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  • Transports Canada doit améliorer ses pratiques

    Aéroport de Wabush

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    Aéroport de Wabush

    Une 3 décembre, 2024

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Réinstauration des services d’urgence-incendie

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La sécurité des passagers menacée

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Atterrissage d’urgence à Wabush

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Aéroport de Wabush

Transports Canada doit améliorer ses pratiques

par Éric Cyr

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, a interpellé pour la seconde fois le ministre responsable de Transport Canada, Steven MacKinnon, le 12 février 2026, dans le dossier de la gestion déficiente de l’aéroport de Wabush au Labrador, qui a subi de nombreuses fermetures en 2025 et en 2026, afin qu’il intervienne pour s’assurer que le ministère des Transports du Canada qui gère cet aérodrome corrige ses façons de faire de façon à éviter que d’autres problèmes récurrents surviennent.

Les fermetures répétées de l’aéroport régional, qui dessert également Fermont au Québec, dans un intervalle rapproché, ont fait réagir madame Gill qui a tenu à questionner le ministre fédéral des Transports sur la situation, après avoir été informée par plusieurs citoyens et élus du manque d’informations et de transparence du ministère au sujet de l’interruption persistante de services à cet aéroport dans un court laps de temps, soit à trois reprises en trois mois.

Des conséquences

« Le ministère doit tenir compte que l’aéroport de Wabush est un service essentiel pour les citoyens de notre circonscription et qu’il permet non seulement les déplacements pour le travail, mais aussi des motifs personnels. Il contribue aussi aux services essentiels, en transportant du personnel et des biens médicaux. En octobre dernier, l’aéroport a été fermé plusieurs jours à cause d’un changement à la réglementation. Cette fermeture était prévue. Les Nord-Côtiers auraient pu et dû en être informés. L’aéroport a ensuite été fermé plusieurs jours dans le temps des Fêtes, puis encore quelques jours en janvier. Chaque fois, les citoyens ont été désagréablement surpris par la situation, ont été laissés à eux-mêmes, ont tenté de deviner ce qui se passait et de trouver des solutions. C’est inacceptable ! », affirme la députée de la Côte-Nord. « Je comprends que certaines situations liées à la météo sont parfois hors de contrôle. Cependant, le ministère peut donner les ressources nécessaires pour maximiser les efforts des équipes sur le terrain afin de réduire les fermetures soudaines. De plus, en ce qui concerne la fermeture du mois d’octobre, nous comprenons qu’il s’agissait d’un changement de réglementation auquel le ministère n’a pas prêté l’attention requise, donc que la fermeture aurait pu être évitée. C’est déplorable », ajoute la députée bloquiste qui réclame l’intervention du ministre fédéral des Transports dans ce dossier. « Je demande au ministre MacKinnon de donner à cette situation l’attention requise afin que les problèmes récurrents soient réglés. Il faut d’abord que Transport Canada mette les ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’aéroport en cas d’évènements météorologiques. Le ministère devrait aussi développer un service de communication digne de ce nom pour informer les citoyens et les élus de l’évolution de la situation lors d’une fermeture temporaire »,
conclut Marilène Gill.

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, du Parti libéral du Canada, qui a travaillé durant deux décennies dans le domaine de l’aviation, a également affirmé avoir contacté à nouveau, pour la deuxième fois, son collègue de son propre gouvernement, le ministre des Transports Steven MacKinnon, en lui demandant de lancer une enquête pour déterminer les causes profondes de ces problèmes persistants afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. Il avait alors qualifié la situation d’« embarrassante ».

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

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Publié sur le site le 3 mars 2026

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Aéroport de Wabush

Réinstauration des services d’urgence-incendie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne caserne des pompiers aéroportuaires de Transports Canada adjacente à l’aéroport de Wabush reprendra du service à compter de l’an prochain.

Les services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush qui avaient été démantelés par le ministère des Transports du Canada, en août 2020, ce qui avait suscité une vague d’indignation et un tollé au sein de la population locale, seront finalement réintroduits plus de quatre ans et demi plus tard, mettant fin à l’insécurité et au grand mécontentement des utilisateurs de la desserte aérienne au sujet de l’absence de mesures adéquates de sécurité.

Le retrait du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs de l’aéroport, qui avait été vivement dénoncé à l’époque, a refait surface dans l’actualité à la suite de la récente manifestation citoyenne qui critiquait la piètre qualité du service offert à l’aérogare local ainsi que le coût extrêmement élevé des billets d’avion non subventionnés. La situation, qui était préoccupante pour l’ensemble des élus municipaux ainsi que des intervenants du milieu des deux côtés de la frontière notamment pour le député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, et pour la députée bloquiste de Manicouagan (Côte-Nord), Marilène Gill, avait mobilisé les instances régionales qui se sont unies afin d’exiger le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales. La Ville de Fermont avait alors adopté une résolution qu’elle a fait parvenir au ministre fédéral des Transports afin de tenter de faire bouger les choses.

Réintroduction

C’est la députée fédérale du Labrador, faisant partie du gouvernement Trudeau, qui avait consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, la libérale Yvonne Jones, qui a fait l’annonce de cette réinstallation très attendue sur sa page Facebook, le 20 novembre 2024.

« Je suis ravie d’annoncer que les services d’urgence aéroportuaires seront redéployés à l’aéroport de Wabush. Je suis enthousiaste de vous informer que Transports Canada rétablira sur place les activités et les infrastructures destinées à lutter contre les incendies et de secours. Ce service essentiel garantira une sécurité accrue pour les voyageurs et le personnel de l’aérogare, offrant ainsi une tranquillité d’esprit à notre communauté et aux visiteurs du Labrador. La nouvelle équipe fonctionnelle sera en place d’ici la nouvelle année marquant un progrès important pour maintenir des normes de sécurité de classe mondiale (sic) dans ce nécessaire pôle de transport. Merci à ceux qui ont plaidé en faveur de ce service indispensable et à Transports Canada pour avoir reconnu la nécessité de cet investissement dans notre région. Ensemble, nous construisons un avenir plus fort et plus sûr pour les Labradoriens. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Transport aérien régional

Fin des perturbations à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Sur la photo, les installations désertées du piquet de grève.

Les syndiqués de l’Union canadienne des employés des transports (UCET) qui travaillent pour le gouvernement fédéral à l’aéroport de Wabush au Labrador et qui sont membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont voté en faveur d’un mandat de grève, le 19 avril 2023, et ont érigé une ligne de piquetage au travers de la route d’accès menant au terminal aéroportuaire.

Selon le président de la section locale 90940 du syndicat UCTE/UCET à Wabush, Kirk King, qui représente les employés de piste et de bureau à l’aéroport régional, qui dessert aussi Fermont au Québec, une grève a été déclenchée à la suite du conflit de travail avec Ottawa qui s’éternisait et des retards étaient à prévoir pour les passagers qui utilisent cette aérogare puisqu’un piquet de grève avait été installé en travers de la route qui mène à l’aérodrome pour bloquer et ralentir la circulation.

« Les gens devaient prévoir du temps additionnel pour franchir la ligne de piquetage en fonction du nombre de voitures dans la file. Ce ralentissement aurait pu affecter les vols aériens en occasionnant des retards, ce qui ne fut pas le cas. » Deux travailleurs jugés essentiels sont demeurés en fonction donc des avions ont malgré tout pu atterrir et décoller.

« Les patients médicaux arrivant en ambulance pouvaient traverser en priorité, mais les cas non urgents qui devaient prendre un vol aérien pour aller consulter un spécialiste à l’extérieur de la région ont aussi dû faire la file. »

Ralentissement acceptable

Ce ralentissement du trafic routier n’a pas nécessairement posé de problèmes insurmontables pour les passagers aériens, du moins pour ceux qui ont anticipé un éventuel bouchon et qui se sont rendus sur place plus à l’avance que ce qui est normalement exigé. Le phénomène a cependant causé des problèmes non prévus pour ceux qui attendaient pour franchir le périmètre contrôlé par les grévistes puisque certains travailleurs œuvrant pour des entrepreneurs de la région ont dans quelques cas isolés abandonné le véhicule de leur employeur le long de la chaussée afin de se rendre à pied attraper leur vol. L’intervention des policiers provinciaux de la Royal Newfoundland Constabulary et de remorqueurs a alors été nécessaire, ce qui a pu contribuer à ralentir encore plus la fluidité de la circulation et occasionner des délais supplémentaires pour les autres qui attendaient dans la file motorisée.

Tout est rentré dans l’ordre à l’aéroport de Wabush avec la conclusion d’ententes de principe mettant fin à la grève nationale et un retour au travail, le 1er mai.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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Aéroport de Wabush

Les dangers se multiplient

par Éric Cyr

À l’instar de la Ville de Wabush lors du démantèlement des services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush par Transports Canada, en août 2020, La Ville de Labrador City s’est également dissociée des interventions de lutte contre les incendies en cas de catastrophe aérienne, le 4 février dernier. La Ville de Fermont a pour sa part adopté une résolution relative à la sécurité incendie à cette aérogare lors de la réunion du conseil municipal du 14 février.

La Ville de Labrador City a informé les citoyens de la région de son retrait des services d’incendie de l’aéroport dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Les sapeurs-pompiers sont engagés dans une activité intrinsèquement dangereuse et ont donc tendance à accepter que les aléas du métier fassent inévitablement partie de leurs tâches. Cependant, lorsque vous avez des pompiers correctement formés qui respectent toutes les normes liées à la profession, ces menaces peuvent être considérablement réduites. Les responsables des services d’incendie qui adoptent des mesures destinées à limiter les facteurs de risques reconnaissent que la sécurité des pompiers, la responsabilité légale et la gestion des dangers sont des concepts interreliés : une fois que vous en aurez amélioré un, les deux autres seront automatiquement influencés. »

Selon la directrice générale de la municipalité, Cathy Etsell, le Service de prévention des incendies de Labrador City est fier de son haut niveau de préparation lui permettant d’agir de façon efficace dans le cadre de plusieurs situations périlleuses. Cependant dans le cas d’un déploiement lié à une tragédie aérienne, il est important d’avoir les capacités, les compétences et les connaissances spécialement axées sur les accidents et les incendies d’avion, car ce type d’intervention spécialisée comporte de nombreux défis. Mme Etsell explique que la formation est essentielle afin d’assurer la sécurité de tous et que le sauvetage et la lutte contre les incendies d’aéronefs (SLIA) est un domaine particulier qui ne fait pas partie de l’enseignement offert pour les intervenants des services d’incendie structurels. Par conséquent, les pompiers municipaux peuvent ne pas être familiarisés avec les procédures à suivre dans le cas de la gestion d’un tel événement, ce qui peut gravement compromettre leur santé et leur sécurité physique et psychologique.

« Nous sommes au regret d’informer les citoyens que la Ville de Labrador City se retire des services d’intervention et de lutte contre les incendies à l’aéroport de Wabush en raison du manque de formation dans le domaine du SLIA dont nos pompiers disposent », peut-on lire dans le communiqué qui précise que c’est l’exploitant d’aéroport, en l’occurrence Transports Canada, qui est responsable, en vertu du Règlement de l’aviation canadien (RAC), de fournir un plan d’intervention d’urgence. « Depuis la suppression des services de lutte contre les incendies (par le gouvernement du Canada) à l’aéroport, en 2020, la direction de l’aéroport s’est engagée à nous fournir ce plan d’urgence et à ce jour, rien n’a été reçu et aucune réunion n’a été organisée pour en discuter davantage », conclut le document.

La Ville de Labrador City, qui continue à plaider pour le rétablissement des services d’incendie à temps plein à l’aéroport de Wabush, s’est engagée à travailler avec Transports Canada et la direction du terminal aérien pour trouver des solutions à court et à long terme dès que possible pour protéger les pompiers et sauver des vies.

Fermont solidaire

Après avoir pris connaissance d’une lettre rédigée, le 7 janvier 2022, par le vice-président régional de l’Union canadienne des employés des transports (UCET), Chrius Bussey, soulevant diverses dérogations à la règlementation fédérale au sujet de l’absence d’opérations de sécurité incendie aéroportuaire à l’aéroport de Wabush et d’une lettre écrite, le 28 janvier 2022, par le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, demandant au ministre canadien des Transports, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a jugé la situation préoccupante et a convenu d’adopter une résolution afin de tenter de faire bouger les choses. Voici un extrait de cette résolution qui a été transmise au ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra : « Considérant que l’aéroport de Wabush dessert la région du Labrador Ouest et les communautés de Labrador City, de Wabush et de Fermont et que cet aéroport est une infrastructure stratégique pour le transport des biens, des personnes, les vols nolisés de l’industrie minière du Labrador et du Québec ainsi que pour la diversification économique régionale…Il est résolu à l’unanimité de demander au ministre des Transports du Canada, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, d’appuyer les demandes des Villes de Labrador City et de Wabush ainsi que de la circonscription du Labrador Ouest et de solliciter l’appui de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill… » La résolution a aussi été acheminée au député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, à la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, à la mairesse par intérim de Labrador City, Belinda Adams, et au maire de Wabush, Ron Barron. La balle est dans le camp du gouvernement Trudeau…

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Publié le 28 février, 2022, dans la publication : Numéro_4 Volume_40

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Publié sur le site le 28 février 2022

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Aéroport de Wabush

Sécurité des passagers aériens compromise

par Éric Cyr

Le directeur du Service de prévention des incendies de Labrador City, Joe Power, critique le plan d’urgence désuet à l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec. Selon ce dernier, une situation potentiellement désastreuse survenue récemment a rudement mis à l’épreuve le plan de préparation en cas de catastrophe aérienne et remet en question l’efficacité des mesures aéroportuaires d’urgence destinées à prévenir une tragédie.

La démarche du chef des pompiers de Labrador City, qui accuse Transports Canada de parachuter ses responsabilités sur le dos des municipalités, a pour objectif d’informer les pilotes, les voyageurs et les citoyens des risques qu’ils encourent en transitant par l’aérodrome de Wabush dont les ressources ont été considérablement réduites par le ministère des Transports du Canada qui a démantelé le service local de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, le 7 août 2020.

Confusion totale

M. Power, qui a informé, il y a un an, le directeur de l’aéroport de Wabush de graves lacunes liées au plan d’urgence, établi en janvier 2013, et qui n’a jamais obtenu de réponse, a déclaré que l’intervention du 19 janvier 2022 survenue lors de l’atterrissage d’urgence d’un avion Beechcraft avec 17 personnes à bord aux prises avec une panne de moteur avait lamentablement échoué.

« La déclaration que Transports Canada a faite à un journaliste de Radio-Canada/CBC à la suite de cet événement indiquant que tout est sécuritaire à l’aérogare de Wabush m’inquiète grandement et me fait craindre le pire. L’intervention du service d’incendies et de sauvetage (Fire and Rescue) de Labrador City me laisse perplexe et je redoute qu’une catastrophe aérienne puisse éventuellement se produire. Je constate que les intervenants de ce terminal aérien ne sont pas aussi bien formés qu’ils devraient l’être et manquent sérieusement de préparation pour faire face à une situation d’urgence. Cette grave lacune organisationnelle s’avère très problématique et sème la confusion lors d’un déploiement des services d’urgence », explique M. Power qui dénonce le manque de communication et de coordination des instances aéroportuaires lors de ces récentes manœuvres sur le terrain qui ont aussi mobilisé les services de prévention des incendies de Wabush et de Labrador City, les policiers provinciaux de la Royal Newfoundland Constabulary, les agents de sécurité de la minière IOC, et le personnel de la Régie régionale de la santé Labrador Grenfell Health, qui se sont joints aux opérations et qui ont été pris en otage inutilement par manque d’informations précises relatives à l’incident qui aurait pu s’avérer périlleux.

À vos risques et périls

Le mécontentement des citoyens des trois localités minières de la région ainsi que de nombreux utilisateurs de ce terminal aérien n’ont pas changé la décision de Transports Canada qui a aboli les services d’urgence-incendie qui y étaient rattachés, à l’été 2020, malgré une forte opposition locale. Des professionnels du domaine croyaient alors que Transports Canada mettait la vie des passagers en danger. Le pompier Ryan Connolly, qui a travaillé au sein de cette brigade, affirmait que sa suppression mettait les passagers et les équipages atterrissant et décollant de Wabush à risque. Selon ce dernier, des professionnels spécialisés et formés dans ce genre particulier d’intervention doivent être sur place et prêts à intervenir rapidement en cas d’urgence. Il expliquait qu’il n’y a pas que dans le cas d’un écrasement d’avion que les pompiers peuvent faire toute la différence, mais aussi lorsqu’un incendie de moteur se déclare ou lors d’un déversement de carburant qui s’enflamme. Chaque seconde compte pour sauver des vies et le laps de temps d’intervention est primordial. Le type de carburant utilisé dans les avions brûle très rapidement et les flammes se comportent de façon agressive, il est donc essentiel que des pompiers soient physiquement sur les lieux et constamment sur le qui-vive afin de parer une éventuelle tragédie humaine en contrôlant les facteurs pouvant l’engendrer notamment les flammes qu’ils doivent tenter de maîtriser dès le début afin que le feu ne se propage pas aux sorties de l’appareil.

Vies humaines et statistiques

Le gouvernement fédéral indiquait à l’époque, afin de justifier le retrait du service, que le volume de passagers requis annuellement pour que les services d’incendie soient obligatoires dans une installation aéroportuaire est de 180 000 passagers et jugeait alors que ce seuil ne serait pas atteint à Wabush selon ses calculs contestés par les élus locaux. Il n’y aurait donc, selon Ottawa, aucune obligation réglementaire de fournir ce service. À la suite du témoignage de M. Power, un porte-parole de Transports Canada a indiqué que le plan d’intervention d’urgence de l’aéroport local subit actuellement une mise à jour qui sera transmise aux personnes concernées une fois le processus complété. Depuis l’abolition du service de sauvetage et d’incendies de l’aéroport, au moins deux autres incidents, liés au train d’atterrissage d’avions qui ne voulait pas se déployer, auraient pu avoir des conséquences désastreuses.

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Publié le 14 février, 2022, dans la publication : Numéro_3 Volume_40

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Publié sur le site le 14 février 2022

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Transport aérien régional

Vers un décollage pour TREQ

par Éric Cyr

Le gouvernement fédéral a annoncé, le 11 août dernier, l’octroi d’un soutien financier de 3,5 millions de dollars pour la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ) dans le cadre d’une enveloppe de 38,9 millions destinée à soutenir le transport aérien dans les régions de la province. Ce prêt sans intérêt devrait aider à propulser la coopérative d’aviation vers son envol en l’aidant à couvrir les coûts liés à son démarrage et sa commercialisation.

Cette démarche d’Ottawa, qui vise à soutenir les écosystèmes régionaux de transport aérien durement éprouvés durant la pandémie, répond à un besoin qui s’est exprimé très fortement durant cette période difficile et prend la forme d’une aide financière de 206 millions de dollars qui s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de transport aérien régional à l’échelle du pays. L’apport de Développement économique Canada donnera un coup de pouce à ce nouveau venu dans le monde de l’aéronautique, qui stimulera la concurrence, dont le modèle d’affaires vise à offrir des liaisons régionales à prix abordable pour ses membres, qui dépassent actuellement les 16 000 coopérants et qui composent sa clientèle. Malgré cette contribution, TREQ, qui propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places, doit encore ficeler son plan financier.

Cette contribution arrive à point pour de nombreuses régions qui cherchent à se munir de vrais outils de développement afin d’assurer une mobilité des personnes et des biens alors que plusieurs transporteurs aériens tentent de combler le vide laissé par Air Canada qui a suspendu de nombreuses dessertes aériennes régionales, dont plusieurs en sol québécois. Une autre compagnie qui dessert l’aéroport régional de Wabush au Labrador, Pascan Aviation, recevra pour sa part 8,8 millions de dollars en aide gouvernementale.

Carboneutralité

Quelques semaines plus tard, le 30 août, TREQ fait part de son intention de devenir le premier transporteur canadien carboneutre grâce à sa participation au programme de compensation de gaz à effet de serre (GES) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) par l’intermédiaire de sa plateforme Carbone Boréal. Cette entente permettra à la coopérative aérienne de compenser ses émissions de GES, lorsqu’elle lancera ses activités, par la plantation d’arbres dans la forêt boréale québécoise en plus d’encourager l’infrastructure de recherche universitaire.

Le concept coopératif qui a inspiré la création de TREQ vise notamment à répondre à la problématique des prix ridiculement élevés des billets d’avion pour les vols des dessertes aériennes régionales au Québec. Depuis le lancement des inscriptions en janvier dernier, plusieurs citoyens de la région, dont une majorité de Fermontois, ont déjà adhéré à la formule proposée en devenant membres. Comme TREQ a prévu inclure des liaisons vers l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a incité ses citoyens à devenir membres en offrant un abonnement gratuit pour tous les résidents permanents de la localité nordique souhaitant s’inscrire. Le conseil municipal a adopté une résolution visant à payer les frais d’adhésion à la Coop TREQ à ceux qui en feront la demande.

Pour en savoir plus et vous inscrire, visiter le site internet treq.ca

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Publié le 20 septembre, 2021, dans la publication : Numéro_15 Volume 39

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Publié sur le site le 20 septembre 2021

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Transport aérien

Nouvelle compagnie d’aviation à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Wikipédia

Une nouvelle coopérative québécoise de transport aérien régional qui desservira l’aéroport régional de Wabush au Labrador a vu le jour récemment. La décision d’Air Canada de se retirer d’une trentaine de régions du Québec et totalement du Labrador a propulsé le lancement de la Coopérative de transport régional du Québec (Treq) dont les dirigeants ont actuellement complété 75 % du financement de 60 M$ nécessaire au démarrage.

En chantier depuis plusieurs années, le projet, lancé en juillet dernier, a pris son essor sous l’impulsion de professionnels québécois de l’aviation qui ont pris le temps d’établir un plan d’affaires crédible avant de lancer cette coopérative dont la mission est avant tout de desservir la plupart des régions du Québec afin de permettre leur développement. Selon les dirigeants de la Coop Treq, il est plus que temps que les régions se dotent de cet outil essentiel et le modèle coopératif est aussi le moyen de s’assurer que plus jamais elles ne seront prises en otage par une société aérienne privée. Depuis plusieurs décennies, le Québec connaît une défaillance de son transport aérien régional. L’annonce d’Air Canada de se retirer de 30 régions confirme que le modèle actuel, privé et à but lucratif, n’est plus adapté aux besoins des territoires éloignés des grands centres urbains. Ce modèle doit maintenant faire place à une nouvelle approche qui favorisera les régions et leurs populations qui auront la chance de devenir des actionnaires. Cette démarche prévoit que les dividendes seront transformés en ristournes pour les coopérants.

Nouvel envol

Cette initiative, qui a reçu l’appui des différentes instances légales ainsi que de nombreux élus et gens d’affaires de plusieurs régions du Québec, propose une flotte d’appareils Bombardier Q400, des avions régionaux performants de 74 places afin de permettre un coût de billet abordable. Le membre cofondateur et président de l’aéroport international de Mont-Tremblant, Serge Larivière, confie : « Le Québec est le dernier de classe en ce qui a trait au transport aérien régional. Les statistiques de l’Association du transport aérien international (IATA) le montrent. Il y a cinq fois moins de passagers per capita (par personne) au Québec qu’en Ontario. Offrons un service de qualité à des prix normaux et les Québécois seront au rendez-vous. » Le membre cofondateur et ancien président de l’Alliance touristique du Québec, Éric Larouche poursuit : « Ça fait longtemps que je le dis; sans un transport aérien régional efficace et des prix de billets accessibles, il faut oublier notre développement touristique international en région. Et ce, sans parler du développement économique. » La vice-présidente du conseil d’administration et déléguée de la Côte-Nord, Mirka Boudreau, louange la compétence de l’équipe de direction. La femme d’affaires explique que l’objectif de Treq est de proposer des tarifs fixes et non d’engranger des profits.

« Le choix d’inclure l’aéroport de Wabush est une décision stratégique logique. Cela va de soi, car il constitue un terminal aérien très achalandé et particulièrement avec toute l’activité liée à l’industrie minière qui y est associée. Cette destination a un marché potentiel, mais nous voulions en priorité offrir un service aux citoyens de la région qui englobe Fermont et le Labrador Ouest. Nous ne faisons pas de bluff pour obtenir des subventions comme certaines autres compagnies aériennes. Nous sommes là pour rester et assurer un service adapté aux besoins des communautés éloignées ! »

Pour en savoir plus consulter le site internet : treq.ca.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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Déplacements interfrontaliers

Nouvelles mesures à l’aéroport de Wabush et à Fermont

par Éric Cyr

Des modifications aux mesures spéciales liées à la pandémie de Covid-19 qui s’appliquent aux personnes qui entrent à Terre-Neuve-et-Labrador ont récemment été apportées pour l’aéroport régional de Wabush au Labrador en vertu de la loi sur la protection et la promotion de la santé publique de cette province.

À moins d’être exemptée en vertu d’une ordonnance sur les mesures spéciales, toute personne arrivant à Terre-Neuve-et-Labrador par voie aérienne, maritime ou terrestre, y compris celles en provenance des provinces de l’Atlantique, depuis le 25 novembre dernier, est tenue de s’isoler pendant 14 jours à compter de son arrivée sur le territoire à l’exception des citoyens résidant dans les collectivités situées le long de la frontière avec le Labrador et le Québec qui ne présentent pas de symptômes associés à la Covid-19 et qui n’ont pas quitté leur lieu de domicile depuis au moins deux semaines (Labrador City, Wabush, Fermont, la région du détroit du Labrador et Blanc-Sablon) avec une preuve de résidence.

Les voyageurs sont invités à consulter le site internet suivant : https://www.gov.nl.ca/covid-19/fr/ressources/ afin d’en connaître plus sur les exigences et les modalités relatives à un déplacement au Labrador. Il existe un formulaire électronique d’autodéclaration de voyage qu’il est possible de remplir et de soumettre à l’avance en ligne afin de faciliter les choses à l’arrivée par voie aérienne à l’aéroport de Wabush en cliquant sur le lien « formulaire d’autodéclaration  » puis sur « commencer maintenant ». Ce formulaire peut être rempli par voie électronique pour tous les points d’entrée, à l’exception de celui situé à Fermont, à la frontière entre la région du Labrador Ouest et le Québec. Un numéro de confirmation sera émis et vous pourrez fournir celui-ci aux agents de sécurité du terminal aérien afin d’accélérer le processus. Les passagers de vols n’ayant pas au préalable rempli le formulaire électronique devront obligatoirement remplir le format papier immédiatement après leur atterrissage à Wabush en suivant les directives des gardiens de sécurité de l’aéroport sous peine d’amende ou d’intervention policière.

Bulle nordique

Les mesures d’exception terrestres relatives aux résidents permanents de la bulle nordique (Labrador City, Wabush, Fermont) demeurent les mêmes soit de fournir une preuve de résidence afin de traverser la frontière vers le Labrador Ouest, de ne pas avoir reçu un diagnostic positif à la Covid-19, de ne pas présenter de symptômes associés au coronavirus et ne pas avoir voyagé depuis au moins deux semaines à l’extérieur de la région immédiate. De plus, les citoyens de Fermont ne peuvent dépasser les limites du Labrador Ouest.

Directives pour les entrées dans la MRC de Caniapiscau

Pour les voyageurs se rendant à Fermont ou à Schefferville, notamment ceux ayant atterri à Wabush, ceux-ci devront, en plus de respecter les exigences en vigueur au Labrador, se conformer aux directives de la Santé publique du Québec au moment de leur arrivée à destination en sol québécois. Afin de protéger la population, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a bonifié son programme de gestion des entrées, le 6 décembre dernier, afin de réduire le risque d’introduction de la Covid-19 localement. Ainsi, toute personne, résident, visiteur ou travailleur, en provenance des régions des niveaux d’alerte rouge ou orange du Québec, des provinces ou territoires canadiens ou d’autres pays, est invitée à suivre la recommandation suivante : appeler au 1 877 644-4545 pour faire un dépistage à son arrivée par voie aérienne ou terrestre à Fermont et passer un autre test après une période de confinement préventif (isolement) de sept jours.

Des mesures particulières sont en place pour les travailleurs essentiels, notamment de l’industrie minière, en provenance de l’extérieur de la région et dont les modalités leur sont transmises par leur employeur qui doit impérativement veiller à leur stricte application.

Terre-Neuve-et-Labrador est récemment temporairement sortie de la bulle de l’Atlantique.

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Publié le 18 janvier, 2021, dans la publication : Numéro_01 Volume 39

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Publié sur le site le 18 janvier 2021

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Transport aérien

La sécurité des passagers menacée

par Éric Cyr

Le ministère des Transports du Canada qui gère l’aéroport régional de Wabush au Labrador a prévu de démanteler les services d’urgence-incendie qui y sont rattachés dès le 8 août prochain ce qui pourrait avoir de graves incidences sur la sécurité des nombreux passagers empruntant ce terminal aérien, parmi les plus achalandés dans les provinces atlantiques, qui dessert notamment les villes de Labrador City et de Wabush au Labrador Ouest, mais également la localité de Fermont dans la MRC de Caniapiscau au Québec.

Plusieurs travailleurs aéroportés œuvrant dans le domaine minier et qui utilisent un système de navettes par vols nolisés (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail transitent par cet aérodrome, mais aussi des patients de l’hôpital Labrador West Health Centre de Labrador City et du Centre multiservice de santé et de services sociaux de Fermont qui doivent se déplacer pour aller consulter des spécialistes à l’extérieur de la région ou lors d’un transfert médical d’urgence. L’aéroport situé au 2, rue Airport Road à Wabush appartient à Transports Canada tout comme plusieurs autres sur la Côte-Nord.

L’aérogare de Wabush auparavant considéré comme faisant partie des « petits » aéroports détenus par le gouvernement du Canada et bien qu’étant encore inscrit dans cette catégorie, semble être victime de son succès puisqu’il s’est beaucoup étendu au cours des années pour accommoder de plus en plus de passagers. Plusieurs s’insurgent contre cette suppression de services, dont le député provincial du NPD de la circonscription du Labrador-Ouest à l’Assemblée législative de Terre-Neuve-et-Labrador, Jordan Brown, qui a écrit une lettre à ce sujet au ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, le 25 mai dernier, lui demandant d’intervenir et de faire marche arrière. Le député néodémocrate s’est dit très préoccupé de la sécurité des passagers qui utilisent cet aéroport ainsi que de celle des pompiers des municipalités de Wabush et de Labrador City qui seraient forcés de prendre le relais en cas d’incendie. « Cet aéroport est très achalandé, si une tragédie survenait sur place, qui serait là pour y faire face ? Personne. »

Déjà menacé en 2012, ce service d’urgence avait été conservé après des représentations de l’Union canadienne des employés des transports (UCET) et du maire de Wabush, Ron Barron qui qualifie cette décision d’irresponsable : « Je trouve ironique que le ministre Garneau parle de l’importance de soutenir nos transporteurs aériens ici au pays, qu’il qualifie d’essentiels, et qu’il souhaite les épauler durant la crise de la Covid-19 qui sévit actuellement alors qu’il choisit pourtant de sabrer ce service vital pour les passagers de notre région. La raison invoquée par Transports Canada est que l’achalandage aérien ne justifie pas de maintenir ce service localement. Il serait peut-être temps de revoir ces critères. Quelle est la valeur d’une vie ? Avec de plus en plus de gros transporteurs qui atterrissent et décollent de Wabush, comment ne pas imaginer que si une tragédie survenait, les services de santé et d’urgence limités dans la région ne réussiraient pas à répondre à la catastrophe adéquatement et avec efficacité ? Avec une telle logique, et si les dirigeants des villes avoisinantes avaient un raisonnement aussi farfelu que celui du ministre, ils pourraient se questionner sur la pertinence d’offrir un service municipal de prévention des incendies en considérant la faible démographie et le nombre minime d’interventions annuelles pour un feu. Une vie ici est tout aussi importante qu’une vie ailleurs. »

Le député Brown qui a déjà été pompier volontaire abonde dans le même sens : « Les pompiers volontaires ne sont pas formés pour ce genre d’intervention qui nécessite des connaissances spécifiques et spécialisées. » Le maire de Wabush n’a d’ailleurs aucune intention de mettre la vie de pompiers municipaux en jeu en les déployant à l’aéroport sans autre appui professionnel déjà formé sur les lieux. « Les pompiers municipaux peuvent constituer un renfort à des ressources sur place, mais ne peuvent remplacer un service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs. La Ville ne peut sciemment envoyer des pompiers au front affronter une telle situation sans avoir au préalable reçu une formation spécialisée. »

Transports Canada a déclaré dans un communiqué que la sécurité est sa priorité absolue. « Transports Canada utilise les dernières données disponibles pour prendre sa décision afin que la sécurité des utilisateurs du réseau de transport ne soit jamais compromise. » Cette décision serait basée sur le nombre de passagers transitant par Wabush qui n’aurait pas le seuil requis pour le maintien d’un tel service selon un système de collecte électronique de statistiques sur le transport aérien dont la base de données est détenue et gérée par ce même ministère. M. Brown, soupçonne que les données analysées remontent à quelques années lorsque le prix du minerai de fer était très bas et qui a depuis rebondi. Le député demande une nouvelle étude sur le trafic aérien une fois les restrictions liées à la crise de la Covid-19 levées en faisant référence à un certain nombre de projets miniers dans la région qui font venir de nombreux travailleurs par avion. Selon lui, les statistiques désuètes employées par Transports Canada ne reflètent nullement la réalité actuelle qui a beaucoup changé avec un accroissement important du transport aérien lié à l’activité économique et à la vitalité minière en forte croissance avant la pandémie.

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Publié le 8 juin, 2020, dans la publication : Numéro_11 Volume 38

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Publié sur le site le 8 juin 2020

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Transport aérien

Atterrissage d’urgence à Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Mike Power

Une situation potentiellement dramatique a été évitée de justesse grâce au sang froid des pilotes lorsqu’un avion Dash 8 a dû effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 24 avril dernier, à priori à la suite d’un problème avec l’atterrisseur, nécessitant tout un branle-bas de combat et le déploiement des services d’urgence sur les lieux.

Sains et saufs

Les passagers du vol 1902 de la compagnie aérienne PAL ont eu plus de peur que de mal alors que l’aéronef en provenance de Montréal avec escale à Québec et Sept-Îles, qui effectuait la liaison vers Wabush au Labrador, a éprouvé de prime abord des difficultés au niveau de l’indication du train d’atterrissage avant, possiblement causé par une défaillance de verrouillage de celui-ci.

La situation a forcé les pilotes à survoler le terminal aérien en effectuant des cercles avant de pouvoir finalement se poser après avoir réussi, selon un occupant de l’appareil, ce qui semblait être des manœuvres en plein vol destinées à permettre à des agents au sol de confirmer la position et le verrouillage du train. Les voyageurs assis dans la carlingue, qui pouvaient observer au sol les nombreux véhicules de secours et d’assistance aux victimes potentielles, sont malgré tout demeurés relativement calmes et n’ont pas paniqué quand ils ont été informés de la situation.

Ils ont suivi les directives en appliquant la consigne de se tenir en position de sécurité en prévision d’un atterrissage forcé et d’une évacuation. Le silence régnait à l’approche de la piste et jusqu’à ce que l’aérodyne touche le sol. Tout s’est finalement bien déroulé puisque le train d’atterrissage a tenu le coup. Les pilotes, qui ont su quoi faire pour éviter le pire, ont reçu une salve d’applaudissements alors qu’ils étaient toujours à bord du poste de pilotage juste avant l’ouverture des portes pendant que les véhicules d’urgence s’approchaient de l’engin à hélices afin de récupérer les gens. Aucun passager ni membre d’équipage n’a subi de blessures, mais certains vols ont été détournés et d’autres ont pris du retard compte tenu des circonstances imprévues.

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Publié le 28 mai, 2018, dans la publication : Numéro 10 Volume 36

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Publié sur le site le 28 mai 2018

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