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Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Avions-citernes
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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Côte-Nord

Vers un retour de la forteresse péquiste ?

par Éric Cyr

À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre 2026, voici un bref historique des deux circonscriptions de la Côte-Nord traditionnellement favorables, durant des décennies, au Parti québécois (PQ), ancrage qui a été fragilisé lors de l’assaut de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui les a remportées en 2022.

La circonscription électorale de Duplessis, dont Fermont et Schefferville font partie, a été créée en 1960 et est nommée en l’honneur de l’ancien premier ministre de l’Union nationale, Maurice Le Noblet Duplessis, mort en fonction le 7 septembre 1959 à Schefferville. Phénomène exceptionnel au Québec, cette circonscription est devenue un château fort péquiste et a été représentée par cette formation politique indépendantiste pendant près d’un demi-siècle. Des députés du Parti québécois s’y sont en effet succédé durant près de cinq décennies sans jamais se faire détrôner. Cette séquence unique a commencé par feu Denis Perron qui a obtenu cinq mandats de 1976 à 1997. Il a été relayé à la suite de son décès et d’une élection partielle par Normand Duguay, qui a siégé de 1997 à 2003, et par Lorraine Richard, qui a repris le flambeau en 2003. Duplessis n’avait jamais changé d’allégeance depuis le 15 novembre 1976 lors de l’élection du premier gouvernement du Parti québécois dirigé par René Lévesque. Ce rempart péquiste est par la suite passé sous le giron de la CAQ lors de l’élection du 3 octobre 2022. Ce basculement vient clore 46 ans de représentation ininterrompue par le Parti québécois qui y dominait depuis l’année des Jeux olympiques de Montréal. L’accession de la caquiste Kateri Champagne Jourdain à titre de députée dans Duplessis a marqué une page d’histoire. En plus de briser cette solide enclave péquiste en mettant fin au règne du Parti québécois qui y tenait les rênes, elle est devenue la première femme innue élue à l’Assemblée nationale et la première femme autochtone à accéder à une fonction ministérielle au Québec.

La Côte-Nord compte aussi une autre circonscription qui porte le nom d’un premier ministre qui a marqué l’histoire québécoise moderne. Le « comté » de René-Lévesque (autrefois Saguenay) a été créé en 1948 et renommé en 2001 en l’honneur du fondateur du Parti québécois, feu René Lévesque, surnommé affectueusement « Ti-poil ». Alors appelée Saguenay, cette circonscription est celle qui a le plus fortement appuyé la souveraineté du Québec lors du référendum de 1995, avec 73,33 % des voix en faveur du OUI. Adjacente à Duplessis, c’était également une importante fortification péquiste depuis les années 1970, malgré quelques interruptions. Le député indépendantiste Lucien Lessard y a représenté les citoyens de 1970 à 1982, d’abord sous la bannière de l’Union nationale puis sous celle du Parti québécois à partir de 1976, avant l’incursion libérale de Ghislain Maltais, de 1982 à 1994. Cet élan fut freiné par le péquiste Gabriel-Yvan Gagnon de 1994 à 2002. En 2002, c’est un député de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), François Corriveau, qui y fit un très bref passage d’une année, de 2002 à 2003, avant que le député du Parti québécois, Marjolain Dufour, lui succède en 2003. Il reste en poste jusqu’en 2015 avant de démissionner et de laisser la place à un autre péquiste, Martin Ouellet, élu lors de l’élection partielle de novembre 2015. Celui-ci a été défait par le caquiste Yves Montigny lors de l’élection générale de 2022.

La donne pourrait-elle changer à l’aube de la prochaine élection ? Une chose est certaine, le Parti québécois tentera de reconquérir ces anciens bastions souverainistes.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

  • Action démocratique du Québec
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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Aéroport de Wabush

Encore une interruption majeure

par Éric Cyr

Il faut presque se pincer pour y croire. Après la controverse qui avait entouré, à l’automne dernier, la gestion déficiente de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, voilà que les voyageurs de l’ouest du Labrador et de Fermont se retrouvent à nouveau durement touchés par une interruption du service aérien. Cette fois, la cause est la défaillance des équipements de lutte contre les incendies de l’aéroport.

L’interruption aura duré deux jours. Les vols commerciaux avec des appareils 20 passagers ou plus ont été suspendus à partir du 10 août après la mise hors service de deux véhicules essentiels de lutte contre les incendies. Les avions de moins de 20 passagers pouvaient toutefois continuer à utiliser l’aéroport.

Deux véhicules essentiels qui tombent en panne

Le problème est particulièrement difficile à accepter pour une région aussi dépendante du transport aérien. L’aéroport de Wabush, qui est la propriété du gouvernement fédéral et est exploité par Transports Canada, dessert une importante clientèle de Labrador City et Wabush au Labrador ainsi que de Fermont au Québec. Il constitue une infrastructure essentielle pour une population qui doit fréquemment se déplacer pour les affaires, les correspondances vers les grands centres, les études, les soins médicaux et le travail. Et pourtant, deux véhicules indispensables de lutte contre les incendies ne sont pas fonctionnels et il faut attendre quelques jours avant qu’une pièce de remplacement pour l’un d’eux puisse être acheminée. On parle ici d’un aéroport fédéral situé dans une région nordique éloignée. Il ne s’agit pas d’un petit aérodrome privé improvisé au fond des bois. Il s’agit d’une infrastructure fondamentale à la mobilité d’une population entière. Pour les citoyens, ce n’est pas qu’un simple retard de quelques heures, ce qui est malheureusement monnaie courante. Une interruption de plusieurs jours peut entraîner des correspondances ratées et des dépenses considérables, des rendez-vous médicaux manqués, des journées de travail perdues et des nuits d’hôtel additionnelles. Dans une région où les options routières sont longues et coûteuses, l’avion n’est pas un luxe.

La pièce transportée … par avion

Ironiquement, c’est finalement le transporteur aérien PAL Airlines qui a contribué au déblocage de la situation. Le 12 août, un vol nolisé a transporté jusqu’à Wabush, sans passagers, une pièce requise pour la réparation et la remise en fonction d’un véhicule de lutte contre les incendies. La compagnie d’aviation a coordonné cette opération avec Transports Canada et les autorités aéroportuaires et gouvernementales. Une fois l’équipement réparé, les vols commerciaux à destination et en provenance de Wabush ont pu reprendre. On peut évidemment saluer la rapidité relative avec laquelle la pièce a finalement été acheminée. Mais une question demeure : pourquoi a-t-il fallu attendre qu’une situation aussi prévisible se transforme en crise avant de faire venir l’équipement nécessaire ?

Des perturbations qui s’accumulent

Cette nouvelle interruption est d’autant plus difficile à accepter puisqu’elle ne constitue nullement un incident isolé et survient dans un contexte où la fiabilité des services à l’aéroport de Wabush fait déjà l’objet de critiques persistantes. Depuis l’automne 2025, les problèmes se succèdent à cet aérodrome. En octobre 2025, les vols commerciaux avaient déjà été suspendus pendant près de deux jours en raison de l’indisponibilité d’un véhicule de lutte contre les incendies dont les pneus avaient atteint leur limite réglementaire de durée et n’avaient pas été remplacés. Cette fermeture soudaine avait paralysé les vols commerciaux pendant près de deux jours, sans notification préalable suffisante aux passagers, ce qui avait semé la confusion parmi les voyageurs et suscité de nombreuses frustrations à l’endroit de l’administration aéroportuaire. Près de deux mois plus tard, du 19 au 22 décembre 2025, c’est carrément toute la piste qui avait été condamnée pendant quatre jours à la suite de problèmes liés à son dégagement. Une nouvelle perturbation est survenue en janvier, cette fois en raison d’une restriction temporaire de la largeur utilisable de la piste. Les appareils Q400 de PAL Airlines ne pouvaient alors plus atterrir ni décoller de Wabush, ce qui avait considérablement perturbé le service commercial. Des centaines de passagers s’étaient retrouvés coincés à l’approche de Noël, certains ayant dû annuler leurs déplacements. Les travailleurs des sociétés minières avaient eux aussi été durement touchés par cette paralysie du transport aérien. Un ancien responsable de l’entretien des infrastructures de l’aéroport estimait alors que certaines mesures préventives auraient pu être prises avant que la situation ne dégénère. Et voilà que le 10 août 2026, quelques mois plus tard, les passagers se retrouvent encore une fois cloués au sol, cette fois parce qu’un équipement essentiel de lutte contre les incendies n’était plus disponible.

En moins d’un an, l’aéroport aura donc connu plusieurs perturbations majeures du service liées à des problèmes de sécurité incendie, aux conditions de la piste et à des restrictions opérationnelles. Deux de ces interruptions sont directement associées aux équipements ou aux services de lutte contre les incendies : la première fermeture, en octobre, et la nouvelle interruption d’août. À cela il faut ajouter une interruption de quatre jours en décembre en raison de formation de glace sur la piste ayant engendré des problèmes liés à son dégagement, ainsi qu’une nouvelle perturbation au début janvier causée par une restriction temporaire de sa largeur utilisable. Il devient de plus en plus difficile de parler de malchance ou d’événements exceptionnels. La répétition des problèmes soulève inévitablement des questions sur la maintenance des équipements, la planification des mesures de relève et, surtout, la capacité de Transports Canada à assurer la fiabilité d’une infrastructure aérienne pourtant essentielle à toute une région.

Un problème qui ne date pas d’hier

Ces interruptions de services récurrentes ont de fâcheuses conséquences et soulèvent des préoccupations quant aux pratiques de gestion de Transports Canada. Le dossier de la sécurité incendie est également ancien. En février 2022, la Ville de Labrador City annonçait officiellement son retrait des interventions de lutte contre les incendies à l’aéroport, invoquant notamment l’absence de formation suffisante de son service d’incendie pour les interventions spécialisées dans ce domaine. La municipalité soulignait alors que l’exploitant de l’aéroport, qui avait mis fin en août 2020 à son service de sauvetage et de lutte contre l’incendie d’aéronefs, devait disposer d’un plan d’intervention d’urgence et affirmait vouloir travailler avec Transports Canada pour trouver des solutions à court et à long terme. Transports Canada soutenait à l’époque que, compte tenu du volume de trafic, l’aéroport n’était pas tenu de fournir des services de lutte contre les incendies sur place. Le Ministère affirmait également que l’aéroport fonctionnait en conformité avec les règlements applicables. Quatre ans plus tard, la disponibilité des moyens de lutte contre les incendies demeure pourtant au cœur des problèmes qui peuvent entraîner une interruption du service aérien. Difficile de ne pas se demander ce qui a réellement été réglé. Comment expliquer qu’un service de lutte contre les incendies ait été mis en place à l’aéroport en 2025 et qu’un contrat de plus de 2,3 millions de dollars ait encore été accordé en juillet 2026 pour un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, alors que l’indisponibilité de deux véhicules essentiels pouvait, seulement quelques semaines plus tard, entraîner une nouvelle interruption majeure du service ?

Faut-il encore accepter cela ?

Le problème dépasse largement une simple panne mécanique. Une région minière qui accueille une importante main-d’œuvre spécialisée, qui constitue un lien essentiel entre le Labrador et le Québec, et qui génère une activité économique considérable, ne devrait pas être paralysée parce que deux véhicules essentiels à la lutte contre les incendies tombent en panne sans solution de rechange immédiatement disponible. La reprise des vols deux jours plus tard est une bonne nouvelle, mais elle ne règle absolument pas le problème de fond. La population locale est en droit d’exiger de Transports Canada des réponses claires. Pourquoi cet équipement n’était-il pas immédiatement disponible ? Quelle était la procédure de remplacement ? Quel est l’état des autres équipements critiques ?


Existe-t-il un équipement de relève ? Pourquoi une telle situation peut-elle encore immobiliser l’aéroport régional pendant plusieurs jours ? Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a lui-même qualifié la situation de frustrante et d’inacceptable, estimant qu’un tel scénario ne devrait pas se reproduire. Cette gestion dans l’urgence suscite frustration et impatience au sein de la population, car lorsqu’un équipement essentiel tombe en panne, ce ne sont pas seulement des avions qui restent cloués au sol. Ce sont des citoyens, des familles, des patients et des travailleurs de toute une région qui se retrouvent une fois de plus à attendre dans l’incertitude.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Aéroport régional de Wabush au Labrador
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Publié sur le site le 24 août 2026

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Transport aérien

Des solutions durables réclamées

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush, au Labrador, a interrompu ses opérations pendant deux jours, du 10 au 12 août 2026, ce qui a suscité à nouveau de nombreuses frustrations et un grand mécontentement au sein de la population locale. Des élus de la région souhaitent trouver des solutions concrètes et durables afin de remédier une fois pour toutes à la problématique récurrente qui entraîne des ruptures fréquentes du service de liaison aérienne.

Les activités de l’aérodrome ont depuis repris, mais selon le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, les autorités municipales poursuivent leurs démarches afin que les interruptions répétées du service aérien conduisent finalement à une solution durable. Ce dernier affirme que Transports Canada a confirmé qu’un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs sera fourni à l’aéroport. « C’est une bonne nouvelle et un pas dans la bonne direction, cependant une question importante demeure : l’aéroport de Wabush disposera-t-il des ressources nécessaires pour assurer une intervention efficace et sécuritaire en cas d’urgence ? Respecter les normes réglementaires est essentiel, mais nous devons aussi nous assurer que les ressources en place répondent réellement aux besoins de la région. Les populations de Fermont, de Labrador City et de Wabush, tout comme les voyageurs et les entreprises qui dépendent de cet aéroport, méritent un service aérien fiable, sécuritaire et résilient. » L’administration municipale a par ailleurs tendu la main à ses homologues de Labrador City et de Wabush.

La Ville de Fermont estime qu’après cette période d’incertitude et les nombreux impacts causés par l’interruption du service aérien, la reprise des activités constitue une excellente nouvelle pour toute la région. La municipalité souligne toutefois que celle-ci ne règle pas le problème à l’origine de ces perturbations fréquentes. Le maire Lacerte précise qu’il faut s’attaquer au problème de fond. Pour la Ville de Fermont, la réouverture de l’aéroport ne doit pas être la fin du dossier. L’aéroport de Wabush est un service essentiel et un lien stratégique pour Fermont, Wabush, Labrador City et toute notre région. Il n’est pas acceptable qu’une défaillance d’équipement puisse entraîner une interruption aussi importante de nos services aériens. La remise en service d’un camion de lutte contre les incendies permet la reprise des opérations, mais nous devons nous assurer que les équipements, les ressources et la capacité d’intervention nécessaires sont disponibles en tout temps. Avec le nombre de vols et l’importance stratégique de cet aéroport pour notre population, nous devons pouvoir compter sur une infrastructure fiable, sécuritaire et suffisamment résiliente pour faire face aux situations d’urgence. Nous sommes en 2026. Nous ne devrions plus avoir à vivre une situation comme celle-ci.

La Ville de Fermont est consciente que ces interruptions ont entraîné des situations particulièrement difficiles pour plusieurs personnes directement touchées : déplacements annulés, familles et travailleurs dans l’impossibilité de voyager ou de rentrer à la maison, rendez-vous médicaux reportés. La municipalité entend poursuivre des démarches et exercer les pressions nécessaires afin qu’une telle situation ne se reproduise plus et souhaite notamment proposer une rencontre de concertation avec ses collègues des municipalités de Labrador City et de Wabush, afin de travailler ensemble et de porter une voix régionale forte auprès de Transports Canada, du gouvernement du Canada et du ministre des Transports.

« Nous voulons des engagements clairs et durables pour que les ressources et les équipements nécessaires soient mis en place et que notre région puisse compter sur un service aérien fiable et sécuritaire. La réouverture est une excellente nouvelle. Mais elle doit être le début d’une solution durable, et non la fin du dossier. La Ville de Fermont continuera de travailler et de faire les représentations nécessaires pour notre population et pour l’ensemble de notre région ».

Aéroport de Wabush

Les élus du Labrador demandent des améliorations

L’interruption du service aérien à l’aéroport régional de Wabush, du 10 au 12 août, a une fois de plus mis en lumière la fragilité des liaisons aériennes dans l’Ouest du Labrador. Dans cette région nordique, ces perturbations répétées sont particulièrement préoccupantes, alors que le transport aérien constitue un lien essentiel avec les grands centres.

Le maire de Labrador City, Jordan Brown, a déjà dénoncé à plusieurs reprises les problèmes affectant la desserte aérienne. Il rappelle que les résidents de la région dépendent largement de l’avion pour accéder à des services qui ne sont pas disponibles localement, notamment pour certains rendez-vous médicaux. Il souligne également que l’éloignement géographique laisse peu de solutions de rechange lorsque les vols sont annulés ou suspendus. La mairesse de Wabush, Gertie Canning, s’est pour sa part montrée particulièrement préoccupée par les enjeux liés aux équipements de sécurité et de lutte contre les incendies à l’aéroport. La situation est d’autant plus sensible que cette infrastructure joue également un rôle stratégique dans les opérations d’urgence et de lutte contre les feux de forêt dans la région.

Le député provincial de Labrador-Ouest, Joe Power, est lui aussi directement concerné par ces enjeux. En juillet, il participait aux côtés des maires de Wabush et de Labrador City à l’annonce provinciale visant notamment à renforcer les ressources de lutte contre les incendies dans la région. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador s’est engagé à poursuivre la planification d’une infrastructure permettant d’accueillir un bombardier d’eau de façon saisonnière à Wabush, ainsi qu’à renforcer les ressources destinées aux interventions d’urgence.

La question dépasse donc largement les désagréments vécus par les voyageurs. La fiabilité de l’aéroport de Wabush touche directement la mobilité des résidents, l’accès aux soins, les déplacements des travailleurs et l’activité économique d’une région isolée. Alors que plusieurs interruptions de service ont touché la région au cours des derniers mois, les autorités locales souhaitent que des solutions durables soient mises en place afin que les résidents de la région puissent compter sur une desserte aérienne prévisible et sur des infrastructures aéroportuaires disposant des équipements nécessaires pour assurer leur sécurité.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Mine du Lac Bloom

Du minerai destiné à la réduction directe

par Éric Cyr

La société Champion Iron a annoncé, le 28 juin 2026, avoir franchi une étape importante dans son projet de production de matériel de qualité réduction directe pour bouletage (RDPB) à la mine de fer du Lac Bloom, située à proximité de Fermont. La minière a indiqué avoir produit ses premiers volumes de minerai de fer destinés à la réduction directe (RD), alors qu’une première expédition commerciale est prévue par navire au troisième trimestre de 2026.

Cette première cargaison devrait représenter au moins 160 000 tonnes métriques humides de minerai de fer de qualité RD, transportées par un grand vraquier de type Capesize. Parallèlement, Champion Iron a conclu un accord commercial portant sur une partie de sa capacité de production à court terme et poursuit des discussions avec plusieurs clients internationaux pour écouler les volumes restants. Le projet RDPB, dont le coût récemment estimé s’élève à environ 500 millions de dollars, doit progressivement atteindre sa capacité commerciale vers la fin de l’exercice financier en cours de la société. Il vise à convertir jusqu’à la moitié de la capacité de production du Lac Bloom afin de produire du matériel destiné au bouletage pour la réduction directe. Le nouveau produit pourrait atteindre une teneur en fer (Fe) de 69 %, comparativement à 66,2 % pour le concentré de haute pureté actuellement produit au Lac Bloom. Il devrait présenter une teneur combinée en silice et en alumine inférieure à 1,2 %. Selon Champion Iron, ces caractéristiques pourraient permettre au produit de bénéficier d’une prime importante sur les marchés. Les installations du Lac Bloom ont déjà démontré leur capacité à produire un concentré de qualité RD à 67,5 % Fe, alors que le nouveau produit RDPB pourra atteindre 69 % Fe.

Le développement de ce créneau répond à la transformation de l’industrie sidérurgique, qui cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Les procédés utilisant le fer à réduction directe et les fours à arc électrique nécessitent des matières premières de très haute pureté afin d’optimiser les performances métallurgiques et de réduire l’intensité carbone de la production d’acier. Champion Iron estime que la qualité du minerai de la Fosse du Labrador, combinée à l’accès à l’hydroélectricité renouvelable, confère au Québec et au Canada un avantage pour répondre à cette demande croissante en minerai de fer de haute pureté.

« Le début de la production de minerai de fer de qualité RD marque une étape déterminante dans la mise en service du projet RDPB », a déclaré le chef de la direction de l’entreprise, David Cataford (au centre). Il souligne également que l’accord commercial conclu avec un groupe d’envergure mondiale témoigne de la demande croissante pour ce type de minerai.

Exploité par l’entremise de Minerai de fer Québec (MFQ), le complexe minier du Lac Bloom est situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Fermont. Ses deux usines de concentration, principalement alimentées à l’hydroélectricité renouvelable, disposent d’une capacité nominale combinée de 15 millions de tonnes métriques humides par année.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Fête nationale des Acadiens

Une histoire de résilience et de fierté

par Éric Cyr

Chaque année, le 15 août, les Acadiens et les Acadiennes célèbrent leur fête nationale. Bien plus qu’une journée de festivités, cette date constitue un important symbole d’affirmation identitaire, de résilience et de survivance pour un peuple dont l’histoire a été profondément marquée par la déportation et le déracinement.

La Fête nationale de l’Acadie trouve son origine en 1881 lors de la première Convention nationale acadienne tenue à Memramcook, au Nouveau-Brunswick. Les représentants acadiens réunis à cette occasion souhaitaient notamment défendre la langue et la culture du peuple acadien, renforcer son unité et se donner des symboles rassembleurs. Après des discussions animées, les délégués choisirent le 15 août, jour de la fête de Notre-Dame de l’Assomption, comme fête nationale. Le choix n’allait toutefois pas de soi. Certains représentants auraient préféré la Saint-Jean-Baptiste, célébrée le 24 juin, qui aurait permis aux Acadiens de s’associer davantage aux Canadiens français du Québec. L’Acadie venait de se doter d’une fête nationale qui lui était propre et qui reflétait alors l’importance de la religion catholique dans la société acadienne.

Traumatisme du Grand Dérangement

Pour comprendre la portée symbolique de cette fête, il faut remonter au milieu du XVIIIe siècle. En 1755, dans le contexte de la guerre de Sept Ans et des affrontements entre la France et la Grande-Bretagne en Amérique du Nord, les autorités britanniques entreprennent la déportation massive des Acadiens, une politique de déplacement forcé qui visait à disperser la population acadienne et qui a profondément marqué son histoire. Certains historiens ont qualifié la Déportation d’épuration ethnique ou de génocide en raison de la volonté des Britanniques de faire disparaître leur présence collective. Ces qualificatifs font toutefois l’objet de débats historiques. Le terme le plus établi demeure celui de Déportation des Acadiens ou de Grand Dérangement. Le 28 juillet 1755, le Conseil de la Nouvelle-Écosse décide officiellement de déporter la population acadienne. Les opérations commencent dès le mois d’août, dans la région de Fort Cumberland (anciennement Fort Beauséjour), avant de s’étendre à d’autres établissements acadiens. Le 5 septembre, les hommes acadiens sont rassemblés à Grand-Pré, où on leur lit l’ordre de déportation. De 1755 à 1762, des milliers d’Acadiens sont expulsés de leurs terres et disséminés dans les colonies anglo-américaines, en Angleterre et en France. Plusieurs sont emprisonnés, des familles sont séparées et plusieurs meurent pendant les voyages ou dans des conditions difficiles. Parcs Canada estime que sur une population de plus de 14 000 personnes, plus de 10 000 Acadiens ont été dispersés et environ 4 000 autres ont réussi à fuir ou à échapper à la déportation.

Le 28 juillet : se souvenir avant de célébrer

Le 28 juillet est consacré à la commémoration du Grand Dérangement, et la première commémoration officielle a eu lieu en 2005 à Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, à l’occasion du 250e anniversaire du début de la Déportation. Celle-ci constitue un moment de recueillement et de mémoire qui permet de rappeler les souffrances vécues par les familles acadiennes, de rendre hommage aux victimes et de transmettre cette histoire aux générations suivantes. Quelques semaines plus tard, le 15 août prend une tout autre dimension : après le souvenir vient la célébration. La Fête nationale rappelle que, malgré les douloureuses épreuves, l’Acadie a survécu et s’est reconstruite.

Drapeau acadien, symbole d’un peuple

Trois ans après le choix du 15 août, les Acadiens se réunissent à nouveau en convention nationale, cette fois à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, où ils adoptent, le 15 août 1884, leur drapeau national. Inspiré du tricolore français, le drapeau acadien est bleu, blanc et rouge. Une étoile dorée, appelée Stella Maris, est placée dans la partie bleue. Elle représente Marie, en référence à Notre-Dame-de-l’Assomption, patronne de l’Acadie. Ils adoptent également la devise « L’Union fait la force » et l’Ave Maris Stella comme hymne national acadien. Ces symboles viennent consolider le sentiment d’appartenance d’une population dispersée, mais déterminée à préserver son identité. Aujourd’hui, le drapeau étoilé flotte dans les communautés acadiennes des provinces de l’Atlantique, mais aussi ailleurs comme au Québec, en Louisiane aux États-Unis et dans d’autres régions du monde où vivent des descendants de l’Acadie.

Tournés vers l’avenir

Le gouvernement du Canada a officiellement reconnu le 15 août comme la fête nationale des Acadiens en 2003. Le 15 août est l’occasion de célébrer la contribution du peuple acadien à la société, sa culture, la langue française, sa musique et ses traditions. Parmi les coutumes les plus populaires figure le Tintamarre, au cours duquel les participants font du bruit avec des casseroles, des instruments et divers objets afin de faire entendre leur présence. Cette tradition festive symbolise une volonté de ne pas être oubliés et de faire résonner haut et fort l’identité acadienne. Ainsi, le 15 août n’est pas uniquement une fête populaire. Il constitue l’aboutissement d’une longue histoire marquée par la colonisation, le déracinement, la dispersion et la reconstruction. Entre le 28 juillet, journée de mémoire du Grand Dérangement, et le 15 août, journée de célébration nationale, se dessine le parcours d’un peuple qui a refusé de disparaître. Plus de 270 ans après le début de la Déportation, l’Acadie demeure bien vivante. Son drapeau flotte, sa langue se transmet et ses traditions continuent de se renouveler. Tous les 15 août, les Acadiens célèbrent non seulement ce qu’ils sont devenus, mais aussi la force d’un peuple qui, malgré l’adversité et l’une des périodes les plus tragiques de son histoire, a réussi à préserver son identité et à la transmettre aux générations suivantes.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

  • Acadiennes
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Publié sur le site le 24 août 2026

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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
  • Chantiers
  • Côte-Nord
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  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
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  • Sécurité des usagers

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la déléguée d’Environnement Côte-Nord, Émilie Bourassa (à gauche) en compagnie de la responsable du Plan climat de la MRC, Pascale Castilloux, lors de sa visite à Fermont à la mi-juin.

Une employée de l’organisme Environnement Côte-Nord, qui fait partie du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, était de passage à Fermont dans le cadre d’une rencontre citoyenne de réflexion sur le plan climatique organisée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau selon une formule de discussion collaborative qui s’est déroulée au chalet de service de la Ville de Fermont, le 10 juin 2026.

Le but de la stratégie est de répertorier les principaux risques climatiques liés au territoire et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation afin de mieux protéger les communautés, les infrastructures et les services municipaux. La démarche comprend notamment l’analyse des facteurs de risque, la réalisation d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que l’établissement de cibles de réduction adaptées à la réalité régionale. Quelques objectifs de l’organisation consistent à réaliser des activités, à créer des outils de formation et de sensibilisation ainsi qu’à identifier des problématiques propres aux régions nord-côtières afin de proposer des solutions adaptées et de faciliter leur concrétisation en rédigeant notamment un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui tiendra compte de la réalité propre à chaque MRC et dont les orientations seront déterminées à la suite de consultations comme celle tenue à Fermont.

La chargée de dossiers en action climatique pour Environnement Côte-Nord et géomorphologue, Émilie Bourassa, qui assure la coordination et la réalisation de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques, a présenté l’exercice destiné à élaborer le Plan climat Caniapiscau aux citoyens préoccupés par le dérèglement climatique et les enjeux qui en découlent. Mandatée par la MRC de Caniapiscau, en collaboration avec l’entreprise Copticom, l’animatrice était chargée de sensibiliser les Fermontois aux enjeux climatiques et de brosser un portrait régional à jour de la situation. La bachelière en Sciences géographiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a noté leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant le phénomène de la modification durable et observable des variables climatiques sur le territoire. Guidés par Mme Bourassa, qui a expliqué la différence entre le climat, qui est une tendance, et la météo, qui est un événement ponctuel quotidien, les participants ont pu échanger sur leurs expériences et leurs observations relatives à l’évolution du climat afin de bien saisir toute son ampleur, ses conséquences et ses ramifications locales. Selon l’animatrice de l’événement, les répercussions du réchauffement planétaire sont plus facilement observables dans les latitudes nordiques comme à Fermont et à Schefferville où l’on constate des hivers plus doux et des saisons de transition avec des cycles de gel et de dégel plus imprévisibles.

Les MRC du Québec sont invitées à participer à cette action de planification climatique soutenue par le gouvernement du Québec et plusieurs d’entre elles sont actuellement engagées dans l’élaboration d’un plan climat.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Discussion collaborative
  • Émilie Bourassa
  • Enjeux
  • Entreprise Copticom
  • Environnement Côte-Nord
  • Fermont
  • Fermontois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
  • Organisme
  • Plan climat
  • Réflexion
  • Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • Rencontre citoyenne
  • Risques climatiques
  • Schefferville
  • Stratégie
  • Territoire
  • Ville de Fermont

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Économie

De petits entrepreneurs fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de jeunes entrepreneurs locaux ont participé à « La Grande journée des petits entrepreneurs ».

La 13e édition de « La Grande journée des petits entrepreneurs » a regroupé une douzaine d’entreprises locales fondées par la jeunesse qui ont présenté leurs produits dans un marché intérieur composé de différents kiosques érigés pour l’occasion au deuxième étage du centre commercial du mur-écran de Fermont, le 6 juin 2026. Un total de 18 jeunes y a offert leurs créations et leurs offres de services.

L’événement local était organisé par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau dans le cadre du mouvement panquébécois dont la mission est d’éduquer, d’inspirer, et d’habiliter les jeunes d’âge scolaire en créant des occasions d’entreprendre afin de changer le tissu social économique et entrepreneurial du Québec de demain. L’objectif est d’éveiller les jeunes à l’entrepreneuriat, de leur faire prendre conscience de l’importance de l’effort et du travail pour gagner de l’argent, d’apprendre tout en s’amusant, en leur donnant l’occasion de développer leur autonomie, leur confiance en eux, leur créativité, leur sens des responsabilités en plus de sensibiliser la population à l’entrepreneuriat.

L’agente responsable au développement économique à la MRC, Chantal Paquet, confie : « C’est toujours inspirant de voir de jeunes entrepreneurs transformer leurs idées en projets concrets. Après trois ans, nous constatons avec fierté l’évolution de leur confiance, de leur créativité et de leur esprit d’initiative. »

La relève entrepreneuriale a fait preuve de créativité pour présenter le fruit de son travail, qui incluait des denrées alimentaires, des créations originales, des fabrications artisanales et des idées et services innovants, sous la supervision de l’équipe de la MRC représentée par Chantal Paquet et Manon Abud. Un public nombreux est venu encourager les jeunes vendeurs avec qui il a pu discuter et qui ont grandement profité de cette expérience annuelle enrichissante. Voici les commerces qui étaient sur place : Audet-jeuner, Café chez Ludo, Choco Marième, Coco Chandelles, Créations MadDex, Jurassiques Poules Willow, La Patch Max, Les mini-douceurs du Nord, Les Plaisirs d’Émy, Les promenades du nord, Plantes Éco et Les Petits Potvin.

« La Grande journée des petits entrepreneurs » qui a vu le jour dans la ville de Québec en 2014 a présenté une édition québécoise dès l’année suivante en 2015 avec l’appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L’activité a rassemblé 12 000 jeunes entrepreneurs de 5 à 17 ans aux quatre coins du Québec en 2026.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Activité jeunesse
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  • Centre commercial du mur-écran
  • Chantal Paquet
  • Créativité
  • Éducation
  • Entreprises locales
  • Événements familiale
  • Fermont
  • Fibre entrepreneuriale
  • Jeunesse
  • kiosques
  • La Grande journée des petits entrepreneurs
  • Mouvement panquébécois
  • Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau
  • Produits et services
  • Sociaux économique

Publié sur le site le 19 juin 2026

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Santé publique

Une assemblée publique de consultation

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors des discussions relatives à l’offre de services de santé et de services sociaux au Chalet de service de Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui souhaite mettre en œuvre un plan d’action collectif a tenu une consultation publique concernant les besoins et les réalités des communautés en matière de santé et de services sociaux sur l’ensemble du territoire nord-côtier. Le volet local, auquel une vingtaine de citoyens et de partenaires ont assisté, s’est déroulé au Chalet de service de la Ville de Fermont au 100, rue des Bâtisseurs, le 27 mai 2026.

La cheffe de service Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord, Hélène Martel, qui était sur place, s’est adressée aux participants afin de leur expliquer la démarche exploratoire qui souhaite cibler les difficultés et les obstacles que peuvent vivre les Fermontois, mais également les facteurs facilitants et des pistes de solutions destinées à orienter l’élaboration d’un plan d’action. La directrice adjointe à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation et éthique au CISSS régional, Danie Chamberland, a aussi prononcé une allocution tout comme le représentant de la Ville de Fermont, le conseiller municipal Kevin Morissette.

Mme Chamberland explique que : « l’un des buts de cet exercice, qui vise la construction d’un milieu de vie en bonne santé, est de mieux définir les besoins, les priorités, les préoccupations et les réalités des Fermontois qui doivent composer avec la distance et l’éloignement qui constituent un défi additionnel pour offrir des services et de s’assurer de leur accessibilité.

M. Morissette confie pour sa part : « En contexte nordique, la question de santé est primordiale. Nous avons toujours pu compter localement sur des services humains de grande qualité, ce qui est précieux pour une communauté comme Fermont. »

L’animation de la rencontre a été assurée par la conseillère stratégique pour la firme de services-conseils dans l’élaboration de stratégies participatives, MU Conseils, dont le siège social est situé à Baie-Comeau, Myriam Chênevert.

L’objectif de cette main tendue vers la communauté fermontoise est de ‘tâter le pouls de la population’ dans le cadre d’ateliers collaboratifs et interactifs abordant diverses thématiques afin de recueillir les commentaires, les idées et les réflexions des usagers et des partenaires du système de la santé relatifs à leurs besoins dans le domaine de la santé et les façons d’améliorer l’accessibilité aux services près de chez eux. Les groupes et les personnes invités étaient les élus et les responsables des municipalités, les organismes communautaires, les représentants des centres de la petite enfance, des écoles, des compagnies minières ainsi que toute personne intéressée à cette démarche.

En plus de l’accès aux services de santé, plusieurs sujets importants ont été abordés et les discussions ont porté notamment sur le développement des jeunes enfants, les maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension, et les maladies cardiaques, les saines habitudes de vie (alimentation, exercice, sommeil), la santé mentale et le vieillissement de la population.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • Action collective
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  • Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord
  • Chalet de service de Fermont
  • Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord
  • Consultation publique
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  • Plan d'actions
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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants arpentent le mur-écran lors du lancement officiel du parcours « Marcher le mur ».

Les citoyens de la région et les touristes qui viennent visiter la ville de Fermont seront heureux de pouvoir profiter d’une nouvelle attraction touristique gratuite qui a récemment été inaugurée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 26 mai 2026. Le parcours interactif de découverte du mur-écran « Marcher le mur » propose neuf stations relatant les particularités et l’historique de cet attribut incontournable qui se dévoilent à travers différents points d’information le long du trajet s’échelonnant sur 1,3 km.

L’agente de développement culturel et touristique à la MRC, Pascale Castilloux, qui a piloté les recherches d’archives et de documentations pour le projet mené de concert avec la firme de design d’expositions La bande à Paul, a présenté aux médias et aux partenaires locaux cette nouvelle offre touristique qui met en valeur ce symbole phare du milieu qui a acquis ses lettres de noblesse. Selon cette dernière, le concept de l’activité originale descriptive a vu le jour à la suite de commentaires de visiteurs émerveillés en découvrant pour la première fois le fameux mur-écran qui souhaitaient connaître de façon plus approfondie l’unicité de cet emblème architectural et culturel fermontois. « Cette initiative est issue d’une demande croissante des voyageurs pour une visite personnalisée du mur-écran. Quand on travaille à l’accueil de visiteurs ou qu’on échange avec ceux-ci, on peut constater à quel point le mur les fascine. Nous avons l’habitude de ne plus le voir puisqu’il fait partie du décor, mais on oublie que c’est une fierté collective », confie Mme Castilloux, qui est persuadée que cette addition, qui complète bien les expositions permanentes du 50e anniversaire de la Ville de Fermont, dans le centre L.-J. Patterson, et celle de l’historique de la municipalité en plus des récents travaux de rafraîchissement et des ajouts décoratifs d’ArcelorMittal, saura particulièrement plaire aux touristes.

L’agente au bureau d’information touristique local, Jennifer Bowman, a hâte de recueillir les impressions des vacanciers qui vont emprunter cet itinéraire intérieur idéal pour les jours de pluie. Ce dernier est agrémenté par un audioguide en français (une douzaine d’audioguides sont prêtés uniquement durant la saison estivale) avec lequel on peut entendre des anecdotes et des histoires à l’aide d’un casque d’écoute que les participants pourront emprunter au bureau touristique avant d’amorcer leur périple sur le circuit piétonnier. Un point d’arrêt est  conçu pour réaliser des autoportraits (égoportraits) à la neuvième station située à l’une des extrémités du bâtiment multifonctionnel à la fin de la randonnée éducative. Les personnes à mobilité réduite pourront parcourir exclusivement les stations 2 à 7.

Au « cœur » de Fermont

Véritable noyau spatio-temporel, le lieu mythique constitue un centre d’intérêt pour ceux qui souhaitent s’imprégner du mode de vie local. Ce rempart utilitaire qui scrute l’horizon depuis plus d’un demi-siècle ne manque pas de fasciner ceux qui le découvrent pour la première fois en arpentant son cœur. L’activité touristique est d’une durée approximative de 75 minutes et est offerte gratuitement. Une pièce d’identité avec photo est requise afin de garantir le retour de l’audioguide emprunté. « Marcher le mur vous fera connaître des histoires, des anecdotes sur ce lieu emblématique. Parcourez les stations colorées pour atteindre le bout du mur-écran et vous prendre en photo à destination en déclarant ‘J’ai fait le mur!’ » conclut Mme Castilloux.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • «Marcher le mur»
  • Activité gratuite
  • Anecdotes
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  • Audioguide
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  • Jennifer Bowman
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  • Tourisme
  • Visite guidée

Publié sur le site le 9 juin 2026

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Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Terres publiques

Difficultés relatives à la location d’un bail

par Éric Cyr

Source photo : Chalets des mushers

La Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, qui englobe Fermont et Schefferville, occupe une vaste superficie. Cependant, il est actuellement très difficile pour les résidents de se procurer un bail de villégiature sur une terre publique et les demandes d’utilisation d’un espace s’accumulent sans obtenir de réponse favorable, ce qui suscite des frustrations.

Une partie du phénomène réside dans le fait qu’il existe des intérêts divergents dans la concertation des intérêts territoriaux partagés entre la population locale, la MRC ainsi que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et leurs partenaires ministériels. La MRC offre à la population la possibilité d’obtenir, sur la base du premier requérant, des emplacements de villégiature privés situés sur les terres du domaine de l’État dans la région administrative de la Côte-Nord. Ces terrains, d’une superficie d’environ 4 000 mètres carrés, sont offerts en location par bail renouvelable annuellement. Le loyer annuel minimum est révisable selon les modalités prévues au Règlement sur la vente, la location et l’octroi de droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. Des frais non remboursables d’ouverture de dossier sont exigés ainsi que des frais d’administration lors de l’émission du bail. Selon le préposé à l’urbanisme en territoire non organisé pour la MRC, Simon Gagné : « En ce moment, le MRNF veut refaçonner les modalités d’émission des droits fonciers et il y a un réel effort de consultations des intérêts territoriaux de la Côte-Nord qui sont partagés par plusieurs partis, mais les demandes locales persistent ».

Unicité nord-côtière

En ce qui concerne le cadre légal et les « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » concernant la location de baux de villégiature, notamment pour la construction de chalets sur le territoire de la MRC, le MRNF explique que la Côte-Nord est la seule région au Québec où il est possible de faire une demande pour obtenir un bail de villégiature au premier requérant. Les citoyens peuvent faire une demande de location ou d’achat pour acquérir un terrain situé sur le territoire public qui n’est pas encore sous bail. « Les demandes reçues au premier requérant sont analysées à la pièce afin de valider la conformité de l’emplacement demandé aux différentes normes applicables. Le MRNF procède également à une consultation des ministères, organismes et communautés autochtones afin d’obtenir leurs avis et préoccupations sur l’emplacement demandé et, s’il y a lieu, mettre en place des ajustements », confie le Service des affaires publiques et des communications stratégiques à la direction des communications du MRNF qui précise qu’il est également possible d’émettre des baux de villégiature privée dans la MRC grâce à une sélection aléatoire comme c’est le cas pour les autres régions du Québec. « Pour ce type de bail, les emplacements sont déterminés au préalable, planifiés et analysés en lots et la délivrance des baux se fait par tirage au sort. Le processus d’analyse et de consultation des partenaires vise à effectuer une mise en valeur du territoire public harmonieuse et respectueuse de l’environnement. »

Plusieurs citoyens de la région ont soumis une demande d’utilisation du territoire public à des fins récréatives et leurs requêtes sont demeurées vaines pour la majorité des requérants qui n’ont pas obtenu de baux. À cela, le Ministère répond : « Certains secteurs sont de plus en plus demandés pour obtenir un bail de villégiature. Le MRNF et certaines MRC de la Côte-Nord qui en sont délégataires ont donc convenu de privilégier une planification globale du développement de la villégiature en concertation avec le milieu régional pour ces secteurs plutôt qu’un développement à la pièce qui exige des analyses et des consultations individuelles. Dans le cadre de l’analyse des demandes d’utilisation du territoire public, le MRNF doit prendre en considération l’information issue des consultations des partenaires qu’elle soit de nature culturelle, environnementale ou faunique et, s’il y a lieu, d’apporter des ajustements, au besoin. »

Le MRNF, qui travaille en collaboration avec les MRC délégataires afin de planifier un développement harmonieux et responsable des terres de l’État, a adopté à l’automne 2024 des « Lignes directrices pour le développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État » afin de favoriser la conciliation et l’harmonisation des usages sur le territoire. En voici les quatre grands principes :

– La prévisibilité du développement de la villégiature sur les terres du domaine de l’État (TDE) ;

– L’harmonisation des interventions en matière d’utilisation et de gestion des TDE et des ressources ;

– L’équité en matière d’accès aux TDE ainsi qu’à leurs ressources pour tous ;

– La préservation de l’environnement et de la qualité du milieu.

Baux de villégiature

Tarification en vigueur pour Caniapiscau

Le montant des loyers annuels à débourser pour les locataires des baux de villégiature et d’abris sommaires est revu annuellement. Le gouvernement du Québec a décrété, le 12 novembre 2025, une augmentation superficiaire à l’augmentation des loyers annuels habituelle du 1er janvier de chaque année. Cette deuxième augmentation, étalée sur les trois prochaines années, verra le loyer minimum de ces baux augmenter à nouveau à compter du 1er avril des années correspondantes, donc jusqu’à 2028. On parle ici des augmentations des loyers minimaux, mais on voit comme à l’habitude également une augmentation des autres frais d’administration rattachés à la gestion des baux. La MRC de Caniapiscau facture ceux-ci au minimum prescrit par le Règlement sur la vente, la location et l’octroi des droits immobiliers sur les terres du domaine de l’État. En date du 1er janvier 2026, le loyer annuel minimum des baux de villégiature s’élève à 395 $, celui des abris sommaires à 232 $. Après les hausses, ces montants atteindront 404 $ et 238 $. À ces montants, il faut ajouter les taxes.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Conférence

François Lambert à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, François Lambert (au centre), la directrice générale de la Chambre de commerce de Fermont, Véronique Dumais (à sa gauche) et des membres du conseil d’administration après la conférence.

La Chambre de commerce de Fermont a organisé un souper-conférence en compagnie du communicateur et entrepreneur François Lambert à la Salle Aurora, le 9 mai 2026. L’investisseur reconnu pour son franc-parler et son style direct a présenté à 90 participants sa conférence « En affaires, il n’y a pas de plan B » dans laquelle il a partagé son parcours entrepreneurial parsemé d’anecdotes ainsi que de ses meilleurs conseils pour réussir dans le milieu économique.

Originaire de Montréal et diplômé en administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le conférencier, qui a développé très tôt un intérêt pour l’autonomie financière et les affaires, a abordé différents sujets tels que la raison pour laquelle il est devenu entrepreneur, le leadership, le management, le marketing, les partenaires d’affaires et la transparence.

François Lambert a grandi dans un milieu modeste, ce qui a fortement influencé sa vision de l’entrepreneuriat et du travail. « La raison ne suit pas la passion. Ce n’est pas un sacrifice d’être dans les affaires, mais si vous n’aimez pas la résolution de problèmes, ne vous lancez pas dans ce domaine. Je n’ai aucun talent dans rien, mais je travaille fort. On apprend des leçons de vie », explique celui qui a entrepris plusieurs projets avant de connaître un succès important dans le secteur des centres d’appels et des logiciels de communication. Au tournant des années 2000, il cofonde les entreprises technologiques Aheeva et Atelka spécialisées dans les services à la clientèle et les solutions de télécommunications. La seconde entreprise qui emploie à son apogée des milliers d’employés répartis dans plusieurs provinces devient rapidement l’un des plus importants réseaux de centres d’appels au Canada avant d’être vendue en 2012. Ce succès financier qui lui permet de diversifier ses investissements constitue un tremplin dans sa carrière et lui permet d’investir dans différents secteurs.

Après cette réussite, François Lambert s’oriente davantage vers l’agriculture et il amorce des projets agricoles axés sur les produits du terroir québécois. C’est alors qu’il est reconnu pour son parcours dans l’agroalimentaire après s’être établi sur une ferme en Montérégie où il conçoit plusieurs productions artisanales, notamment dans les secteurs des aliments transformés, du miel et du sirop d’érable. Il se consacre à son entreprise FrançoisLambert.One qui commercialise des produits alimentaires et agricoles.

« Pour être avant-gardiste, il faut être à l’écoute des gens et trouver ce qu’ils aiment afin de les rendre heureux. Ça prend un produit qui leur plaît et il faut s’attarder aux détails. L’important c’est la perception. Les consommateurs achètent une histoire. Lorsqu’un client aime un produit, il en devient un ambassadeur. », conclut l’homme d’affaires.

Le grand public a découvert davantage François Lambert grâce à sa participation aux émissions de téléréalité, Big Brother Célébrités, Un souper presque parfait et Dans l’œil du dragon, où il agit comme investisseur auprès d’entrepreneurs émergents. Il est également auteur et chroniqueur sur différentes plateformes médiatiques notamment en tant qu’animateur de balados portant sur l’économie, l’entrepreneuriat et les finances personnelles. À travers ses conférences, il encourage l’entrepreneuriat, l’innovation, la discipline financière et la persévérance en affaires.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Cancer Fermont

Succès pour le souper de crabe

par Éric Cyr

Source photo : Kathleen Dubé/Cancer Fermont

Le très convoité souper-bénéfice de crabe, une activité de financement organisée pour amasser des fonds afin de soutenir la mission de Cancer Fermont, qui entame sa 21e année d’existence, a attiré un public nombreux incluant des bénéficiaires et des représentants d’entreprises partenaires de l’œuvre de charité à la Salle Aurora, le 25 avril 2026, illustrant l’appui indéfectible de la communauté pour l’association qui vient localement en aide aux personnes atteintes du cancer et à leurs proches.

Bouillonnement de solidarité

Véritable ralliement populaire, cette manifestation de soutien envers les personnes atteintes du cancer a réuni à nouveau dans le cadre de cette mobilisation caritative et gustative qui a permis de récolter 100 000 dollars, incluant les contributions des partenaires, plusieurs bénévoles qui ont mis la main à la pâte afin d’assurer la réussite de ce grand élan altruiste de compassion dont les retombées contribueront à aider les Fermontois qui luttent courageusement contre cette maladie. Ce tourbillon indéfectible de générosité est un événement majeur pour Cancer Fermont. L’animateur de la soirée, Kevin Morissette, qui est l’organisateur principal du « défi Joan se paie ta tête » une autre collecte de fonds importante pour l’organisme sans but lucratif (OSBL) qui a déjà distribué plus de 1,7 million de dollars depuis sa fondation en 2005, a prononcé une allocution pour l’occasion notamment afin de présenter les personnalités présentes dont une habituée de l’activité annuelle, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois qui, fidèle à son habitude, était sur place et qui a également prononcé un discours de circonstance.

Le milieu en pince pour Cancer Fermont

Orchestrée par un comité organisateur composé de bénévoles qui ont assuré le service incluant un appui logistique de policiers de la Sûreté du Québec et de la Maison des jeunes Alpha, qui était affectée au service aux tables et responsable du vestiaire, la huitième édition du fameux repas de crabe a encore une fois connu un engouement indéniable. Le rassemblement festif et gastronomique, qui incluait une entrée de crevettes et des salades, a accueilli 185 convives ravis de prendre part au festin pour une bonne cause, dont le crabe et les crevettes provenaient de l’entreprise de Guy Simard, Distribution Choco. Deux succulents gâteaux avaient été cuisinés pour le dessert par la fille de l’adjointe administrative de Cancer Fermont, Caroline Boudreau, Myriam Perreault qui a une formation en pâtisserie et qui, à seulement 21 ans, a épaté par son service de traiteur pour les bénévoles avant l’événement et pour les à-côtés et les condiments lors du souper.

Messages d’espoir

La conjointe du fondateur et président de Cancer Fermont, Marlène Rioux, qui est en rémission d’un cancer, a pris la parole et s’est adressée aux participants au nom de son complice de vie Denis Grenier, qui ne pouvait être là pour des raisons de santé. Une invitée surprise qui fut la plus jeune à l’époque et l’une des premières à avoir obtenu de l’aide de l’organisme de bienfaisance, Yaneisy-Nynoska Tremblay, qui a reçu un diagnostic de leucémie lymphoblastique aiguë à l’âge de seulement cinq ans en 2006, il y a vingt ans, ce qui coïncide avec le 20e anniversaire de Cancer Fermont, a livré un message d’espoir vibrant pour ceux qui sont atteints du cancer. La jeune femme, qui éprouve beaucoup de gratitude pour ceux qui l’ont épaulée durant ces moments difficiles dont M. Grenier, a généreusement offert un émouvant témoignage sur le combat qu’elle a livré contre cette maladie qui a influencé son parcours personnel et professionnel et qui dans son cas n’a heureusement jamais réapparu.

Réussite incontestable

Témoignant de l’ampleur, du rayonnement, du retentissement et de la vitalité de l’organisme humanitaire et soucieux de la démarche philanthropique, des donateurs et des représentants d’entreprises étaient attablés pour l’occasion afin de démontrer leur appui et leur soutien à l’œuvre de charité en prenant part à la manifestation culinaire prisée.

Remerciements

M. Morissette confie : « Je suis très heureux de la générosité de la population et je tiens à remercier les bénévoles, les organisateurs, les donateurs, les fournisseurs et les partenaires d’avoir permis de concrétiser cette belle réussite. Je suis très reconnaissant envers ceux qui s’impliquent activement à assurer la pérennité de l’organisation et la continuité de son mandat. Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont contribué au succès de la mission de Cancer Fermont au cours des années et à ceux qui continuent à le faire et que je ne peux nommer, car la liste est trop longue. »

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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