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    Métaux critiques

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Métaux critiques

Des projets miniers à proximité de Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le graphite est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur qui est utilisé notamment dans les anodes de batteries lithium-ion. Source photo : MRNF.

La ville de Fermont est au cœur de plusieurs projets visant l’extraction éventuelle de graphite, qui est notamment un minerai stratégique pour la filière de batteries de véhicules électriques. Le projet potentiel d’exploitation minière dans le périmètre du lac Carheil conduit par l’entreprise australienne Metals Australia et celui du secteur du lac Knife mené par Focus Graphite qui poursuivent leur essor.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte mondial où la demande pour les minéraux critiques et les solutions énergétiques associées est en forte croissance. La région située dans la Fosse du Labrador se positionne comme un territoire stratégique pour l’approvisionnement nord-américain en minéraux critiques grâce à l’avancement de ces deux initiatives. Dans un contexte mondial marqué par la croissance de la filière des batteries lithium-ion et par la volonté occidentale de réduire sa dépendance envers la Chine, les deux sociétés tentent de faire progresser leurs projets respectifs vers une éventuelle mise en production.

Le projet du lac Carheil, Lac Rainy Graphite, qui est détenu par Metals Australia par l’entremise de sa filiale Northern Resources est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la municipalité nordique. L’entreprise australienne, qui souhaite approvisionner le marché nord-américain en produits de graphite destinés principalement aux fabricants de véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie, affirme que des essais réalisés en Europe ont permis d’obtenir selon les essais réalisés pour la société un graphite sphérique purifié atteignant une pureté de 99,99 %, un niveau recherché par l’industrie. Selon les données publiées par la compagnie, la ressource minérale du gisement atteindrait environ 50 millions de tonnes à une teneur moyenne de 10,2 % de carbone graphitique total (TGC) représentant plus de 5 millions de tonnes de graphite contenu. La minière soutient que cette ressource positionnerait ce projet de graphite parmi les plus importants en développement au Canada en matière de combinaison entre tonnage et teneur. Le projet en phase avancée d’exploration et d’études techniques bénéficie aussi d’un appui gouvernemental. Québec a accordé une aide financière de 600 000 dollars dans le cadre du programme de soutien à la recherche et au développement minier. Les travaux récents se sont concentrés sur les forages, les essais métallurgiques et l’avancement d’une étude de préfaisabilité. Des études environnementales et sociales se déroulent en parallèle ainsi que l’analyse des infrastructures nécessaires au développement éventuel de la mine. Metals Australia mise également sur une stratégie intégrée visant non seulement l’extraction du minerai, mais aussi la transformation du graphite destiné au marché des batteries. La minière prévoit construire une raffinerie de graphite de haute pureté d’une capacité annuelle de transformation de 75 000 tonnes de concentré et d’une production de 51 000 tonnes/an  près de Baie-Comeau, un projet qui pourrait générer plus de 2 milliards de dollars canadiens en retombées économiques.

De son côté, Focus Graphite, qui concentre surtout ses efforts sur la transformation et les technologies de purification, demeure à un stade préliminaire. L’entreprise a annoncé, après plusieurs années de progression plus lente, une entente de développement conjoint avec la société technologique américaine Forge Nano, en avril 2026, afin d’évaluer l’utilisation de technologies de revêtement avancées sur le graphite naturel provenant du site du lac Knife. L’entreprise, qui n’a toujours pas franchi le cap du financement majeur nécessaire à la construction d’une mine, continue de promouvoir son projet situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la municipalité nordique. Le gisement est connu depuis plusieurs années pour la haute qualité de son graphite en paillettes et fait régulièrement partie des projets québécois identifiés comme stratégiques pour la transition énergétique. Après une longue période de relative discrétion, Focus Graphite semble avoir relancé certaines activités de développement au cours de la dernière année. En mars 2026, la société a annoncé le début officiel d’un programme pilote soutenu financièrement par Ressources naturelles Canada qui comprend le traitement d’un échantillon massif de minerai provenant de ce gisement afin de produire du graphite de très haute pureté qui est destiné à des essais industriels et à la validation technologique. L’entreprise bénéficie d’un financement fédéral pouvant atteindre 14,1 millions de dollars pour développer une technologie de purification thermique sans produits chimiques agressifs. Focus Graphite affirme vouloir positionner le Québec comme un futur fournisseur de graphite avancé destiné autant aux batteries qu’aux secteurs de l’aérospatiale et de la défense.

Malgré ces avancées, aucun des deux projets n’a encore franchi l’étape de la décision d’investissement ni obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires à une exploitation commerciale. Les sociétés minières demeurent tributaires du contexte géopolitique entourant les minéraux critiques, des marchés financiers et des prix du graphite. L’intérêt grandissant des gouvernements canadien et québécois pour le graphite et les matériaux de batteries contribue néanmoins à maintenir les projecteurs sur la Côte-Nord. L’accélération récente d’autres projets québécois de graphite démontre également que la filière pourrait connaître une importante expansion au cours des prochaines années.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Industrie minière

Vers une réduction des titres miniers à tout vent

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la ville de Fermont qui accueille trois entreprises minières sur son territoire.

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite moderniser la Loi sur les mines notamment en encadrant davantage les critères pour se procurer un claim minier afin de mieux favoriser l’activité minière dans une perspective de développement durable inspirée d’une vision à long terme qui considère le caractère indissociable des dimensions économiques, environnementales et sociales.

La modernisation du régime minier, qui a été réclamé par des citoyens, des communautés autochtones et des municipalités qui exigent plus de transparence concernant les activités minières sur leurs territoires, vise entre autres à assurer aux Québécois une juste part de la richesse créée par l’exploitation minière en tenant compte des autres possibilités d’utilisation du territoire et à s’assurer que celle-ci se fait au bénéfice des générations futures.

L’ancienne ministre des Ressources naturelles qui a été écartée du conseil des ministres lors d’un remaniement avant de quitter le caucus de la CAQ et qui siège depuis peu comme députée du Parti conservateur du Québec après avoir été députée indépendante à la suite de son départ du gouvernement, Maïté Blanchette Vézina, prévoyait, lorsqu’elle exerçait ses fonctions ministérielles, qu’un meilleur encadrement des critères d’accès à un claim minier entraînerait une baisse d’environ le quart (20 à 25 %) du nombre de claims attribués au Québec dans le cadre de ce projet de loi qui devrait être étudié à l’automne.

Un claim minier est un titre d’exploration minière octroyé par l’État à des entreprises ou à des particuliers accordant un droit exclusif de prospection de substances minérales sur une parcelle de terrain public ou privé à ceux qui le détiennent. Celui-ci peut actuellement être acheté aussi pour des terres publiques, mais également privées et les propriétaires n’ont rien à dire puisque le sous-sol ne leur appartient pas.

Nouvelles dispositions

Le projet de loi contient de nouvelles clauses juridiques, dont l’interdiction de l’achat de claims miniers sur des terres privées qui pourra cependant être levée à la demande d’une municipalité régionale de comté (MRC) ou d’une municipalité. Cette proposition de loi renferme également l’obligation pour le titulaire d’un titre minier exclusif, d’effectuer 90 % des travaux d’exploration prévus au contrat pour pouvoir renouveler le document ou le vendre ainsi qu’un examen obligatoire du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) pour toute nouvelle mine ce qui étrangement n’est pas le cas actuellement.

Le Nord, terreau fertile

Le Québec a connu un accroissement important du nombre de claims miniers ces deux dernières années. Un total d’environ 350 000 de ces titres est en vigueur, dont la vaste majorité se retrouve dans le Nord québécois. La forte demande anticipée pour les minéraux utilisés dans la fabrication de batteries électriques contribue cependant à étendre de plus en plus cette zone de recherche dans les régions situées plus au sud.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

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Publié sur le site le 10 avril 2026

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Labrador Ouest

Vers une nouvelle ligne de transport d’énergie

par Éric Cyr

Légende : De gauche à droite sur la photo prise lors de la rencontre à Labrador City : la conseillère municipale à la Ville de Wabush, Rita Pynn, l’adjoint parlementaire du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador et député provincial de Lake Melville (Labrador), Perry Trimper, le directeur technique de Champion Iron, Joël Crépeau, la députée fédérale du Labrador et secrétaire parlementaire des Affaires du Nord, Yvonne Jones, la mairesse de Labrador City, Belinda Adams, les présidents et chefs de la direction de Tacora Resources, Brian Penney, et de Rio Tinto IOC, Mike McCann, et le vice-président de NL Hydro, Scott Crosbie. Source photo : Facebook/députée Jones.

Des investissements totalisant 3,25 millions de dollars sont prévus dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) regroupant des instances fédérales, provinciales, municipales et des acteurs de l’industrie minière. L’objectif est de réaliser une étude sur le développement du réseau de transport d’électricité vers la région minière de l’Ouest du Labrador, selon la députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui était au Centre des arts et de la culture à Labrador City, le 13 novembre 2024, afin de discuter de la faisabilité du projet.

Le financement servira à l’étude technique consacrée à la mise à niveau d’une ligne de répartition de 735 kilovolts (kV) de la société de la Couronne Newfoundland and Labrador Hydro (NL Hydro) en partance de Churchill Falls à destination de l’Ouest du Labrador afin de fournir à l’industrie minière de l’endroit de l’énergie verte renouvelable, ce qui lui permettrait de croître et de rivaliser dans le secteur minier de l’avenir. Ces investissements découlent du travail commun réalisé par le gouvernement du Canada et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador dans le cadre de la Table régionale sur l’énergie et les ressources de Terre-Neuve-et-Labrador qui a débouché, le 20 mars dernier, sur la publication conjointe d’un cadre de collaboration visant à faire progresser les chantiers économiques prioritaires pour la décarbonation des secteurs de l’énergie et des ressources naturelles de la province.

Le volet fédéral s’inscrit dans la volonté d’Ottawa de valoriser l’énergie propre et les minéraux critiques. Afin d’appuyer cette stratégie, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 660 000 $ du Programme des énergies renouvelables intelligentes et de trajectoires d’électrification (ÉRITÉ) dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités en appui à l’aménagement d’infrastructures qui soutiendront l’activité minière dans la région, ce qui a été confirmé par le ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, à l’occasion du congrès Mineral Resources Review 2024 qui s’est tenu à St. John’s, le 6 novembre dernier. Le ministre explique que cette démarche pour façonner un avenir sobre en carbone facilitera la réalisation de projets d’exploitation des minéraux critiques dans la région et améliorera l’accès actuel à l’hydroélectricité et, éventuellement, à l’énergie éolienne. « En effectuant des investissements sans précédent dans l’électricité propre, le gouvernement place les Canadiens en bonne position pour saisir les possibilités économiques qu’offre l’économie propre, aujourd’hui et dans l’avenir, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les efforts que nous déployons pour promouvoir l’exploration des minéraux critiques au Canada sont cruciaux pour l’avenir des technologies vertes. » M. Wilkinson a profité de l’occasion pour mentionner le million de dollars de financement qui a été octroyé à la commission géologique de Terre-Neuve-et-Labrador (Geological Survey of Newfoundland and Labrador) dans le cadre de l’initiative Géosciences et données pour les minéraux critiques (GDMC) dont les fonds serviront à produire de nouvelles données géoscientifiques publiques à l’appui de l’exploration et de l’exploitation durable des minéraux critiques dans la région et à aider le secteur minier de Terre-Neuve-et-Labrador à devenir un fournisseur de choix de minéraux essentiels pour des technologies propres comme les panneaux solaires et les batteries de véhicules électriques.

La députée Jones confie : « Grâce au minerai de fer de haute pureté trouvé ici et avec 92 pour cent de l’énergie produite à partir des ressources renouvelables dans notre province, nous avons maintenant la chance de jeter les bases de processus industriels verts. Les minéraux critiques représentent l’occasion économique d’une génération pour le Canada. Grâce à l’aide financière fournie par l’initiative GDMC, la commission géologique de Terre-Neuve-et-Labrador ouvre la voie à la croissance responsable d’industries qui, comme celles des écotechnologies et de l’énergie propre, dépendent de ces minéraux. »

Le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, explique : « La région du Labrador Ouest a un important potentiel minier, et ses minéraux critiques pourraient faciliter la transition du Canada et du monde vers une économie verte. Son minerai de fer de haute pureté soutient la mise en place de chaînes d’approvisionnement en acier vert et permet de réduire les émissions associées aux procédés sidérurgiques actuels. Conscients de l’importance stratégique du minerai de fer de haute pureté, Terre-Neuve-et-Labrador et le Canada l’ont ajouté à la liste des minéraux critiques. Il est crucial de faire progresser l’étude sur le transport d’électricité vers l’Ouest du Labrador pour atteindre le plein potentiel de nos minéraux critiques et décarboner l’industrie du minerai de fer de la province, conformément aux priorités définies dans le plan sur les minéraux critiques de notre province. »

La PDG de NL Hydro, Jennifer Williams, conclut : « En 2023, 92 % de l’électricité produite pour être utilisée à Terre-Neuve-et-Labrador provenait de sources renouvelables et carboneutres ce qui pourrait jeter les bases d’une écologisation des procédés industriels. En rendant cette électricité propre accessible à sa clientèle industrielle du Labrador Ouest, NL Hydro contribue à réduire l’intensité carbone de ces entreprises et soutient la politique climatique du Canada et l’écologisation des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le prolongement de la ligne de transport dans cette région éliminerait certaines des contraintes actuelles tout en contribuant à la fiabilité du service, ce qui aurait des retombées importantes à l’échelle régionale, provinciale et nationale. »

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Publié le 3 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_20 Volume_42

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Publié sur le site le 3 décembre 2024

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Industrie minière

Un nouveau joueur dans la région ?

par Éric Cyr

Source photo : Scandium Canada

Des représentants de la compagnie Scandium Canada, qui souhaite exploiter le gisement de scandium de Crater Lake qui se situe à environ 200 kilomètres de Schefferville étaient de passage dans la région, dans la semaine du 7 octobre 2024, afin d’évaluer les possibilités d’y implanter une éventuelle usine hydrométallurgique. Le projet phare de l’entreprise minière constitue la plus importante source primaire de scandium, qui fait partie de la liste des minéraux critiques et stratégiques, actuellement en développement à travers le monde.

Scandium Canada a annoncé qu’elle a complété une campagne de forage au diamant durant la période estivale. La démarche avait deux objectifs principaux. Le premier volet consistait à réaliser des forages géomécaniques afin de déterminer les angles optimaux des pentes pour la conception de la fosse à ciel ouvert proposée dans l’étude de préfaisabilité. Le deuxième objectif était de confirmer l’extension potentielle de la zone ciblée sur une longueur additionnelle. La minéralisation se retrouve dans les échantillons de carottes de forage prélevés dans tous les trous forés. Le chef de la direction de l’entreprise, Guy Bourassa, a déclaré :

« Nous sommes très enthousiasmés par le résultat des analyses géologiques. Il ne fait aucun doute que la zone minéralisée s’étend vers le sud. Ceci pourrait augmenter considérablement la taille du projet de Crater Lake. »

Soucieux de développer ses activités en harmonie avec les communautés et dans le respect du territoire, Scandium Canada collabore avec plusieurs parties prenantes associées au projet. En avril dernier, l’entreprise et la Nation naskapie de Kawawachikamach ont signé une entente d’avant-projet (pré-développement) démontrant un intérêt mutuel dans la démarche. L’accord illustre que la réciprocité est une valeur fondamentale de la société qui se reflète dans son intention d’inclure les Naskapis dans toutes les étapes du projet en plus d’une reconnaissance d’importance envers l’environnement et le territoire traditionnel naskapi, ainsi que les droits autochtones et les droits issus de traités de la Nation naskapie et de ses membres qui y sont associés.

La minière évalue actuellement divers emplacements pour son usine hydrométallurgique en vue de la transformation du concentré de scandium (Sc) en oxyde de scandium (Sc2O3). Ainsi plusieurs endroits ont été visités dans la région de Fermont, Labrador City et Wabush à la mi-octobre. La direction continuera ses démarches afin d’identifier et de sécuriser un site idéal pour l’implantation éventuelle de cette usine.

Selon Scandium Canada, des travaux d’optimisation des schémas de procédé de concentration du minerai et de production d’oxyde de scandium par hydrométallurgie sont en cours au laboratoire de SGS Canada à Lakefield en Ontario à partir d’un échantillon. Les étapes de concentration du minerai ont été validées. Le procédé hydrométallurgique de conversion du concentré en oxyde de scandium est la priorité. La totalité des essais devrait être complétée en janvier 2025 et un rapport final dévoilé en mars suivant. Certaines des étapes du procédé font l’objet de demandes de brevets pour protéger la propriété intellectuelle de la société puisqu’en parallèle des étapes de démarrage du projet Crater Lake, la compagnie a entrepris des travaux de conception d’alliages d’aluminium et de scandium (Al-Sc) pour intéresser des utilisateurs potentiels à se joindre au processus. C’est ainsi que furent développés deux nouveaux alliages menant au dépôt d’une demande de brevet pour les alliages A535 et AA7075, modifiés avec entre autres éléments, du scandium, pour permettre l’impression 3D. À la suite du dépôt de cette demande de brevet, la société qui travaille également au développement d’un alliage Al-Sc propre à l’extrusion visant ainsi de nouvelles utilisations ciblées de profilés d’aluminium, a entrepris des démarches auprès d’utilisateurs potentiels désireux de tester, indépendamment, les propriétés de pièces qui seront fabriquées par impression 3D.

L’entreprise est à la recherche d’actionnaires et de nouveaux investisseurs afin de poursuivre l’avancement du projet et de concrétiser ses visées.

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Publié le 5 novembre, 2024, dans la publication : Numéro_18 Volume_42

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Publié sur le site le 6 novembre 2024

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