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  • Le gouvernement Legault en rajoute

    Crise du logement

    Le gouvernement Legault en rajoute

  • Fermeture définitive du comptoir local

    Caisse Desjardins

    Une 17 décembre, 2024

    Fermeture définitive du comptoir local

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Le gouvernement Legault en rajoute

Crise du logement

Le gouvernement Legault en rajoute

Fermeture définitive du comptoir local

Caisse Desjardins

Une 17 décembre, 2024

Fermeture définitive du comptoir local

Crise du logement

Le gouvernement Legault en rajoute

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a dénoncé avec vigueur la décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’interrompre des programmes utiles contribuant à diminuer la pression sur des citoyens éprouvant des difficultés à se loger en période de pénurie de logements, le 31 mars 2025.

Au moment où chaque logis compte, l’UMQ condamne et critique l’abolition des programmes Rénovation Québec et RénoRégion, à compter du 1er avril, ainsi que la prolongation de l’interruption du programme d’adaptation de domicile, des outils pourtant très avantageux afin de lutter contre la grave carence de logements, en qualifiant la décision du gouvernement de François Legault d’incohérence en contexte de crise de l’habitation et d’incertitude économique. Selon l’UMQ, ces deux premiers programmes jouent un rôle essentiel en soutenant la rénovation des parcs immobiliers existants, en particulier dans les secteurs résidentiels dégradés et en milieu rural tout en apportant un soutien financier précieux aux municipalités et aux propriétaires-occupants à faible revenu pour entretenir et préserver leur résidence. La cessation de ces mesures va totalement à l’encontre des demandes du milieu municipal visant à élargir leur portée et à les rendre plus agiles. Ce choix est illogique et nuit aux impératifs liés à l’insuffisance problématique de logements qui sévit actuellement et du climat d’incertitude économique. Ce sont les populations vivant dans des conditions précaires qui s’en trouvent pénalisées.

Abandon des plus vulnérables

Le programme d’adaptation de domicile, qui répond à un besoin majeur et croissant en offrant une aide financière pour adapter les logements de personnes handicapées ou à mobilité réduite, est particulièrement impacté par cette décision. En 2024, l’ensemble des fonds avaient déjà été dépensés, et les municipalités attendaient avec impatience le renouvellement de l’enveloppe budgétaire. L’UMQ déplore vivement que les sommes allouées dans le Budget 2025-2026 du gouvernement caquiste ne servent qu’à combler les arrérages des demandes déjà soumises, sans prévoir la continuation du programme. L’absence de nouveau financement affecte directement le milieu de vie de personnes vulnérables et compromet leur maintien à domicile, notamment en région, où cela pourrait accélérer des dynamiques de dévitalisation. L’UMQ demande au gouvernement du Québec de renouveler rapidement le financement de ces programmes essentiels pour le bien-être des Québécoises et Québécois. Il est impératif de prendre en compte les besoins urgents des communautés locales et des citoyens les plus vulnérables. « La suspension des programmes Rénovation Québec, RénoRégion, et d’adaptation de domicile touche directement le milieu de vie de personnes vulnérables. Ces programmes étaient très utilisés et pénalisent une fois de plus les populations vivant dans des conditions précaires. Dans un contexte de crise où on ne peut se permettre de perdre un seul logement, cette décision est particulièrement préoccupante », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Varennes, Martin Damphousse.

Finances publiques et crise du logement

L’approche douteuse du gouvernement Legault

Le chef du Parti québécois (PQ) Paul St-Pierre Plamondon a vivement dénoncé la « gestion catastrophique des finances publiques » du gouvernement Legault et notamment l’abolition du programme RénoRégion par la Coalition avenir Québec (CAQ), le 1er avril 2025. Il a questionné le gouvernement, en tandem avec sa collègue péquiste la députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, à ce sujet lors de la période des questions qualifiant cette décision d’économie de bouts de chandelles en déplorant que la CAQ s’en prenne aux plus vulnérables et aux régions.

« Je veux qu’on soit clair ici, on parle d’un programme qui vise des Québécoises et des Québécois qui ont un salaire de moins de 30 000 $ pour des habitations dont la valeur est moins de 150 000 $, un programme qui coûte à peine 15 millions de dollars par année. Lorsque vient le temps d’aider la grande entreprise, là, à coups de centaines de millions, on ne les compte pas, les milliards jetés par les fenêtres, parce que ça, ce sont des “risques calculés”, mais, quand, cependant, on demande à des Québécois plus vulnérables en situation de précarité financière de se serrer la ceinture pour des miettes, alors là, il n’a pas de problème à oublier la réalité des Québécois, particulièrement en région. Est-ce que la vice-première ministre (Geneviève Guilbault) peut se lever au nom de son gouvernement et reconnaître que l’abolition du programme RénoRégion est une erreur, une erreur grave et malaisante ? », a tonné le chef de la formation indépendantiste. 

Madame Gentilcore a, pour sa part, tenté de savoir ce que le gouvernement comptait faire désormais que le programme est aboli. « Le programme RénoRégion, justement, résidait dans le fait d’aider à faible coût des résidences qui avaient besoin des rénovations dans l’immédiat. Donc, j’aimerais vraiment entendre la ministre de l’Habitation (France-Élaine Duranceau) expliquer pourquoi ces Québécois-là, qui sont dans une situation de vulnérabilité, se voient couper l’aide qui leur permettrait de faire des rénovations urgentes, qui leur permettraient de vivre avec un minimum de dignité et nous dire ce qu’elle compte faire concrètement, là, maintenant que le programme est coupé. Qu’est-ce qu’on va faire pour que ces citoyens-là puissent vivre dans la dignité ? »

Quant à lui, le député du Parti québécois Pascal Paradis a dénoncé lors d’un point de presse subséquent une attaque envers les régions. « C’est une grande preuve d’insensibilité à la situation du logement dans les régions, parce que souvent il n’y a pas d’alternative. Les gens doivent faire ces rénovations urgentes pour demeurer chez eux. Il n’y a pas d’autre option. Où sont les députés caquistes des régions pour défendre cette mesure-là, qui concerne plusieurs régions du Québec ? C’est inexplicable ».

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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Caisse Desjardins

Fermeture définitive du comptoir local

par Éric Cyr

Le service au comptoir de la Caisse Desjardins des travailleuses et travailleurs unis de Fermont a fermé ses portes de façon définitive, le 11 novembre 2024, dans le cadre d’une restructuration visant la transformation de ce centre de service comme ce fut le cas pour plusieurs autres localités à travers le Québec qui ont perdu, depuis deux ans, plusieurs dizaines de guichets automatiques et de points de service qui étaient situés principalement dans des communautés rurales.

Cette décision, vivement décriée par les commerçants de l’endroit et les représentants du milieu, affecte grandement les commerces, les entreprises et les organismes de Fermont et a été prise de façon unilatérale sans envisager de potentielles solutions pour maintenir ouvert cet unique point de service de Desjardins dans un rayon de 560 kilomètres à la ronde. À la suite de ce remaniement, le guichet automatique de même qu’un système automatisé de casiers pour le dépôt et l’échange d’argent afin d’accommoder à distance les organisations qui sont rattachés à l’édifice situé au 100, rue de l’Hématite devraient demeurer en fonction grâce à une entente conclue avec des fournisseurs externes.

Des problématiques récurrentes et des interruptions de service fréquentes, en particulier durant la dernière période estivale, pouvaient laisser présager de cette disparition. Selon l’institution bancaire, la succursale de Fermont était fermée en moyenne 18 semaines par année en raison du manque de personnel. Cette année, toutefois, la caisse n’a été fermée que six semaines grâce à l’embauche d’employés en provenance de l’extérieur de la région. L’administration de l’établissement financier dit aussi avoir constaté une baisse du nombre de transactions au comptoir au fil des ans, alors que le service sur place n’était offert que deux heures par jour en moyenne cette année dans le cadre d’un horaire rigide qui ne convenait pas à plusieurs clients.

Le maire de Fermont, Martin Saint-Laurent, réprouve ce choix et confie que la Ville a proposé des solutions intéressantes aux dirigeants de la succursale afin de tenter de les convaincre de revenir sur leur décision, mais les suggestions sont demeurées lettre morte. L’administration municipale s’interroge maintenant sur les options qui s’offrent à la communauté et souhaite que les citoyens et commerçants fassent valoir leurs idées notamment auprès de la chambre de commerce. La directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, qui s’est fait le porte-voix des commerçants opposés à cette fermeture, dénonce également cet abandon de service qui nuira aux entreprises locales en compliquant grandement leurs tâches et en occasionnant des délais additionnels notamment pour la réception d’argent (billets de banque et monnaie) nécessaire à leurs ventes. Pour effectuer leurs transactions, celles-ci devront dorénavant impérativement faire la demande d’une carte de débit Desjardins.

À la suite de l’annonce officielle de la fermeture du service, en octobre dernier, des délégués de la communauté des affaires ainsi que l’ensemble des élus municipaux qui plaident pour l’adoption d’un statut particulier pour la succursale de Fermont en raison de son éloignement sont très irrités par la situation et sont persuadés que ce scénario déplorable aurait pu être évité si ce n’était du manque d’ouverture et la réticence des administrateurs de la Caisse Desjardins à instaurer des mesures alternatives et à tenter de trouver des solutions pour maintenir le service. Le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, déplore cette décision qui ne tient pas compte de la réalité de Fermont, de son éloignement et de son isolement et est persuadé que les dés étaient jetés d’avance puisqu’aucune proposition de la Ville n’a fait l’objet de discussions sérieuses avec Desjardins.

Par ailleurs, tel que le permet la Loi, la Ville de Fermont a exercé son droit de préemption sur les immeubles de Desjardins qui souhaite se départir de ses deux bâtiments locaux tout en demeurant locataire de son aire de services automatisés. Essentiellement, la Ville, qui veut éviter que ces immeubles ne changent de vocation et soient transformés pour loger des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out), pourrait ainsi acquérir en priorité ces édifices. Les deux bâtiments de Desjardins qui ont été mis en vente ont des évaluations foncières qui s’élèvent à près de 755 000 $.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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