• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Gouvernement Legault

  • Le Québec fait cavalier seul

    Prix du carburant

    Une 15 avril, 2025

    Le Québec fait cavalier seul

  • Le Parti québécois revient à la charge

    Pont à Tadoussac

    Le Parti québécois revient à la charge

  • Le gouvernement Legault en rajoute

    Crise du logement

    Le gouvernement Legault en rajoute

  • Le gouvernement Legault  traîne la patte

    Mise à jour économique du Québec

    Le gouvernement Legault traîne la patte

  • Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

    Soins de santé

    Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

  • Des offres insultantes selon le Front commun

    Négociation du secteur public

    Des offres insultantes selon le Front commun

  • Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

    Pont à Tadoussac

    Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

  • Un bilan et des ajustements s’imposent

    Transport aérien régional

    Un bilan et des ajustements s’imposent

  • Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

    Pont à Tadoussac

    Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

  • Une première depuis quatre décennies

    Ministre originaire de la Côte-Nord

    Une 31 octobre, 2022

    Une première depuis quatre décennies

  • Le bordel chez Bonnardel

    En croisade pour un pont

    Le bordel chez Bonnardel

  • Sauver le caribou, une nécessité

    Environnement

    Sauver le caribou, une nécessité

  • D’une étude à l’autre en continuité et en parallèle…

    Pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine

    Une 14 mars, 2022

    D’une étude à l’autre en continuité et en parallèle…

  • Le Parti québécois et la CSN unissent leurs voix

    Transport aérien régional

    Le Parti québécois et la CSN unissent leurs voix

  • Québec se fait tirer l’oreille…

    Transport aérien régional

    Québec se fait tirer l’oreille…

    • publications précédentes

Gouvernement Legault

Le Québec fait cavalier seul

Prix du carburant

Une 15 avril, 2025

Le Québec fait cavalier seul

Le Parti québécois revient à la charge

Pont à Tadoussac

Le Parti québécois revient à la charge

Le gouvernement Legault en rajoute

Crise du logement

Le gouvernement Legault en rajoute

Le gouvernement Legault  traîne la patte

Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

Soins de santé

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

Des offres insultantes selon le Front commun

Négociation du secteur public

Des offres insultantes selon le Front commun

Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

Pont à Tadoussac

Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

Un bilan et des ajustements s’imposent

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

Une première depuis quatre décennies

Ministre originaire de la Côte-Nord

Une 31 octobre, 2022

Une première depuis quatre décennies

Le bordel chez Bonnardel

En croisade pour un pont

Le bordel chez Bonnardel

Sauver le caribou, une nécessité

Environnement

Sauver le caribou, une nécessité

D’une étude à l’autre en continuité et en parallèle…

Pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine

Une 14 mars, 2022

D’une étude à l’autre en continuité et en parallèle…

Le Parti québécois et la CSN unissent leurs voix

Transport aérien régional

Le Parti québécois et la CSN unissent leurs voix

Québec se fait tirer l’oreille…

Transport aérien régional

Québec se fait tirer l’oreille…

  • publications précédentes

Prix du carburant

Le Québec fait cavalier seul

par Éric Cyr

Le Québec continue à fixer un prix sur le carbone ce qui influe grandement sur le coût du carburant à la pompe. Les consommateurs québécois peuvent particulièrement constater ce phénomène dans les régions frontalières avec les autres provinces, qui ont abandonné cette mesure de tarification depuis l’abolition de la taxe fédérale sur le carbone, le 1er avril 2025.

Le gouvernement de François Legault navigue à contre-courant des autres provinces et a choisi de conserver son propre système de tarification du carbone, ce qui fait que les Québécois paient plus cher lorsqu’ils font le plein de leurs véhicules à la station-service.

Selon la directrice générale de Libre-Service Fermont, Nancy Hardy, cette décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) se ressent localement, car le prix de l’essence et du diesel diffère passablement de celui des compétiteurs situés à une trentaine de kilomètres au Labrador voisin. « Le gouvernement Legault a choisi de maintenir une taxe carbone contrairement aux autres provinces, ce qui fait qu’on observe une différence du prix au litre entre Fermont et Labrador City. Nous ne percevons qu’environ 2 % de profit par litre comparativement à ailleurs au Québec ou les détaillants peuvent percevoir de 8 à 9 % le litre. Comme nous sommes en région éloignée, les frais de transport influent aussi sur la facture. Nous sommes capables de vendre l’essence et le diesel à ce prix à cause des produits dérivés que nous offrons au dépanneur sinon ce serait beaucoup plus difficile. »

Des réalités à considérer

Les distributeurs et les raffineurs peuvent conserver une certaine marge bénéficiaire en ajustant un peu les prix et Mme Hardy explique que la station-service fermontoise indépendante doit considérer le prix de détail. Elle cite en exemple des détaillants le long de la route 389 comme au Relais Gabriel et à Manic-5 qui le vendent à sa véritable valeur. « On essaie d’offrir les prix les plus bas du marché, mais on doit se conformer aux règles imposées par le gouvernement de la CAQ qui joue beaucoup sur le prix offert à la pompe à Fermont. On vit une situation particulière, car nous sommes en région éloignée. Nous devons tenir compte de cette décision gouvernementale ainsi que du prix déterminé et facturé par le fournisseur qui nous approvisionne, deux réalités que l’on ne peut changer et qui nous affectent. Je remercie notre clientèle de sa compréhension et de son soutien. Nous avons toujours du plaisir à bien vous servir et nous tentons constamment de nous améliorer. Vos suggestions constructives sont les bienvenues. »

Partager

Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

  • Consommateurs québécois
  • Coût du carburant
  • Diesel
  • Essence
  • Fermont
  • Gouvernement Legault
  • Labrador
  • Libre-Service Fermont
  • Manic-5
  • Nancy Hardy
  • Prix sur le carbone
  • Provinces
  • Régions frontalières
  • Relais Gabriel
  • Station-service
  • Tarification
  • Taxe fédérale sur le carbone

Publié sur le site le 15 avril 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pont à Tadoussac

Le Parti québécois revient à la charge

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le député Arseneau du Parti québécois réclame de la transparence au sujet du pont. Source photo : gracieuseté.

Le Parti québécois (PQ) a une fois de plus réitéré l’importance du désenclavement de la Côte-Nord, un dossier qu’il juge prioritaire pour les citoyens nord-côtiers, ce qui inclut la construction d’un pont enjambant la rivière Saguenay à son embouchure à la hauteur de Tadoussac, en forçant la main à la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le porte-parole en matière de transports et de mobilité durable pour le Parti québécois, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, a déposé au nom de sa formation politique une motion à l’Assemblée nationale du Québec, le 26 mars 2025, demandant au gouvernement Legault de dévoiler l’étude d’opportunité sur le pont sur le Saguenay et de s’engager à le construire. La Coalition avenir Québec a finalement voté en faveur de cette motion, mais rappelons que la CAQ tarde toujours à clarifier ses intentions et n’a toujours pas offert d’échéancier plusieurs mois après avoir promis de divulguer l’étude.

Voici la motion présentée par le Parti québécois qui a été adoptée à l’Assemblée nationale du Québec.

« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée et que la construction d’un pont est nécessaire pour son désenclavement ;

Qu’elle prenne acte du large consensus et de la mobilisation citoyenne autour de ce projet ;

Qu’elle souligne que le gouvernement a en sa possession l’étude d’opportunité ;

Que l’Assemblée nationale demande par conséquent au gouvernement de s’engager à construire un pont sur le Saguenay. »

Le député madelinot péquiste conclut : « En votant pour cette motion, le gouvernement de la CAQ s’est engagé à rendre cette étude publique et il doit le faire sur le champ ! Le contenu de l’étude peut et doit être révélé sans délai. Nous savons qu’ils l’ont obtenue dans les derniers mois, ils ne le nient pas. »

La sortie de l’étude sur l’éventuelle construction d’un pont qui enjamberait la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac commandée par le gouvernement Legault devait à l’origine être dévoilée en 2023 et a depuis été constamment repoussée aux calendes grecques par les caquistes.

 

Pont sur le Saguenay

La CAQ fait poireauter les Nord-Côtiers

Le porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau, accuse le gouvernement Legault d’avoir fait perdre leur temps aux Nord-Côtiers dans le dossier de l’érection d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac en plus d’avoir rompu sa promesse. L’élu péquiste a réclamé, le 3 avril 2025, la publication immédiate des études demandées par l’Assemblée nationale du Québec en révélant que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a refusé d’y donner accès.

Selon la formation indépendantiste, après avoir multiplié les déclarations positives et avoir laissé entendre pendant des années qu’elle mettrait en chantier un pont sur le Saguenay, la CAQ a rompu la confiance que lui avait accordée la population de la Côte-Nord en remettant aux calendes grecques le projet.

Pause jusqu’en 2030

« Y a-t-il quelqu’un qui croit encore que la CAQ va réaliser le pont alors qu’elle nous confirme qu’il n’y aura pas un sou de mis dans le projet d’ici cinq ans ? L’historique des déclarations caquistes témoigne des nombreuses pirouettes faites par le gouvernement Legault dans ce dossier crucial pour la Côte-Nord. Le report à 2030, annoncé le 2 avril sans tambour ni trompette, s’ajoute au report du dévoilement des études et l’ajout perpétuel d’étapes d’évaluation. Le lien de confiance envers ce gouvernement et ses représentants est brisé à notre avis », affirme Joël Arseneau. La CAQ a récemment voté en faveur d’une motion l’engageant à réaliser le projet et à dévoiler les études. Aujourd’hui, il est clair que la valeur de cet engagement est réduite à néant.

L’art de rire du peuple

« Récapitulons : en 2021, ça s’en venait pour 2022 ; en 2022, ça s’en venait pour 2023 ; en 2023, ça s’en venait pour 2024 ; en décembre 2024 ça s’en venait pour janvier 2025, en janvier ça s’en venait au courant de l’hiver ; en mars, ça s’en venait bientôt ; puis finalement, en avril ça ira à 2030 ! C’est une farce qui a fait perdre près de sept ans aux Nord-Côtiers qui s’attendent à plus de franchise. Aujourd’hui, ils réalisent qu’Yves Montigny (adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque) a utilisé sa caution morale en tant que promoteur du pont sur le Saguenay pour laisser entendre que la CAQ irait de l’avant alors que c’était faux. Que valent sa parole et celles de ses collègues si à chaque échéance qu’ils se sont eux-mêmes fixée, une nouvelle étape, un nouveau report est apparu ? », questionne ironiquement le parlementaire péquiste qui demande aux deux députés caquistes de la Côte-Nord d’avoir le courage d’expliquer la décision de leur gouvernement de vive voix dans les médias. « Ils acceptent toujours de commenter le dossier et n’hésitent pas à répliquer à nos propos. Cette fois-ci plus que toute autre, M. Montigny et Mme Champagne-Jourdain (ministre responsable de la Côte-Nord et députée de Duplessis) ne peuvent pas se défiler, ils ont l’obligation de répondre aux questions, notamment sur ce que contient l’étude ».

Sacrifier la Côte-Nord

Pour en avoir le cœur net, le Parti québécois a demandé, via la loi sur l’accès à l’information, de nombreux documents et les études qu’a en main le gouvernement Legault qui a refusé, le 26 février, de remettre ces études et ne les a toujours pas dévoilées bien qu’il se soit engagé à le faire. « Je le répète : rendre publique l’étude sur le pont peut être fait sans délai ! Nous savons qu’ils l’ont obtenue, ils ne le nient pas et manifestement ils ont pris leur décision. Le gouvernement de la CAQ s’est engagé à divulguer le contenu de cette étude, il doit le faire sur le champ », exige Joël Arseneau qui en conclut que la Coalition avenir Québec a choisi une fois de plus le troisième lien à Québec plutôt qu’un lien pour désenclaver la Côte-Nord. « Si le motif est vraiment financier, que le pont sur le Saguenay est vraiment sur pause en raison du contexte économique tout comme d’autres projets, comment le gouvernement explique-t-il alors que le nouveau lien entre Québec et Lévis n’est pas mis sur pause ? La réalité, c’est que le gouvernement caquiste a fait un choix politique, celui de favoriser ce projet au détriment de la Côte-Nord ».

Partager

Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

  • Baie-Sainte-Catherine
  • Caquistes
  • Citoyens nord-côtiers
  • Coalition avenir Québec
  • Construction
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Gouvernement Legault
  • Indépendantiste
  • Joël Arseneau
  • Parti québecois
  • Pont
  • Rivière Saguenay
  • Tadoussac

Publié sur le site le 15 avril 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Crise du logement

Le gouvernement Legault en rajoute

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a dénoncé avec vigueur la décision du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’interrompre des programmes utiles contribuant à diminuer la pression sur des citoyens éprouvant des difficultés à se loger en période de pénurie de logements, le 31 mars 2025.

Au moment où chaque logis compte, l’UMQ condamne et critique l’abolition des programmes Rénovation Québec et RénoRégion, à compter du 1er avril, ainsi que la prolongation de l’interruption du programme d’adaptation de domicile, des outils pourtant très avantageux afin de lutter contre la grave carence de logements, en qualifiant la décision du gouvernement de François Legault d’incohérence en contexte de crise de l’habitation et d’incertitude économique. Selon l’UMQ, ces deux premiers programmes jouent un rôle essentiel en soutenant la rénovation des parcs immobiliers existants, en particulier dans les secteurs résidentiels dégradés et en milieu rural tout en apportant un soutien financier précieux aux municipalités et aux propriétaires-occupants à faible revenu pour entretenir et préserver leur résidence. La cessation de ces mesures va totalement à l’encontre des demandes du milieu municipal visant à élargir leur portée et à les rendre plus agiles. Ce choix est illogique et nuit aux impératifs liés à l’insuffisance problématique de logements qui sévit actuellement et du climat d’incertitude économique. Ce sont les populations vivant dans des conditions précaires qui s’en trouvent pénalisées.

Abandon des plus vulnérables

Le programme d’adaptation de domicile, qui répond à un besoin majeur et croissant en offrant une aide financière pour adapter les logements de personnes handicapées ou à mobilité réduite, est particulièrement impacté par cette décision. En 2024, l’ensemble des fonds avaient déjà été dépensés, et les municipalités attendaient avec impatience le renouvellement de l’enveloppe budgétaire. L’UMQ déplore vivement que les sommes allouées dans le Budget 2025-2026 du gouvernement caquiste ne servent qu’à combler les arrérages des demandes déjà soumises, sans prévoir la continuation du programme. L’absence de nouveau financement affecte directement le milieu de vie de personnes vulnérables et compromet leur maintien à domicile, notamment en région, où cela pourrait accélérer des dynamiques de dévitalisation. L’UMQ demande au gouvernement du Québec de renouveler rapidement le financement de ces programmes essentiels pour le bien-être des Québécoises et Québécois. Il est impératif de prendre en compte les besoins urgents des communautés locales et des citoyens les plus vulnérables. « La suspension des programmes Rénovation Québec, RénoRégion, et d’adaptation de domicile touche directement le milieu de vie de personnes vulnérables. Ces programmes étaient très utilisés et pénalisent une fois de plus les populations vivant dans des conditions précaires. Dans un contexte de crise où on ne peut se permettre de perdre un seul logement, cette décision est particulièrement préoccupante », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Varennes, Martin Damphousse.

Finances publiques et crise du logement

L’approche douteuse du gouvernement Legault

Le chef du Parti québécois (PQ) Paul St-Pierre Plamondon a vivement dénoncé la « gestion catastrophique des finances publiques » du gouvernement Legault et notamment l’abolition du programme RénoRégion par la Coalition avenir Québec (CAQ), le 1er avril 2025. Il a questionné le gouvernement, en tandem avec sa collègue péquiste la députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, à ce sujet lors de la période des questions qualifiant cette décision d’économie de bouts de chandelles en déplorant que la CAQ s’en prenne aux plus vulnérables et aux régions.

« Je veux qu’on soit clair ici, on parle d’un programme qui vise des Québécoises et des Québécois qui ont un salaire de moins de 30 000 $ pour des habitations dont la valeur est moins de 150 000 $, un programme qui coûte à peine 15 millions de dollars par année. Lorsque vient le temps d’aider la grande entreprise, là, à coups de centaines de millions, on ne les compte pas, les milliards jetés par les fenêtres, parce que ça, ce sont des “risques calculés”, mais, quand, cependant, on demande à des Québécois plus vulnérables en situation de précarité financière de se serrer la ceinture pour des miettes, alors là, il n’a pas de problème à oublier la réalité des Québécois, particulièrement en région. Est-ce que la vice-première ministre (Geneviève Guilbault) peut se lever au nom de son gouvernement et reconnaître que l’abolition du programme RénoRégion est une erreur, une erreur grave et malaisante ? », a tonné le chef de la formation indépendantiste. 

Madame Gentilcore a, pour sa part, tenté de savoir ce que le gouvernement comptait faire désormais que le programme est aboli. « Le programme RénoRégion, justement, résidait dans le fait d’aider à faible coût des résidences qui avaient besoin des rénovations dans l’immédiat. Donc, j’aimerais vraiment entendre la ministre de l’Habitation (France-Élaine Duranceau) expliquer pourquoi ces Québécois-là, qui sont dans une situation de vulnérabilité, se voient couper l’aide qui leur permettrait de faire des rénovations urgentes, qui leur permettraient de vivre avec un minimum de dignité et nous dire ce qu’elle compte faire concrètement, là, maintenant que le programme est coupé. Qu’est-ce qu’on va faire pour que ces citoyens-là puissent vivre dans la dignité ? »

Quant à lui, le député du Parti québécois Pascal Paradis a dénoncé lors d’un point de presse subséquent une attaque envers les régions. « C’est une grande preuve d’insensibilité à la situation du logement dans les régions, parce que souvent il n’y a pas d’alternative. Les gens doivent faire ces rénovations urgentes pour demeurer chez eux. Il n’y a pas d’autre option. Où sont les députés caquistes des régions pour défendre cette mesure-là, qui concerne plusieurs régions du Québec ? C’est inexplicable ».

Partager

Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

  • Abolition
  • Catherine Gentilcore
  • Coalition avenir Québec
  • Coupure
  • Dévitalisation
  • Domicile
  • économie
  • Gouvernement Legault
  • Martin Damphousse
  • Parti québecois
  • Pascal Paradis
  • Paul St-Pierre-Plamondon
  • Pénurie de logements
  • RénoRégion
  • Rénovation Québec
  • Union des municipalités du Québec

Publié sur le site le 15 avril 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Mise à jour économique du Québec

Le gouvernement Legault traîne la patte

par Éric Cyr

Source photo : Instagram de François Legault

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), le gouvernement du Québec ne fait pas assez d’efforts pour renouer avec l’équilibre budgétaire. En effet, les dépenses ont augmenté de 54,1 milliards de dollars ($) depuis l’élection du gouvernement Legault. Malgré tout, le ministère des Finances maintient sa projection d’un déficit de 11 milliards de $ pour l’exercice financier 2024-2025. Il s’agit du plus important déficit de l’histoire du Québec.

De plus, le gouvernement revoit à la hausse les projections du déficit pour l’année prochaine, le faisant passer de 8,5 à 9,2 milliards de $. Réagissant à la révision de la situation économique et financière du Québec présentée le 21 novembre 2024, un chercheur de l’IEDM, Gabriel Giguère, explique que les déficits à répétition marquent une perte de contrôle sur les finances publiques. « Le Québec fait face à un déficit d’une ampleur sans précédent. » Selon l’analyste expert du groupe de réflexion en politiques publiques, le gouvernement du Québec doit faire plus d’efforts pour se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Lors du dépôt du budget, le gouvernement Legault s’était pourtant engagé à entamer un exercice de révision des dépenses gouvernementales à compter du printemps 2024. Les résultats de cet examen devraient être intégrés au budget 2025-2026.

Déficit historique

Les frais d’intérêts sur la dette du Québec coûteront 9,9 milliards de $ aux contribuables cette année. Le gouvernement québécois s’attend à ce que la dette du Québec atteigne 236,6 milliards de $ au 31 mars prochain. Le chercheur note que les dépenses se sont accrues de 51 pour cent (%) depuis l’entrée en fonction du gouvernement Legault, passant de 106,5 milliards de $ en 2019 à 160,6 milliards de $ cette année. Cela représente une augmentation de trois milliards de $ par rapport aux prévisions de mars dernier.

« Plutôt que de chercher des solutions créatives aux enjeux du Québec, ce gouvernement se contente de dépenser davantage à gauche et à droite. Le fait est que, depuis qu’il est au pouvoir, les dépenses ont augmenté de moitié environ. Ce n’est pas soutenable ! »

Le chercheur rappelle que le premier ministre François Legault avait fait campagne sur l’abolition de 5 000 postes de fonctionnaires en 2018. Aujourd’hui, le Québec en compte 9 838 de plus qu’à son arrivée au pouvoir. Dans l’ensemble, il y a 72 806 employés de l’État québécois de plus qu’en 2018-2019.

Les plus récentes estimations montrent que l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital rapportera 2,8 milliards de $ sur cinq ans, dont un milliard de $ cette année. « Le gouvernement n’a pas un problème de revenus, mais bien un problème de dépenses et l’augmentation de l’impôt sur le gain en capital le confirme », indique M. Giguère qui considère que cette mesure nuit à la croissance du Québec ainsi qu’aux épargnants et revient à sacrifier notre prospérité future pour une rentrée d’argent annuelle. « Si ce n’était pas de la décision du ministre des Finances, Eric Girard, le Québec aurait bénéficié d’un environnement fiscal plus intéressant que le reste du pays. » Après avoir laissé planer le doute, le ministre avait pourtant annoncé qu’il copierait le fédéral et augmenterait le taux d’inclusion des gains en capital à 66,6 % au mois d’avril dernier. L’IEDM explique qu’une telle augmentation d’impôt a pour effet de réduire la disponibilité du capital de risque en abaissant les rendements prévus et pourrait mener au report des ventes potentielles par les investisseurs en capital de risque.

Partager

Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

  • Budget
  • Déficit
  • Dettes
  • économie
  • Équuilibre budgétaire
  • François Legault
  • Gabriel Giguère
  • Gouvernement Legault
  • Institut économique de Montréal
  • Ministère des Finances
  • Province de Québec

Publié sur le site le 3 décembre 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Soins de santé

Des professionnels dénoncent l’approche du gouvernement

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Des professionnels de la santé incluant des spécialistes, des omnipraticiens (médecins de famille), des pharmaciens et des présidents de conseils professionnels qui pratiquent sur le territoire de la Côte-Nord ont dénoncé, le 13 mai 2024, les nouvelles règles instaurées par le gouvernement Legault qui ne répondent pas aux besoins selon eux.

Un porte-parole des 22 signataires de la lettre ouverte à ce sujet (publiée dans l’édition du journal du 28 mai), le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), qui parle aussi au nom des 215 membres de cette organisation qui déplorent la problématique actuelle, le docteur Youssef Ezahr, a fait le point quelques semaines plus tard, le 21 mai.

« Je souhaite attirer votre attention sur la situation sur la Côte-Nord, qui présente une discordance alarmante entre les rapports gouvernementaux et la réalité sur le terrain. Depuis notre lettre du 13 mai, nous avons réussi à stopper le transfert de nos patients déjà hospitalisés. Ces patients sont vulnérables, atteints de pathologies comme la démence, mais ne nécessitant pas de soins actifs. Ce qui n’a pas été dit, c’est que pour garder ces patients nous devons ajuster notre offre de soins à l’urgence », explique le chef du département d’anesthésie-réanimation au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui précise qu’une dizaine de patients nécessitant des soins actifs ont dû être transférés en l’espace de 24 heures seulement incluant un enfant de sept semaines souffrant d’une infection virale qui aurait pu être traité sur place. « En raison de la fermeture de la pédiatrie, et malgré les supplications de sa mère souhaitant rester près de ses proches, nous avons dû le transférer dans une autre région selon les disponibilités des lits des hôpitaux du Québec. Cette situation exerce une pression énorme sur les soignants, contraints de sélectionner les patients à transférer, alors que la majorité pourrait être soignée à Baie-Comeau. À Sept-Îles, nous observons des situations aberrantes comme 36 patients hospitalisés avec seulement deux préposés, ce qui compromet gravement la qualité des soins, en particulier pour ceux avec une autonomie réduite », poursuit le médecin.

Équipe volante

En ce qui concerne l’équipe volante promise par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le docteur Ezahr confie : « Nous n’avons reçu aucune nouvelle, excepté ce qui est publié sur Twitter. Malheureusement, aucune agence n’a été mobilisée pour nous aider rapidement, laissant notre personnel soignant à bout de souffle, enchaînant les temps supplémentaires obligatoires (TSO) depuis le 19 mai. Nous les soutenons du mieux que nous pouvons, mais ce rythme de travail présente un risque pour la population. Les patients de la Côte-Nord se retrouvent face à une offre de soins inéquitable comparée aux grands centres urbains. Enfin, nous n’avons eu aucune discussion avec l’équipe du cabinet du ministre, ni celle à Montréal, ni celle envoyée sur la Côte-Nord. Nos députés restent silencieux, se réfugiant derrière les communications ministérielles. Nous sommes déçus que notre lettre ait été politisée, que notre appel à l’aide soit devenu un enjeu opposant le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les agences de placement. Les solutions proposées ne sont que des pansements temporaires. De vraies solutions incluraient des exceptions pour les régions éloignées, permettant d’améliorer les conditions salariales afin de recruter le personnel nécessaire et d’éviter cette crise sanitaire. La population mérite mieux. »

Partager

Publié le 11 juin, 2024, dans la publication : Numéro_11 Volume_42

  • Christian Dubé
  • Côte-Nord
  • Dénonciation
  • Équipe volante
  • Gouvernement Legault
  • Médecins de famille
  • Ministre de la Santé et des Services sociaux
  • Nouvelles règles
  • Omnipraticiens
  • Personnel soignant
  • Pharmaciens
  • Présidents de conseils professionnels
  • Professionnels de la santé
  • Soins inéquitable
  • Spécialistes

Publié sur le site le 11 juin 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Négociation du secteur public

Des offres insultantes selon le Front commun

par Éric Cyr

Sur la photo, des grévistes fermontoises lors d’un débrayage, le 6 novembre dernier.

C’est avec une vive déception, mais peu d’étonnement que les porte-paroles du Front commun ont pris connaissance du dépôt effectué par le Conseil du trésor, le 29 octobre 2023, lequel est reçu comme un affront. Selon eux, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) démontre son incapacité à comprendre les difficultés vécues au sein des services publics et à réaliser l’urgence de sauver le navire qui est en train de sombrer. Ils constatent une déconnexion totale face à la colère des travailleuses et des travailleurs qui, épuisés, portent sur leurs épaules des services publics plus que jamais fragilisés.

« Beaucoup de bruit pour rien : une bonification pitoyable de seulement 1,3 % sur une durée de cinq ans. Ce dépôt est une nouvelle claque au visage des 420 000 travailleuses et travailleurs du Front commun. C’est une insulte. C’est trop peu trop tard. Pour nos gens, tendre l’autre joue, c’est terminé », ont tonné d’une seule voix les porte-paroles du Front commun, le premier vice-président de la CSN, François Enault, le président de la CSQ, Éric Gingras, la présidente de la FTQ, Magali Picard, et le président de l’APTS Robert Comeau.

Selon les représentants syndicaux, malgré le fait que 100 000 personnes sont venues appuyer le Front commun dans les rues le 23 septembre, un mandat de grève générale illimitée adopté à 95 % et l’annonce d’une première journée de grève, l’éléphant a accouché d’une souris. Ils considèrent que le gouvernement Legault continue de vouloir tout décider seul, de tout imposer, habitué à manœuvrer ainsi depuis sa première élection en 2018.

« Nous ne voyons rien dans ce dépôt qui permettrait de lever la grève. Nous devons nous rendre à l’évidence. La grève est la seule solution pour que le gouvernement comprenne. Puisqu’il le souhaite, on va l’exercer haut et fort », ont renchéri les porte-paroles. Ces derniers ont précisé qu’ils prendront le temps d’analyser le dépôt en détail avant d’en faire la présentation à leurs instances respectives, mais il ne fait déjà aucun doute qu’il n’est pas à la hauteur des attentes de leurs membres.

Offre salariale

L’offre salariale, qui est passée de 9 % sur cinq ans à 10,3 % pour la même période, ne règlera en rien l’immense retard que subissent les 420 000 travailleuses et travailleurs regroupés en Front commun par rapport aux autres Québécoises et Québécois. « La nouvelle offre salariale ne réussira pas à nous sortir de l’appauvrissement proposé par le gouvernement. Nous jouons toujours dans le même mauvais film, un film catastrophe. » À titre comparatif, le gouvernement a choisi de donner aux parlementaires 30 % d’enrichissement et de rattrapage auxquels viendront s’additionner d’autres augmentations annuelles.

Première journée de grève à Fermont

À l’instar de leurs confrères et consœurs des autres régions du Québec, plus de 7000 travailleurs et travailleuses de la Côte-Nord regroupés au sein du Front commun rassemblant 420 000 employés de l’État québécois qui sont membres de l’une des quatre plus grandes organisations syndicales québécoises, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), ont bravé le froid en amorçant un débrayage de quelques heures en début de matinée, le 6 novembre 2023.

Ces manifestations qui affectent principalement les milieux scolaire et hospitalier témoignent de l’exaspération des fonctionnaires quant aux dernières offres de Québec et à la lenteur des négociations relatives au renouvellement de leurs conventions collectives qui s’éternisent depuis plus d’un an et qui semblent actuellement dans l’impasse. Les travailleurs et travailleuses de cette alliance syndicale exercent leur droit de grève, avec un mandat adopté à 95 %, afin de dénoncer d’une voix commune et à l’unanimité le mépris du gouvernement Legault à leur égard et de revendiquer un rattrapage salarial ainsi qu’une protection contre l’inflation. Des piquets de grève ont été érigés localement à quelques endroits notamment en face des logements et des bureaux administratifs de la Commission scolaire du Fer, à l’entrée principale et dans la cour des écoles et en bordure du centre de santé.

Selon le regroupement syndical, la moyenne salariale annuelle des employés et employées du secteur public membres du Front commun dont la proportion de femmes atteint 78 % est de près de 44 000 $, le retard salarial est de – 11,9 % et le retard de rémunération globale se chiffre à – 3,9 %.

Les dirigeants du Front commun ont déjà annoncé que si les négociations achoppent et qu’aucune entente de principe n’est conclue dans un délai rapproché, trois jours consécutifs additionnels de grève sont prévus partout au Québec du 21 au 23 novembre prochains.

Partager

Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux
  • Centrale des syndicats du Québec
  • Commission scolaire du fer
  • Confédération des syndicats nationaux
  • Conseil du trésor
  • Débrayage
  • Enseignants
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Fermont
  • Front commun
  • Gouvernement de la Coalition avenir Québec
  • Gouvernement Legault
  • Grève
  • Manifestations

Publié sur le site le 14 novembre 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pont à Tadoussac

Le gouvernement Legault évasif et peu loquace

par Éric Cyr

Sur la photo, les trois députés péquistes poursuivent leur croisade pour un pont à Tadoussac. Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon (au centre) est le seul à avoir pris un engagement ferme pour le désenclavement de la Côte-Nord lors de la dernière campagne électorale.

La Coalition avenir Québec (CAQ) refuse à nouveau de s’engager à désenclaver la Côte-Nord en bloquant une motion du Parti québécois (PQ) à cet effet. Les porte-paroles du Parti québécois en matière de Transports, Joël Arseneau, et de Développement économique régional, Pascal Bérubé, demandent à l’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, et à la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, d’expliquer cette décision aux Nord-Côtiers qu’ils représentent.

Des péquistes convaincus et déterminés

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a questionné, le 3 mai 2023, le ministre responsable de la Capitale-Nationale et des Infrastructures et ancien ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, concernant le projet de pont sur la rivière Saguenay entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac. Le ministre a refusé de s’engager à ce sujet et ignorait même que son propre gouvernement avait acheté un traversier pour relier les deux rives avant même l’obtention d’études sur la faisabilité d’un pont à cet endroit. La motion, présentée par le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, reconnaissait entre autres que la Côte-Nord est « géographiquement enclavée », que le service de traversier « peut être imprévisible pour les citoyens » et que le projet de pont sur le Saguenay fait l’objet d’un « large consensus ».

« La décision de la CAQ de bloquer cette motion est incompréhensible puisque ce qu’elle contenait est factuel et est vécu réellement par les habitants de la Côte-Nord. Je me demande comment les députés de la région expliqueront leur positionnement aux citoyennes et aux citoyens qui attendent cela depuis des années et qui fondaient beaucoup d’espoir sur la CAQ », de lancer le député madelinot à sa sortie du Salon bleu.

Deux poids, deux mesures

Constatant que le ministre responsable des Infrastructures refusait de prendre position en faveur d’un pont à Tadoussac en cautionnant cette initiative et qu’il n’était même pas au courant que le gouvernement avait commandé de nouveaux traversiers, le Parti québécois a décidé de tester la volonté de la CAQ qui a manifestement échoué à ce test. « Du moment que la CAQ refuse de s’engager, qu’elle ait des études favorisant cette infrastructure et qu’elle ait pris des engagements dans d’autres dossiers, comme celui du troisième lien à Québec et l’achat de traversiers, il faut faire la lecture que la CAQ n’est pas en faveur du pont. Les députés Montigny et Champagne Jourdain qui se disaient favorables à la construction d’un pont en campagne électorale doivent expliquer cette décision », explique Joël Arseneau.

Motion du PQ

« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la Côte-Nord est géographiquement enclavée, ce qui a des impacts économiques et sociaux importants pour les Nord-Côtiers; qu’elle reconnaisse que le service de traversier peut être imprévisible pour les citoyens et qu’un seul bateau sera en activité à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine dans les prochains jours; qu’elle considère que la construction d’un pont est nécessaire pour le désenclavement de la Côte-Nord et pour la préservation de la faune marine du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent; qu’elle prend acte du large consensus et de la mobilisation citoyenne autour de ce projet; que l’Assemblée nationale demande par conséquent au gouvernement de s’engager à construire un pont sur le Saguenay. »

Partager

Publié le 23 mai, 2023, dans la publication : Numéro_10 Volume_41

  • CAQ
  • Coalition avenir Québec
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Enclavement géographique
  • Faune marine
  • Gouvernement Legault
  • Infrastructures
  • Jonatan Julien
  • Lien interrives
  • Mobilisation citoyenne
  • Parti québecois
  • Péquistes
  • Pont à Tadoussac
  • PQ
  • Québec
  • STQ
  • Transports
  • Traversiers

Publié sur le site le 23 mai 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) exige une rencontre rapide du groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux afin d’analyser l’impact des mesures instaurées par le gouvernement Legault qui ne font pas l’unanimité.

C’est dans le cadre de la rencontre du Comité sur le transport aérien de l’UMQ, le 24 janvier 2023, que les élus municipaux ont profité de l’occasion pour discuter de l’accessibilité, de la disponibilité et de la fiabilité des vols régionaux en présence de l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et responsable du volet aérien régional, le député de René-Lévesque, Yves Montigny.

Efficacité et fiabilité variables…

Pour l’UMQ, le moment est venu de dresser le bilan des retombées des mesures gouvernementales mises en place au courant des dernières années en convoquant rapidement une réunion de tous les membres de l’unité d’intervention afin qu’ils se penchent sur ce sujet. Le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, remet en question l’efficacité et la fiabilité de ce modèle : « On le constate partout au Québec, il n’y a plus de garantie de desserte aérienne. Nous faisons face, par exemple, à des horaires variables, à des annulations fréquentes de vols et à des restrictions d’équipages. Nous avons un grand territoire et il est important de connecter nos régions, mais aussi d’assurer le transport médical. Le gouvernement du Québec a été au rendez-vous par le passé. Maintenant, nous devons collectivement faire le bilan et déterminer les prochaines étapes destinées à améliorer l’offre de services aériens en région.

Mieux s’adapter et mieux s’outiller…

La présidente du comité de l’UMQ et mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, juge que la formule actuelle de transport aérien régional ne convient pas aux aspirations et aux exigences de la population et qu’il faut tout revoir en examinant différentes possibilités qui pourraient contribuer à améliorer la situation.

« Durant les dernières années, l’UMQ a été particulièrement active dans le dossier du transport aérien. Grâce à nos efforts, nous avons obtenu la création de programmes pour soutenir les infrastructures, stimuler la concurrence et accroître l’accessibilité à ce mode de déplacement. Lors de la pandémie, nous avons aussi travaillé avec plusieurs groupes économiques afin de proposer un nouveau modèle d’affaires visant à éviter les bris de services. De concert avec le gouvernement du Québec, le groupe d’intervention a fait des choix qu’il jugeait les plus appropriés dans le contexte. Aujourd’hui, on constate malheureusement que le transport aérien régional ne répond plus aux attentes et aux besoins de nos populations. Tous les acteurs du domaine doivent se réunir pour identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en tentant de trouver des solutions aux irritants actuels. »

Le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, qui était attendu depuis longtemps, a été implanté par le gouvernement du Québec en juillet 2020 afin de déterminer et d’analyser des pistes de solutions pour les dessertes aériennes régionales. Cette structure, qui rassemble plus d’une vingtaine d’intervenants et de partenaire, a tenu sa dernière rencontre en mars 2022.

Transport aérien régional

Le Parti québécois revient à la charge

Constatant une détérioration dans le domaine des déplacements aériens desservant les régions du Québec, le Parti québécois (PQ) réclame, le 30 janvier 2023, une véritable stratégie en matière de transport aérien régional afin de répondre de façon adéquate et efficace aux aspirations et aux besoins des acteurs des milieux.

Le porte-parole en matière de transports pour le PQ et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a remarqué comme de nombreux autres intervenants, la situation désastreuse du transport aérien et les performances décevantes du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR). Ce dernier exhorte le gouvernement Legault à agir et l’invite à instaurer une réelle tactique destinée à améliorer les déplacements par avion dans les régions du Québec. Déplorant que la situation du transport aérien en région se soit dégradée au courant des derniers mois, le député péquiste constate que la mise en place du PARR par le gouvernement n’a amélioré ni l’offre ni la demande dans la plupart des aéroports régionaux. « C’était écrit dans le ciel (sic). Il faut maintenant reprendre le travail alors que tout reste à faire pour établir enfin un modèle de dessertes régionales efficace, viable et abordable. »

Selon le PQ, la fiabilité des liaisons est mise à mal et la confiance de la clientèle est au plus bas. Le gouvernement doit donc prendre acte dès maintenant de la performance discutable du programme alors qu’à peine 20 % des billets à rabais ont trouvé preneur. « Je demande à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, de revoir avec les intervenants du secteur les fondements du PARR et je lui tends la main pour travailler ensemble à relancer durablement le transport aérien dans nos régions. D’autres modèles d’intervention existent et d’autres modèles d’affaires doivent être envisagés. Nous avons besoin d’une vraie vision qui colle à notre réalité », souligne le député Joël Arseneau.

À l’instar de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), M. Arseneau demande à la ministre québécoise des Transports de réunir d’urgence le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, dont il fait partie, qui ne s’est pas rencontré depuis mars 2022.

« Il y a des gestes concrets et urgents à poser pour soutenir, consolider ou rétablir certaines liaisons aériennes, mais l’objectif primordial doit être le développement d’une véritable stratégie de transport aérien régional pour le Québec. »

Témoin direct de la défaillance du système actuel, l’élu madelinot rappelle que le PARR ne visait qu’à soutenir la demande alors que le soutien à l’offre doit faire partie des axes clés pour relancer le transport aérien régional. « Force est aujourd’hui de constater qu’il faut voir plus grand et de façon plus approfondie les enjeux du transport aérien et travailler sur l’offre de transport actuellement anémique, souvent perturbée, insuffisante et surtout insatisfaisante en regard des besoins aériens des Québécoises et des Québécois en région. »

Selon le député Arseneau, les divers intervenants du domaine s’entendent sur le fait que les fréquences et les itinéraires des vols sont insatisfaisants et que la fiabilité du service est compromise par une offre de transport déficiente. « L’offre de quelques milliers de billets d’avion à coût réduit n’a pas changé le fait que les régions sont actuellement extrêmement mal desservies dans un marché caractérisé par un manque de concurrence, où les attentes et les besoins régionaux sont ignorés ou déçus. La situation catastrophique que nous vivons a notamment un impact délétère sur les efforts de vitalisation de nos régions, les initiatives d’attraction et de rétention des familles et de la main-d’œuvre ainsi que sur l’accès aux soins de santé. Il faut agir ! »

Partager

Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

  • Aviation civile
  • Circulation aérienne
  • Déplacements aériens
  • Dessertes aériennes
  • Gouvernement du Québec
  • Gouvernement Legault
  • Mobilité durable
  • Secteur aéronautique
  • Services aériens
  • Transport aérien
  • Transports Québec
  • Union des municipalités du Québec UMQ
  • Vols commerciaux

Publié sur le site le 13 février 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pont à Tadoussac

Québec aux antipodes de la Côte-Nord ?

par Éric Cyr

La vision de Québec semble diamétralement opposée aux revendications des Nord-Côtiers en matière de transports et le gouvernement Legault l’a démontré encore une fois en annonçant son intention de faire construire trois nouveaux traversiers électriques avant même de connaître les conclusions de deux études concernant la construction d’un éventuel pont à l’embouchure de la rivière Saguenay/Shekutamitsh menées au coût de plusieurs millions de dollars.

Au diapason des aspirations légitimes des citoyens et des intervenants des différents milieux de la Côte-Nord, la Société du pont sur le Saguenay et la Coalition Union 138, qui prônent le désenclavement du territoire et militent pour l’érection d’un tel ouvrage d’art à Tadoussac, questionnent l’annonce du ministère des Transports du Québec, les 30 et 31 janvier 2023, et s’insurgent contre ce qu’ils considèrent absurde en y voyant une façon détournée de court-circuiter le projet revendiqué depuis plus d’un demi-siècle qui relierait la région par voie terrestre.

Jeter un pont ?

Selon la Coalition Union 138 depuis l’entrée en fonction des traversiers actuels assurant le lien entre la Côte-Nord et le Québec, le gouvernement québécois a toujours garanti que ces deux navires pourraient être relocalisés ailleurs dans l’optique où l’édification d’un pont irait de l’avant. Le porte-parole de l’organisation, Guillaume Tremblay, confie : « Cette action gouvernementale, avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay, sème l’incompréhension et l’inquiétude. Comment justifier le choix de la nouvelle ministre québécoise des Transports, Geneviève Guilbault, de commander de nouveaux traversiers à même les fonds publics alors que les deux bateaux neufs actuels pourraient être libérés et utilisés à une autre desserte maritime à la suite de la réalisation d’un pont sur le Saguenay ? Cette annonce ébranle les ambitions et les attentes des Nord-Côtiers qui avaient fait confiance au gouvernement caquiste lors des dernières élections ».

Selon l’analyse de la Coalition, l’objectif de réduire les gaz à effet de serre (GES) par l’introduction de navires à propulsion électrique est farfelu puisque l’attente actuelle des nombreux véhicules et poids lourds aux traversiers de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine et l’étirement de ce service par l’emprunt de la route 172 menant au Saguenay, qui génèrent eux aussi une quantité importante de GES, viennent contrecarrer et saboter tout effort en ce sens. La Coalition insiste sur le fait que d’autres projets novateurs, dont évidemment et logiquement la construction d’un pont, pourraient contribuer de façon beaucoup plus efficace à diminuer ceux-ci.

La Société du Pont sur le Saguenay réagit aussi de façon défavorable à l’annonce et s’élève contre cette volonté exprimée par la ministre Guilbault d’acquérir trois nouveaux traversiers électriques sans attendre les conclusions des études amorcées par le consortium Systra-WSP-Cima+ qui permettront de savoir si les deux nouveaux traversiers affectés actuellement à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine pourront bientôt être mutés ailleurs. La crainte de l’organisation, constituée de membres de la société civile, est simple. En faisant disparaître toute possibilité de réaffectation des deux traversiers actuellement en service qui ont coûté 324 millions de dollars aux contribuables, est-ce que cela ne viendrait pas biaiser fondamentalement l’analyse avantages/coûts du processus en cours ? Poser la question c’est y répondre. Le président de la Société d’un pont sur le Saguenay, Marc Guilbert, trouve cette approche, visant la mise en service de trois nouveaux navires, précipitée et illogique : « Un tel scénario serait évitable. Ce serait dommage, inacceptable et cela constituerait une très mauvaise utilisation des fonds publics. »

Chronologie d’événements passés

-Lorsque le gouvernement du Québec a annoncé en 2009 la construction de deux nouveaux traversiers pour Tadoussac, les responsables de l’époque ont confirmé que ceux-ci seraient polyvalents et pourraient donc être réaffectés ailleurs.

-Le bureau de projet créé en 2018 pour évaluer les avantages/coûts de construire un pont sur la rivière Saguenay en remplacement du service de traversiers actuel devrait transmettre ses conclusions au gouvernement en décembre 2023.

-Durant la dernière campagne électorale, le premier ministre québécois François Legault a affirmé qu’il avait de grandes ambitions pour le développement de la Côte-Nord et qu’il espérait que les conclusions des études en cours seraient positives afin de pouvoir construire ce fameux pont attendu par les Nord-Côtiers depuis plus de six décennies.

Partager

Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

  • Coalition Union 138
  • Désenclavement de la Côte-Nord
  • François Legault
  • Geneviève Guilbault
  • Gouvernement du Québec
  • Gouvernement Legault
  • Ministère des Transports du Québec
  • Navires
  • Pont à Tadoussac
  • Québec
  • Société du Pont sur le Saguenay
  • STQ
  • Transports Québec
  • Traversiers

Publié sur le site le 13 février 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ministre originaire de la Côte-Nord

Une première depuis quatre décennies

par Éric Cyr

Source photo : CAQ

La nouvelle députée de la circonscription de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, ne cesse de marquer l’histoire. Elle devient la première femme autochtone à siéger à l’Assemblée nationale du Québec et à y occuper un poste de ministre. En effet, la caquiste a accédé au titre de ministre de l’Emploi et a été nommée ministre responsable de la région de la Côte-Nord lors de la formation du Conseil des ministres du gouvernement Legault, le 21 octobre dernier. De plus, la fonction de ministre n’a jamais été octroyée à un élu originaire de cette région depuis le premier député péquiste de la Côte-Nord, Lucien Lessard, l’un des fondateurs du Parti québécois, sous le gouvernement de René Lévesque en 1976 puis en 1981 soit il y a plus de 40 ans.

Kateri Champagne Jourdain vient aussi renverser une tendance puisqu’aucun des quatre ministres responsables de la Côte-Nord qui l’ont précédée depuis 2012 (Alexandre Cloutier du PQ 2012-2014, Yves Bolduc et Pierre Arcand du PLQ 2015-2016 et Jonatan Julien de la CAQ 2018-2022) n’était issu de ce milieu. Le fait que la politicienne soit à l’affut des préoccupations et des revendications légitimes des Nord-Côtiers constitue un atout indéniable, mais pourrait cependant se retourner contre elle si elle ne livre pas la marchandise.

L’incontournable sujet

Les attentes des citoyens de la Côte-Nord envers la ministre sont très élevées notamment en matière de transports. Le désenclavement du territoire obtient un consensus depuis de nombreuses années monopolisant l’attention et suscitant les passions. La construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, le parachèvement de la route 138, qui aboutit actuellement en cul-de-sac, et la réfection de la très sinueuse route nationale 389, qui ne respecte pas les normes minimales de sécurité, mais aussi une meilleure desserte aérienne incluant des prix de billets d’avion abordables et pas seulement pour certaines destinations choisies par le gouvernement, sont le nœud du problème. Mme Champagne Jourdain devra impérativement accorder une attention particulière à ce dossier d’envergure, idéalement de concert avec son collègue le député de René-Lévesque, Yves Montigny, qui aurait aussi tout intérêt à en faire son cheval de bataille afin d’espérer demeurer en selle. Somme toute, elle devra démontrer qu’elle a la réelle intention de faire progresser les choses et de déverrouiller le territoire si elle souhaite être réélue une fois son mandat actuel terminé.

Le désenclavement de la région, la priorité.

Partager

Publié le 31 octobre, 2022, dans la publication : Numéro_18 Volume_40

  • Assemblée nationale
  • Autochtone
  • CAQ
  • Caquiste
  • Coalition avenir Québec
  • Côte-Nord
  • Désenclavement
  • Duplessis
  • Emploi
  • Gouvernement Legault
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Ministre
  • Pont à Tadoussac
  • Québec
  • Rivière Saguenay
  • Route 138
  • Route 389

Publié sur le site le 31 octobre 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

En croisade pour un pont

Le bordel chez Bonnardel

par Éric Cyr

Source photo : Coalition Union 138

Dans le cadre de la campagne, « Mamu, un pont entre nous », une délégation nord-côtière et autochtone de la Coalition Union 138, qui prône le désenclavement de la Côte-Nord en commençant par la construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadousssac, s’est rendue devant le bureau de circonscription du ministre québécois des Transports, François Bonnardel, à Granby en Estrie, le 12 mai 2022. Le coup d’éclat, qui incluait le déploiement d’une immense banderole avec le leitmotiv de l’organisation devant l’édifice, n’est pas passé inaperçu.

L’étendard de tissu symbolisant la principale revendication des membres de l’alliance qui préconisent la construction d’un pont à Tadoussac circule un peu partout au Québec et s’est déjà rendu en Minganie, à Sept-Îles et à Baie-Comeau avant son récent déroulement à Granby. La Coalition Union 138, qui croit fermement à la nécessité d’ériger un tel ouvrage d’art à cet endroit stratégique, reçoit notamment l’appui du milieu économique de la Côte-Nord et des communautés innues du Nitassinan sur la Côte-Nord et de Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le regroupement prend les moyens pour que ses requêtes soient considérées et souhaite obtenir un engagement ferme de la part du ministre Bonnardel pour la construction d’un pont à l’embouchure du Saguenay. « Nous nous sommes déplacés pour lui montrer notre bannière », affirme le porte-parole de la coalition, Guillaume Tremblay.

« La taille imposante de cette dernière, qui montre un pont sur le fjord du Saguenay, fait en sorte que M. Bonnardel ne peut plus ignorer notre présence et notre message. La nécessité de cette infrastructure ne fait plus aucun doute sur la Côte-Nord. Nous souhaitons que le ministre reconnaisse l’importance de cet apport majeur pour la région. »

Fini la cacophonie…

M. Tremblay confie que l’accueil était loin d’être chaleureux et qu’un attaché politique du ministre des Transports a pris de nombreuses photos avant qu’un membre de la sécurité décide d’appeler les forces policières. « Avec cette imposante bannière de 40 pieds sur 20 pieds (12 mètres sur 6 mètres) qui recouvrait l’ensemble de la façade de l’édifice, François Bonnardel ne peut plus se mettre la tête dans le sable et devrait comprendre le message. De plus, il va voir les belles photos prises devant son bureau, ce qui devrait l’éclairer sur le sujet qui nous préoccupe », confie M. Tremblay qui précise qu’à la suite du déploiement de l’immense emblème sur lequel trône un pont, des représentants de la Coalition Union 138 ont finalement pu s’entretenir avec le personnel de l’équipe de circonscription du ministre des Transports qui a assuré que les demandes et les doléances seront transmises au principal intéressé.

La Côte-Nord est la seule région du Québec qui doit assurer l’accès principal au territoire par un service de traversiers. Elle attend la construction d’un pont depuis plus de 60 ans. Mamu signifie ensemble en innu-aimun et la Coalition Union 138 rassemble ainsi tous les principaux groupes de la Côte-Nord : les Premières Nations innues du Nitassinan, la classe politique régionale, l’ensemble des Chambres de commerce et la Société du pont sur le Saguenay à Tadoussac. Toutes et tous croient qu’il est plus que temps d’agir et exigent du gouvernement le même enthousiasme qu’il démontre envers le troisième lien ou d’autres grands projets routiers au Québec. Selon l’organisation, en tant que ministre des Transports, M. Bonnardel peut s’engager à construire ce pont. Il pourrait ainsi remédier aux problématiques de sécurité routière et favoriser les initiatives économiques cruciales pour la région. Le chef de la Première Nation des Innus Essipit, Martin Dufour confie : « Le ministre pourrait par le fait même contribuer au développement durable et trouver une solution aux menaces environnementales qui touchent la population de bélugas du fleuve Saint-Laurent. » Selon le président de la Société du Pont sur le Saguenay, Marc Gilbert : « La situation a assez duré. Le service des traversiers est inadéquat et non fiable. En plus d’avoir une capacité moindre que les trois anciens traversiers en période estivale, les arrêts multiples, les bris mécaniques à répétition et le manque chronique de personnel empirent encore la situation. »

Autre visite surprise

Quelques jours plus tard, le 16 mai, c’était au tour du bureau de circonscription de la ministre québécoise des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, à Saguenay, de recevoir la visite de membres de la Coalition Union 138.

La Coalition Union 138 invite la population à être à l’affut et à appuyer les actions du mouvement populaire en utilisant toutes les tribunes dont elle peut disposer pour les publiciser. Selon l’alliance pour le désenclavement de la Côte-Nord, la prochaine campagne électorale sera un moment crucial pour démontrer l’intérêt collectif et influencer le futur gouvernement à passer aux actes en agissant dans ce dossier qui s’éternise depuis plus de six décennies.

Partager

Publié le 23 mai, 2022, dans la publication : Numéro_10 Volume_40

  • Coalition Union 138
  • Désenclavement Côte-Nord
  • François Bonnardel
  • Gouvernement Legault
  • Innus
  • Pont à Tadoussac
  • Pont sur le Saguenay
  • Québec
  • Transports Québec
  • Traversiers

Publié sur le site le 23 mai 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Environnement

Sauver le caribou, une nécessité

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La survie du caribou, en constante diminution au Québec et au Labrador depuis de nombreuses années, suscite les passions. Le gouvernement fédéral prépare un décret sur l’habitat essentiel de cette espèce au Québec, une mesure inédite jamais utilisée au pays auparavant qui permettrait à Ottawa d’intervenir relativement à la protection de ce cervidé en sol québécois.

Après avoir pressé Québec d’agir, Environnement Canada, qui évalue actuellement le sort du caribou des bois, déclaré vulnérable sur le territoire québécois en mars 2005, a donné à la mi-avril 2022 un ultimatum au gouvernement du Québec relativement à l’intensification des mesures de protection de cette espèce afin de faciliter la survie et le rétablissement des hardes de l’écotype forestier, c’est-à-dire les populations de caribous qui habitent la forêt boréale entre les 49e et 55e parallèles de latitude nord, sauf pour les petites populations isolées et presque décimées de caribou forestier de Val-d’Or et de Charlevoix. Insatisfait du traitement de la situation par le gouvernement Legault, le ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbault, estime que Québec ne prend pas entièrement ses responsabilités dans ce dossier et évoque la possibilité d’avoir recours à ce mécanisme prévu à la Loi sur les espèces en péril si Québec ne collabore pas davantage à la protection de cet écotype forestier.

Quelques semaines auparavant à la fin février, alors que Québec repoussait encore l’adoption d’une stratégie pour freiner l’affaissement de la population de caribous forestier, plusieurs nations autochtones avaient annoncé des recours juridiques. C’est dans cette foulée que le Conseil des Innus de Pessamit sur la Côte-Nord a joint le mouvement en rappelant que le caribou est d’une importance capitale pour les Innus et que son déclin engendre des pertes culturelles inestimables qui menacent directement l’identité de ce peuple. Selon le chef des Innus de Pessamit, Jean-Marie Vollant : « Non seulement le gouvernement du Québec ne respecte pas ses engagements à freiner le déclin, mais les taux de perturbation dans l’habitat essentiel du caribou ne cessent de s’accroître… En autorisant les coupes forestières sur les sites essentiels pour le maintien du caribou et en refusant de s’asseoir avec nous afin de discuter de la mise en place de solutions efficaces, le gouvernement nuit consciemment au maintien du lien fondamental qui nous unit à Atiku, le caribou, depuis des temps immémoriaux. » Le projet d’aire protégée Pipmuakan, qui vise à protéger l’habitat du caribou et le patrimoine culturel innu sur le territoire du Nitassinan de la Première nation innue de Pessamit, a été déposé au gouvernement du Québec à l’automne 2020 et est demeuré lettre morte.

La porte-parole de Québec solidaire en matière de forêts, de faune et de parcs, la députée Émilise Lessard-Therrien, a donné, le 13 avril, la note E pour échec au ministre québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région Nord-du-Québec, Pierre Dufour, qu’elle qualifie de roi de l’inaction. La députée solidaire en a profité pour lui réitérer, encore une fois, sa demande de sursis concernant les coupes forestières. « Ça fait des mois que je talonne le ministre pour qu’il assure la protection des caribous… Je lui ai envoyé une lettre pour l’implorer d’imposer un moratoire sur les coupes forestières dans l’habitat du caribou. Il a mis sur pied une commission indépendante et des consultations bidon pour gagner du temps, mais en attendant il ne fait rien pour protéger l’une de nos espèces les plus emblématiques. Nous n’avons plus de temps à perdre et Ottawa ne devrait pas avoir à rappeler au ministre de faire son travail. C’est gênant et le ministre Dufour devrait avoir honte », a fustigé la députée de l’Abitibi-Témiscamingue qui juge que ce dernier est incapable de jouer son rôle de protéger les espèces vulnérables et qu’il préfère plutôt protéger l’exploitation forestière. « Quand je regarde le bilan de M. Dufour et son absence totale dans le dossier, j’ai l’impression qu’il est aussi le ministre des Ressources naturelles. Si c’est le cas, qui va faire la job qu’il est censé faire ? Qui va s’occuper de notre faune et de nos espèces en péril ? On le voit, le ministre Dufour a choisi son camp et ce n’est pas celui de la faune. » En mai 2019, Québec solidaire a proposé l’abolition du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour que le volet « forêts » soit rapatrié vers le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles et que les aspects « faune et parcs » relèvent du ministère de l’Environnement.

Le saviez-vous ?

Le caribou de la Gaspésie fait partie d’une population de caribous montagnards, l’un des trois écotypes que l’on trouve au Québec aux côtés du caribou forestier et du caribou migrateur. Il vit en altitude dans le massif gaspésien et passe la majeure partie du temps à l’intérieur du parc national de la Gaspésie. Il constitue l’unique vestige des populations de caribous qui peuplaient autrefois la péninsule gaspésienne, les provinces maritimes du Canada et la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis. Cette population isolée et unique est désignée comme menacée au Québec et en voie de disparition au Canada.

Partager

Publié le 25 avril, 2022, dans la publication : Numéro_8 Volume_40

  • Caribou des bois
  • Coupes forestières
  • Environnement Canada
  • Espèces en péril
  • Faune menacée
  • Gouvernement Legault
  • Habitat essentiel
  • MFFP
  • Ottawa
  • Québec

Publié sur le site le 25 avril 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine

D’une étude à l’autre en continuité et en parallèle…

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette. Légende photo : Des véhicules d’urgence interviennent lors d’un incendie sur le traversier Jos Deschênes II.

On ne compte plus les études relatives à l’éventuelle construction d’un pont à l’embouchure de la rivière Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine qui ont été réalisées depuis des décennies. Un total de 14 études a été répertorié depuis 1973 par la Société du pont sur le Saguenay qui conserve chacune de celles-ci sur son site internet. Qu’à cela ne tienne, après l’étude d’opportunité entamée par le ministère des Transports du Québec (MTQ) en septembre dernier et dont la conclusion a été repoussée d’au moins un an, le 1er février 2022, le gouvernement du Québec a lancé, le 23 février, un appel d’offres pour une énième étude qui sera cette fois-ci orientée sous un volet socio-économique.

Variations sur un même thème

On aurait pu croire que ces très nombreuses études auraient abordé sous tous les angles et toutes les coutures les moindres facettes de la construction d’un pont à cet endroit stratégique pour le transport. Il semblerait que non. Bien que les résultats de la première étude du gouvernement de la Coalition avenir Québec (la 15e sur le sujet), celle d’opportunité, ne seront pas dévoilés avant le courant de l’année 2023, Transports Québec, qui souhaite mesurer l’impact socio-économique qu’aurait la construction d’un tel ouvrage architectural au-dessus de la rivière Saguenay et ses conséquences sur l’exploitation de la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine et sur les citoyens habitant ses rives et dans les communautés des MRC de La Haute-Côte-Nord et de Charlevoix ainsi qu’à évaluer les mesures d’atténuation envisageables, lance une seconde étude (qui est en fait la 16e réflexion sur la construction d’un pont).

Le ministre québécois des Transports et ministre de la région de l’Estrie, François Bonnardel, le ministre responsable des régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, et la députée caquiste de Charlevoix-Côte-de-Beaupré qui est aussi adjointe parlementaire de la ministre de l’Enseignement supérieur, Émilie Foster, soulignent le lancement d’un appel d’offres pour la réalisation d’une autre étude, celle-ci de nature socio-économique, qui portera sur les répercussions de la construction d’un pont au-dessus de la rivière Saguenay sur l’exploitation de la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine. « Cette importante étude sera réalisée en parallèle de l’étude d’opportunité amorcée à l’automne 2021. Ensemble, elles serviront à identifier les besoins et permettront de déterminer la solution optimale », peut-on lire dans le communiqué.

Des précisions précises…

« Je suis fier que ce dossier important pour la Côte-Nord franchisse plusieurs étapes en parallèle. Nous sommes le gouvernement des régions et nous le démontrons une fois de plus », confiait le ministre des Transports, François Bonnardel, à l’occasion de cette annonce. Son collègue caquiste, le ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, s’exprimait pour sa part ainsi : « Ce mandat est incontournable pour la suite du projet puisqu’il permettra non seulement d’apporter des précisions sur les répercussions anticipées d’un pont sur les communautés locales, mais aussi en ce qui concerne l’économie et l’aménagement du territoire. »

Selon le MTQ, l’étude d’opportunité actuellement en réalisation (la 1re étude du gouvernement Legault et la 15e au total) par le Groupe Pont Estuaire/Fjord du Saguenay, prend en compte le milieu marin, la faune et la flore. Il s’agit d’une étape nécessaire à la réalisation d’un projet de cette envergure puisqu’elle permettra de déterminer et d’évaluer les options possibles incluant la réponse aux besoins, l’analyse des coûts-avantages et des risques ainsi que l’estimation des coûts et de l’échéancier. Elle inclut notamment la conception préliminaire de la solution la plus prometteuse pour la construction d’un pont selon l’un des trois corridors établis par Transports Québec (Tadoussac, La Boule, ou entre les deux). L’étude socio-économique qui vient d’être annoncée étudiera quant à elle les répercussions.

Partager

Publié le 14 mars, 2022, dans la publication : Numéro_5 Volume_40

  • Charlevoix
  • Côte-Nord
  • Gouvernement du Québec
  • Gouvernement Legault
  • Haute-Côte-Nord
  • MTQ
  • Pont
  • Rivière Saguenay
  • Société du Pont sur le Saguenay
  • Transports Québec
  • Traverse Tadoussac

Publié sur le site le 14 mars 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Le Parti québécois et la CSN unissent leurs voix

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue, le 15 février dernier, à l’Assemblée nationale, la Conférence des syndicats nationaux (CSN), de concert avec le Parti québécois, a pressé le gouvernement du Québec de soutenir la coopérative de transport aérien régional (TREQ), un projet qui permettrait d’améliorer le service aérien en région, de réduire les tarifs et de rétablir la concurrence sur les vols intérieurs.

L’appel de la CSN, appuyé par le Parti québécois, fait écho à la pétition déposée la semaine précédente à l’Assemblée nationale par le par le chef parlementaire et porte-parole du Parti québécois en matière de transports, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, qui a récolté 4561 signatures. L’élu péquiste ne compte plus les sorties qu’il a faites pour demander au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de préciser ce qu’il entend mettre en avant pour améliorer la fiabilité, l’accessibilité et, surtout, pour assurer la pérennité des services aériens dans les régions du Québec. « Les citoyens des régions attendent avec impatience le plan de relance depuis près d’un an et demi, ça suffit ! Ce n’est pas exagéré ni prématuré de dire que dans ce dossier, la CAQ est aux abonnés absents; si elle souhaite agir, c’est maintenant ! Le transport aérien régional a besoin d’un signal fort, les pistes de solution sont connues et le projet TREQ en fait partie », a déclaré avec conviction le politicien madelinot.

Le leader parlementaire du Parti québécois, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a également une nouvelle fois réclamé que le gouvernement caquiste donne enfin un appui clair et concret à la coopérative TREQ, dont le modèle novateur contribuerait à restructurer les services régionaux de transport aérien au grand bénéfice de la population. M. Ouellet soutient que le modèle d’affaires coopératif de TREQ mérite assurément d’être évalué, considéré, voire encouragé et soutenu. Selon l’élu nord-côtier, cette approche créative saurait possiblement répondre à un certain nombre de besoins, notamment en ce qui concerne la fréquence, le coût et la régularité des vols.

« Sur la Côte-Nord, TREQ a déjà obtenu l’appui d’élus, de gens d’affaires et de milliers de membres. Les gens sont mobilisés et souhaitent que le gouvernement emboîte enfin le pas ! Chez nous, le transport aérien, c’est nécessaire non seulement pour le développement économique, mais aussi pour la sécurité des citoyennes et des citoyens », a insisté Martin Ouellet.

Appuyer une initiative citoyenne

La CSN est pour sa part convaincue de la pertinence de la présence d’une coopérative régionale qui permettrait à terme d’augmenter l’offre de transport aérien, d’abaisser les tarifs souvent prohibitifs et de ramener la concurrence dans des marchés trop souvent contrôlés par des monopoles malsains pour la vitalité des régions. « La prospérité économique du Québec repose en grande partie sur le dynamisme des régions. Qu’attend le gouvernement Legault pour participer au montage financier du projet avec les autres partenaires publics et privés qui sont prêts à investir ? », a demandé la troisième vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre, qui dénonce le fait qu’actuellement le gouvernement Legault subventionne des billets vendus hors de prix. « Québec doit cesser de subventionner les transporteurs privés et appuyer une initiative citoyenne qui profitera à tous les Québécois et à toutes les Québécoises. » Cette dernière conclut : « À titre de gouvernement, Québec doit assumer sa souveraineté sur son territoire et doit aussi donner aux régions les moyens d’exploiter leur plein potentiel. Aujourd’hui, l’avion attend en bout de piste le moment du décollage. Et un seul passager manque encore à l’appel. »

Service essentiel en région

Selon la CSN, un service aérien de qualité peut apporter de nouveaux investissements en région, faciliter l’attraction et la rétention d’une main-d’œuvre de qualité et contribuer au plein essor de l’industrie touristique québécoise. Le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay confie : « Les dessertes aériennes constituent des services essentiels pour les régions du Québec, ne serait-ce que pour obtenir des soins de santé spécialisés dispensés seulement dans les grands centres. C’est aussi un des moyens les plus efficaces pour freiner l’exode des populations qui prive les régions d’une partie de leurs ressources et de leurs talents. »

Partager

Publié le 28 février, 2022, dans la publication : Numéro_4 Volume_40

  • Aviation
  • CAQ
  • Coopérative
  • CSN
  • Dessertes aériennes
  • Gouvernement Legault
  • Parti québecois
  • Services aériens
  • Transport aérien régional
  • Treq

Publié sur le site le 28 février 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Québec se fait tirer l’oreille…

par Éric Cyr

Source photo : TREQ

Une pétition en ligne à l’attention de l’Assemblée nationale invite le gouvernement du Québec à prendre ses responsabilités en soutenant les initiatives destinées à diminuer le coût des déplacements aériens en région et notamment en appuyant la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ).

L’ancien maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, fait de ce dossier prioritaire pour la Côte-Nord son cheval de bataille et affirme qu’il va suivre son évolution avec attention. L’ancien élu considère la situation comme un enjeu de société très préoccupant et a récemment publié une lettre incitant les citoyens concernés à signer cette pétition sur son profil Facebook, somme le gouvernement Legault d’agir. Ce dernier est inquiet de l’inaction de Québec au sujet de la crise du transport aérien dans les régions, notamment sur la Côte-Nord qui subit un important déclin démographique, et qui a des répercussions entre autres en ralentissant leur développement économique.

M. Porlier est persuadé que le gouvernement Legault doit amorcer une véritable réflexion sur le transport aérien au Québec et enfin se décider à agir afin d’alléger le coût dissuasif des vols intérieurs sur son territoire comparativement à celui des autres destinations au pays et en Amérique du Nord. Ce dernier vante l’initiative TREQ d’un transporteur aérien sous forme coopérative à propriété collective qui a reçu le soutien de milliers de Québécois déjà membres, de plusieurs maires et mairesses du Québec, de plusieurs industriels, du gouvernement fédéral et de grandes institutions financières. Il demande donc au premier ministre du Québec, François Legault, de considérer sérieusement la proposition de TREQ qui souhaite desservir à prix abordable le réseau aérien primaire au Québec et de dévoiler sans tarder sa stratégie destinée à lutter contre cette crise afin de contrer le monopole malsain du transporteur Air Canada.

Secteur aérien régional délaissé

M. Porlier accuse le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de tenir un discours accrocheur, mais sans profondeur. « Il semble y avoir un aveuglement volontaire du côté de Québec à ne pas reconnaître même l’existence de cette crise. M. Legault choisit de fermer les yeux sur notre anémique performance en matière de transport aérien alors que nous sommes derniers de classe avec des pertes fiscales annuelles de 800 millions de dollars… Si Québec choisit de perpétuer ce système en injectant des millions de dollars pour subventionner des billets beaucoup trop chers, c’est que vraisemblablement, les intérêts du Québec et des régions n’auront pas fait le poids dans l’équation. Il faut sortir de cette formule qui fait mal au Québec et à ses régions en changeant de stratégie. »

L’ancien politicien considère que le fait d’utiliser des fonds publics pour subventionner des transporteurs aux prix prohibitifs ne règlera jamais le problème fondamental des prix trop élevés et que le système actuel encourage un réseau qui favorise le maintien du prix exorbitant des billets, ce qui va à l’encontre de l’intérêt de la population : « Vraisemblablement, le prix de cet aveuglement face au transport aérien est faramineux, mais le paradoxe c’est qu’une petite partie de ces pertes, mieux investies, pourrait permettre le déploiement d’un réseau aérien efficace et abordable sur tout le territoire du Québec. Un réseau qui servirait enfin le développement de nos régions. »

Les citoyens peuvent signer la pétition jusqu’au 7 février 2022 en allant sur le lien sur le profil Facebook de Réjean Porlier ou directement sur le site Internet de l’Assemblée nationale du Québec au https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition

Partager

Publié le 31 janvier, 2022, dans la publication : numéro_2 Volume_40

  • Assemblée nationale
  • Aviation
  • Coopérative de transport régional
  • Déplacements aériens
  • Gouvernement Legault
  • Québec
  • Réjean Porlier
  • Transport aérien
  • Treq

Publié sur le site le 31 janvier 2022

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.