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    Un contrat de travail à la hauteur des attentes

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    Cancer Fermont dépasse les frontières

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MFQ

Un contrat de travail à la hauteur des attentes

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les travailleurs de Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom à proximité de Fermont, ont évité une grève puisqu’ils ont ratifié, le 29 février 2024, dans une proportion de 86,7 % le renouvellement de la convention collective avec leur employeur pour une durée de cinq ans selon le Syndicat des Métallos qui en a dévoilé certains détails, le 1er mars.

Le président de la section locale 9996 des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom, Sébastien Bergeron, qui représente 712 syndiqués, pour la plupart des navetteurs, confie : « Ce contrat fait de la compagnie québécoise Minerai de fer Québec, l’une des minières où les salariés sont les mieux payés. C’est grâce à la détermination des représentants et des membres des Métallos qui ont su négocier d’égal à égal avec la partie patronale pour que les travailleurs soient considérés et valorisés à la hauteur de leur contribution au succès de la mine. »

Gains appréciables

Le Syndicat explique que cette nouvelle entente prévoit des augmentations de salaire moyennes de 26,25 % échelonnées sur une période de cinq ans et qui atteindront 30,62 % pour les journaliers. Les hausses salariales totalisent en moyenne 26 % et s’accroitraient jusqu’à 31 % pour certains. Les dilatations salariales prévues sont de 13,25 % la première année puis de 3 % pour chacune des trois années subséquentes et de 4 % lors de la cinquième et dernière année qui couvre cet accord collectif. Les Métallos précisent que les journaliers obtiendront une majoration additionnelle de 4,37 % puisqu’ils sont reclassés dans l’échelle salariale, devenant ainsi, dès la première année, les mieux payés de la Côte-Nord dans leur métier tandis que l’ensemble des travailleurs de MFQ se hissera à un sommet salarial inégalé considéré parmi les mieux rémunérés de la région lors de la quatrième année. L’assurance collective a été fortifiée. La prime consentie aux travailleurs de nuit passera de façon progressive de 1,50 $ à 2 $ l’heure, devenant la plus alléchante parmi les minières qui œuvrent sur le territoire nord-côtier, et la prime mensuelle pour les travailleurs qui résident à Fermont a également été bonifiée, passant de 600 $ à 900 $. 

Améliorations substantielles

De nombreux amendements ont été apportés aux volets normatifs du nouvel arrangement. C’est l’ampleur des améliorations dans ces aspects qui a permis de conclure une entente d’une plus longue durée soit pour une période de 5 ans. La formation sera dorénavant attribuée de façon plus équitable dans le respect de l’ancienneté. Il en sera de même pour postuler à des affectations (assignations). Une clause a également été négociée pour que des travailleurs saisonniers puissent être embauchés annuellement à titre permanent. « Ces changements ont introduit davantage d’équité et de stabilité pour les travailleurs et les travailleuses. On peut aussi être fiers de voir que la majorité des membres a revendiqué une meilleure prime pour les résidents et les résidentes (de Fermont) qui forment une petite minorité du groupe », conclut le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

Le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford, se réjouit de la conclusion de cet accord : « Nous visons non seulement à procurer une plus grande stabilité pour nos travailleurs, pour la communauté et pour notre société, mais surtout de maintenir un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec tous nos employés. » Selon le haut dirigeant, l’entente équilibre la nécessité pour la minière de rester concurrentielle en attirant les meilleurs talents tout en veillant à ce que l’entreprise puisse naviguer dans des contextes économiques incertains. « Cet important jalon permet à notre société de continuer d’avoir un impact positif localement en demeurant un chef de file au sein de la chaîne d’approvisionnent de l’acier vert. »   

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Compagnie minière IOC

Nouveau contrat de travail

par Éric Cyr

La Compagnie minière IOC et les sections locales du Syndicat des Métallos/United Steelworkers représentant environ 2 000 employés des installations d’IOC à Labrador City et à Sept-Îles ont conclu de nouvelles conventions collectives. Les nouvelles ententes de cinq ans ont été ratifiées par les membres des sections locales 5795, 6731 et 9344 à la suite de plusieurs mois de négociations constructives. Les conventions, qui entreront en vigueur rétroactivement, le 1er mars 2023, prévoient des salaires plus élevés, des régimes de retraite bonifiés et de meilleurs avantages sociaux pour les travailleurs.

Le président et chef de la direction d’IOC, Mike McCann, a déclaré : «Nous sommes heureux que les nouvelles conventions collectives aient été ratifiées par nos employés. Au cours des cinq derniers mois, nos équipes de négociation ont travaillé ensemble de manière productive pour obtenir des contrats équitables, concurrentiels et qui soutiendront l’avenir de notre entreprise. Cela nous permet de veiller sur nos gens et démontre ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’une organisation travaille ouvertement et honnêtement avec les représentants syndicaux de ses employés.» Selon le Syndicat, le contrat prévoit une hausse salariale de 8, 9 % la première année, afin de maintenir le pouvoir d’achat à la suite de la poussée de l’inflation. La prime de flexibilité qui bonifie le salaire passe par ailleurs de 1,25 $ l’heure à 2 $. Les hausses prévues pour les deuxième et troisième années sont de 2,2 % annuellement et de 2,75 %
pour la dernière année. Un boni de 2500 $ s’ajoute à la signature de la nouvelle convention collective.

Évolution des négociations

Une entente de principe qui avait été conclue entre les comités de négociation des Métallos avec Rio Tinto IOC, le 1er mars dernier, a été écartée dans une forte proportion par les syndiqués qui se sont majoritairement prononcés en sa défaveur. Les adhérents des sections locales 5795 et 6731, représentant au total plus de 1500 travailleurs et travailleuses à la mine de fer d’IOC à Labrador City, au Labrador, ont décliné la proposition initiale dans un rapport de 65 %, les 3 et 4 mars derniers. Quelque 400 employés membres de la section locale 9344 de Sept-Îles sur la Côte-Nord, affectés au chemin de fer QNS&L et au port de la minière IOC, ont imité leurs confrères et consœurs des Métallos du Nord en refusant l’accord de principe à 96,6 % au cours d’une assemblée, le 7 mars 2023. «L’inflation est importante. Les membres exigent des conditions de travail en conséquence de cette situation et ont fait réaliser à l’employeur qu’il manque encore des éléments avant de pouvoir conclure le contrat de travail», explique alors le représentant syndical des Métallos du bureau régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, Marc Tremblay.

Solidarité nord-sud

«Nous retournons tous ensemble, solidairement, à la table de négociation dans l’espoir de conclure un contrat de travail à la hauteur des attentes des membres », conclut le président de l’unité syndicale 9344, Eddy Wright. Le président de la section 5795, Michael Furlong, écrivait sur la page Facebook Usw 5795, le 22 mars : «Votre comité de négociation a travaillé conjointement de concert avec ses collègues de la section locale 9344 à Sept-Îles. Nous avons demandé que le conciliateur et l’entreprise acceptent de ramener toutes les parties à la table de négociation. Nous avons convenu de nous rendre à Sept-Îles, le 26 mars, pour reprendre les négociations.» Une délégation de Labrador City a pris l’avion à l’aéroport de Wabush à la date prévue afin d’aller négocier en compagnie des collègues québécois. À la suite de la reprise des pourparlers, l’employeur a déposé une suggestion finale de convention collective. Les syndiqués de Sept-Îles se sont prononcés sur cette ultime offre patronale, le 1er et 2 avril, en acceptant sa ratification à 83,6 %. «Après analyse de la proposition, le comité de négociation a décidé de la recommander à ses membres y voyant une avancée par rapport à ce qui était auparavant sur la table», explique Eddy Wright. Leurs homologues du Labrador ont pour leur part voté en faveur à 86,5 % les 3 et 4 avril.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Cancer Fermont dépasse les frontières

Le fondateur de l’organisme honoré à nouveau

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo : le coordonnateur des Métallos Nicolas Lapierre, Caroline Boudreau, le représentant syndical chez MFQ Marc Tremblay, Denis Grenier, Marlène Rioux. Source Photo : Métallos

L’instigateur de Cancer Fermont, Denis Grenier, a été honoré une fois de plus pour son travail bénévole au sein de l’organisme de bienfaisance qui vient en aide aux personnes aux prises avec le cancer dans la collectivité nordique fermontoise tout au long de leurs traitements et même au-delà. Cette fois, c’est le Syndicat des Métallos/United Steelworkers qui a souligné son engagement communautaire en lui décernant le prix Jefferson 2021 lors de son congrès international qui se tenait aux États-Unis à Las Vegas au Nevada.

Le seul lauréat québécois (district 5) représentant 60 000 membres des Métallos au Québec et syndiqué de la section locale 9996 chez Minerai de fer Québec à la mine du Lac Bloom, était accompagné pour l’occasion de sa conjointe Marlène Rioux et d’une collaboratrice de longue date de l’association caritative, Caroline Boudreau. Il a reçu cette nouvelle distinction au MGM Grand Hotel & Casino, le 10 août dernier.

Le coordonnateur des Métallos pour l’Est-du-Québec, Nicolas Lapierre, qui était sur place, confie : « Cancer Fermont est un organisme unique au Québec qui répond directement à la réalité que vivent les personnes atteintes de cancer et leur famille dans une région éloignée alors que les traitements doivent souvent être dispensés à l’extérieur de leur lieu de résidence. L’apport de Denis Grenier pour la communauté de Fermont et pour la Côte-Nord est immense et c’est important pour nous de le reconnaître. » Le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, explique que : « s’engager syndicalement c’est croire en la solidarité dans nos milieux de travail pour améliorer le sort des travailleurs. L’engagement dans la communauté, dans la société, s’inscrit dans la même lignée, c’est aussi une question de solidarité. Ce que fait M. Grenier contribue au bien-être de la communauté fermontoise. »

Monsieur Grenier cumule cinq autres prestigieuses reconnaissances d’envergure nationale pour son implication bénévole et sa contribution communautaire et sociale au sein de l’organisation qu’il a contribué à faire naître notamment le Prix du gouverneur général du Canada pour l’entraide en 2014, la médaille de l’Assemblée nationale du Québec en 2017, un hommage au parlement à Ottawa en 2018, la médaille de la députée de Manicouagan en 2019 et le prix Hommage bénévolat-Québec en 2021. Ce dernier est très heureux de cette nouvelle marque d’appréciation. « J’étais très ému et j’avoue que j’ai versé quelques larmes. Je remercie les bénévoles de leur soutien essentiel à Cancer Fermont au cours des années, ils étaient dans mes pensées tout comme ceux qui ont bénéficié de nos services. »

Cancer Fermont a été fondé en 2005 et s’inspire d’un concept flexible incomparable au pays tout en étant entièrement administré de façon bénévole. L’ensemble des dons est distribué sous forme d’aide financière aux personnes atteintes du cancer et à leur famille afin de leur faciliter la vie en s’adaptant à leurs besoins.

Le prix pour l’année 2021 n’a pu être remis que cet été en raison du contexte sanitaire qui prévalait.

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Publié le 22 août, 2022, dans la publication : Numéro_13 Volume_40

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Publié sur le site le 22 août 2022

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Caribous et emplois

Une vision réconciliable ?

par Éric Cyr

Source  photo : Myriam Desjardins-Malenfant

Le Syndicat des Métallos considère qu’il est à la fois possible de protéger le caribou forestier et de préserver les emplois dans le secteur du bois grâce à un modèle d’exploitation durable et a présenté un mémoire à ce sujet qu’il a déposé, le 11 mai dernier, à la Commission indépendante sur les caribous forestiers et montagnards qui tenait jusqu’au 17 mai des audiences publiques dans certaines localités du Québec.

Le Syndicat des Métallos souligne l’importance de protéger le caribou et, afin d’y parvenir, invite les gouvernements à mettre en place des mesures pour mitiger les impacts économiques ainsi que favoriser davantage la transformation. Les Métallos représentent 2500 travailleurs dans le secteur du bois dont un millier sont touchés par la problématique du caribou forestier. « Protéger le caribou, c’est aussi protéger l’avenir de nos emplois qui dépendent de la forêt, à moyen et long terme. Un modèle d’exploitation durable de la ressource, c’est un modèle qui assure que les prochaines générations pourront encore vivre de la forêt », explique le responsable du dossier chez les Métallos, Alexandre Fréchette.

Les Métallos se préoccupent du rythme actuel de la récolte forestière, plus rapide que les projections sur lesquelles étaient basés auparavant les modèles forestiers. Est-il possible de faire autrement pour assurer une régénération plus optimale et une exploitation plus durable de la ressource ? « Nous sommes convaincus qu’il y a une voie de passage à la fois pour protéger l’habitat du caribou forestier et s’assurer qu’on pourra encore vivre longtemps de la forêt. Nous avons bon espoir que les gouvernements coordonnent leur action pour atténuer les impacts financiers et sur l’approvisionnement en bois tout en assurant la protection du caribou », fait valoir le représentant des Métallos.

« Nous avons confiance qu’il est possible d’améliorer les façons de faire pour réduire les impacts sur l’environnement. Nos membres sont fiers de vivre de la forêt. C’est une ressource renouvelable et durable. Mais si ce n’est plus le cas, si une exploitation intensive met en péril la biodiversité, l’opinion publique se retournera contre cette industrie. Cela ne peut que nuire aux emplois », fait valoir le représentant syndical.

Pour les Métallos, une solution doit être trouvée à l’échelle locale, avec une réflexion territoire par territoire où l’ensemble des parties est impliqué, soit les entreprises, les syndicats, les experts, les communautés autochtones, les représentants gouvernementaux et de groupes environnementaux de défense des caribous. Les Métallos invitent la Commission à recommander un mécanisme de mutualisation des coûts et des impacts de la protection du caribou. On peut notamment penser que les mesures de compensation pourraient, entre autres, prendre la forme de transferts de lots de bois d’une unité d’aménagement forestier à une autre, ou encore d’une aide pour des mesures ciblées en lien avec la protection du caribou.

Du même souffle, les Métallos souhaitent une révision du régime forestier de façon à privilégier les entreprises plus efficientes qui tirent le maximum de la ressource forestière et celles qui effectuent le plus de transformations. « S’il y a moins de bois récolté, assurons-nous d’en tirer le maximum de retombées économiques. Les entreprises qui permettent de générer le plus de valeur ajoutée doivent être favorisées dans l’octroi des lots de bois. De même, il faut accompagner et soutenir celles qui sont prêtes à prendre ce virage de la transformation », conclut M. Fréchette.

Une délégation de syndiqués du secteur du bois s’est rendue à Québec, le 13 mai dernier, pour rencontrer les représentants du ministre de l’Environnement du Canada, Steven Guilbault, au sujet de la protection du caribou forestier.

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Publié le 23 mai, 2022, dans la publication : Numéro_10 Volume_40

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Publié sur le site le 23 mai 2022

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Caserne 12

Les pompiers fermontois se syndiquent

par Éric Cyr

Les pompiers de la caserne 12 de Fermont ayant manifesté, en février dernier, leur intention de se syndiquer, le Syndicat des Métallos a déposé une demande d’accréditation syndicale en leur nom auprès du Tribunal administratif du travail. Après une étude du dossier, le tribunal administratif québécois a officiellement confirmé la légitimité des Métallos à les représenter. Le Syndicat enclenche actuellement les prochaines étapes destinées à officialiser le processus.

Selon le coordonnateur régional des Métallos pour la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre, qui pilotera le dossier, les pompiers souhaitent améliorer leurs conditions de travail et une rencontre est prévue à Fermont dans la semaine du 25 avril dans le cadre d’une assemblée destinée notamment à élire un premier exécutif syndical et un comité de négociation afin de préparer les demandes des travailleurs et travailleuses en vue de l’obtention d’une première convention collective négociée avec
l’employeur.

M. Lapierre qui n’anticipe pas de problèmes particuliers dans le cadre de cette démarche confie : « La requête en accréditation s’est très bien déroulée et la Ville de Fermont qui est habituée à évoluer avec une structure syndicale qui fait partie inhérente de l’organisation municipale ne s’y est pas opposée. Tous les pompiers volontaires fermontois, soit environ 25, ont manifesté leur intérêt à se syndiquer. Il n’existe aucune structure syndicale pour l’instant, mais nous allons interpeller les pompiers au sujet de leurs besoins dans le cadre d’un processus de consultation et nous allons les aider à former un comité de négociation avec pour objectif l’obtention d’une première convention collective avec la Ville de Fermont. »

Le syndicaliste qui connaît bien le milieu fermontois se dit prêt à travailler de concert avec les pompiers locaux et les instances municipales afin de conclure une entente qui répond aux aspirations légitimes des nouveaux membres des Métallos qui seront intégrés au sein de la section locale 7065 de Sept-Îles. Ce regroupement dont l’avantage principal est de mutualiser les cotisations syndicales, ce qui amplifie la force du nombre, représente une cinquantaine de petites unités syndicales, totalisant près de 1400 membres, issues de milieux de travail différents notamment de l’entreprise Orica, du magasin Canadian Tire à Sept-Îles et du chemin de fer du lac Knob et Timmins qui fournit des services ferroviaires entre Schefferville et des mines de fer situées à environ 20 km au nord-ouest.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), est très bien implanté dans le domaine de l’industrie minière de la région et constitue le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Les Métallos comptent 60 000 membres de tous les secteurs économiques à l’échelle du Québec.

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Publié le 11 avril, 2022, dans la publication : Numéro_7 Volume_40

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Publié sur le site le 11 avril 2022

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Minerai de fer Québec

Nouvelle convention collective

par Éric Cyr

source photo : MFQ

À l’instar de leurs confrères du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal qui les ont précédés de peu, les 465 employés de Minerai de fer Québec (MFQ), affiliés au même syndicat, qui travaillent à la mine de fer du Lac Bloom, ont ratifié un nouveau contrat de travail de trois ans, dont neuf mois étaient déjà écoulés, le 24 juin dernier. Les syndiqués de MFQ ont entériné, au cours de quatre assemblées, l’entente de principe dans une proportion de 79%.

À l’heure de l’expansion minière annoncée, ceux-ci ont obtenu plusieurs avantages concernant les conditions de travail. « Nous sommes très contents ! Lors des dernières négociations, en 2017, la compagnie venait tout juste d’annoncer un redémarrage, le contexte était donc moins bon. Le moment était aujourd’hui beaucoup plus propice à cette négociation, alors que le prix du fer atteint des records historiques. Cela s’est reflété sur les résultats : nous avons réussi à aller chercher plusieurs gains au niveau des conditions de travail et des aspects normatifs de la convention », fait valoir le président de la section locale 9996 des Métallos, Yves Lapierre.

Les salaires augmenteront de 10,15 % sur trois ans (3,9 %, 3,25 % et 3 %) et les contributions de l’employeur au régime de retraite à cotisations déterminées sont accrues. Le pourcentage de salaire pour les vacances a été bonifié et la procédure relative à l’obtention de vacances a été améliorée. Les syndiqués pourront ainsi prendre des vacances sur une plus longue période et d’une façon plus équitable en fonction de l’ancienneté. L’allocation pour le travail en zone nordique et les déplacements est majorée et un montant est aussi alloué pour reconnaître la contribution des salariés au développement de l’entreprise. Une majoration de l’allocation mensuelle des travailleurs saisonniers a aussi été négociée.

Comme convenu dans une lettre d’entente, un exercice conjoint d’étude des salaires sera effectué d’ici septembre 2022 afin de revoir les classes salariales. Déjà, le nombre d’heures requis pour changer d’une classe salariale à une autre a été revu à la baisse. Une nouvelle prime pour les accompagnateurs de personnes en apprentissage, distincte de celle des formateurs, a de plus été instaurée. Plusieurs aspects normatifs de la convention collective ont été améliorés. Ainsi, l’ancienneté occupera une place plus importante, notamment lors des affichages de postes. Les procédures de mouvements de main-d’œuvre ont aussi été modifiées afin d’assurer une plus grande fluidité.

« Le comité de négociation a travaillé très fort durant sept mois, alors que 62 rencontres ont été tenues. Cela a porté ses fruits : ce contrat permet de corriger le tir sur plusieurs clauses normatives. La convention est en ordre pour assurer une belle expansion, harmonieuse », fait valoir le représentant syndical du bureau régional des Métallos de la Côte-Nord, Dany Maltais.

Notons par ailleurs que les représentants syndicaux seront en mesure d’être plus accessibles pour les membres. Le vice-président sera libéré à mi-temps pour des rotations de 14 jours, alors que les deux représentants à la prévention seront libérés à temps plein, ce qui s’ajoute au président qui est libéré à plein temps pour des rotations de 14 jours.

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Publié le 23 août, 2021, dans la publication : Numéro_13 Volume 39

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Publié sur le site le 23 août 2021

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ArcelorMittal

Des négociations au point mort

par Éric Cyr

Une rencontre virtuelle visant à expliquer les revendications et les doléances des travailleurs ainsi que les motifs ayant mené au conflit de travail, déclenché le 10 mai 2021, s’est tenue entre la haute direction d’ArcelorMittal et les comités de négociation du Syndicat des Métallos, le 14 mai dernier. Le président de la multinationale, Lakshmi Mittal, et le président et chef de la direction de la division d’exploitation minière de l’entreprise au Canada, Mapi Mobwano, ont assisté à cet entretien qui ne se voulait pas une tribune de négociation, mais qui a cependant semé l’espoir d’un dialogue constructif.

Quatre jours plus tard, le conciliateur convoquait les belligérants à un retour à la table de négociation. Les premiers pourparlers officiels depuis le début de la grève se sont donc déroulés, le 20 mai, à Sept-Îles. La conjoncture n’a malheureusement pas donné de résultats concluants et les négociations ont rapidement achoppé. Force est de constater que la partie patronale et la partie syndicale sont encore loin d’un compromis. L’impasse demeure puisque cet exercice n’a pas permis d’en arriver à un dénouement.

« La séance a permis de constater de façon évidente qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible à l’heure actuelle. La grève se poursuit donc dans l’ensemble des installations d’ArcelorMittal à Fermont, à Fire Lake et à Port-Cartier. Nous ne succomberons pas au chant des sirènes », confie le coordonnateur du Syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, qui explique de façon métaphorique qu’avant d’en venir à un accord, il faudrait au préalable évoluer sur la même patinoire et qu’avant d’attacher les lacets des bottines, il faut défaire les nœuds. Selon les Métallos, les principaux points en litige concernent les assurances, les primes, le régime de retraite, les salaires et l’horaire de travail de 14 jours consécutifs, suivis de 14 jours de congé, inspiré du système de navettage aérien des travailleurs qui favorise l’exode à l’extérieur de la Côte-Nord.

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Annie Paré, juge que rien ne permet de croire à un retour à la table de négociation puisqu’il n’y a eu aucune évolution depuis la rencontre. Mme Paré explique que l’entreprise minière se prépare à un conflit qui pourrait se prolonger.

« Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas été en mesure de trouver un terrain d’entente avec le Syndicat des Métallos. Nous avons tendu la main pour faire évoluer la conversation, mais ne pouvions malheureusement pas poursuivre les discussions dans un contexte où la partie syndicale refuse de négocier et maintient une position de « tout ou rien » sans démontrer d’ouverture. Nous avons donc interrompu les négociations pour le moment. Considérant l’impact majeur à divers niveaux sur tous nos employés, qu’ils soient syndiqués ou cadres, et sur la communauté dans son ensemble, cette situation ne profite à personne. Nous demeurons disposés à négocier, de façon raisonnable, constructive et ouverte. »

Le conciliateur a convoqué les deux parties à la table de négociation, le 3 juin. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, y prendra part.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

Entente de principe entre les Métallos et MFQ

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Une entente de principe a été conclue, le 24 mai 2021, entre le comité de négociation de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos et Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron, qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont.

L’unité locale 9996 du Syndicat des Métallos représente près de 390 travailleurs de l’entreprise MFQ. Après une soixantaine de rencontres de discussions échelonnées sur une période de six mois, les parties patronale et syndicale se sont entendues sur les grands enjeux du renouvellement de la convention collective des employés syndiqués. À la suite des pourparlers, le comité de négociation de ce bureau syndical suggère à ses membres de se rallier à l’option négociée. Les représentants syndicaux jugent l’entente digne d’être entérinée et préconisent son acceptation.

Contexte favorable

Le contexte actuel est très différent de celui qui régnait lors de la première convention collective qui avait été négociée à l’époque avec le promoteur du site minier, la société de développement Champion. Les travailleurs avaient alors laissé une certaine marge de manœuvre à l’employeur afin de permettre une relance des activités minières. Le porte-parole syndical, Dany Maltais, considère que l’entente est ciblée sur les besoins des membres et respecte ce que l’employeur est en mesure d’accorder. Il estime que le moment est actuellement opportun puisque le prix du fer est en constante progression et que l’entreprise, en excellente posture financière, envisage même de doubler sa production.

« L’entente de principe est à la satisfaction du comité de négociation. On recommandera fortement aux membres de l’adopter lors des assemblées générales. Nous travaillons maintenant à l’organisation d’assemblées générales dans les plus brefs délais ».

M. Maltais est à l’aise avec le contenu de l’accord de principe qui répond selon lui aux attentes des syndiqués et croit qu’il obtiendra leur assentiment. L’entente sera d’abord présentée et expliquée aux membres lors d’assemblées générales prévues à la fin juin et ceux-ci pourront par la suite se prononcer à son sujet dans le cadre d’un vote. La nouvelle convention collective ne pourra être adoptée qu’à la suite d’un résultat favorable lors du scrutin. MFQ ne souhaite pas faire de commentaires avant le résultat du suffrage.

C’est la seconde convention collective à être négociée depuis que MFQ a entrepris le redémarrage des installations et repris l’exploitation de la mine du Lac Bloom, en 2018, succédant ainsi à Cliffs Natural Resources après sa faillite.

Le complexe minier de MFQ poursuit sa progression et est actuellement en phase d’expansion avec pour objectif de doubler sa capacité d’extraction qui passerait à une production annuelle de 15 millions de tonnes de minerai de fer. Cette démarche est appuyée par de solides paramètres économiques actuels relatifs au marché du fer, son champ d’expertise.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Piquetage de nuit chez ArcelorMittal

Le respect du droit de grève bafoué

par Éric Cyr

Source photo : GaétanTardif

Le Syndicat des Métallos demande à la Santé publique et à la Sécurité publique du Québec de faire preuve de souplesse afin qu’un minimum de piqueteurs puisse surveiller les entrées des installations d’ArcelorMittal à Fermont et à Port-Cartier pendant la nuit. Selon les Métallos il en va du respect de droits fondamentaux prévus aux chartes canadiennes et québécoises tels le droit d’association, le droit de négocier et, par conséquent, le droit de grève et le respect de la loi anti-briseurs de grève prévue au Code du travail.

Au cours de la nuit du 12 au 13 mai 2021, neuf contraventions totalisant près de 14 000 $ ont été distribuées à des grévistes à Fermont et cinq autres à Port-Cartier sous prétexte qu’ils enfreignent le couvre-feu, mais pas aux nombreux agents de sécurité engagés par l’entreprise minière pour les surveiller. Ces derniers étaient pourtant munis d’une lettre d’autorisation des présidents de leur section syndicale locale respective.

Deux poids, deux mesures

« Il est ironique de constater que nos membres pouvaient entrer travailler de nuit sans problème lorsque l’enjeu était d’engranger des profits pour la multinationale, mais qu’ils se font imposer des amendes lorsqu’ils exercent leur droit de grève pourtant tout à fait légal. Les piqueteurs sont là pour faire respecter la loi anti-briseurs de grève. Empêcher le piquetage des grévistes c’est entraver le droit des travailleurs », fait valoir le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux. Le Syndicat redoute que cette interprétation intransigeante du couvre-feu empêche les employés d’ArcelorMittal d’exercer leur droit de grève et d’interdire l’accès nocturne aux installations de la compagnie aux briseurs de grève. Il a aussi relevé l’incohérence de la situation problématique qui relève selon lui des activités de grève plutôt que la simple présence de travailleurs sur les lieux après le couvre-feu. En effet, selon le Syndicat, avant le déclenchement de la grève, personne ne semblait préoccupé par les quarts de nuit chez ArcelorMittal.

Le Syndicat des Métallos est ouvert à diminuer le nombre de piqueteurs à l’extérieur devant les installations d’ArcelorMittal pendant la période de couvre-feu afin de se conformer aux règles sanitaires. Les Métallos précisent que le piquetage permet de constater les entrées et sorties des installations d’ArcelorMittal afin de s’assurer que seul le personnel autorisé notamment les cadres, y ont accès.

« S’il y a des piqueteurs, c’est pour veiller à faire respecter la loi anti-briseurs de grève. Normalement dans un conflit, on note toutes les entrées et les sorties. Si une plainte est formulée pour recours à des briseurs de grève, conformément au Code du travail, ces informations servent à documenter les recours légaux. Empêcher tout piquetage des grévistes, c’est entraver le droit de grève et leur capacité à faire respecter la loi anti-briseurs de grève », ajoute Dominic Lemieux.

Le Syndicat des Métallos qui représente 2500 travailleurs et travailleuses de la compagnie ArcelorMittal Mine Canada à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake a l’intention de contester les contraventions devant les tribunaux.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Grève chez ArcelorMittal

La solidarité syndicale dépasse les frontières

par Éric Cyr

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos (district 5) qui est aussi le vice-président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Dominic Lemieux, son adjoint, Denis Noël, et le coordonnateur des Métallos de l’Est-du-Québec et de la région Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se sont déplacés à Fermont afin d’appuyer les grévistes d’ArcelorMittal des sections locales 5778, 7401 et 7401-FP Nord.

Les dirigeants syndicaux ont confié l’importance d’être sur le terrain en compagnie des membres qu’ils représentent à l’occasion de la première journée du conflit de travail afin « d’appuyer des gens fiers qui se tiennent debout, car ils ne se sentent plus respectés et qui ont décidé de se battre contre cette multinationale ». Les trois syndicalistes ont participé à la marche de solidarité organisée en appui aux grévistes, le 11 mai 2021, et se sont rendus le lendemain sur les lignes de piquetage des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake afin de rencontrer les syndiqués et leur témoigner du soutien en les assurant de l’appui inconditionnel du Syndicat international des Métallos et de plusieurs autres centrales syndicales qui adhèrent à leur cause avant de se diriger vers Port-Cartier pour les mêmes raisons.

Appui international

Les Métallos de la Côte-Nord sont épaulés par des travailleurs brésiliens et européens notamment de France. Affiliée à la Confédération européenne des syndicats et fondée en 1895, la Confédération générale du travail (CGT), l’un des plus importants syndicats français de salariés, qui regroupe plus d’un million et demi d’adhérents, a offert son appui à la cause des grévistes d’ArcelorMittal.

Selon le secrétaire général de l’Union locale CGT Romilly Nogent, Christophe Latrasse : « La compagnie fait des bénéfices, mais veut négocier à la baisse. Ceci est inacceptable. Au nom de l’UL CGT Romilly Nogent, nous apportons notre soutien aux camarades du Syndicat des Métallos dans leur lutte qui, nous l’espérons, sera victorieuse. »

Appui transfrontalier

Le 12 mai, c’était au tour de deux délégations du Syndicat des United Steelworkers/Métallos du Labrador Ouest (district 6) soit les sections locales 5795 et 6731 de la minière Rio Tinto IOC et 5795-A de l’entreprise Orica à Labrador City de se rendre à la rencontre des syndiqués en grève à la barrière de sécurité de la mine du Mont-Wright, où ils ont été accueillis par le vice-président de la section locale 5778, Pascal Michaud, afin de souligner leur appui à leurs confrères (sur la photo). Le président de la section 5795 à Labrador City, Mike Furlong, a témoigné de l’importance des liens solides qui existent entre les syndiqués du domaine minier en signifiant l’appui de son unité syndicale aux revendications des travailleurs d’ArcelorMittal qui sont, selon lui, pleinement justifiées. Le président de la section 6731, Tony Record était aussi sur place. Comme le veut la tradition lors d’une grève, les représentants syndicaux du Labrador ont apporté du café et des beignets à leurs confrères fermontois. Le président de la section 6285 de la minière Tacora Resources à Wabush, Collin Cook, a également prévu de se rendre appuyer les Métallos de Fermont.

Aide financière

La même journée, lors de leur réunion mensuelle, les syndiqués de l’unité 5795 ont voté pour faire un don d’un dollar par membre pour chaque semaine de grève au groupement syndical 5778 dont des représentants se sont par la suite rendus à leurs bureaux de Labrador City pour recevoir un chèque qui a été remis par le président, Mike Furlong, à la présidente de la section 5778, Karine Sénéchal. Ce dernier a aussi invité, dans une lettre publiée sur la page Facebook USW 5795, le 14 mai, les membres qu’il représente à aller encourager les grévistes d’ArcelorMittal sur le piquet de grève à l’entrée de la mine du Mont-Wright en leur apportant du café des beignets et des bûches tout en portant un couvre-visage afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur liées à la pandémie. D’autres sections locales des Métallos d’ArcelorMittal en Montérégie et à Montréal, 6586, 8060, 6586-2, 6951, 8897 et 9399 ont aussi annoncé un appui financier récurrent.

 

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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ArcelorMittal

La grève est déclenchée…

par Éric Cyr

Événement annonciateur de la grève à venir chez ArcelorMittal sur la Côte-Nord du Québec, un rassemblement regroupant plusieurs centaines d’employés de la minière s’est tenu en avant de l’attraction touristique « le camion en ville » à l’entrée de Fermont, le 10 mai dernier, avant même la publication des résultats du vote des membres du Syndicat des Métallos au sujet de l’offre finale de l’entreprise. Des travailleurs gonflés à bloc, parfois accompagnés de membres de leurs familles, scandaient des cris de ralliement sur des airs de solidarité.

Le verdict est tombé peu après, un rejet très fortement majoritaire de l’offre patronale oscillant de 97 % à 99,6 % dans les cinq accréditations syndicales des Métallos représentant 2500 employés d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord. C’est avec pour slogan « Les ressources d’ici pour l’économie d’ici » que le déclenchement de la grève générale illimitée s’en est suivi pour les syndiqués de l’entreprise dans l’ensemble de ses installations nord-côtières incluant les bureaux, la mine, le chemin de fer, l’usine de bouletage et le port.

Refus sans équivoque

Lors d’assemblées qui se sont déroulées durant cette même journée, les travailleurs syndiqués de la multinationale sur la Côte-Nord ont écarté presque à l’unanimité la proposition définitive de leur employeur, sonnant ainsi le glas des négociations et l’appel du clairon avant le piquetage qui a commencé durant la soirée. Des piquets de grève ont rapidement été érigés en permanence devant les installations de la compagnie sur le site des mines de fer du Mont-Wright et de Fire Lake ainsi qu’à Port-Cartier.

« L’employeur n’a pas su saisir l’occasion qui aurait pu éviter un conflit. La conjoncture est excellente, le prix du fer atteint actuellement des sommets historiques inégalés. Cette ressource naturelle est ici. Une portion de la richesse doit donc rester dans la région, demeurer au Québec, contribuer à faire tourner l’économie régionale plutôt que de se retrouver dans les poches des actionnaires à Londres », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, rappelle que des communautés entières sont organisées autour des activités de cette minière, autant à Fermont qu’à Port-Cartier. « Il y a des salaires, des conditions de travail et des primes en jeu. Mais il est aussi question du respect que cette multinationale devrait avoir pour les travailleurs et les travailleuses qui lui permettent d’engranger de généreux profits. La multinationale a beaucoup pressé le citron. Elle doit faire preuve de davantage de respect pour ceux qui concrétisent ses profits », souligne le syndicaliste.

Des promesses non tenues

Les sections locales 5778, 6869, 8664, 7401 et 7401-FP représentant 2500 travailleurs, soit la vaste majorité de la main-d’œuvre de la compagnie ArcelorMittal à Port-Cartier, Fermont et Fire Lake sur la Côte-Nord réclament notamment de leur employeur, qui profite d’un prix du fer très lucratif, une amélioration des conditions de travail, un meilleur respect et davantage sur le plan des salaires et des retraites, ainsi qu’au chapitre des primes pour la vie en territoire nordique. Des promesses faites lors des négociations de 2017 et restées sans suite ont aussi creusé l’amertume des syndiqués, entre autres quant à la salubrité de certains campements et de certains aliments servis aux travailleurs.

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Publié le 24 mai, 2021, dans la publication : Numéro_10 Volume 39

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Publié sur le site le 25 mai 2021

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Commémoration du 28 avril

Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

par Éric Cyr

Lors de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, le 28 avril dernier, le Québec a pleuré les 173 personnes qui ont perdu la vie en tentant de la gagner en 2020. Les Québécois se sont aussi souvenus de tous ceux et celles qui se sont blessés en travaillant. En cette année de pandémie, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Conseil central Côte-Nord–CSN expriment leur solidarité avec les victimes de la Covid-19, virus souvent propagé au travail.

« Ayons une pensée pour les 40 000 personnes des secteurs de la santé et des services sociaux, et tout le personnel qui participe à l’éducation de nos enfants, bien souvent des femmes, qui ont contracté le virus. N’oublions pas, non plus, les milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé qui ont souffert de la maladie. Ayons une pensée pour l’ensemble de ces gens issus de tous les milieux de travail de la région », demande le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

« La réforme proposée par le projet de loi 59 va compliquer et judiciariser la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention. Pire encore, l’abolition des groupes prioritaires prévue par la loi actuelle privera les milieux de travail industriels des mécanismes éprouvés depuis les 40 dernières années », poursuit le syndicaliste. « La prévention, c’est non négociable. Ce qu’il faut, pour que le Québec cesse d’être le cancre en matière de santé-sécurité au Canada, c’est plutôt d’étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail et de leur donner les outils nécessaires à leur prise en charge. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas devenir les victimes de la réforme qui semble vouloir économiser sur leur dos », déplore Guillaume Tremblay qui s’indigne et juge ironique qu’au cœur de cette funeste tragédie sanitaire, le gouvernement Legault choisisse de déposer une réforme en santé-sécurité aussi désolante. « Ce projet de loi fait reculer les droits des travailleurs et des travailleuses en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention. »

Des conséquences durables

Selon le regroupement syndical, il est minuit moins une pour bonifier le projet de loi 59, qui est toujours à l’étude. À quand une vraie reconnaissance des problèmes d’épuisement au travail ? Quand va-t-on répandre les mécanismes de prévention efficaces, décentralisés avec des moyens encadrés pour les faire fonctionner ? Quand va-t-on admettre que lorsque le travail nous blesse, physiquement et psychologiquement, il faut le reconnaître, sans tracasseries administratives ?

« Il aura fallu 40 ans pour accoucher d’une nécessaire réforme en santé-sécurité au travail. Nous sommes en train de rater un rendez-vous historique. Les conséquences de l’éventuelle adoption du projet de loi 59, sans modifications, risquent de nous affliger collectivement pour longtemps. Cette réforme ne doit pas être un affront à la mémoire des disparus dont nous nous souvenons », conclut le président du Conseil central Côte-Nord-CSN.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Jour de recueillement

Hommage aux victimes d’accidents de travail

par Éric Cyr

De nombreux rassemblements à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés dans le cadre de leurs fonctions ont été organisés un peu partout au Québec, le 28 avril dernier, afin de souligner la journée internationale de commémoration annuelle qui leur est consacrée. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) y a pris part. Les Conseils FTQ de la Côte-Nord se sont rassemblés pour l’occasion devant les bureaux nord-côtiers de la CNESST afin de rendre hommage aux victimes de tragédies survenues sur leurs lieux de travail, mais également pour signifier leur mécontentement au sujet de la réforme du régime de santé et sécurité du travail proposée par le gouvernement Legault.

Plusieurs militants et militantes de la FTQ étaient massés devant les bureaux de la CNESST à Sept-Îles et à Baie-Comeau. À la suite d’une minute de silence, les porte-paroles se sont adressés aux personnes sur place et ont notamment exprimé la contrariété de la FTQ concernant le projet de loi 59 visant à réformer le régime de santé et de sécurité du travail pour la première fois en près de quatre décennies et qui n’est pas du tout bien reçu par les travailleurs qui y voient, sous sa forme courante, un repli important.

« Si le projet de loi 59 est adopté dans son état actuel, non seulement s’agira-t-il d’un recul majeur dans nos mécanismes de prévention, mais il fera en sorte que nous aurons malheureusement à observer plus de décès, de blessures et de maladies du travail chez les travailleuses et les travailleurs lors des futures journées du 28 avril », a déclaré le conseiller régional de la FTQ, Pascal Langlois.

« Au lieu d’assurer une rigueur dans la mise sur pied des mêmes mécanismes de prévention, le ministre du Travail, Jean Boulet, va plutôt les diluer en n’imposant aucun seuil minimum dans leur application en milieu de travail », a poursuivi la présidente du Conseil régional FTQ Haute-Côte-Nord / Manicouagan, Joanie Fortin.

L’ancien Fermontois Yves-Aimé Boulay, aujourd’hui conseiller régional de la FTQ au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dénonce aussi la dérive rétrograde que pourrait engendrer ce projet de loi bâclé et réclame des actions musclées des instances concernées et du gouvernement afin de réduire les accidents sur les lieux de travail.

À Fermont, une délégation des Métallos, le plus important syndicat privé au Québec, s’est rendue devant le monument érigé à côté du columbarium en mémoire de leurs collègues disparus afin d’observer un moment de silence. Trois croix noires avaient été plantées devant le mémorial afin de signifier la rétrogression inacceptable qu’occasionnerait l’adoption du projet de loi 59 tel que suggéré dans sa présente configuration. La présidente de la section locale 5778, Karine Sénéchal, a prononcé un bref, mais émouvant discours, en rappelant que les travailleurs vont au travail pour y gagner leur vie et non pour la perdre.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Convention collective

Les Métallos et ArcelorMittal dans l’arène

par Éric Cyr

Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.Après la rupture des négociations entre le Syndicat des Métallos et ArcelorMittal Mines Canada au sujet du renouvellement de la convention collective de ses 2500 employés à Port-Cartier, à Fire Lake et à Fermont, le ministère du Travail a nommé, à la demande du syndicat, un conciliateur afin de tenter de raviver les discussions, le 12 avril dernier. Finalement, les deux partis ont par la suite convenu d’une entente de principe à être présentée aux syndiqués avant que la tension ne monte d’un cran.

Objet principal de la discorde survenue par la suite, ArcelorMittal a dévoilé dans un communiqué de presse envoyé aux médias des informations, dont certaines contestées par des syndiqués, au sujet de cet accord de principe, qui n’avait pas encore été entériné par les membres du syndicat, ce qui a grandement déplu aux représentants syndicaux qui se sont insurgés contre cette façon de faire peu orthodoxe qui a semé la bisbille alors qu’un millier de travailleurs, principalement à Port-Cartier, avait déjà voté. Des réactions de syndiqués, qui n’avaient pas encore eu la chance de se prononcer sur la question par voie de scrutin, n’ont pas tardé sur les réseaux sociaux déplorant la méthode peu respectueuse de leur employeur. Le coordonnateur régional des Métallos pour l’Est-du-Québec, Nicolas Lapierre, irrité de la sortie publique de la minière a déclaré :

« Je suis extrêmement déçu et indigné de l’attitude de la partie patronale. C’est inacceptable que l’employeur tente de négocier sur la place publique. Le respect, ça ne s’achète pas ! Ce n’est pas une question d’argent. »

Rejet fortement majoritaire

Cette démarche inusitée de la part d’ArcelorMittal alors que le prix du fer atteint des sommets inégalés et que les minières engrangent des profits phénoménaux semble avoir été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase laissant présager un conflit imminent. Les syndiqués se sont finalement prononcés massivement en défaveur du contenu de l’offre patronale qui a été écartée dans une très forte proportion oscillant de 81 % à 99 % pour un taux de participation au scrutin variant de 82 à 98 %. Les résultats du vote des différentes sections syndicales nord-côtières locales ont été dévoilés le 30 avril : section 5778 : rejet à 99 %, section 6869 : rejet à 97 %, section 8664 : rejet à 81 %, section 7401 Nord : rejet à 99 % et section 7401 Sud : rejet à 94 %. À la suite de l’expression sans équivoque de ce refus, le syndicaliste Nicolas Lapierre, confie : « Nos membres se sont prononcés lors des assemblées et lors du scrutin et leur message est très clair. La proposition qui leur a été présentée est loin d’être à la hauteur et ne répond pas à leurs exigences. Ils méritent beaucoup mieux. Nous avons dorénavant en main un mandat de grève fort à exercer au moment jugé opportun et nous espérons que l’employeur saura répondre favorablement à leurs aspirations et à leurs attentes. »

Reprise des négociations

Au moment de mettre sous presse, les négociations avaient repris de façon virtuelle sur une plateforme numérique, le 4 mai dernier, en présence d’un conciliateur.

 

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Des reculs indécents dans le secteur industriel

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

par Dominic Lemieux, Directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ)

Source photo : Pixabay

Très attendue, la réforme du régime de santé et sécurité du travail s’avère une amère déception. Le projet de loi no 59, à l’étude en commission parlementaire, amènerait un glissement vers une prévention de façade dans le secteur industriel. On affaiblit la capacité de contraindre les employeurs à rendre les milieux de travail sécuritaires.

Les mines et plusieurs usines du secteur industriel lourd étaient de vraies tue-monde avant que les travailleurs et les employeurs ne réfléchissent et n’agissent ensemble en prévention. Ça a fonctionné : le nombre de décès [encore trop élevé] a diminué, les accidents graves aussi. La clé du succès ? La participation des travailleurs eux-mêmes aux solutions et leur capacité à amener les employeurs à apporter des correctifs.

Plutôt que d’étendre à tous les milieux de travail des mécanismes de prévention qui ont fait leurs preuves pour 11,6 % des travailleurs, Québec les affaiblit. Cette réforme multiplie les reculs dans les milieux de travail les plus dangereux : moins de prévention, plus de pouvoir aux employeurs et moins de décisions conjointes, des embûches à la reconnaissance des lésions professionnelles et aux retraits préventifs des travailleuses enceintes, retour au travail forcé avant même la guérison…

De l’autre côté, cela n’améliore guère le sort des travailleuses et travailleurs qui n’étaient pas assujettis aux mécanismes de prévention. Quel cynisme que de considérer le milieu de la santé comme étant à « faible risque », en cette période de pandémie, ce qui dispense l’État employeur d’un vrai travail de fond en prévention !

Des incohérences !

Dans le projet de loi, les exigences en matière de prévention sont établies en fonction du coût des lésions professionnelles pour les employeurs et non des dangers réels. Voilà qui nourrit l’industrie de la contestation des accidents de travail et maladies professionnelles ou encore, qui incite à contourner le régime public en référant aux assurances privées. Des milieux de travail à haut risque, comme des mines ou des usines où l’on manipule des explosifs, sont donc considérés comme à risque « moyen » ou « faible », réduisant d’autant les exigences en matière de prévention !

Partout où s’appliquaient déjà des mécanismes de prévention dans l’ancienne mouture de la loi, le temps alloué à la prévention sera systématiquement réduit. Pour comble d’insulte, une entreprise pourra unilatéralement créer un seul comité de santé et sécurité, avec un seul représentant en prévention, pour toutes ses installations au Québec. La logique même de la prévention, c’est pourtant de s’appuyer sur des représentants des travailleurs issus du plancher, qui connaissent le terrain.

La liste des incohérences est encore longue. Le médecin d’une travailleuse enceinte n’aura plus la pleine latitude afin de prescrire un retrait préventif. Un travailleur atteint de surdité pourrait voir sa demande diablement plus compliquée, tout comme celui atteint d’un cancer. L’employeur ne serait plus tenu de fournir une liste des contaminants et des matières dangereuses…

Surtout, la réforme sonne le glas du paritarisme en milieu de travail. L’employeur pourra décider seul du nombre de rencontres du comité de santé et sécurité, du choix du médecin et établir le programme de prévention selon son bon vouloir…

Québec doit retourner à la table à dessin.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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