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  • Numéro_11

  • Des projets miniers à  proximité de  Fermont

    Métaux critiques

    Une 9 juin, 2026

    Des projets miniers à proximité de Fermont

  • Une assemblée publique de consultation

    Santé publique

    Une assemblée publique de consultation

  • La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

    Ouest du Labrador

    La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

  • Un « nouvel »  attrait typiquement fermontois

    Tourisme

    Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

Numéro_11

Des projets miniers à  proximité de  Fermont

Métaux critiques

Une 9 juin, 2026

Des projets miniers à proximité de Fermont

Une assemblée publique de consultation

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Une assemblée publique de consultation

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

Un « nouvel »  attrait typiquement fermontois

Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

Métaux critiques

Des projets miniers à proximité de Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le graphite est un excellent conducteur d’électricité et de chaleur qui est utilisé notamment dans les anodes de batteries lithium-ion. Source photo : MRNF.

La ville de Fermont est au cœur de plusieurs projets visant l’extraction éventuelle de graphite, qui est notamment un minerai stratégique pour la filière de batteries de véhicules électriques. Le projet potentiel d’exploitation minière dans le périmètre du lac Carheil conduit par l’entreprise australienne Metals Australia et celui du secteur du lac Knife mené par Focus Graphite qui poursuivent leur essor.

Ces démarches s’inscrivent dans un contexte mondial où la demande pour les minéraux critiques et les solutions énergétiques associées est en forte croissance. La région située dans la Fosse du Labrador se positionne comme un territoire stratégique pour l’approvisionnement nord-américain en minéraux critiques grâce à l’avancement de ces deux initiatives. Dans un contexte mondial marqué par la croissance de la filière des batteries lithium-ion et par la volonté occidentale de réduire sa dépendance envers la Chine, les deux sociétés tentent de faire progresser leurs projets respectifs vers une éventuelle mise en production.

Le projet du lac Carheil, Lac Rainy Graphite, qui est détenu par Metals Australia par l’entremise de sa filiale Northern Resources est situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la municipalité nordique. L’entreprise australienne, qui souhaite approvisionner le marché nord-américain en produits de graphite destinés principalement aux fabricants de véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie, affirme que des essais réalisés en Europe ont permis d’obtenir selon les essais réalisés pour la société un graphite sphérique purifié atteignant une pureté de 99,99 %, un niveau recherché par l’industrie. Selon les données publiées par la compagnie, la ressource minérale du gisement atteindrait environ 50 millions de tonnes à une teneur moyenne de 10,2 % de carbone graphitique total (TGC) représentant plus de 5 millions de tonnes de graphite contenu. La minière soutient que cette ressource positionnerait ce projet de graphite parmi les plus importants en développement au Canada en matière de combinaison entre tonnage et teneur. Le projet en phase avancée d’exploration et d’études techniques bénéficie aussi d’un appui gouvernemental. Québec a accordé une aide financière de 600 000 dollars dans le cadre du programme de soutien à la recherche et au développement minier. Les travaux récents se sont concentrés sur les forages, les essais métallurgiques et l’avancement d’une étude de préfaisabilité. Des études environnementales et sociales se déroulent en parallèle ainsi que l’analyse des infrastructures nécessaires au développement éventuel de la mine. Metals Australia mise également sur une stratégie intégrée visant non seulement l’extraction du minerai, mais aussi la transformation du graphite destiné au marché des batteries. La minière prévoit construire une raffinerie de graphite de haute pureté d’une capacité annuelle de transformation de 75 000 tonnes de concentré et d’une production de 51 000 tonnes/an  près de Baie-Comeau, un projet qui pourrait générer plus de 2 milliards de dollars canadiens en retombées économiques.

De son côté, Focus Graphite, qui concentre surtout ses efforts sur la transformation et les technologies de purification, demeure à un stade préliminaire. L’entreprise a annoncé, après plusieurs années de progression plus lente, une entente de développement conjoint avec la société technologique américaine Forge Nano, en avril 2026, afin d’évaluer l’utilisation de technologies de revêtement avancées sur le graphite naturel provenant du site du lac Knife. L’entreprise, qui n’a toujours pas franchi le cap du financement majeur nécessaire à la construction d’une mine, continue de promouvoir son projet situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la municipalité nordique. Le gisement est connu depuis plusieurs années pour la haute qualité de son graphite en paillettes et fait régulièrement partie des projets québécois identifiés comme stratégiques pour la transition énergétique. Après une longue période de relative discrétion, Focus Graphite semble avoir relancé certaines activités de développement au cours de la dernière année. En mars 2026, la société a annoncé le début officiel d’un programme pilote soutenu financièrement par Ressources naturelles Canada qui comprend le traitement d’un échantillon massif de minerai provenant de ce gisement afin de produire du graphite de très haute pureté qui est destiné à des essais industriels et à la validation technologique. L’entreprise bénéficie d’un financement fédéral pouvant atteindre 14,1 millions de dollars pour développer une technologie de purification thermique sans produits chimiques agressifs. Focus Graphite affirme vouloir positionner le Québec comme un futur fournisseur de graphite avancé destiné autant aux batteries qu’aux secteurs de l’aérospatiale et de la défense.

Malgré ces avancées, aucun des deux projets n’a encore franchi l’étape de la décision d’investissement ni obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires à une exploitation commerciale. Les sociétés minières demeurent tributaires du contexte géopolitique entourant les minéraux critiques, des marchés financiers et des prix du graphite. L’intérêt grandissant des gouvernements canadien et québécois pour le graphite et les matériaux de batteries contribue néanmoins à maintenir les projecteurs sur la Côte-Nord. L’accélération récente d’autres projets québécois de graphite démontre également que la filière pourrait connaître une importante expansion au cours des prochaines années.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Santé publique

Une assemblée publique de consultation

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants lors des discussions relatives à l’offre de services de santé et de services sociaux au Chalet de service de Fermont.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord qui souhaite mettre en œuvre un plan d’action collectif a tenu une consultation publique concernant les besoins et les réalités des communautés en matière de santé et de services sociaux sur l’ensemble du territoire nord-côtier. Le volet local, auquel une vingtaine de citoyens et de partenaires ont assisté, s’est déroulé au Chalet de service de la Ville de Fermont au 100, rue des Bâtisseurs, le 27 mai 2026.

La cheffe de service Communautés en santé à la Santé publique du CISSS de la Côte-Nord, Hélène Martel, qui était sur place, s’est adressée aux participants afin de leur expliquer la démarche exploratoire qui souhaite cibler les difficultés et les obstacles que peuvent vivre les Fermontois, mais également les facteurs facilitants et des pistes de solutions destinées à orienter l’élaboration d’un plan d’action. La directrice adjointe à la Direction des services multidisciplinaires, qualité, évaluation et éthique au CISSS régional, Danie Chamberland, a aussi prononcé une allocution tout comme le représentant de la Ville de Fermont, le conseiller municipal Kevin Morissette.

Mme Chamberland explique que : « l’un des buts de cet exercice, qui vise la construction d’un milieu de vie en bonne santé, est de mieux définir les besoins, les priorités, les préoccupations et les réalités des Fermontois qui doivent composer avec la distance et l’éloignement qui constituent un défi additionnel pour offrir des services et de s’assurer de leur accessibilité.

M. Morissette confie pour sa part : « En contexte nordique, la question de santé est primordiale. Nous avons toujours pu compter localement sur des services humains de grande qualité, ce qui est précieux pour une communauté comme Fermont. »

L’animation de la rencontre a été assurée par la conseillère stratégique pour la firme de services-conseils dans l’élaboration de stratégies participatives, MU Conseils, dont le siège social est situé à Baie-Comeau, Myriam Chênevert.

L’objectif de cette main tendue vers la communauté fermontoise est de ‘tâter le pouls de la population’ dans le cadre d’ateliers collaboratifs et interactifs abordant diverses thématiques afin de recueillir les commentaires, les idées et les réflexions des usagers et des partenaires du système de la santé relatifs à leurs besoins dans le domaine de la santé et les façons d’améliorer l’accessibilité aux services près de chez eux. Les groupes et les personnes invités étaient les élus et les responsables des municipalités, les organismes communautaires, les représentants des centres de la petite enfance, des écoles, des compagnies minières ainsi que toute personne intéressée à cette démarche.

En plus de l’accès aux services de santé, plusieurs sujets importants ont été abordés et les discussions ont porté notamment sur le développement des jeunes enfants, les maladies chroniques comme le cancer, le diabète, l’hypertension, et les maladies cardiaques, les saines habitudes de vie (alimentation, exercice, sommeil), la santé mentale et le vieillissement de la population.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

par Éric Cyr

Alors que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador réfléchit à l’avenir du développement hydroélectrique du fleuve Churchill au Labrador, les acteurs socio-économiques du Labrador-Ouest rappellent qu’une question demeure fondamentale pour l’avenir de la région : l’accès à une capacité électrique suffisante pour soutenir la croissance communautaire et industrielle.

La récente publication du rapport d’un comité indépendant chargé d’examiner les perspectives du réseau hydroélectrique du fleuve Churchill a relancé les discussions sur les infrastructures énergétiques dans cette province. Toutefois, pour les entreprises du Labrador-Ouest, les préoccupations sont avant tout pratiques et concernent directement les besoins actuels et futurs du territoire. Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la disponibilité de l’électricité est devenue un facteur déterminant dans la réalisation de nombreux projets. Qu’il s’agisse de construction de logements, de développement d’infrastructures communautaires ou d’expansion industrielle, la capacité du réseau électrique influence désormais la faisabilité et les échéanciers de plusieurs investissements. L’Ouest du Labrador, dont l’économie repose largement sur l’exploitation minière, fait face à des besoins croissants en énergie. Les grandes sociétés minières présentes dans la région poursuivent leurs projets de modernisation et envisagent diverses initiatives liées à la décarbonation de leurs activités. À cela s’ajoutent les besoins des municipalités qui cherchent à accroître leur parc résidentiel afin d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée. Or, plusieurs intervenants estiment que les infrastructures actuelles pourraient difficilement répondre à une augmentation importante de la demande sans investissements additionnels dans le transport et la distribution d’électricité notamment grâce à la construction d’une ligne de transmission d’électricité supplémentaire de Churchill Falls vers l’Ouest du Labrador.

Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, le développement économique de la région demeure étroitement lié à la planification des infrastructures énergétiques et ne peut en être dissocié. L’organisation souligne également que la croissance résidentielle dépend elle aussi de la disponibilité des infrastructures essentielles. Dans un contexte où le logement demeure un défi majeur pour les employeurs de la région, la capacité à construire de nouvelles habitations est directement liée à la présence de services publics adéquats, notamment en matière d’alimentation électrique. Parmi les priorités identifiées par l’organisme économique figurent l’accélération de la planification des infrastructures de transport énergétique entre Churchill Falls et le Labrador-Ouest, l’augmentation des capacités de production et de transport d’électricité, ainsi qu’une plus grande prévisibilité concernant les échéanciers des futurs investissements. L’enjeu s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements provinciaux et fédéral encouragent le développement des minéraux critiques et la transition énergétique. Le Labrador possède d’importantes ressources naturelles qui pourraient bénéficier de cette conjoncture favorable. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que la disponibilité énergétique constitue désormais l’un des principaux prérequis à la réalisation de nouveaux projets industriels. Le rapport sur le fleuve Churchill rappelle d’ailleurs l’importance stratégique des ressources hydroélectriques du Labrador pour l’avenir économique de cette province. Bien que les discussions politiques entourant l’exploitation de ce potentiel se poursuivent, les représentants du milieu des affaires insistent sur la nécessité de traduire rapidement ces réflexions en investissements concrets. Pour la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la question n’est plus seulement de savoir si la demande énergétique augmentera, mais plutôt de s’assurer que les infrastructures seront prêtes lorsque les projets de développement se matérialisent. L’organisme, qui considère que la prévisibilité et une vision à long terme sont essentielles pour maintenir la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable de la région au cours des prochaines décennies, affirme qu’il poursuivra ses démarches auprès des gouvernements, de l’industrie et des partenaires régionaux afin de favoriser une planification coordonnée des infrastructures énergétiques.

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Tourisme

Un « nouvel » attrait typiquement fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des participants arpentent le mur-écran lors du lancement officiel du parcours « Marcher le mur ».

Les citoyens de la région et les touristes qui viennent visiter la ville de Fermont seront heureux de pouvoir profiter d’une nouvelle attraction touristique gratuite qui a récemment été inaugurée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau, le 26 mai 2026. Le parcours interactif de découverte du mur-écran « Marcher le mur » propose neuf stations relatant les particularités et l’historique de cet attribut incontournable qui se dévoilent à travers différents points d’information le long du trajet s’échelonnant sur 1,3 km.

L’agente de développement culturel et touristique à la MRC, Pascale Castilloux, qui a piloté les recherches d’archives et de documentations pour le projet mené de concert avec la firme de design d’expositions La bande à Paul, a présenté aux médias et aux partenaires locaux cette nouvelle offre touristique qui met en valeur ce symbole phare du milieu qui a acquis ses lettres de noblesse. Selon cette dernière, le concept de l’activité originale descriptive a vu le jour à la suite de commentaires de visiteurs émerveillés en découvrant pour la première fois le fameux mur-écran qui souhaitaient connaître de façon plus approfondie l’unicité de cet emblème architectural et culturel fermontois. « Cette initiative est issue d’une demande croissante des voyageurs pour une visite personnalisée du mur-écran. Quand on travaille à l’accueil de visiteurs ou qu’on échange avec ceux-ci, on peut constater à quel point le mur les fascine. Nous avons l’habitude de ne plus le voir puisqu’il fait partie du décor, mais on oublie que c’est une fierté collective », confie Mme Castilloux, qui est persuadée que cette addition, qui complète bien les expositions permanentes du 50e anniversaire de la Ville de Fermont, dans le centre L.-J. Patterson, et celle de l’historique de la municipalité en plus des récents travaux de rafraîchissement et des ajouts décoratifs d’ArcelorMittal, saura particulièrement plaire aux touristes.

L’agente au bureau d’information touristique local, Jennifer Bowman, a hâte de recueillir les impressions des vacanciers qui vont emprunter cet itinéraire intérieur idéal pour les jours de pluie. Ce dernier est agrémenté par un audioguide en français (une douzaine d’audioguides sont prêtés uniquement durant la saison estivale) avec lequel on peut entendre des anecdotes et des histoires à l’aide d’un casque d’écoute que les participants pourront emprunter au bureau touristique avant d’amorcer leur périple sur le circuit piétonnier. Un point d’arrêt est  conçu pour réaliser des autoportraits (égoportraits) à la neuvième station située à l’une des extrémités du bâtiment multifonctionnel à la fin de la randonnée éducative. Les personnes à mobilité réduite pourront parcourir exclusivement les stations 2 à 7.

Au « cœur » de Fermont

Véritable noyau spatio-temporel, le lieu mythique constitue un centre d’intérêt pour ceux qui souhaitent s’imprégner du mode de vie local. Ce rempart utilitaire qui scrute l’horizon depuis plus d’un demi-siècle ne manque pas de fasciner ceux qui le découvrent pour la première fois en arpentant son cœur. L’activité touristique est d’une durée approximative de 75 minutes et est offerte gratuitement. Une pièce d’identité avec photo est requise afin de garantir le retour de l’audioguide emprunté. « Marcher le mur vous fera connaître des histoires, des anecdotes sur ce lieu emblématique. Parcourez les stations colorées pour atteindre le bout du mur-écran et vous prendre en photo à destination en déclarant ‘J’ai fait le mur!’ » conclut Mme Castilloux.

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