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Tests de performance pour un nouveau drone

par Éric Cyr

Source photo : Transports Canada

Des représentants de l’entreprise d’aérospatiale néo-brunswickoise Aerial Vehicle Safety Solutions (AVSS) appuyés par une équipe d’experts du ministère des Transports du Canada se sont déplacés dans la région au début mars pour le compte du ministère afin d’effectuer des essais relatifs à un nouveau prototype de drone destiné aux opérations de recherche et de sauvetage et de tester ses capacités et sa résistance au climat rigoureux.

Le projet pilote s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Solutions innovatrices Canada », qui jumelle des entreprises en démarrage (jeunes pousses) canadiennes avec des ministères fédéraux et des experts techniques pour financer, superviser et fournir des commentaires sur leurs premiers déploiements d’innovations dans le monde réel. C’est à travers ce programme que le Centre d’innovation de Transports Canada, un centre de recherche et de développement qui se concentre sur les technologies nouvelles et émergentes relevant du mandat des transports, s’est associé à la démarche de la compagnie de mobilité aérienne du Nouveau-Brunswick qui s’occupe des essais sur le terrain.

L’objectif de cette association entre AVSS et le ministère fédéral est d’illustrer le fonctionnement de la nouvelle technologie de pointe et de démontrer son efficacité et sa robustesse, ainsi que la façon dont elle peut être déployée de façon sécuritaire au pays dans une optique d’amélioration des outils destinés aux efforts de sécurité et de sauvetage.

Ce déploiement local coïncidait avec la tenue de la course d’endurance à motoneige Cain’s Quest à Labrador City, qui possède des caractéristiques environnementales uniques (température, conditions météorologiques, etc.) utiles pour les essais et la validation des prototypes de drones. Afin de repousser les limites opérationnelles, une équipe a testé dans le périmètre du sentier emprunté par les motoneigistes un modèle comprenant un système de parachute de précision conçu pour livrer des fournitures aux personnes qui en ont besoin dans des zones difficiles d’accès. Cette phase du projet a utilisé un système de charge utile de précision avec un drone. Les phases suivantes verront l’engin téléguidé déployé à partir d’hélicoptères et d’avions à voilure fixe, mais dans d’autres parties du pays.

Le chargé de projet pour le Centre d’innovation de Transports Canada, Mark Robbins, confie : « Nous avons pu effectuer des manœuvres et des tests dans les conditions météorologiques que nous espérions, cependant, nous avons dû modifier nos plans à la suite de l’annulation de la course de motoneige en raison du temps trop doux. Nous avons donc redirigé nos efforts vers la formation du personnel des associations de secourisme basées au Labrador, déjà sur place pour l’événement sportif, en leur enseignant comment intégrer ces drones dans leurs opérations de recherche et de sauvetage de manière sûre et efficace. Ce fut une bonne occasion de tirer parti d’une situation inattendue. »

Transports Canada effectue des essais d’innovations sur le terrain dans des environnements réels difficiles. Par exemple, déployer un prototype de drone industriel pour un vol en conditions réelles. Les drones ne volent normalement pas beaucoup en dessous de 0 ° Celsius, mais cet appareil télécommandé a pu voler à une température aussi basse que -51°C. Cela a permis au ministère de vérifier que l’aéronef puisse être utilisé à des températures aussi froides que -30°C et d’aider à guider les changements vers la prochaine génération du prototype qui le rendrait encore plus fiable et performant à des températures inférieures à -30°C. Ce type d’exercices se fait aussi à Thompson au nord du Manitoba où le climat est semblable.

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Publié le 27 mars, 2023, dans la publication : Numéro_06 Volume_41

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Publié sur le site le 27 mars 2023

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Aéroport de Wabush

Les dangers se multiplient

par Éric Cyr

À l’instar de la Ville de Wabush lors du démantèlement des services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush par Transports Canada, en août 2020, La Ville de Labrador City s’est également dissociée des interventions de lutte contre les incendies en cas de catastrophe aérienne, le 4 février dernier. La Ville de Fermont a pour sa part adopté une résolution relative à la sécurité incendie à cette aérogare lors de la réunion du conseil municipal du 14 février.

La Ville de Labrador City a informé les citoyens de la région de son retrait des services d’incendie de l’aéroport dans un communiqué publié sur sa page Facebook. « Les sapeurs-pompiers sont engagés dans une activité intrinsèquement dangereuse et ont donc tendance à accepter que les aléas du métier fassent inévitablement partie de leurs tâches. Cependant, lorsque vous avez des pompiers correctement formés qui respectent toutes les normes liées à la profession, ces menaces peuvent être considérablement réduites. Les responsables des services d’incendie qui adoptent des mesures destinées à limiter les facteurs de risques reconnaissent que la sécurité des pompiers, la responsabilité légale et la gestion des dangers sont des concepts interreliés : une fois que vous en aurez amélioré un, les deux autres seront automatiquement influencés. »

Selon la directrice générale de la municipalité, Cathy Etsell, le Service de prévention des incendies de Labrador City est fier de son haut niveau de préparation lui permettant d’agir de façon efficace dans le cadre de plusieurs situations périlleuses. Cependant dans le cas d’un déploiement lié à une tragédie aérienne, il est important d’avoir les capacités, les compétences et les connaissances spécialement axées sur les accidents et les incendies d’avion, car ce type d’intervention spécialisée comporte de nombreux défis. Mme Etsell explique que la formation est essentielle afin d’assurer la sécurité de tous et que le sauvetage et la lutte contre les incendies d’aéronefs (SLIA) est un domaine particulier qui ne fait pas partie de l’enseignement offert pour les intervenants des services d’incendie structurels. Par conséquent, les pompiers municipaux peuvent ne pas être familiarisés avec les procédures à suivre dans le cas de la gestion d’un tel événement, ce qui peut gravement compromettre leur santé et leur sécurité physique et psychologique.

« Nous sommes au regret d’informer les citoyens que la Ville de Labrador City se retire des services d’intervention et de lutte contre les incendies à l’aéroport de Wabush en raison du manque de formation dans le domaine du SLIA dont nos pompiers disposent », peut-on lire dans le communiqué qui précise que c’est l’exploitant d’aéroport, en l’occurrence Transports Canada, qui est responsable, en vertu du Règlement de l’aviation canadien (RAC), de fournir un plan d’intervention d’urgence. « Depuis la suppression des services de lutte contre les incendies (par le gouvernement du Canada) à l’aéroport, en 2020, la direction de l’aéroport s’est engagée à nous fournir ce plan d’urgence et à ce jour, rien n’a été reçu et aucune réunion n’a été organisée pour en discuter davantage », conclut le document.

La Ville de Labrador City, qui continue à plaider pour le rétablissement des services d’incendie à temps plein à l’aéroport de Wabush, s’est engagée à travailler avec Transports Canada et la direction du terminal aérien pour trouver des solutions à court et à long terme dès que possible pour protéger les pompiers et sauver des vies.

Fermont solidaire

Après avoir pris connaissance d’une lettre rédigée, le 7 janvier 2022, par le vice-président régional de l’Union canadienne des employés des transports (UCET), Chrius Bussey, soulevant diverses dérogations à la règlementation fédérale au sujet de l’absence d’opérations de sécurité incendie aéroportuaire à l’aéroport de Wabush et d’une lettre écrite, le 28 janvier 2022, par le député provincial néodémocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, demandant au ministre canadien des Transports, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, la Ville de Fermont a jugé la situation préoccupante et a convenu d’adopter une résolution afin de tenter de faire bouger les choses. Voici un extrait de cette résolution qui a été transmise au ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra : « Considérant que l’aéroport de Wabush dessert la région du Labrador Ouest et les communautés de Labrador City, de Wabush et de Fermont et que cet aéroport est une infrastructure stratégique pour le transport des biens, des personnes, les vols nolisés de l’industrie minière du Labrador et du Québec ainsi que pour la diversification économique régionale…Il est résolu à l’unanimité de demander au ministre des Transports du Canada, Omar Alghabra, le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales à l’aéroport de Wabush, d’appuyer les demandes des Villes de Labrador City et de Wabush ainsi que de la circonscription du Labrador Ouest et de solliciter l’appui de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill… » La résolution a aussi été acheminée au député provincial du Labrador Ouest, Jordan Brown, à la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, à la mairesse par intérim de Labrador City, Belinda Adams, et au maire de Wabush, Ron Barron. La balle est dans le camp du gouvernement Trudeau…

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Publié le 28 février, 2022, dans la publication : Numéro_4 Volume_40

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Publié sur le site le 28 février 2022

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Aéroport de Wabush

Sécurité des passagers aériens compromise

par Éric Cyr

Le directeur du Service de prévention des incendies de Labrador City, Joe Power, critique le plan d’urgence désuet à l’aéroport régional de Wabush au Labrador qui dessert la population de l’Ouest du Labrador et de Fermont au Québec. Selon ce dernier, une situation potentiellement désastreuse survenue récemment a rudement mis à l’épreuve le plan de préparation en cas de catastrophe aérienne et remet en question l’efficacité des mesures aéroportuaires d’urgence destinées à prévenir une tragédie.

La démarche du chef des pompiers de Labrador City, qui accuse Transports Canada de parachuter ses responsabilités sur le dos des municipalités, a pour objectif d’informer les pilotes, les voyageurs et les citoyens des risques qu’ils encourent en transitant par l’aérodrome de Wabush dont les ressources ont été considérablement réduites par le ministère des Transports du Canada qui a démantelé le service local de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, le 7 août 2020.

Confusion totale

M. Power, qui a informé, il y a un an, le directeur de l’aéroport de Wabush de graves lacunes liées au plan d’urgence, établi en janvier 2013, et qui n’a jamais obtenu de réponse, a déclaré que l’intervention du 19 janvier 2022 survenue lors de l’atterrissage d’urgence d’un avion Beechcraft avec 17 personnes à bord aux prises avec une panne de moteur avait lamentablement échoué.

« La déclaration que Transports Canada a faite à un journaliste de Radio-Canada/CBC à la suite de cet événement indiquant que tout est sécuritaire à l’aérogare de Wabush m’inquiète grandement et me fait craindre le pire. L’intervention du service d’incendies et de sauvetage (Fire and Rescue) de Labrador City me laisse perplexe et je redoute qu’une catastrophe aérienne puisse éventuellement se produire. Je constate que les intervenants de ce terminal aérien ne sont pas aussi bien formés qu’ils devraient l’être et manquent sérieusement de préparation pour faire face à une situation d’urgence. Cette grave lacune organisationnelle s’avère très problématique et sème la confusion lors d’un déploiement des services d’urgence », explique M. Power qui dénonce le manque de communication et de coordination des instances aéroportuaires lors de ces récentes manœuvres sur le terrain qui ont aussi mobilisé les services de prévention des incendies de Wabush et de Labrador City, les policiers provinciaux de la Royal Newfoundland Constabulary, les agents de sécurité de la minière IOC, et le personnel de la Régie régionale de la santé Labrador Grenfell Health, qui se sont joints aux opérations et qui ont été pris en otage inutilement par manque d’informations précises relatives à l’incident qui aurait pu s’avérer périlleux.

À vos risques et périls

Le mécontentement des citoyens des trois localités minières de la région ainsi que de nombreux utilisateurs de ce terminal aérien n’ont pas changé la décision de Transports Canada qui a aboli les services d’urgence-incendie qui y étaient rattachés, à l’été 2020, malgré une forte opposition locale. Des professionnels du domaine croyaient alors que Transports Canada mettait la vie des passagers en danger. Le pompier Ryan Connolly, qui a travaillé au sein de cette brigade, affirmait que sa suppression mettait les passagers et les équipages atterrissant et décollant de Wabush à risque. Selon ce dernier, des professionnels spécialisés et formés dans ce genre particulier d’intervention doivent être sur place et prêts à intervenir rapidement en cas d’urgence. Il expliquait qu’il n’y a pas que dans le cas d’un écrasement d’avion que les pompiers peuvent faire toute la différence, mais aussi lorsqu’un incendie de moteur se déclare ou lors d’un déversement de carburant qui s’enflamme. Chaque seconde compte pour sauver des vies et le laps de temps d’intervention est primordial. Le type de carburant utilisé dans les avions brûle très rapidement et les flammes se comportent de façon agressive, il est donc essentiel que des pompiers soient physiquement sur les lieux et constamment sur le qui-vive afin de parer une éventuelle tragédie humaine en contrôlant les facteurs pouvant l’engendrer notamment les flammes qu’ils doivent tenter de maîtriser dès le début afin que le feu ne se propage pas aux sorties de l’appareil.

Vies humaines et statistiques

Le gouvernement fédéral indiquait à l’époque, afin de justifier le retrait du service, que le volume de passagers requis annuellement pour que les services d’incendie soient obligatoires dans une installation aéroportuaire est de 180 000 passagers et jugeait alors que ce seuil ne serait pas atteint à Wabush selon ses calculs contestés par les élus locaux. Il n’y aurait donc, selon Ottawa, aucune obligation réglementaire de fournir ce service. À la suite du témoignage de M. Power, un porte-parole de Transports Canada a indiqué que le plan d’intervention d’urgence de l’aéroport local subit actuellement une mise à jour qui sera transmise aux personnes concernées une fois le processus complété. Depuis l’abolition du service de sauvetage et d’incendies de l’aéroport, au moins deux autres incidents, liés au train d’atterrissage d’avions qui ne voulait pas se déployer, auraient pu avoir des conséquences désastreuses.

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Publié le 14 février, 2022, dans la publication : Numéro_3 Volume_40

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Publié sur le site le 14 février 2022

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Aéroport de Wabush

Le couperet fédéral est tombé

par Éric Cyr

En plus de devoir composer avec le récent retrait d’Air Canada de l’aéroport de Wabush au Labrador, qui suscite le mécontentement, les citoyens des localités minières de Fermont, de Labrador City et de Wabush, ainsi que des nombreux utilisateurs de ce terminal aérien, ceux-ci devront digérer la décision du ministère des Transports du Canada qui a démantelé les services d’urgence-incendie qui y étaient rattachés, le 7 août dernier, malgré une forte opposition locale.

Des professionnels du domaine croient que Transports Canada met la vie des passagers en danger. Cette décision arbitraire est dénoncée par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région incluant le député provincial du Labrador Ouest, le néodémocrate Jordan Brown et les maires de Labrador City et de Wabush, Fabian Benoit et Ron Barron. La députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones s’est pour sa part faite discrète. Il faut dire que c’est le gouvernement Trudeau dont elle fait partie qui a pris cette initiative et qui n’a pas non plus levé le petit doigt dans le dossier du récent départ du transporteur aérien national qui a choisi de délaisser les aéroports régionaux de plusieurs régions du Québec et au Labrador Ouest.

Coup sur coup

Ces deux épreuves successives ne passent pas du tout au sein de la population isolée prise en otage et qui doit utiliser le transport par avion lors d’évacuations médicales d’urgence, pour des consultations de spécialistes de la santé, pour des voyages d’agrément, des vacances, ou pour le travail. Plusieurs critiques dénoncent la situation et jugent que l’interruption de ce service, basé selon eux sur une politique fédérale qui utilise dans ce cas-ci des statistiques désuètes, repose sur des données incomplètes qui ne reflètent pas la réalité actuelle et qui ne tiennent pas compte de l’achalandage accru lié à la vitalité du monde minier.

Le pompier Ryan Connolly qui a travaillé au sein de ce service d’urgence-incendie affirme que la suppression de celui-ci met les passagers et les équipages atterrissant et décollant de Wabush à risque. Selon ce dernier, des professionnels spécialisés et formés dans ce genre particulier d’intervention doivent être sur place et prêts à intervenir rapidement en cas d’urgence. Il explique qu’il n’y a pas que dans le cas d’un écrasement d’aéronef que les pompiers peuvent faire toute la différence, mais aussi lorsqu’un incendie de moteur se déclare ou lors d’un déversement de carburant qui s’enflamme. Chaque seconde compte pour sauver des vies et le laps de temps d’intervention est primordial. Le type de carburant utilisé dans les avions brûle très rapidement et les flammes se comportent de façon agressive, il est donc essentiel que des pompiers soient physiquement sur les lieux et constamment sur le qui-vive afin de parer une éventuelle tragédie humaine en contrôlant les facteurs pouvant l’engendrer notamment les flammes qu’ils doivent tenter de maîtriser dès le début afin que le feu ne se propage pas aux sorties de l’appareil.

Vies humaines et statistiques

Transports Canada indique que le volume de passagers requis annuellement pour que les services d’incendie soient obligatoires dans une installation aéroportuaire est de 180 000 passagers et juge que ce seuil ne serait pas atteint à Wabush et en diminution depuis 2014 selon ses calculs. Il n’y aurait donc aucune obligation réglementaire de fournir ce service.

Données discutables

Le député Jordan Brown et le Syndicat des Métallos remettent en question les données de Transports Canada et sont plutôt convaincus que le trafic aérien aurait en fait considérablement augmenté avant la pandémie et que les chiffres dont s’inspire Transports Canada sont désuets, erronés et datent de plusieurs années. Les interventions qui prenaient auparavant en moyenne 3 minutes avant l’arrivée des premiers répondants sur la piste pourront dorénavant s’étirer d’au moins une quinzaine de minutes et plus avant que les secours les plus proches ne puissent agir. Les pompiers avoisinants ont organisé un défilé d’adieux en hommage à leurs confrères lors de leur dernière veille et ont activé les sirènes en passant en avant de l’aérogare.

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Publié le 24 août, 2020, dans la publication : Numéro_13 Volume 38

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Publié sur le site le 24 août 2020

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Aéroport de Wabush

Encore des investissements

par Éric Cyr

L’aéroport régional de Wabush au Labrador poursuit sa cure de rajeunissement avec de nouveaux investissements totalisant près de 14 millions de dollars, cette fois-ci consacrés à la rénovation de l’aérogare afin de mieux répondre aux besoins des passagers en provenance et à destination de cette localité nordique. Le gouvernement du Canada souhaite renouveler les infrastructures essentielles qui contribuent à la croissance et au développement des collectivités de la région.

C’est la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui a annoncé l’attribution de cet engagement d’environ 13,9 M $ au groupe Bird Construction de Bedford en Nouvelle-Écosse, au nom de la ministre canadienne des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough, le 25 novembre dernier. Le contrat octroyé pour Transports Canada dans le cadre d’un processus d’approvisionnement ouvert, équitable et transparent, offrira des possibilités d’emplois aux ouvriers qualifiés de Wabush et des alentours.

Projet majeur d’infrastructure

Ce projet de réfection améliorera la fonctionnalité et l’efficacité de l’aérodrome. Les travaux incluront des changements et des améliorations à la configuration de l’aérogare et à ses principaux systèmes pour améliorer l’expérience des voyageurs. Il faudra notamment démolir et rénover l’intérieur de l’édifice actuel en diverses étapes pendant lesquelles l’aéroport demeurera cependant entièrement fonctionnel. Grâce à ses infrastructures modernes et efficaces, la toute nouvelle structure assurera une sécurité accrue tant pour les voyageurs que pour les employés. Les travaux qui ont débuté en novembre 2017 devraient selon les prévisions être terminés à l’été 2019. Selon la députée Jones : « L’aéroport de Wabush est l’un des principaux liens de transport au Labrador et dans l’Est du Canada. L’investissement fait par le gouvernement du Canada représente un engagement envers [les habitants de la région] et le renouvellement d’une infrastructure indispensable… » Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau explique : « Le gouvernement du Canada est fier de verser cette contribution importante pour améliorer [cette infrastructure]…tout en contribuant à la croissance économique de Wabush et des collectivités environnantes. Le nouvel immeuble amélioré contribuera à réaliser l’une des grandes priorités de Transports Canada : la sûreté et la sécurité (SIC) de toutes les personnes qui passent par l’aéroport de Wabush. »

Continuité des investissements

Plusieurs autres travaux d’importance ont été réalisés à l’aérodrome de Wabush ces dernières années notamment une réparation des pistes d’atterrissage ayant nécessité la fermeture temporaire du terminal aérien durant la période estivale 2015. Un contrat totalisant 11,9 M $ avait alors été accordé à Canada Construction DJL de Boucherville au Québec pour cette réfection. À l’été 2016, un montant de 30,5 M $ a été consenti à l’entreprise de construction locale Grey Rock Services pour l’agrandissement du stationnement et un nouveau tracé de la route d’accès à l’aérogare ainsi qu’une nouvelle voie de circulation parallèle et l’agrandissement de l’aire de trafic. L’été dernier, un montant de 4 M $ a été alloué à l’entreprise Cribtec, une division du Groupe deric, pour la construction d’un nouveau réservoir d’eau potable et d’un nouveau poste de surpression.

Le phénomène des travailleurs itinérants qui empruntent des navettes aériennes (Fly in/Fly out) s’est grandement intensifié ces dernières années et particulièrement durant la période du dernier boom minier. Cette main-d’œuvre passagère contribue à l’accroissement de l’achalandage des vols à majorité nolisés, mais aussi commerciaux en partance et à destination de Wabush. Ce facteur a contribué à propulser l’aéroport local parmi les plus fréquentés dans les provinces atlantiques supplantant certaines capitales provinciales et même la capitale canadienne, Ottawa, pour les mouvements itinérants commerciaux civils selon les plus récentes données de Statistique Canada.

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Publié le 18 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 21 Volume 35

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