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  • Le célèbre mur-écran

    Histoire de Fermont

    Le célèbre mur-écran

  • Une carrière teintée de l’influence nordique

    Architecture

    Une 16 décembre, 2019

    Une carrière teintée de l’influence nordique

  • L’émergence du pôle touristique de Fermont

    Présentation du Refuge Taïga

    L’émergence du pôle touristique de Fermont

Architecture

Le célèbre mur-écran

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Une carrière teintée de l’influence nordique

Architecture

Une 16 décembre, 2019

Une carrière teintée de l’influence nordique

L’émergence du pôle touristique de Fermont

Présentation du Refuge Taïga

L’émergence du pôle touristique de Fermont

Histoire de Fermont

Le célèbre mur-écran

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Ville de Fermont en 1974 avec le mur-écran au nord. source photo : Ville de Fermont

Le projet d’édifier une ville nordique à Fermont a été envisagé par la compagnie minière Québec Cartier à la fin des années 1960 avec l’objectif de remplacer éventuellement celle de Gagnonville. C’est dans cette foulée qu’a germé l’idée de l’implantation d’un ouvrage architectural autonome moderne qui serait adapté aux aléas du climat tout en répondant aux besoins des gens qui y habiteraient et dans lequel ils pourraient évoluer à l’abri des humeurs de dame nature.

Architecture singulière

Le symbole emblématique qui distingue Fermont est sans conteste son célèbre mur-écran, un exemple unique de l’ingéniosité humaine face aux défis imposés par la nature. Véritable gratte-ciel horizontal, cet édifice multifonctionnel est devenu un incontournable associé à cette localité tant par son architecture audacieuse et futuriste que par son histoire exceptionnelle. C’est l’architecte et urbaniste suédois Ralph Erskine qui a inspiré sa création. Connu pour son expertise en architecture dans des environnements froids, ce dernier a conçu des bâtiments adaptés aux éléments climatiques extrêmes, notamment en Scandinavie et dans l’Arctique. Ses idées sur la protection contre les intempéries et l’intégration de la vie communautaire à l’intérieur des édifices ont influencé la conception de la bâtisse fermontoise qui a été érigée pour offrir un cadre de vie confortable malgré les conditions hivernales rigoureuses.

Embrasser la ville

L’architecte et urbaniste d’origine hongroise, Norbert Schoenauer, a conçu l’immeuble multifonctionnel. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions difficiles, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle pour assurer une qualité de vie optimale. Celui-ci, souhaitant améliorer le bien-être des habitants de ce type d’agglomération nordique tout en maximisant l’efficacité des infrastructures, a proposé un concept novateur de mur coupe-vent avant de travailler de concert avec son collègue, Maurice Desnoyers, à la concrétisation de cette installation protectrice en forme de flèche pointée nord-nord-ouest qui étend ses bras sur une longueur de 1,3 km devant les maisons de la municipalité. Inaugurée en 1974, la fortification fermontoise a été pensée pour abriter les résidents des facteurs météorologiques intenses en favorisant un microclimat plus clément tout en protégeant les habitations adjacentes des vents froids dominants. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions extrêmes, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle. De plus, l’aménagement, dont l’un des aspects les plus innovants est son centre commercial piétonnier intérieur à atmosphère contrôlée, a été conçu pour minimiser les pertes d’énergie. Le mur-écran ne se contente pas d’être le cœur des activités de l’endroit en favorisant les interactions sociales grâce à un rapprochement physique des citoyens destiné à combler l’isolement engendré par l’éloignement géographique, il s’est imposé par sa conception et son rôle essentiel comme une pièce maîtresse de l’identité fermontoise. L’un des atouts du mur-écran, où il est possible de vivre sans jamais mettre le nez dehors puisque cet espace commun intérieur abrite plusieurs services essentiels, réside dans son autonomie. Grâce à cette construction, les occupants peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans avoir à affronter les rigueurs du climat. Ce bâtiment colossal, qui peut atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur dans certains secteurs, abrite près de 500 logements, principalement des appartements de différentes tailles.

Genèse d’un lieu hors du commun

C’est au début des années 1970, que Québec Cartier entreprend de créer cette ville ultramoderne capable d’héberger ses travailleurs et leurs familles dans des conditions climatiques extrêmes. La priorité était de rendre la vie des futurs habitants aussi agréable que possible malgré les hivers longs et rigoureux. Après le déboisement et l’achèvement des plans, la construction des premières maisons préfabriquées commence dès l’hiver de cette même année à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Noël de 1972, les premières familles emménagent dans leur nouveau domicile. L’érection du mur-écran commence en juin 1973 et s’échelonne sur une période de trois ans jusqu’en 1976. Les travaux s’avèrent complexes en raison notamment de l’isolement géographique et de la concurrence d’autres grands chantiers de l’époque, comme celui de la Baie-James.

En combinant esthétisme, fonctionnalité et innovation architecturale, le mur-écran, qui incarne l’esprit de la municipalité et la résilience de ses habitants face à un environnement hostile, raconte une histoire de défis et une vision futuriste devenue réalité. C’est cette singularité qui fait de Fermont un lieu hors de l’ordinaire.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Architecture

Une carrière teintée de l’influence nordique

par Éric Cyr

Source photo : Blanchette Architectes

L’architecte engagé et primé d’origine fermontoise, Patrick Blanchette, a un itinéraire professionnel impressionnant. Membre de l’Ordre des architectes du Québec, il est aujourd’hui architecte associé principal pour la firme Blanchette Architectes. Considéré comme un acteur de premier plan dans le développement de projets résidentiel et commercial, il a œuvré depuis le début de sa carrière à la direction artistique et au déploiement d’ouvrages d’envergure totalisant plusieurs milliards de dollars. Il a aussi eu l’occasion de se rendre dans d’autres pays dans le cadre de sa profession notamment en Scandinavie et au Royaume-Uni.

Né à Labrador City, Patrick Blanchette a habité 14 ans à Fermont avant de partir, après avoir terminé son 2e secondaire, à la suite du malheureux décès de son père. Il se définit comme quelqu’un qui n’a pas un parcours linéaire puisqu’il a étudié en design intérieur et en cinéma avant de se tourner vers sa profession actuelle qui est également une passion. Son implication et son expertise touchent la conception, le développement urbain ainsi que la redéfinition des habitats et des milieux de vie. Par un heureux « hasard », il a commencé sa carrière chez Desnoyers, Mercure et Associés (DMA), qui ont imaginé la ville de Fermont, en s’inspirant d’un projet d’habitation pour une mine de cuivre au-dessus du cercle polaire arctique à Kiruna en Laponie suédoise, de l’architecte Ralph Erskine en 1962. « Je vivais dans le quartier Saint-Henri de Montréal quand j’ai remarqué le bureau de DMA, fondé en 1957, dont les deux architectes principaux ont conçu les plans de Fermont. J’ai interprété ça comme un signe. J’ai par la suite travaillé avec André Mercure et Maurice Desnoyers avec qui j’ai souvent eu des conversations au sujet de leur travail de conception de cette ville nordique. Je considère d’ailleurs que le mur-écran devrait obtenir un statut patrimonial particulier afin de le protéger. »

Nordicité et approche sociale

La notion de nordicité a toujours accompagné M. Blanchette au cours de son cheminement et dans l’élaboration de ses conceptions artistiques.

« L’urbanité est à une nouvelle ère et je cherche à développer une approche plus accessible mettant en scène notre nordicité. Mon profil artistique a vu le jour à Fermont. Cette ville influence ma pratique depuis que j’ai constaté que la nordicité doit être un leitmotiv dans le développement des grandes agglomérations urbaines. La concrétisation de la ville de Fermont, et en particulier du mur-écran, constituait un projet écologique radical et très avant-gardiste pour l’époque qui demeure à ce jour une réussite d’un point de vue fonctionnel. J’ai tout de même certaines réserves quant aux aspects sociaux de l’ouvrage. »

M. Blanchette explique que la portée sociale de l’architecte est beaucoup plus forte que celui de l’acte de construire et que celui-ci doit tenir compte de plusieurs paramètres notamment les aspects sociaux et environnementaux, mais également de la luminosité qui joue un rôle primordial en influençant grandement les stimulants et l’environnement. « En modulant l’éclairage, on peut moduler l’humeur, l’ambiance et accentuer une mise en valeur des bâtiments. L’architecte a un rôle qui a un impact énorme sur les humains en façonnant leurs milieux de vie. »

Formation et distinctions

Après l’obtention d’un baccalauréat en design architectural et d’une maîtrise en architecture à l’Université de Montréal sous la direction de la professeure titulaire à l’École d’architecture, Alessandra Ponte, membre du groupe de recherche Future North dans le cadre d’un partenariat entre l’École de paysage et d’urbanisme AHO (Oslo, Norvège) et l’Institut de Barents, M. Blanchette a étudié à l’Université Sci-Arc de Los Angeles en Californie aux États-Unis, le temps d’une session universitaire. Il a participé à la rénovation majeure du gratte-ciel situé au 2020, rue Robert-Bourassa à Montréal ayant remporté les prix « Immeuble de l’année 2015-2016 » lors du concours des Prix Boma qui reconnaît l’excellence et l’innovation en immobilier à l’échelle provinciale, nationale et internationale et la distinction « bâtiment exceptionnel » dans la catégorie rénovation lors des Prix Toby en 2015, le programme le plus prestigieux et le plus complet en son genre dans l’industrie de l’immobilier commercial. M. Blanchette a été lauréat d’un Grand Prix Habitat Design en 2017, a participé à la « Design Week » de la Future London Academy à Londres en Angleterre et a siégé à un comité-conseil en architecture qui a encadré la Ville de Lac-Mégantic dans le processus de reconstruction de son centre-ville historique à la suite d’une tragédie ferroviaire. Il a très envie de retourner éventuellement dans la ville qui a bercé sa jeunesse dans le cadre d’une conférence afin d’expliquer sa profession et ses engagements.

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Publié le 16 décembre, 2019, dans la publication : Numéro_21 Volume 37

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Publié sur le site le 16 décembre 2019

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Présentation du Refuge Taïga

L’émergence du pôle touristique de Fermont

par Véronique Dumais

L’Association Touristique de Fermont (ATF), qui chapeaute le Défi Taïga depuis quatre ans, consolide ses sources de financement afin de bâtir Le Refuge Taïga, un centre d’accueil dans le secteur de l’écotourisme et du tourisme d’aventure pouvant accueillir jusqu’à huit personnes et 60 chiens au pied des monts Severson.

Présentation du projet

Organisme sans but lucratif ayant pour mission de promouvoir Fermont et le développement touristique au nord du 52e parallèle, l’ATF organise le Défi Taïga, une course de chiens de traîneaux de 230 kilomètres, la plus longue dans l’Est du Canada, qui bénéficie déjà d’une notoriété nationale. Avec le Refuge Taïga, l’organisme désire consolider le Défi Taïga lui-même en produit d’appel du pôle touristique émergent de Fermont.

Le bâtiment principal du refuge comprendra deux dortoirs, une salle commune, des toilettes, des douches, une cuisine, un bureau administratif, un centre d’interprétation, un bureau d’accueil ainsi que quatre enclos ayant une capacité de 60 chiens. De petites cabines d’hébergement sur pilotis seront installées en périphérie du bâtiment principal. D’une capacité d’accueil de quatre personnes maximum chacune, elles offriront une vue unique sur Fermont, les monts Severson et la forêt boréale.

Équipé d’un système électrique combiné éolien et solaire, le bâtiment comprendra un volet écologique incluant également un système de récupération d’eau potable. Ces bâtiments fourniront un lieu propice au repos des clients. Favorisant le contact avec la nature, l’échange entre les résidents et touristes, il deviendra le camp de base pour tous les amateurs de ski hors-piste, de randonnée, de canot-camping ou autres sports de plein-air.  L’ATF prévoit aussi l’aménagement et l’entretien d’un sentier multi-usager. Ce dernier pourra être utilisé pour des promenades en traîneaux, des sorties en raquette, le ski hors-piste et le skijorring combinant le ski de cross-country et le chien de traîneaux. En période estivale, les amateurs de canicross ou de canibike, pourront également l’utiliser à leur guise.

Objectifs du Refuge Taïga

L’organisme fondé en 1987 considère que la promenade en traîneau à chiens fait partie intégrante de la vie et de la culture nordique. Depuis la fin des années 1980, à chacune des consultations publiques, les gens de Fermont se prononcent largement en faveur du développement de l’activité de traîneau à chiens. C’est donc tout naturellement que l’ATF met ses efforts à créer les conditions favorables à l’essor de ce sport. En bâtissant le Refuge Taïga, l’ATF favorise le développement d’une nouvelle activité économique portant sur la thématique du chien de traîneau et du tourisme d’aventure. Le Refuge bénéficiera autant aux organismes qu’aux résidents de Fermont.

Concept unique sur la Côte-Nord, l’établissement permettra à l’ATF de bonifier l’offre d’activités de plein-air cadrant parfaitement dans la thématique du futur circuit du Grand-Nord en augmentant le nombre de touristes dans la région en plus de diversifier les clientèles. Le Défi et le Refuge Taïga sont complémentaires, le centre d’accueil deviendra une attraction touristique ouvert à l’année. Un autre objectif de l’organisme est de développer un programme d’éducation et de formation en collaboration avec les écoles de Fermont, du Labrador et de la Côte-Nord.

L’ATF souhaite encourager et promouvoir des pratiques de gestion privilégiant un tourisme durable et responsable, le tout dans un souci et un respect certain pour notre environnement.

Comité organisateur

Afin de porter à terme ce projet ambitieux qu’est le Refuge Taïga, l’Association Touristique de Fermont souhaite mettre sur pied le comité organisateur pour la suite du processus. L’ATF recherche donc de trois à cinq personnes désirant s’impliquer au sein de l’ATF pour ce projet; le comité sera chapeauté par l’organisme. Toute personne intéressée, peut faire valoir son intérêt en envoyant un courriel avec ses coordonnées à : associationtouristiquefermont@gmail.com.

Déjà, grâce à la collaboration spéciale d’ArcelorMittal, l’ATF peut aménager, de façon temporaire, ses bureaux administratifs via le projet Genèse, un endroit où l’association peut accueillir ses ressources humaines venues de partout au Québec en plus d’entreposer son matériel et de relancer le centre d’interprétation en le rendant à nouveau disponible à la population. Le projet Genèse se veut quant à lui la première étape menant à l’ouverture du Refuge Taïga. L’ATF prévoit l’inauguration officielle du projet Genèse au début 2017.

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Publié le 10 octobre, 2016, dans la publication : Numéro 17 Volume 34

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Publié sur le site le 11 octobre 2016

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