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  • L’équipe Shawnil fait sa marque

    Courses de traîneau à chiens

    L’équipe Shawnil fait sa marque

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    Course de traîneaux à chiens

    Une 18 février, 2019

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    Médecine vétérinaire

    Une 16 avril, 2018

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Courses de chiens

L’équipe Shawnil fait sa marque

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Trois Fermontoises  se démarquent

Course de traîneaux à chiens

Une 18 février, 2019

Trois Fermontoises se démarquent

Une sommité mondiale à Fermont

Médecine vétérinaire

Une 16 avril, 2018

Une sommité mondiale à Fermont

Courses de traîneau à chiens

L’équipe Shawnil fait sa marque

par Éric Cyr

Source photo : Peter Freeman

Les meneurs de chiens fermontois de l’équipe du chenil Shawnil, notamment l’une des plus jeunes athlètes de ce sport dans le circuit international, Florence Shaw, ont récemment participé à deux épreuves sportives internationales où ils se sont fait remarquer grâce à d’excellents résultats.

Florence Shaw a brillé lors de la deuxième édition de la course Tchitogama de 160 kilomètres (100 miles) sillonnant les paysages féériques entre Lamarche et Saint-Ludger-de-Milot au Saguenay-Lac-Saint-Jean qui était organisée par HaagenDaz Expéditions, du 6 au 9 février 2020. L’ambassadrice fermontoise qui arborait le dossard numéro 5 a pris le départ avec son attelage, le 7 février, se mesurant à des conducteurs de chiens de traîneau expérimentés et, après avoir effectué un arrêt obligatoire de quatre heures au point de contrôle à l’étape de mi-parcours, a terminé l’épreuve en troisième place derrière André Longchamps, le père (7 h 20 : 53) et son fils de 17 ans Tristan (7 h 40 : 28) avec un chronomètre de 8 h 02 minutes et 47 secondes. La jeune musheuse avait remporté la première place durant le parcours de 50 kilomètres (30 miles) du Tchitogama lors de la première édition de l’événement en 2019.

Exploit inégalé

Florence Shaw a devancé un objectif qu’elle souhaitait atteindre à l’âge adulte puisqu’à 14 ans elle s’est alignée sur le fil de départ de la course Irving Woodlands Can-Am Crown à Fort Kent dans le Maine aux États-Unis, qui totalise 400 kilomètres (250 miles), le 29 février, où elle a terminé en sixième position (seconde place féminine). En plus de cette belle performance, la musheuse fermontoise a réalisé un exploit puisqu’elle est la plus jeune participante de l’histoire à avoir pris part à la Can-Am Crown. Cette dernière a terminé juste derrière un autre Québecois de 17 ans, Tristan Longchamps, qui a pris le 5e rang. L’épreuve, remportée par Denis Tremblay de Saint-Michel-des-Saints au Québec, était présentée dans le cadre de la 28e édition de l’événement international qui se déroulait, du 29 février au 3 mars. La meneuse de chiens s’était aussi classée huitième dans la course de 160 kilomètres (100 miles) Willard Jalbert Jr. également à Fort Kent en 2018. Il faut noter que le Québécois Martin Massicotte de Saint-Tite, vainqueur de l’épreuve à dix reprises, était absent, car il est le premier Québécois à participer à la célèbre course historique Iditarod de 1600 kilomètres (un peu plus de 1000 miles) en Alaska.

Les débuts

La meneuse de chiens a participé à sa toute première épreuve lors de la 10e édition de la course de 30 miles d’Eagle Lake dans le Maine dans le cadre du Mad Bomber en 2018, et à la cinquième et dernière édition du Défi Taïga de Fermont, la plus longue course de chiens de traîneaux de l’est du Canada à l’époque, cette même année en plus de franchir la première le fil d’arrivée lors de la première édition du Sprint amical des mushers couvrant une distance de 20 kilomètres dans le cadre du Taïga Carnaval de Fermont en 2019. Elle se prépare actuellement pour la nouvelle formule locale organisée par les Mushers du Grand Nord, les Taïga Courses qui se dérouleront du 20 au 22 mars où elle est inscrite pour l’épreuve du Taïga 200.

À propos du chenil Shawnil

Les chiens de traîneau sont une passion pour la famille Shaw notamment la santé et le bien-être animal qui constituent une priorité. Yan a commencé son parcours il y a quelques années avec pour objectif de bien maîtriser cette science afin d’apporter à ses chiens tout ce dont ils ont besoin. Après avoir fait appel à l’expertise de mushers québécois, Yan Shaw a pris part à plusieurs compétitions dans cette discipline principalement dans le Maine aux États-Unis. Une des plus jeunes compétitrices, sa fille Florence en est à sa troisième saison et progresse rapidement.

Le chenil Shawnil est déménagé sur le chemin de la mine des Chinois. La population peut venir le visiter quand il y a quelqu’un sur place pour vous accueillir.

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Publié le 16 mars, 2020, dans la publication : Numéro_05 Volume 38

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Publié sur le site le 16 mars 2020

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Course de traîneaux à chiens

Trois Fermontoises se démarquent

par Éric Cyr

Source : FabFoto

La meneuse de chiens Florence Shaw originaire de Fermont a remporté la première place lors de la toute première édition de la compétition internationale de traîneaux à chiens Tchitogama 30 organisée par HaagenDaz Expédition à Lamarche au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 2 février dernier. Deux de ses coéquipières se sont aussi illustrées.

Les grands honneurs

Âgée de seulement 13 ans, la championne, qui affichait le dossard numéro 6, est l’une des plus jeunes athlètes à pratiquer ce sport sur la planète. La benjamine qui a pris le départ du parcours de 50 kilomètres (30 miles) a dominé l’épreuve en réussissant à décrocher sa première victoire dans cette discipline. Celle que les admirateurs surnomment affectueusement « Flo » a franchi le fil d’arrivée en 2 h 50 avec son attelage de huit chiens de l’équipe locale Shawnil, devançant ainsi la quinzaine de compétiteurs en provenance de France, du Québec, du Nouveau-Brunswick, du Canada et de la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis qui ont dû s’incliner face à la fougue de sa harde canine ne demandant qu’à s’élancer sur le vaste horizon enneigé vers les paysages féériques du lac Tchitogama en direction de la rivière Péribonka.

Détermination

Florence Shaw est très méthodique et disciplinée puisqu’elle doit concilier ses études et sa passion pour ses chiens, ce qui exige de leur consacrer plusieurs heures par semaine. Ses efforts rapportent, puisqu’elle démontre une complicité admirable avec ses bêtes à poils, des alaskan huskies, qui le lui rendent bien.

« La persévérance et la détermination tout comme la résolution de problèmes sont le secret de ce mode de vie particulier. »

D’autres Fermontois

Évidemment, les parents du jeune prodige, le musher Yan Shaw et sa conjointe Catherine Joly-Cardinal, faisaient partie du voyage. L’amie de la famille, la Française Lucie Fautrat qui portait le dossard numéro 11, est « handler », la cheville ouvrière de l’attelage, depuis trois hivers. L’ambassadrice de l’Hexagone qui séjourne sporadiquement avec la famille à Fermont, a impressionné en offrant une performance admirable à sa première course à vie en franchissant le fil d’arrivée en 3 h 09 et 4 secondes, se classant troisième à seulement 30 secondes de la deuxième position et à 19 minutes de la grande gagnante. Elle était également sur un attelage du Shawnil. « Depuis mon arrivée à Fermont, j’ai pu accompagner Florence et Yan à différentes courses. C’était une très bonne expérience d’embarquer sur les patins à mon tour! » La Fermontoise d’origine belge Carole Vuylsteke, qui a déjà pris part aux championnats mondiaux de traîneau à chiens, qui arborait le dossard numéro 12, est arrivée douzième en plus d’obtenir le prix des vétérinaires. C’est son conjoint, également musher et cofondateur du Défi Taïga, Michel Lécuyer, qui est le mentor de la jeune vainqueure de la Tchitogama 30. Le vieux sage à la barbe blanche qui évolue dans le monde des chiens de traîneau depuis belle lurette n’avait que des éloges pour sa protégée. « Je suis incroyablement fier de Florence et je suis très heureux de constater qu’il existe une relève solide qui n’a pas fini de nous épater. » Carole Vuylsteke a été impressionnée par la qualité de l’organisation pour une première édition.

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Publié le 18 février, 2019, dans la publication : Numéro 3 Volume 37

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Publié sur le site le 14 février 2019

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Médecine vétérinaire

Une sommité mondiale à Fermont

par Éric Cyr

Source photo : France Rodrigue

Le docteur en médecine vétérinaire Jerry Vanek était récemment de passage à Fermont dans le cadre de la 5e édition du Défi Taïga 200 afin de conclure une importante recherche qui s’est échelonnée sur une période de cinq ans. Le spécialiste de renom a mené une étude scientifique internationale sur l’attelage des chiens dans le cadre de laquelle il a été appelé à se rendre à 24 courses dans sept pays où il a examiné 8000 chiens et interrogé 800 meneurs de chiens (mushers).

Atteler ses rêves

Oeuvrant au sein de l’équipe de vétérinaires bénévoles à Fermont, il a mené son enquête ciblée en parallèle tout en s’assurant que les chiens reçoivent les soins appropriés avant, pendant et après la course. Le spécialiste a répertorié des informations au sujet de plusieurs variables concernant les chiens comme l’âge, le sexe, le poids, la race, le rang (position) au sein de l’équipe, la stérilisation ou non, le type de harnais et d’attelage utilisé, les blessures, le résultat de la course, etc. Le vétérinaire se plait à répéter la phrase suivante qui définit bien son leitmotiv : « Attelle tes rêves et conduis-les jusqu’au fil d’arrivée. »

Un parcours impressionnant

Ayant grandi dans une région rurale du nord-ouest du Minnesota aux États-Unis, Jerry Vanek a développé très tôt un grand intérêt pour les chiens, mais il ne se doutait pas à l’époque qu’il deviendrait professeur en médecine vétérinaire dans deux universités américaines et que cette passion le mènerait à donner des conférences et des cours magistraux partout à travers le monde, dont un séminaire à l’Université Harvard, et même jusqu’à prendre part à une expédition en Antarctique en 1993. L’homme a dévoué sa carrière aux chiens d’attelage. Dans le cadre de sa profession, il s’est rendu à la pointe sud du Chili, en Norvège septentrionale, en Suède, en Finlande, en République tchèque, en Pologne, en Italie, au Cap-Occidental en Afrique du Sud et dans les forêts du Maine aux États-Unis jusqu’au Yukon au Canada et à l’extrême pointe ouest de l’Alaska. Il a été vétérinaire dans plus d’une centaine de courses et d’expéditions dans dix pays sur quatre continents, depuis 1992, incluant les célèbres Alaska Iditarod et Yukon Quest. Il a de plus été appelé à trois reprises pour la reconstitution de la glorieuse course au sérum de 1925 (connue aussi sous le nom de grande course de la Miséricorde), un transport improvisé en urgence en Alaska par chemins de fer puis par traîneaux à chiens d’une caisse de sérum antidiphtérique sur plus de mille kilomètres entre Anchorage et Nome affligé par une épidémie en 1925, ce qui a contribué à sauver de nombreuses vies. C’est cet événement historique véridique qui a fait la renommée de Gunnar Kaasen et de son chien de tête, Balto, dont la détermination a inspiré le film d’animation de 1995 Balto, chien-loup, héros des neiges.

En quête de nordicité

« La plupart des gens veulent se tenir à l’écart de la neige, pour ma part je la pourchasse. Étant gamin j’écoutais la série télévisée Sergent Preston of the Yukon. J’ai attelé mon premier chien en 1964 et j’ai eu mon premier husky en 1958. Je suis vétérinaire depuis 1988, mais j’ai aussi pris part à des compétitions de 1975 à 1987 », confie modestement ce dernier qui explique que les connaissances dans ce domaine ont beaucoup évolué au cours des années tant au niveau de l’aspect des équipements que de l’organisation des courses. « Les chiens de traîneau constituent un apport économique important à travers le monde et, depuis les années 1970, plusieurs ingrédients sophistiqués et nutritifs, ont d’abord été testés sur ceux-ci avant d’être incorporés à la nourriture animale, par exemple les probiotiques, la pulpe de betterave et différents types de lipides comme le gras de poulet et des mélanges destinés à une meilleure protection des cartilages. »

L’homme et la bête

« Les conducteurs de traîneaux à neige se soucient véritablement de leurs compagnons à quatre pattes. Ils entretiennent avec ceux-ci une relation privilégiée puisqu’ils sont en leur compagnie 365 jours par année, ils les observent, les nourrissent et leur prodiguent des soins de façon quotidienne. Ils ne feraient rien d’intentionnel pouvant leur nuire, mais ce sont des êtres humains et donc ils peuvent parfois commettre des erreurs comme n’importe qui » selon le spécialiste qui explique que le principal moyen de se réchauffer pour un canin, tout comme pour un humain, est de manger, de boire et de dormir. Le halètement chez le chien est aussi un comportement naturel destiné à réguler sa température corporelle et à le rafraîchir. La gueule ouverte et la langue pendante, l’animal respire alors rapidement par exemple après un effort physique ou lorsqu’il fait chaud, mais aussi lorsque le chien est stressé, anxieux ou qu’il a peur.

« Les chiens nous parlent constamment et les coureurs doivent observer le comportement général et la posture des chiens de trait durant une course. C’est une forme de communication non verbale. » « Il y a un dicton qui dit que tu ne peux pousser une corde. Si le chien ne veut pas avancer, il ne le fera pas. Les pilotes d’attelages n’utilisent pas le fouet et les chiens sont guidés exclusivement par des commandes vocales et sonores. Ils ne sont pas forcés ou brutalisés puisqu’ils adorent courir et sont toujours prêts à s’élancer sur la piste. »

Les attelages sont munis de plusieurs dispositifs mécaniques de freinage pour ralentir ou arrêter incluant un ancrage à neige et au moins un crochet de neige, un mousqueton et un câble d’ancrage, mais aussi une méthode physique, un tapis de traîne.

De véritables athlètes

« Les chiens comptent avec les loups parmi les plus grands athlètes sur la planète. Ils disposent d’habiletés naturelles impressionnantes qui les incitent à vouloir courir. Ils ont hérité d’une génétique particulière notamment un cœur volumineux et la capacité pour leur métabolisme de convertir leurs graisses en énergie. Pour se faire, ils ont besoin d’absorber beaucoup d’oxygène, raison pour laquelle la mesure de leur consommation maximale d’oxygène (Vo2 max) est trois fois supérieure à celle de l’humain à leur plus haut niveau de performance. »

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Publié le 16 avril, 2018, dans la publication : Numéro 07 Volume 36

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Publié sur le site le 16 avril 2018

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