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Un grand aventurier n’est plus

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Jacques Duhoux en avant de son ermitage agreste. Source photo : François Trahan.

Un pionnier du tourisme d’aventure québécois, Jacques Duhoux, qui était atteint de la maladie de Parkinson, s’est éteint en janvier à l’âge de 89 ans. Originaire de Belgique en Europe, l’amoureux des grands espaces, qui a passé une partie de son enfance en Afrique, a déménagé au Québec où il a découvert les joies de l’hiver. Adepte d’expéditions, il découvre, en compagnie d’un autre aventurier avec qui il s’est lié d’amitié, feu Michel Denis (1943-2023), les monts Groulx-Uapishka au milieu des années 1980. Éblouis par tant de beautés naturelles, les deux hommes comme attirés par un puissant aimant s’y fixent en s’y établissant après y avoir chacun construit un chalet.

M. Duhoux érige sur place une cabane de nomade rustique sans électricité et sans eau courante, qui devient le camp de base d’Aventure nomade qui propose et des expéditions de traîneau à chiens et du tourisme d’exploration dans la région. Selon Guy Boudreau, qui habite également à la porte d’entrée des monts Groulx-Uapishka et qui a côtoyé les deux fondateurs et guides d’aventure, Jacques Duhoux, qui a vécu en autonomie complète durant les saisons automnales et hivernales pendant plus de quatre décennies au pied de ce récif montagneux, était un véritable pionnier de cet endroit et aura contribué de concert avec Michel Denis à aménager ce territoire nordique de façon respectueuse de l’environnement et à le rendre accessible au tourisme d’aventure.  « En tant que guide d’aventure, il a parcouru ces espaces montagneux de long en large. Lors de ses pauses de sa vie active d’aventurier, il était toujours agréable d’aller à sa rencontre au camp nomade où il aimait séjourner à l’automne et y passer l’hiver. Il aura su inspirer à sa façon de nombreuses personnes en quête de nature véritable tant par ses expéditions et son mode de vie simple que par ses quelques mots et ses silences. Le dernier chapitre d’un grand livre d’aventure qui aura marqué une époque vient de se conclure », confie avec émotion M. Boudreau. Les actions de ces passionnés de nature auront certainement contribué à faire connaître et à protéger ces écosystèmes fragiles où poussent des plantes arctiques alpines faisant en sorte que ce paysage d’immensité devienne une partie centrale de la Réserve de la biosphère de Manicouagan-Uapishka reconnue par l’UNESCO.

Certains croient que les deux baroudeurs invétérés sont déjà en train d’organiser des expéditions vers le ciel.

Né à Hasselt en Belgique, Jacques Duhoux est décédé à Montcerf-Lytton au Québec après avoir demandé l’aide médicale à mourir, le 9 janvier 2026, en léguant aux générations futures le soin de préserver ce joyau du patrimoine naturel qu’il a tant aimé, car rien n’est immuable et il faut des gardiens des richesses écologiques uniques. Pour en connaître davantage sur ce personnage plus grand que nature, vous pouvez visionner le film documentaire Jacques, de la réalisatrice québécoise Lysandre Leduc-Boudreau, qui rend hommage à ce véritable monument de l’exploration nordique.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

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Publié sur le site le 3 février 2026

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Pionniers de Fermont

Les défis du premier maire

par Éric Cyr

Source photo : Archives

Originaire de la région de Charlevoix, le premier maire de la Ville de Fermont, Jean-Claude Ménard, conserve de très bons souvenirs de son passage dans le Nord québécois. C’est après avoir connu sa femme à Sept-Îles qu’il est arrivé à Gagnonville, en octobre 1959, où leurs trois enfants sont nés. Il a par la suite été transféré par la Compagnie minière Québec Cartier en 1971 à titre de premier directeur des opérations sur le nouveau site du projet du mont Wright qui venait de commencer en 1970 lorsque l’entreprise a lancé les travaux préparatoires à l’exploitation minière.

Après avoir atterri sur le lac Daviault en avion de Havilland Beaver équipé de skis, M. Ménard s’est immédiatement mis à l’œuvre. Il a plus tard été nommé au poste de maire par le lieutenant-gouverneur du Québec, en 1974, après une recommandation de la minière qui lui avait donné carte blanche pour l’avancement de Fermont et l’instauration de structures nécessaires au bon fonctionnement des rouages municipaux. « Je me souviens très bien du 15 octobre 1974 qui fut pour moi un jour mémorable. C’était mon 15e anniversaire au sein de la compagnie et l’on a fait sauter la calotte du mont Wright dans le cadre d’un impressionnant dynamitage considéré comme l’un des plus gros à ciel ouvert au monde à l’époque. La manœuvre destinée à casser et à pulvériser la roche sur le dessus de la montagne a nécessité la plus importante quantité d’explosifs jamais utilisée par la minière à ce moment-là. Cela coïncidait aussi avec le jour de l’inauguration officielle de la Ville de Fermont et de ma nomination au poste de maire », confie le bâtisseur qui a mené à terme plusieurs dossiers d’importance comme la construction d’un chemin d’hiver temporaire pour relier Fermont à Labrador City qui a été confiée à l’entrepreneur Réal Ste-Marie au printemps 1971. L’objectif était de parvenir à transporter des équipements à Fermont et au mont Wright puisque le chemin de fer Cartier arrêtait à Gagnon et ne se rendait pas sur le site minier. Le matériel arrivait donc à Wabush au Labrador par le chemin de fer QNS&L. La route actuelle a été construite par H. J. O’Connell en 1972.

« On était enthousiastes de concrétiser l’ambitieux projet de Fermont. À ce moment-là, les cadres restaient dans des roulottes à Wabush avec des gens de l’entreprise Mannix qui supervisait les travaux de génie civil et la construction des infra-structures. Par la suite, j’ai habité dans le campement de chantier avec les employés de la construction au mont Wright avant qu’il brûle. Il n’a jamais été démontré que la cause de l’incendie était de nature criminelle, cependant c’était une période tumultueuse pour le mouvement syndical au Québec » poursuit M. Ménard qui a par la suite dû composer avec la faillite du promoteur du centre commercial peu de temps après l’achèvement de ce projet en 1976 en tentant de trouver des solutions, ce qui a nui selon lui au développement économique local puisque les gens ont pris l’habitude d’aller magasiner au Labrador voisin.

L’expansion de la mine de Mont-Wright nécessitant une main-d’œuvre accrue et ne pouvant compter sur les travailleurs de Gagnon pour combler les effectifs depuis l’ouverture de la nouvelle mine de Fire Lake en 1977, Québec Cartier a recruté d’anciens travailleurs de la mine de cuivre de Murdochville, en Gaspésie, qui avait été fermée en 1970 et dont plusieurs n’avaient pas été réintégrés lors de sa réouverture en 1973.

« On souhaitait bâtir une ville autonome et moderne et pour y parvenir on vendait des maisons à un prix ridicule afin d’attirer sur place des travailleurs et leurs familles et de stimuler l’appartenance au milieu. Il y a eu la crise du fer dans les années 1980 qui a fait mal. Fermont s’en est bien tiré comparativement à d’autres villes minières, mais ça, c’est une autre histoire. »

M. Ménard a été maire durant 10 ans. D’abord nommé pour une période de cinq ans, il a ensuite été élu pour quatre ans avant d’être réélu. Il a occupé son poste durant une autre année, mais n’a pas pu effectuer la totalité de son dernier mandat puisqu’il a accepté un poste à l’étranger.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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  • Jean-Claude Ménard
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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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