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  • Un plan d’urgence  jugé inefficace

    Aéroport de Wabush

    Un plan d’urgence jugé inefficace

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Aéroport de Wabush

Un plan d’urgence jugé inefficace

par Éric Cyr

Léende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush, au Labrador.

Selon un ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour Transports Canada à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Kirk King, le plan des mesures d’urgence de cet aérodrome, qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec, comporterait des défaillances majeures susceptibles d’entraîner de graves conséquences.

M. King affirme que la vie de personnes aurait possiblement été indûment mise en danger lors de l’alerte à la bombe du 30 août 2026 et que les procédures dans ce cas précis auraient constitué un échec à bien des égards. Ce dernier explique que lorsqu’un tel signalement, qui constitue une réelle menace pour la sécurité, survient, il y a des procédures strictes à suivre et que celles-ci n’auraient pas été observées. Il indique qu’aucun responsable de l’aéroport n’aurait été présent sur place pour activer le centre de coordination des urgences ni pour déclencher le plan d’urgence.

M. King précise que lorsqu’une alerte à la bombe se produit sur l’aire de trafic, le plan d’urgence prévoit un processus qui doit impérativement être respecté à la lettre. Selon lui, ce grave manquement s’expliquerait par le fait que la gestion de cet aérodrome par Transports Canada se fait à distance et non localement et le gestionnaire ne connaîtrait pas les règles et la marche à suivre dans un tel scénario. Il considère que Transports Canada devrait montrer l’exemple en tant qu’exploitant et organisme de réglementation et, à son avis, les responsables de l’organisation échoueraient sur tous les aspects puisque ce ne serait pas la première fois que le plan d’urgence n’aurait pas été activé alors qu’il aurait obligatoirement fallu qu’il le soit.

Les défaillances qui se seraient produites lors de la récente alerte à la bombe selon M. King : l’aérogare n’aurait pas été évacuée sur-le-champ, le centre de coordination des urgences n’aurait pas été activé, aucune coordination n’aurait été faite avec Transports Canada, la vie des personnes sur place aurait été mise en danger et il y aurait eu des lacunes dans la consignation des événements.

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Publié le 22 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_15 Volume_44

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Publié sur le site le 21 septembre 2026

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Feux de forêt

Mobilisation sans précédent

par Éric Cyr

Sur la photo, le centre des opérations de la Sopfeu à Fermont.

Tout comme durant la période estivale 2024, alors que des incendies de forêt hors de contrôle et d’une ampleur inégalée ont fait rage sur la Côte-Nord et au Labrador, où près du tiers de la population labradorienne avait alors été déplacée dans le cadre de deux évacuations, l’été 2026 restera assurément gravé dans la mémoire collective des habitants de la région. Confrontées à une saison particulièrement difficile marquée par de nombreux épisodes de foudre, ainsi que par la sécheresse et des températures élevées, les autorités ont dû faire face à une recrudescence importante des incendies de forêt.

La Société de protection des forêts contre le feu (Sopfeu) a déployé des moyens considérables sur le territoire, allant jusqu’à mettre sur pied une véritable organisation de lutte contre les incendies directement dans le secteur de Fermont. La situation était d’autant plus complexe que les feux ne connaissaient évidemment pas les frontières administratives. Plusieurs incendies ont touché simultanément le territoire de la MRC de Caniapiscau et le Labrador, obligeant les responsables québécois et leurs homologues du Labrador à coordonner étroitement leurs interventions. La crise a véritablement pris de l’ampleur à la fin de juin. Un important incendie qui s’est déclenché le 28 juin à proximité du kilomètre 437 de la route 389 a rapidement pris de l’expansion. Le feu, causé par une activité récréative, avait atteint plusieurs milliers d’hectares et était considéré comme hors de contrôle. L’unique lien routier entre Fermont et le sud de la Côte-Nord, la portion québécoise de la TransQuébec-Labrador, la route 389, a dû être fermée à quelques occasions en raison de la fumée dense et de la visibilité devenue pratiquement nulle.

Centre des opérations à Fermont

L’éloignement des incendies et l’immensité du territoire ont posé un important défi logistique. Afin de rapprocher les pompiers forestiers des zones d’intervention, la Sopfeu a installé un campement aux abords de l’ancienne ville de Gagnon. Cette base temporaire devait permettre d’accueillir davantage de personnel et de faciliter le déploiement des équipes sur le terrain. Au moment où l’incendie du kilomètre 437 s’amplifiait, quatre équipes de pompiers forestiers, des avions-citernes (bombardiers d’eau) et trois hélicoptères étaient notamment mobilisés dans le secteur. Quelques jours plus tard, devant la multiplication des incendies aux alentours de la route 389, une équipe spécialisée de gestion des feux majeurs a établi son centre des opérations à Fermont. La municipalité est ainsi devenue l’un des principaux centres opérationnels de la Sopfeu dans le nord du Québec. Le centre opérationnel établi à Fermont regroupait initialement quatre sections de 20 pompiers forestiers. Deux sections additionnelles se sont ajoutées, portant l’ensemble des pompiers et autres ressources affectées localement à près de 150 personnes. Jusqu’à six hélicoptères soutenaient également les opérations, principalement pour effectuer de la reconnaissance aérienne et transporter les équipes vers les lieux difficiles d’accès.

Plusieurs fronts

Les pompiers forestiers ont dû intervenir à plusieurs endroits simultanément, notamment au sud et au nord de Fermont ainsi que le long de la route 389 dans les environs de la mine de fer de Fire Lake et dans des secteurs plus éloignés du territoire de Caniapiscau. Les opérations variaient selon le comportement des incendies. Lorsque les conditions le permettaient, les équipes travaillaient directement sur le terrain afin de construire et de consolider des lignes de confinement, d’éteindre les points chauds et de sécuriser les bordures des périmètres touchés. Les hélicoptères étaient utilisés pour de la surveillance aérienne, du transport de pompiers et, au besoin, pour procéder à des opérations d’arrosage. Des avions-citernes pouvaient également être déployés lorsque l’intensité du feu et les conditions météorologiques favorisaient

une intervention efficace et sécuritaire. La situation a parfois rendu toute intervention aérienne impossible. La fumée, l’intensité extrême de certains incendies et les vents forçaient à l’occasion les responsables à suspendre temporairement certaines interventions. La Sopfeu devait alors adapter continuellement sa stratégie, notamment en concentrant ses efforts sur les flancs et les portions du périmètre où les équipes pouvaient travailler sans danger.

Feu du lac de la Bouteille

L’un des incendies les plus surveillés a été celui situé près du lac de la Bouteille, au nord de Fermont. Ce feu, causé par la foudre le 29 juin, a connu une activité particulièrement intense au début de juillet. L’objectif de la Sopfeu n’était pas nécessairement d’éteindre l’ensemble du feu, mais de le contenir à l’intérieur d’une zone prédéterminée et de consolider ses bordures afin de protéger la ville de Fermont. Le comportement du brasier illustrait également le caractère transfrontalier de cette crise. Une progression du feu a franchi la frontière en direction du Labrador. Des échanges quotidiens ont alors été maintenus entre la Sopfeu et les équipes responsables de la lutte contre les incendies de la province voisine afin de coordonner les opérations des deux côtés de la frontière. Environ une soixantaine de pompiers forestiers étaient affectés à ce secteur à la mi-juillet, avec l’appui d’hélicoptères et, au besoin, de bombardiers d’eau.

Au Labrador

Le Labrador Ouest a aussi été durement touché. À la fin de juin, un incendie situé à proximité de Labrador City a entraîné l’évacuation de secteurs de chalets dans le périmètre de la rivière Walsh, de villégiateurs au terrain de camping du lac Duley, ainsi que du secteur du lac Throne et des environs du club de golf Tamarack. La municipalité de Labrador City avait alors déclaré l’état d’urgence. La situation s’est progressivement améliorée au début de juillet. Certaines zones ont pu être rouvertes, tandis que les équipes poursuivaient leur travail afin de circonscrire le feu et d’éteindre les derniers points chauds. Des boyaux, des pompes, des hélicoptères et d’autres équipements de lutte contre les incendies étaient notamment visibles pour les citoyens.

Défi logistique

Cette nouvelle crise a mis en évidence la vulnérabilité particulière de cette région éloignée, où les communautés, les infrastructures essentielles, les installations minières et les routes sont dispersées sur un immense territoire forestier. La route 389 représente notamment un axe stratégique dont la fermeture peut rapidement isoler Fermont, ce qui complique l’approvisionnement et les déplacements. Elle a aussi démontré l’importance de la coopération régionale et la nécessité de disposer de ressources permanentes ou rapidement mobilisables. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé en juillet son intention de poursuivre la planification visant à assurer une présence saisonnière d’un avion-citerne à Wabush, en plus de prévoir de nouveaux équipements de protection et des ressources additionnelles pour la lutte contre les feux de forêt. Grâce à la mobilisation de centaines de combattants auxiliaires, de pompiers forestiers, de spécialistes de la gestion des feux, d’avions-citernes et d’hélicoptères, la situation a progressivement été stabilisée. Toutefois, ce déploiement aura rappelé avec force que, dans le vaste territoire situé entre Gagnon, Fire Lake, Fermont et le Labrador, un incendie de forêt peut rapidement se transformer en crise régionale nécessitant une organisation logistique et humaine hors du commun.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Transport ferroviaire

Chemin de fer paralysé à maintes reprises

par Éric Cyr

Source photo : Facebook

Le mois d’août 2026 aura été particulièrement mouvementé pour le réseau ferroviaire reliant Sept-Îles au Labrador et à Schefferville sur une distance d’environ 575 kilomètres. À deux reprises en quelques jours, de fortes précipitations ont forcé la fermeture temporaire du chemin de fer de la Côte-Nord et du Labrador (QNS&L), avant qu’un déraillement de deux wagons ne provoque une nouvelle interruption à la fin du mois. Ces trois arrêts successifs ont perturbé à la fois le transport du minerai de fer de plusieurs entreprises minières et les déplacements des passagers desservis par Transport ferroviaire Tshiuetin.

Le premier épisode est survenu le 5 août, lorsque Rio Tinto IOC a procédé à une fermeture préventive de sa portion du réseau ferroviaire en raison des importantes quantités de pluie reçues dans les jours précédents. Les inspections ont révélé des dommages à certains secteurs de la voie ferrée, nécessitant des travaux correctifs. La circulation a progressivement repris le 8 août après plusieurs jours d’interventions. Cette reprise aura toutefois été de courte durée. La circulation a de nouveau été interrompue, le 9 août, à la suite de nouvelles fortes pluies. Les équipes de la minière ont notamment dû intervenir dans le secteur du point milliaire 70. Une reprise était envisagée durant la nuit du 10 au 11 août, sous réserve des dernières vérifications de sécurité. Le trafic a finalement repris comme prévu le 11 août.

Ces interruptions ont eu des répercussions bien au-delà du transport de marchandises par rail. Le service de passagers de Transport ferroviaire Tshiuetin a lui aussi été interrompu ou reporté, affectant les déplacements vers Schefferville, Matimekush-Lac-John et Kawawachikamach. Lors de la première fermeture, des vols nolisés avaient même été organisés pour répondre aux besoins urgents de certains voyageurs. Le réseau constitue une infrastructure particulièrement stratégique pour les communautés nordiques. Tshiuetin exploite 200 kilomètres de voie entre Emeril, au Labrador, et Schefferville. L’entreprise, créée par les Premières Nations de Uashat mak Mani-Utenam, Matimekush-Lac-John et Kawawachikamach, constitue la première compagnie ferroviaire en Amérique du Nord détenue et exploitée par des Autochtones.

Un nouvel incident est venu compliquer la situation le 27 août. Deux wagons ont déraillé dans le secteur de Ross Bay, au millage 214. Aucun blessé n’a été signalé, mais la circulation a immédiatement été suspendue afin de permettre aux équipes de procéder aux inspections nécessaires sur les lieux. Le départ du train de passagers de Tshiuetin prévu le lendemain a été annulé. Rio Tinto IOC a annoncé le 28 août que la circulation avait repris durant la nuit, après les interventions requises.

Au-delà de ces interruptions ponctuelles, ces événements démontrent la vulnérabilité d’un axe ferroviaire essentiel aux régions nordiques. Le chemin de fer QNS&L, inauguré en 1954, relie les infrastructures portuaires de Sept-Îles aux installations de Rio Tinto IOC au Labrador et se prolonge par le chemin de fer Tshiuetin d’Emeril à Schefferville. Pour Schefferville et les communautés desservies par Tshiuetin, chaque fermeture rappelle une fois de plus à quel point le rail demeure indispensable, tant pour les voyageurs que pour l’approvisionnement des populations isolées.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Transport aérien

Des solutions durables réclamées

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush, au Labrador, a interrompu ses opérations pendant deux jours, du 10 au 12 août 2026, ce qui a suscité à nouveau de nombreuses frustrations et un grand mécontentement au sein de la population locale. Des élus de la région souhaitent trouver des solutions concrètes et durables afin de remédier une fois pour toutes à la problématique récurrente qui entraîne des ruptures fréquentes du service de liaison aérienne.

Les activités de l’aérodrome ont depuis repris, mais selon le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, les autorités municipales poursuivent leurs démarches afin que les interruptions répétées du service aérien conduisent finalement à une solution durable. Ce dernier affirme que Transports Canada a confirmé qu’un nouveau véhicule de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs sera fourni à l’aéroport. « C’est une bonne nouvelle et un pas dans la bonne direction, cependant une question importante demeure : l’aéroport de Wabush disposera-t-il des ressources nécessaires pour assurer une intervention efficace et sécuritaire en cas d’urgence ? Respecter les normes réglementaires est essentiel, mais nous devons aussi nous assurer que les ressources en place répondent réellement aux besoins de la région. Les populations de Fermont, de Labrador City et de Wabush, tout comme les voyageurs et les entreprises qui dépendent de cet aéroport, méritent un service aérien fiable, sécuritaire et résilient. » L’administration municipale a par ailleurs tendu la main à ses homologues de Labrador City et de Wabush.

La Ville de Fermont estime qu’après cette période d’incertitude et les nombreux impacts causés par l’interruption du service aérien, la reprise des activités constitue une excellente nouvelle pour toute la région. La municipalité souligne toutefois que celle-ci ne règle pas le problème à l’origine de ces perturbations fréquentes. Le maire Lacerte précise qu’il faut s’attaquer au problème de fond. Pour la Ville de Fermont, la réouverture de l’aéroport ne doit pas être la fin du dossier. L’aéroport de Wabush est un service essentiel et un lien stratégique pour Fermont, Wabush, Labrador City et toute notre région. Il n’est pas acceptable qu’une défaillance d’équipement puisse entraîner une interruption aussi importante de nos services aériens. La remise en service d’un camion de lutte contre les incendies permet la reprise des opérations, mais nous devons nous assurer que les équipements, les ressources et la capacité d’intervention nécessaires sont disponibles en tout temps. Avec le nombre de vols et l’importance stratégique de cet aéroport pour notre population, nous devons pouvoir compter sur une infrastructure fiable, sécuritaire et suffisamment résiliente pour faire face aux situations d’urgence. Nous sommes en 2026. Nous ne devrions plus avoir à vivre une situation comme celle-ci.

La Ville de Fermont est consciente que ces interruptions ont entraîné des situations particulièrement difficiles pour plusieurs personnes directement touchées : déplacements annulés, familles et travailleurs dans l’impossibilité de voyager ou de rentrer à la maison, rendez-vous médicaux reportés. La municipalité entend poursuivre des démarches et exercer les pressions nécessaires afin qu’une telle situation ne se reproduise plus et souhaite notamment proposer une rencontre de concertation avec ses collègues des municipalités de Labrador City et de Wabush, afin de travailler ensemble et de porter une voix régionale forte auprès de Transports Canada, du gouvernement du Canada et du ministre des Transports.

« Nous voulons des engagements clairs et durables pour que les ressources et les équipements nécessaires soient mis en place et que notre région puisse compter sur un service aérien fiable et sécuritaire. La réouverture est une excellente nouvelle. Mais elle doit être le début d’une solution durable, et non la fin du dossier. La Ville de Fermont continuera de travailler et de faire les représentations nécessaires pour notre population et pour l’ensemble de notre région ».

Aéroport de Wabush

Les élus du Labrador demandent des améliorations

L’interruption du service aérien à l’aéroport régional de Wabush, du 10 au 12 août, a une fois de plus mis en lumière la fragilité des liaisons aériennes dans l’Ouest du Labrador. Dans cette région nordique, ces perturbations répétées sont particulièrement préoccupantes, alors que le transport aérien constitue un lien essentiel avec les grands centres.

Le maire de Labrador City, Jordan Brown, a déjà dénoncé à plusieurs reprises les problèmes affectant la desserte aérienne. Il rappelle que les résidents de la région dépendent largement de l’avion pour accéder à des services qui ne sont pas disponibles localement, notamment pour certains rendez-vous médicaux. Il souligne également que l’éloignement géographique laisse peu de solutions de rechange lorsque les vols sont annulés ou suspendus. La mairesse de Wabush, Gertie Canning, s’est pour sa part montrée particulièrement préoccupée par les enjeux liés aux équipements de sécurité et de lutte contre les incendies à l’aéroport. La situation est d’autant plus sensible que cette infrastructure joue également un rôle stratégique dans les opérations d’urgence et de lutte contre les feux de forêt dans la région.

Le député provincial de Labrador-Ouest, Joe Power, est lui aussi directement concerné par ces enjeux. En juillet, il participait aux côtés des maires de Wabush et de Labrador City à l’annonce provinciale visant notamment à renforcer les ressources de lutte contre les incendies dans la région. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador s’est engagé à poursuivre la planification d’une infrastructure permettant d’accueillir un bombardier d’eau de façon saisonnière à Wabush, ainsi qu’à renforcer les ressources destinées aux interventions d’urgence.

La question dépasse donc largement les désagréments vécus par les voyageurs. La fiabilité de l’aéroport de Wabush touche directement la mobilité des résidents, l’accès aux soins, les déplacements des travailleurs et l’activité économique d’une région isolée. Alors que plusieurs interruptions de service ont touché la région au cours des derniers mois, les autorités locales souhaitent que des solutions durables soient mises en place afin que les résidents de la région puissent compter sur une desserte aérienne prévisible et sur des infrastructures aéroportuaires disposant des équipements nécessaires pour assurer leur sécurité.

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Publié le 25 août, 2026, dans la publication : Numéro_13 Volume_44

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Publié sur le site le 24 août 2026

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Route 389

Nouvelle saison de travaux

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’intersection du nouveau tracé de la route 389 rejoint le boulevard Jean-Claude-Ménard qui relie la municipalité de Fermont à proximité du poste Chantal d’Hydro-Québec et du lac Perchard.

Plusieurs chantiers majeurs seront en activité sur la route 389 au cours de la saison estivale 2026 afin d’améliorer la sécurité de cette voie interprovinciale et de préparer le futur tracé de Fire Lake vers Fermont. Du secteur de Manic-5 jusqu’à Fermont, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) poursuit son vaste programme d’amélioration de cet axe routier stratégique qui constitue le principal lien terrestre entre la Côte-Nord, le Nord québécois et le Labrador. Parmi les interventions prévues cette année, la plus importante demeure la poursuite de la construction du nouveau tracé entre Fire Lake et Fermont, un chantier d’envergure dont la mise en service est prévue en 2028.

Moins de gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel

Le MTMD entreprendra à la fin du mois de juin des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 kilomètres situé entre les kilomètres 240 et 256 de la route 389. Cette intervention permettra de réduire davantage la longueur des portions en gravier entre Manic-5 et le Relais Gabriel, un secteur souvent critiqué par les automobilistes et les camionneurs. Selon le Ministère, ces travaux amélioreront le confort de roulement, réduiront la poussière et contribueront à accroître la sécurité des usagers de la route. Par ailleurs, des travaux sur des services publics réalisés par Hydro-Québec sont prévus sur l’évacuateur de crue du barrage Daniel-Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5, dans le secteur de Rivière-aux-Outardes. Le chantier s’échelonnera du 29 mai au 31 août 2026. Pendant toute cette période, la circulation se fera en alternance en tout temps à cet endroit, ce qui pourrait occasionner certains ralentissements pour les usagers empruntant cette route.

Plus au nord, des kilomètres 410 à 419, des travaux de réhabilitation de la chaussée sont en cours depuis le mois de mai. Le chantier comprend notamment le remplacement de quatre ponceaux ainsi que la correction de déformations et de fissures observées sur la chaussée. La circulation y est maintenue en alternance et les travaux devraient être finalisés au cours du mois de juillet.

Un autre chantier a commencé à la mi-juin au kilomètre 553, dans le secteur de l’affluent du lac Mogridge. Transports Québec procédera à la reconstruction d’un ponceau situé sous la route. Pendant toute la durée des travaux, les automobilistes devront circuler en alternance.

Le tracé Fire Lake-Fermont franchit une nouvelle étape

Le chantier qui attire le plus l’attention demeure celui du projet A du programme d’amélioration de la route 389, de Fire Lake à Fermont. Les travaux ont repris au printemps et se poursuivront tout au long de la saison estivale. Les équipes effectueront des opérations de dynamitage, de forage et de terrassement sur plusieurs secteurs du futur tracé. La construction de ponts, l’installation de ponceaux temporaires et permanents ainsi que divers travaux de stabilisation dans les tourbières figurent également au programme. Une activité soutenue sera visible à proximité du boulevard Jean-Claude-Ménard, qui relie l’actuelle route 389 à la ville de Fermont.

Le projet représente l’un des plus importants investissements routiers réalisés dans la région au cours des dernières décennies. Il prévoit la construction d’environ 60 kilomètres de nouvelle route ainsi que la réfection majeure d’un segment existant d’une dizaine de kilomètres. Le coût global du projet est évalué à près de 494 millions de dollars.

Parcours plus court et plus sécuritaire

Selon le gouvernement du Québec, le nouveau tracé permettra de réduire le trajet actuel d’environ 19 kilomètres de Fire Lake à Fermont. Il éliminera également 11 passages à niveau ferroviaires qui constituent depuis longtemps un enjeu de sécurité pour les usagers. Un seul nouveau passage à niveau sera maintenu. Le projet prévoit aussi l’amélioration du profil routier, l’élimination de plusieurs courbes problématiques, l’augmentation des possibilités de dépassement sécuritaire et l’ajout de voies de refuge destinées aux véhicules hors normes.

La route 389 joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement des communautés nordiques et le transport des marchandises ainsi que dans les activités de l’industrie minière. Elle constitue également un corridor stratégique reliant le Québec au Labrador. Le programme d’amélioration entrepris par Québec vise à accroître la sécurité routière, à faciliter la circulation des biens et des personnes et à soutenir le développement économique du territoire nordique. Si les échéanciers sont respectés, les trois tronçons du projet Fire Lake-Fermont devraient être ouverts à la circulation à l’automne 2028, marquant une étape importante dans la modernisation de la route 389.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Axe routier stratégique
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  • Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
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Publié sur le site le 19 juin 2026

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Aéroport de Wabush

Des enjeux opérationnels ravivent le débat sur sa gouvernance

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’aéroport de Wabush au Labrador sera-t-il cédé éventuellement par le gouvernement Carney au secteur privé ou est-ce que cela soulèverait une levée de boucliers ?

L’aéroport régional de Wabush, une infrastructure stratégique pour le Labrador Ouest et la ville voisine de Fermont au Québec, a récemment fait face à des défis opérationnels qui relancent les discussions à Ottawa sur son mode de gestion et, plus largement, sur l’avenir des petits aéroports régionaux au Canada. Exploité par le gouvernement fédéral par l’entremise de Transports Canada, cet aérodrome constitue un maillon essentiel de la mobilité dans cette région isolée où les alternatives terrestres et ferroviaires demeurent limitées. Il assure notamment le transport de passagers, de travailleurs miniers et de patients nécessitant des transports médicaux urgents.

Perturbations opérationnelles

Au cours des dernières années, l’aéroport a connu plusieurs épisodes de perturbations préoccupantes. Des enjeux liés à la conformité de certains équipements, notamment en matière de services de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, ont occasionné des interruptions temporaires ou des limitations du service aérien. À cela s’ajoutent des contraintes climatiques fréquentes dans le Nord, qui compliquent l’entretien des pistes et la régularité des vols. Ces dérèglements ont eu des effets directs sur la population locale. Dans une région où l’avion représente souvent le seul moyen rapide de déplacement, toute interruption se traduit par des retards dans des soins médicaux, des dérangements dans l’approvisionnement et des impacts sur les activités minières, un pilier économique du secteur.

Modèle de gestion remis en question

Ces difficultés alimentent un débat plus large sur la gestion des infrastructures aéroportuaires régionales au Canada. Le modèle actuel, dans lequel plusieurs petits aéroports sont administrés par le gouvernement fédéral, est de plus en plus questionné par le gouvernement de Mark Carney en raison de ses coûts d’exploitation et de la complexité de maintenir des services dans des zones peu densément peuplées. Dans ce contexte, certaines réflexions politiques évoquent la possibilité de revoir les structures de gouvernance. Parmi les scénarios discutés figurent des partenariats public-privé, un transfert de gestion à des instances régionales ou encore une implication accrue d’opérateurs privés dans l’exploitation quotidienne. Des débats plus larges sur l’optimisation des actifs fédéraux, parfois associés à des orientations politiques fédérales actuelles et futures, incluent également la question des infrastructures nordiques. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée spécifiquement concernant l’aéroport de Wabush.

Enjeux économiques et sociaux majeurs

Toute évolution vers une forme de privatisation ou de transfert de gestion soulève des préoccupations importantes dans la région. Les acteurs socio-économiques locaux craignent notamment une augmentation du coût des billets d’avion, une réduction des services jugés non rentables et une priorisation accrue des besoins industriels au détriment des services essentiels comme les évacuations médicales. À l’inverse, certains observateurs fédéraux estiment qu’un modèle de gestion différent pourrait hypothétiquement permettre d’accélérer les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures et d’améliorer la réactivité opérationnelle alors que les intervenants régionaux craignent que celui-ci soit une fausse « piste » éphémère qui puisse coïncider avec un sous-financement et un délaissement du service local.

Infrastructure essentielle pour une région isolée

Au-delà des considérations économiques et politiques, l’aéroport de Wabush demeure avant tout une infrastructure vitale pour le Labrador Ouest et la communauté voisine de Fermont. Son rôle dépasse largement le transport aérien commercial : il constitue un outil de désenclavement, de sécurité sanitaire et de soutien aux activités industrielles.

Dans un contexte où les besoins de la région sont élevés et les contraintes opérationnelles importantes, l’équilibre entre efficacité économique et service public continuera d’alimenter les discussions et de susciter les passions.

Subrepticement en route vers une privatisation ?

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, s’interroge au sujet d’un projet de loi discret et nébuleux destiné à obtenir furtivement des renseignements de la part des administrations aéroportuaires. Il appert que le gouvernement fédéral pourrait avoir l’intention inavouée de privatiser en douce l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui assure également le service aérien pour Fermont au Québec.

La députée nord-côtière se demande si Ottawa veut faire de l’argent rapide avec les aéroports qui relèvent du ministère des Transports du Canada et a dénoncé, le 13 mai 2026, l’intention sournoise du gouvernement Carney de déposer, de façon discrète, un projet de loi qui constituerait une première étape inavouée visant à privatiser certains aéroports qui appartiennent à Transports Canada, ce qui pourrait toucher six aéroports de sa circonscription en plus de l’aéroport régional de Wabush, situé au Labrador, qui dessert aussi la Côte-Nord. « Dans la mise à jour économique déposée le 28 avril, on peut lire que ‘le gouvernement analyse des possibilités d’exploiter la valeur des aéroports pour investir dans la croissance à long terme du Canada, notamment par des modes de propriété différents’. Cela signifie qu’il fait l’inventaire pour savoir combien de revenus la vente de certains aéroports pourrait engendrer plutôt que de faire l’inventaire des besoins des citoyens et d’y répondre », explique Mme Gill.

Scénario dramatique pour la région

« Quelles seront les conséquences pour la population des régions dites éloignées et pour les citoyens de communautés souvent enclavées, dont les besoins essentiels, la sécurité et l’économie dépendent du transport aérien, si le gouvernement se départit de ses aéroports ? On le sait, le privé vise à maximiser les profits. Alors qui voudra acquérir un aéroport qui génère peu, ou pas, de profits, en plus d’être obligé d’investir dans son entretien et sa réfection ? Je crains que le gouvernement Carney ait déjà dans ses cartons l’objectif de mettre en catimini la clé dans la porte de certains aéroports », confie la députée nord-côtière.

« Voilà pourquoi je veux des réponses maintenant sur les intentions réelles des libéraux derrière ce projet de loi. J’ai d’ailleurs demandé une rencontre au cabinet du ministre des Transports, Steven MacKinnon. Il faut absolument sensibiliser le ministre aux impacts nocifs de la vente de ces actifs pour faire un coup d’argent rapidement au lieu de créer de la richesse pour mieux soutenir nos communautés, où qu’elles soient. On a besoin de connaître la liste des aéroports détenus par Transport Canada qui seront exclus d’un tel projet de vente, car ils ne pourraient pas être viables dans un système privatisé ni intéresser des investisseurs. Si le gouvernement Carney se débarrasse de nos aéroports, ça peut bien paraître dans son bilan artificiellement gonflé, mais un gouvernement responsable ne peut pas gérer ses actifs à la petite semaine en mettant en péril des communautés », conclut la députée bloquiste.

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Publié le 26 mai, 2026, dans la publication : Numéro_10 Volume_44

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Publié sur le site le 26 mai 2026

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Bloc québécois

La députée en tournée à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill (à droite) et sa responsable des communications, Marie-Claude Bélanger, au bureau du bimensuel Le Trait d’union du Nord lors de sa récente visite à Fermont.

La députée de la circonscription de Côte-Nord-Kawawachimach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, était de passage à Fermont afin de prendre notamment part au souper-bénéfice de crabe de l’organisme caritatif Cancer Fermont qui soulignait son vingtième anniversaire, le 25 avril 2026. Elle a profité de son bref séjour pour s’entretenir avec le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte et l’administration de la Ville de Fermont au sujet d’enjeux importants pour la région.

Une habituée de l’événement annuel phare de l’œuvre philanthropique fermontoise qu’elle appuie, Marilène Gill, qui était heureuse d’être sur place comme à son habitude afin d’encourager l’œuvre philanthropique, a prononcé une allocution pour l’occasion. Celle-ci avait au préalable discuté durant la journée avec le préfet et maire et des membres du conseil municipal de dossiers d’envergure pour la localité notamment du suivi de la situation problématique de fermeture de l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert Fermont, survenue récemment de façon récurrente.

La politicienne nord-côtière qui a travaillé, de façon conjointe avec son homologue le député fédéral du Labrador, Philip Earl, a expliqué aux élus municipaux que le volet de la sécurité est en voie d’être résolu, un deuxième camion d’urgence qui doit être testé a été acheté et l’acquisition d’un troisième est en branle, et que la direction aéroportuaire a été remplacée par une gestionnaire d’expérience. Subsiste selon elle le problème des communications déficientes de Transports Canada avec les communautés locales et les médias lorsque survient une crise pour laquelle elle a l’intention d’obtenir des réponses afin de trouver une solution efficace. Informée localement que le crédit fédéral d’impôt nordique n’a pas été indexé depuis 2016, elle a affirmé vouloir soulever la question auprès de l’Agence de revenu du Canada tout en les sensibilisant à l’abus de vérifications de déclarations fiscales (de revenus) que subissent des citoyens fermontois. « Je me suis rendue à Fermont où j’ai pu rencontrer le Conseil municipal et la direction de la Ville de Fermont. »

J’ai de plus accordé des entrevues aux médias locaux et participé au traditionnel souper de crabe de Cancer Fermont où nous avons célébré son 20e anniversaire. J’en ai également profité pour discuter avec plusieurs Fermontois un peu partout dans le mur-écran comme au salon des artisans, où j’ai pu admirer l’expression du talent artistique local, dans des commerces et un restaurant et même jusqu’au Labrador voisin. Je repars avec des dossiers dans mes bagages, mais aussi toute l’énergie que vous m’avez transmise pour les mener à bien », confie la députée bloquiste qui rajoute avec une pointe d’humour : « Je vous rassure. Je ne serai jamais une transfuge. Je n’ai absolument aucune intention de me joindre aux libéraux. » Mme Gill invite les citoyens et les organisations locales à ne pas hésiter à la contacter pour n’importe quel sujet de nature fédérale qui les préoccupe.

« Merci de votre accueil chaleureux sans pareil et à bientôt », confie la députée bloquiste qui, nullement essoufflée, a récemment participé à la deuxième édition du « défi 24 h de survie » au profit de l’organisme Homme aide Manicouagan qui s’est déroulée au pied des monts Groulx-Uapishka, du 3 au 6 avril.

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Publié le 12 mai, 2026, dans la publication : Numéro_9 Volume_44

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Publié sur le site le 13 mai 2026

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Congrès de l’industrie minière

Une délégation fermontoise à Québec

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de gauche à droite sur la photo, les DG du développement économique à la Ville de Sept-Îles, Paul Lavoie, à la Ville de Port-Cartier, Bernard Gauthier, le DG de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et le PDG de la Société du Plan Nord et animateur du panel de discussion, Patrick Beauchesne lors de la conférence « L’état du fer au Québec » qui s’est déroulée dans la capitale québécoise.

Des ambassadeurs de la Ville de Fermont se sont rendus à Québec afin de prendre part à un rendez-vous stratégique pour l’industrie minière, la conférence « État du fer au Québec » organisée par Ressources, Mines & Industrie qui s’est tenue au Manège militaire Voltigeurs du 31 mars au 2 avril 2026.

L’événement de réseautage a réuni des piliers du monde minier québécois incluant des entreprises innovantes et des sociétés d’importance comme ArcelorMittal, Minerai de fer Québec (MFQ) et Rio Tinto IOC. La programmation diversifiée a offert une visibilité aux entreprises souhaitant valoriser leurs innovations, projets, services et technologies auprès d’un public stratégique du domaine minier. Le rendez-vous annuel axé sur les enjeux actuels et futurs du secteur du fer a rassemblé des experts reconnus et des professionnels de la filière énergétique, ferroviaire, minière et portuaire dans le cadre d’analyses, de discussions thématiques et de tables rondes et sur les enjeux structurants du fer au Québec. De nombreux sujets ont été abordés durant la rencontre comme l’innovation et la création de valeur à partir de l’extraction jusqu’au transport vers le port, la logistique et le développement des infrastructures, l’état du marché du fer et ses perspectives économiques incluant le rôle stratégique du fer de haute pureté dans la décarbonation (diminution des émissions de gaz à effet de serre), les politiques publiques liées au développement et à la mise en valeur du fer ainsi que des minéraux critiques et stratégiques, les projets miniers majeurs au Québec et au Labrador, l’énergie, la transformation et l’histoire du fer au Canada.

Des représentants régionaux

Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, était sur place en compagnie du directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et de la directrice générale adjointe de la municipalité, Marie-Philippe Couture.

L’élu confie : « Nous étions en déplacement à Québec afin de prendre part à cette réunion. Ce fut une expérience enrichissante sur tous les plans ainsi qu’une excellente occasion de rencontrer les partenaires du milieu, d’échanger sur les grands enjeux qui touchent notre région et d’établir des contacts avec de futurs clients potentiels pour le nouveau parc industriel fermontois. »

L’administrateur municipal, M. Gagné, a pour sa part eu l’occasion de participer à un panel sectoriel où il a pu exposer certaines problématiques que vivent les villes de la MRC contribuant à susciter une réflexion des principaux acteurs du secteur. Il explique que cette conférence est un lieu de rencontre important pour l’industrie du fer, le secteur privé et le secteur public. « On y constate toute l’intelligence industrielle qui soutient cette activité économique importante pour Fermont, la Côte-Nord et le Québec. Ça a été un moment propice pour rappeler aux entreprises minières présentes sur notre territoire qu’elles ont des responsabilités sociales et que la survie d’une ville comme Fermont, mais également Port-Cartier et Sept-Îles, est en péril si le recours à la commutation aérienne demeure inchangé, voire augmenté. J’ai eu l’occasion de préciser que la Société du Plan Nord n’est pas une agence de voyages et que cette instance ne donne pas des points Air Miles aux minières. Fermont fait tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir ses partenaires miniers et contribuer à leur succès et continuera de le faire avec énergie cependant le cycle de sous-développement du navettage aérien (fly-in/fly-out) doit être considérablement réduit et la tendance inversée. Moins de travailleurs résidents coïncident avec un nombre de famille réduit, des services amoindris, une quantité limitée d’entreprises locales, une diversification économique minimisée et ainsi de suite en empirant. L’industrie doit comprendre les conséquences du phénomène et agir en conséquence maintenant. C’est Fermont et non pas fermons ! Compris ? »

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Course d’endurance à motoneige

C’est un départ pour Cain’s Quest

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les coureurs de Fermont prennent une pause et la pose en compagnie d’admirateurs sur le lac Daviault. Source photo : Myriam Desjardins-Malenfant.

La course internationale d’endurance à motoneige Cain’s Quest, qui célèbre son vingtième anniversaire en 2026, a pris son envol au club de motoneige White Wolf à Labrador City au Labrador, le 22 février 2026. Un total de 18 équipages de motoneigistes se sont élancés à partir du fil de départ en direction du lac Tanya puis du premier poste de contrôle du parcours situé sur le lac Daviault en face de la marina de Fermont au Québec où une foule les attendait peu après pour les accueillir même si le match de hockey de la finale olympique opposant les rivaux canadiens et américains était diffusé simultanément.

C’est la première fois qu’une étape de cette épreuve sportive se trouve en sol fermontois et le public y a pris part avec enthousiasme en démontrant son intérêt pour cet événement qui mobilise beaucoup de bénévoles dévoués afin d’assurer son succès. Une équipe de Fermont, la seule de la MRC de Caniapiscau et l’une des deux seules du Québec dans le cadre de cette édition, a relevé le défi de prendre part à cette compétition extrême d’envergure pour une seconde fois d’affilée. Les deux coéquipiers locaux, Anthyme Bastien et Alexis Dubé, qui arborent le même numéro que lors de leur précédente participation, le 26, étaient attendus avec impatience et ne sont pas passés inaperçus. Ils ont reçu une acclamation chaleureuse et des encouragements lors de leur arrivée sur leurs montures mécanisées de marque Lynx XTerrain RE de l’année qu’ils enfourchent en espérant que leurs bolides les mèneront sans encombre vers la ligne d’arrivée après avoir sillonné un long itinéraire s’échelonnant sur une distance de 3400 kilomètres juchés d’imprévus et d’obstacles auxquels ils auront à se mesurer. Après cette halte obligatoire, les deux coéquipiers sont repartis de plus belle en fonçant à vive allure vers le prochain point de passage obligé.

Parcours éreintant et exigeant

Le lendemain, le tiers des équipages ayant entamé la course la journée précédente, soit six sur les 18 qui se sont alignés au départ, avaient déjà dû se résigner à abandonner pour diverses raisons, ce qui témoigne de toute la difficulté de réussir à compléter l’itinéraire rempli d’embûches. Des problèmes mécaniques ou de santé, une motoneige a pris en feu sur un lac, un coureur a dû être évacué en hélicoptère vers l’hôpital de Labrador City pour une urgence médicale après avoir subi des blessures. Il restait donc, le 23 février, 12 équipes poursuivant leur trajet tout en affrontant les rigueurs du climat et en se mesurant aux aléas qui pourraient survenir avec l’objectif de franchir le fil d’arrivée au point d’origine à Labrador City, dont celle de Fermont qui est seulement la deuxième à avoir pris part à la course. Celle qui les a précédés était composée du duo fermontois de René Arsenault et de Luc Desrosiers qui s’est classé en seconde place lors du lancement de la toute première édition en 2006.

Au moment de mettre sous presse, la course n’était pas terminée.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

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Publié sur le site le 3 mars 2026

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Aéroport de Wabush

Transports Canada doit améliorer ses pratiques

par Éric Cyr

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, a interpellé pour la seconde fois le ministre responsable de Transport Canada, Steven MacKinnon, le 12 février 2026, dans le dossier de la gestion déficiente de l’aéroport de Wabush au Labrador, qui a subi de nombreuses fermetures en 2025 et en 2026, afin qu’il intervienne pour s’assurer que le ministère des Transports du Canada qui gère cet aérodrome corrige ses façons de faire de façon à éviter que d’autres problèmes récurrents surviennent.

Les fermetures répétées de l’aéroport régional, qui dessert également Fermont au Québec, dans un intervalle rapproché, ont fait réagir madame Gill qui a tenu à questionner le ministre fédéral des Transports sur la situation, après avoir été informée par plusieurs citoyens et élus du manque d’informations et de transparence du ministère au sujet de l’interruption persistante de services à cet aéroport dans un court laps de temps, soit à trois reprises en trois mois.

Des conséquences

« Le ministère doit tenir compte que l’aéroport de Wabush est un service essentiel pour les citoyens de notre circonscription et qu’il permet non seulement les déplacements pour le travail, mais aussi des motifs personnels. Il contribue aussi aux services essentiels, en transportant du personnel et des biens médicaux. En octobre dernier, l’aéroport a été fermé plusieurs jours à cause d’un changement à la réglementation. Cette fermeture était prévue. Les Nord-Côtiers auraient pu et dû en être informés. L’aéroport a ensuite été fermé plusieurs jours dans le temps des Fêtes, puis encore quelques jours en janvier. Chaque fois, les citoyens ont été désagréablement surpris par la situation, ont été laissés à eux-mêmes, ont tenté de deviner ce qui se passait et de trouver des solutions. C’est inacceptable ! », affirme la députée de la Côte-Nord. « Je comprends que certaines situations liées à la météo sont parfois hors de contrôle. Cependant, le ministère peut donner les ressources nécessaires pour maximiser les efforts des équipes sur le terrain afin de réduire les fermetures soudaines. De plus, en ce qui concerne la fermeture du mois d’octobre, nous comprenons qu’il s’agissait d’un changement de réglementation auquel le ministère n’a pas prêté l’attention requise, donc que la fermeture aurait pu être évitée. C’est déplorable », ajoute la députée bloquiste qui réclame l’intervention du ministre fédéral des Transports dans ce dossier. « Je demande au ministre MacKinnon de donner à cette situation l’attention requise afin que les problèmes récurrents soient réglés. Il faut d’abord que Transport Canada mette les ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’aéroport en cas d’évènements météorologiques. Le ministère devrait aussi développer un service de communication digne de ce nom pour informer les citoyens et les élus de l’évolution de la situation lors d’une fermeture temporaire »,
conclut Marilène Gill.

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, du Parti libéral du Canada, qui a travaillé durant deux décennies dans le domaine de l’aviation, a également affirmé avoir contacté à nouveau, pour la deuxième fois, son collègue de son propre gouvernement, le ministre des Transports Steven MacKinnon, en lui demandant de lancer une enquête pour déterminer les causes profondes de ces problèmes persistants afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. Il avait alors qualifié la situation d’« embarrassante ».

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

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Publié sur le site le 3 mars 2026

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Transport aérien

Des lacunes majeures et persistantes

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

Le manque de fiabilité et l’imprévisibilité du service aérien à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui est exploité par le ministère des Transports du Canada et qui lui appartient, nuisent grandement à plusieurs sphères de l’activité économique, médicale et sociale de la région des deux côtés de la frontière du Québec-Labrador en plus d’avoir des répercussions dans d’autres domaines connexes ici et ailleurs.

Ce phénomène déroutant et récurrent de défaillances qui se manifeste fréquemment par des annulations et des reports de vols pour toutes sortes de raisons, parfois douteuses, ainsi que la paralysie totale de l’aérogare de Wabush, qui s’est produit de façon répétée à trois reprises totalisant une semaine d’interruption des vols commerciaux en moins de trois mois depuis novembre 2025, représente une problématique systémique. Plusieurs résidents de Fermont, de Labrador City et de Wabush ont perdu confiance en la desserte aérienne et jugent que la situation inacceptable n’est pas que conjoncturelle, mais est plutôt causée par l’incompétence des gestionnaires aéroportuaires et le manque de considération pour la clientèle manifestée par certains transporteurs aériens. Le scénario trop souvent aléatoire et imprédictible d’un déplacement aérien alimente l’incertitude et cause un stress important sur les passagers devant se déplacer par avion. Ces citoyens, dont certains ont déjà pris part à un geste de désobéissance civile dans le cadre d’une manifestation citoyenne en face de l’aéroport visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local, en octobre 2024, exhortent les élus à trouver des solutions afin de régler les déficiences de ce moyen de locomotion qui est crucial pour le transport de personnes et de biens pour les communautés locales.

Dommages collatéraux

Le vacillement de ce mode de transport par voie aérienne nuit aux patients des trois localités nordiques qui doivent se déplacer en avion pour obtenir des services médicaux non disponibles sur place et pour rencontrer des spécialistes à l’extérieur. Un grand nombre de malades souvent vulnérables ont eu à subir les inconvénients liés à des résiliations ou à des décalages de vols. Ces retards perturbent l’horaire de leurs rendez-vous médicaux importants qui prennent du temps à obtenir et qui doivent parfois être annulés ou remis. Cette dynamique nuisible est dommageable à la fois pour ceux-ci, qui subissent un stress nocif influençant de façon négative leur état de santé, mais a également des conséquences pour d’autres acteurs du milieu. La tendance perturbatrice se reflète notamment sur l’offre de services locale en nuisant au recrutement et à la rétention de médecins. L’omnipraticien Georges Gaba, qui exerce sa profession médicale au Centre de santé de Fermont, explique que des collègues qui souhaitaient venir travailler localement ont changé d’idée après avoir constaté le manque d’efficacité des déplacements aériens : « Certains de mes amis que j’ai approchés pour les inciter à venir pratiquer la médecine à Fermont et qui avaient manifesté un grand intérêt se sont ravisés et ont changé d’avis lorsqu’ils ont appris que j’ai été retenu durant quatre jours à attendre un vol à Wabush en décembre dernier. » Une dentiste qui a également été « prise en otage » à l’aéroport à la même période songeait à ne plus revenir et à changer d’endroit dans le cadre de son exercice professionnel. La situation occasionne aussi des maux de tête à certaines minières et pour des entrepreneurs locaux qui dépendent en bonne partie d’une main-d’œuvre utilisant des navettes aériennes (fly-in/fly-out) afin d’assurer la bonne marche de leurs activités.

À la suite de ces perturbations aériennes, une demande urgente a été adressée au ministre canadien des Transports par le député fédéral du Labrador, Philip Earle, afin d’obtenir une rencontre avec lui et des représentants du Ministère pour faire la lumière sur ces dérangements et en déterminer la cause profonde. Le député libéral labradorien a également exigé une mise à jour concernant le mandat relatif à la catégorie 6 des aéroports. Une rencontre entre les deux politiciens était prévue à la fin janvier. Le député Earle a confié que le processus a été amorcé afin de trouver un nouveau gestionnaire qui possède une grande expérience dans la gestion d’un aéroport situé dans le Nord et un nouvel administrateur est en cours de nomination s’il n’est pas déjà entré en fonction.

Selon un ancien superviseur pour Transports Canada à l’aéroport local, Kirk King, en raison de la récente démission de la directrice de l’aéroport local, la direction sera dorénavant assurée de façon temporaire pour une période de 90 jours par l’agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada qui était auparavant rattachée à l’aéroport de Sept-Îles sur la Côte-Nord, Karen Young.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

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Publié sur le site le 3 février 2026

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Transport aérien

Zizanie à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

L’aéroport régional de Wabush au Labrador a connu à nouveau des perturbations majeures ayant paralysé totalement le trafic aérien, cette fois-ci à l’approche de Noël, ce qui a occasionné des maux de tête à des centaines de passagers qui devaient se déplacer en avion. Aucun vol n’a pu y atterrir ou décoller, du 19 au 22 décembre 2025, puisque la piste a été condamnée durant ces quatre jours. Cette fermeture totale de l’aérodrome a été causée par des conditions météorologiques difficiles ayant favorisé la formation de glace.

Les mauvaises expériences s’accumulent pour la desserte aérienne de Wabush à la suite d’une gestion problématique des infrastructures aéroportuaires et d’une offre de service déficiente.

Deuxième occurrence

C’est la seconde interruption de service en deux mois à ce terminal aérien. Le précédent épisode ayant nécessité une suspension des vols commerciaux durant deux jours, en novembre dernier, avait été causé par de la négligence, voire de l’incompétence, de l’administration aéroportuaire qui avait omis de remplacer des pneus trop usés sur un véhicule d’urgence. Le mécontentement populaire concernant les problèmes de communications récurrents et la piètre qualité du service offert aux usagers de cet aérodrome, exprimé notamment sur les réseaux sociaux, aura finalement eu la tête de la gestionnaire responsable de la récente réintroduction des services d’urgence-incendie aéroportuaires, qui avaient été démantelés en août 2020 pour une durée de près de 5 ans par le ministère des Transports du Canada, la directrice de l’aéroport de Wabush, Belinda Curran, qui a remis sa démission et cessé ses fonctions le 16 janvier.

La colère gronde

La tension était palpable dans l’aérogare constamment bondée de nombreux passagers fatigués et impatients, de quoi décourager n’importe quel hodophile. Ceux-ci circulaient dans une confusion totale en tentant d’obtenir des renseignements sur le cumul de suppressions de vols et l’évolution de la situation dans une atmosphère de brouhaha généralisé. Malgré une annulation de vols, l’un après l’autre, des voyageurs conservaient un mince espoir de pouvoir enfin embarquer à bord d’un aéronef. Malheureusement, le tarmac est demeuré désert durant cette période de désarroi pour plusieurs qui ignoraient ce qui allait advenir. Ils observaient en colère ou de façon résignée la nonchalance ambiante qui régnait sur place.

Pluie, verglas et refroidissement soudain

Une alerte météorologique, signalant un système pluvieux intense suivi d’un refroidissement éolien soudain, avait au préalable été émise. Cela aurait dû contribuer à enclencher un processus préventif pouvant inclure le recouvrement de la piste de neige afin de mieux pouvoir casser la glace par la suite selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, qui considère que des erreurs ont été commises et que tous les moyens n’ont pas été pris pour éviter une telle crise. Celui-ci juge le tout combiné à une mauvaise gestion qui a mené aux problématiques qui en ont découlé. Il explique de plus que les produits de déglaçage pour faire fondre la glace sur la piste d’atterrissage ont été entreposés à l’extérieur et exposés au soleil durant la période estivale, ce qui a affecté leur performance en réduisant considérablement leur efficacité.

Retour à la « normale »

Après quelques jours de chaos et de tergiversations, un traitement chimique additionnel a été appliqué et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour faciliter le déglaçage de la piste. La reprise graduelle des activités a finalement eu lieu dans la soirée du 22 décembre lorsqu’un premier aéronef a enfin pu atterrir et reprendre son envol. Toutes ces péripéties ont gâché les plans de voyage de plusieurs et ont forcé de nombreux passagers à annuler leurs déplacements aériens et à prendre d’autres dispositions comme de se résoudre à emprunter la route pour atteindre leur destination. Le principal transporteur aérien commercial de l’aéroport, PAL Airlines, a nolisé des autobus afin d’acheminer des clients en attente de leur vol jusqu’à l’aéroport de Happy Valley-Goose Bay au Labrador pour qu’ils puissent décoller de cet endroit. Des minières ont fait de même pour des travailleurs utilisant le navettage aérien, qui ont été pris en otage plusieurs jours, pour leur permettre de rentrer chez eux.

Le député fédéral de la circonscription du Labrador, le libéral Philip Earle, qui avait communiqué avec le ministre des Transports de son gouvernement afin de trouver des solutions lors de la première fermeture, a dit avoir été « en contact direct et continu » avec les autorités aéroportuaires et les compagnies aériennes durant cette période d’agitation tumultueuse.

Le député fédéral du Labrador s’impatiente

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a affiché une fois de plus son mécontentement au sujet des complications fréquentes perturbant le trafic aérien qui surviennent de façon courante à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 8 janvier 2026.

« Des interruptions de vols sont survenues de nouveau à l’aéroport de Wabush, ce qui constitue la troisième perturbation majeure depuis octobre 2025. Ce niveau d’interruptions répétées est inacceptable pour notre région et pour les passagers qui dépendent de ce moyen de transport », a confié le député fédéral libéral qui s’est exprimé au sujet de la nouvelle situation problématique survenue au début janvier. « Le récent problème n’était pas lié aux conditions météorologiques au sens habituel, mais plutôt aux opérations de déneigement de l’aérodrome. La ligne centrale de la piste avait été dégagée sur 90 pieds et un NOTAM (Notice to Airmen, ou Avis aux navigants en français, un message essentiel diffusé par les autorités aéronautiques pour informer les pilotes et le personnel navigant de changements temporaires ou non permanents affectant les activités aériennes, de dangers ou de restrictions concernant la navigation comme la fermeture de pistes) avait été émis en conséquence », a expliqué le député qui est lui-même issu du monde de l’aviation.

Selon le politicien, à l’extérieur de cette ligne axiale de 90 pieds, l’état de la surface de la piste était inférieur aux limites réglementaires pour l’atterrissage selon le type d’avion. Conformément aux spécifications d’exploitation du transporteur aérien PAL Airlines, l’aéronef Dash 8-400 (Q-400) doit disposer d’une ligne centrale longitudinale dégagée sur 100 pieds pour pouvoir atterrir légalement, tandis que d’autres types d’appareils exigent une largeur de dégagement différente ou moindre. Par conséquent, l’appareil n’a pas pu atterrir tant que l’axe de piste est demeuré à 90 pieds. Ce n’est qu’en début de soirée que la piste a été élargie à l’envergure requise de 100 pieds, permettant alors à tous les aéroplanes, y compris le Dash 8-400, d’opérer normalement.

Dialogue de sourds

« Les problèmes opérationnels persistants à l’aéroport de Wabush doivent être réglés. J’ai à nouveau communiqué par écrit avec les autorités compétentes afin de rechercher une solution à ces enjeux récurrents. Notre communauté, nos travailleurs et nos entreprises dépendent d’un service aérien fiable et ces interruptions répétées minent la confiance en causant de réelles difficultés aux voyageurs. Je continuerai à suivre ce dossier jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, une responsabilité et une solution durable. Nous méritons un service aérien plus sûr et je continuerai d’exiger cette fiabilité de la part de l’exploitant jusqu’à ce qu’elle soit au rendez-vous. Nos attentes sont justes et raisonnables, le service est loin d’être acceptable et un changement s’impose », a conclu le député fédéral du Labrador.

Opinion dissidente

Un ancien superviseur pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, réfute les affirmations et les conclusions de l’élu labradorien qui sont selon lui erronées ou de mauvaise foi. « Avant que PAL fasse l’annonce de l’impossibilité d’atterrir à Wabush pour ses avions, ils l’ont pourtant fait à maintes reprises au préalable sur une piste dégagée de 90 pieds avec un appareil Q-400. Qu’est-ce qui a changé entre ce moment et les jours suivants où les responsables exigeaient une surface d’au moins 100 pieds ? Sans explications plus convaincantes, les passagers lésés ont certainement droit à des indemnisations, car cette décision a été prise par PAL qui a soit mal interprété la réglementation ou commis une erreur. Cet incident n’aurait jamais dû se produire. J’ai en ma possession les preuves de ce que j’avance et c’est avec plaisir que je les partagerai avec quiconque souhaite les obtenir afin de faire une demande de dédommagement auprès du transporteur aérien ou des petites créances », explique ce dernier.

Avec du recul, force est de constater qu’à Wabush, ce n’est pas la glace qui a cloué les avions au sol, c’est plutôt l’absence d’anticipation, de gouvernance robuste et de parole fiable selon le pilote privé Jimmy Delalin qui explique qu’il existe des tensions entre les normes en vigueur et la sécurité. « Le problème n’est plus seulement l’état de la piste, mais l’absence d’alignement entre règles, pratiques et responsabilités et ce décalage finit toujours par pénaliser les passagers. »

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Transport aérien

Une fermeture brusque et soudaine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’entrave de la circulation des autobus de travailleurs lors du geste de désobéissance civile survenu le 21 octobre dernier. Sur la couverture, des perturbations à l’aéroport de Wabush. Source photo : Facebook.

L’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert également Fermont au Québec, a cessé ses activités liées aux vols commerciaux sans notification au grand désarroi des passagers qui s’étaient procuré des billets d’avion qui ont appris la nouvelle de façon soudaine sans avis préalable et qui ont dû composer avec cet imprévu qui a nui à leurs déplacements durant près de deux jours, les 20 et 21 octobre 2025. Les vols offerts au public ont repris le 22 octobre.

Cette interruption de service, qui n’a pas affecté les vols nolisés transportant des travailleurs aéroportés utilisant le navettage aérien (fly-in/fly-out) sauf pour l’imposition d’une limitation du nombre de passagers qui a été fixé à 19, a cependant nui aux clients des entreprises aériennes Provincial Airlines (PAL) et à ceux de son partenaire, Air Borealis, qui en ont subi les désagréments ainsi qu’à ceux d’Air Liaison, qui vient tout juste d’offrir des vols à ce terminal aérien. La situation ‘inattendue’ aurait pu être prévisible puisqu’elle découle directement de la décision controversée du gouvernement de Justin Trudeau de démanteler le service aéroportuaire d’urgence-incendie à cet aérodrome, en août 2020, malgré une forte opposition locale et une vague d’indignation. Ce choix, qui avait été dénoncé à l’époque par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région, a refait surface en causant la problématique vécue durant cette période d’incertitude et de stress pour les voyageurs ayant à emprunter la desserte aérienne de Wabush incluant des patients qui devaient se rendre à des rendez-vous médicaux pour des traitements ou pour consulter un spécialiste de la santé ainsi que pour les gens en attente de certains médicaments qui sont livrés par avion.

Le nouveau député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, lui-même issu de l’industrie de l’aviation, qui a géré la situation a confié : « Les opérations aériennes à l’aéroport de Wabush ont été interrompues en raison d’un problème touchant la disponibilité des services d’incendie et de sauvetage en cas d’écrasement, une exigence essentielle en vertu de la réglementation canadienne de l’aviation. »

Ce dernier n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait d’un manque d’effectifs ou d’équipements de service-incendie. L’ancienne députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui faisait partie du gouvernement ayant consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, avait pourtant annoncé, en décembre dernier, la réinstallation du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, qui avait été retiré durant près de cinq ans, à compter du début 2025.

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui a contacté le bureau du député du Labrador à ce sujet et qui a suivi avec attention l’évolution des événements en gardant des liens constants avec le bureau du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, et la Ville de Fermont, a déploré un manque de communication de la part du ministère, qui a finalement invoqué qu’il manquait un camion de pompiers sur place pour justifier la raison de cet arrêt des vols commerciaux. « Nous avons la ferme intention de demander des explications et les détails relatifs à cette affaire au gouvernement Carney incluant les mesures adoptées afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus », a affirmé la députée bloquiste.

Désobéissance civile

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local avait déjà eu lieu en face de l’aéroport, en octobre 2024, cependant c’est la première fois qu’un geste de désobéissance civile se produit. La chaîne de communications déficiente des autorités aéroportuaires au sujet des raisons ayant occasionné l’arrêt des vols de passagers laissant planer le doute au sein du public qui ne pouvait plus utiliser l’aérodrome a sans doute contribué à favoriser le déclenchement de cette manifestation spontanée de résistance passive qui témoignait du mécontentement populaire et dans le cadre de laquelle des citoyens ont entravé de façon non organisée et pacifique la circulation des autobus transportant des travailleurs en partance de l’aérogare afin de dénoncer le double standard observé entre les vols offerts aux résidents et ceux des travailleurs ambulants, le 21 octobre. Ce ralentissement imposé aux autocars transportant des travailleurs a nécessité une intervention policière afin d’y mettre fin.

Fait inusité illustrant toute l’ampleur de la problématique, le député Earle, qui a qualifié d’embarrassante la situation et qui souhaite une solution définitive et permanente à ce problème récurrent, a fait parvenir une lettre au bureau du ministre des Transports de son propre gouvernement afin d’exprimer sa frustration et ses préoccupations relatives à cette interruption du service aérien en mentionnant notamment que les infrastructures aéroportuaires sont essentielles pour la région et que les répercussions sont majeures tant pour les citoyens que pour les entreprises des communautés de l’Ouest du Labrador et de Fermont.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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TransQuébec-Labrador

Le pari d’un cycliste audacieux

par Éric Cyr

Un cycliste originaire du Sud de la France, Donnie Edery, qui habite dans la métropole québécoise depuis quatre ans, a décidé d’entreprendre un périple sur une distance de 6000 kilomètres à partir d’Ottawa où habite sa petite amie. Il a entamé cette exigeante randonnée à vélo nécessitant une préparation de longue haleine qui le mènera à travers trois provinces atlantiques puis en Gaspésie avant son retour à son point d’origine. Il était dans la région de Fermont et de l’Ouest du Labrador à la mi-octobre.

Détenteur d’un baccalauréat en philosophie de l’Université Paris-Nanterre (Paris-X), celui-ci qui a également une formation en mécanique automobile se considère comme un aventurier qui aime affronter l’adversité en relevant de nouveaux défis afin de repousser ses limites tout en évitant le point de rupture. Le jeune homme de 23 ans, qui filme et relate ses aventures le long de ce trajet qu’il a baptisé « Route de l’impossible » sur les médias sociaux et sur sa chaîne YouTube Petit Donnie, est parti de la capitale fédérale le 23 septembre 2025. Il confie que les dénivelés de la route 389 constituent une épreuve en soi et représentent pour lui le plus important défi à ce jour, car gravir ces pentes en pédalant a demandé une énergie particulière, le tout combiné aux exigences liées aux froides températures hivernales. Le cycliste, qui a déjà effectué deux autres traversées majeures à vélo à l’international, soit Paris-Angleterre-Écosse et dans l’arrière-pays nippon et les Alpes japonaises, sait à quoi s’attendre. Pourtant quoiqu’il s’entraîne assidûment et qu’il soit en excellente forme physique, les montées impressionnantes de la 389 surgissant l’une après l’autre en particulier dans les monts Groulx-Uapishka ont nécessité toute la force de sa volonté en testant sa détermination, sa persévérance et sa ténacité sur ce parcours unique.

« Une  de la sorte en autonomie complète sur une telle étendue est très exigeante physiquement et constitue un défi mental qui demande une grande préparation et des ressources adaptées en conséquence comme de transporter un téléphone satellite en cas d’urgence. Les paysages et le relief montagneux sont grandioses et incitent à poursuivre le parcours en crescendo. Je pars habituellement aux premières lueurs du matin et je roule jusqu’au coucher du soleil », explique Donnie Edery qui effectue en moyenne une centaine de kilomètres quotidiennement et qui est ravi de l’accueil chaleureux qu’il reçoit dans les communautés isolées visitées. Celui qui a fait la rivière des Outaouais en kayak et qui a escaladé le plus haut col de randonnée au monde, l’Annapurna situé à 5400 mètres d’altitude dans l’Himalaya au Népal, confie : « Je me sens souvent moins seul en forêt que dans le centre-ville de Montréal sauf peut-être quand je roulais exceptionnellement de nuit dans un secteur isolé afin d’atteindre le motel de l’Énergie à la centrale hydroélectrique de Manic-5 et que j’ai entendu les hurlements d’une meute de loups par un soir de pleine lune. J’avoue que cela m’a causé un certain stress. » L’athlète quelque peu éreinté par son difficile itinéraire qui produit des montages vidéo en chemin et qui adore communiquer avec les gens et partager ses expériences de voyage en utilisant l’Internet conclut : « Je monte en selle parfois durant une période de onze heures consécutives. Entre les escales où il y a des populations, je dors dans le bois et comme nourriture je mange des aliments lyophilisés que je réhydrate. »

La prochaine étape, le Labrador, puis un traversier pour atteindre l’île de Terre-Neuve qu’il va explorer à vélo avant de prendre un autre bateau pour se rendre sillonner deux provinces maritimes, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Pour en connaître davantage sur les péripéties du jeune aventurier, vous pouvez consulter la page Facebook Petit Donnie et sur YouTube : https://www.youtube.com/@petit_donnie.

Les entreprises intéressées à commanditer ses voyages d’aventure en obtenant une visibilité en retour sont priées de le contacter.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Prix du carburant

Le Québec fait cavalier seul

par Éric Cyr

Le Québec continue à fixer un prix sur le carbone ce qui influe grandement sur le coût du carburant à la pompe. Les consommateurs québécois peuvent particulièrement constater ce phénomène dans les régions frontalières avec les autres provinces, qui ont abandonné cette mesure de tarification depuis l’abolition de la taxe fédérale sur le carbone, le 1er avril 2025.

Le gouvernement de François Legault navigue à contre-courant des autres provinces et a choisi de conserver son propre système de tarification du carbone, ce qui fait que les Québécois paient plus cher lorsqu’ils font le plein de leurs véhicules à la station-service.

Selon la directrice générale de Libre-Service Fermont, Nancy Hardy, cette décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) se ressent localement, car le prix de l’essence et du diesel diffère passablement de celui des compétiteurs situés à une trentaine de kilomètres au Labrador voisin. « Le gouvernement Legault a choisi de maintenir une taxe carbone contrairement aux autres provinces, ce qui fait qu’on observe une différence du prix au litre entre Fermont et Labrador City. Nous ne percevons qu’environ 2 % de profit par litre comparativement à ailleurs au Québec ou les détaillants peuvent percevoir de 8 à 9 % le litre. Comme nous sommes en région éloignée, les frais de transport influent aussi sur la facture. Nous sommes capables de vendre l’essence et le diesel à ce prix à cause des produits dérivés que nous offrons au dépanneur sinon ce serait beaucoup plus difficile. »

Des réalités à considérer

Les distributeurs et les raffineurs peuvent conserver une certaine marge bénéficiaire en ajustant un peu les prix et Mme Hardy explique que la station-service fermontoise indépendante doit considérer le prix de détail. Elle cite en exemple des détaillants le long de la route 389 comme au Relais Gabriel et à Manic-5 qui le vendent à sa véritable valeur. « On essaie d’offrir les prix les plus bas du marché, mais on doit se conformer aux règles imposées par le gouvernement de la CAQ qui joue beaucoup sur le prix offert à la pompe à Fermont. On vit une situation particulière, car nous sommes en région éloignée. Nous devons tenir compte de cette décision gouvernementale ainsi que du prix déterminé et facturé par le fournisseur qui nous approvisionne, deux réalités que l’on ne peut changer et qui nous affectent. Je remercie notre clientèle de sa compréhension et de son soutien. Nous avons toujours du plaisir à bien vous servir et nous tentons constamment de nous améliorer. Vos suggestions constructives sont les bienvenues. »

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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