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  • Volume 34

  • Un beau gazon vert à  Fermont? Oui c’est possible!

    Objectif : gazon vert

    Un beau gazon vert à Fermont? Oui c’est possible!

  • Fin de saison en apothéose

    Club de natation Le Boréal

    Fin de saison en apothéose

  • Graines d’artistes

    Exposition d’arts plastiques à l’école

    Graines d’artistes

  • Entre désillusion et espoir

    Mine Scully

    Entre désillusion et espoir

  • Fermont, un diamant touristique à l’état brut

    Opportunités

    Une 30 mai, 2016

    Fermont, un diamant touristique à l’état brut

  • Des fauteuils flambant neufs

    Revitalisation de l’auditorium

    Des fauteuils flambant neufs

  • À 70 ans, Michel Beaudoin vit d’aventures et de dopamine

    Un cycliste hors du commun

    Une 16 mai, 2016

    À 70 ans, Michel Beaudoin vit d’aventures et de dopamine

  • Des heures difficiles pour la Coop

    Ralentissement économique

    Une 18 avril, 2016

    Des heures difficiles pour la Coop

  • Au plus profond de l’âme de Venise

    Les Grands explorateurs

    Au plus profond de l’âme de Venise

  • Fermont « adopte » un Croque-livres

    Favoriser la lecture

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  • Karine Champagne, parfaitement imparfaite

    Journée internationale des femmes par la MAHF

    Une 21 mars 2016

    Karine Champagne, parfaitement imparfaite

  • Le test d’endurance ultime

    Cain’s Quest 2016

    Le test d’endurance ultime

  • La coopérative termine sa métamorphose

    Diffusion Fermont

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  • La municipalité tient le cap

    Ralentissement économique

    La municipalité tient le cap

  • Une expérience inoubliable pour deux jeunes Fermontois

    Tournoi international de hockey pee-wee de Québec

    Une expérience inoubliable pour deux jeunes Fermontois

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Volume 34

Un beau gazon vert à  Fermont? Oui c’est possible!

Objectif : gazon vert

Un beau gazon vert à Fermont? Oui c’est possible!

Fin de saison en apothéose

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À 70 ans, Michel Beaudoin vit d’aventures et de dopamine

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Objectif : gazon vert

Un beau gazon vert à Fermont? Oui c’est possible!

par Francine Marcoux

Entouré de tourbières et de forêts d’épinettes, en plein cœur de la taïga, Fermont a un sol naturellement acide. La présence de plantes acidophiles, telles que les plants de bleuets, d’airelles rouges et le thé du Labrador, en témoigne.

Le gazon n’aime pas du tout les sols acides. Pour bien se développer, il a besoin d’un sol presque neutre, c’est-à-dire qui a un pH autour de 6,5. L’acidité du sol l’empêche d’assimiler les éléments nutritifs dont il a besoin pour sa croissance. Il faut donc corriger l’acidité du sol, en premier, simplement par l’épandage de chaux ou de calcium marin. Il peut s’avérer nécessaire de faire plusieurs traitements avant d’obtenir le pH désiré, surtout si votre terrain a été négligé pendant plusieurs années. Après l’avoir obtenu, il faut le maintenir en continuant de faire un traitement par épandage, annuellement.

Nourrir son gazon

Le gazon est très gourmand, il doit consommer beaucoup d’éléments nutritifs pour fabriquer son feuillage. Étant donné qu’on le lui coupe régulièrement, il doit consommer davantage pour produire de nouvelles feuilles. Il existe toute une panoplie d’engrais à gazon sur le marché, chimiques et naturels. Chacun des fabricants a sa propre formulation, qui doit ê tre indiquée à l’aide de trois chiffres. Ces trois chiffres nous renseignent sur la composition de l’engrais. Prenons comme exemple l’engrais 24-12-6, il contient : 24 % d’azote, 12 % de phosphore et 6 % de potassium, le reste du pourcentage est occupé par du remplissage.

Engrais chimiques versus engrais naturels

Les engrais chimiques, dits de synthèse, sont issus des substances transformées chimiquement, alors que les engrais naturels peuvent être d’origine organique (provenant de résidus de végétaux ou d’animaux) et d’origine minérale (roches broyées). Les engrais chimiques ont des formulations dont les chiffres sont beaucoup plus élevés que celles des engrais naturels. Ainsi, la portion de remplissage est plus importante dans les engrais naturels. Cependant, étant composé de matière organique et de milliers de microorganismes bienveillants pour le sol, ce remplissage est un amendement de premier choix qui stimule et redonne la vie au sol.

Les engrais chimiques nourrissent rapidement la plante, mais ils dégradent le sol en l’acidifiant et en causant des excès de salinité. Ils peuvent même être nocifs pour les microorganismes qui y vivent et qui sont essentiels pour la fertilité du sol. En résumé, les engrais chimiques nourrissent la plante au détriment du sol, alors que les apports d’engrais naturels rendent le sol plus fertile et le maintiennent en vie. Eh oui! Le sol aussi est vivant lorsqu’il est en santé.

Mettre la bonne dose au bon moment

Sur le sac d’engrais, la superficie couverte est indiqué e. Il est important d’en tenir compte. Si le sac couvre 400 mètres carrés, mais que la partie gazonnée de votre terrain n’est que de 200, n’utiliser que la moitié du sac. Une trop grande quantité d’engrais peut bruler le gazon. Attendre que les nouvelles pousses de gazon soient sorties, mais ne les faites pas trop patienter, car elles sont affamées. Après une bonne pluie, le sol gorgé d’eau devient un médium performant pour dissoudre les engrais. Éviter les jours d’orage, l’abondance d’eau peut faire flotter les précieux granules d’engrais jusqu’au caniveau. Si votre sol est sec au moment de le fertiliser, arrosez-le avant, plutôt qu’après, ainsi l’engrais restera à la bonne place pour libérer ses éléments nutritifs.

L’arrosage

Le gazon a besoin d’environ 1 pouce (25 mm) d’eau par semaine. Afin de connaitre la quantité de pluie reçue au cours de la semaine, utilisez un pluviomètre ou les sites Internet de météo. Habituellement, le climat fermontois estival pourvoit suffisamment de pluie pour nos gazons. L’arrosage n’est nécessaire qu’en période de sècheresse prolongée (plus de 7 jours). Il faut éviter d’arroser fréquemment et peu à la fois. Un bon arrosage en profondeur est beaucoup plus profitable et permet aux racines de se développer en profondeur, où elles seront à l’abri des sècheresses de surface et du gel quand viendra l’hiver.

La tonte

Lors de la tonte, il faut couper seulement le tiers de la hauteur du gazon. Lorsqu’on lui en prélève une plus grande quantité, il stresse et jaunit. Aussi, on ne doit pas le couper trop court, au ras du sol par exemple, car n’ayant plus de feuillage, il ne peut plus faire de photosynthèse et prendra quelques jours à repousser, laissant le champ libre aux semences de pissenlit qui voyagent allègrement.

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Club de natation Le Boréal

Fin de saison en apothéose

par Guillaume Rosier

Le 21 mai dernier, au complexe aquatique de Sept-Îles, se dérou-lait la finale régionale de natation des Jeux du Québec. Le club de natation Le Boréal de Fermont a terminé sa saison 2015-2016 en beauté, décrochant plusieurs belles médailles.

La compétition s’est déroulée dans la toute nouvelle piscine de 16 millions de dollars, ouverte depuis février. Au total, 132 nageurs venus de partout sur la Côte-Nord se sont disputé les honneurs dans quatre catégories d’âge différentes. Parmi eux se trouvaient cinq nageurs du Club de natation Le Boréal, accompagnés d’Isabelle Caron, secrétaire-trésorière du club.

« C’était formidable. Nos jeunes ont réalisé d’excellentes performances. Ils ont tous amélioré leurs temps », rapporte Mme Caron. Justin Truchon « C’était formidable. Nos jeunes ont réalisé d’excellentes performances. Ils ont tous amélioré leurs temps », rapporte Mme Caron. Justin Truchon a remporté l’or en 200 m Brasse. Son petit frère, Mathis Truchon, a pour sa part amélioré ses temps dans toutes les disciples auxquelles il a pris part. Charli Paquet a raflé l’argent en 25 m Libre. Karolann Morneau est parvenue à obtenir son standard AA au 100 m Brasse. Enfin, Océane Laterreur a gagné la médaille d’or au 50 m Dos et celle de bronze au 100 m 4 Nages.

« Nous avons vraiment passé un beau moment. Il faut mentionner que nous avons été très bien accueillis par les gens de Sept-Îles », ajoute Isabelle Caron. Il s’agissait de la troisième compétition à laquelle prenaient part des jeunes nageurs du club cette saison, après celles de Wabush et de Baie-Comeau.

À noter que Le Boréal fait relâche pour la période estivale et reprendra ses activités dès le début septembre. Le club compte une vingtaine de nageurs âgés de 6 à 15 ans.

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Exposition d’arts plastiques à l’école

Graines d’artistes

par Guillaume Rosier

Les 17 et 19 mai derniers, à l’école Des Découvertes, la population a eu l’occasion d’admirer les œuvres réalisées par les élèves dans le cadre de leurs cours d’arts plastiques. L’exposition a, cette année encore, remporté un franc succès.

Dans les couloirs de l’école, un petit bonhomme tire sur la manche de sa mère. « Maman, Maman, regarde! C’est ma peinture », lance-t-il fièrement. Sur tout un étage, de très nombreuses œuvres sont exposées : peinture, mais aussi dessin, sculpture, collage ou encore découpage. Il s’agit d’une sélection de travaux réalisés au cours de l’année, mais aussi lors des années précédentes, de la maternelle à la sixième année.

En déambulant dans l’exposition, difficile de ne pas reste bouche bée devant l’extraordinaire foisonnement artistique. On sent que les élèves étaient inspirés. « J’adore leur présenter des idées d’œuvres qui vont les accrocher », explique Nadia Brouillard, professeure d’arts plastiques et organisatrice de l’exposition.

Les élèves de cinquième année ont par exemple réalisé les portraits d’artistes célèbres comme Pablo Picasso ou Jean-Paul Riopelle, en les peignant dans le style des artistes. Les sixième année ont sculpté des personnages à la manière de Fernando Botero (gonflés) ou de Niki de Saint Phalle (très colorés). Les quatrième année ont quant à eux réalisé des sculptures de créatures fantastiques.

Au « carrefour » les murs ont été repeints et décorés de différentes manières. Sur un mur, derrière les babyfoots, on reconnait le célèbre petit personnage jaune du jeu vidéo Pac-Man. Plus loin, on s’émerveille devant une « murale surprise » : plusieurs éléments ont été colorés séparément avant d’être assemblés.

Tout au long de l’année, les élèves ont pu s’intéresser aux travaux de Calvin Nicholls (sculptures d’animaux à partir de vieux papiers découpés en fines particules), de Josh Lynch (illustrations de chiens déguisés en super-héros) ou encore de Maurizio Savini (sculptures en gomme à mâcher).

« Les élèves se montrent toujours intéressés, ont hâte de faire des projets et d’apprendre de nouvelles techniques », affirme Nadia Brouillard. Les arts plastiques vont permettre de développer la créativité des élèves, mais aussi leur culture générale. « J’espère semer des petites graines. Je suis ravie lorsque des enfants se souviennent de tel ou tel nom d’artiste », reconnait la professeure.

À n’en pas douter, l’année 2015-2016 aura encore été un excellent cru. En sortant de l’exposition, on peut crier haut et fort : oui, Fermont a du talent (même si on le savait déjà, mais se répéter fait parfois beaucoup de bien).

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Mine Scully

Entre désillusion et espoir

par Guillaume Rosier

Sans repreneur, les installations de la mine Scully à Wabush devraient vraisemblablement être démantelées.

Alors que les actifs de la compagnie Cliffs Natural Ressources à la mine du Lac Bloom, près de Fermont, ont été récemment acquis par Champion Iron Mines, ceux de la mine Scully à Wabush n’ont toujours pas trouvé preneur. Un acquéreur potentiel se serait désisté, au grand dam des habitants de la petite ville du Labrador. Son maire reste cependant optimiste et veut encore y croire.

Difficile d’y voir clair dans ce qui est en train de devenir la saga du rachat de la mine Scully. Au mois d’avril dernier, on apprenait de CBC que la compagnie ERP Compliant Fuels avait déposé une offre pour racheter les installations de la mine de Cliffs Natural Resources à Wabush. Tom Clarke, cofondateur d’ERP, avait affirmé espérer conclure la transaction dans le courant du mois de mai, en vue de relancer les activités en 2017. Une nouvelle inespérée pour les habitants de la petite ville minière.

Toutefois, la situation s’est subitement assombrie le 20 mai lorsque CBC et plusieurs médias de Terre-Neuve-et-Labrador ont annoncé que la transaction était annulée. Cette information se base sur une lettre datée du 19 mai et rendue publique par FTI Consulting, le contrôleur qui assiste Cliffs Natural Resources dans la restructuration de ses actifs.

Dans cette lettre, l’avocat Sylvain Rigaud, du cabinet Norton Rose Fulbright, énumère les démarches entreprises par un acheteur potentiel depuis le 23 décembre 2015. En terminant, Me Rigaud écrit : « Nous désirons vous aviser que cet acquéreur potentiel a décidé de ne pas procéder avec cette transaction. Par conséquent, les Parties LACC Wabush [regroupement de plusieurs filiales de Cliffs, dont Mines Wabush, placé sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, NDLR], en consultation avec le Contrôleur, ont entrepris d’analyser les offres de liquidation et veilleront à négocier des ententes définitives, sujettes à l’approbation de la Cour, pour la liquidation des équipements situés à la Mine Wabush et autres actifs connexes. »

Le nom de l’acheteur potentiel n’est pas mentionné dans la lettre, par souci de confidentialité. La ministre des Ressources naturelles de Terre-Neuve-et-Labrador, Siobhan Coady, a néanmoins affirmé qu’il s’agissait de la compagnie ERP.

Colin Vardy à la rescousse

Alors que tout semblait perdu, le maire de Wabush, Colin Vardy, a rallumé une étincelle d’espoir. Le 23 mai, il écrit sur sa page Facebook : « Ce que l’on aborde concernant l’industrie minière est bien souvent sous le sceau de la confidentialité. Cela explique pourquoi les médias ne peuvent rapporter avec exactitude ce qui se passe réellement. »

Colin Vardy a tenu à rassurer ses citoyens en affirmant que la compagnie ERP était toujours pleinement intéressée par les actifs de la mine Scully. « J’ai eu ERP au téléphone. Ils cherchent à concrétiser la transaction », a-t-il affirmé. Sans rentrer dans les détails, il a indiqué que lui-même ainsi que des membres du parlement et du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador travaillaient d’arrache-pied à trouver une solution.

« Je ne peux pas vous promettre que les choses vont changer, mais ce n’aura pas été faute d’essayer », a conclu le maire. Même si l’éventualité d’un rachat des actifs plutôt qu’un démantèlement semble de plus en plus ténue, Colin Vardy ne lâche rien. Il le sait, l’avenir de sa ville en dépend grandement.

À titre de rappel, la mine Scully est officiellement fermée depuis octobre 2014. Les activités avaient cependant cessé quelques mois auparavant, en février. Cet arrêt avait entrainé le licenciement de 400 employés. Cliffs Natural Resources s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en janvier 2015. La minière a jusqu’au 30 septembre pour soumettre une proposition à ses créanciers.

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Opportunités

Fermont, un diamant touristique à l’état brut

par Oskar Muszynski

Le marché du minerai de fer plonge à nouveau et pour Fermont, c’est un peu une cloche de rappel. On se demande si la ville sera toujours là dans 50, 100 ou 150 ans. Il existe pourtant une solution qui permettrait de se tourner vers l’avenir avec sérénité, à savoir une évolution d’une économie minière à une économie touristique, plus rentable sur le long terme.

Qu’on le veuille ou non, Fermont est une ville mono-industrielle. L’économie tourne quasi exclusivement autour de l’exploitation du minerai de fer. Or, comme la plupart des ressources naturelles, le minerai de fer n’est pas durable sur le long terme. Viendra un jour où la ville devra faire face à cette réalité et devra choisir entre fermeture ou asphyxie lente. Avant d’en arriver là, il faudra trouver un moyen de rendre Fermont viable sur le long terme.

Pour Serge Côté, président de l’Association touristique de Fermont (ATF) depuis 2011 et propriétaire du gite « Chez Alexis », la solution pour que Fermont traverse le temps est le tourisme. Cette option peut s’avérer selon lui extrêmement rentable. Seulement voilà, tout ou presque reste à faire et le travail à mener est gigantesque. « Actuellement, le tourisme n’est pas développé à Fermont. Tout est à faire, mais tout est faisable. Il faut s’y mettre », indique M. Côté. Il ne manque pas de place ni d’attraits. La région est riche en murs d’escalade vierges, en rivières (Pékan et Moisie par exemple), en sentiers à travers les différents sommets qui bordent la ville ou les quelques pourvoiries déjà en place.

Un évènement pourrait sans aucun doute être le fer-de-lance du développement touristique, propulsant Fermont sur la scène internationale : la course de chiens de traineau. « Cela ferait de Fermont une destination qui se démarque à travers toute l’Amérique pour un créneau principal qui serait l’activité de chiens de traineau », explique Serge Côté. Il faut dire que l’activité dans le secteur de chiens de traineau à Fermont est des plus prometteuses. Le Défi Taïga, course de 200 km qui a lieu chaque année à Fermont au mois de mars, est la course la plus importante de l’Est Canadien (l’Ouest ayant sa fameuse Yukon Quest). L’évènement attire chaque année bon nombre de mushers, dont certains témoignent d’un désir de s’établir de manière permanente à Fermont tant les possibilités sont immenses.

Le président de l’ATF ajoute : « Le Défi Taïga permettrait un accès plus facile aux Européens et aux Américains de l’Est à une course de chiens de traineau. C’est super l’Ouest, mais les distances sont plus compliquées. Le Défi Taïga n’entrerait pas en compétition avec la Yukon Quest ou l’Iditarod, qui n’ont pas lieu à la même période. Au contraire, celui qui participe à une course dans l’Ouest, peut ensuite participer à celle de Fermont. À partir du moment où il y a trois grandes courses [au Canada], on pourrait envisager d’organiser une compétition nationale, et pourquoi pas après mondiale. »

L’idée d’une diversification de l’économie fermontoise par le tourisme est belle, mais les embuches qui se dressent devant celle-ci sont de taille. Afin de la mener à bien, cela nécessite tout d’abord d’importants investissements financiers, ainsi qu’une coopération massive des citoyens et de différentes municipalités de la région, que ce soit Fermont, Labrador City ou Schefferville. Par ailleurs, les compagnies minières contrôlent une grande partie du marché immobilier, ce qui freine l’implication des habitants. En effet, il semble difficile de s’impliquer dans quelque chose que l’on ne possède pas réellement.

Serge Côté et l’ATF restent toutefois confiants en l’avenir touristique de Fermont. Des projets sont d’ailleurs en cours afin d’exploiter au mieux les monts Serverson, comme la construction d’un refuge.

L’exemple norvégien

Le cas de Fermont, ville mono-industrielle qui doit chercher son salut dans une diversification économique, n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. La ville de Longyearbyen, en Norvège, a également été confrontée à un avenir incertain. Exploitant des mines de charbon dans l’archipel des Svalbard (qui abrite la Réserve mondiale de semences), la ville décida d’investir massivement dans le tourisme. La construction d’un port de croisière ainsi que de nombreuses infrastructures touristiques ont permis à la municipalité d’attirer une population grandissante, ainsi que l’université du Svalbard, qui se concentre sur les études liées à la biologie et aux sciences naturelles. Aujourd’hui, une seule mine reste encore en activité, la transition est réussie. Longyearbyen a misé avec brio sur son avenir. Pourquoi pas Fermont?

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Revitalisation de l’auditorium

Des fauteuils flambant neufs

par Guillaume Rosier

Dès la rentrée prochaine, à l’auditorium de la polyvalente, les Fermontois pourront profiter de spectacles et de séances de cinéma en s’asseyant dans des fauteuils plus larges et plus confortables.

Une bonne odeur de neuf se dégagera bientôt de l’auditorium. Le Comité de spectacles de Fermont prévoit en effet revitaliser la salle en installant de nouveaux fauteuils et en remplaçant le revêtement de sol. Cout estimé de la cure de jeunesse : environ 275 000 dollars. Les travaux doivent commencer dans le courant de l’été et se terminer au plus tard au mois de septembre.

Un projet opportun

Ces dernières années, le Comité de spectacles a grandement contribué à améliorer les différents lieux de culture et de divertissement. On pourrait citer en exemple l’ins-tallation d’un système de son au Centre multifonctionnel Cliffs ou bien le passage au numérique pour la projection des films à l’auditorium. Le Comité de spectacles s’attaque cette fois-ci au remplacement des 484 sièges de l’auditorium, un projet qui tient à cœur au président de l’organisme, Alain Frappier. « Nous avons des spectacles et un cinéma de qualité, mais les sièges laissent à désirer. Il est apparu opportun de les remplacer. Cela fait maintenant près d’un an que nous travaillons sur le projet », affirme M. Frappier.

Couleur orange « chantier de construction », pour la plupart (très) grinçants, les sièges actuels ont accueilli l’arrièretrain des spectateurs durant 43 ans. Malgré un certain côté vintage ainsi qu’une tablette écritoire escamotable, leur temps est révolu.

Sièges Ducharme

Afin de remplacer les vieux sièges de l’auditorium, le Comité de spectacles a fait appel à Sièges Ducharme, une entreprise québé-coise spécialisée dans le design, l’assemblage et l’installation de sièges de théâtre et de complexes sportifs. Sièges Ducharme compte de nombreuses réalisations au Québec, mais aussi à l’étranger : des sièges de stade pour l’université McGill à Montréal, les estrades du circuit international de Daytona ou encore les fauteuils d’un gros théâtre à New York. L’entreprise a récemment conclu un contrat à Shanghai, en Chine.

À Fermont, le Comité de spectacles a porté son choix sur le fauteuil Academy, un modèle lancé cette année. « Nous serions les premiers à être fournis de ce fauteuil », indique M. Frappier. « Son design ergonomique est conçu pour offrir un confort maximal. Le tissu est fabriqué au Québec », ajoute-t-il.

« Je réserve ma place »

fauteuils plus larges et plus confortables.
Des fauteuils plus larges et plus confortables.

Afin de mener à bien son projet de revitalisation de l’auditorium, le Comité de spectacles a établi des partenariats avec la MRC de Caniapiscau, la Commission scolaire du Fer et Patrimoine Canadien. L’organisme a également lancé « Je réserve ma place », une opération de financement. Alain Frappier explique : « On invite les entreprises et les organismes à financer le projet, en commanditant un siège au cout de 500 dollars. Cela donnera le droit à un accès gratuit d’une durée de deux ans à tous les films et spectacles présentés à l’auditorium, pour une personne. Les individus peuvent également participer pour un montant de 275 dollars, avec un accès gratuit d’un an. » Une plaque sera apposée à l’entrée de l’auditorium avec le nom de tous les commanditaires.

Au cours du mois de mai, le Comité de spectacles prévoit organiser des kiosques afin d’informer la population de son projet. « Il s’agit d’un projet important pour la revitalisation de l’auditorium. Après l’installation des fauteuils et du revêtement au sol, nous serons bons pour les 40 prochaines années et plus », conclut M. Frappier.

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Publié le 16 mai, 2016, dans la publication : Numéro 9 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Un cycliste hors du commun

À 70 ans, Michel Beaudoin vit d’aventures et de dopamine

par Guillaume Rosier

Il y a de ces personnes que l’on rencontre qui marquent l’esprit. Michel Beaudoin en fait partie. Ce cycliste âgé de 70 ans effectue une traversée du Canada, après avoir déjà effectué de très nombreux voyages. Au début du mois de mai, il faisait halte à Fermont pour quelques jours.

Attablé au bistro, j’aperçois derrière la baie vitrée un cycliste d’un certain âge, la mine fatiguée, avec de nombreuses sacoches attachées à son vélo. « Ça, c’est quelqu’un qui vient de loin », fait remarquer mon voisin de table. Michel Beaudoin vient tout juste d’arriver à Fermont. Début avril, il quittait son domicile à Bécancour, près de Trois-Rivières, pour un voyage qui doit le mener de l’océan Atlantique jusqu’à l’océan Pacifique. Lorsqu’on le voit avancer, d’une démarche hésitante, on a beaucoup de mal à croire qu’il réalise un tel périple. C’est encore plus incroyable lorsque l’on apprend qu’il a deux prothèses de hanche en titane, posées en raison de problèmes d’arthrose. Et pourtant.

Infatigable globetrotteur

À l’âge de 16 ans, Michel Beaudoin ne rêve que de voyage et d’aventure. Le destin va en décider autrement. Il fonde une famille et mène une longue carrière au sein de la Sûreté du Québec. Il a notamment travaillé à l’escouade des crimes majeurs au quartier général de Cap-de-la-Madeleine. C’est lorsqu’il prend sa retraite qu’il assouvit son rêve de jeunesse. Sac au dos, il se rend aux quatre coins de la planète : Russie, Laos, Birmanie, Inde, Bolivie, Madagascar… À ce jour, il s’est rendu dans 37 pays. « L’aventure peut-être dangereuse, mais la r outine tue », affirme Michel Beaudoin, reprenant une citation de l’écrivain brésilien Paulo Coelho.

Même s’il n’a jamais vraiment fait de vélo, bien qu’il ait excellé dans de nombreuses disciplines sportives, le retraité décide en 1996 de réaliser une première traversée du Canada. De Vancouver, il rejoint son domicile à Bécancour. Au cours de ce trajet de 5200 km, il se dit que ce serait « le fun » de traverser l’Amérique du nord au sud.

En mai 2011, il quitte Prudhoe Bay au fin fond de l’Alaska. Six mois plus tard, après avoir parcouru pas moins de 18 000 kilomètres, il est victime d’un grave accident de la route à Lima, au Pérou. « Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé. J’ai subi un traumatisme crânien et j’ai été dans le coma pendant une dizaine d’heures. Mon gars est venu me chercher et je suis rentré au Québec où j’ai eu 6 mois de réhabilitation », raconte M. Beaudoin. Deux ans plus tard, bien décidé à terminer son voyage il retourne à Lima pour finir son périple, cette fois-ci accompagné d’un ami. Ce dernier subit lui aussi un accident, au Chili. Après ce deuxième coup du sort, Michel Beaudoin se résout à terminer ce voyage. Pour lui ce n’est pas un échec, mais plutôt une leçon que lui envoie la vie.

Tout est dans le mental

Pour son nouveau voyage, Michel Beaudoin est parti de son domicile pour se rendre jusqu’à Blanc-Sablon, en passant par le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador. Sa moyenne est d’environ 100 km/jour. Il se dirige désormais vers l’Ouest canadien. Après avoir quitté Fermont, dont il a trouvé les habitants très accueillants, il a descendu la route 389 à vélo depuis Manic-5 jusqu’à Baie-Comeau. Une Fermontoise, Johanne Beaulieu, l’avait en effet conduit en voiture sur la première partie de la 389 afin de lui éviter des portions de route dangereuses pour un cycliste. Au moment d’écrire ces lignes, Michel Beaudoin se trouvait à Forestville.

Quand on lui demande ce qui lui permet d’avancer, le cycliste explique que tout réside dans le mental. « Au cours des semaines, des mois voire des années qui précèdent le voyage, il y a une préparation mentale qui se fait. Quand je prends mon vélo et que je pars de chez moi, c’est déjà réglé dans ma tête », explique le grand voyageur. Sur le guidon de son vélo se trouve une photo de ses petites-filles, qu’il aime plus que tout.

Éternelle jeunesse

« Ma philosophie de vie est la suivante : je ne peux pas m’empêcher de vieillir, mais je peux m’empêcher de devenir vieux », lance Michel Beaudoin. « La jeunesse, ça ne se passe pas forcément de 18 à 28, c’est un état d’esprit. Ma mère est âgée de 99 ans, mais elle reste toujours jeune », ajoute-t-il.

Michel Beaudoin espère être rentré de son voyage au mois de septembre pour assister à la 5e édition du Défi du Parc de la Rivière Gentilly, un triathlon dont il est le président fondateur. Il entend aussi terminer la rédaction d’un livre, Le Journal d’un vieux bourlingueur. Pour suivre son périple : beaudoinavelo.wordpress.com.

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Publié le 16 mai, 2016, dans la publication : Numéro 9 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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Ralentissement économique

Des heures difficiles pour la Coop

par Guilluame Rosier

À partir du 1er mai prochain, la Coo-pérative des consommateurs de Fer-mont (Coop) modifiera son horaire, en passant de 83 heures ouvertes dans la semaine à 76. Ce faisant, l’épicerie espère pouvoir éponger un déficit qui s’est creusé ces derniers temps, en raison notamment du ralentissement économique.

« Ce n’est franchement pas de gaieté de cœur que nous avons pris cette déci-sion. Elle a été murement réfléchie », assure Claude Meilleur, président du conseil d’administration de la Coop. Pour l’année budgétaire qui vient de s’achever, l’établissement anticipe un déficit d’environ 200 000 dollars, un montant bien éloigné du surplus de 90 000 dollars réalisé en 2014-2015. « Les ventes ont nettement diminué, les chiffres ne sont plus là », constate Carolyne Gobeil, directrice générale de la Coop.

Selon la direction de l’établissement, plusieurs facteurs peuvent expliquer la diminution des ventes. Comme pour la majorité des commerces faermontois, la fin du boom minier s’est faite lour-dement ressentir, avec par exemple la fermeture de la mine du Lac Bloom ou le départ de nombreux travailleurs temporaires venus travailler sur les chantiers. Jointe par téléphone, une ancienne travailleuse temporaire raconte : « Notre employeur nous fournissait un per diem pour les frais de vie sur place. Pratiquement tous les soirs, on allait à la Coop pour acheter nos repas. »

En plus de la baisse du nombre de clients potentiels, l’épicerie subit également la concurrence d’autres commerces situés au La-brador, malgré les frais d’essence qu’implique le déplacement.

Carolyne Gobeil affirme qu’avant de prendre la décision de modifier les horaires, plusieurs mesures ont été prises afin de contribuer à la viabi-lité du commerce sur le long terme. La directrice générale explique : « On a apporté beaucoup de modifi-cations à l’interne, surtout au niveau administratif, afin de réduire nos couts. Nous avons également investi dans une nouvelle génératrice pour faire face aux pannes de courant et ainsi éviter des pertes de marchandises. » D’après Mme Gobeil, le changement d’horaire permettra de rationaliser la masse salariale et d’économiser, selon les estimations, autour de 60 000 dollars sur un an.

Réactions de la clientèle

Présentement, la Coop ouvre du lundi au vendredi de 9 h à 21 h, et le dimanche de 10 h à 21 h. Le mois pro-chain, elle ouvrira plus tôt et fermera également plus tôt certains jours : de 8 h 30 à 19 h les lundi, mardi, mercredi et samedi; de 8 h 30 à 21 h les jeudi et vendredi; de10 h à 19 h le dimanche.

« Personnellement, le changement d’horaire de la Coop ne me dérange pas plus que ça. Par contre, ça risque d’être difficile pour des employés de la mine qui ont des quarts de travail particuliers », fait savoir une mère de famille. La direction de l’épicerie affirme avoir justement prévu d’ouvrir plus tôt pour accommoder les travail-leurs qui reviennent de la mine. Pour ceux qui rentrent chez-eux en soirée, des démarches ont été entreprises avec le commerce Délices et Trouvailles pour que des plats préparés y soient vendus.

Si certains clients de la Coop inter-rogés font part de leur mécontente-ment, plusieurs se montrent compré-hensifs. « Je préfère un changement d’horaire plutôt qu’une fermeture définitive », avoue un Fermontois de longue date.

« Il faut bien comprendre que nous devions réagir et nous ajuster. Ce changement d’horaire est nécessaire dans le contexte actuel de ralentis-sement économique. Il est certain que dès que la situation le permettra de nouveau, nous reviendrons à nos anciens horaires », conclut Mme Gobeil.

En 2012, la Coop avait également dû procéder à un changement d’horaire, cette fois-ci pour pallier un manque d’employés.

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Publié le 18 avril, 2016, dans la publication : Numéro 7 Volume 34

Publié sur le site le 31 mai 2016

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Les Grands explorateurs

Au plus profond de l’âme de Venise

par Guillaume Rosier

Le 2 mai dernier, le Français Éric Courtade a clos sa tournée québécoise des Grands explorateurs au Centre multifonctionnel Cliffs. L’auteur-cinéaste-conférencier a présenté Venise, la Sérénissime, un film documentaire qui propulse le spectateur au cœur de l’âme vénitienne. La soirée était organisée par le Comité de spectacle de Fermont.

Ah! Venise! Ville de tous les rêves et de tous les fantasmes. La Sérénissime occupe une place de choix dans l’imaginaire collectif. Les amoureux des quatre coins du monde connaissent, même sans y avoir jamais mis les pieds, la lagune et les canaux, parcourus à bord des célèbres gondoles. Pourtant, derrière le décor se dissimule une autre Venise. Dans son film documentaire, Éric Courtade dépasse les clichés et part à la découverte de quelques-unes des faces les plus cachées de la ville.

Invitation à un mariage

En Europe, Éric Courtade est surtout connu pour son travail photographique aux États-Unis. Il a en effet bourlingué un peu partout dans le pays, des glaciers de l’Alaska aux déserts hostiles de l’ouest. « Personne ne m’attendait à faire un film sur Venise », avoue-t-il.

Éric Courtade découvre Venise pour la première fois à l’âge de 25 ans. « J’avais été envoyé là-bas pour un reportage photographique. Je suis tombé amoureux de la ville et je me suis dit qu’il fallait que je fasse un film, mais j’étais encore un peu jeune, je n’avais pas la lecture suffisante », raconte le réalisateur. Finalement, son vœu se réalise 30 ans plus tard : « J’ai reçu dans ma boite aux lettres une invitation à un mariage à Venise. J’étais très heureux de pouvoir y retourner. Je suis retombé amoureux de la ville et j’ai concrétisé mon projet de film. »

Le tournage du film a duré 6 mois, réparti à différents moments de l’année, pour un travail totalisant 18 mois.

Hors des sentiers battus

En 2015, 28 millions de touristes se sont rendus à Venise. Parmi les lieux incontournables figurent la place Saint-Marc, le palais des Doges ou encore le pont du Rialto. « Un touriste passe en moyenne 36 heures dans la ville. Cela laisse le temps de tout voir, mais aussi de ne rien voir », affirme Éric Courtade.

« Dès que l’on s’éloigne un peu des sentiers battus, il y a tout de suite beaucoup moins de touristes. On prend un plaisir inouï à se laisser porter par ses pas, à s’abandonner, à se perdre volontairement ou involontairement », explique le réalisateur. Songeur, il se demande sans cesse ce qui se cache derrière les portes des immeubles vénitiens. Un jour, intrigué par des cliquetis, il franchit le pas : « Je me suis rendu compte que derrière les portes, derrière les murs, se cache tout un univers d’ateliers d’artistes et d’artisans. »

Un quotidien envahi d’art et de passion

Éric Courtade a eu le privilège d’accéder à des ateliers d’ordinaire fermés au public. Les personnes qu’il a rencontrées perpétuent des métiers ancestraux, qu’on ne pratique bien souvent que dans la cité des Doges.

Dans le film projeté au Centre multifonctionnel Cliffs, les Fermontois sont restés bouche bée devant les techniques utilisées, que ce soit pour la confection de mosaïques, de tapisseries ou de masques de carnaval en papier mâché. La réalisation du papier marbré vénitien impressionne également. Pour obtenir l’effet marbré, l’artisan réalise un bain à la surface duquel il dessine des veinures à partir de gouttes d’huile colorées, puis y plonge la feuille vierge où s’impriment alors les couleurs. Tout simplement magique! Difficile aussi de ne pas s’émerveiller devant le travail des maitres verriers de Murano, qui réalisent de véritables chefs-d’œuvre, loin, bien loin des vulgaires copies chinoises qui se vendent dans de nombreuses échoppes de Venise.

« En discutant avec les artisans, j’ai eu la surprise de découvrir que leur métier est en voie de disparition. Avec le film, on a ainsi un témoignage visuel exceptionnel de plusieurs métiers artisanaux uniques en leur genre, qui cesseront d’exister dans les années à venir », précise le réalisateur.

Il Ballo del Doge

Dans un tout autre registre, Éric Courtade a pu accéder pour son film à l’une des soirées les plus sélectes de la planète, Il Ballo del Doge (le bal des Doges). Ce bal a lieu une fois par an, en période de carnaval, dans le sublime palais Pisani Moretta. Derrière de somptueux masques et costumes réalisés par Antonia Sautter, une costumière vénitienne de renom, se cachent célébrités, politiciens ou dirigeants de multinationales.

Dans le film documentaire, seulement certaines images de la soirée sont montrées. « À partir d’une certaine heure, je n’avais plus le droit de filmer », explique Éric Courtade. Quand on lui demande pourquoi, il répond : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que les garde-fous du ponton à la sortie sont assez hauts. On peut ainsi s’y appuyer pour garder son équilibre et surtout éviter de tomber à l’eau. »

Nul doute que deux Venise existent. Celle des touristes et celle, secrète et inattendue. Beauté de corps, beauté d’âme, la Sérénissime cumule les deux.

Un maitre verrier
Un maitre verrier, emprunt d’une grande dextérité, réalise un petit cheval en verre de Murano.

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Publié le 16 mai, 2016, dans la publication : Numéro 9 Volume 34

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Publié sur le site le 16 mai 2016

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Favoriser la lecture

Fermont « adopte » un Croque-livres

par Guillaume Rosier

De gauche à droite : Myriam Desjardins-Malenfant (coordonnatrice de Fermont en Action), Clara Paradis (gagnante du concours pour trouver un nom au Croque-livres) et Suzanne Synnott (responsable de la Maison des jeunes Alpha).

Au début du mois, Fermont a adopté un Croque-livres. Celui-ci habite en face de la Maison des jeunes Alpha, près de la piscine.

Au Québec, il existe plusieurs centaines de petits monstres qui se nourrissent exclusivement de livres. L’un d’entre eux a trouvé son chemin jusqu’à Fermont. Vous l’avez certainement déjà croisé : il est bleu avec un large sourire.

Un Croque-livres, c’est une boite de partage de livres jeunesse en libreservice. Les enfants et leur famille sont invités à y déposer un livre et à en prendre un. Quand l’enfant termine sa lecture, il ramène tout simplement son volume et peut l’échanger autant de fois qu’il le désire. Les parents sont également invités à apporter de la maison les livres qui ne servent plus afin de « nourrir » le Croque-livres.

L’objectif ? Donner aux plus jeunes l’envie et l’amour de la lecture. Le concept de mini-bibliothèque pour enfants a été lancé en 2014 à l’initiative de la Fondation Lucie et André Chagnon. Aujourd’hui, on compte près de 350 boites réparties dans toute la province. Le Croque-livres de Fermont, l’un des derniers en date, est celui situé le plus au nord. Le regroupement Fermont en Action est à l’origine de son installation.

Concours

Chaque Croque-livres est unique. Par l’apparence tout d’abord. On en retrouve de toutes sortes et de toutes les couleurs. Après adoption, celui de Fermont a été personnalisé par la Maison des jeunes Alpha.

Ensuite, chaque Croque-livres possède un nom différent : Alpha-Bête, Livrosaure, L’Univers en boite, la Passerelle magique… Un concours a donc été organisé par Fermont en Action et la Maison des jeunes auprès des élèves de l’école Des Découvertes pour baptiser le nouveau venu, avec à la clé un abonnement d’un an au magazine Les Explorateurs. L’idée de Clara Paradis, l’heureuse gagnante, a été retenue. Le Croque-livres fermontois s’appelle désormais « La boite imaginaire ».

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Publié le 21 mars 2016, dans la publication : Numéro 5 Volume 34

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Publié sur le site le 21 mars 2016

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Journée internationale des femmes par la MAHF

Karine Champagne, parfaitement imparfaite

par Véronique Dumais, collaboration spéciale

Le 5 mars dernier, dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont nous conviait à la conférence de Karine Champagne à la salle multifonctionnelle Cliffs. Résumé d’une soirée extraordinaire.

Février 2011 : rien ne va plus pour Karine Champagne alors lectrice de nouvelles à LCN. Elle pleure assise dans le bureau de son médecin et tente de lui expliquer le mal qui la ronge. Diagnostic : dépression.

Pour la première fois de sa vie, la journaliste se donne le « droit d’en avoir raz le-pompon ». Après plus de 20 ans au service d’une station de télévision populaire avec des horaires chargés et réglés au quart de tour, Karine Champagne démissionne. « En étant malheureuse au travail, j’étais en train de me suicider spirituellement. J’avais envie de tellement plus que 4-3 6-3 prolongation et Carey Price », peut-on lire sur son blogue dans une lettre à elle-même que Karine a lu à la fin de sa conférence, un moment émouvant sur Nuvole Bianche une musique de Ludovico Einaudi.

Pour la femme d’affaires qu’est devenue Karine, c’est le début d’une « fabuleuse quête personnelle » et c’est là l’essence même de sa conférence. « La vie nous envoie souvent une bombe, mais il y a aussi avec la bombe, un manuel de survie », écrit-elle dans son journal virtuel. Karine, pétillante, attachante et drôle à la fois, nous raconte sa renaissance grâce à l’entrainement – ler remède que lui suggèrera son médecin en plus de sa médication – qui l’amènera à participer au demi-Ironman de Tremblant, son premier à vie. En 2012, elle remportait les Championnats Mondiaux de triathlons en Nouvelle-Zélande, un exploit qu’elle avait visualisé des années auparavant.

Celle qui préfère maintenant tourner des capsules vidéo dans sa cuisine pour alimenter son blogue plutôt que de faire de la télé raconte, en toute simplicité, son histoire pour allumer nos étoiles, dépoussiérer nos vieux rêves. Elle nous explique comment toutes nos excuses quotidiennes telles que « trop jeune, trop vieille, pas assez d’argent ou pas assez en forme » nous empêche de rêver. Rien ne sert d’attendre que tout soit parfait, le bon moment c’est maintenant. « Dream big start slow », nous conseille celle qui a rayé le mot peur de son vocabulaire.

L’ambassadrice des Mères-Veilleuses, organisme formé en 2013 encourageant les femmes à mener une vie active, fait énormément confiance à l’Univers. « La vie est un merveilleux laboratoire et il faut trouver ce pour quoi nous sommes nées », ajoute celle pour qui une mission de vie n’est pas nécessairement de grimper l’Everest. Autre conseil important: ne pas avoir peur de se faire dire non ! « Au pire, c’est juste l’égo qui en prend un coup pour 24 ou 48 heures! », s’exclame Karine en début de conférence.

Karine le dit haut et fort, elle est en mission! Celle qui vide sa « bucket list » rapidement a mit 32 ans avant de réaliser son rêve le plus fou et elle tente désormais de changer le monde une femme à la fois!

Pour suivre les écrits de Karine Champagne et rallumer votre étoile, visitez son blogue au www. karinechampagne.ca. Un merci tout spécial à la MAHF pour l’organisation de cette soirée qui, j’en suis convaincue, à fait un bien énorme à plusieurs femmes.

Véronique Dumais, collaboration spéciale

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Publié le 21 mars 2016, dans la publication : Numéro 5 Volume 34

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Publié sur le site le 21 mars 2016

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Cain’s Quest 2016

Le test d’endurance ultime

par Guillaume Rosier

Du 4 au 11 mars, s’est tenue à Terre-Neuve-et-Labrador l’édition 2016 de la Cain’s Quest, la plus longue course de motoneiges au monde. Cette compétition, qui se déroule dans des conditions extrêmes, constitue un défi redoutable à la fois pour l’homme et pour la machine.

Le 11 mars, à précisément 9 h 12, Andrew Miley (Labrador City) et Rober Gardner (Mercer, Maine, États-Unis) de l’équipe Maine Racing franchissent les premiers la ligne d’arrivée à Labrador City. Sur 37 équipes, seules 14 (38 %) parviendront à bon port. L’année dernière, 9 équipes sur 29 (31 %) avaient terminé la course.

Des conditions dantesques

Jacques Cartier avait décrit le Labrador comme « la terre que Dieu donna à Caïn », d’où le nom de la course. Cette compétition, réputée comme étant la plus dure qui soit, entraine les motoneigistes à travers de vastes étendues gelées parsemées de bois denses, sous des températures glaciales.

Les équipes qui y prennent part sont composées d’un navigateur, qui a pour responsabilité de prendre le bon itinéraire, et d’un mécanicien, qui doit réparer les motoneiges au besoin. Personne d’autre que les compétiteurs n’a le droit de réparer des défectuosités. Mis à part le fait de se rendre aux différents postes de contrôle, il n’existe aucune piste prédéfinie. Seuls certains secteurs, pour des raisons de sécurité, sont considérés hors limite.

Une édition 2016 hors-norme

Pour l’édition 2016, la plus longue jamais organisée, les motoneigistes devaient parcourir une distance de 3500 kilomètres. L’itinéraire comprenait 19 postes de contrôle, répartis dans tout le Labrador. Le poste de contrôle le plus au sud était celui de L’Anse-au-Loup, près de Blanc-Sablon et celui le plus au nord, Nain. Les compétiteurs venaient de Terre-Neuve-et-Labrador, du Québec, de l’Ontario, de la Saskatchewan, de l’Alberta, des États-Unis et même de la Finlande.

Selon Glenn Emberley, président de la Cain’s Quest, le premier tronçon de la course reliant Labrador City à Happy Valley- Goose Bay a été particulièrement éprouvant, avec un mélange de neige profonde et de « slush ». « Ce qui prenait en dessous de 12 heures l’année dernière, a pris aux compétiteurs entre 19 et 31 heures cette année », a expliqué M. Emberley. La course a été marquée par de nombreux bris mécaniques, mais aussi par quelques blessures physiques, heureusement sans gravité.

Environ une heure après Maine Racing, Where’s Bow Cycle? (Alberta) a franchi la ligne d’arrivée, suivie de près par Abel’s Revenge (Saskatchewan). Ces trois équipes se sont partagées la coquette somme de 100 000 dollars. « Si les récipiendaires méritent amplement leur prix, à nos yeux, tous les compétiteurs sont des vainqueurs », a affirmé Glenn Emberley. Le 12 mars, les motoneigistes, les organisateurs et les bénévoles se sont retrouvés à l’aréna de Labrador City pour des festivités.

Un succès grandissant La Cain’s Quest a été suivie en temps réel par de nombreux fans sur le site web de la course. Selon les organisateurs, près de 75 000 visiteurs originaires de 77 pays différents ont visité le site. Un record.

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Publié le 21 mars 2016, dans la publication : Numéro 5 Volume 34

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Publié sur le site le 21 mars 2016

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Diffusion Fermont

La coopérative termine sa métamorphose

par GUILLAUME ROSIER

Le mois dernier, Diffusion Fermont a parachevé sa mutation visant à offrir à la population un service irréprochable. La coopérative de câblodistribution (Internet et télévision) a en effet réalisé de nombreux investissements ces dernières années, notamment en ce qui concerne l’installation de la fibre optique.

Il n’y a pas si longtemps encore, Diffusion Fermont se voyait affublée du sobriquet de « Distorsion Fermont » par certains clients mécontents. Aujourd’hui, les choses ont bel et bien changé. Après de nombreux investissements réalisés au cours des dernières années, Diffusion Fermont a nettement amélioré l’offre et la qualité de ses services. Dans un contexte de morosité économique, il s’agit d’un véritable tour de force opéré par la coopérative fermontoise.

Une équipe ultra-motivée

L’équipe de Diffusion Fermont se compose de quatre personnes. Isabelle Nadon, la directrice générale, donne le cap; elle veille à la bonne conduite des différents projets et s’assure de leur viabilité financière. Marie-Nathalie Lapointe, pour sa part, se retrouve en première ligne avec le service à la clientèle, la gestion de l’inventaire et la planification du temps. Christian Lefrançois, directeur technique, travaille depuis 1999 en tant que bénévole. Quand il n’est pas à l’atelier des télécommunications de la mine, il s’occupe de l’élaboration des différents projets et de leur installation. Enfin, le technicien Bodgan Carasava prépare les appareils, s’occupe des branchements et intervient sur place lors de pannes.

Les défis d’une région éloignée Créée en 1979, Diffusion Fermont a été pendant longtemps le seul fournisseur de télévision. Avec l’arrivée du satellite à la fin des années 1990, la compétition débarque et la donne change. « Il a fallu se remettre à jour », raconte Christian Lefrançois. Il y a près de 8 ans, des investissements importants ont été réalisés pour passer de la télé analogique au numérique (HD). Le nombre de chaines disponibles est passé de 40 à plus de 200 aujourd’hui.

En ce qui concerne le service Internet, celui-ci a été lancé modestement au début des années 2000. Les quatre dernières années, la coopérative a investi des sommes importantes dans l’installation de fibres optiques, afin d’offrir un service beaucoup plus rapide que l’ADSL. La transition n’a pas forcément été évidente. M. LeFrançois explique : « En région éloignée, l’accès au réseau Internet est beaucoup plus dispendieux. Pour avoir accès aux signaux, il faut investir de gros montants. Pour obtenir notre bande passante, nous payons un fournisseur, qui lui même paye pour utiliser les installations de plusieurs grandes compagnies. Nous avons aussi dû remplacer le câble principal des différents secteurs de Fermont par de la fibre optique. »

Un service de qualité

Il y a un peu plus de trois ans, la première fibre optique a été installée dans le parc des roulottes. « Du jour au lendemain, nous n’avons plus reçu d’appels pour des pannes dans ce secteur », affirme Marie-Nathalie Lapointe. La fibre optique a ensuite été installée partout en ville et dans le mur-écran. Plusieurs entreprises locales ont apporté leur soutien à la coopérative pour la réalisation des travaux.

Qui plus est, de nouveaux contrats ont été négociés pour augmenter la bande passante Internet et les équipements à la tête de ligne ont été améliorés. « Avant les fêtes on était en situation de saturation. Depuis, nous avons triplé notre capacité », commente M. Lefrançois. Bogdan Carasava ajoute : « En ce qui concerne l’installation du matériel pour les nouveaux arrivants, cela peut se faire dans la journée même ou le lendemain. Ailleurs, cela peut prendre facilement plus d’une semaine ».

Un avenir prometteur

Diffusion Fermont ne se le cache pas. Avec l’amélioration de son offre de service, la coopérative espère doubler sa clientèle. Aussi, elle va pouvoir proposer dans un avenir proche un service de téléphonie IP. Avec ce système, on branche directement le téléphone à l’accès Internet haute vitesse plutôt qu’à une ligne terrestre; cela permet, entre autres, de fournir un service de téléphonie à moindre cout.

« Les revenus que nous générons, nous les réinvestissons principalement dans l’entretien et l’amélioration du matériel. Nous facturons nos services à des prix inférieurs aux compagnies locales et à la plupart des compagnies situées en bas. Pourtant, nous faisons face à des contraintes que ces dernières n’ont pas, comme l’éloignement. L’important, c’est de prendre soin de nos membres », conclut Isabelle Nadon.

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Publié le 21 mars 2016, dans la publication : Numéro 5 Volume 34

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Publié sur le site le 21 mars 2016

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Ralentissement économique

La municipalité tient le cap

par Guillaume Rosier

Les deux principaux projets de la municipalité seront finalisés sous peu. Dès la fonte des neiges, les travaux de construction du nouveau bâtiment des services incendie et ambulanciers vont reprendre. Selon Martin St-Laurent, maire de Fermont, le bâtiment devrait être complété dans le courant du mois de décembre.

En ce qui concerne l’usine d’eau potable, les plans et devis réalisés par l’entreprise Axor ont été transférés au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. « Nous attendons le feu vert du ministère. Ensuite, nous pourrons démarrer le processus d’appel d’offres pour la réalisation des travaux », explique Christine Lizotte, directrice générale de la Ville de Fermont. L’usine d’eau potable sera construite à proximité de l’actuel château d’eau, et permettra de répondre aux normes en ce qui concerne la qualité de l’eau.

Recyclage

À Fermont, la plupart des déchets sont enfouis. Depuis plusieurs années, la municipalité cherche à instaurer le recyclage. Présentement, deux options sont à l’étude. La première, relativement couteuse en raison de l’éloignement de la ville, consiste à acheminer des ballots de déchets préalablement compactés au centre de tri de Port-Cartier. La seconde nécessite un investissement de base assez conséquent, mais pourrait être payante sur le long terme. Il s’agit d’incinérer certains déchets, puis de récupérer l’énergie produite pour chauffer des bâtiments comme la nouvelle caserne ou la piscine.

D’ici 2020, l’enfouissement de matières organiques telles que le papier, le carton, le bois sera interdit dans l’ensemble de la province, en vertu de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. « On ne veut pas attendre d’être rendu en 2020 pour prendre d e s a c t ions. Le recyclage sera une priorité pour nous », affirme M. St-Laurent.

Impayés de Cliffs

Selon le maire, l’année 2015 a été particulièrement difficile pour la municipalité : « On s’attend à un déficit pour l’année 2015. Malgré tout on garde le cap. L’objectif pour 2016, c’est de revenir à l’équilibre. » La Ville de Fermont a mandaté un avocat pour s’assurer de se faire rembourser les taxes impayées par Cliffs depuis que la société s’est mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en janvier 2015. « Le retard de taxes représente un manque à gagner de 15 millions de dollars pour la période allant de 2013 jusqu’à fin 2015. On a vraiment hâte que Champion prenne possession des installations de Cliffs », explique Martin St-Laurent.

Le maire ajoute : « Les impayés de Cliffs, c’est une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Si l’on arrive à récupérer au moins la moitié de la somme due, cela nous aiderait grandement à résorber notre déficit et à avancer plus rapidement sur certains projets, comme le recyclage. Si l’on ne récupère qu’un seul million, cela va nettement compliquer la situation. »

Optimisme

Avec un prix du fer à la baisse et le ralentissement économique, Fermont traverse une période difficile. Plusieurs entreprises comme Hewitt ou JRV ont plié bagages et les commerces se serrent la ceinture. Pourtant, le maire reste confiant : « Le marché du fer est cyclique. On est présentement dans le creux de la vague, mais ça va revenir. Il faut juste être plus prudent dans ce que l’on entreprend et mettre toutes les chances de notre côté pour être prêt au moment de la reprise. On s’en est déjà sorti, on s’en sortira de nouveau. »

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Publié le 21 mars 2016, dans la publication : Numéro 5 Volume 34

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Publié sur le site le 21 mars 2016

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Tournoi international de hockey pee-wee de Québec

Une expérience inoubliable pour deux jeunes Fermontois

par Guillaume Rosier avec la collaboration de Sylvain Turcotte

Du 11 au 21 février dernier se tenait au Centre Vidéotron le Tournoi international de hockey de pee-wee de Québec. Marc-Olivier Bissson et Olivier Dupuis, deux jeunes Fermontois, y ont pris part au sein du Petit Drakkar de la Côte-Nord.

Vendredi le 12 février. Dans le tout nouvel édifice de hockey de la Vieille Capitale, le Petit Drakkar fait face aux Voltigeurs de Drummondville. Sur la glace, Marc-Olivier Bisson et Olivier Dupuis représentent leur région avec fierté. Leur équipe s’impose 4 à 0.

Au mois d’aout dernier, les deux jeunes joueurs avaient été sélectionnés après avoir participé à un camp d’entrainement. Prendre part au tournoi à Québec représente pour eux une opportunité exceptionnelle, tant sur le plan sportif que personnel.

Après la victoire du 12 février, le Petit Drakkar peut de nouveau disputer une par-tie de hockey au centre Vidéontron. Cette fois-ci, les choses se corsent. L’équipe nord-côtière affronte les New-York Americans, une formation avec des joueurs aux habiletés hors du commun, et dirigés par Mark Messier et Mike Richter, deux grands anciens de la LNH. Cette fois-ci, le Petit Drakkar s’incline 4 à 0.

Hormis ces deux rencontres, l’équipe a pris part à quatre matchs hors-concours, face à des équipes venant Calgary, de New York, de la Californie et de la Finlande. En dehors de la glace, les jeunes ont notamment visité l’Aquarium de Québec et l’Hôtel de Glace.

L’aventure restera gravée dans la mémoire des deux joueurs. « Ce sont des souvenirs qu’ils vont garder toute leur vie. C’est le rêve de tout joueur de hockey de participer au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Ceux qui évoluent en ligue nationale sont pratiquement tous passés par là », note Gino Dupuis, entraineur pour le bantam du Blizzard à Fermont et père d’Olivier. En somme, une semaine de rêve.

Guillaume Rosier avec la collaboration de Sylvain Turcotte

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Publié le 7 mars, 2016, dans la publication : Numéro 4 Volume 34

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Publié sur le site le 7 mars 2016

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