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  • Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

    AUGMENTATION DES TAXES À TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

    Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

  • Fermont, un diamant touristique à l’état brut

    Opportunités

    Une 30 mai, 2016

    Fermont, un diamant touristique à l’état brut

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économie

Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

AUGMENTATION DES TAXES À TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

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Fermont, un diamant touristique à l’état brut

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AUGMENTATION DES TAXES À TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

par Guillaume Rosier

Les augmentations de taxes mises en place par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui doivent aider à éponger un déficit abyssal, inquiètent certains citoyens fermontois.

Terre-Neuve-et-Labrador est lourdement handicapée par un énorme trou budgétaire. En effet, le déficit du budget 2015-2016 se chiffre à 2,2 milliards de dollars, soit 7,3 % du PIB. Le déficit a été légèrement supérieur au double de ce qui avait été prévu il y a un an. En proportion du PIB, le déficit 2015-2016 est quatre fois plus grand que le plus lourd de tous les autres déficits provinciaux.

Avec le statuquo, le déficit de la province aurait atteint 2,7 milliards de dollars en 2016-2017, mais des décisions budgétaires strictes doivent faire baisser le déficit à 1,8 milliard de dollars en 2016-2017, soit 6,2 % du PIB.

Parmi toute une série de mesures prises pour réduire la taille du trou budgétaire, on peut par exemple évoquer une augmentation du cout de l’essence qui est déjà entrée en vigueur au début du mois. Le 1er juillet, date officielle, les taxes augmenteront sur presque toute la ligne, en commençant par la taxe de vente harmonisée, qui passera de 13 % à 15 %. On peut également mentionner une hausse de l’impôt sur le revenu de 1 % pour les tranches de revenus situées entre 35 149 et 125 000 dollars.

Cette austérité est loin, très loin de faire l’unanimité chez nos voisins, qui pâtissent déjà d’un climat de morosité économique. À Fermont, certains s’inquiètent des répercussions que peuvent avoir les augmentations de taxes, en raison de l’étroitesse des liens entre la ville minière et le Labrador.

Cout de la vie plus élevé?

Une citoyenne fermontoise explique :

« Il y a énormément de produits que l’on ne trouve pas à Fermont et que l’on doit se procurer au Labrador. Avec l’augmentation de la taxe de vente harmonisée, forcément, le portefeuille va s’alléger plus vite. » Un autre citoyen va plus loin : « Les taxes vont avoir pour effet de diminuer la consommation de certains ménages. À terme, cela peut menacer les commerces et cela nous concerne directement ».

Concernant la hausse des prix de l’essence, certains pensent que cela aura une répercussion sur le prix de plusieurs produits en magasin en raison de la hausse du cout du transport, et peut-être également sur le prix des déplacements en avion faits depuis l’aéroport de Wabush.

À contrario, une autre citoyenne estime que les augmentations de taxes dans la province voisine auront un effet bénéfique sur l’achat local, à la fois de la part des Fermontois et des Labradoriens.

Il va falloir attendre un peu pour voir quels seront les effets de l’austérité à Labrador sur Fermont. Quoi qu’il en soit, la situation va se détériorer pour les ménages de la province voisine.

« Il n’y a aucun doute que chaque famille va ressentir les effets du déficit dans lequel notre province est plongée. C’est une réalité », a récemment déclaré la mairesse de Labrador City, Karen Oldford.

Prévisions économiques

D’après le Conference Board du Canada, qui a présenté à la mijuin ses prévisions économiques pour l’ensemble du pays, les choses vont mal à Terre-Neuveet- Labrador. La baisse générale du prix des matières premières porte un coup dur à l’économie de cette province selon ce groupe de réflexion. De plus, des projets majeurs en cours de réalisation depuis quelques années devraient être bientôt terminés. Ils cesseront ainsi de contribuer à la croissance économique.

Les mesures d’austérité budgétaires prises par le gouvernement, dont l’augmentation des taxes et impôts, ralentissent aussi la croissance à moyen terme. Le Conference Board prévoit un repli de 1,2 % du PIB l’an prochain.

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Publié le 27 juin, 2016, dans la publication : Numéro 12 Volume 34

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Publié sur le site le 22 septembre 2016

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Opportunités

Fermont, un diamant touristique à l’état brut

par Oskar Muszynski

Le marché du minerai de fer plonge à nouveau et pour Fermont, c’est un peu une cloche de rappel. On se demande si la ville sera toujours là dans 50, 100 ou 150 ans. Il existe pourtant une solution qui permettrait de se tourner vers l’avenir avec sérénité, à savoir une évolution d’une économie minière à une économie touristique, plus rentable sur le long terme.

Qu’on le veuille ou non, Fermont est une ville mono-industrielle. L’économie tourne quasi exclusivement autour de l’exploitation du minerai de fer. Or, comme la plupart des ressources naturelles, le minerai de fer n’est pas durable sur le long terme. Viendra un jour où la ville devra faire face à cette réalité et devra choisir entre fermeture ou asphyxie lente. Avant d’en arriver là, il faudra trouver un moyen de rendre Fermont viable sur le long terme.

Pour Serge Côté, président de l’Association touristique de Fermont (ATF) depuis 2011 et propriétaire du gite « Chez Alexis », la solution pour que Fermont traverse le temps est le tourisme. Cette option peut s’avérer selon lui extrêmement rentable. Seulement voilà, tout ou presque reste à faire et le travail à mener est gigantesque. « Actuellement, le tourisme n’est pas développé à Fermont. Tout est à faire, mais tout est faisable. Il faut s’y mettre », indique M. Côté. Il ne manque pas de place ni d’attraits. La région est riche en murs d’escalade vierges, en rivières (Pékan et Moisie par exemple), en sentiers à travers les différents sommets qui bordent la ville ou les quelques pourvoiries déjà en place.

Un évènement pourrait sans aucun doute être le fer-de-lance du développement touristique, propulsant Fermont sur la scène internationale : la course de chiens de traineau. « Cela ferait de Fermont une destination qui se démarque à travers toute l’Amérique pour un créneau principal qui serait l’activité de chiens de traineau », explique Serge Côté. Il faut dire que l’activité dans le secteur de chiens de traineau à Fermont est des plus prometteuses. Le Défi Taïga, course de 200 km qui a lieu chaque année à Fermont au mois de mars, est la course la plus importante de l’Est Canadien (l’Ouest ayant sa fameuse Yukon Quest). L’évènement attire chaque année bon nombre de mushers, dont certains témoignent d’un désir de s’établir de manière permanente à Fermont tant les possibilités sont immenses.

Le président de l’ATF ajoute : « Le Défi Taïga permettrait un accès plus facile aux Européens et aux Américains de l’Est à une course de chiens de traineau. C’est super l’Ouest, mais les distances sont plus compliquées. Le Défi Taïga n’entrerait pas en compétition avec la Yukon Quest ou l’Iditarod, qui n’ont pas lieu à la même période. Au contraire, celui qui participe à une course dans l’Ouest, peut ensuite participer à celle de Fermont. À partir du moment où il y a trois grandes courses [au Canada], on pourrait envisager d’organiser une compétition nationale, et pourquoi pas après mondiale. »

L’idée d’une diversification de l’économie fermontoise par le tourisme est belle, mais les embuches qui se dressent devant celle-ci sont de taille. Afin de la mener à bien, cela nécessite tout d’abord d’importants investissements financiers, ainsi qu’une coopération massive des citoyens et de différentes municipalités de la région, que ce soit Fermont, Labrador City ou Schefferville. Par ailleurs, les compagnies minières contrôlent une grande partie du marché immobilier, ce qui freine l’implication des habitants. En effet, il semble difficile de s’impliquer dans quelque chose que l’on ne possède pas réellement.

Serge Côté et l’ATF restent toutefois confiants en l’avenir touristique de Fermont. Des projets sont d’ailleurs en cours afin d’exploiter au mieux les monts Serverson, comme la construction d’un refuge.

L’exemple norvégien

Le cas de Fermont, ville mono-industrielle qui doit chercher son salut dans une diversification économique, n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. La ville de Longyearbyen, en Norvège, a également été confrontée à un avenir incertain. Exploitant des mines de charbon dans l’archipel des Svalbard (qui abrite la Réserve mondiale de semences), la ville décida d’investir massivement dans le tourisme. La construction d’un port de croisière ainsi que de nombreuses infrastructures touristiques ont permis à la municipalité d’attirer une population grandissante, ainsi que l’université du Svalbard, qui se concentre sur les études liées à la biologie et aux sciences naturelles. Aujourd’hui, une seule mine reste encore en activité, la transition est réussie. Longyearbyen a misé avec brio sur son avenir. Pourquoi pas Fermont?

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Publié le 30 mai, 2016, dans la publication : Numéro 10 Volume 34

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Publié sur le site le 1 juin 2016

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