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  • Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

    Commémoration du 28 avril

    Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

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    Projet de loi 59

    Une 1 février, 2021

    Une réforme qui rate la cible

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Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

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Une réforme qui rate la cible

Projet de loi 59

Une 1 février, 2021

Une réforme qui rate la cible

Commémoration du 28 avril

Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

par Éric Cyr

Lors de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, le 28 avril dernier, le Québec a pleuré les 173 personnes qui ont perdu la vie en tentant de la gagner en 2020. Les Québécois se sont aussi souvenus de tous ceux et celles qui se sont blessés en travaillant. En cette année de pandémie, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Conseil central Côte-Nord–CSN expriment leur solidarité avec les victimes de la Covid-19, virus souvent propagé au travail.

« Ayons une pensée pour les 40 000 personnes des secteurs de la santé et des services sociaux, et tout le personnel qui participe à l’éducation de nos enfants, bien souvent des femmes, qui ont contracté le virus. N’oublions pas, non plus, les milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé qui ont souffert de la maladie. Ayons une pensée pour l’ensemble de ces gens issus de tous les milieux de travail de la région », demande le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay.

« La réforme proposée par le projet de loi 59 va compliquer et judiciariser la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention. Pire encore, l’abolition des groupes prioritaires prévue par la loi actuelle privera les milieux de travail industriels des mécanismes éprouvés depuis les 40 dernières années », poursuit le syndicaliste. « La prévention, c’est non négociable. Ce qu’il faut, pour que le Québec cesse d’être le cancre en matière de santé-sécurité au Canada, c’est plutôt d’étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail et de leur donner les outils nécessaires à leur prise en charge. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas devenir les victimes de la réforme qui semble vouloir économiser sur leur dos », déplore Guillaume Tremblay qui s’indigne et juge ironique qu’au cœur de cette funeste tragédie sanitaire, le gouvernement Legault choisisse de déposer une réforme en santé-sécurité aussi désolante. « Ce projet de loi fait reculer les droits des travailleurs et des travailleuses en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention. »

Des conséquences durables

Selon le regroupement syndical, il est minuit moins une pour bonifier le projet de loi 59, qui est toujours à l’étude. À quand une vraie reconnaissance des problèmes d’épuisement au travail ? Quand va-t-on répandre les mécanismes de prévention efficaces, décentralisés avec des moyens encadrés pour les faire fonctionner ? Quand va-t-on admettre que lorsque le travail nous blesse, physiquement et psychologiquement, il faut le reconnaître, sans tracasseries administratives ?

« Il aura fallu 40 ans pour accoucher d’une nécessaire réforme en santé-sécurité au travail. Nous sommes en train de rater un rendez-vous historique. Les conséquences de l’éventuelle adoption du projet de loi 59, sans modifications, risquent de nous affliger collectivement pour longtemps. Cette réforme ne doit pas être un affront à la mémoire des disparus dont nous nous souvenons », conclut le président du Conseil central Côte-Nord-CSN.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Jour de recueillement

Hommage aux victimes d’accidents de travail

par Éric Cyr

De nombreux rassemblements à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés dans le cadre de leurs fonctions ont été organisés un peu partout au Québec, le 28 avril dernier, afin de souligner la journée internationale de commémoration annuelle qui leur est consacrée. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) y a pris part. Les Conseils FTQ de la Côte-Nord se sont rassemblés pour l’occasion devant les bureaux nord-côtiers de la CNESST afin de rendre hommage aux victimes de tragédies survenues sur leurs lieux de travail, mais également pour signifier leur mécontentement au sujet de la réforme du régime de santé et sécurité du travail proposée par le gouvernement Legault.

Plusieurs militants et militantes de la FTQ étaient massés devant les bureaux de la CNESST à Sept-Îles et à Baie-Comeau. À la suite d’une minute de silence, les porte-paroles se sont adressés aux personnes sur place et ont notamment exprimé la contrariété de la FTQ concernant le projet de loi 59 visant à réformer le régime de santé et de sécurité du travail pour la première fois en près de quatre décennies et qui n’est pas du tout bien reçu par les travailleurs qui y voient, sous sa forme courante, un repli important.

« Si le projet de loi 59 est adopté dans son état actuel, non seulement s’agira-t-il d’un recul majeur dans nos mécanismes de prévention, mais il fera en sorte que nous aurons malheureusement à observer plus de décès, de blessures et de maladies du travail chez les travailleuses et les travailleurs lors des futures journées du 28 avril », a déclaré le conseiller régional de la FTQ, Pascal Langlois.

« Au lieu d’assurer une rigueur dans la mise sur pied des mêmes mécanismes de prévention, le ministre du Travail, Jean Boulet, va plutôt les diluer en n’imposant aucun seuil minimum dans leur application en milieu de travail », a poursuivi la présidente du Conseil régional FTQ Haute-Côte-Nord / Manicouagan, Joanie Fortin.

L’ancien Fermontois Yves-Aimé Boulay, aujourd’hui conseiller régional de la FTQ au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dénonce aussi la dérive rétrograde que pourrait engendrer ce projet de loi bâclé et réclame des actions musclées des instances concernées et du gouvernement afin de réduire les accidents sur les lieux de travail.

À Fermont, une délégation des Métallos, le plus important syndicat privé au Québec, s’est rendue devant le monument érigé à côté du columbarium en mémoire de leurs collègues disparus afin d’observer un moment de silence. Trois croix noires avaient été plantées devant le mémorial afin de signifier la rétrogression inacceptable qu’occasionnerait l’adoption du projet de loi 59 tel que suggéré dans sa présente configuration. La présidente de la section locale 5778, Karine Sénéchal, a prononcé un bref, mais émouvant discours, en rappelant que les travailleurs vont au travail pour y gagner leur vie et non pour la perdre.

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Publié le 10 mai, 2021, dans la publication : Numéro_09 Volume 39

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Publié sur le site le 10 mai 2021

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Des reculs indécents dans le secteur industriel

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

par Dominic Lemieux, Directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ)

Source photo : Pixabay

Très attendue, la réforme du régime de santé et sécurité du travail s’avère une amère déception. Le projet de loi no 59, à l’étude en commission parlementaire, amènerait un glissement vers une prévention de façade dans le secteur industriel. On affaiblit la capacité de contraindre les employeurs à rendre les milieux de travail sécuritaires.

Les mines et plusieurs usines du secteur industriel lourd étaient de vraies tue-monde avant que les travailleurs et les employeurs ne réfléchissent et n’agissent ensemble en prévention. Ça a fonctionné : le nombre de décès [encore trop élevé] a diminué, les accidents graves aussi. La clé du succès ? La participation des travailleurs eux-mêmes aux solutions et leur capacité à amener les employeurs à apporter des correctifs.

Plutôt que d’étendre à tous les milieux de travail des mécanismes de prévention qui ont fait leurs preuves pour 11,6 % des travailleurs, Québec les affaiblit. Cette réforme multiplie les reculs dans les milieux de travail les plus dangereux : moins de prévention, plus de pouvoir aux employeurs et moins de décisions conjointes, des embûches à la reconnaissance des lésions professionnelles et aux retraits préventifs des travailleuses enceintes, retour au travail forcé avant même la guérison…

De l’autre côté, cela n’améliore guère le sort des travailleuses et travailleurs qui n’étaient pas assujettis aux mécanismes de prévention. Quel cynisme que de considérer le milieu de la santé comme étant à « faible risque », en cette période de pandémie, ce qui dispense l’État employeur d’un vrai travail de fond en prévention !

Des incohérences !

Dans le projet de loi, les exigences en matière de prévention sont établies en fonction du coût des lésions professionnelles pour les employeurs et non des dangers réels. Voilà qui nourrit l’industrie de la contestation des accidents de travail et maladies professionnelles ou encore, qui incite à contourner le régime public en référant aux assurances privées. Des milieux de travail à haut risque, comme des mines ou des usines où l’on manipule des explosifs, sont donc considérés comme à risque « moyen » ou « faible », réduisant d’autant les exigences en matière de prévention !

Partout où s’appliquaient déjà des mécanismes de prévention dans l’ancienne mouture de la loi, le temps alloué à la prévention sera systématiquement réduit. Pour comble d’insulte, une entreprise pourra unilatéralement créer un seul comité de santé et sécurité, avec un seul représentant en prévention, pour toutes ses installations au Québec. La logique même de la prévention, c’est pourtant de s’appuyer sur des représentants des travailleurs issus du plancher, qui connaissent le terrain.

La liste des incohérences est encore longue. Le médecin d’une travailleuse enceinte n’aura plus la pleine latitude afin de prescrire un retrait préventif. Un travailleur atteint de surdité pourrait voir sa demande diablement plus compliquée, tout comme celui atteint d’un cancer. L’employeur ne serait plus tenu de fournir une liste des contaminants et des matières dangereuses…

Surtout, la réforme sonne le glas du paritarisme en milieu de travail. L’employeur pourra décider seul du nombre de rencontres du comité de santé et sécurité, du choix du médecin et établir le programme de prévention selon son bon vouloir…

Québec doit retourner à la table à dessin.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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Projet de loi 59

Une réforme qui rate la cible

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La réforme des normes de la santé et de la sécurité au travail, proposée par le gouvernement Legault, est critiquée et décriée de toutes parts et notamment par plusieurs grandes centrales syndicales et de nombreux professionnels de la santé qui dénoncent les reculs majeurs que propose cette nouvelle mouture qui était pourtant censée moderniser la santé et la sécurité au travail et qui fait plutôt paf.

Opposition intersyndicale unanime

Plusieurs syndicats ont fait front commun afin de contrecarrer les changements anticipés notamment le Syndicat des Métallos, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui ont uni leur voix afin de s’opposer aux modifications proposées qui, au lieu de moderniser la loi actuelle adoptée en 1979, viendront au contraire diminuer la prévention dans certains milieux de travail et réduire l’accessibilité des réclamations en cas d’accident, ce que les dirigeants syndicaux déplorent fortement.

Tirer à « boulets » rouges

Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a été fortement écorché alors que les modifications proposées visant à moderniser le régime de santé et de sécurité du travail ont été lacérées durant les consultations où des intervenants ont dénoncé des failles majeures et des reculs historiques pour les travailleurs. La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) s’inquiète de la perte d’indépendance des médecins en éliminant la notion de prépondérance de l’avis du médecin traitant alors que l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes reproche pour sa part au gouvernement d’écarter des données et des études scientifiques.

Des organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap redoutent les modifications qui seraient apportées par ricochet à l’article 329 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP).

Fortes réactions

En résumé, il n’y a pas d’appui significatif pour les amendements envisagés par le ministère du Travail, au contraire ils suscitent de l’animosité et de vives réactions. Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a même qualifié le projet de ghettoïsation et de ségrégation sociale qui dénote une forme de capacitisme ayant des tendances à l’eugénisme. Même le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’est pas d’accord avec la nouvelle formule et estime que la marge de manœuvre des employeurs est considérablement réduite. Somme toute un échec monumental pour Québec qui devrait donc en toute logique revoir la métamorphose envisagée si le gouvernement ne souhaite pas une confrontation de taille avec tous les intervenants du milieu du travail.

Sur la Côte-Nord

Le coordonnateur régional des Métallos pour les régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre, trouve aberrant que le ministre Boulet ait choisi de présenter son projet de loi en pleine période de pandémie alors que la mobilisation des travailleurs, souvent épuisés, s’avère beaucoup plus difficile. Il redoute la dissolution des mécanismes efficaces déjà en place qui ont fait leurs preuves ainsi que la perte d’acquis en ce qui a trait aux protections en vigueur, mais promet que son syndicat luttera bec et ongles afin de défendre les intérêts de ses membres.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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