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Le pari d’un cycliste audacieux

par Éric Cyr

Un cycliste originaire du Sud de la France, Donnie Edery, qui habite dans la métropole québécoise depuis quatre ans, a décidé d’entreprendre un périple sur une distance de 6000 kilomètres à partir d’Ottawa où habite sa petite amie. Il a entamé cette exigeante randonnée à vélo nécessitant une préparation de longue haleine qui le mènera à travers trois provinces atlantiques puis en Gaspésie avant son retour à son point d’origine. Il était dans la région de Fermont et de l’Ouest du Labrador à la mi-octobre.

Détenteur d’un baccalauréat en philosophie de l’Université Paris-Nanterre (Paris-X), celui-ci qui a également une formation en mécanique automobile se considère comme un aventurier qui aime affronter l’adversité en relevant de nouveaux défis afin de repousser ses limites tout en évitant le point de rupture. Le jeune homme de 23 ans, qui filme et relate ses aventures le long de ce trajet qu’il a baptisé « Route de l’impossible » sur les médias sociaux et sur sa chaîne YouTube Petit Donnie, est parti de la capitale fédérale le 23 septembre 2025. Il confie que les dénivelés de la route 389 constituent une épreuve en soi et représentent pour lui le plus important défi à ce jour, car gravir ces pentes en pédalant a demandé une énergie particulière, le tout combiné aux exigences liées aux froides températures hivernales. Le cycliste, qui a déjà effectué deux autres traversées majeures à vélo à l’international, soit Paris-Angleterre-Écosse et dans l’arrière-pays nippon et les Alpes japonaises, sait à quoi s’attendre. Pourtant quoiqu’il s’entraîne assidûment et qu’il soit en excellente forme physique, les montées impressionnantes de la 389 surgissant l’une après l’autre en particulier dans les monts Groulx-Uapishka ont nécessité toute la force de sa volonté en testant sa détermination, sa persévérance et sa ténacité sur ce parcours unique.

« Une  de la sorte en autonomie complète sur une telle étendue est très exigeante physiquement et constitue un défi mental qui demande une grande préparation et des ressources adaptées en conséquence comme de transporter un téléphone satellite en cas d’urgence. Les paysages et le relief montagneux sont grandioses et incitent à poursuivre le parcours en crescendo. Je pars habituellement aux premières lueurs du matin et je roule jusqu’au coucher du soleil », explique Donnie Edery qui effectue en moyenne une centaine de kilomètres quotidiennement et qui est ravi de l’accueil chaleureux qu’il reçoit dans les communautés isolées visitées. Celui qui a fait la rivière des Outaouais en kayak et qui a escaladé le plus haut col de randonnée au monde, l’Annapurna situé à 5400 mètres d’altitude dans l’Himalaya au Népal, confie : « Je me sens souvent moins seul en forêt que dans le centre-ville de Montréal sauf peut-être quand je roulais exceptionnellement de nuit dans un secteur isolé afin d’atteindre le motel de l’Énergie à la centrale hydroélectrique de Manic-5 et que j’ai entendu les hurlements d’une meute de loups par un soir de pleine lune. J’avoue que cela m’a causé un certain stress. » L’athlète quelque peu éreinté par son difficile itinéraire qui produit des montages vidéo en chemin et qui adore communiquer avec les gens et partager ses expériences de voyage en utilisant l’Internet conclut : « Je monte en selle parfois durant une période de onze heures consécutives. Entre les escales où il y a des populations, je dors dans le bois et comme nourriture je mange des aliments lyophilisés que je réhydrate. »

La prochaine étape, le Labrador, puis un traversier pour atteindre l’île de Terre-Neuve qu’il va explorer à vélo avant de prendre un autre bateau pour se rendre sillonner deux provinces maritimes, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Pour en connaître davantage sur les péripéties du jeune aventurier, vous pouvez consulter la page Facebook Petit Donnie et sur YouTube : https://www.youtube.com/@petit_donnie.

Les entreprises intéressées à commanditer ses voyages d’aventure en obtenant une visibilité en retour sont priées de le contacter.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Hydroélectricité

Entente historique d’un demi-siècle

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Un protocole d’entente de 50 ans, dévoilé en grande pompe dans le cadre d’une conférence de presse, le 12 décembre 2024, a été conclu entre les gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador au sujet de l’hydroélectricité. Celle-ci viendra à échéance en 2075. Hydro-Québec investira un montant de 25 milliards de dollars (G$) pour trois projets au Labrador.

La construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique d’une capacité de 2250 mW à Gull Island, qui commencera ses activités d’ici 2034-2035, totalisera 20 G$ et une autre, Churchill Falls 2 (CF2), de 1100 mW, devrait être terminée d’ici 2035 pour 3,5 G$. Des travaux d’amélioration de la centrale existante de Churchill Falls de 1,5 G$ destinés à obtenir une augmentation progressive de la puissance actuelle qui s’accroîtra de 550 mW additionnels de 2028 à 2038 sont aussi prévus. Ce projet énergétique sur lequel se sont entendus les gouvernements caquiste de François Legault et libéral d’Andrew Furey, tous deux en perte de popularité, modifie l’ancienne entente de Churchill Falls qui garantissait au Québec des prix très inférieurs à la valeur du marché jusqu’en 2041 dont la nouvelle échéance est dorénavant fixée à 2025.

Ce nouveau scénario ne fait pas l’unanimité au sein des partis d’opposition des deux provinces et a été soumis à un vote de la Chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a adopté, à la suite d’un débat exceptionnel de l’Assemblée législative quatre jours à ce sujet, le 9 janvier 2025, une motion en faveur d’un accord de principe qui accorde aux négociateurs de la société de la Couronne Newfoundland and Labrador Hydro (Hydro NL), qui sera le propriétaire majoritaire de ces projets, un mandat les autorisant à poursuivre les négociations en vue de conclure une entente définitive avec la société d’État Hydro-Québec qui devrait être finalisée en 2026. Les progressistes-conservateurs, qui avaient donné le feu vert à l’époque au démarrage du désastreux projet hydroélectrique de Muskrat Falls, ont demandé de reporter le vote jusqu’à une révision de l’arrangement provisoire avant de prendre une décision irrévocable. Les députés de ce parti ont finalement boycotté le suffrage et sont sortis en guise de contestation. Après avoir hésité, les néo-démocrates et les deux députés indépendants se sont rangés du côté du gouvernement après avoir obtenu l’assurance qu’un groupe indépendant examinera le protocole d’entente et les négociations ultérieures.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, qui a déchiré de façon théâtrale le contrat initial de 1969 et assuré que la frontière du Labrador est définitive, considère que cette transaction, qu’il décrit comme étant potentiellement la plus importante de l’histoire de sa province lourdement endettée, est un tournant qui mettra fin au sentiment d’amertume qui découlait de l’entente précédente qui avantageait selon lui grandement le Québec. La PDG d’Hydro NL, qui présentera une série de webinaires destinés à expliquer l’entente, Jennifer Williams, est satisfaite du nouvel accord qui comporte selon elle de nombreux avantages et qui permettra à ses concitoyens de reprendre le contrôle du fleuve Churchill. Le gouvernement de cette province a également lancé une campagne de promotion mettant en vedette des ouvriers visant à stimuler l’assentiment de la population.

Entente hydroélectrique

Bémols du Parti québécois

Le Parti québécois (PQ) se questionne à savoir s’il faut célébrer l’entente entre Québec et St. John’s en ce qui concerne Churchill Falls et considère que peut-être du côté de Terre-Neuve il y a lieu de triompher comme le premier ministre Andrew Furey l’a fait. Cependant, du côté du Québec, il est d’avis qu’il faut examiner les faits avec lucidité et rigueur.

Le PQ félicite l’équipe de négociation d’Hydro-Québec pour le travail de longue haleine effectué afin d’arriver à cette entente et qui a fait au mieux avec les cartes qu’elle avait en main, mais déplore en revanche que le gouvernement Legault ne lui ait pas distribué la meilleure main. Il juge qu’il y aurait eu d’autres options par exemple la construction d’infrastructures de production ailleurs qui aurait pu coûter plus cher avec un prix de production d’énergie du kilowatt/heure (₵ / kWh) plus élevé.

Selon le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, le Québec aurait dû aborder la négociation avec la posture suivante :

– La centrale de Churchill Falls est située au Labrador, un territoire qui a été amputé du Québec pour être attribué à Terre-Neuve, une injustice historique. Aucun gouvernement du Québec n’a reconnu la frontière du Labrador déterminée par la mauvaise décision rendue en 1927 par le Conseil privé, une institution coloniale britannique qui, comme l’histoire l’a maintes fois démontré, a penché en défaveur du Québec. Dans une déclaration publiée en 2001 lors du changement de nom de Terre-Neuve, le gouvernement Landry a réitéré que le Québec n’accepte pas la décision de 1927 et ne reconnaît pas la frontière du Labrador, à l’instar des gouvernements de Taschereau, Duplessis, Johnson, Lévesque et Bouchard, entre autres, qui avaient affirmé la même chose d’une manière ou d’une autre.

– En ce qui concerne la prétendue injustice du contrat de 1969, ce n’en est pas une. D’abord pour la raison historique mentionnée ci-dessus. Mais aussi parce que le Québec et Terre-Neuve ont signé ce contrat de 1969 dans un contexte où Terre-Neuve n’avait aucune capacité pour développer une centrale hydro-électrique à Churchill Falls. Le Québec a donc assumé tous les risques pour la construction de la centrale avec, en contrepartie, un accès à l’électricité de Churchill Falls à des tarifs préférentiels jusqu’en 2041. Ce contrat est parfaitement légitime, ce que les tribunaux ont confirmé.

– Il n’y a pas de débouché pour l’électricité de Churchill Falls autrement que par le Québec.

– Le développement et la gestion de nouvelles infrastructures de production d’électricité ne peuvent être assumés exclusivement par Terre-Neuve, comme l’a démontré le fiasco de la centrale de Muskrat Falls (qui a coûté 13,5 milliards de dollars (G$), le double de ce qui était prévu, et qui produit de l’électricité au taux ahurissant de 22,6 ₵ / kWh, une tentative terre-neuvienne de contourner le Québec avec l’aide illégitime du fédéral.

Le PQ trouve que ça coûte cher aux Québécois que François Legault ne se soit pas souvenu de l’histoire du Québec et du Labrador et n’ait pas assuré la posture stratégique que le Québec aurait dû avoir en se présentant aux négociations sur Churchill Falls en position de faiblesse, en acceptant que le Québec n’eût soi-disant d’autre choix que de faire des concessions majeures à Terre-Neuve. Selon le PQ, il a accrédité la théorie terre-neuvienne que c’est Terre-Neuve qui est victime d’une injustice à cause du contrat de 1969, en abandonnant son devoir de rappeler la véritable injustice de 1927 et de maintenir la position historique du Québec.

« Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) négocie une partie importante de notre avenir énergétique sans aucun plan, aucune vision d’ensemble. On l’attend toujours, le plan du gouvernement de la CAQ en énergie, mais en vain depuis des années », conclut le chef du PQ.

 

 

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Publié le 21 janvier, 2025, dans la publication : Numéro_1 Volume_43

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Publié sur le site le 21 janvier 2025

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Identité culturelle

Le drapeau du Labrador officiellement reconnu

par Éric Cyr

Le drapeau du Labrador adopté en 1974 flotte désormais aux frontières avec le Québec et a été reconnu de façon officielle par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. Plusieurs citoyens avaient hissé en douce cet étendard à la frontière à de multiples reprises au cours des années afin de signifier leur caractère distinct et les particularités culturelles et géographiques du Labrador. Un mat artisanal en bois avait même été installé à côté des trois autres drapeaux officiels afin d’accueillir le symbole dissident jusqu’à ce que le gouvernement provincial se décide finalement à accorder une place à cette figuration qui côtoiera désormais les drapeaux du Canada, de Terre-Neuve-et-Labrador et le Union Jack britannique.

Attribut en tissu

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Dwight Ball a pris part à la cérémonie d’intronisation du drapeau labradorien à la frontière avec le Québec à la fin de la route nationale 389 et le début de l’autoroute Nichols-Adams, la 500, dans l’ouest du Labrador, le 19 aout dernier.

« Le drapeau du Labrador qui était auparavant source de débats politiques dans cette province sera officiellement hissé aux frontières avec le Québec avec l’appui des autorités gouvernementales…celui-ci met en relief la spécificité et le caractère unique de ce territoire et fait valoir la culture de ses habitants. »

La députée fédérale libérale pour le Labrador, Yvonne Jones était sur place en compagnie du député provincial libéral de l’ouest du Labrador, Graham Letto afin de souligner cet évènement historique d’envergure. La députée provinciale libérale Lisa Dempster pour Cartwright-L’Anse-au-Clair et le ministre provincial des Transports, Al Hawkins, ont participé à une autre levée du drapeau simultanée au sud du Labrador également à la frontière avec le Québec. Le précédent gouvernement conservateur de cette province avait refusé catégoriquement d’envisager une telle éventualité prétextant que cette représentation était source de division plutôt que d’unité. La députée Jones a souligné que les combats menés par les citoyens du Labrador depuis des années pour faire reconnaitre cette marque identitaire ont finalement porté fruit.

Un peu d’histoire

Cet emblème représentant le territoire du Labrador a été conçu en 1974 par Michael S. Martin un député provincial du Labrador afin de mettre en évidence le caractère singulier des citoyens de cette région dans le cadre du 25e anniversaire de l’adhésion de Terre-Neuve à la confédération canadienne en 1949 et pour dénoncer par la même occasion l’indifférence de l’ancien premier ministre terre-neuvien (et principal instigateur de cette affiliation avec le Canada), Joey Smallwood, par rapport au Labrador. Il a été adopté rapidement par les habitants de l’endroit jusqu’à devenir même un symbole sécessionniste associé au Labrador Party, un parti provincial défendant les intérêts des résidents de cette région géographique.

Signification du drapeau

La bande blanche du haut représente les neiges, l’élément qui a coloré cette culture nordique, la bande bleue, les eaux des rivières des lacs et des deux océans qui bordent le Labrador alors que la bande verte au centre symbolise la terre verte et abondante qui se veut l’élément connecteur unissant les trois cultures de ce territoire. Les trois branches de la brindille d’épinette évoquent les trois races du territoire. Les Inuits, les Autochtones et les colons européens.  La brindille poussant d’une seule souche désigne l’origine commune de tous les peuples sans égard à la race.

Une autre figure identitaire et culturelle, le drapeau acadien adopté le 15 aout 1884 a aussi été reconnu officiellement par le gouvernement du Nouveau-Brunswick en 1982.

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Publié le 12 septembre, 2016, dans la publication : Numéro 15 Volume 34

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  • Drapeau du Labrador
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  • Terre adondante
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Publié sur le site le 6 octobre 2016

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AUGMENTATION DES TAXES À TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

Certains Fermontois s’inquiètent des répercussions

par Guillaume Rosier

Les augmentations de taxes mises en place par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui doivent aider à éponger un déficit abyssal, inquiètent certains citoyens fermontois.

Terre-Neuve-et-Labrador est lourdement handicapée par un énorme trou budgétaire. En effet, le déficit du budget 2015-2016 se chiffre à 2,2 milliards de dollars, soit 7,3 % du PIB. Le déficit a été légèrement supérieur au double de ce qui avait été prévu il y a un an. En proportion du PIB, le déficit 2015-2016 est quatre fois plus grand que le plus lourd de tous les autres déficits provinciaux.

Avec le statuquo, le déficit de la province aurait atteint 2,7 milliards de dollars en 2016-2017, mais des décisions budgétaires strictes doivent faire baisser le déficit à 1,8 milliard de dollars en 2016-2017, soit 6,2 % du PIB.

Parmi toute une série de mesures prises pour réduire la taille du trou budgétaire, on peut par exemple évoquer une augmentation du cout de l’essence qui est déjà entrée en vigueur au début du mois. Le 1er juillet, date officielle, les taxes augmenteront sur presque toute la ligne, en commençant par la taxe de vente harmonisée, qui passera de 13 % à 15 %. On peut également mentionner une hausse de l’impôt sur le revenu de 1 % pour les tranches de revenus situées entre 35 149 et 125 000 dollars.

Cette austérité est loin, très loin de faire l’unanimité chez nos voisins, qui pâtissent déjà d’un climat de morosité économique. À Fermont, certains s’inquiètent des répercussions que peuvent avoir les augmentations de taxes, en raison de l’étroitesse des liens entre la ville minière et le Labrador.

Cout de la vie plus élevé?

Une citoyenne fermontoise explique :

« Il y a énormément de produits que l’on ne trouve pas à Fermont et que l’on doit se procurer au Labrador. Avec l’augmentation de la taxe de vente harmonisée, forcément, le portefeuille va s’alléger plus vite. » Un autre citoyen va plus loin : « Les taxes vont avoir pour effet de diminuer la consommation de certains ménages. À terme, cela peut menacer les commerces et cela nous concerne directement ».

Concernant la hausse des prix de l’essence, certains pensent que cela aura une répercussion sur le prix de plusieurs produits en magasin en raison de la hausse du cout du transport, et peut-être également sur le prix des déplacements en avion faits depuis l’aéroport de Wabush.

À contrario, une autre citoyenne estime que les augmentations de taxes dans la province voisine auront un effet bénéfique sur l’achat local, à la fois de la part des Fermontois et des Labradoriens.

Il va falloir attendre un peu pour voir quels seront les effets de l’austérité à Labrador sur Fermont. Quoi qu’il en soit, la situation va se détériorer pour les ménages de la province voisine.

« Il n’y a aucun doute que chaque famille va ressentir les effets du déficit dans lequel notre province est plongée. C’est une réalité », a récemment déclaré la mairesse de Labrador City, Karen Oldford.

Prévisions économiques

D’après le Conference Board du Canada, qui a présenté à la mijuin ses prévisions économiques pour l’ensemble du pays, les choses vont mal à Terre-Neuveet- Labrador. La baisse générale du prix des matières premières porte un coup dur à l’économie de cette province selon ce groupe de réflexion. De plus, des projets majeurs en cours de réalisation depuis quelques années devraient être bientôt terminés. Ils cesseront ainsi de contribuer à la croissance économique.

Les mesures d’austérité budgétaires prises par le gouvernement, dont l’augmentation des taxes et impôts, ralentissent aussi la croissance à moyen terme. Le Conference Board prévoit un repli de 1,2 % du PIB l’an prochain.

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Publié le 27 juin, 2016, dans la publication : Numéro 12 Volume 34

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Publié sur le site le 22 septembre 2016

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