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  • Des activités pour tous les goûts

    Noël à Fermont

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    MAHF

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    20e anniversaire de Cancer Fermont

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    Nouveau conseil municipal

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    Élection municipale

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    Ville de Fermont

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    Santé mentale et psychologique

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    Mine de fer de Mont-Wright

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    Transport aérien

    Une 4 novembre, 2025

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    Transport aérien régional

    Une interprétation douteuse

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Noël à Fermont

Des activités pour tous les goûts

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la chorale de Noël de Fermont féerique.

La Ville de Fermont a offert de multiples événements en lien avec les festivités du temps des Fêtes, du 28 au 30 novembre 2025, au grand bonheur des petits et des grands qui ont répondu à l’appel en grand nombre en venant se divertir, festoyer, et s’amuser entre amis dans l’ambiance de l’esprit de Noël tout en espérant pouvoir croiser le père Noël au fameux rire légendaire, exprimant la bonne humeur et la joie, dont l’horaire est très chargé durant cette saison.

Un cortège motorisé organisé en défilé de Noël avec pour point de départ et d’arrivée le stationnement de l’aréna Daniel-Demers a paradé dans certaines rues de la municipalité avec des chars allégoriques décorés pour la circonstance avec à leur bord des personnages déguisés qui accompagnaient le célèbre père Noël, le 28 novembre.

L’événement prisé, « Noël des enfants », qui a regroupé de nombreux bénévoles et partenaires, notamment de différents organismes communautaires, qui ont assuré sa réussite était diffusé en direct à la radio CFMF 103,1. Cette expérience culturelle qui incluait une rencontre et des photos avec le père Noël a proposé une programmation diversifiée incluant la traditionnelle exposition des artisans et artistes de Fermont dans le centre commercial du mur-écran où de nombreux créateurs fermontois ont pu exposer et présenter leurs œuvres originales incluant des bijoux, des cartes, des photos, des tableaux et divers produits artisanaux uniques qui ont été fabriqués à la main avec passion. Le train des lutins de Noël, incluant un conducteur et chef de locomotive, a offert des promenades dans les corridors en partance de sa gare d’embarquement, ce qui a fait la joie des enfants tout comme un bar à chocolat chaud, de la barbe à papa, des bracelets créatifs, une chasse aux lutins, du coloriage collectif, la création d’ornements, la décoration de biscuits, du maquillage et des surprises.

« Fermont féerique » dont l’attraction principale était un sapin de Noël géant installé en face de la Salle Aurora a également attiré un public important qui a pu écouter des chants et de la musique de Noël interprétés par une chorale de petits chanteurs locaux tout en dégustant sur place des pâtisseries préparées par la Maison des jeunes Alpha, en se réchauffant en buvant une boisson chaude, et en alimentant à l’aide de bûches un feu de bois où certains faisaient griller des guimauves en attendant l’illumination du fameux arbre de Noël.

Grand habitué des climats nordiques, le généreux père Noël, qui est polyglotte afin de bien assurer une distribution efficace de cadeaux fabriqués dans son atelier de jouets au pôle Nord aux enfants de tous les pays de la planète, était fort occupé durant cette période puisque celui-ci s’est aussi rendu avec son traîneau tiré par des rennes, les cousins des caribous d’ici, dans les villes voisines de Labrador City et de Wabush au Labrador dans le cadre de son passage dans la région où il a participé à des rassemblements similaires qui se déroulaient en anglais notamment un autre défilé de Noël auquel il a pris part en tant qu’invité d’honneur.

Des origines à nos jours

Les célébrations de Noël telles que nous les connaissons sont le résultat d’un long processus historique mêlant anciens mythes, coutumes, influences littéraires et traditions religieuses. Leur évolution, étalée sur plusieurs siècles, illustre parfaitement la manière dont les sociétés réinterprètent et transforment les symboles pour qu’ils correspondent à leurs valeurs.

Origines

Bien avant l’avènement du christianisme, les civilisations d’Europe célébraient déjà la période du solstice d’hiver, moment où les jours commencent à allonger. Chez les Romains, la fête des Saturnales honorait le dieu Saturne et donnait lieu à des réjouissances populaires : banquets, décorations, échanges de cadeaux et suspension temporaire de certaines règles sociales. Dans les cultures nordiques, le festival du Yule marquait également la renaissance de la lumière avec des bûches rituelles, des chants et des festins. Lorsque le christianisme s’est diffusé plus largement, l’Église a cherché à canaliser et à intégrer ces festivités en leur donnant une nouvelle signification religieuse. C’est ainsi que la célébration de la Nativité du Christ a été fixée au 25 décembre probablement pour coïncider avec ces fêtes hivernales déjà ancrées dans les mentalités. Au cours des premiers siècles du Moyen Âge, Noël s’est progressivement imposé comme l’une des principales fêtes du calendrier chrétien.

Traditions d’antan

Les réjouissances médiévales prenaient souvent la forme de célébrations collectives. On organisait des messes solennelles, des représentations théâtrales rappelant la naissance du Christ (les mystères) et des repas où l’on partageait des aliments festifs ou rares, comme le gibier ou certaines pâtisseries. De nombreuses coutumes, telles que la décoration des foyers avec des feuillages persistants symbolisant la vie ou l’installation de crèches vivantes, se répandirent. Plusieurs figures furent associées aux us et coutumes dont celle d’un évêque du IVᵉ siècle, devenu saint, qui était réputé pour sa bienveillance, sa bonté et sa générosité, Nicolas de Myre. Le personnage de Saint-Nicolas incarne dans de nombreuses régions européennes un protecteur des enfants. Le 6 décembre, il apportait friandises et présents aux plus jeunes, souvent accompagné d’un personnage répressif comme le père Fouettard.

Naissance du père Noël

Le père Noël est le fruit de multiples influences. Aux États-Unis, des colons ont apporté la figure de saint Nicolas. Progressivement, son apparence s’est métamorphosée et son nom s’est transformé en “Santa Claus” en anglais. En 1823, le poème « A Visit from St. Nicholas » plus connu sous le titre « The Night Before Christmas » a joué un rôle majeur dans la fixation de ses attributs modernes : un vieil homme joyeux voyageant dans un traîneau tiré par des rennes et distribuant des cadeaux la nuit de Noël. Les illustrations du caricaturiste Thomas Nast ont contribué à préciser son apparence dès le XIXᵉ siècle : barbe blanche et silhouette joviale. Le mythique personnage se fait connaître à travers le monde durant le XXᵉ siècle, grâce au cinéma, à la littérature et à la publicité. Son costume rouge et blanc est popularisé dans l’imaginaire collectif et il s’impose progressivement après la Seconde Guerre mondiale au détriment de Saint-Nicolas.

Noël est aujourd’hui une fête à la fois culturelle et familiale. Si sa dimension religieuse demeure importante pour une partie de la population, l’événement rassemble bien au-delà de ce cadre : crèches, décorations lumineuses, marchés de Noël, ornementation de sapins, repas conviviaux, et, bien sûr, la distribution de cadeaux. Tout cela symbolise l’esprit de partage et de solidarité qui y sont associés. Ainsi, passant des antiques rites païens aux traditions chrétiennes jusqu’aux influences commerciales modernes, les fêtes de Noël témoignent de la richesse d’un héritage culturel en constante évolution.

Les réjouissances

Les traditions de Noël occupent une place privilégiée dans l’imaginaire collectif acadien et québécois. Ces deux cultures francophones d’Amérique du Nord, dont les racines historiques s’entrelacent intimement, partagent un attachement profond à l’ambiance chaleureuse qui accompagne les festivités hivernales, à la famille et aux récits anciens transmis de génération en génération durant cette période qui devient à la fois un moment de continuité culturelle et un espace où s’entremêlent coutumes vivantes et émotions partagées.

L’une des coutumes les plus emblématiques dans les deux sociétés ayant un patrimoine ancestral commun demeure celle du réveillon. Ce point culminant des célébrations dépasse la simple dimension gastronomique : il symbolise la joie de se retrouver, la solidarité familiale et le lien entre les générations. Autour de la table, les anecdotes, les chansons et les rires se mêlent au fumet et au parfum des plats mijotés. En Acadie, il y a le chiard (ou râpure), le fricot au poulet, la poutine râpée et pour dessert la poutine à trou et les pets-de-sœur. Au Québec, on retrouve le cipâte (ou cipaille, six-pâtes), la dinde rôtie, le ragoût de pattes de cochon, la soupe aux pois, la tourtière (ou pâté à la viande), le gâteau aux fruits et le pouding chômeur en dessert pour n’en nommer que quelques-uns.

Les chants de Noël et la musique folklorique occupent également une place essentielle pour les deux peuples. En Acadie, la musique prend souvent un accent festif et rythmé marqué par l’influence de l’accordéon, du violon et des traditions maritimes. Au Québec, un vaste répertoire se perpétue mêlant airs français traditionnels et chansons interprétées par de grandes voix. Ces chants de circonstance contribuent à créer une atmosphère chaleureuse où la communauté se reconnaît.

Cette période, façonnée par la neige et le froid ou l’hiver, loin d’être un obstacle, devient un décor féérique qui renforce le caractère unique de ces célébrations, est nourrie par des contes et légendes. En Acadie, de nombreux contes s’inspirent du littoral, de la mer et des hivers rigoureux, mettant en scène des esprits, des pêcheurs ou des personnages qui prennent vie durant la nuit de Noël. Au Québec, l’une des plus célèbres légendes est sans doute La chasse-galerie, un récit fantastique où des bûcherons concluent un pacte avec le diable pour voler au-dessus des forêts enneigées afin de rejoindre leurs proches durant le réveillon. Ces histoires, racontées au coin du feu, entretiennent un sentiment d’émerveillement et rappellent l’importance de l’oralité.

Les décorations contribuent à alimenter cette magie. Les maisons se parent de couronnes de sapin et de guirlandes lumineuses, tandis que les villages s’illuminent de milliers de petites ampoules qui scintillent dans la neige. Les défilés du père Noël, une coutume importée adoptée avec enthousiasme, qui remplacent un peu le cortège des carrioles tirées par des chevaux qui amenaient les paroissiens à l’église, rassemblent chaque année des familles entières dans les rues pour saluer l’arrivée du célèbre personnage.

La messe de minuit, avec son fameux chant Minuit, chrétiens, autrefois au cœur des cérémonies liturgiques, a évolué dans une société de plus en plus laïque. Si elle demeure importante pour certains, elle est aujourd’hui souvent remplacée par des rassemblements familiaux ou des activités communautaires, ce qui montre l’adaptabilité et la pérennité des traditions au fil du temps.

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Publié le 16 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_21 Volume_43

  • Activités hivernales
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Publié sur le site le 11 décembre 2025

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MAHF

Dénoncer les violences faites aux femmes

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants prennent la pose dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers avant le départ de la marche perpétuant le souvenir des victimes ayant succombé aux violences perpétrées à l’égard des femmes.

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), dont l’une des missions est d’offrir des services d’accompagnement, d’hébergement et de soutien aux familles aux prises avec de la violence conjugale, a présenté une programmation diversifiée dans le cadre de la campagne annuelle de prévention et de sensibilisation « 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes ».

Une initiative de conscientisation à la violence amoureuse destinée aux adolescents du Québec a été offerte aux élèves du troisième au cinquième secondaire de la polyvalente Horizon-Blanc, les 11 et 12 novembre 2025. Ceux-ci ont pu découvrir le projet XOX, qui utilise des expériences virtuelles interactives pour démystifier les formes de violence (physique, psychologique, verbale, chantage sexuel et extorsion) et le cycle de la violence (tension, agression, justification et réconciliation). L’approche éducative abordant plusieurs enjeux en lien avec cette thématique a également inclus des ateliers sur le programme de prévention de l’exploitation sexuelle et la traite de personne « Entourage » animés par des intervenantes de la Maison Anita-Lebel et de la Maison des femmes de Baie-Comeau qui ont aussi participé à un café-causerie au 4, rue Holway.

D’autres activités variées ont été proposées pour l’occasion incluant le traditionnel « dîner en blanc » qui s’est tenu le 25 novembre et un souper-discussion qui a été organisé à la Maison des jeunes Alpha pour la clientèle qui fréquente cet établissement jeunesse, le 27 novembre. Un kiosque a aussi été installé dans le centre commercial du mur-écran, le 4 décembre, et le public a été invité à participer à « 5 à 7 » au bar La belle bêtise, le lendemain. La démarche visant l’élimination de la violence envers les femmes et les filles, dont le symbole est un ruban blanc, s’est conclue par une marche commémorative en mémoire des victimes de violence et de féminicides suivie d’un déjeuner offert par la MAHF à la loge des Moose, le 7 décembre.

Selon la directrice générale de la MAHF, Marie-Pier Thériault, la nouvelle formule variée favorisant un objectif d’élargissement de la transmission du message auprès du public a permis d’atteindre une réception plus vaste. Les responsables de l’organisation sont satisfaites de cette nouvelle édition de l’événement qui se produit chaque année.

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Publié le 16 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_21 Volume_43

  • 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes
  • Bar La belle bêtise
  • Campagne annuelle de prévention et de sensibilisation
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  • La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont
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  • Maison des femmes de Baie-Comeau
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Publié sur le site le 11 décembre 2025

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20e anniversaire de Cancer Fermont

Un chansonnier s’investit pour la cause

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le chansonnier Dany Charbonneau durant l’un des spectacles qu’il a présentés à Fermont.

Récemment arrivé à Fermont où il s’est établi avec sa conjointe qui est enseignante à la polyvalente Horizon-Blanc, le talentueux chansonnier et guitariste Dany Charbonneau souhaitait contribuer à une bonne cause de la communauté. Il a présenté deux spectacles de musique afin de souligner le vingtième anniversaire de Cancer Fermont tout en récoltant sur place des fonds pour l’œuvre de bienfaisance qui vient en aide aux personnes atteintes du cancer localement et à leurs proches.

Originaire de Lac-Beauport dans la communauté métropolitaine de Québec, celui qui travaille comme conducteur de camions miniers à la mine de fer de Mont-Wright a offert deux performances musicales dynamiques et enjouées qui proposaient principalement des chansons du répertoire québécois. Ces prestations, qui ont rassemblé de nombreux spectateurs au Pub Le Réphil dans le centre commercial du mur-écran, les 5 et 6 décembre 2025, ont permis d’amasser un montant de 4750 dollars qui sera versé en totalité à l’organisme caritatif afin de l’aider à poursuivre son mandat auprès des gens qui sollicitent ses services.

Nouveau défi

M. Charbonneau se dit très heureux d’avoir choisi de venir terminer sa carrière professionnelle à Fermont, un milieu qu’il ne connaissait pas, mais pour lequel il a déjà un sentiment d’appartenance et qu’il aime beaucoup. « J’aime le monde et j’adore me produire en spectacle donc j’ai pu faire d’une pierre deux coups. Je suis heureux que ma contribution ait pu aider à Cancer Fermont dont j’ai la mission en haute estime. C’est ma façon d’appuyer cette organisation philanthropique locale qui célèbre ses deux décennies d’existence », confie modestement le musicien qui songe éventuellement à renouveler l’expérience compte tenu du succès obtenu auprès du public. Celui-ci remercie les personnes qui sont venues assister à ces événements et souligne la générosité de ceux qui ont participé à ce volet de la campagne de financement coïncidant avec le 20e anniversaire de Cancer Fermont notamment l’entreprise Pneus Colosse qui a fait un don de 2000 $.

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Publié le 16 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_21 Volume_43

  • Campagne de financement
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  • Dany Charbonneau
  • Denis Grenier
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  • Organisme caritatif
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Publié sur le site le 11 décembre 2025

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Culturisme

Un athlète fermontois se distingue

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’athlète James-Alex Morissette prend la pose lors du King Kong Classic 2025.

Le culturiste James-Alex Morissette s’est démarqué dans le cadre de l’épreuve sportive d’envergure nationale King Kong Classic 2025 présentée par la plus grande communauté de culturisme et de conditionnement physique au pays, l’Alliance des physiques canadiens. L’événement a eu lieu au Canada Event Centre à Whitby en banlieue de Toronto en Ontario, le 8 novembre dernier. L’athlète qui pratique assidûment la musculation a remporté trois médailles durant le concours prestigieux.

L’ambassadeur fermontois de 23 ans, qui travaille comme électrotechnicien dans l’industrie minière, a été récompensé pour le fruit de ses efforts acharnés et de longue haleine durant son entraînement physique assidu et constant qu’il a entrepris en 2020 ainsi que pour le respect d’un programme nutritionnel quotidien rigoureux. Épaulé par deux entraîneurs à distance spécialisés dans cette discipline de gymnastique permettant de développer les muscles, l’un en nutrition et l’autre en posing pour parfaire ses poses sur scène, M. Morissette, un habitué des compétitions de patinage artistique où il a obtenu d’excellentes performances a accroché ses patins avant de s’investir de façon soutenue dans le culturisme. Souhaitant relever un nouveau défi, il s’est orienté vers ce domaine qui requiert une discipline de fer encore plus exigeante que lorsqu’il était danseur sur glace.

« Les deux sports artistiques comportent des structures contraignantes qui nécessitent des habiletés différentes. Le patinage fait appel à l’agilité tandis que le body-building consiste à accroître sa masse musculaire », confie le jeune homme qui a pris part à l’un des plus importants rendez-vous de culturisme amateur au Canada. L’ambiance électrisante a rassemblé un nombreux public, dont ses parents qui étaient sur place pour l’encourager.

Triple médaillé

Lors de sa première apparition en culturisme de compétition, celui-ci a été choisi parmi les cinq premiers dans trois disciplines. Il était inscrit dans deux catégories : « Bodybuilding », axé sur la masse musculaire développée et maximale et « Classic Physique », inspiré de l’âge d’or du culturisme. Cette seconde catégorie représente la quintessence de la santé et de la forme physique de manière artistique et privilégie une image parfaite de symétrie classique et des proportions harmonieuses avec des muscles sculptés et un poids limité par rapport à la taille. James-Alex Morissette est reparti avec trois médailles accrochées à son cou soit une deuxième place pour les « Junior Bodybuilding » et une cinquième place pour les « Novice Bodybuilding » ainsi que pour les poids moyens « Open Middleweight ».

M. Morissette, qui a suivi une diète et qui a perdu 35 lb dans le cadre d’un processus mental et physique progressif échelonné sur une période de 22 semaines, explique que les aspects nutritionnels et les exercices cardiovasculaires sont les facteurs les plus exigeants. Il expose modestement que l’objectif ultime n’était pas de récolter des honneurs, mais de participer à cette rencontre même s’il est évidemment heureux d’avoir gagné trois médailles. « Ça requiert beaucoup de discipline. Il faut calculer et contrôler la nourriture : les calories, les glucides, les quantités d’eau et de sel. C’est un sport individuel qui nécessite un cheminement personnel cependant il existe un esprit de camaraderie exceptionnel qui frôle la fraternité. J’éprouve de la gratitude pour mon entourage et les gens qui m’ont appuyé durant les moments difficiles avant de prendre part à ce rassemblement notamment mes parents. Je remercie les entreprises Work Out World et Supplement King de Labrador City qui m’ont offert une aide financière », conclut le sportif adepte de culturisme.

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Publié le 2 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_20 Volume_43

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Publié sur le site le 2 décembre 2025

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Nouveau conseil municipal

Assermentation et rodage

par Éric Cyr

Les sept membres du nouveau conseil municipal de la Ville de Fermont, qui ont été élus lors du scrutin municipal québécois du 2 novembre 2025, se sont fait assermenter à tour de rôle à la salle des délibérations de l’Hôtel de Ville au début de leur première assemblée générale, le 11 novembre dernier, juste avant l’adoption de l’ordre du jour et du procès-verbal.

Cette première séance de la nouvelle assemblée municipale qui a permis au nouveau maire, Patrick Lacerte, qui a semblé à l’aise dans ses nouvelles fonctions, de démontrer ses capacités, s’est déroulée dans une ambiance respectueuse. La réunion a regroupé tous les nouveaux élus, qui avaient au préalable suivi une formation de base leur expliquant les rouages du fonctionnement de l’administration de la mairie. Ceux-ci, qui apprennent progressivement à mieux se connaître, devront parvenir à travailler de concert durant la durée de leur mandat de quatre ans afin de faire progresser et de concrétiser des dossiers relatifs à la vie municipale.

Des conseillers municipaux ont été mandatés pour représenter la Ville au sein d’autres organisations. Shannon Power siégera sur le conseil de la MRC de Caniapiscau, Kevin Golding, sur les conseils d’administration d’Habitat de Fermont et de la Société d’habitation communautaire de Fermont et Kevin Morissette sera affecté au conseil d’administration du centre de la petite enfance (CPE) Le Mur-mûr. Le maire Lacerte a subséquemment été désigné préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 19 novembre, afin de présider les séances de l’organe de gouvernance qui se réunit pour prendre des décisions sur les grandes orientations régionales incluant l’adoption de règlements, l’approbation de budgets et la définition des priorités ainsi que la gestion des compétences supramunicipales de la MRC qui englobe Schefferville, après un vote interne du conseil municipal.

Une autre rencontre rassemblant les décideurs politiques locaux avait été convoquée au préalable par le premier magistrat de la Ville afin de discuter des orientations et des priorités souhaitées pour l’avenir de la localité nordique. Une dizaine de citoyens se sont déplacés pour l’occasion ou afin de poser des questions et d’obtenir des éclaircissements concernant certains sujets particuliers.

D’autres thèmes abordés durant la séance incluent une légère modification au plan de développement du parc éco-industriel 389, un pôle stratégique conçu pour favoriser la croissance des entreprises industrielles et logistiques qui propose une trentaine de terrains à usage commercial, afin de répondre à une demande du ministère des Transports du Québec. L’accès à la zone industrielle à partir de la route 389 doit être déplacé pour une exigence de sécurité. Les modifications, qui n’affecteront pas l’échéancier des travaux de l’espace industriel, ont été confiées à la firme CIMA+ pour un montant de 11 000$. À ce jour, une seule parcelle a été acquise par Foresterie Jonathan Simard dans ce secteur. Une dizaine d’autres entreprises ont pris des renseignements. La Ville a aussi vendu des parcelles à Location Toundra sur la rue Graphite et à Bema Construction sur la rue Des Bâtisseurs. La Ville souhaite accentuer les modes de transports actifs en améliorant les accès piétonniers et cyclistes dans le périmètre urbain en incluant cette approche dans de nouveaux projets comme les quartiers du Sommet grâce à une subvention du gouvernement du Québec. Le dossier de déplacement du CPE demeure un enjeu important et constitue une priorité selon M. Lacerte. Les états financiers 2024 devraient normalement être dévoilés en décembre tel que promis par l’ancien maire Martin St-Laurent.

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Publié le 2 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_20 Volume_43

  • Assermentation
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  • Parc éco-industriel 389
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  • Premier magistrat
  • Première assemblée générale
  • Salle des délibérations de l’Hôtel de Ville de Fermont
  • Schefferville
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Publié sur le site le 2 décembre 2025

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Nouveauté

Casiers intelligents dans le mur-écran

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une employée de la pharmacie locale, Élody Claveau, devant les nouveaux casiers intelligents.

Afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle, la Pharmacie François Alarie et Ludovic Alarie a installé récemment des casiers intelligents adjacents à ses locaux dans le centre commercial du mur-écran de Fermont. L’objectif de ce service innovateur est de permettre à ses clients de récupérer à n’importe quel moment les commandes effectuées, et ce même en dehors des heures d’ouverture de l’entreprise.

La directrice générale de la pharmacie, Anne-Marie Dubuc, explique que cette nouvelle formule, qui est fonctionnelle depuis le début du mois d’octobre 2025, vise à offrir plus de flexibilité aux consommateurs en bonifiant l’offre de services et en facilitant l’accès aux produits particulièrement pour ceux dont les horaires de travail ne correspondent pas aux heures d’ouverture de la pharmacie.

« Le système Expédibox est utilisé un peu partout au Québec. Dans la plupart des cas, les casiers sont utilisés pour la récupération des commandes ailleurs qu’en pharmacie, par exemple, dans les cégeps et universités, dans des résidences pour personnes âgées ou dans les tours de bureaux. Notre nouveau service est offert à tous. Il faut simplement que le client s’assure de nous fournir son numéro de téléphone cellulaire et nous mentionne qu’il souhaite que nous déposions ses achats dans les casiers. »

Fonctionnement

Au moment de passer sa commande, l’acheteur doit confirmer son numéro de téléphone portable et indiquer qu’il désire avoir recours aux casiers. Une fois que la commande est prête, l’usager va recevoir par texto un code numérique ainsi qu’un code QR. C’est la confirmation que ses produits ont bien été déposés dans un casier. Le client peut alors passer en tout temps pour récupérer sa marchandise. Sur le clavier numérique, celui-ci peut soit entrer le code numérique qu’il a reçu ou présenter le code QR. S’il y a des frais, le paiement se fait ensuite directement sur le terminal de paiement intégré aux casiers. Une fois la transaction complétée, le casier s’ouvre automatiquement et la commande peut alors être récupérée. S’il n’y a pas de frais, le casier va se déverrouiller une fois le code numérique inscrit ou le code QR numérisé. Afin de se familiariser avec la procédure à suivre, il est possible de faire un premier exercice d’utilisation de cette méthode durant les heures d’ouverture de la pharmacie. Le personnel se fera un plaisir d’aider les nouveaux utilisateurs ou de leur faire une démonstration. Il existe aussi l’option de demander de recevoir la commande dans les casiers par le biais de l’application mobile Pharmaconnect. Il suffit de l’indiquer dans la section encadrée « Notes à l’intention de la pharmacie ». Il se peut qu’une commande qui nécessite des précisions additionnelles soit accompagnée d’une note. Il est alors important d’en prendre connaissance et d’y donner suite.

Restrictions

Quelques restrictions peuvent empêcher l’utilisation des casiers, par exemple dans le cas de médicaments réfrigérés ou pour des articles plus volumineux dont les dimensions excèdent l’espace des compartiments. Informez-vous auprès de l’équipe de la pharmacie en cas de doute.

Les casiers qui sont situés à l’entrée de la pharmacie sont accessibles à toute heure et constituent un moyen efficace, sécuritaire et simple de recevoir la plupart de vos commandes. La réalisation de ce projet a été possible grâce au Fonds régions et ruralité du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec et de la MRC de Caniapiscau.

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Publié le 2 décembre, 2025, dans la publication : Numéro_20 Volume_43

  • Accès aux produits
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  • Application mobile Pharmaconnect
  • Casiers intelligents
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  • Conflit d'horaire
  • Espaces compartimentés
  • Fermont
  • Fonds régions et ruralité du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec et de la MRC de Caniapiscau.
  • Pharmacie François Alarie et Ludovic Alarie
  • Service innovateur
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Publié sur le site le 2 décembre 2025

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Contrôle animalier

La Patte givrée reprend le flambeau

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la co-propriétaire de La Patte givrée, Sarah Arseneau, promène trois pensionnaires canins afin de leur permettre de faire de l’exercice à l’extérieur.

L’entreprise La Patte givrée qui propose des services de gardiennage, de pension, et de toilettage pour animaux (chats, chiens) dans ses installations situées au 100 G, rue Bertrand dans le parc industriel de Fermont est devenue, le 13 novembre 2025, le nouveau mandataire du contrôle animalier municipal, un service qui sera offert dans les installations déjà aménagées du local 14 des Services techniques de la Ville de Fermont situé au 2, rue du Camp puisque les animaux abandonnés ou errants n’ont parfois pas reçu les vaccins adéquats et ne peuvent donc pas côtoyer leurs congénères afin de ne pas les exposer à de possibles contaminations ou maladies.

Les copropriétaires du commerce local qui a pignon sur rue depuis juin dernier, Jennifer Emmons et Sarah Arseneau, qui œuvrent déjà dans le domaine animalier, ont décidé de relever ce nouveau défi qui inclut la distribution des permis de possession d’un animal, la capture et la garde des animaux sur le territoire de Fermont et des environs. Les deux femmes espèrent bâtir une relation de confiance et de collaboration avec la population. Elles se sont dit que leur expérience et leur expertise répondaient aux besoins et aux exigences liées à ce poste qui nécessite une approche particulière et des connaissances spécifiques afin d’accomplir des tâches qui peuvent parfois s’avérer difficiles.

Le bien-être animal est au cœur de l’engagement des entrepreneures, qui se font un devoir d’offrir un service adapté et personnalisé pour chaque animal, en prônant des valeurs de bien-être optimal, de confiance et de respect des animaux qui leur ont été confiés. Celles-ci n’ont pas l’intention de changer leur façon de faire dans le cadre de ce nouvel engagement professionnel qui répond à un besoin et qui nécessite également bienveillance et passion. L’un des objectifs de leurs nouvelles fonctions est d’éduquer et d’encadrer les propriétaires d’animaux tout en faisant respecter le règlement concernant les normes sur la garde et les soins des animaux domestiques de compagnie afin d’assurer leur bien-être et leur sécurité. « Nous ne sommes pas là pour partir en croisade pour inciter les propriétaires à prendre leurs responsabilités en enregistrant leurs animaux ni pour jouer à la police. Cependant, nous sommes persuadées d’être en mesure de réussir des interventions où les animaux sont dans un état de vulnérabilité et de réussir à les déplacer dans un environnement sécurisé afin de les évaluer de façon convenable et de les prendre en charge comme s’il s’agissait des nôtres », confie Mme Arseneau.

Le gouvernement du Québec établit des normes minimales pour encadrer les règlements municipaux relatifs aux animaux domestiques y compris l’obligation de les enregistrer et d’attacher une médaille à leur collier. Les contrevenants à ces conditions légales de possession ou de garde d’un animal sont passibles d’un constat d’infraction. À Fermont, une licence au coût de 15 $ pour chaque chat et chien est obligatoire. Pour des informations ou pour rapporter un animal perdu ou errant localement vous pouvez composer le 1 888 388-6040.

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Publié sur le site le 2 décembre 2025

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Élection municipale

Du sang neuf à la mairie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des candidats qui aspirent à un poste au sein du nouveau conseil municipal de la Ville de Fermont prennent la pose dans le vestibule de la Salle Aurora le jour du scrutin en attendant avec impatience que les résultats soient dévoilés. De gauche à droite : Patrick Lacerte, Caroline Charest, Daniel Bergeron, Mélissa Gauthier, Eve Lajoie, Caroll-Ann Després-Dubé, Jennifer Bowman, Stéphanie Gagnon, Dominic Barriault, Kevin Golding et Frédéric Durand. Absents : Christine Boudreau et Kevin Morissette, qui était à l’extérieur de la ville. Sur la couverture, le nouveau maire fraîchement élu, Patrick Lacerte.

Un vent de renouveau a soufflé sur l’Hôtel de Ville de Fermont à la suite du scrutin municipal québécois du 2 novembre 2025 dans le cadre duquel les citoyens fermontois se sont exprimés en déposant leur bulletin de vote dans les urnes. C’était à prévoir puisque cinq des sept élus municipaux du conseil municipal antérieur ont choisi de ne pas solliciter de nouveau mandat et seuls deux représentants de l’ancienne garde étaient en lice pour une tentative de réélection, tous les autres étant des nouveaux venus dans l’arène politique locale.

Deux aspirants ont croisé le fer pour occuper le poste de maire laissé vacant à la suite du départ de l’ancien premier magistrat, Martin St-Laurent, qui a choisi de ne pas briguer un quatrième mandat consécutif. Patrick Lacerte, qui a mené une campagne électorale particulièrement dynamique, a gagné son pari en remportant la victoire, avec près de 80 % des voix soit une majorité de presque 475 votes sur son opposant, un ancien conseiller municipal qui cumulait trois mandats consécutifs, Daniel Bergeron, qui a dû à regret se résigner à se retirer de la vie politique active après avoir pris connaissance de cette décision populaire à la suite du dépouillement.

Conseillers et conseillères

Caroline Charest a ravi le siège numéro 1 en récoltant près de 59 % des votes devançant son concurrent, Dominic Barriault, par 140 voix. Au siège numéro 2, c’est Mélissa Gauthier qui a dominé Jennifer Bowman en s’emparant de 67 % du suffrage avec une avance de 250 bulletins dans l’urne. Kevin Golding est pour sa part sorti vainqueur de la lutte à trois pour le siège numéro 3 avec 59 % du vote et une majorité de 220 voix sur sa plus proche rivale, Stéphanie Gagnon, qui a recueilli 32 % de l’opinion publique alors que son autre adversaire, Eve Lajoie, s’est contentée de 9 %. Une lutte serrée s’est dessinée entre les deux candidats au siège numéro 4 où Frédéric Durand a damé le pion à Caroll-Ann Després-Dubé en recevant le plus grand nombre des intentions de vote avec 56 %,
ce qui constitue un écart de seulement 95 voix. Kevin Morissette et Christine Boudreau se sont mesurés à contrecœur afin de conquérir le siège numéro 5. C’est Kevin Morissette qui a gagné la faveur de la population en mobilisant 75 % des votants et en obtenant une avance de 390 bulletins d’élection.

Gouvernance locale

La récente campagne électorale fermontoise a suscité un engouement auprès des citoyens qui n’avait pas été observé depuis des décennies. Des candidats s’affrontaient sans animosité pour le poste de maire ainsi que pour tous les postes de conseillers à l’exception du siège numéro 6 où le conseiller sortant Shannon Power a été à nouveau reconduit après avoir été réélu par acclamation (sans opposition). Ce dernier, le seul issu du précédent conseil qui a survécu à la volonté affirmée de changement, aura certainement des explications relatives à certains choix et décisions prises par le passé ainsi que des précisions concernant des dossiers et des projets entamés à fournir à ses nouveaux collègues afin de faciliter une transition harmonieuse en les renseignant sur les grands enjeux relatifs à la sphère municipale tout en contribuant à aiguiller de façon éclairée les futures orientations de la Ville.

Le taux de participation aux urnes a été de près de 52 % sur les 1560 inscriptions sur la liste électorale locale soit un bond remarquable si on le compare à celui de la précédente élection municipale du 7 novembre 2021 où le maire de cette période Martin St-Laurent et tous les conseillers de l’époque avaient été réélus par acclamation sauf trois candidats qui s’affrontaient au siège numéro 2 soit Danny Bouchard, qui avait alors été réélu, Dave Bouchard, et Serge Charest. Les autres conseillers étaient : Bernard Dupont, Cindy Vignola, Marco Ouellet, Daniel Bergeron et Shannon Power. Un maigre 19 % des 1650 électeurs potentiels à ce moment s’était prononcé lors de la consultation populaire.

Merci à ceux qui ont proposé leurs candidatures et qui ont fait valoir leurs idées et leurs visions pour la communauté locale dans le cadre de cet exercice démocratique et bon succès à ceux qui ont été retenus pour représenter les aspirations et l’avenir de la collectivité fermontoise ainsi que les citoyens.

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Publié le 18 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_19 Volume_43

  • Caroline Charest
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Publié sur le site le 17 novembre 2025

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Ville de Fermont

La vision du nouveau maire

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le nouveau maire de Fermont, Patrick Lacerte, lors de son assermentation.

À la suite de l’élection municipale du 2 novembre 2025, le nouveau maire fraîchement élu de la Ville de Fermont, Patrick Lacerte a été assermenté, le 11 novembre dernier. Il souhaite édifier un conseil municipal dynamique, proactif et de proximité qui est à l’écoute des aspirations et des besoins des résidents. Son but est d’orienter les décisions futures de l’Hôtel de Ville en prenant en considération la volonté des citoyens tout en tenant compte des ressources financières.

Croyant à la concertation, M. Lacerte s’oppose à l’opacité et prône plutôt la transparence dans toutes les sphères de l’administration municipale. Le domaine financier est, selon lui, le principal vecteur qui devrait orienter et justifier les décisions et les projets reliés au monde municipal. Le maire sortant, Martin St-Laurent, a contacté son successeur afin de le féliciter pour sa victoire. Lors de cet appel téléphonique, les deux hommes ont convenu d’une rencontre afin de permettre au nouveau maire de se familiariser avec les grands enjeux de façon plus approfondie. L’objectif de cette réunion, qui a précédé la passation officielle du pouvoir, était de faciliter une meilleure connaissance et une compréhension plus approfondie des enjeux liés à la Ville grâce à l’obtention d’éclaircissements sur certains sujets et de favoriser un suivi approprié et une transition harmonieuse des dossiers.

Unité dans la diversité

Patrick Lacerte fait preuve de motivation et a hâte de s’atteler à la tâche. Il réfléchit actuellement aux actions qui vont marquer son entrée en fonction en tant que maire et il espère que celles-ci se feront en collaboration avec les autres conseillers, dont il souhaite l’appui et la contribution en matière décisionnelle, afin de parvenir à les concrétiser de façon démocratique. Celui qui prend les rênes de la mairie a réitéré sa promesse de s’attaquer en priorité à la problématique de la pénurie de logements pour contribuer à une attractivité accrue et à une meilleure rétention de résidents sur place. Il a l’intention de consulter fréquemment les conseillers, qu’il félicite pour leur élection, afin de l’aider à cibler les ambitions de la communauté de façon efficace. Dans le cadre de son mandat à la mairie, ce dernier souhaite parvenir à enclencher une démarche visant un équilibre plus marqué des sphères d’activité de l’économie locale. Il se réjouit d’un agencement éclectique des élus.

« Je constate avec enthousiasme la composition hétérogène des membres qui évolueront au sein du conseil municipal. À mon avis, il y a une diversité évidente qui reflète bien la communauté fermontoise. Cela sera profitable afin d’assurer une meilleure représentativité des citoyens. Je remercie les personnes qui me font confiance. J’éprouve de la gratitude et j’ai l’intention de bien servir les intérêts de la population et de ne pas la décevoir », confie le nouveau maire qui aspire à une coopération constructive entre les représentants du conseil et ceux de la collectivité.

Misant sur la cohésion et la solidarité entre les parties prenantes, M. Lacerte conclut en ajoutant qu’il faut bien prendre soin de nos gens, des jeunes jusqu’aux aînés.

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Publié le 18 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_19 Volume_43

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Publié sur le site le 17 novembre 2025

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Santé mentale et psychologique

Le réseau d’éclaireurs, un phare qui brille…

par Éric Cyr

Bien implanté à Fermont depuis trois ans, le réseau d’éclaireurs vise à augmenter la capacité d’adaptation et de résilience de la communauté et des membres qui la composent ainsi qu’à favoriser l’implication des citoyens et la mise en œuvre d’initiatives locales en misant sur la promotion du bien-être et de la santé. Chaque mois de novembre, il présente la thématique « Contrer les blues de l’automne ».

Baisse de température, ciel gris, pluie, vent, journées qui raccourcissent et déclin de luminosité peuvent avoir un effet néfaste sur le moral de plusieurs. Qu’à cela ne tienne, plusieurs événements sont offerts gratuitement durant le mois de novembre dans le cadre de la troisième édition de cette thématique afin d’affronter, ensemble, le blues de l’automne. Les activités présentées permettent entre autres de découvrir des astuces et des trucs afin de prendre soin de soi durant cette période plus morose. Conférences, activités artistiques, atelier d’écriture et activités physiques sont au menu.

« Novembre peut être lourd. Les journées raccourcissent, la luminosité se fait rare et le moral en prend un coup. Mais on ne le laissera pas gagner ! Pour une troisième année, les Éclaireurs s’associent à de précieux partenaires pour vous offrir une programmation riche et variée, pensée pour faire du bien. Ateliers créatifs, conférences inspirantes, moments de partage ! Tout est mis en œuvre pour briser l’isolement, raviver l’énergie et remettre un peu de lumière dans nos quotidiens. Venez bouger, créer, réfléchir et connecter avec votre communauté. Ensemble, on traverse l’automne autrement », confie la coordonnatrice locale du réseau des éclaireurs, la technicienne en nutrition et travailleuse communautaire pour la Direction de santé publique de la Côte-Nord, Martine Brisson.

Parmi les activités proposées il y a eu « Bulles et bien-être », un atelier de fabrication d’une trousse de bien-être consistant en la confection de bombes de bain aux parfums apaisants et la préparation d’un miel maison pour renforcer le système immunitaire qui s’est déroulé au Dépanord le 1er novembre dernier. Un atelier de décoration de tasses « Tasse de douceur : un moment pour soi tout en chaleur » s’est tenu à la bibliothèque publique le 4 novembre. La démarche visait à inscrire une pensée bienveillante personnalisée sur une tasse afin de rendre les pauses plus agréables et réconfortantes « parce que parfois, une tasse de douceur peut réchauffer plus que les mains ». Un moment sucré pour éclairer la grisaille de l’automne en y mettant de la couleur avec une activité créative et gourmande, l’atelier « Petits gâteaux et créativité », a été offert au Café Entracte dans les venelles communautaires, le 6 novembre. Le kiosque « Une pause zen avec les éclaireurs » a proposé un moment de calme dans un espace apaisant permettant de se recentrer et de recharger ses batteries au cœur de l’effervescence à l’aide d’exercices de détente et de respiration, a été installé, le 8 novembre, dans le cadre de la kermesse Fermont en folie dans le centre commercial du mur-écran. L’activité conviviale « Bingo et bonne humeur » avec des prix à déguster a été organisée au Dépanord, le 12 novembre. Du patinage sur glace où les participants ont pu se réchauffer le cœur et rire « Patins lumineux, sourires radieux » incluant une collation gratuite s’est tenu à l’aréna Daniel-Demers, le 13 novembre. Les Éclaireurs ont de plus invité la population à bouger en prenant une bouffée d’air frais tous les jeudis de novembre dans le cadre de marches en groupe d’une durée d’une trentaine de minutes en partance du Centre de santé.

Les éclaireurs fermontois sont des citoyens engagés dans la collectivité, qui mettent en œuvre des façons de prendre soin de soi et des autres notamment en partageant les ressources du milieu. Ils contribuent aussi à organiser des activités, des événements et des formations qui font la promotion du bien-être et qui répondent aux besoins de la population. Ils incitent les gens à être à l’écoute de leur corps en exprimant leurs émotions et leurs sentiments et les invitent à ne pas hésiter à communiquer avec une ressource d’aide ou à téléphoner à la ligne Info-Social en composant le numéro 811 en choisissant l’option 1 si le besoin se fait sentir.

Pour plus d’informations, consulter la page Facebook : Martine Brisson, travailleuse communautaire & tech en nutrition.

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Publié le 18 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_19 Volume_43

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Publié sur le site le 17 novembre 2025

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Mine de fer de Mont-Wright

Une réalisation historique

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le sautage historique du 5 novembre 2025. Source photo : Jocelyn Blanchette

ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM) a effectué un sautage historique d’une ampleur exceptionnelle à son complexe minier de Mont-Wright, le 5 novembre 2025. Dans le cadre de cette manœuvre concertée impressionnante, un total de 8,2 millions de tonnes de roches a été dynamité en un sautage, ce qui en fait le plus grand en matière de volume d’explosifs chargé sur un seul panneau de forage, avec un record de 3 millions de kilogrammes d’explosifs sautés dans les mines de roche dure.

Ce sautage monumental, près du double du précédent record interne répertorié de 4,2 millions de tonnes, représente un exploit humain, logistique et technique sans précédent pour les équipes de la multinationale. Il illustre à la fois l’innovation dans les pratiques minières, le savoir-faire québécois et la collaboration exemplaire entre différentes sections d’ingénierie, de planification, d’exploitation, de santé-sécurité et d’environnement au sein de l’entreprise afin d’atteindre cet objectif commun.

L’opération, qui s’est déroulée dans la fosse A, située dans le secteur de la mine de fer à ciel ouvert de Mont-Wright appelé Mont Survie, a nécessité plusieurs semaines de planification minutieuse impliquant des experts en arpentage, en génie minier et en géologie. Grâce à une technologie avancée de sautage et de séquençage, les différents intervenants ont pu contrôler avec précision le déclenchement de milliers de détonateurs, assurant la stabilité du terrain et la réduction des impacts environnementaux et sismiques.

Selon ArcelorMittal, qui parle d’un « exploit d’équipe au service de l’innovation et de la performance », l’environnement, l’ingéniosité et la sécurité ont été placés au cœur de la démarche et chaque étape du projet a été réalisée dans le respect des plus hauts standards en environnement et en santé- sécurité, des valeurs fondamentales pour la minière. Les explosifs utilisés intégraient un additif innovant réduisant les émissions de gaz, minimisant ainsi l’empreinte environnementale de cette tâche monumentale. Les protocoles de sécurité comprenaient notamment une coordination exemplaire entre les équipes et un plan d’évacuation rigoureux afin de garantir la protection du personnel et des équipements sur les lieux. « Ce sautage historique démontre jusqu’où nous pouvons aller lorsque nous innovons et travaillons ensemble, en mettant la sécurité et l’environnement au cœur de nos opérations. C’est un accomplissement collectif dont nous pouvons tous être fiers », souligne le président et chef de la direction d’AMEM, Mapi Mobwano.

Autre sautage historique

Il y a un peu plus de 51 ans, le 16 octobre 1974, se déroulait un autre moment historique écrivant l’un des premiers chapitres de l’évolution du site minier, dont la construction a démarré le 25 janvier 1971, soit le sautage de la calotte du mont Wright. Cette action destinée à casser et à pulvériser la roche sur la crête de la montagne qui marquait le lancement de l’exploitation minière de la compagnie minière Québec Cartier (devenue par la suite ArcelorMittal) a nécessité la plus importante quantité d’explosifs jamais utilisée par la minière à cette période. Il n’existe pas de données précises sur le nombre d’explosifs utilisés lors de cette procédure d’envergure, mais l’événement a été qualifié de « plus spectaculaire sautage jamais fait dans tout le Nouveau-Québec » à l’époque. Cette première page d’histoire de Mont-Wright avait suscité un intérêt médiatique considérable à l’échelle nationale.

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Publié le 18 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_19 Volume_43

  • Accomplissement collectif
  • ArcelorMittal
  • Compagnie minière Québec Cartier
  • Dynamitage
  • Exploit humain
  • Exploitation minière Canada
  • Explosifs
  • Fermont
  • Forage
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  • Mine de fer à ciel ouvert
  • Mine de Mont-Wright
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Publié sur le site le 17 novembre 2025

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Transport aérien

Une fermeture brusque et soudaine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’entrave de la circulation des autobus de travailleurs lors du geste de désobéissance civile survenu le 21 octobre dernier. Sur la couverture, des perturbations à l’aéroport de Wabush. Source photo : Facebook.

L’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert également Fermont au Québec, a cessé ses activités liées aux vols commerciaux sans notification au grand désarroi des passagers qui s’étaient procuré des billets d’avion qui ont appris la nouvelle de façon soudaine sans avis préalable et qui ont dû composer avec cet imprévu qui a nui à leurs déplacements durant près de deux jours, les 20 et 21 octobre 2025. Les vols offerts au public ont repris le 22 octobre.

Cette interruption de service, qui n’a pas affecté les vols nolisés transportant des travailleurs aéroportés utilisant le navettage aérien (fly-in/fly-out) sauf pour l’imposition d’une limitation du nombre de passagers qui a été fixé à 19, a cependant nui aux clients des entreprises aériennes Provincial Airlines (PAL) et à ceux de son partenaire, Air Borealis, qui en ont subi les désagréments ainsi qu’à ceux d’Air Liaison, qui vient tout juste d’offrir des vols à ce terminal aérien. La situation ‘inattendue’ aurait pu être prévisible puisqu’elle découle directement de la décision controversée du gouvernement de Justin Trudeau de démanteler le service aéroportuaire d’urgence-incendie à cet aérodrome, en août 2020, malgré une forte opposition locale et une vague d’indignation. Ce choix, qui avait été dénoncé à l’époque par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région, a refait surface en causant la problématique vécue durant cette période d’incertitude et de stress pour les voyageurs ayant à emprunter la desserte aérienne de Wabush incluant des patients qui devaient se rendre à des rendez-vous médicaux pour des traitements ou pour consulter un spécialiste de la santé ainsi que pour les gens en attente de certains médicaments qui sont livrés par avion.

Le nouveau député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, lui-même issu de l’industrie de l’aviation, qui a géré la situation a confié : « Les opérations aériennes à l’aéroport de Wabush ont été interrompues en raison d’un problème touchant la disponibilité des services d’incendie et de sauvetage en cas d’écrasement, une exigence essentielle en vertu de la réglementation canadienne de l’aviation. »

Ce dernier n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait d’un manque d’effectifs ou d’équipements de service-incendie. L’ancienne députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui faisait partie du gouvernement ayant consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, avait pourtant annoncé, en décembre dernier, la réinstallation du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, qui avait été retiré durant près de cinq ans, à compter du début 2025.

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui a contacté le bureau du député du Labrador à ce sujet et qui a suivi avec attention l’évolution des événements en gardant des liens constants avec le bureau du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, et la Ville de Fermont, a déploré un manque de communication de la part du ministère, qui a finalement invoqué qu’il manquait un camion de pompiers sur place pour justifier la raison de cet arrêt des vols commerciaux. « Nous avons la ferme intention de demander des explications et les détails relatifs à cette affaire au gouvernement Carney incluant les mesures adoptées afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus », a affirmé la députée bloquiste.

Désobéissance civile

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local avait déjà eu lieu en face de l’aéroport, en octobre 2024, cependant c’est la première fois qu’un geste de désobéissance civile se produit. La chaîne de communications déficiente des autorités aéroportuaires au sujet des raisons ayant occasionné l’arrêt des vols de passagers laissant planer le doute au sein du public qui ne pouvait plus utiliser l’aérodrome a sans doute contribué à favoriser le déclenchement de cette manifestation spontanée de résistance passive qui témoignait du mécontentement populaire et dans le cadre de laquelle des citoyens ont entravé de façon non organisée et pacifique la circulation des autobus transportant des travailleurs en partance de l’aérogare afin de dénoncer le double standard observé entre les vols offerts aux résidents et ceux des travailleurs ambulants, le 21 octobre. Ce ralentissement imposé aux autocars transportant des travailleurs a nécessité une intervention policière afin d’y mettre fin.

Fait inusité illustrant toute l’ampleur de la problématique, le député Earle, qui a qualifié d’embarrassante la situation et qui souhaite une solution définitive et permanente à ce problème récurrent, a fait parvenir une lettre au bureau du ministre des Transports de son propre gouvernement afin d’exprimer sa frustration et ses préoccupations relatives à cette interruption du service aérien en mentionnant notamment que les infrastructures aéroportuaires sont essentielles pour la région et que les répercussions sont majeures tant pour les citoyens que pour les entreprises des communautés de l’Ouest du Labrador et de Fermont.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

  • Aéroport régional de Wabush
  • Député fédéral du Labrador
  • Fermont
  • Imprévisibilité du service aérien local
  • Infrastructures aéroportuaires
  • Interruption de service
  • Intervenants politiques et socio-économiques
  • Labrador
  • Navette aériennes
  • Opérations aériennes
  • Philip Earle
  • Règlementation canadienne de l’aviation
  • Services d’incendie et de sauvetage
  • Travailleurs aéroportés
  • Vols commerciaux
  • Voyageurs

Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Transport aérien régional

Une interprétation douteuse

par Éric Cyr

Malgré les explications sommaires des raisons ayant entraîné la récente paralysie du service de vols commerciaux à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui a commencé ses activités en 1961 et qui est sous la responsabilité du gouvernement fédéral, des doutes subsistent au sein du public en ce qui concerne la capacité des autorités aéroportuaires à assurer la sécurité des passagers.

Selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, le démantèlement du service de sécurité incendie aéroportuaire, qui a été réinstallé récemment et qui est maintenant fonctionnel après avoir été retiré durant près de cinq ans à l’aéroport de Wabush n’était pas dû à une baisse de la demande, mais plutôt à la volonté du ministère d’éviter des exigences de sécurité plus strictes. Celui-ci explique que les règles de sécurité ont été réécrites pour économiser de l’argent et que la suppression de ce service durant près de cinq ans n’aurait pas dû se produire. Les agents de sauvetage et lutte contre les incendies d’aéronefs qui ont repris du service respectent les exigences et les normes de la règlementation canadienne de l’aviation depuis le 1er octobre 2025 et donc la problématique ayant entraîné la fermeture de l’aérodrome aux vols commerciaux ne relève pas d’un manque d’effectifs ou de compétences. Le problème serait plutôt lié à l’incapacité de Transports du Canada qui aurait failli à entretenir son matériel conformément aux spécificités opérationnelles. La raison pour laquelle l’aéroport a été fermé durant près de deux jours serait l’usure des pneus d’un camion de pompiers, qui ont une durée de vie légale de dix ans, car c’est un véhicule d’urgence, n’ont pas été remplacés malgré une demande en ce sens qui datait de plus de deux ans et demi.

Selon le co-fondateur du groupe Advocates for Safer Airports in Canada (Coalition pour des aéroports plus sûrs au Canada), Chris Bussey, le ministère fédéral des Transports a profité de la diminution de l’achalandage aérien durant la pandémie qui a entraîné une baisse du trafic commercial aérien qui est passé sous la barre annuelle des 180 000 passagers commerciaux durant ce ralentissement directement causé par la Covid-19 en 2020 pour justifier le retrait du service de sécurité incendie local. La croissance importante de la présence d’avions Boeing 737 et des vols nolisés transportant des travailleurs en navettage (fly-in/fly-out), qui sont demeurés en activité durant cette période, aurait dû avoir plutôt l’effet inverse en contribuant à une mise à niveau de ce service en l’adaptant à la taille et à la fréquence des aéronefs et non pas à une rétrogradation de la classification de l’aéroport. Au lieu de cela, les responsables ont contourné cette obligation en retirant les vols nolisés de l’équation ce qui leur a permis d’éviter des coûts additionnels que ce nouveau calcul aurait nécessités par l’embauche de pompiers supplémentaires et l’achat d’équipements. M. Bussey explique que le volume annuel de passagers commerciaux dépasse à nouveau annuellement les 180 000 voyageurs aériens. Il juge que l’interprétation des données à l’époque par les autorités fédérales relève de la mauvaise foi et que considérant les chiffres actuels cette aérogare fonctionne en deçà des attentes nationales et internationales en matière de sécurité et que Transports Canada devrait baser ses décisions sur les risques réels et non sur une comptabilité « créative ».

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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MAHF

Mobilisation pour la Marche mondiale des femmes

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors du départ du volet fermontois de la Marche mondiale des femmes.

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a organisé un rassemblement local consistant en une randonnée pédestre urbaine suivie d’un déjeuner continental à la Salle Aurora dans le cadre de la Marche mondiale des femmes 2025 qui a regroupé une cinquantaine de personnes sous la thématique « Encore en marche pour transformer le monde », le 18 octobre dernier.

Les participants, principalement composés de femmes et de membres de leurs familles, ont déambulé dans les rues de la ville nordique afin d’intéresser la population aux grands enjeux planétaires touchant les femmes et les filles. Considérant la distance, cette activité de sensibilisation se tenait en parallèle de la marche panquébécoise qui avait lieu à la place de l’Assemblée-Nationale à Québec qui a attiré des gens de toutes les régions. Ce mouvement de mobilisation féministe, qui découle de la marche « Du pain et des roses » organisée il y a 30 ans par la Fédération des femmes du Québec afin de dénoncer la pauvreté des femmes et la violence perpétrée à leur égard, a rassemblé plus de16 000 personnes à l’échelle du Québec pour cette sixième édition selon les organisateurs.

La directrice générale de la MAHF, Marie-Pier Thériault, a prononcé une allocution pour l’occasion en expliquant l’importance de cet événement annuel qui vise la célébration du droit des femmes et des filles ainsi que les motivations appuyant la démarche. « C’est motivant de vous voir participer en si grand nombre à une activité féministe. Ça donne de l’espoir pour le futur. Il est important de garder en tête que les droits des femmes, durement gagnés, ne sont pas acquis et que l’on pourrait nous les retirer à tout moment. Fermont n’est pas une exception. Nous n’avons qu’à penser aux inégalités salariales entre les hommes et les femmes ou encore à l’inaccessibilité des logements pour les Fermontoises », confie Mme Thériault qui explique que malheureusement à travers le monde toutes les femmes et les filles n’ont pas les mêmes droits que les hommes, que certaines ne peuvent pas fréquenter l’école, que d’autres ne gagnent pas le même salaire que leurs homologues masculins pour effectuer le même travail ou ne gagnent pas un revenu décent leur garantissant une autonomie financière leur permettant de vivre dans la dignité et que plusieurs subissent des violences. Celle-ci considère que ces raisons parmi d’autres sont une motivation à poursuivre ces campagnes qui visent entre autres à dénoncer la pauvreté et les violences faites aux femmes afin de contribuer à les enrayer.

La Marche mondiale des femmes est un grand mouvement de femmes qui se rassemblent partout sur la planète pour défendre leurs droits. C’est comme une immense chaîne humaine qui traverse les pays pour dire que ça suffit, que toutes les femmes ont le droit à l’éducation, à l’égalité, à la santé et à la sécurité, que chacune devrait avoir le droit de vivre dans un environnement sain et respectueux des humains, des communautés et de la biodiversité. C’est un moyen de valoriser le droit des femmes et des filles de pouvoir faire leurs propres choix de façon éclairée et en toute liberté et de vivre en paix et en sécurité dans une société basée sur les valeurs féminisées qui place l’économie au service du vivant.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

  • « Encore en marche pour transformer le monde »
  • Assemblée-Nationale à Québec
  • Déjeuner continenta
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  • Violence faite aux femmes

Publié sur le site le 3 novembre 2025

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TransQuébec-Labrador

Le pari d’un cycliste audacieux

par Éric Cyr

Un cycliste originaire du Sud de la France, Donnie Edery, qui habite dans la métropole québécoise depuis quatre ans, a décidé d’entreprendre un périple sur une distance de 6000 kilomètres à partir d’Ottawa où habite sa petite amie. Il a entamé cette exigeante randonnée à vélo nécessitant une préparation de longue haleine qui le mènera à travers trois provinces atlantiques puis en Gaspésie avant son retour à son point d’origine. Il était dans la région de Fermont et de l’Ouest du Labrador à la mi-octobre.

Détenteur d’un baccalauréat en philosophie de l’Université Paris-Nanterre (Paris-X), celui-ci qui a également une formation en mécanique automobile se considère comme un aventurier qui aime affronter l’adversité en relevant de nouveaux défis afin de repousser ses limites tout en évitant le point de rupture. Le jeune homme de 23 ans, qui filme et relate ses aventures le long de ce trajet qu’il a baptisé « Route de l’impossible » sur les médias sociaux et sur sa chaîne YouTube Petit Donnie, est parti de la capitale fédérale le 23 septembre 2025. Il confie que les dénivelés de la route 389 constituent une épreuve en soi et représentent pour lui le plus important défi à ce jour, car gravir ces pentes en pédalant a demandé une énergie particulière, le tout combiné aux exigences liées aux froides températures hivernales. Le cycliste, qui a déjà effectué deux autres traversées majeures à vélo à l’international, soit Paris-Angleterre-Écosse et dans l’arrière-pays nippon et les Alpes japonaises, sait à quoi s’attendre. Pourtant quoiqu’il s’entraîne assidûment et qu’il soit en excellente forme physique, les montées impressionnantes de la 389 surgissant l’une après l’autre en particulier dans les monts Groulx-Uapishka ont nécessité toute la force de sa volonté en testant sa détermination, sa persévérance et sa ténacité sur ce parcours unique.

« Une  de la sorte en autonomie complète sur une telle étendue est très exigeante physiquement et constitue un défi mental qui demande une grande préparation et des ressources adaptées en conséquence comme de transporter un téléphone satellite en cas d’urgence. Les paysages et le relief montagneux sont grandioses et incitent à poursuivre le parcours en crescendo. Je pars habituellement aux premières lueurs du matin et je roule jusqu’au coucher du soleil », explique Donnie Edery qui effectue en moyenne une centaine de kilomètres quotidiennement et qui est ravi de l’accueil chaleureux qu’il reçoit dans les communautés isolées visitées. Celui qui a fait la rivière des Outaouais en kayak et qui a escaladé le plus haut col de randonnée au monde, l’Annapurna situé à 5400 mètres d’altitude dans l’Himalaya au Népal, confie : « Je me sens souvent moins seul en forêt que dans le centre-ville de Montréal sauf peut-être quand je roulais exceptionnellement de nuit dans un secteur isolé afin d’atteindre le motel de l’Énergie à la centrale hydroélectrique de Manic-5 et que j’ai entendu les hurlements d’une meute de loups par un soir de pleine lune. J’avoue que cela m’a causé un certain stress. » L’athlète quelque peu éreinté par son difficile itinéraire qui produit des montages vidéo en chemin et qui adore communiquer avec les gens et partager ses expériences de voyage en utilisant l’Internet conclut : « Je monte en selle parfois durant une période de onze heures consécutives. Entre les escales où il y a des populations, je dors dans le bois et comme nourriture je mange des aliments lyophilisés que je réhydrate. »

La prochaine étape, le Labrador, puis un traversier pour atteindre l’île de Terre-Neuve qu’il va explorer à vélo avant de prendre un autre bateau pour se rendre sillonner deux provinces maritimes, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Pour en connaître davantage sur les péripéties du jeune aventurier, vous pouvez consulter la page Facebook Petit Donnie et sur YouTube : https://www.youtube.com/@petit_donnie.

Les entreprises intéressées à commanditer ses voyages d’aventure en obtenant une visibilité en retour sont priées de le contacter.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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