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    Valérie Blais en spectacle

    Désopilante autodérision

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    Corvée hivernale des monts Groulx

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    6e édition de la Guignolée à Réginald

    Une 7 mars, 2016

    Cancer Fermont : 320 000 $ distribués en 10 ans

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    Un registre des armes longues au Québec

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    Défi Taïga 200

    Une 22 février, 2016

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Volume 34

Désopilante autodérision

Valérie Blais en spectacle

Désopilante autodérision

L’appel du grand froid

Corvée hivernale des monts Groulx

L’appel du grand froid

Cancer Fermont : 320 000 $ distribués en 10 ans

6e édition de la Guignolée à Réginald

Une 7 mars, 2016

Cancer Fermont : 320 000 $ distribués en 10 ans

Pour ou contre le registre?

Un registre des armes longues au Québec

Pour ou contre le registre?

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Défi Taïga 200

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Valérie Blais en spectacle

Désopilante autodérision

par Louise Vachon, collaboration spéciale

Le 24 février dernier, au Centre multifonctionnel Cliffs, la comé-dienne et humoriste Valérie Blais est venue présenter son tout premier one-woman-show. Ce spectacle représente un défi de taille pour l’artiste, qui se lance la tête la pre-mière dans un milieu de l’humour qu’elle qualifie elle-même de saturé.

Un tutu rose, quelques petits pas gracieux. Valérie Blais n’a pas peur du ridicule. Elle ne craint pas non plus l’autodérision, l’un des fils conducteurs de son spectacle. Elle rit volontiers de son apparence physique, s’autoproclamant d’emblée « grosse ». Par contre, il ne faut pas lui parler de « grassette », terme qu’elle juge hypocrite et déteste profondément.

Née en 1968 à Montréal, Valérie Blais a fait ses débuts en interprétant Rafi, l’énergique ratonne, dans la série pour enfants Cornemuse. En 2009, elle obtient le rôle de Jocelyne Rondeau dans la série dramatique pour ados Tactik. En 2010, elle joue dans Le Journal d’Aurélie Laflamme où elle interprète Marie-Claude, la prof de français d’Aurélie. Son rôle le plus marquant est sans équivoque celui dans l’émission Tout sur moi, une comédie qui surfe entre réalité et fiction.

Lors du spectacle, Valérie Blais aborde avec un réalisme débilitant sa maternité à 42 ans, âge où ses amies ont des enfants prêts à quitter la mai-son. Un âge où l’épuisement propre à l’arrivée d’un bébé dure un tantinet plus longtemps. Rien à voir, assure-t-elle, avec la paternité tardive dont se targuent certaines personnalités. Une flèche bien placée.

La comédienne enchaine avec le thème du conflit générationnel. Elle écorche, un brin baveuse, les différentes générations, sans ménager la sienne, les « X ». Le portrait qu’elle brosse de la société actuelle est tout à fait poilant. Elle oppose une jeune femme montréalaise de la génération « Y », accroc de son téléphone intelligent, à une représentante des baby-boomers qui ne cesse d’être nostalgique de son époque. Cette scène, qui peut être visionnée sur Internet, vaut le détour.

Sans trop verser dans l’humour politique, elle fait bien rigoler la salle lorsqu’elle se paie la tête de Gilles Vaillancourt.

Valérie Blais affirme qu’un bon diver-tissement doit comporter au moins 20 % de… et un monsieur de répondre dans la salle « de sexe ». Toutefois il n’y en aura pas. Si des jurons fusent de temps à autre, l’artiste, très pudique, n’est pas une adepte de l’humour en dessous de la ceinture.

Valérie Blais se démarque par un humour différent et rafraichissant. Elle a su charmer la salle, tantôt colérique, tantôt touchante, mais toujours vraie. Mission réussie pour l’artiste, qui rejoint avec brio la scène humoristique québécoise. À noter qu’en raison des mauvaises conditions climatiques, les habitants d’Havre-Saint-Pierre n’ont pas eu la chance d’assister au spectacle, qui a dû être annulé.

Louise Vachon, collaboration spéciale

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Publié le 7 mars, 2016, dans la publication : Numéro 4 Volume 34

  • Désopilante
  • Spectacles
  • Valérie Blais

Publié sur le site le 7 mars 2016

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Corvée hivernale des monts Groulx

L’appel du grand froid

par Guillaume Rosier

Lors de la première fin de semaine du mois de février s’est déroulée la quatrième édition officielle de la corvée hivernale des monts Groulx, le rendez-vous incontournable des mordus de plein air et… de températures glaciales.

Rassemblés autour d’une carte topographique, les 11 bénévoles de la corvée étudient le meilleur itinéraire à emprunter. Michel Denis, président de la Société des Amis des monts Groulx, pro-digue de précieux conseils.

L’objectif de la corvée hivernale est de faciliter l’accès des som-mets aux randonneurs. Pour ce faire, les volontaires ouvrent un sentier dans la neige. Michel Michaud, administrateur au CA de la Société des Amis des monts Groulx, explique : « Nous partons à plusieurs à ski ou en raquettes. Le sentier que nous ouvrons totalise 18 kilomètres aller-retour. Je peux vous garantir que la nuit, ça dort bien. Cette année, on s’enfonçait profondément dans la neige. Pour les raquetteurs, elle arrivait facilement au-dessus des genoux. »

Le soir, bien au chaud dans la maison de Michel Denis, un tradi-tionnel souper festif est organisé. Solange Vachon, qui en est à sa troisième corvée hivernale, apprécie grandement l’évènement. « Les gens qui viennent ici ne sont pas forcément des randonneurs aguerris. Ils viennent surtout chercher quelque chose de diffé-rent. Le temps d’une fin de semaine, on peut se coupe du monde
moderne. Aussi, lorsque l’on voit qu’à de nombreux endroits sur la planète la neige manque, on se dit que la corvée va bientôt devenir exotique
».

Trentième anniversaire

À la fin de l’été prochain aura lieu la Grande corvée des monts Groux. Celle-ci revêtira un aspect festif, puisqu’il s’agira du trentième anniversaire de l’ouverture des sentiers. Le pont du ruisseau aux Pékans, sur lequel les bénévoles ont travaillé au cours des dernières années, sera inauguré. La Société des Amis des monts Groulx s’attend à une participation de plus de 80 personnes.

Les monts Groulx

Le massif des monts Groulx se situe à l’est du réservoir Mani-couagan, à près de 300 km au nord de la ville de Baie-Comeau. Ils font partie du territoire Manicouagan-Uapishka, considéré en 2007 comme réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO.

« Contribuer à l’entretien des sentiers dans un environnement extraordinaire en compagnie de personnes motivées et de bonne humeur, c’est ce qui m’attire dans la corvée. »
(Louisa Maria Mansault)

« J’avais déjà participé à la corvée estivale, je voulais vivre une expérience similaire l’hiver. Mon rêve, c’est de traverser le massif des monts Groulx. Ici je peux rencontrer des gens qui peuvent me donner des conseils. »
(Robert Côté)

« Avant même l’ouverture de la route 389, on marchait en raquettes à partir de Manic-5 jusque dans les monts Groulx. »
(Michel Denis)

Avec la collaboration de Solange Vachon

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Publié le 7 mars, 2016, dans la publication : Numéro 4 Volume 34

Publié sur le site le 7 mars 2016

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6e édition de la Guignolée à Réginald

Cancer Fermont : 320 000 $ distribués en 10 ans

par Guillaume Rosier

Légende photo : Denis Grenier, président et fondateur de Cancer Fermont, se voit remettre un chèque du Syndicat des Métallos (local 5778).  De gauche à droite : Mario Lepage, Serge Côté, Jocelyn Bilodeau, Joël Dumont, Denis Grenier, Nadine Joncas, Yves-Aimé Boulay, Sébastien Meilleur.

L’ aventure de Cancer Fermont débute le 8 octobre 2005. À l’époque, Denis Grenier et sa femme, Marlène Rioux, décident d’aider un ami atteint d’un cancer de moelle osseuse en organisant une levée de fonds. À la suite de cette expérience, M. Grenier lance Cancer Fermont, un organisme sans but lucratif, qui récolte des dons non pas pour la recherche mais pour venir en aide aux personnes malades et, surtout, à leurs proches.

À la suite de la 6e édition de la Guignolée à Réginald, Cancer Fermont a amassé près de 52 000 $ de dons. Un record absolu.

« Chaque année, la barre est haute. Malgré un contexte économique difficile, les Fermontois font preuve d’une incomparable générosité », affirme Denis Grenier, président et fondateur de Cancer Fermont. À l’image de cette belle générosité, le Syndicat des Métallos section locale 5778, a remis un chèque de 12 500 $ à l’organisme.

Toute l’équipe de Cancer Fermont remercie chaleureusement tous ceux qui ont donné à la guignolée, que ce soit les particuliers, les organismes ou les entreprises. Denis Grenier rappelle que la générosité de la communauté contribue dans une très large mesure à la guérison des Fermontois atteints de cancer.

M. Grenier tient à remercier tout particulièrement Manon Bouchard et son équipe, ainsi que toutes les personnes qui donnent de leur temps pour Cancer Fermont.

À noter que les dons se poursuivent tout au long de l’année. Il suffit tout simplement de contacter Denis Grenier au 418 284-3987 ou au 709 280-7557.

Démarrer Cancer Fermont n’a pas été facile pour Denis Grenier. Il a fallu qu’il fasse connaitre l’organisme, qu’il frappe aux portes des compagnies et qu’il recherche des personnes pour former une équipe de bénévoles. De fil en aiguille, Cancer Fermont a gagné l’admiration de tous par son implication au sein de la communauté.

Cancer Fermont est un organisme tout à fait unique en son genre. Les dons ne servent pas à financer la recherche ou de l’équipement comme c’est généralement le cas; ils sont directement distribués aux malades ainsi qu’à leurs proches. À terme, M. Grenier espère que le concept de Cancer Fermont s’exportera à l’extérieur de Fermont.

Une aide substantielle

Cancer Fermont se charge de payer les frais reliés aux déplacements extérieurs pour les traitements, les billets de stationnement, les frais de taxi et les locations de voiture. Il absorbe également les couts pour le déblaiement des entrées, l’aide ménagère, les bouquets de fleurs et les spectacles. Cancer Fermont paie également pour le sac recommandé lors d’un cancer des intestins, sac que le gouvernement ne paie pas.

Les proches sont très importants  pour l’équipe bénévole; il arrive que l’organisme débourse pour des services de massothérapie et de coiffure pour un proche d’une personne atteinte. Dans certains cas, Cancer Fermont peut défrayer le cout du billet d’avion pour se rendre à Fermont.

À noter que l’organisme rend des visites régulières aux malades ainsi qu’aux proches lorsqu’ils en font la demande. Ces visites se font toujours dans le respect de la confidentialité.

L’importance des dons

Les personnes combattant un cancer peuvent recevoir jusqu’à 3500 $ par année pendant cinq ans de Cancer Fermont. Depuis 2005, l’organisme a distribué plus de 320 000 $ aux personnes malades ainsi qu’à leurs proches, dont 50 000 $ pour la seule année 2015.

D’année en année, les montants distribués sont plus importants, en raison d’une augmentation du nombre de cas de cancers. Alors que 17 personnes étaient atteintes de la maladie l’an passé, on en compte actuellement une trentaine. « Il y a presque un nouveau cas de cancer par mois. Il est essentiel que les dons se poursuivent, pour que nous puissions venir en aide à ceux qui en besoin, mais aussi à ceux qui en auront malheureusement besoin un jour ou l’autre », explique Denis Grenier.

Le président et fondateur de l’organisme rappelle qu’une mauvaise alimentation, un manque d’exercice ou encore la pollution peuvent favoriser l’apparition du cancer. « Nous vivons dans un monde difficile. L’athlète Mylène Paquette, qui a traversé l’Atlantique à la rame, a pu constater de ses propres yeux à quel point l’océan est jonché de détritus. Qu’on le veuille ou non, nous subissons tous à un moment donné les conséquences de cette dégradation de l’environnement », soutient Denis Grenier.

Un 3e demi-marathon

L’automne prochain, un demi-marathon sera organisé pour la troisième année consécutive. Cet évènement festif permet d’amasser des dons pour Cancer Fermont et de promouvoir de saines habitudes de vie.

L’équipe de Cancer Fermont se compose de Denis Grenier à la présidence, Suzanne Caron à la vice-présidence et à la trésorerie, Caroline Boudreault au secrétariat et Angèle Kenny comme infirmière pivot et soins oncologiques du CISSS de la Côte-Nord, Point de service de l’Hématite.

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Publié le 7 mars, 2016, dans la publication : Numéro 4 Volume 34

  • Cancer Fermont
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  • Fermont
  • Métallos
  • Oeuvre caritative

Publié sur le site le 7 mars 2016

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Un registre des armes longues au Québec

Pour ou contre le registre?

par Bernard Jolicoeur

Voilà un sujet teinté de grande émotivité tant pour les tenants que les opposants à la création d’un tel registre.

Laissons de côté l’émotivité et ana-lysons la question de façon ration-nelle. À cette fin, il est nécessaire de connaitre les principales lois qui existent déjà et de préciser quelques notions concernant les différents types d’armes. On entend tellement d’âneries à propos des armes et des munitions, aussi importe-t-il de savoir de quoi on parle.

Il existe actuellement une loi sur les armes à feu au Canada. On y décrit les exigences à respecter pour acquérir, posséder et entreposer des armes. Ce sont des règles de gros bon sens qui se résument à ce qui suit.

Pour posséder ou acheter des armes, il faut être titulaire d’un permis fédéral de possession et acquisition des armes à feu et le renouveler aux cinq ans. Un cours de base permet d’obtenir ce permis; les couts sont abordables et la procédure est assez simple. Concrètement, cela signifie que, registre des armes ou non, les autorités connaissent déjà les noms et adresses de tous les propriétaires d’armes à feu au Canada. Il serait donc faux de dire que la police a besoin d’avoir accès à un registre des armes pour savoir qui en possède, elle le sait déjà. Voilà donc un premier point réglé.

Il existe aussi des règlements de la même loi pour encadrer l’entre-posage sécuritaire des armes à feu. On veut ainsi éviter que les armes soient trop faciles d’accès dans la maison ou que les enfants puissent les trouver et causer des catastrophes en jouant au cowboy comme cela arrive quasiment à chaque jour aux États- Unis. Sans entrer dans les détails, les armes doivent être rangées dans un endroit verrouillé et les munitions ne doivent pas se trouver tout à côté, gros bon sens point à la ligne.

Quant à ce qui concerne les armes « automatiques », elles sont déjà interdites au Canada. On parle ici d’armes qui peuvent tirer une multi-tude de coups par une seule pression de la détente. Quand on entend des gens dire qu’il faudrait un registre des armes pour empêcher l’achat ou la possession de mitraillettes par exemple, rassurez-vous, c’est déjà réglé, c’est interdit point final.

Un mot sur les armes dites « de poing », les pistolets et les révolvers. Ces armes font déjà l’objet d’une règlementation sévère au Canada. Dans leur cas, l’enregistrement est obligatoire depuis fort longtemps et des conditions très sévères encadrent l’acquisition, l’entreposage et le transport de ces armes. Les civils qui les utilisent pour le tir à la cible notamment ont un permis qui décrit en détail le trajet et l’horaire liés à leurs déplace-ments entre leur domicile et le club de tir. On parle ici de civils honnêtes et bien intentionnés. Les gangsters qui possèdent des armes de poing non enregistrées n’ont pas tendance à prévenir les corps policiers de leurs déplacements ou de leurs intentions… Pensez-vous qu’ils seraient davantage disposés à enregistrer leurs armes longues? On est bandit ou on ne l’est pas, un peu de fierté tout de même!

Une fois que l’on sait tout cela, quant à moi, le cas est pas mal réglé. Un registre québécois des armes longues serait-il nécessaire? Non. Réduirait-il le risque que des bandits ou des tueurs commettent des crimes avec des armes à feu? Non. La création d’un tel registre engendrerait-elle des couts impor-tants? Oui. Or, le gouvernement actuel a beaucoup de difficulté à définir ce qu’est ou non un montant important. Abolir l’entretien de la Route verte pour sauver trois mil-lions (une grosse somme?) puis se virer de bord et créer à grands frais un ministère des « saines habitudes de vie », voilà le genre de sottises auxquelles ce gouvernement se prête volontiers.

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Publié le 22 février, 2016, dans la publication : Numéro 3 Volume 34

  • arme à feu
  • chasse
  • Registre

Publié sur le site le 22 février 2016

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Venez prendre un café au Centr’Action

Des mushers passionnés

par Louise Vachon, collaboration spéciale

Le 26 janvier dernier, lors de la rencontre hebdomadaire « Venez prendre un café », le Centr’Action recevait Normand Casavant et Karine Grenier, deux mushers d’expérience. Nouvellement établis à Fermont, ils ont pris de leur temps pour raconter leur histoire, leurs projets et ont répondu aux questions des jeunes et des moins jeunes.

Normand et Karine ont démarré leur aventure dans les Laurentides avec une entreprise d’écotourisme de chiens de traineaux. Après une vingtaine d’années, les deux mushers se lassent de l’aspect touristique et de nouveaux projets germent dans leur tête. Ils déménagent au Yukon pour en apprendre davantage sur les chiens de traineaux, dans l’optique de participer à de grandes courses.

De fil en aiguille, Normand réalise son rêve et participe à de nombreuses compétitions, dont la célèbre Yukon Quest, dont il prend le départ à cinq reprises. En 2014, Normand et Karine prennent part à la première édition du Défi Taïga 200 à Fermont.

Lors de la rencontre du 26 janvier, les jeunes présents ont eu l’occasion de poser de nombreuses questions. « Pourquoi certains chiens de traineaux portent des bottines roses? Est-ce réservé pour les filles? », demande innocemment un jeune. « Mais non, il n’y a pas de discrimination entre chiens et chiennes dans l’attelage. Les bottines roses sont de taille moyenne, et les oranges de taille large. », répondent les mushers.

« Le but de cette rencontre était de faire découvrir aux Fermontois, petits et grands, la vie de musher. Il y avait un aspect éducatif important », explique Lise Pelletier, chargée de projet au Centr’Action.

Une autre question fuse : « Que mets-tu dans la soupe du chien? » Normand répond que les chiens de traineau sont de véritables athlètes, et qu’il faut donc les nourrir en conséquence. La soupe est composée de toutes sortes de viandes pour les protéines (bœuf, poulet poisson ou orignal) ainsi que de moulée séchée pour les vitamines. Karine explique que les chiens goutent par l’odorat. Apparemment, le castor serait leur mets préféré. Les chiens mangent trois repas par jour. Pour éviter des torsions d’estomac, on respecte toujours un délai de trois heures avant un exercice physique.

Karine a également évoqué une activité que l’on peut pratiquer avec un seul chien, le ski joëring, où une personne à ski se fait tirer par un ou deux chiens reliés par un harnais spécial. Pour de plus longues randonnées, le skieur peut laisser glisser derrière lui une pulka, un petit traineau dans lequel on peut placer du matériel et des provisions. Karine, grande amatrice de cette activité, a déjà effectué plusieurs randonnées en solitaire.

À la fin de « Venez prendre un café », les participants se sont rendus dehors pour voir comment Normand et Karine nourrissent leurs chiens. Ces derniers étaient étonnement calmes. Presque aucun jappement ne s’est fait entendre. Un bel après-midi somme toute, qui aura peut-être fait naitre une nouvelle passion chez certains.

Louise Vachon, collaboration spéciale

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Publié le 22 février, 2016, dans la publication : Numéro 3 Volume 34

  • chiens de traineau
  • Défi taïga
  • Mushers

Publié sur le site le 22 février 2016

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Défi Taïga 200

Une course bonifiée

par Guillaume Rosier

Les 18 et 19 mars prochain aura lieu la plus grande course chiens de traineaux de l’Est du Canada, le Défi Taïga 200. Malgré des imprévus et un contexte économique difficile, l’évènement a été largement bonifié.

Dans un peu moins d’un mois, une vingtaine de mushers et leur attelage s’élanceront dans les étendues glacées de la taïga. Un défi de taille pour les participants mais aussi pour les organisateurs, qui travaillent d’arrachepied depuis plusieurs mois afin que tout soit parfait le moment venu. Le Défi Taïga 200 a en effet une réputation à tenir. Les deux premières éditions ont fait grand bruit dans le monde du mushing. La course se démarque par sa très grande qualité ainsi que le bel accueil qui est réservé aux participants. La barre est haute.

Imprévus

En novembre dernier, un accident malencontreux a contraint Catherine Joly-Cardinal et son conjoint Yan Shaw à se retirer de l’organisation de la course. « La nouvelle de l’accident a ébranlé l’équipe toute entière. Nous perdions deux piliers de l’organisation. Il a fallu se retrousser les manches et aller de l’avant », raconte Serge Côté, président de l’Association touristique de Fermont, organisme qui chapeaute le Défi.

Le contexte économique, incertain en raison notamment de la baisse du prix du minerai de fer, n’a pas facilité les choses. M. Côté explique : « L’idée à long terme, c’est de prendre de l’expansion et de faire en sorte que le Défi devienne une rencontre internationale. Pour l’instant, le contexte économique ne nous le permet pas. En raison de la frilosité de certains commanditaires potentiels, nous avons dû revoir notre stratégie ainsi que notre calendrier. »
Toutefois, grâce au dévouement des organisateurs et des bénévoles ainsi qu’au soutien inespéré de plusieurs commanditaires, la course se bonifie par rapport aux années précédentes. « C’est paradoxal. Avec des moyens limités, le Défi est parvenu à se renouveler et à s’améliorer », note Véronique Dumais, responsable des communications de la course.

Nouveautés

Cette année, le parcours compte plusieurs nouveaux tronçons, qui doivent permettre une utilisation optimale du terrain. Cinq tentes seront montées au checkpoint afin que les mushers puissent se reposer à la mi-parcours. Une sixième fera office de cafétaria.

En ce qui concerne l’aspect promotionnel de la course, les organisateurs ont mis les bouchées doubles : nouveau site Internet, vente d’articles promotionnels, lots à gagner ou concours photo organisé durant la course. « Nous recevons toujours des appels de mushers qui désirent s’inscrire », rapporte Véronique Dumais.

« La troisième édition du Défi Taïga 200 sera la meilleure, jusqu’à la quatrième », assure Serge Côté.

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Publié le 22 février, 2016, dans la publication : Numéro 3 Volume 34

  • chiens de traineau
  • Défi taïga

Publié sur le site le 22 février 2016

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