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Une histoire de Fermont sous les projecteurs

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Ville de Gagnon

La fermeture il y a 40 ans

par Éric Cyr

La ville de Gagnon a été totalement rayée de la carte à la suite de sa fermeture il y a quatre décennies. Tous les bâtiments avaient été rasés quand le dernier avion décolla de la piste de l’ancien aéroport, le 1er juillet 1985. Lorsque l’on passe aujourd’hui en voiture le long de la route 389 à l’endroit où elle s’érigeait autrefois fièrement depuis sa fondation en 1960 jusqu’à 1985, on peut observer que la nature a repris ses droits. Seul un panneau routier sur lequel on peut lire l’inscription « site de l’ancienne ville de Gagnon » nous rappelle sa mémoire.

Un drapeau de l’ancienne municipalité hissé à un mât dans ce secteur attire l’attention sur des plaques commémoratives qui ont été installées par d’anciens citoyens de ce lieu et qui rappellent la présence antérieure d’activité humaine et de pionniers ayant œuvré dans la région.

Située au cœur de la forêt boréale du Québec, entre Baie-Comeau et Fermont, cette défunte ville minière fut l’un des projets les plus ambitieux de colonisation industrielle du Nord québécois. Fondée par la compagnie minière Québec Cartier, une filiale de U.S. Steel, qui travaillait à ce projet depuis 1957, Gagnon vit officiellement le jour en 1960, dans le but d’y exploiter des gisements de fer en commençant par celui de la mine du Lac Jeannine. En plus d’un chemin de fer privé construit pour se rendre sur place, un aéroport y fut également érigé. La localité fut nommée en l’honneur d’un homme politique qui a joué un rôle important dans le développement minier de la région, feu le lieutenant-gouverneur du Québec qui fut aussi ministre des Mines, Onésime Gagnon.

L’extraction de minerai de fer commence à la mine de Fire Lake dès 1963. Le minerai était transporté par train jusqu’à Port-Cartier, où il était traité et expédié par bateau. Un chemin de 250 km fut alors ouvert à travers la forêt afin de permettre aux travailleurs de se rendre à la nouvelle mine. Il sera plus tard intégré à la route 389. Gagnon était dotée d’infrastructures modernes notamment : aréna, bibliothèque, centre communautaire, cinéma, écoles primaire et secondaire, église, hôpital et piscine intérieure. En 1973, la population atteignait près de 4000 habitants. La ville possédait des logements confortables, des rues entretenues et offrait une vie communautaire organisée.

À Gagnon, la vie tournait presque entièrement autour de l’industrie minière. La compagnie qui était le principal employeur gérait presque tous les aspects du quotidien, y compris l’entretien des infrastructures municipales. Le modèle économique, bien que prospère, était entièrement dépendant du fer. Malheureusement, au tournant des années 1980, le marché mondial du fer subit un déclin et, en 1984, l’entreprise annonça la fermeture prochaine du site minier de Fire Lake, en raison de l’épuisement des ressources et des coûts d’exploitation.

Ville fantôme

Les tentatives du premier maire de couleur de l’histoire du Québec, René Coicou, de renverser cette décision en sollicitant l’appui du gouvernement du Québec étant demeurées vaines, Gagnon fut officiellement fermée en juin 1985. Les familles durent quitter leurs maisons à contrecœur. Les bâtiments furent, pour certains, démantelés et expédiés ailleurs, notamment à Fermont, où a été transporté le campanile de l’église, et, pour la plupart, démolis. Le réseau d’aqueduc fut scellé et les rues recouvertes de gravier. En quelques mois, une ville disparut entièrement de la carte. Aucun édifice ne fut épargné. Rien ne subsiste de nos jours sauf quelques vestiges : des fondations, des lampadaires et des trottoirs craquelés qui se dressent tels des témoins silencieux de ce que fut cette localité aujourd’hui disparue. Gagnon incarne à la fois la promesse de l’essor nordique et la précarité des villes monoindustrielles et reste vivante dans les souvenirs de ceux qui y ont vécu. Pour en connaître davantage, vous pouvez consulter deux ouvrages historiques à la bibliothèque de Fermont : Ville de Gagnon, jamais je ne t’oublierai de Chantal Poulin et Un seul souffle… la mine d’Annie Carle.

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Publié le 26 août, 2025, dans la publication : Numéro_13 Volume_43

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  • Panneaux commémoratifs
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  • Ville fantôme
  • Ville minière
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Publié sur le site le 25 août 2025

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Histoire

Cinquantenaire de Fermont

par Éric Cyr

Source photo : Jocelyn Blanchette

Petite ville construite dans les années 1970, Fermont possède un parcours riche et unique. Son développement est intrinsèquement lié à l’exploitation minière du fer, une ressource abondante dans ce secteur. L’histoire de cette municipalité commence par la découverte du minerai de fer dans la fosse du Labrador, une vaste région minière s’étendant entre le Québec et le Labrador, et elle reflète l’épanouissement économique provoqué par cette industrie.

La découverte de gisements de fer dans la région remonte à la fin du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à partir des années 1950, avec l’intensification des activités minières dans cette ceinture géologique, que l’on commence à envisager sérieusement l’exploitation du fer à grande échelle. La compagnie minière Québec Cartier (aujourd’hui ArcelorMittal) a joué un rôle déterminant dans cette dynamique. À cette époque, l’extraction du fer représentait un moteur économique important, non seulement pour le Québec, mais aussi pour le Canada dans son ensemble. L’économie mondiale nécessitait des quantités massives de fer pour alimenter les industries de l’acier, et les régions riches en minerai de fer, comme la Côte-Nord et le Labrador, étaient cruciales pour répondre à cette demande.

Fermont fut donc fondée en 1974 dans le but de loger les travailleurs nécessaires à l’exploitation de la mine de fer de Mont-Wright située à une trentaine de kilomètres de la localité. Le projet de développement urbain de Fermont fut conçu de manière novatrice et l’élément le plus marquant de cette conception est sans conteste le fameux « mur-écran ». Longue de 1,3 km, cette figure architecturale emblématique n’est pas simplement une infrastructure : elle constitue une réponse ingénieuse aux conditions climatiques particulièrement rigoureuses de la région, notamment aux vents violents et aux températures glaciales qui caractérisent l’hiver nordique. L’installation qui abrite environ 400 appartements, des commerces, des services publics, des équipements de loisirs ainsi que des écoles est un aménagement intégré qui permet non seulement de protéger les résidents des intempéries, mais aussi de créer une véritable vie communautaire à l’intérieur du mur. Ce concept innovant a permis à Fermont de se démarquer des autres villes minières nord-américaines, souvent marquées par un développement anarchique et peu structuré.

La vie fermontoise est intimement liée à l’industrie minière et le lieu connaît donc des cycles économiques dépendants des fluctuations du prix du fer sur les marchés internationaux. Pendant les années de prospérité, la ville a vu sa population augmenter, atteignant son apogée dans les années 1980. Cependant, des périodes de crise économique ont également affecté la communauté, notamment lors de la récession mondiale des années 1990 et plus récemment, dans les années 2010, lorsque la demande de fer a chuté en raison de la baisse de l’activité industrielle mondiale. Malgré ces défis, Fermont a su se diversifier et offrir à ses habitants un cadre de vie agréable, bien que souvent isolé en raison de son emplacement géographique. La communauté s’est construite autour de la solidarité et de la résilience face aux conditions climatiques extrêmes et aux aléas économiques.

L’un des aspects qui illustrent bien l’esprit de l’endroit est la place centrale des activités de plein air dans la vie quotidienne. En effet, les Fermontois profitent de l’immensité du territoire pour pratiquer des activités comme la chasse, la pêche, la motoneige et le ski. La nature environnante, vaste et sauvage, constitue un attrait majeur pour les habitants et les visiteurs.

Aujourd’hui, Fermont demeure un exemple fascinant d’urbanisme adapté aux contraintes environnementales tout en étant un symbole de la détermination humaine à prospérer dans des conditions extrêmes. La ville continue de jouer un rôle clé dans l’industrie du fer, avec des investissements continus dans les infrastructures minières et des efforts pour attirer de nouveaux habitants. Son histoire, marquée par la création du mur-écran et l’essor minier, reste une partie essentielle de l’identité de la Côte-Nord et du Québec.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Histoire de Fermont

Le célèbre mur-écran

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Ville de Fermont en 1974 avec le mur-écran au nord. source photo : Ville de Fermont

Le projet d’édifier une ville nordique à Fermont a été envisagé par la compagnie minière Québec Cartier à la fin des années 1960 avec l’objectif de remplacer éventuellement celle de Gagnonville. C’est dans cette foulée qu’a germé l’idée de l’implantation d’un ouvrage architectural autonome moderne qui serait adapté aux aléas du climat tout en répondant aux besoins des gens qui y habiteraient et dans lequel ils pourraient évoluer à l’abri des humeurs de dame nature.

Architecture singulière

Le symbole emblématique qui distingue Fermont est sans conteste son célèbre mur-écran, un exemple unique de l’ingéniosité humaine face aux défis imposés par la nature. Véritable gratte-ciel horizontal, cet édifice multifonctionnel est devenu un incontournable associé à cette localité tant par son architecture audacieuse et futuriste que par son histoire exceptionnelle. C’est l’architecte et urbaniste suédois Ralph Erskine qui a inspiré sa création. Connu pour son expertise en architecture dans des environnements froids, ce dernier a conçu des bâtiments adaptés aux éléments climatiques extrêmes, notamment en Scandinavie et dans l’Arctique. Ses idées sur la protection contre les intempéries et l’intégration de la vie communautaire à l’intérieur des édifices ont influencé la conception de la bâtisse fermontoise qui a été érigée pour offrir un cadre de vie confortable malgré les conditions hivernales rigoureuses.

Embrasser la ville

L’architecte et urbaniste d’origine hongroise, Norbert Schoenauer, a conçu l’immeuble multifonctionnel. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions difficiles, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle pour assurer une qualité de vie optimale. Celui-ci, souhaitant améliorer le bien-être des habitants de ce type d’agglomération nordique tout en maximisant l’efficacité des infrastructures, a proposé un concept novateur de mur coupe-vent avant de travailler de concert avec son collègue, Maurice Desnoyers, à la concrétisation de cette installation protectrice en forme de flèche pointée nord-nord-ouest qui étend ses bras sur une longueur de 1,3 km devant les maisons de la municipalité. Inaugurée en 1974, la fortification fermontoise a été pensée pour abriter les résidents des facteurs météorologiques intenses en favorisant un microclimat plus clément tout en protégeant les habitations adjacentes des vents froids dominants. Cette innovation architecturale s’inscrivait dans une approche avant-gardiste pour une région aux conditions extrêmes, où la protection contre le froid et les tempêtes de neige était essentielle. De plus, l’aménagement, dont l’un des aspects les plus innovants est son centre commercial piétonnier intérieur à atmosphère contrôlée, a été conçu pour minimiser les pertes d’énergie. Le mur-écran ne se contente pas d’être le cœur des activités de l’endroit en favorisant les interactions sociales grâce à un rapprochement physique des citoyens destiné à combler l’isolement engendré par l’éloignement géographique, il s’est imposé par sa conception et son rôle essentiel comme une pièce maîtresse de l’identité fermontoise. L’un des atouts du mur-écran, où il est possible de vivre sans jamais mettre le nez dehors puisque cet espace commun intérieur abrite plusieurs services essentiels, réside dans son autonomie. Grâce à cette construction, les occupants peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes sans avoir à affronter les rigueurs du climat. Ce bâtiment colossal, qui peut atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur dans certains secteurs, abrite près de 500 logements, principalement des appartements de différentes tailles.

Genèse d’un lieu hors du commun

C’est au début des années 1970, que Québec Cartier entreprend de créer cette ville ultramoderne capable d’héberger ses travailleurs et leurs familles dans des conditions climatiques extrêmes. La priorité était de rendre la vie des futurs habitants aussi agréable que possible malgré les hivers longs et rigoureux. Après le déboisement et l’achèvement des plans, la construction des premières maisons préfabriquées commence dès l’hiver de cette même année à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Noël de 1972, les premières familles emménagent dans leur nouveau domicile. L’érection du mur-écran commence en juin 1973 et s’échelonne sur une période de trois ans jusqu’en 1976. Les travaux s’avèrent complexes en raison notamment de l’isolement géographique et de la concurrence d’autres grands chantiers de l’époque, comme celui de la Baie-James.

En combinant esthétisme, fonctionnalité et innovation architecturale, le mur-écran, qui incarne l’esprit de la municipalité et la résilience de ses habitants face à un environnement hostile, raconte une histoire de défis et une vision futuriste devenue réalité. C’est cette singularité qui fait de Fermont un lieu hors de l’ordinaire.

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Publié le 8 octobre, 2024, dans la publication : Numéro_16 Volume_42

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Publié sur le site le 8 octobre 2024

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Schefferville

Une exposition itinérante

par Éric Cyr

Une exposition ambulante relatant quelques pages d’histoire de Schefferville, de Matimekush-Lac John et de Kawawachikamach, proposée par l’écrivaine et ancienne résidente du lieu, Jocelyne Lemay, « Une montée vers le Nord », s’est arrêtée à Fermont au local vitré en face de l’escalier central au deuxième étage du centre commercial du mur-écran, du 3 au 6 juin 2024.

L’exposition historique, qui relate une partie du passé de l’une des trois villes-champignons de la MRC de Caniapiscau qui ont poussé à la suite de la découverte de gisements de fer avec une incursion dans celui des deux communautés autochtones voisines, a été présentée au Musée régional de la Côte-Nord à Sept-Îles, d’octobre 2021 à mars 2022, puis au centre d’achats Les Galeries montagnaises également à Sept-Îles avant de se déplacer par la suite à Schefferville et d’être exhibée à Labrador City, le 1er juin, à la demande de la minière Rio Tinto IOC avant d’être déployée à Fermont. Elle devrait être de retour à Sept-Îles en septembre selon un souhait d’IOC.

Dans le cadre de cette exposition qui regorge de multiples objets : drapeaux, épinglettes, cartes postales, photos, livres historiques (La grande aventure du fer et L’héritage de Caïn). Mme Lemay invitait le public dans un voyage au cœur de l’histoire qui traverse le temps sur une période de plus d’un siècle. Elle a quitté sa ville natale par la voie ferrée, qu’elle a rebaptisée la route d’acier, en novembre 1988, juste avant le début de la démolition de la ville qui était prévue au printemps 1989 et qui a duré quelques années à la suite des conséquences de la fermeture de la mine de fer d’IOC en novembre 1982, avant de s’établir à Sept-Îles.

L’auteure qui a publié en 2015 le livre Terre rouge, considéré comme un document de référence historique, qui traite entre autres de la vie à Schefferville incluant l’époque de la ruée vers le fer, les grands moments de son histoire et sa quasi-disparition est une passionnée de cet endroit méconnu du Québec. « Cette exposition est une démarche de longue haleine qui découle directement de la parution de mon livre qui aborde le même sujet. À l’origine, cet ouvrage écrit qui relate une période de grands développements de la mer jusqu’au 55e parallèle en plus de divers événements marquants de l’endroit principalement depuis sa fondation. » L’exposition présente le chantier de Burnt Creek devenu Knob Lake puis rebaptisé Schefferville, mais aussi de la présence des communautés innue et naskapie en plus de la prospection qui a permis la découverte de gisements de minerai de fer. Le père Louis-François Babel et ses guides des Premières Nations ont été les premiers à signaler du « gravier rouge » sur le territoire en 1866. Ce n’est qu’à partir de 1937 que les 400 millions de tonnes furent découverts.

« La démarche s’est étirée sur de nombreuses années puisque j’ai commencé à amasser des souvenirs et des photos à l’âge de douze ans. Quand j’ai constaté que je ne pouvais inclure dans l’impression toutes les photos que j’aurais aimées et que je devais faire des choix, l’idée d’une exposition en complément à la publication a germé dans mon esprit et j’ai finalement concrétisé cette aspiration. En fait, ce sont les boîtes de souvenirs de mon grand-père et de mon père qui m’ont amenée à vouloir relater l’histoire du milieu où j’ai vu le jour et où j’ai grandi. »

Mme Lemay se veut un peu la gardienne du riche passé de Schefferville où à une certaine époque, des gens de 22 différentes ethnies se sont côtoyés. « Saviez-vous que durant près de trois ans, 6900 hommes ont travaillé en œuvrant sur sept chantiers dont celui de la construction du chemin de fer qui mène à Schefferville, que la reine Élisabeth II s’est rendue à Schefferville en 1959 et que cette localité nordique a déjà accueilli les Jeux de l’Arctique ? »
confie la Scheffervilloise de cœur qui travaille pour que cette exposition soit accueillie au Musée Shaputuan à Uashat (Sept-Îles).

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Publié le 25 juin, 2024, dans la publication : Numéro_12 Volume_42

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Publié sur le site le 25 juin 2024

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Schefferville

Triste quarantième anniversaire

par Éric Cyr

Source photo : Ville de Schefferville

Il y a quatre décennies, le 2 novembre 1982, la compagnie minière IOC annonçait l’abandon de ses activités minières à Schefferville condamnant ainsi la majorité des habitants de cette petite localité nordique, qui comptait 5000 habitants à son apogée, à un exode vers le sud mettant ainsi fin abruptement à leurs habitudes et à leur mode de vie.

Cette décision du principal employeur de l’endroit, qui a érigé ses premières installations sur place en 1947 et qui a commencé son exploitation en 1949, de délaisser sa mine de fer coïncide avec la quasi-fermeture de la petite ville mono-industrielle, qui a déjà constitué lors de sa période de prospérité économique l’un des trois fleurons de l’industrie du fer au Québec de concert avec Gagnon et Fermont, deux autres villes minières de la MRC de Caniapiscau.

Après la surprise, c’est la consternation pour les résidents de l’endroit. La vaste majorité des Blancs, soit environ 4000 personnes à l’époque, devra se résigner à plier bagage et à partir ailleurs pour refaire sa vie. Ce déracinement forcé laissera des traces et inspirera même une chanson au musicien québécois Michel Rivard, Le dernier train. Bien que certains choisissent de rester, dont les Autochtones des deux communautés adjacentes de Matimekush-Lac John (Innus) et de Kawawachikamach (Naskapis), la minière IOC détruit tout de même la plupart des infrastructures municipales : hôpital, maisons, piscine, sans considération pour ceux qui demeureront sur place. Le gouvernement du Québec adopte une loi afin de fermer la ville, mais se ravise et modifie sa position en 1990 en se heurtant à la volonté des membres des Premières nations et de quelques blancs de demeurer sur le territoire. Sans cette détermination et cette présence physique, Schefferville aurait été rasée de la carte comme ce fut le cas trois ans plus tard, en 1985, pour Gagnon.

La crise du fer en 1981

Selon le président de la minière IOC à l’époque, Brian Mulroney, devenu plus tard premier ministre du Canada, le minerai de fer que l’on extrait du sol à Schefferville n’est plus compétitif et dans un tel contexte la mine n’est plus viable. Le coût de production, combiné à celui de la main-d’œuvre, ne peut rivaliser avec la concurrence mondiale féroce de pays comme le Brésil et c’est ce qui justifie cette décision de cesser les opérations minières scheffervilloises, ce qui entraînera du même coup la fermeture du concentrateur et de l’usine de bouletage de Sept-Îles.

L’histoire se répète ?

Schefferville a connu un second souffle en 2010 avec une deuxième ruée vers le fer lors de l’arrivée de Labrador Iron Mines puis de Tata Steel en 2012. L’industrie minière n’emploie cependant que peu d’employés locaux favorisant plutôt le navettage aérien (fly-in/fly-out) et les travailleurs vivent à l’extérieur du périmètre urbain. Ce regain semble avoir été de courte durée puisque Tata Steel vient d’annoncer en novembre la cessation de ses activités pour une période indéterminée.

Actuellement, environ 2000 Autochtones et 250 Allochtones vivent à Schefferville.

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Publié le 12 décembre, 2022, dans la publication : Numéro_21 Volume_40

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Publié sur le site le 12 décembre 2022

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Un peu d’histoire

40e anniversaire de Radio Fermont

par Éric Cyr et Louise Vachon

Source : Archives journal TDN Photo historique de l’équipe radiophonique de 1984. Rangée du fond : l’animatrice Claude Yvon, l’animateur Yvon Delisle, l’animateur bénévole Benoit Boutet, l’animatrice bénévole Madeleine Pagé, le journaliste Pierre Paquet. À l’avant : la secrétaire feue Céline Thibeault, le directeur Pierre Lapointe et l’animateur Carol Gagnon.

Cette belle histoire a commencé par les premiers soubresauts de Radio Fermont. Un groupe de citoyens déterminés souhaitant l’implantation d’une radio locale se sont regroupés afin de concerter leurs efforts et d’entamer des démarches qui ont connu leur apogée, le 2 octobre 1975, dans le cadre d’une visite du ministre des Communications du Québec de l’époque.

En 1979, la ville de Fermont, qui existe officiellement depuis seulement cinq ans, est isolée et mal desservie par la presse écrite, la radio et la télévision étatique et n’a pas encore accès à une route. Radio Fermont inc. devient alors le premier instrument local de communication instauré par et pour la population. Inspiré de la vague naissante de médias communautaires au Québec, la radio fermontoise voit le jour avec pour objectif de combler un besoin en devenant le premier média d’information locale tout en contribuant à briser l’isolement et à stimuler les interactions entre les résidents au sein de la nouvelle communauté. C’est le 15 septembre 1979 que se déroulent les premiers essais de mise en ondes de CFMF 103,1 qui ne diffuse alors qu’un contenu quotidien de trois heures.

Le premier conseil d’administration était composé du président Guy Labrie, du vice-président Jean-Guy Trottier, du secrétaire-trésorier René Proteau ainsi que de neuf directeurs. Le premier directeur fut Daniel Bellefleur, suivi de Pierre Lapointe. Arrivé en 1983, Carol Gagnon fut un des premiers animateurs. Il a passé plus de cinq ans à la console. Des émissions populaires obtiennent la cote auprès du public et certains animateurs sont en forte demande comme Gilles Gélinas, alias le célèbre « Bobinette » qui animait une émission de musique country originale fort appréciée.

Le financement a souvent constitué la pierre d’achoppement du média radiophonique et la population a toujours généreusement contribué à son essor, mais l’on devait faire preuve de beaucoup d’imagination et de créativité afin d’innover comme ce fut le cas pour les bingos radio qui ont commencé en 1984. Il y a eu aussi les fameux radiothons qui duraient 24 heures et pendant lesquels des dons étaient amassés sous la présidence d’une personnalité locale. Plusieurs casinos radio ont aussi été organisés au cours des années.

La radio s’associe à la télévision communautaire (TV Coop) en 1994 donnant ainsi naissance à Diffusion Fermont. Chaque organisme conserve cependant son statut et partage des services communs comme la direction et le secrétariat.

En 1995, CFMF fait un pas de plus vers la modernité en acquérant le logiciel Fox-Pro, rendant la discothèque plus efficace. Auparavant, tous les albums étaient répertoriés à la main. En 2004, le système de mise en ondes s’informatise avec l’arrivée du logiciel Win Radio ce qui permet d’être en ondes 12 heures par jour. Depuis, la technologie a beaucoup évolué et la programmation couvre aujourd’hui une plage horaire quotidienne de 24 heures.

Une autre mission de la radio, qui fait partie des mesures d’urgence de la Ville de Fermont et dont les studios sont dotés d’une génératrice en cas de panne d’électricité ou autres sinistres, est la transmission d’informations en temps réel afin d’orienter les citoyens vers les ressources appropriées et leur donner des directives en leur expliquant la situation.

Reconnaissance bien méritée pour célébrer ses quarante ans, la radio de Fermont est en nomination cette année pour le prix Station de radio communautaire de l’année (marchés central et régional) dans le cadre des Prix Rencontres Radio 2019 de l’ADISQ. La directrice musicale Geneviève Richard est aussi en nomination en tant que directrice musicale de l’année (station de radio, marché régional) pour la seconde année consécutive. Un événement spécial, un spectacle de Bodh’aktan fort apprécié du public a été offert, le 28 septembre dernier afin de souligner le quarantenaire.

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Publié le 7 octobre, 2019, dans la publication : Numéro_16 Volume 37

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Publié sur le site le 7 octobre 2019

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Documentaire

Une histoire de Fermont sous les projecteurs

par Éric Cyr

Le réalisateur Philippe Belley aurait pu choisir la stabilité en travaillant pour le diffuseur public Radio-Canada où il a déjà été réalisateur, animateur et chroniqueur radio. Il a plutôt choisi de relever des défis de taille en démarrant son entreprise de création de contenu audiovisuel qui se spécialise dans la production de documentaires, Les Films de La Baie, où il met sa riche expertise à profit depuis 2011.

Sa passion et sa volonté de raconter l’histoire de façon sensible et rigoureuse l’ont guidé vers son plus récent projet. En collaboration avec la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, il s’est déplacé à Fermont pour y produire un documentaire sur les villes champignons qui ont poussé avec l’implantation d’entreprises minières, qui sera intégré à une exposition itinérante sur les villes de compagnies qui sera présentée en tournée à travers le Québec.

Oser s’investir

L’un des secrets de sa réussite est bien évidemment son talent, mais aussi le fait qu’il a su bien s’entourer. Celui qui a d’abord réalisé des courts-métrages comiques avant de s’orienter vers le documentaire en produisant Roger, Paulo et la suite ainsi que La reine du sébaste et son royaume qui ont remporté un vif succès dans différents festivals de cinéma, est mieux connu pour le film autobiographique qui relate le destin de son père disparu, L’usine et ma vilaine mémoire de 9 ans. Il est actuellement diffusé sous forme d’une série web de cinq épisodes sur le site internet de la chaîne de télévision internationale de langue française TV5 au www.tv5.ca et télédiffusé sur la chaîne UNIS. Il a obtenu pour ce film une reconnaissance lui ouvrant des perspectives d’avenir intéressantes.

Le fondateur des Films de La Baie mise beaucoup sur la polyvalence de son équipe, qui compte sept passionnés, et qui lui a permis de produire des vidéos promotionnelles dont La noblesse boréale au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui présente l’hiver inspirant de cette région québécoise de façon poétique sous son véritable jour et qui a été choisie en 2018 parmi les trois finalistes du concours mondial de court-métrage en tourisme d’aventure, Adventure in Motion. Des documentaires, des courts-métrages, des vidéos promotionnelles, des publicités et le cinéma d’animation (bande dessinée) font partie des différentes facettes déjà abordées par la petite société qui gagne en popularité.

Sous la loupe

À Fermont, le cinéaste a réalisé des entrevues avec des personnes choisies minutieusement afin de bien cerner et de mieux faire comprendre le milieu de vie de la localité nordique d’hier à aujourd’hui, notamment une artisane-potière, un journaliste de la presse écrite, une serveuse de restaurant fraîchement débarquée, une famille fermontoise et des travailleurs migrateurs aéroportés en plus d’immortaliser des scènes de la vie courante et des paysages locaux.

Philippe Belley était accompagné durant son séjour dans la région du réalisateur, caméraman et monteur, Ken Allaire, très apprécié dans le monde des vidéoclips officiels d’artistes et de groupes de musique. « On trouve ça cool Fermont, les gens sont sympathiques, accueillants et simples. »

Pour en savoir plus, consultez le site internet lesfilmsdelabaie.com et la page Facebook Les Films de la Baie.

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Publié le 18 mars, 2019, dans la publication : Numéro 5 Volume 37

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Publié sur le site le 18 mars 2019

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