire et témoigne de votre grand altruisme. C’est un rendez-vous incontournable l’an prochain. » 

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

  • Bénévoles
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  • Candidats
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  • Contributeurs
  • Défi « Joan se paie ta tête »
  • Denis Grenier
  • Donateurs
  • Événement caritatif
  • Fermont
  • Fermontois
  • Kevin Moriss
  • La loge des Moose
  • Oeuvre de bienfaisance
  • Partenaires financiers
  • Participants

Publié sur le site le 13 mai 2026

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Bloc québécois

La députée en tournée à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill (à droite) et sa responsable des communications, Marie-Claude Bélanger, au bureau du bimensuel Le Trait d’union du Nord lors de sa récente visite à Fermont.

La députée de la circonscription de Côte-Nord-Kawawachimach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, était de passage à Fermont afin de prendre notamment part au souper-bénéfice de crabe de l’organisme caritatif Cancer Fermont qui soulignait son vingtième anniversaire, le 25 avril 2026. Elle a profité de son bref séjour pour s’entretenir avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte et l’administration de la Ville de Fermont au sujet d’enjeux importants pour la région.

Une habituée de l’événement annuel phare de l’œuvre philanthropique fermontoise qu’elle appuie, Marilène Gill, qui était heureuse d’être sur place comme à son habitude afin d’encourager l’œuvre philanthropique, a prononcé une allocution pour l’occasion. Celle-ci avait au préalable discuté durant la journée avec le préfet et maire et des membres du conseil municipal de dossiers d’envergure pour la localité notamment du suivi de la situation problématique de fermeture de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert Fermont, survenue récemment de façon récurrente.

La politicienne nord-côtière qui a travaillé, de façon conjointe avec son homologue le député fédéral du Labrador, Philip Earl, a expliqué aux élus municipaux que le volet de la sécurité est en voie d’être résolu, un deuxième camion d’urgence qui doit être testé a été acheté et l’acquisition d’un troisième est en branle, et que la direction aéroportuaire a été remplacée par une gestionnaire d’expérience. Subsiste selon elle le problème des communications déficientes de Transports Canada avec les communautés locales et les médias lorsque survient une crise pour laquelle elle a l’intention d’obtenir des réponses afin de trouver une solution efficace. Informée localement que le crédit fédéral d’impôt nordique n’a pas été indexé depuis 2016, elle a affirmé vouloir soulever la question auprès de l’Agence de revenu du Canada tout en les sensibilisant à l’abus de vérifications de déclarations fiscales (de revenus) que subissent des citoyens fermontois. « Je me suis rendue à Fermont où j’ai pu rencontrer le Conseil municipal et la direction de la Ville de Fermont. »

J’ai de plus accordé des entrevues aux médias locaux et participé au traditionnel souper de crabe de Cancer Fermont où nous avons célébré son 20e anniversaire. J’en ai également profité pour discuter avec plusieurs Fermontois un peu partout dans le mur-écran comme au salon des artisans, où j’ai pu admirer l’expression du talent artistique local, dans des commerces et un restaurant et même jusqu’au Labrador voisin. Je repars avec des dossiers dans mes bagages, mais aussi toute l’énergie que vous m’avez transmise pour les mener à bien », confie la députée bloquiste qui rajoute avec une pointe d’humour : « Je vous rassure. Je ne serai jamais une transfuge. Je n’ai absolument aucune intention de me joindre aux libéraux. » Mme Gill invite les citoyens et les organisations locales à ne pas hésiter à la contacter pour n’importe quel sujet de nature fédérale qui les préoccupe.

« Merci de votre accueil chaleureux sans pareil et à bientôt », confie la députée bloquiste qui, nullement essoufflée, a récemment participé à la deuxième édition du « défi 24 h de survie » au profit de l’organisme Homme aide Manicouagan qui s’est déroulée au pied des monts Groulx-Uapishka, du 3 au 6 avril.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

  • « défi 24 h de survie »
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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Médias de presse écrite

Un honneur pour Le Trait d’union du Nord

par La rédaction

Légende : De gauche à droite sur la photo, le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, la première présidente du CA du Trait d’union du Nord, Micheline O’Brien qui faisait partie du comité fondateur du journal, la présidente actuelle, Louise Vachon et l’ancienne membre du CA, Vivian Carter, avant la remise des prix.

Le journal Le Trait d’union du Nord a été finaliste dans cinq catégories dans le cadre des prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) soulignant l’excellence du journalisme local. Le bimensuel a mérité une décoration lors du dévoilement qui s’est fait lors d’un gala en parallèle du 45e congrès annuel du regroupement au Château Joliette à Joliette, du 1er au 3 mai 2026.

Le rédacteur en chef, Éric Cyr, qui a été en lice pour une distinction dans trois catégories, a remporté un second prix dans la catégorie « opinion » pour son texte « Pont à Tadoussac : ça coule ou ça roule Raoul ? » qui prend position sur les très nombreuses tergiversations relatives à la construction d’un pont qui enjamberait l’embouchure de la rivière Saguenay afin de désenclaver la Côte-Nord, la seule récompense du média de presse écrite en 2026. Le journaliste était également finaliste dans la catégorie « nouvelle » pour l’article « Transport aérien. Une fermeture brusque et soudaine » qui traite de la problématique récurrente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador et dans la catégorie « critique » pour « Un documentaire prisé » à propos du long-métrage Jacques de la réalisatrice québécoise, Lysandre Leduc-Boudreau, racontant l’histoire singulière d’un homme de 85 ans vivant en autonomie dans les monts Groulx-Uapishka, feu Jacques Duhoux.

La graphiste Lynda Raîche a également été candidate dans la catégorie « conception graphique format tabloïd » pour son graphisme et sa mise en page dans la parution du volume 43 numéro 14 « À vos risques et périls. L’autre route » publiée le 9 septembre 2025. Le caricaturiste, Gilles Létourneau, était aussi en nomination pour la seconde année consécutive pour le prix « Raymond-Gagnon » qui honore le bénévole de l’année.

La présidente du conseil d’administration (CA) du bimensuel, Louise Vachon, qui s’est déplacée pour aller représenter Le Trait d’union du Nord en compagnie d’une ancienne membre du CA et chroniqueuse, Vivian Carter, a été très heureuse de recevoir une récompense au nom de la publication de presse écrite. « C’est un honneur d’accepter un prix au nom de notre journal. Cela nous encourage à poursuivre notre excellent travail dans le domaine de l’information et de la couverture de l’actualité locale et régionale », confie cette dernière qui occupe cette fonction depuis 2006.

Reconnaissance

Cet événement se veut l’occasion de souligner le travail accompli par les différents médias écrits communautaires québécois au cours de la dernière année. Le Trait d’union du Nord est l’un des deux seuls médias de la Côte-Nord à faire partie de l’association. Le journal a obtenu plus d’une distinction au cours de ses 42 années d’existence notamment le prix du média écrit communautaire de l’année durant deux années consécutives, en 2012 et 2013, en plus d’avoir récolté de nombreux prix par le passé pour son contenu médiatique tant pour les professionnels que pour les bénévoles qui se sont investis à assurer sa qualité.

Félicitations au journaliste Éric Cyr pour ce deuxième prix et merci à ceux qui s’investissent à assurer le bon fonctionnement et la pérénnité du média communautaire d’information.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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L’énergie du bénévolat

Un gala de reconnaissance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, messieurs Morissette (à gauche) et Lacerte (à droite) se sont adressés aux participants durant le gala Reconnaissance des bénévoles 2026.

Des citoyens œuvrant de façon bénévole dans la communauté étaient à l’honneur dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole qui se déroulait du 19 au 25 avril 2026. Un événement destiné à les remercier et à souligner leur contribution essentielle à l’épanouissement de la vie locale a été organisé par la MRC de Caniapiscau à la Salle Aurora, le 16 avril, la deuxième édition du gala « Reconnaissance des bénévoles ».

L’activité animée par Karl Gagné Côté de la radio CFMF 103,1 qui rassemblait des bénévoles de plusieurs associations et organisations incluait un menu trois services, des jeux et des prix de participation.

Le maire de Fermont, Patrick Lacerte, a prononcé une allocution pour l’occasion au nom du conseil municipal : « À Fermont, être bénévole ce n’est pas simplement donner un peu de son temps, c’est souvent donner beaucoup, parfois énormément. Vous tenez à bout de bras plusieurs de nos organismes. Vous le faites parce que vous avez à cœur notre milieu, parce que vous croyez à l’importance de préserver nos activités, nos traditions, et ce qui fait vibrer notre ville. Votre implication est essentielle. Sans vous, une partie de ce qui fait la richesse de notre vie communautaire ne pourrait tout simplement pas exister. Comme conseil municipal, nous sommes conscients des défis auxquels nous faisons face. La baisse démographique est une réalité avec laquelle nous devons composer. Soyez assurés que nous continuerons de vous appuyer et de nous battre avec détermination pour protéger et faire évoluer ce qui fait de Fermont un endroit unique notamment par sa qualité de vie qui repose en grande partie sur vous. Parce qu’ici plus qu’ailleurs, nous sommes tissés serré. »

Le conseiller municipal et bénévole pour Cancer Fermont, Kevin Morissette, a aussi fait un discours afin de rendre hommage aux bénévoles. « Je tiens à souligner au nom de la Ville de Fermont et en mon nom votre dévouement et votre engagement à l’épanouissement de notre communauté fermontoise. Votre participation précieuse contribue à faire rayonner les organisations communautaires, culturelles, médiatiques, sociales et sportives locales. Chaque geste compte pour soutenir des causes variées qui enrichissent grandement notre cadre de vie. Le bénévolat est un pilier essentiel de notre municipalité qui agit comme un puissant liant permettant de créer des liens et de façonner notre environnement. Sans cet apport inestimable, de nombreux organismes ne pourraient tout simplement pas remplir leur mission. Je souhaite remercier ceux qui se sont investis au cours des années, et ceux qui s’investissent toujours, à titre de bénévoles dans les différentes sphères de notre collectivité. Votre contribution est inestimable. Comme le souligne un proverbe chinois : ‘Qui veut procurer le bien des autres a déjà assuré le sien.’ Le bénévolat, c’est un choix de vie qui témoigne d’une volonté d’être acteur du changement plutôt que simple spectateur. »

Depuis la création de Fermont en 1974, la vie communautaire a toujours occupé une place importante dans le cœur de ses habitants. La participation citoyenne tout comme l’engagement de bénévoles est essentielle à la vitalité du milieu. Des personnes dévouées qui se mobilisent au sein de divers organisations et comités contribuent au dynamisme de la collectivité.

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

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Publié sur le site le 10 avril 2026

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Intervenants communautaires

Mobilisation et mouvement de grève

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les quatre représentantes du milieu communautaire fermontois qui se sont rendues à Québec afin de participer au ralliement national et de témoigner de leur soutien à cette cause.

Le regroupement « Le communautaire à boutte » a réagi au plus récent budget du gouvernement du Québec qu’il juge décevant en organisant deux semaines de grève auxquelles ont pris part des milliers de travailleurs du milieu communautaire, du 23 mars au 2 avril 2026. Cette action concertée s’est conclue par une importante manifestation de milliers de groupes de tous les secteurs d’activités qui ont convergé devant l’Assemblée nationale à Québec lors de la dernière journée de François Legault en tant que premier ministre.

L’ensemble des multiples organisations du milieu communautaire, plus de 1800 organismes autonomes, qui se sont regroupées dans le cadre de ce mouvement national de grève et de revendications et qui ont adhéré à cette démarche pour réclamer une reconnaissance de leur rôle essentiel au sein de la société déplore que les conditions de travail se dégradent chez les groupes communautaires alors que les besoins explosent. En effet, les demandes d’aide augmentent et sont de plus en plus complexes au moment où les organisations associatives s’épuisent. Les équipes, majoritairement des femmes, se retrouvent surchargées et en situation de précarité financière parce que les subventions gouvernementales sont insuffisantes.

Selon les représentants de ce collectif qui sollicite le respect du gouvernement et dont l’objectif est de lui faire comprendre la nécessité d’un financement adéquat, le communautaire constitue un pilier indispensable de la société et l’urgence est réelle et généralisée. Ceux-ci considèrent que la transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression et à l’approche de la prochaine élection au Québec ces derniers ont bien l’intention de multiplier les occasions de faire entendre les revendications de leurs membres afin que le prochain gouvernement québécois y réponde adéquatement puisque l’actuel gouvernement au pouvoir n’a pas pris en considération leurs propositions et leurs suggestions.

La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) et la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) ont adhéré à ce ralliement qui s’inscrit dans une série d’interventions conjointes que les deux instances mènent pour protéger l’autonomie des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS).

La mouvance « Le communautaire à boutte » a eu des échos dans toutes les régions du Québec jusque sur la Côte-Nord et à Fermont. La directrice générale de la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), Marie-Pier Thériault, a participé à la mobilisation régionale dans le cadre de son passage à Baie-Comeau. Une délégation de quatre ambassadrices de la MAHF s’est aussi déplacée dans la région de la Capitale-Nationale, le 2 avril dernier, afin de se joindre au rassemblement panquébécois en face de l’Assemblée nationale. D’autres actions sont à prévoir en vue de la prochaine élection à l’automne.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

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Publié sur le site le 10 avril 2026

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