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Délégation syndicale à Fermont

Négociations du secteur public

Une action de visibilité à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des représentants syndicaux locaux durant l’activité à Fermont.

Des délégués du Front commun des syndicats de la Côte-Nord, qui regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), ont profité de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, le 1er mai 2023, pour se rassembler sous le thème « On ne profite pas de l’inflation, nous ! »

La mobilisation annuelle à laquelle était convié le public, qui était agrémentée de hot-dogs sur le grill, de boissons gazeuses et de café distribués gratuitement aux participants, s’est tenue dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont. Des représentants et des membres de différents syndicats locaux se sont réunis pour l’occasion dans le cadre d’une activité de sensibilisation de la population destinée à mieux l’informer sur les enjeux de la négociation du secteur public au Québec.

Différents sujets ont été abordés dans différentes localités nord-côtières dans le cadre de discussions notamment les enjeux de l’intensification des moyens de pression pour la négociation du secteur public, de la hausse du salaire minimum et de la réforme de l’assurance-emploi. Les organisateurs de l’événement, les représentants des groupes communautaires de la région et d’Action-chômage Côte-Nord ont tenu à rappeler dans le cadre d’une conférence de presse que si certains profitent de l’inflation, ce ne sont certainement pas ceux qu’ils représentent.

L’augmentation du coût de la vie a des impacts négatifs importants et multiples pour une grande partie de la population, tandis que les plus riches et multinationales profitent de la situation en générant d’importants profits.

« Pendant qu’une proportion importante de travailleuses et de travailleurs peinent à joindre les deux bouts et à subvenir à leurs besoins de base, comme se loger, se nourrir et se déplacer, les riches et les grandes corporations comme les pétrolières et les chaines d’alimentation en profitent allègrement et se remplissent les poches sans scrupules »,
ont dénoncé les porte-paroles de la coalition syndicale.

La mobilisation s’intensifie
Les représentants prévoient de rendre visite aux deux députés de la Côte-Nord, Yves Montigny et Kateri Champagne Jourdain de la CAQ. Ils leur rappelleront que dans le cadre de la négociation du secteur public, les offres du gouvernement sont insuffisantes et c’est pourquoi l’intensification de la mobilisation s’amorce. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser des travailleuses et des travailleurs s’appauvrir. Le printemps se réchauffe et le Front commun amorce une phase d’intensification de la mobilisation dans les milieux de travail et dans l’espace public, sur la Côte-Nord comme ailleurs au Québec. Ce n’est qu’un début. Les actions comme celle-ci se multiplieront », ont expliqué des porte-paroles du Front commun.

Revendication salariale
Afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de protéger leur pouvoir d’achat, le Front commun revendique un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’Indice des prix à la consommation (IPC), ce qui garantira l’ajustement des salaires de chaque année en fonction du coût de la vie. Pour revaloriser les emplois du secteur public, il réclame, en plus du mécanisme permanent de protection contre l’inflation, un enrichissement visant un rattrapage salarial général.

Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2023. Pour bien comprendre la négociation : www.frontcommun.org.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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Négociations syndicales

Première grève pour les enseignants

par Éric Cyr

Dans le but de faire avancer les discussions qui n’ont toujours pas donné de résultats satisfaisants aux tables de négociation, les enseignantes et enseignants du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer-CSQ (SERF-CSQ), de concert avec les syndicats de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et de l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT), ont exercé́, le 14 avril dernier, leur droit de grève légale de courte durée. Celle-ci se tenait jusqu’à 9 h 30, après quoi les professeurs étaient de retour au travail.

Cette grève visait tous les secteurs d’enseignement : le préscolaire et le primaire, le secondaire, la formation professionnelle et la formation générale des adultes des centres de services scolaires du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord. À Fermont, le personnel enseignant a manifesté à trois endroits soit à l’entrée des écoles, à la sortie des écoles et en avant des logements de la Commission scolaire du Fer.

« Les enseignants, exaspérés, épuisés et à bout de ressources, veulent exprimer leur ras-le-bol, mais ils ont voulu limiter les conséquences sur les élèves, tout en faisant pression sur les administrations scolaires. Nous voulons maintenant que le gouvernement entende le cri du cœur des enseignants. Ils ont besoin d’une démonstration claire qu’il les soutient et les reconnaît dans leur tâche, parce qu’ils n’en peuvent plus de tenir l’école à bout de bras. Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes », a fait savoir la présidente du SERF-CSQ, Monica Chiasson.

Deuxième mouvement de grève

Afin de faire avancer les négociations et d’atteindre les priorités fixées par les 73 000 enseignantes et enseignants qu’elles représentent, la FSE-CSQ et l’APEQ-QPAT ont annoncé, le 16 avril, la tenue d’une seconde action de grève légale, le 27 avril de 14 h 45 à 17 h. Cette grève vise également tous les secteurs d’enseignement. Conformément au mandat accordé à la FSE-CSQ et à l’APEQ de tenir des grèves innovantes, cette façon de faire a comme objectif de perturber l’administration scolaire, tout en minimisant les répercussions sur les services éducatifs. Les organisations syndicales ont en main un mandat de grève allant jusqu’à l’équivalent de cinq jours, à exercer au moment jugé opportun.

« Depuis l’annonce de la tenue de notre première action de grève, force est de constater que les travaux ont progressé aux tables de négociation, mais ce qui s’y trouve est encore insuffisant pour répondre aux demandes prioritaires exprimées par les enseignants que nous représentons. Nous pensons qu’avec la volonté politique nécessaire, nous pourrions avancer vers une entente qui permette d’attirer des enseignants vers notre profession, mais aussi de les retenir en poste », a signifié la présidente de la FSE-CSQ, Josée Scalabrini.

Pour la présidente de l’APEQ, Heidi Yetman, « Le gouvernement a certes fait un bout de chemin, mais il faudra en faire plus, car la profession enseignante est en crise. Les enseignants sont épuisés et veulent une véritable reconnaissance de leur travail, ainsi que des changements qui améliorent significativement leur quotidien. Quand on valorise l’éducation, on prend soin de celles et ceux qui y travaillent tous les jours. Le gouvernement a voulu négocier malgré la pandémie, alors qu’il nous entende maintenant ».

Les enseignantes et enseignants du Québec sont sans contrat de travail depuis plus d’un. C’est le gouvernement Legault qui a voulu poursuivre les négociations malgré́ le contexte de la pandémie. Le personnel enseignant réclame des améliorations significatives dans son quotidien, notamment par une meilleure composition des classes et des ajouts de services, un allègement de la tâche, de meilleurs salaires et moins de précarité́.

Sur la photo : le personnel enseignant fermontois s’est rejoint à l’entrée principale des écoles afin de manifester. Quelques autres représentants syndicaux notamment des Métallos se sont déplacés afin de les appuyer.

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Publié le 26 avril, 2021, dans la publication : Numéro_08 Volume 39

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Publié sur le site le 26 avril 2021

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Santé et sécurité du travail

De la poudre aux yeux

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Le ministre du Travail, Jean Boulet, a déposé, le 16 mars dernier, des amendements concernant la réforme de la loi sur la santé et la sécurité du travail. Ces modifications frileuses ont été décriées d’un commun accord par les quatre grandes centrales syndicales québécoises : la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) avec qui les Métallos, le plus important syndicat du secteur privé au Québec, est affilié, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), qui dénoncent à l’unanimité des reculs inacceptables dans le domaine.

Les dirigeants syndicaux accueillent avec beaucoup de déception les amendements proposés dans le cadre de l’étude détaillée du projet de loi no. 59 qui selon eux ne règlent rien et ouvrent la porte aux abus. L’alliance syndicale explique : « Plusieurs lacunes ont été relevées dès le dépôt du projet de loi non seulement par nos organisations, mais également par plusieurs représentants de la société civile, médecins en santé publique, juristes et universitaires. Malheureusement, les modifications soumises par le ministre demeurent insuffisantes afin d’assurer adéquatement la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs. »

« À propos des mesures de réparation à la suite d’une lésion ou d’un accident, les Québécois et les Québécoises vont encore être moins bien protégés avec le projet de loi no. 59. En ajoutant de multiples limitations d’accès à la loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP), le ministre complexifie et réduit considérablement l’accès aux droits de protection et de réadaptation. C’est inacceptable ! Plus ça va, plus on s’éloigne de l’objectif initial de cette loi. Faut-il rappeler au ministre qu’elle a pour but de protéger les travailleurs et travailleuses ? » dénonce le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« En ce qui concerne la prévention, le nombre minimal de rencontres du comité SST (santé et sécurité au travail) est famélique. On ne sait même plus le nombre de représentants qui doivent y siéger. Plus rien sur le minimum d’heures de libération pour le représentant en prévention. Le ministre nous propose plutôt d’attendre que l’employeur et les travailleurs s’entendent, sinon la commission tranche et les parties peuvent contester les décisions devant les tribunaux. On n’avait pas assez de la judiciarisation des lésions professionnelles, maintenant c’est la judiciarisation de la prévention qui s’ajoute ! Cette façon de faire ne sert personne et aura pour effet de négocier la prévention dans nos relations de travail. La prévention, c’est non négociable ! » ajoute le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Ça fait 40 ans que nous attendons cette réforme, le ministre n’a pas le droit de rater la cible. Alors qu’on veut des mécanismes de prévention fonctionnels, les amendements apportés risquent de judiciariser et d’engorger davantage les tribunaux. Le ministre s’était engagé à inclure les risques psychosociaux dans sa réforme, mais aucun ajout en ce sens n’est prévu malgré toute l’importance qu’occupe cette problématique dans nos milieux de travail aujourd’hui. Les hommes et les femmes doivent pouvoir revenir auprès de leur famille en toute sécurité après une journée de travail. Le ministre a encore l’occasion d’apporter des correctifs et l’étude détaillée lui donne cette possibilité. Nous l’invitons à agir », déclare la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

« Nous l’avons dit dès le début, un sérieux coup de barre doit être donné, et malheureusement, rien ou presque dans ce que nous propose le ministre ne nous laisse entrevoir une amélioration du régime de santé et de sécurité du travail. Ce que nous observons en matière de prévention et de réparation soulève de grandes inquiétudes. Ce projet de loi va passer à l’histoire pour les mauvaises raisons s’il n’est pas sérieusement amendé », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

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Publié le 29 mars, 2021, dans la publication : Numéro_06 Volume 39

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Publié sur le site le 29 mars 2021

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Lettre ouverte

Le milieu scolaire à bout de souffle

par Monica Chiasson

En respectant les consignes sanitaires, nous avons rencontré nos enseignantes et nos enseignants ainsi que notre personnel de soutien scolaire en décembre dernier afin de voir avec eux s’ils étaient favorables à un mandat de grève « équivalent à cinq jours à utiliser au moment jugé opportun ». Pour ce qui est du Centre de services du Fer, c’est-à-dire : Sept-Îles, Port-Cartier et Fermont, nos membres nous ont donné un mandat extrêmement clair. Le personnel de soutien scolaire a voté à 94 % en faveur du mandat de grève et les enseignants à 97%.

Maintenant, il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes. La Coalition avenir Québec (CAQ) répète depuis des années que l’éducation est sa grande priorité, pourtant rien ne bouge aux différentes tables de négociations sectorielles et intersectorielles. Les mandats politiques ne sont pas au rendez-vous. Tout ce que nous proposons obtient une fin de non-recevoir.

Si vous demandez aux enseignantes et enseignants de Fermont quelles sont leurs priorités, ils vous parleront sans aucun doute de la complexification de la tâche, de la composition déséquilibrée des classes, des salaires les plus bas au Canada et de l’insuffisance des services pour les élèves.

Pour le personnel de soutien, il est très important de créer des postes avec le plus grand nombre d’heures possibles. Améliorer les conditions de travail et l’échelle salariale de nos membres soutien est prioritaire et devrait être urgent pour notre gouvernement afin de régler la pénurie de main-d’œuvre. Dans des régions comme les nôtres, le domaine privé est un concurrent très féroce. Donc c’est encore plus difficile de garder notre monde.

Le contrat de travail des enseignantes et des enseignants ainsi que celui du personnel de soutien scolaire sont échus depuis le 31 mars 2020. Nous ne voulions pas négocier pendant cette pandémie, nous voulions attendre, mais le gouvernement nous a forcé la main, maintenant il ne fait que gagner du temps aux tables de négociation.

Les mandats de grève feront peut-être bouger les choses. Nous avons à cœur la réussite éducative de nos élèves et ne souhaitons pas en arriver-là, mais si le gouvernement ne décide pas de faire de vraies négociations, nous le ferons. Lorsque l’employeur avec qui l’on négocie est le gouvernement, il n’y a pas énormément de façons de mettre de la pression.

Profil du SERF-CSQ

Le Syndicat de l’enseignement de la région du Fer-CSQ représente les quelque 1 500 membres des centres de services scolaires du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord. Il compte parmi ses membres du personnel enseignant et du personnel de soutien scolaire de tous les secteurs. Il est affilié à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), à la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) et à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

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Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

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Publié sur le site le 15 février 2021

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Défendre les services à la population

Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Représentant 125 000 personnes concernées par les négociations du secteur public œuvrant en éducation, en enseignement supérieur et en santé, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et ses fédérations, accompagnées de l’Association provinciale des enseignants et des enseignantes du Québec (APEQ-QPAT), rapportent que leurs membres appuient à 73 % la tenue d’une grève.

Les organisations dénoncent le statu quo qui perdure aux tables de négociations et des offres gouvernementales qui, tout en étant inflexibles, ne permettent pas de répondre aux besoins, sur le terrain, des écoles, des cégeps ainsi que des centres et des établissements de santé. Les assemblées virtuelles s’étant déroulées aux quatre coins du Québec dans le respect des consignes de la Santé publique, chaque syndicat membre de la CSQ devait se prononcer sur un mandat de grève équivalant à cinq jours à exercer au moment jugé opportun. Les membres de la CSQ se réuniront prochainement en instance décisionnelle afin de déterminer les balises de l’exercice de ces mandats.

Tendre la main aux élus

Pour la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, les travailleuses et les travailleurs envoient un message très clair au gouvernement du Québec dans le contexte de la rentrée de l’Assemblée nationale. « C’est précisément parce que nos 125 000 membres ont à cœur la défense des services à la population, ceux de leurs élèves, de leurs étudiants et de leurs patients qu’ils appuient la grève. À l’aube de la reprise des travaux parlementaires, nous lançons un appel à l’ensemble des élus pour porter la voix de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé. » Selon cette dernière, les membres de la CSQ vivent une crise sans précédent de leurs conditions de travail au quotidien à cause de l’austérité des dernières années qui a poussé les écoles, les cégeps, les centres et établissements de santé à leur limite. Alors que la pandémie met en lumière l’incapacité du système à répondre aux besoins, le gouvernement n’offre aucune réponse structurelle aux problèmes de fond vécus depuis trop longtemps, qui rendent malade ou qui causent des démissions.

Sonia Éthier dénonce le fait que les solutions à la pièce, annoncées au jour le jour, font fi de la réalité du terrain. « Nous attendons le coup de barre promis par le gouvernement Legault pour répondre aux besoins de la population. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent tout simplement plus de porter à bout de bras leurs établissements par manque de ressources, trop souvent au péril de leur santé ». La présidente de la CSQ souligne que ce n’est pas de gaieté de cœur que les membres appuient la grève, moyen de pression ultime, mais que cette solution s’impose devant la fermeture totale du gouvernement aux tables de négociations du secteur public. Malgré les promesses de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui se sont accumulées au fil des ans, la syndicaliste se désole de constater l’intransigeance du gouvernement de François Legault qui consiste fondamentalement à voir les services publics comme des dépenses plutôt que des investissements.

« Cela fait des années que les appels à l’aide, les dénonciations et les cris de détresse sur le terrain sont ignorés par le gouvernement. Nous continuerons à porter le message de nos membres disant qu’il faut que ça change maintenant ! », conclut Sonia Éthier.

Dossiers parlementaires à suivre

La CSQ surveillera de près l’évolution de plusieurs autres dossiers durant la session parlementaire actuelle. Après avoir participé aux consultations sur la réforme de la santé et de la sécurité du travail, la Centrale souhaite que des changements soient apportés au projet de loi no. 59 dans le cadre de l’étude détaillée. Elle suivra également de près la refonte de la Charte de la langue française. Finalement, elle portera une attention particulière à l’avancement du projet de loi no. 83 sur l’accès des enfants dont les parents ont un statut migratoire précaire aux régimes d’assurance maladie et d’assurance médicaments.

Les fédérations du secteur public de la CSQ sont les suivantes :

Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)

Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)

Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ)

Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ)

Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ)

Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ)

Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ)

L’APEQ-QPAT négocie en cartel avec la FSE-CSQ.

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Publié le 15 février, 2021, dans la publication : Numéro_03 Volume 39

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Publié sur le site le 15 février 2021

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Des reculs indécents dans le secteur industriel

Projet de loi no 59 sur la réforme de la santé et sécurité du travail

par Dominic Lemieux, Directeur québécois du Syndicat des Métallos (FTQ)

Source photo : Pixabay

Très attendue, la réforme du régime de santé et sécurité du travail s’avère une amère déception. Le projet de loi no 59, à l’étude en commission parlementaire, amènerait un glissement vers une prévention de façade dans le secteur industriel. On affaiblit la capacité de contraindre les employeurs à rendre les milieux de travail sécuritaires.

Les mines et plusieurs usines du secteur industriel lourd étaient de vraies tue-monde avant que les travailleurs et les employeurs ne réfléchissent et n’agissent ensemble en prévention. Ça a fonctionné : le nombre de décès [encore trop élevé] a diminué, les accidents graves aussi. La clé du succès ? La participation des travailleurs eux-mêmes aux solutions et leur capacité à amener les employeurs à apporter des correctifs.

Plutôt que d’étendre à tous les milieux de travail des mécanismes de prévention qui ont fait leurs preuves pour 11,6 % des travailleurs, Québec les affaiblit. Cette réforme multiplie les reculs dans les milieux de travail les plus dangereux : moins de prévention, plus de pouvoir aux employeurs et moins de décisions conjointes, des embûches à la reconnaissance des lésions professionnelles et aux retraits préventifs des travailleuses enceintes, retour au travail forcé avant même la guérison…

De l’autre côté, cela n’améliore guère le sort des travailleuses et travailleurs qui n’étaient pas assujettis aux mécanismes de prévention. Quel cynisme que de considérer le milieu de la santé comme étant à « faible risque », en cette période de pandémie, ce qui dispense l’État employeur d’un vrai travail de fond en prévention !

Des incohérences !

Dans le projet de loi, les exigences en matière de prévention sont établies en fonction du coût des lésions professionnelles pour les employeurs et non des dangers réels. Voilà qui nourrit l’industrie de la contestation des accidents de travail et maladies professionnelles ou encore, qui incite à contourner le régime public en référant aux assurances privées. Des milieux de travail à haut risque, comme des mines ou des usines où l’on manipule des explosifs, sont donc considérés comme à risque « moyen » ou « faible », réduisant d’autant les exigences en matière de prévention !

Partout où s’appliquaient déjà des mécanismes de prévention dans l’ancienne mouture de la loi, le temps alloué à la prévention sera systématiquement réduit. Pour comble d’insulte, une entreprise pourra unilatéralement créer un seul comité de santé et sécurité, avec un seul représentant en prévention, pour toutes ses installations au Québec. La logique même de la prévention, c’est pourtant de s’appuyer sur des représentants des travailleurs issus du plancher, qui connaissent le terrain.

La liste des incohérences est encore longue. Le médecin d’une travailleuse enceinte n’aura plus la pleine latitude afin de prescrire un retrait préventif. Un travailleur atteint de surdité pourrait voir sa demande diablement plus compliquée, tout comme celui atteint d’un cancer. L’employeur ne serait plus tenu de fournir une liste des contaminants et des matières dangereuses…

Surtout, la réforme sonne le glas du paritarisme en milieu de travail. L’employeur pourra décider seul du nombre de rencontres du comité de santé et sécurité, du choix du médecin et établir le programme de prévention selon son bon vouloir…

Québec doit retourner à la table à dessin.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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Projet de loi 59

Une réforme qui rate la cible

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La réforme des normes de la santé et de la sécurité au travail, proposée par le gouvernement Legault, est critiquée et décriée de toutes parts et notamment par plusieurs grandes centrales syndicales et de nombreux professionnels de la santé qui dénoncent les reculs majeurs que propose cette nouvelle mouture qui était pourtant censée moderniser la santé et la sécurité au travail et qui fait plutôt paf.

Opposition intersyndicale unanime

Plusieurs syndicats ont fait front commun afin de contrecarrer les changements anticipés notamment le Syndicat des Métallos, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui ont uni leur voix afin de s’opposer aux modifications proposées qui, au lieu de moderniser la loi actuelle adoptée en 1979, viendront au contraire diminuer la prévention dans certains milieux de travail et réduire l’accessibilité des réclamations en cas d’accident, ce que les dirigeants syndicaux déplorent fortement.

Tirer à « boulets » rouges

Le ministre québécois du Travail, Jean Boulet, a été fortement écorché alors que les modifications proposées visant à moderniser le régime de santé et de sécurité du travail ont été lacérées durant les consultations où des intervenants ont dénoncé des failles majeures et des reculs historiques pour les travailleurs. La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) s’inquiète de la perte d’indépendance des médecins en éliminant la notion de prépondérance de l’avis du médecin traitant alors que l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes reproche pour sa part au gouvernement d’écarter des données et des études scientifiques.

Des organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap redoutent les modifications qui seraient apportées par ricochet à l’article 329 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP).

Fortes réactions

En résumé, il n’y a pas d’appui significatif pour les amendements envisagés par le ministère du Travail, au contraire ils suscitent de l’animosité et de vives réactions. Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a même qualifié le projet de ghettoïsation et de ségrégation sociale qui dénote une forme de capacitisme ayant des tendances à l’eugénisme. Même le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’est pas d’accord avec la nouvelle formule et estime que la marge de manœuvre des employeurs est considérablement réduite. Somme toute un échec monumental pour Québec qui devrait donc en toute logique revoir la métamorphose envisagée si le gouvernement ne souhaite pas une confrontation de taille avec tous les intervenants du milieu du travail.

Sur la Côte-Nord

Le coordonnateur régional des Métallos pour les régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre, trouve aberrant que le ministre Boulet ait choisi de présenter son projet de loi en pleine période de pandémie alors que la mobilisation des travailleurs, souvent épuisés, s’avère beaucoup plus difficile. Il redoute la dissolution des mécanismes efficaces déjà en place qui ont fait leurs preuves ainsi que la perte d’acquis en ce qui a trait aux protections en vigueur, mais promet que son syndicat luttera bec et ongles afin de défendre les intérêts de ses membres.

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Publié le 1 février, 2021, dans la publication : Numéro_02 Volume 39

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Publié sur le site le 1 février 2021

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La CSQ, la FSQ et le SIISNEQ revendiquent

Plans de sauvetage pour soutenir le personnel de la santé de la Côte-Nord

par Éric Cyr

Avec pour slogan « 2e vague : on veut pas se noyer », la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ) et le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) ont lancé une offensive visant à obliger la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord à rendre public son plan concret pour protéger le personnel de la santé au cours des prochains mois de la crise sanitaire.

« La première vague a créé une situation de crise sans précédent dans le réseau de la santé et des services sociaux, particulièrement dans les établissements de santé de la Côte-Nord. Plusieurs décisions prises dans l’urgence ont mis à mal le personnel de la santé déjà très épuisé par la surcharge de travail, l’instabilité des équipes de soins et le manque d’effectifs. Si le personnel a su tenir la tête hors de l’eau, il risque de ne pas réussir cet exploit une deuxième fois! », appréhende la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

Un plan de sauvetage qui presse

Pour sa part, la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, explique que « nous entrons dans une deuxième vague avec des travailleuses et des travailleurs fragilisés, qui ont besoin qu’on prenne soin d’eux si l’on veut qu’ils soient pleinement en mesure de prendre soin, à leur tour, de la population. Le personnel des établissements de santé de la Côte-Nord revendique un plan de sauvetage d’urgence maintenant, avant que la deuxième vague n’entraîne dans la noyade un plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs ».

Des conditions de travail insupportables

La présidente du SIISNEQ-CSQ, Nathalie Savard, s’inquiète des actions actuelles de l’employeur, qui ne semble pas tirer de leçons de la première vague.

« Les conditions de travail sont devenues insoutenables sur la Côte-Nord. La crise sanitaire est venue accentuer la pénurie de personnel alors qu’on voit de plus en plus de démissions, de départs en maladie ou à la retraite. L’employeur affiche de nouveaux postes peu attractifs et les conditions de travail offertes sont inhumaines. Elles démontrent un manque de respect envers les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes ».

Soigner le privé au détriment du public

Cette dernière ajoute que l’employeur s’entête à refuser d’améliorer le sort du personnel en place et préfère payer le gros prix pour attirer le personnel des agences privées. « Pendant la crise, le CISSS a sollicité notre aide afin de faciliter la gestion des horaires devenue difficile due au manque de personnel. Nous leur avons donc proposé des ententes de travail de 12 heures avec bonifications des conditions de travail pour les membres, mais le CISSS a refusé. Pendant ce temps, des contrats lucratifs sont signés avec du personnel de la santé provenant du secteur privé à qui l’on garantit des horaires de travail plus attrayants que ceux qu’ont déjà nos membres. Cela a pour conséquence que des travailleuses, qui n’en peuvent plus d’endurer ces piètres conditions de travail, démissionnent et reviennent ensuite via une agence privée afin de bénéficier de meilleurs avantages et conditions », dénonce Nathalie Savard.

Des politiques de gestion qui encouragent les départs

La leader syndicale mentionne que la gestion absurde de l’employeur ne s’arrête malheureusement pas là. « Dans sa volonté d’attraction et de rétention de personnel, le CISSS a privé nos membres de la possibilité d’obtenir un poste de jour en créant plutôt de nouveaux postes de rotation de jour-nuit et de jour-soir. Nos membres se sentent bafouées par cette situation et, après tout ça, le CISSS s’étonne des départs massifs et ne comprend pas pourquoi il a tant de difficulté à recruter du personnel, mais surtout à retenir le personnel déjà en poste. »

Un CISSS qui s’improvise agence touristique

La présidente du SIISNEQ-CSQ remet en question les récentes initiatives promotionnelles du CISSS de la Côte-Nord pour essayer d’attirer des volontaires à l’équipe de renfort COVID-19 en soutien au personnel de la santé. « À défaut d’offrir des conditions de travail attrayantes, on organise des tirages pour convaincre les gens de s’impliquer dans l’équipe de renfort sur la Côte-Nord. C’est ridicule! Le CISSS fera tirer, entre autres, des croisières aux baleines, des séjours sur une île, des expéditions en raquettes et en traîneaux à chiens, des sorties en kayak, des nuits dans des nichoirs et j’en passe. La direction du CISSS se transforme en agence de promotion touristique plutôt que de s’occuper de son monde ».

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Publié le 2 novembre, 2020, dans la publication : Numéro_18 Volume 38

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Publié sur le site le 2 novembre 2020

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Monde de l’enseignement

Délégation syndicale à Fermont

par Éric Cyr

Accompagnés de la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer (SERF), Monica Chiasson, les présidents des deux fédérations du réseau scolaire affiliées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) étaient de passage à Fermont, le 22 janvier dernier, dans le cadre d’une tournée de la Côte-Nord. Ils en ont profité pour aller à la rencontre de leurs membres lors de plusieurs activités liées à la négociation 2020.

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Josée Scalabrini, et le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost, étaient sur le terrain afin notamment de discuter des grands enjeux reliés à la négociation avec leurs membres et de bien leur transmettre la réponse patronale qui fait fit, selon eux, des demandes exprimées par la partie syndicale. Ils ont pris part à un 4 à 7 et à une rencontre syndicale portant sur les négociations.

Changer de paradigme

« C’est un cri du cœur et il y a des besoins pressants en éducation. On a cru en la possibilité d’un changement et là on s’attendait à des solutions, pas à la même façon de faire que durant le régime Couillard en 2015. On attend des gestes concrets et notamment un rattrapage salarial. On parlait de valoriser la profession d’enseignant. On demande des classes équilibrées et là il est temps de faire le point. Il est grand temps que le gouvernement écoute, entende et comprenne les enseignants. Ils en ont assez des conditions d’exercice difficiles et de la tâche de plus en plus lourde qu’ils doivent assumer et qui les éloigne de la profession qu’ils ont choisie et qu’ils aiment. Si la pénurie de professeurs est le plus grand défi de 2020 en éducation, comme le dit le ministre (de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec) Jean-François Roberge, alors on se serait attendus à plus de sérieux de sa part dans le cadre de la négociation qui commence », souligne Josée Scalabrini.

Reconnaissance et valorisation

De son côté, Éric Pronovost ajoute : « L’attraction et la rétention d’un personnel de soutien compétent passent nécessairement par de meilleures conditions de travail. Les membres du personnel de soutien, qui font partie de l’équipe-école, possèdent des compétences uniques pour assurer les services liés à l’éducation. Il est primordial que l’on s’assure de conserver ces ressources précieuses notamment par la valorisation de nos métiers et une meilleure qualité d’emploi incluant une bonification des salaires. »

Monica Chiasson conclut : « Le personnel de l’éducation a besoin de valorisation et le gouvernement doit se mettre de la partie. Il doit passer de la parole aux actes pour faire de l’éducation une véritable priorité. En éducation, il faut que ça change maintenant! »

La vice-présidente du SERF-CSQ, Sheila Leblanc, était aussi à Fermont pour l’occasion. Mme Scalabrini s’est par la suite déplacée, en présence de représentants du SERF-CSQ, à Havre-Saint-Pierre, le 23 janvier ainsi qu’à Port-Cartier et à Sept-Îles, le 24 janvier.

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Publié le 3 février, 2020, dans la publication : Numéro_02 Volume 38

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Publié sur le site le 3 février 2020

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