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  • Fermeture définitive du comptoir local

    Caisse Desjardins

    Une 17 décembre, 2024

    Fermeture définitive du comptoir local

  • Une retraite bien méritée

    Maison des jeunes

    Une retraite bien méritée

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    Historique et évolution

    Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

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    Transport aérien

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De l’humour à saveur exceptionnelle

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Étienne Boulay à Fermont

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Caisse Desjardins

Fermeture définitive du comptoir local

par Éric Cyr

Le service au comptoir de la Caisse Desjardins des travailleuses et travailleurs unis de Fermont a fermé ses portes de façon définitive, le 11 novembre 2024, dans le cadre d’une restructuration visant la transformation de ce centre de service comme ce fut le cas pour plusieurs autres localités à travers le Québec qui ont perdu, depuis deux ans, plusieurs dizaines de guichets automatiques et de points de service qui étaient situés principalement dans des communautés rurales.

Cette décision, vivement décriée par les commerçants de l’endroit et les représentants du milieu, affecte grandement les commerces, les entreprises et les organismes de Fermont et a été prise de façon unilatérale sans envisager de potentielles solutions pour maintenir ouvert cet unique point de service de Desjardins dans un rayon de 560 kilomètres à la ronde. À la suite de ce remaniement, le guichet automatique de même qu’un système automatisé de casiers pour le dépôt et l’échange d’argent afin d’accommoder à distance les organisations qui sont rattachés à l’édifice situé au 100, rue de l’Hématite devraient demeurer en fonction grâce à une entente conclue avec des fournisseurs externes.

Des problématiques récurrentes et des interruptions de service fréquentes, en particulier durant la dernière période estivale, pouvaient laisser présager de cette disparition. Selon l’institution bancaire, la succursale de Fermont était fermée en moyenne 18 semaines par année en raison du manque de personnel. Cette année, toutefois, la caisse n’a été fermée que six semaines grâce à l’embauche d’employés en provenance de l’extérieur de la région. L’administration de l’établissement financier dit aussi avoir constaté une baisse du nombre de transactions au comptoir au fil des ans, alors que le service sur place n’était offert que deux heures par jour en moyenne cette année dans le cadre d’un horaire rigide qui ne convenait pas à plusieurs clients.

Le maire de Fermont, Martin Saint-Laurent, réprouve ce choix et confie que la Ville a proposé des solutions intéressantes aux dirigeants de la succursale afin de tenter de les convaincre de revenir sur leur décision, mais les suggestions sont demeurées lettre morte. L’administration municipale s’interroge maintenant sur les options qui s’offrent à la communauté et souhaite que les citoyens et commerçants fassent valoir leurs idées notamment auprès de la chambre de commerce. La directrice générale de la Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, qui s’est fait le porte-voix des commerçants opposés à cette fermeture, dénonce également cet abandon de service qui nuira aux entreprises locales en compliquant grandement leurs tâches et en occasionnant des délais additionnels notamment pour la réception d’argent (billets de banque et monnaie) nécessaire à leurs ventes. Pour effectuer leurs transactions, celles-ci devront dorénavant impérativement faire la demande d’une carte de débit Desjardins.

À la suite de l’annonce officielle de la fermeture du service, en octobre dernier, des délégués de la communauté des affaires ainsi que l’ensemble des élus municipaux qui plaident pour l’adoption d’un statut particulier pour la succursale de Fermont en raison de son éloignement sont très irrités par la situation et sont persuadés que ce scénario déplorable aurait pu être évité si ce n’était du manque d’ouverture et la réticence des administrateurs de la Caisse Desjardins à instaurer des mesures alternatives et à tenter de trouver des solutions pour maintenir le service. Le directeur général de la municipalité, Claude Gagné, déplore cette décision qui ne tient pas compte de la réalité de Fermont, de son éloignement et de son isolement et est persuadé que les dés étaient jetés d’avance puisqu’aucune proposition de la Ville n’a fait l’objet de discussions sérieuses avec Desjardins.

Par ailleurs, tel que le permet la Loi, la Ville de Fermont a exercé son droit de préemption sur les immeubles de Desjardins qui souhaite se départir de ses deux bâtiments locaux tout en demeurant locataire de son aire de services automatisés. Essentiellement, la Ville, qui veut éviter que ces immeubles ne changent de vocation et soient transformés pour loger des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out), pourrait ainsi acquérir en priorité ces édifices. Les deux bâtiments de Desjardins qui ont été mis en vente ont des évaluations foncières qui s’élèvent à près de 755 000 $.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • Caisse Desjardins
  • Communautés rurales
  • Coupure
  • Fermeture
  • Fermont
  • Guichets automatiques
  • Martin St-Laurent
  • Restructuration
  • Services au comptoir
  • Transformation

Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Maison des jeunes

Une retraite bien méritée

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne responsable de la Maison des jeunes Alpha, Suzanne Synnott, à droite, en compagnie de celle qui lui a succédé, Marie-Ève Arsenault, à gauche.

Un hommage a été rendu à l’ancienne responsable de la Maison des jeunes (MDJ) Alpha qui a récemment pris sa retraite, Suzanne Synnott, à la salle Aurora, où des ex-collègues de travail de la Ville de Fermont et des jeunes qui fréquentent cet établissement qui leur est consacré s’étaient rassemblés pour saluer son riche parcours professionnel, le 28 novembre 2024.

Des allocutions ont été prononcées pour l’occasion et une projection de photos illustrant sa longue carrière a été présentée dans le cadre d’une formule « 5 à 7 » agrémentée de bouchées et d’un coquetel.

Comment décrire Suzanne Synnott ?
Un exercice difficile en perspective de définir ce personnage haut en couleur né à Sept-Îles. Cet être dynamique et enjoué est un peu la fusion de racines de souche irlandaise et gaspésienne transplantées dans le Nord québécois. Celle qui a quitté son bord de mer en Gaspésie pour suivre son petit ami de l’époque est arrivée à Fermont à l’âge de 18 ans en 1978 où elle cumule différents emplois d’abord comme cuisinière et serveuse à la friterie du Nord, située à la loge des Moose, puis au restaurant de l’aréna avant de devenir auxiliaire familiale, après avoir suivi un cours en techniques de garde, et préposée à la bibliothèque publique. À la suite de ces expériences de travail et après avoir pris soin d’une douzaine de poules au poulailler de la ferme locale, devenu ensuite un refuge pour les chiens de traîneau (Chienville), elle s’oriente finalement en 1988 vers sa véritable vocation à la Maison des jeunes où elle obtient sa permanence en 1992.

De Fermont elle a fait son nid et y a élevé son fils Benoit Samuel. Aujourd’hui fière grand-mère de deux petits-enfants, elle y réside toujours entourée de nombreux amis qui tiennent en estime sa débrouillardise, sa grande franchise et son franc-parler légendaires. Ces qualités lui ont bien servi dans ses interventions et son rôle auprès de la jeunesse qu’elle a défendue avec vigueur ainsi que dans ses fonctions de déléguée syndicale et de représentante au Regroupement des maisons de jeunes du Québec, ce qui a contribué à son essor régional. Plusieurs conserveront des souvenirs impérissables de son passage à la MDJ où elle s’est dévouée pour assurer l’épanouissement des jeunes et leur vitalité dans le milieu.

Bien implantée dans son environnement, la co-fondatrice du Club de VTT du Grand Nord, au sein duquel elle s’est beaucoup investie, adore la nature dont elle entend bien profiter notamment à son chalet où elle passe souvent du temps et aime bien se ressourcer. Ce n’est qu’une autre étape de la vie de celle qui caresse de nombreux projets et qui assure que, même si elle est une ancienne membre du Cercle des fermières, elle n’a pas l’intention de tricoter pour le reste de ses jours. Très fière des jeunes fermontois, elle se dit prête à céder le flambeau à la relève.

Merci de tes nombreuses années au service de la jeunesse et de la communauté. Nous te souhaitons une bonne et heureuse continuité.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • ALPHA
  • Fermont
  • Hommage
  • Maison des jeunes
  • Marie-Ève Arsenault
  • Parcours professionnel
  • Rassemblement
  • Relève
  • Retraite
  • Suzanne Synnott

Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Historique et évolution

Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors du départ de la marche contre les féminicides incluant une délégation de la Maison des jeunes Alpha solidaire de cette cause.

« Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes » se veut une campagne planétaire visant à mobiliser et à sensibiliser le public contre toutes les formes de violence sexiste. Cet événement annuel, qui a lieu entre le 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) et le 6 décembre (Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Québec et au Canada), est l’un des piliers du mouvement mondial pour les droits des femmes.

Origines

Cette initiative a été lancée en 1991 par le Centre pour le leadership mondial des femmes (Center for Women’s Global Leadership), une organisation basée aux États-Unis. Elle s’inscrit dans un contexte où la reconnaissance universelle des violences faites aux femmes comme violation des droits de la personne restait limitée. Les organisateurs souhaitaient établir un lien explicite entre les luttes pour les droits des femmes et les droits de la personne. Le choix des dates est symbolique. Le 25 novembre, proclamé en 1981 par des militantes latino-américaines pour honorer les sœurs Mirabal assassinées en République dominicaine, marque le début de la campagne. Le 6 décembre fait référence au massacre de l’École polytechnique de Montréal en 1989, où 14 femmes ont été tuées par un homme revendiquant une haine explicite envers les féministes.

Objectifs

La campagne a pour objectif de sensibiliser les citoyens, les gouvernements et les organisations à l’ampleur des violences basées sur le genre. Elle vise à promouvoir des mesures concrètes pour éradiquer ces brutalités, qu’il s’agisse de lois plus strictes ou de services de soutien accessible. Au fil des ans, des thèmes particuliers ont été abordés, comme la violence conjugale, le harcèlement sexuel, les violences en ligne et celles en période de conflit. Ces sujets permettent d’approfondir la compréhension des différentes formes de violence et de mettre en lumière les inégalités sous-jacentes qui en découlent.

Évolution

Depuis ses débuts, cette croisade a connu une expansion et une résonance importantes. Elle est aujourd’hui observée dans plus de 187 pays et rassemble des millions de participants, allant des militants de terrain aux responsables politiques. Chaque année, des événements commémoratifs, des vigiles et des initiatives éducatives sont organisés pour rappeler les défis persistants et afin de rendre hommage aux victimes de violence. Le rôle des médias sociaux a également transformé la portée de cette démarche, permettant aux organisations et aux individus de partager des histoires, des ressources et des statistiques, tout en dénonçant les comportements abusifs.

Impact

Bien que cette manifestation ait contribué à une meilleure sensibilisation à l’échelle internationale, des défis demeurent. Les violences faites aux femmes restent omniprésentes, touchant une femme sur trois dans le monde au cours de sa vie, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Des résistances socioculturelles, des politiques inefficaces et un manque de ressources freinent souvent les progrès. On note cependant des avancées notables. Par exemple, de nombreux pays ont renforcé leur législation contre les violences domestiques et instauré des mesures de sensibilisation permanentes. Des mouvements comme #MeToo et Ni una menos se sont également inscrits dans cet élan mondial de lutte contre la violence sexiste. Cette action est cruciale dans la lutte pour l’égalité et la justice et incarne un appel à l’action collective, à la solidarité et à la transformation des mentalités. En poursuivant cet engagement, les sociétés peuvent espérer construire un monde où les femmes vivent sans peur ni oppression.

MAHF
Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

La Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) a offert, comme elle en a l’habitude, une programmation gratuite variée dans le cadre de la campagne annuelle 12 jours contre la violence faite aux femmes qui comprenait plusieurs événements de sensibilisation pour les citoyens, du 26 novembre au 6 décembre 2024.

Les activités proposées incluaient le vernissage d’une exposition d’artistes locales qui se sont inspirées de ce sujet qui était agrémenté de bouchées et d’un coquetel à la salle Aurora, le 26 novembre, le traditionnel « dîner en blanc » dans les locaux de la MAHF au 4, rue Holway, le 27 novembre, la projection du film Jamais plus (It Ends With Us), une adaptation cinématographique du roman éponyme de Colleen Hoover qui traite du courage d’une femme qui réussit à surmonter ses traumatismes d’enfance et à sortir du cercle vicieux de la violence conjugale, à l’auditorium Alain-Frappier, le 29 novembre. Une marche commémorative à la mémoire des victimes de féminicides dont le point de départ était le stationnement de l’aréna Daniel-Demers a également été organisée, le 1er décembre, suivie d’un déjeuner à la loge des Moose pour les participants. Un dîner accompagné d’un jeu-questionnaire (quizz) sur la thématique de la violence faite aux femmes et une distribution de prix, a été offert aux élèves de la polyvalente Horizon-Blanc, le 4 décembre. De plus, un kiosque d’information a été installé dans le centre commercial du mur-écran, le 6 décembre. Les organisatrices de la MAHF sont très satisfaites de l’intérêt suscité au sein de la population par cette démarche de sensibilisation et du taux de participation aux diverses activités.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • 12 jours d’action
  • Activité
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  • Conjugale
  • Droits des femmes
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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • Aérogare de Saguenay-Bagotville
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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Aéroport de Wabush

Réinstauration des services d’urgence-incendie

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’ancienne caserne des pompiers aéroportuaires de Transports Canada adjacente à l’aéroport de Wabush reprendra du service à compter de l’an prochain.

Les services d’urgence-incendie à l’aéroport régional de Wabush qui avaient été démantelés par le ministère des Transports du Canada, en août 2020, ce qui avait suscité une vague d’indignation et un tollé au sein de la population locale, seront finalement réintroduits plus de quatre ans et demi plus tard, mettant fin à l’insécurité et au grand mécontentement des utilisateurs de la desserte aérienne au sujet de l’absence de mesures adéquates de sécurité.

Le retrait du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs de l’aéroport, qui avait été vivement dénoncé à l’époque, a refait surface dans l’actualité à la suite de la récente manifestation citoyenne qui critiquait la piètre qualité du service offert à l’aérogare local ainsi que le coût extrêmement élevé des billets d’avion non subventionnés. La situation, qui était préoccupante pour l’ensemble des élus municipaux ainsi que des intervenants du milieu des deux côtés de la frontière notamment pour le député provincial néo-démocrate du Labrador Ouest, Jordan Brown, et pour la députée bloquiste de Manicouagan (Côte-Nord), Marilène Gill, avait mobilisé les instances régionales qui se sont unies afin d’exiger le rétablissement d’un service de sécurité incendie aéroportuaire conforme aux normes fédérales. La Ville de Fermont avait alors adopté une résolution qu’elle a fait parvenir au ministre fédéral des Transports afin de tenter de faire bouger les choses.

Réintroduction

C’est la députée fédérale du Labrador, faisant partie du gouvernement Trudeau, qui avait consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, la libérale Yvonne Jones, qui a fait l’annonce de cette réinstallation très attendue sur sa page Facebook, le 20 novembre 2024.

« Je suis ravie d’annoncer que les services d’urgence aéroportuaires seront redéployés à l’aéroport de Wabush. Je suis enthousiaste de vous informer que Transports Canada rétablira sur place les activités et les infrastructures destinées à lutter contre les incendies et de secours. Ce service essentiel garantira une sécurité accrue pour les voyageurs et le personnel de l’aérogare, offrant ainsi une tranquillité d’esprit à notre communauté et aux visiteurs du Labrador. La nouvelle équipe fonctionnelle sera en place d’ici la nouvelle année marquant un progrès important pour maintenir des normes de sécurité de classe mondiale (sic) dans ce nécessaire pôle de transport. Merci à ceux qui ont plaidé en faveur de ce service indispensable et à Transports Canada pour avoir reconnu la nécessité de cet investissement dans notre région. Ensemble, nous construisons un avenir plus fort et plus sûr pour les Labradoriens. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

  • Aéroport de Wabush
  • Caserne des pompiers aéroportuaires
  • Côte-Nord
  • Élus municipaux
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  • Jordan Brown
  • Labrador City
  • Manicouagan
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  • Service-incendie
  • Ville de Fermont
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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Spectacle

De l’humour à saveur exceptionnelle

par Éric Cyr

Après avoir remporté les grands honneurs dans le cadre de la 25e édition du gala Les Olivier, en mars dernier, où son spectacle solo « Enfant du siècle » a été récompensé de deux prix soit spectacle de l’année et auteur de l’année/spectacle d’humour, Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques a présenté sa plus récente œuvre de divertissement à la salle Aurora à Fermont, le 23 novembre 2024.

Bien qu’il ait reçu une consécration nationale et l’obtention de deux prestigieuses statuettes lors de la grand-messe de l’humour québécois, l’artiste pince-sans-rire qui sait manier l’ironie à froid de façon désopilante n’en demeure pas moins très accessible et proche de son public avec qui il interagit avec élégance et finesse, comme s’il se confierait à des amis. Il recrache une part de son vécu de manière décapante et inénarrable, mais avec une sincérité déconcertante. Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques qui a fait ses débuts dans le domaine de l’humour avec sa première représentation « Hélas, ce n’est qu’un spectacle d’humour » est aussi comédien et a joué quelques personnages au cinéma et à la télévision notamment en incarnant le rôle principal dans le film Les barbares de La Malbaie en 2019.

« Comme les romantiques m’ayant précédé magnifiaient leurs peurs, leurs peines et leurs tourments avec la poésie, j’ai tenté de les imiter avec l’humour, art voisin au leur, pour cultiver, confesser et chroniquer mon espoir d’être un véritable enfant du siècle », confie le comique mélancolique si toutefois il est possible d’harmoniser ces deux mots, en faisant allusion au fameux roman en prose, La Confession d’un enfant du siècle, de l’écrivain français Alfred de Musset, un auteur que son père lui avait pourtant déconseillé de lire à la suite de sa première peine d’amour. Il a malgré tout impétueusement défié l’autorité parentale comme tout insoumis, ce qui a déclenché une inspiration veloutée qui a mené à la naissance de cette nouvelle réalisation.

Derrière des allures fantaisistes et hilarantes de joyeux luron, il dévoile des références intellectuelles fruit d’une grande réflexion de nature poétique et romantique qui émergent en brossant un portrait audacieux, indocile et impénitent de son style unique, ce qui éloigne l’humoriste du dilettantisme auquel il est absolument impossible de le comparer. L’orateur drôlissime et impétueux qui s’est déjà produit à Paris en France adopte un style amusant qui puise parfois dans le genre épistolaire afin de bien faire valoir ses propos qui voguent à l’occasion vers le littéraire qu’il réussit à démystifier et à vulgariser afin de rendre le contexte accessible à l’ensemble de l’auditoire.

L’artiste qui est déjà venu faire un séjour à Fermont chez un oncle et une tante il y a quelques années aime bien Fermont où il produisait pour la seconde fois et où il aimerait bien revenir un jour.

Un spectacle qui valait amplement le déplacement.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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  • Divertissement
  • Fermont
  • Gala Les Olivier
  • Hilarant
  • Humoriste
  • Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques
  • Salle Aurora
  • Spectacle
  • Style unique

Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Labrador Ouest

Vers une nouvelle ligne de transport d’énergie

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo prise lors de la rencontre à Labrador City : la conseillère municipale à la Ville de Wabush, Rita Pynn, l’adjoint parlementaire du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador et député provincial de Lake Melville (Labrador), Perry Trimper, le directeur technique de Champion Iron, Joël Crépeau, la députée fédérale du Labrador et secrétaire parlementaire des Affaires du Nord, Yvonne Jones, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, les présidents et chefs de la direction de Tacora Resources, Brian Penney, et de Rio Tinto IOC, Mike McCann, et le vice-président de NL Hydro, Scott Crosbie. Source photo : Facebook/députée Jones.

Des investissements totalisant 3,25 millions de dollars sont prévus dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) regroupant des instances fédérales, provinciales, municipales et des acteurs de l’industrie minière. L’objectif est de réaliser une étude sur le développement du réseau de transport d’électricité vers la région minière de l’Ouest du Labrador, selon la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui était au Centre des arts et de la culture à Labrador City, le 13 novembre 2024, afin de discuter de la faisabilité du projet.

Le financement servira à l’étude technique consacrée à la mise à niveau d’une ligne de répartition de 735 kilovolts (kV) de la société de la Couronne Newfoundland and Labrador Hydro (NL Hydro) en partance de Churchill Falls à destination de l’Ouest du Labrador afin de fournir à l’industrie minière de l’endroit de l’énergie verte renouvelable, ce qui lui permettrait de croître et de rivaliser dans le secteur minier de l’avenir. Ces investissements découlent du travail commun réalisé par le gouvernement du Canada et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dans le cadre de la Table régionale sur l’énergie et les ressources de Terre-Neuve-et-Labrador qui a débouché, le 20 mars dernier, sur la publication conjointe d’un cadre de collaboration visant à faire progresser les chantiers économiques prioritaires pour la décarbonation des secteurs de l’énergie et des ressources naturelles de la province.

Le volet fédéral s’inscrit dans la volonté d’Ottawa de valoriser l’énergie propre et les minéraux critiques. Afin d’appuyer cette stratégie, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 660 000 $ du Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification (ÉRITÉ) dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités en appui à l’aménagement d’infrastructures qui soutiendront l’activité minière dans la région, ce qui a été confirmé par le ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, à l’occasion du congrès Mineral Resources Review 2024 qui s’est tenu à St. John’s, le 6 novembre dernier. Le ministre explique que cette démarche pour façonner un avenir sobre en carbone facilitera la réalisation de projets d’exploitation des minéraux critiques dans la région et améliorera l’accès actuel à l’hydroélectricité et, éventuellement, à l’énergie éolienne. « En effectuant des investissements sans précédent dans l’électricité propre, le gouvernement place les Canadiens en bonne position pour saisir les possibilités économiques qu’offre l’économie propre, aujourd’hui et dans l’avenir, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les efforts que nous déployons pour promouvoir l’exploration des minéraux critiques au Canada sont cruciaux pour l’avenir des technologies vertes. » M. Wilkinson a profité de l’occasion pour mentionner le million de dollars de financement qui a été octroyé à la commission géologique de Terre-Neuve-et-Labrador (Geological Survey of Newfoundland and Labrador) dans le cadre de l’initiative Géosciences et données pour les minéraux critiques (GDMC) dont les fonds serviront à produire de nouvelles données géoscientifiques publiques à l’appui de l’exploration et de l’exploitation durable des minéraux critiques dans la région et à aider le secteur minier de Terre-Neuve-et-Labrador à devenir un fournisseur de choix de minéraux essentiels pour des technologies propres comme les panneaux solaires et les batteries de véhicules électriques.

La députée Jones confie : « Grâce au minerai de fer de haute pureté trouvé ici et avec 92 pour cent de l’énergie produite à partir des ressources renouvelables dans notre province, nous avons maintenant la chance de jeter les bases de processus industriels verts. Les minéraux critiques représentent l’occasion économique d’une génération pour le Canada. Grâce à l’aide financière fournie par l’initiative GDMC, la commission géologique de Terre-Neuve-et-Labrador ouvre la voie à la croissance responsable d’industries qui, comme celles des écotechnologies et de l’énergie propre, dépendent de ces minéraux. »

Le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, explique : « La région du Labrador Ouest a un important potentiel minier, et ses minéraux critiques pourraient faciliter la transition du Canada et du monde vers une économie verte. Son minerai de fer de haute pureté soutient la mise en place de chaînes d’approvisionnement en acier vert et permet de réduire les émissions associées aux procédés sidérurgiques actuels. Conscients de l’importance stratégique du minerai de fer de haute pureté, Terre-Neuve-et-Labrador et le Canada l’ont ajouté à la liste des minéraux critiques. Il est crucial de faire progresser l’étude sur le transport d’électricité vers l’Ouest du Labrador pour atteindre le plein potentiel de nos minéraux critiques et décarboner l’industrie du minerai de fer de la province, conformément aux priorités définies dans le plan sur les minéraux critiques de notre province. »

La PDG de NL Hydro, Jennifer Williams, conclut : « En 2023, 92 % de l’électricité produite pour être utilisée à Terre-Neuve-et-Labrador provenait de sources renouvelables et carboneutres ce qui pourrait jeter les bases d’une écologisation des procédés industriels. En rendant cette électricité propre accessible à sa clientèle industrielle du Labrador Ouest, NL Hydro contribue à réduire l’intensité carbone de ces entreprises et soutient la politique climatique du Canada et l’écologisation des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le prolongement de la ligne de transport dans cette région éliminerait certaines des contraintes actuelles tout en contribuant à la fiabilité du service, ce qui aurait des retombées importantes à l’échelle régionale, provinciale et nationale. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

par Éric Cyr

Source photo : Instagram de François Legault

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), le gouvernement du Québec ne fait pas assez d’efforts pour renouer avec l’équilibre budgétaire. En effet, les dépenses ont augmenté de 54,1 milliards de dollars ($) depuis l’élection du gouvernement Legault. Malgré tout, le ministère des Finances maintient sa projection d’un déficit de 11 milliards de $ pour l’exercice financier 2024-2025. Il s’agit du plus important déficit de l’histoire du Québec.

De plus, le gouvernement revoit à la hausse les projections du déficit pour l’année prochaine, le faisant passer de 8,5 à 9,2 milliards de $. Réagissant à la révision de la situation économique et financière du Québec présentée le 21 novembre 2024, un chercheur de l’IEDM, Gabriel Giguère, explique que les déficits à répétition marquent une perte de contrôle sur les finances publiques. « Le Québec fait face à un déficit d’une ampleur sans précédent. » Selon l’analyste expert du groupe de réflexion en politiques publiques, le gouvernement du Québec doit faire plus d’efforts pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du budget, le gouvernement Legault s’était pourtant engagé à entamer un exercice de révision des dépenses gouvernementales à compter du printemps 2024. Les résultats de cet examen devraient être intégrés au budget 2025-2026.

Déficit historique

Les frais d’intérêts sur la dette du Québec coûteront 9,9 milliards de $ aux contribuables cette année. Le gouvernement québécois s’attend à ce que la dette du Québec atteigne 236,6 milliards de $ au 31 mars prochain. Le chercheur note que les dépenses se sont accrues de 51 pour cent (%) depuis l’entrée en fonction du gouvernement Legault, passant de 106,5 milliards de $ en 2019 à 160,6 milliards de $ cette année. Cela représente une augmentation de trois milliards de $ par rapport aux prévisions de mars dernier.

« Plutôt que de chercher des solutions créatives aux enjeux du Québec, ce gouvernement se contente de dépenser davantage à gauche et à droite. Le fait est que, depuis qu’il est au pouvoir, les dépenses ont augmenté de moitié environ. Ce n’est pas soutenable ! »

Le chercheur rappelle que le premier ministre François Legault avait fait campagne sur l’abolition de 5 000 postes de fonctionnaires en 2018. Aujourd’hui, le Québec en compte 9 838 de plus qu’à son arrivée au pouvoir. Dans l’ensemble, il y a 72 806 employés de l’État québécois de plus qu’en 2018-2019.

Les plus récentes estimations montrent que l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital rapportera 2,8 milliards de $ sur cinq ans, dont un milliard de $ cette année. « Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses et l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital le confirme », indique M. Giguère qui considère que cette mesure nuit à la croissance du Québec ainsi qu’aux épargnants et revient à sacrifier notre prospérité future pour une rentrée d’argent annuelle. « Si ce n’était pas de la décision du ministre des Finances, Eric Girard, le Québec aurait bénéficié d’un environnement fiscal plus intéressant que le reste du pays. » Après avoir laissé planer le doute, le ministre avait pourtant annoncé qu’il copierait le fédéral et augmenterait le taux d’inclusion des gains en capital à 66,6 % au mois d’avril dernier. L’IEDM explique qu’une telle augmentation d’impôt a pour effet de réduire la disponibilité du capital de risque en abaissant les rendements prévus et pourrait mener au report des ventes potentielles par les investisseurs en capital de risque.

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Transport aérien régional

Insatisfaction et mécontentement

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une foule manifeste pour une meilleure desserte aérienne à l’aéroport de Wabush au Labrador.

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix des vols ainsi que l’imprévisibilité et la médiocrité du service aérien, qui affiche constamment des annulations et des retards, a regroupé une centaine de participants, dont plusieurs agitaient des drapeaux du Labrador, en face de l’aéroport de Wabush au Labrador, le 26 octobre 2024. L’objectif de la démarche était de sensibiliser les gouvernements et les intervenants du milieu à cette problématique persistante qui a des répercussions négatives sur la vie des habitants et l’économie de la région.

L’organisatrice de l’événement, Dena Churchill Rumbolt, exaspérée par le fait qu’elle et son conjoint n’ont pu se rendre au chevet de leurs mères mourantes décédées à un mois d’intervalle à cause de cette conjoncture difficile, interpelle le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Andrew Furey, à ce sujet en l’invitant à prendre des mesures appropriées afin de remédier à la problématique qui perdure depuis l’apparition d’un service exclusif de transport aérien régulier à l’aérodrome de Wabush. Elle considère que les citoyens et les passagers sont pris en otage, que l’Ouest du Labrador mérite beaucoup mieux et que la situation devrait être davantage encadrée par les gouvernements tant à Ottawa qu’à St. John’s afin de trouver une solution à la problématique qui sévit actuellement dans le domaine de l’aviation dans la région qui n’offre qu’une seule possibilité à la clientèle ordinaire, qui ne peut bénéficier de vols nolisés comme les travailleurs de l’industrie minière, et donc qui ne dispose d’aucun choix véritable. « Le prix des billets d’avion pour les passagers en partance de cet aéroport, qui dessert également Fermont au Québec, s’est accru en moyenne de près de 50 % sauf pour certaines destinations comme Québec et Montréal subventionnées par le gouvernement du Québec. Les Labradoriens paient de leur poche des billets d’avion pour un service de piètre qualité offert par seulement deux compagnies aériennes qui proposent une desserte locale, PAL Airlines et son partenaire Air Borealis. On constate l’évidence du problème quand des patients doivent impérativement réserver des vols pour des déplacements médicaux quelques jours avant leur rendez-vous, ce qui leur occasionne des frais additionnels pour l’hébergement et les repas, parce qu’ils ne peuvent pas faire confiance au transporteur aérien PAL, qui semble malheureusement incapable de garantir la fiabilité de ses mouvements de transport aérien. »

Mme Churchill Rumbolt explique qu’un vol aller-retour à destination de la capitale de St. John’s sur l’île de Terre-Neuve peut coûter jusqu’à 2000 $. Elle précise que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador subventionne pourtant des trajets aériens jusqu’à Dublin en Irlande (Europe) à moindre prix comparativement à ceux en partance ou à destination de Wabush, ce qu’elle considère être aberrant surtout dans le cas de patients qui doivent se rendre à l’extérieur de la région pour obtenir des soins médicaux spécialisés dont ils ont besoin ou de parents pour assister à des funérailles et qui sont obligés de payer des tarifs exorbitants.

« C’est particulier quand prendre des vacances ailleurs et même à l’étranger coûte moins cher que de voyager dans sa propre province. Nous pouvons nous rendre à Montréal ou à Québec pour 500 $ aller-retour grâce au gouvernement du Québec qui subventionne les déplacements aériens pour les collectivités québécoises éloignées et isolées, dont la communauté voisine de Fermont, qui utilise l’aéroport de Wabush, fait partie. Cependant, si les résidents du Labrador doivent se déplacer pour une consultation médicale nécessaire, ils devront débourser un montant astronomique. Ce n’est pas équitable par rapport à d’autres endroits de la province. »

La journée précédant le rassemblement, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il avait eu une rencontre avec des représentants de PAL et qu’il souhaitait discuter de ces enjeux avec la ministre fédérale des Transports, Anita Anand, en particulier du coût des billets d’avion. Le député provincial du Labrador-Ouest, le néo-démocrate Jordan Brown, s’indigne de la nonchalance du gouvernement de cette province dans ce dossier. « Comment se fait-il que le gouvernement du Québec soit en mesure d’assurer à la fois un transport médical aérien gratuit pour les patients des régions éloignées et isolées et de subventionner des vols afin de réduire le coût pour le service de passagers alors que le gouvernement Furey semble incapable de faire de même ? »

Des défis et des lacunes majeures

La députée fédérale du Labrador, Yvonne Jones, et des leaders des communautés de l’Ouest du Labrador ont rencontré des dirigeants du transporteur aérien PAL Airlines à ses bureaux de St. John’s sur l’île de Terre-Neuve, le 1er novembre 2024, afin d’aborder des problèmes importants liés au service dans la région. Cette réunion cruciale visait à sensibiliser la société aérienne à la nécessité d’améliorer l’accessibilité à ce mode de transport grâce à une diminution des coûts et d’assurer une meilleure fiabilité des voyages en avion pour les passagers après un été marqué par des annulations de vols et de très nombreux retards.

La délégation du Labrador Ouest qui a pris part à cette réunion comprenait, en plus de la députée Yvonne Jones, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, le conseiller municipal de la Ville de Wabush, Rick Burke, la directrice générale (DG) de la Chambre de commerce du Labrador Ouest, Lydia Rickards, ainsi que des représentantes des citoyens et des passagers, Dena Churchill-Rumbolt et Heather Brett. Les sujets abordés incluent des préoccupations concernant les coûts très élevés des voyages aériens au Labrador et dans tout le pays. L’entreprise de transport aérien a reconnu le rôle vital de l’aviation régionale, mais a souligné qu’en raison de la pandémie de nombreuses liaisons sont devenues coûteuses.

« Nous avons rencontré des dirigeants de PAL Airlines pour discuter du transport aérien au Labrador ainsi que de nombreuses préoccupations exprimées par les habitants de la région. Je tiens à remercier l’équipe de PAL pour cette discussion ouverte et transparente. À l’issue de notre visite, nous sommes satisfaits et impatients de poursuivre notre travail avec eux pour améliorer les services aériens pour tous les Labradoriens », confie la députée Yvonne Jones qui s’est montrée optimiste quant à l’engagement de la compagnie aérienne à instaurer des améliorations immédiates en notant sa volonté d’apporter des changements afin que le service soit plus fiable et ponctuel cet hiver. La politicienne libérale a mis l’accent sur la nécessité d’une collaboration et d’une coopération entre les parties prenantes incluant des membres des collectivités, PAL Airlines ainsi que les gouvernements fédéral et provincial, afin de pallier les coûts élevés des liaisons aériennes régionales et pour rendre les voyages aériens accessibles et abordables pour tous.

« Nous sommes heureux que la compagnie d’aviation ait écouté nos préoccupations et comprenne que la qualité de leurs services cet été et au début de l’automne était inacceptable. Ils ont entendu nos témoignages, pris en considération nos doléances et se sont engagés à tenir compte de nos expériences pour améliorer le service dans l’Ouest du Labrador »,
a déclaré la mairesse de Labrador City, Belinda Adams.

La DG de la Chambre de commerce locale, Lydia Rickards, a ajouté :
« Il est apparu au cours des réunions que l’entreprise PAL se soucie de sa clientèle, valorise ce que nous avons exprimé et comprend l’importance de la desserte aérienne régionale pour nos collectivités. Je pense que les membres de l’équipe que nous avons rencontrés ont vraiment écouté nos préoccupations et semblent déterminés à travailler avec nous pour remédier à la problématique actuelle. J’ai hâte de participer à la prochaine rencontre afin de constater les actions concrètes axées sur les solutions pour nos communautés qui auront été instaurées. »

« Il y a eu de l’agitation concernant le prix extrêmement élevé des billets d’avion et le manque de fiabilité des services dans l’Ouest du Labrador, le tout accentué par un manque de communication. Il s’avérait donc important d’avoir un dialogue ouvert pour exprimer ces préoccupations », explique l’organisatrice de la manifestation du 26 octobre dernier en face de l’aéroport, Dena Churchill-Rumbolt. « Le fait qu’ils souhaitent nous rencontrer à nouveau dans un mois témoigne de leur volonté de trouver des solutions. À ce moment-là, ils nous feront part des changements qu’ils ont apportés ou qu’ils envisagent de faire pour répondre à nos besoins et nous leur dirons si ces modifications améliorent l’expérience des voyageurs dans toute la région », a déclaré Heather Brett.

« Notre équipe est reconnaissante que cette délégation s’est rendue à St. John’s afin de partager ses préoccupations. Bien que certains propos aient été difficiles à entendre, il est essentiel de recevoir ces commentaires et de les utiliser pour améliorer nos activités. Nous sommes impatients de retrouver le groupe le mois prochain, de revoir ensemble les mesures que nous aurons prises pour nous améliorer et de nous assurer que nos actions rehaussent l’expérience de nos clients », a déclaré un porte-parole de la compagnie aérienne.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Conférence

Comment ralentir dans nos vies

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la conférencière (cinquième à partir de la gauche) entourée de participants.

Le réseau d’éclaireurs a présenté, en collaboration avec la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, la conférence « Ralentir, prendre le temps ! » au café Entracte situé au 8, venelle 11 dans les venelles communautaires, le 5 novembre 2024.

L’événement qui faisait partie du mois thématique « Contrer les blues de l’automne » a regroupé une douzaine de participants. La démarche animée par l’agente de relations humaines, Marianne Creysson, visait la transmission d’outils destinés à améliorer la gestion du temps notamment grâce à des échanges interactifs et des exercices dirigés par la conférencière.

Les sujets abordés durant l’activité étaient multiples et traitaient notamment de l’harmonisation du temps, des changements à apporter à nos habitudes de vie et à notre train-train personnel incluant les tâches quotidiennes routinières ainsi que d’une meilleure perception de la notion de performance afin de réussir à diminuer le stress et à ralentir le rythme pour éviter un épuisement éventuel. D’autres notions ont également été présentées comme l’importance de bien définir les priorités et de ne pas les confondre avec les urgences, qui ne peuvent être repoussées.

Selon l’animatrice communautaire, l’idéal est de ne pas effectuer deux tâches de façon simultanée, mais plutôt de les réaliser par séquences pour éviter de brûler de l’énergie inutilement et de provoquer l’émergence d’un sentiment d’envahissement et de dépassement puisque le cerveau ne peut gérer qu’une seule chose à la fois. « La plupart du temps, on pense à autre chose que ce que l’on fait et cela nuit à notre concentration. Il s’agit d’appuyer sur la pédale de frein afin de se donner un répit dans l’exécution de nos occupations afin d’obtenir de meilleurs résultats. », confie celle qui prône plutôt une approche de pleine conscience centrée sur le moment.

« Il faut réussir à se ramener à ici et maintenant afin de savourer et de vivre l’instant présent ce qui permet généralement de nous apaiser en dissipant l’anxiété et à accorder de la valeur à ce que l’on est en train de faire en actualisant cette action ou cette besogne et en la rendant agréable le plus possible. »

Mme Creysson a aussi parlé du principe de désencombrement qui consiste à se départir d’objets qui occupent de l’espace et dont on ne fait plus usage en les recyclant par exemple, ce qui aide à se libérer d’un lien d’attachement matériel. Elle a aussi insisté sur la nécessité à l’occasion de faire le vide grâce à une déconnexion du monde virtuel en débranchant les appareils électroniques environnants comme la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables pour lesquels les gens sont souvent victimes d’une forte dépendance. « Il s’agit de se trouver des passions destinées à créer de nouvelles habitudes plus saines et de se réguler en faisant des activités qui vont nous ressourcer. Un bon moyen d’y parvenir est d’agir en fonction de nos valeurs en faisant preuve d’autodétermination et de contrôle de soi en prenant soin de définir nos limites et en ne se laissant pas embrigader par les flatteries de la reconnaissance », conclut Mme Creysson.

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Imposition fédérale

La Côte-Nord pénalisée

par Éric Cyr

Le Bloc québécois (BQ) dénonce le manque de formation des employés fédéraux qui travaillent à l’Agence de revenu du Canada (ARC) en ce qui a trait aux déductions fiscales relatives aux régions éloignées comme la Côte-Nord, ce qui entraîne constamment et de façon récurrente des méandres administratifs inutiles pour un très grand nombre de contribuables qui produisent de toute bonne foi leurs déclarations d’impôts sur le revenu comme ceux de Fermont et de Schefferville.

La députée de Manicouagan, Marilène Gill, affirme que la Côte-Nord est désavantagée par l’ARC en raison de son éloignement, que le gouvernement fédéral ne comprend pas la réalité des Nord-Côtiers et que ceux-ci en subissent les désagréments. Selon l’élue de la formation indépendantiste, les agents de l’ARC ne sont pas formés pour répondre aux besoins et aux déductions fiscales particulières qui s’appliquent à la Côte-Nord, notamment en ce qui a trait à la déduction pour les voyages des résidents de régions éloignées.

« Lorsque les citoyens nord-côtiers réussissent à joindre l’ARC, après un temps d’attente trop souvent démesuré, les agents, bien qu’ils soient bien intentionnés, n’ont pas de connaissances spécifiques concernant les déductions fiscales auxquelles les Nord-Côtiers ont droit. Évidemment, des erreurs dans le traitement de leurs demandes s’en suivent et ce sont les contribuables qui écopent, n’ayant pas accès à des montants d’argent qui leur sont pourtant dus. Nous sommes pénalisés, encore une fois, en raison de la méconnaissance des réalités de notre milieu », explique la députée du Bloc québécois.

« La déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées est un exemple flagrant. Le gouvernement fédéral offre une déduction d’impôts pour venir en aide aux citoyens qui doivent quitter leur village par avion pour obtenir des soins médicaux, par exemple. Or, au lieu de calculer la déduction sur la totalité du prix du billet d’avion, l’ARC a instauré le concept de « ville désignée la plus proche ». Ce faisant, lorsque cela correspond à la possibilité la moins chère, l’ARC calcule la déduction en fonction d’un hypothétique déplacement vers cette localité, qui ne correspond à aucune réalité concrète, ou même géographique. Par exemple, la ville désignée pour une personne qui partirait de l’aéroport de Blanc-Sablon en Basse-Côte-Nord est St-John, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui est absolument aberrant. Le concept de ville désignée la plus proche ne sert donc qu’à faire économiser de l’argent à Ottawa aux dépens des contribuables sans tenir compte des frontières géographiques même celles du Québec », mentionne la politicienne bloquiste.

« Le gouvernement fédéral place les Nord-Côtiers dans un dédale administratif alors que leur demande est pourtant simple : être compris et avoir droit à ce qui leur revient. Le calcul de déduction pour les voyages des habitants de régions éloignées devrait donc être fait selon le véritable trajet effectué et non en se basant sur des données fictives qui ne représentent que du vent pour nous. Vous pouvez compter sur moi pour exprimer notre voix et faire entendre raison au gouvernement fédéral », conclut Mme Gill.

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Salaire et primes

Le CISSS de la Côte-Nord ne paie pas son dû

par Éric Cyr

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord ne paie toujours pas à ses employés l’entièreté du salaire et des primes qui ont été négociés dans la convention collective signée il y a plusieurs mois malgré un engagement à ajuster rapidement la rémunération.

Ceux qui tiennent à bout de bras le réseau public de santé et de services sociaux ont droit à leur paye en entier et au respect. Il est plus que temps que le CISSS de la Côte-Nord s’assure que ses travailleurs touchent la bonne rémunération, ont dénoncé, le 7 octobre 2024, les syndicats affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) appuyés par le Conseil central de la Côte-Nord (CCCN-CSN).

« Quel manque flagrant de considération envers les salariés du réseau de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord. Il faut que les travailleuses et les travailleurs qui se dévouent pour offrir des services à la population malgré la pénurie de personnel reçoivent leur juste rémunération et ça presse ! Le CISSS a-t-il le luxe de passer pour un mauvais employeur ? » demande la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métiers (FSSS-CSN) Daniella Thorn.

« Nous avons fait preuve de flexibilité en donnant 4 mois au gouvernement pour ajuster les payes. Et on nous annonce que le système informatique n’est toujours pas programmé pour que les travailleuses et les travailleurs reçoivent leur dû. C’est inacceptable. Le CISSS veut-il que les gens quittent le réseau public ? », critique le président du Syndicat du personnel de bureau, des technicien-nes et des professionnel-les de l’administration de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord (FSSS-CSN) Ian Morel.

« Encore une situation qui démontre que le privé dans le domaine de la santé est nuisible. C’est une entreprise privée qui gère le système de paye du CISSS de la Côte-Nord. Le réseau public ne contrôle pas le logiciel et est donc à la merci d’un sous-traitant. « Imaginez quand tous les établissements du Québec et leurs systèmes de paye vont être fusionnés à l’agence Santé Québec, quand tout le monde sera payé par un seul employeur. Est-ce que nous allons revivre le cauchemar du système de paye Phénix du fédéral qui a coûté une fortune et s’est soldé par un fiasco monumental ? » questionne le président du Conseil central, Guillaume Tremblay.

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Publié le 19 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_19 Volume_42

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Chambre de commerce

Une soirée de gala réussie

par Éric Cyr

Sur la photo : Les trophées du premier Gala reconnaissance de la Chambre de commerce de Fermont, fabriqué par Pigment Design Solutions. Source photo : Kathleen Dubé

La Chambre de commerce Fermont a présenté son Gala 2024 à la salle Aurora, le 17 octobre dernier, afin d’honorer des entreprises locales s’étant illustrées durant l’année. Une cinquantaine de membres de l’organisation représentant différents établissements commerciaux étaient sur place afin de prendre part à l’activité qui se voulait également une occasion de stimuler un réseautage entre les participants.

La première édition de l’événement était animée par le directeur de la station radiophonique CFMF 103,1, Karl Gagné Côté, qui a présenté les finalistes et les lauréats des différents prix. La directrice générale de Chambre de commerce Fermont, Mélissa Gauthier, confie : « C’est une occasion de célébrer les efforts et les réussites des entreprises d’ici. Nous avons choisi une formule simple dans le cadre de la première édition. J’ai l’intention de répéter l’expérience afin que ça devienne une tradition annuelle. » Les trophées conçus par Pigment Design Solutions ont été remis à ceux s’étant démarqués dans les différentes catégories à la suite des résultats obtenus dans le cadre d’un sondage réalisé sur Internet durant la période estivale.

La MRC de Caniapiscau a remporté le trophée en tourisme notamment à cause de la récente implantation du bureau d’information touristique dans le parc Jean Fortin qui a reçu une moyenne de 1000 visiteurs depuis son inauguration. Les autres finalistes étaient ArcelorMittal Exploitation minière Canada (AMEM), le Dépanord et l’Hôtel Fermont.

Dans la catégorie services aux entreprises, Pigment Design Solutions a obtenu la faveur du public. Les autres concurrents étaient l’agence Nordicité, Minerai de fer Québec (MFQ), la MRC et la Ville de Fermont.

Dans le domaine de la culture et du divertissement, la radio CFMF 103,1 a récolté le trophée. Les autres aspirants étaient le bar La belle bêtise, la loge des Moose, le bimensuel Le Trait d’union du Nord et la salle de quilles La revanche.

L’attribution en matière d’organismes sans but lucratif (OSBL) et d’entreprises d’économie sociale a été octroyée à la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF). Les autres candidats en lice étaient la friperie la Brocante, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), le fournisseur de services d’Internet et de télévision Diffusion Fermont, la Coopérative des consommateurs de Fermont (Coop), le Pôle d’économie sociale de la Côte-Nord et le journal Le Trait d’union du Nord.

Dans la catégorie production, transformation et rénovation, c’est l’entrepreneur général Construction Samuel Desrosiers qui a mérité la distinction devançant AMEM, Bema Construction, East to West, MFQ, Plomberie SNT, Revolt Électrique et Usinage MB.

L’entreprise Pigment Design Solutions s’est démarquée à nouveau au niveau des travailleurs autonomes et des microentreprises en damant le pion à ses rivaux l’agence Nordicité, ELesthétique, Esthétique et électrolyse Jessica Perreault, Masso et détente Jessica Hamilton, Photographie MDM (Myriam Desjardins-Malenfant), Pièces du Carheil et les salons de coiffure L’A Tendance et Pro-Style.

En beauté et esthétique, Esthétique et électrolyse Jessica Perreault, qui œuvre localement depuis 15 ans, a remporté la palme devant les salons ELesthétique, L’A Tendance et Pro-Style.

Le prix pour l’entreprise qui s’investit le plus socialement a été attribué à Pigments Design Solutions. Les autres sélectionnés étaient Distribution Choco (Guy Simard), la MAHF, la radio communautaire, Plomberie SNT et 43 autres nominations.

L’entreprise coup de cœur revient à la clinique santé François et Ludovic Alarie pour son excellent service professionnel. La pharmacie a devancé l’agence Nordicité, Pigment Design Solutions, Plomberie SNT, la salle de quilles La revanche et 43 autres entreprises.

Le titre d’entreprise de l’année a été décerné à la nouvelle compagnie Plomberie SNT, fondée il y a un peu plus de six mois, qui a raflé le titre à la grande surprise du propriétaire Simon Truchon qui a été honoré de recevoir cette distinction à laquelle il ne s’attendait pas du tout. L’agence Nordicité, la clinique santé François et Ludovic Alarie, Pigment Design Solutions, la salle de quilles La revanche et 43 autres entreprises faisaient partie des finalistes.

Le trophée pour l’entreprise en pleine croissance a été adjugé à Plomberie SNT, sa deuxième récompense du gala. Les autres prétendants étaient l’agence Nordicité, le bar La belle bêtise, Pigment Design Solutions et la salle de quilles La revanche.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

  • 1
  • Bruno Audet
  • Chambre de commerce
  • Clinique santé François et Ludovic Alarie
  • Construction Samuel Desrosiers
  • Entreprises locales
  • Esthétique et électrolyse Jessica Perreault
  • Fermont
  • Gala reconnaissance
  • Honneur
  • Maison d'aide et d'hébergement de Fermont
  • MRC de Caniapiscau
  • Pigment Design Solutions
  • Plomberie SNT
  • Radio CFMF 103
  • Réseautage
  • Salle Aurora
  • Simon Truchon
  • Sylvie Faucher
  • Trophée

Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Industrie minière

Un nouveau joueur dans la région ?

par Éric Cyr

Source photo : Scandium Canada

Des représentants de la compagnie Scandium Canada, qui souhaite exploiter le gisement de scandium de Crater Lake qui se situe à environ 200 kilomètres de Schefferville étaient de passage dans la région, dans la semaine du 7 octobre 2024, afin d’évaluer les possibilités d’y implanter une éventuelle usine hydrométallurgique. Le projet phare de l’entreprise minière constitue la plus importante source primaire de scandium, qui fait partie de la liste des minéraux critiques et stratégiques, actuellement en développement à travers le monde.

Scandium Canada a annoncé qu’elle a complété une campagne de forage au diamant durant la période estivale. La démarche avait deux objectifs principaux. Le premier volet consistait à réaliser des forages géomécaniques afin de déterminer les angles optimaux des pentes pour la conception de la fosse à ciel ouvert proposée dans l’étude de préfaisabilité. Le deuxième objectif était de confirmer l’extension potentielle de la zone ciblée sur une longueur additionnelle. La minéralisation se retrouve dans les échantillons de carottes de forage prélevés dans tous les trous forés. Le chef de la direction de l’entreprise, Guy Bourassa, a déclaré :

« Nous sommes très enthousiasmés par le résultat des analyses géologiques. Il ne fait aucun doute que la zone minéralisée s’étend vers le sud. Ceci pourrait augmenter considérablement la taille du projet de Crater Lake. »

Soucieux de développer ses activités en harmonie avec les communautés et dans le respect du territoire, Scandium Canada collabore avec plusieurs parties prenantes associées au projet. En avril dernier, l’entreprise et la Nation naskapie de Kawawachikamach ont signé une entente d’avant-projet (pré-développement) démontrant un intérêt mutuel dans la démarche. L’accord illustre que la réciprocité est une valeur fondamentale de la société qui se reflète dans son intention d’inclure les Naskapis dans toutes les étapes du projet en plus d’une reconnaissance d’importance envers l’environnement et le territoire traditionnel naskapi, ainsi que les droits autochtones et les droits issus de traités de la Nation naskapie et de ses membres qui y sont associés.

La minière évalue actuellement divers emplacements pour son usine hydrométallurgique en vue de la transformation du concentré de scandium (Sc) en oxyde de scandium (Sc2O3). Ainsi plusieurs endroits ont été visités dans la région de Fermont, Labrador City et Wabush à la mi-octobre. La direction continuera ses démarches afin d’identifier et de sécuriser un site idéal pour l’implantation éventuelle de cette usine.

Selon Scandium Canada, des travaux d’optimisation des schémas de procédé de concentration du minerai et de production d’oxyde de scandium par hydrométallurgie sont en cours au laboratoire de SGS Canada à Lakefield en Ontario à partir d’un échantillon. Les étapes de concentration du minerai ont été validées. Le procédé hydrométallurgique de conversion du concentré en oxyde de scandium est la priorité. La totalité des essais devrait être complétée en janvier 2025 et un rapport final dévoilé en mars suivant. Certaines des étapes du procédé font l’objet de demandes de brevets pour protéger la propriété intellectuelle de la société puisqu’en parallèle des étapes de démarrage du projet Crater Lake, la compagnie a entrepris des travaux de conception d’alliages d’aluminium et de scandium (Al-Sc) pour intéresser des utilisateurs potentiels à se joindre au processus. C’est ainsi que furent développés deux nouveaux alliages menant au dépôt d’une demande de brevet pour les alliages A535 et AA7075, modifiés avec entre autres éléments, du scandium, pour permettre l’impression 3D. À la suite du dépôt de cette demande de brevet, la société qui travaille également au développement d’un alliage Al-Sc propre à l’extrusion visant ainsi de nouvelles utilisations ciblées de profilés d’aluminium, a entrepris des démarches auprès d’utilisateurs potentiels désireux de tester, indépendamment, les propriétés de pièces qui seront fabriquées par impression 3D.

L’entreprise est à la recherche d’actionnaires et de nouveaux investisseurs afin de poursuivre l’avancement du projet et de concrétiser ses visées.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

  • Brevet
  • Crater Lake
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  • Industrie minière
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  • Minéraux critiques
  • Minéraux stratégiques
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  • Schefferville
  • Transformation de concentré
  • Usine hydrométallurgique

Publié sur le site le 6 novembre 2024

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Conférence

Étienne Boulay à Fermont

par Éric Cyr

L’animateur de radio et de télévision et ancien athlète professionnel, Étienne Boulay, a prononcé deux conférences, organisées par la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF) en collaboration avec la polyvalente Horizon-Blanc, à la salle Aurora, le 27 septembre dernier, devant un public attentif à son message. L’événement qui était prévu la journée précédente a été reporté à cause d’un problème de transport aérien.

Celui qui a évolué avec l’équipe des Alouettes de Montréal dans la ligue canadienne de football a raconté son parcours en livrant un message de détermination et de résilience à ceux venus l’entendre. Le joueur de football a surmonté l’obstacle que constituait sa petite taille et son poids pour gravir les échelons de ce sport professionnel à force de motivation et de ténacité en surmontant des épreuves.

« À mes débuts, j’étais souvent sur le banc, mais le rêve s’est métamorphosé en objectif et de fil en aiguille à force de discipline je me suis surpassé en obtenant de bonnes performances. Je ne pouvais rien changer à ma grandeur qui ne répond pas aux critères habituels, cependant j’ai pris des moyens pour augmenter ma vitesse et j’ai commencé un programme d’entraînement rigoureux. J’ai dû apprendre à me battre, à me tirailler. Le sport a apporté des changements dans ma vie. J’ai appris à me taire, à écouter et à prendre des notes en classe. Le soir, au lieu de me distraire, je relisais mes notes. Je portais attention à mon alimentation. J’avais un plan de match, celui de jouer dans la ligue américaine de football », confie l’ex-footballeur, qui a tout fait pour concrétiser ses aspirations comme de réaliser des cassettes vidéo de ces tactiques de jeu à l’aide d’une caméra empruntée par son père qui le filmait en action et d’en expédier des copies par la poste à des entraîneurs potentiels aux États-Unis avec pour objectif de se faire recruter au sein d’une équipe universitaire, un tremplin pour une éventuelle carrière professionnelle.

Étienne Boulay a réussi à augmenter sa moyenne scolaire afin de maximiser ses chances de décrocher une bourse. Ses efforts ont donné des fruits puisque le responsable du programme de football de l’école secondaire Kent au Connecticut l’a finalement approché. Il a alors déménagé aux États-Unis où il a connu des difficultés d’adaptation puisqu’il ne parlait pas anglais. Découragé, il a eu envie de tout abandonner, mais il s’est ravisé et a persisté en se disant que cette expérience serait un tremplin pour accéder au football professionnel, ce qui fut le cas, car il a par la suite été recruté par l’Université du New Hampshire qui lui a donné la chance de démontrer son talent tout en poursuivant en parallèle des études en kinésiologie.

Après des pourparlers avec des équipes de la ligue nationale de football, il est finalement invité au camp d’entraînement des Alouettes dans la ligue canadienne de football en 2006. Il est gonflé à bloc pour se tailler une place au sein du club et est nommé recrue de l’année avant d’obtenir le titre de joueur canadien de l’année en 2007. Le maraudeur obtient au sein de son alignement la coupe Grey en 2009 et en 2010. Les choses se gâtent en 2011 à la suite d’un accident où il percute un adversaire sur le terrain et subit une grave commotion cérébrale qui nécessitera une prise de médicaments puissants, ce qui le mènera vers une accoutumance et une déchéance. Il effectue par la suite un bref retour au jeu avec les Argonauts de Toronto où il remporte une troisième coupe Grey. S’en suit un divorce et le gouffre de la consommation s’amplifie avec l’absorption de pilules mélangées à de l’alcool. Se percevant comme un fardeau, il fait tentative de suicide et se retrouve à l’hôpital avant de prendre la décision de suivre une thérapie.

« Un jour à la fois, ça va faire huit ans que je n’ai pas consommé. Aujourd’hui, je m’entoure de gens qui sont de bonnes personnes. C’est parfois normal de se sentir mal et de vivre des moments difficiles, mais si tu te sens inquiet pour quelqu’un de ton entourage, tends la main à cette personne et dis-lui que tu es là pour l’aider si elle en ressent le besoin. »

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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