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  • La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

    Ouest du Labrador

    La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

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    Une 8 mai, 2023

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La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

Ouest du Labrador

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Électrification des transports

Une 8 mai, 2023

ArcelorMittal pionnière dans sa sphère d’activités

Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

par Éric Cyr

Alors que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador réfléchit à l’avenir du développement hydroélectrique du fleuve Churchill au Labrador, les acteurs socio-économiques du Labrador-Ouest rappellent qu’une question demeure fondamentale pour l’avenir de la région : l’accès à une capacité électrique suffisante pour soutenir la croissance communautaire et industrielle.

La récente publication du rapport d’un comité indépendant chargé d’examiner les perspectives du réseau hydroélectrique du fleuve Churchill a relancé les discussions sur les infrastructures énergétiques dans cette province. Toutefois, pour les entreprises du Labrador-Ouest, les préoccupations sont avant tout pratiques et concernent directement les besoins actuels et futurs du territoire. Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la disponibilité de l’électricité est devenue un facteur déterminant dans la réalisation de nombreux projets. Qu’il s’agisse de construction de logements, de développement d’infrastructures communautaires ou d’expansion industrielle, la capacité du réseau électrique influence désormais la faisabilité et les échéanciers de plusieurs investissements. L’Ouest du Labrador, dont l’économie repose largement sur l’exploitation minière, fait face à des besoins croissants en énergie. Les grandes sociétés minières présentes dans la région poursuivent leurs projets de modernisation et envisagent diverses initiatives liées à la décarbonation de leurs activités. À cela s’ajoutent les besoins des municipalités qui cherchent à accroître leur parc résidentiel afin d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée. Or, plusieurs intervenants estiment que les infrastructures actuelles pourraient difficilement répondre à une augmentation importante de la demande sans investissements additionnels dans le transport et la distribution d’électricité notamment grâce à la construction d’une ligne de transmission d’électricité supplémentaire de Churchill Falls vers l’Ouest du Labrador.

Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, le développement économique de la région demeure étroitement lié à la planification des infrastructures énergétiques et ne peut en être dissocié. L’organisation souligne également que la croissance résidentielle dépend elle aussi de la disponibilité des infrastructures essentielles. Dans un contexte où le logement demeure un défi majeur pour les employeurs de la région, la capacité à construire de nouvelles habitations est directement liée à la présence de services publics adéquats, notamment en matière d’alimentation électrique. Parmi les priorités identifiées par l’organisme économique figurent l’accélération de la planification des infrastructures de transport énergétique entre Churchill Falls et le Labrador-Ouest, l’augmentation des capacités de production et de transport d’électricité, ainsi qu’une plus grande prévisibilité concernant les échéanciers des futurs investissements. L’enjeu s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements provinciaux et fédéral encouragent le développement des minéraux critiques et la transition énergétique. Le Labrador possède d’importantes ressources naturelles qui pourraient bénéficier de cette conjoncture favorable. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que la disponibilité énergétique constitue désormais l’un des principaux prérequis à la réalisation de nouveaux projets industriels. Le rapport sur le fleuve Churchill rappelle d’ailleurs l’importance stratégique des ressources hydroélectriques du Labrador pour l’avenir économique de cette province. Bien que les discussions politiques entourant l’exploitation de ce potentiel se poursuivent, les représentants du milieu des affaires insistent sur la nécessité de traduire rapidement ces réflexions en investissements concrets. Pour la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la question n’est plus seulement de savoir si la demande énergétique augmentera, mais plutôt de s’assurer que les infrastructures seront prêtes lorsque les projets de développement se matérialisent. L’organisme, qui considère que la prévisibilité et une vision à long terme sont essentielles pour maintenir la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable de la région au cours des prochaines décennies, affirme qu’il poursuivra ses démarches auprès des gouvernements, de l’industrie et des partenaires régionaux afin de favoriser une planification coordonnée des infrastructures énergétiques.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

  • Capacité énergétique
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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Congrès de l’industrie minière

Une délégation fermontoise à Québec

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de gauche à droite sur la photo, les DG du développement économique à la Ville de Sept-Îles, Paul Lavoie, à la Ville de Port-Cartier, Bernard Gauthier, le DG de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et le PDG de la Société du Plan Nord et animateur du panel de discussion, Patrick Beauchesne lors de la conférence « L’état du fer au Québec » qui s’est déroulée dans la capitale québécoise.

Des ambassadeurs de la Ville de Fermont se sont rendus à Québec afin de prendre part à un rendez-vous stratégique pour l’industrie minière, la conférence « État du fer au Québec » organisée par Ressources, Mines & Industrie qui s’est tenue au Manège militaire Voltigeurs du 31 mars au 2 avril 2026.

L’événement de réseautage a réuni des piliers du monde minier québécois incluant des entreprises innovantes et des sociétés d’importance comme ArcelorMittal, Minerai de fer Québec (MFQ) et Rio Tinto IOC. La programmation diversifiée a offert une visibilité aux entreprises souhaitant valoriser leurs innovations, projets, services et technologies auprès d’un public stratégique du domaine minier. Le rendez-vous annuel axé sur les enjeux actuels et futurs du secteur du fer a rassemblé des experts reconnus et des professionnels de la filière énergétique, ferroviaire, minière et portuaire dans le cadre d’analyses, de discussions thématiques et de tables rondes et sur les enjeux structurants du fer au Québec. De nombreux sujets ont été abordés durant la rencontre comme l’innovation et la création de valeur à partir de l’extraction jusqu’au transport vers le port, la logistique et le développement des infrastructures, l’état du marché du fer et ses perspectives économiques incluant le rôle stratégique du fer de haute pureté dans la décarbonation (diminution des émissions de gaz à effet de serre), les politiques publiques liées au développement et à la mise en valeur du fer ainsi que des minéraux critiques et stratégiques, les projets miniers majeurs au Québec et au Labrador, l’énergie, la transformation et l’histoire du fer au Canada.

Des représentants régionaux

Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, était sur place en compagnie du directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et de la directrice générale adjointe de la municipalité, Marie-Philippe Couture.

L’élu confie : « Nous étions en déplacement à Québec afin de prendre part à cette réunion. Ce fut une expérience enrichissante sur tous les plans ainsi qu’une excellente occasion de rencontrer les partenaires du milieu, d’échanger sur les grands enjeux qui touchent notre région et d’établir des contacts avec de futurs clients potentiels pour le nouveau parc industriel fermontois. »

L’administrateur municipal, M. Gagné, a pour sa part eu l’occasion de participer à un panel sectoriel où il a pu exposer certaines problématiques que vivent les villes de la MRC contribuant à susciter une réflexion des principaux acteurs du secteur. Il explique que cette conférence est un lieu de rencontre important pour l’industrie du fer, le secteur privé et le secteur public. « On y constate toute l’intelligence industrielle qui soutient cette activité économique importante pour Fermont, la Côte-Nord et le Québec. Ça a été un moment propice pour rappeler aux entreprises minières présentes sur notre territoire qu’elles ont des responsabilités sociales et que la survie d’une ville comme Fermont, mais également Port-Cartier et Sept-Îles, est en péril si le recours à la commutation aérienne demeure inchangé, voire augmenté. J’ai eu l’occasion de préciser que la Société du Plan Nord n’est pas une agence de voyages et que cette instance ne donne pas des points Air Miles aux minières. Fermont fait tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir ses partenaires miniers et contribuer à leur succès et continuera de le faire avec énergie cependant le cycle de sous-développement du navettage aérien (fly-in/fly-out) doit être considérablement réduit et la tendance inversée. Moins de travailleurs résidents coïncident avec un nombre de famille réduit, des services amoindris, une quantité limitée d’entreprises locales, une diversification économique minimisée et ainsi de suite en empirant. L’industrie doit comprendre les conséquences du phénomène et agir en conséquence maintenant. C’est Fermont et non pas fermons ! Compris ? »

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Besoins accrus en électricité

La ruée vers l’énergie pour les minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le barrage Daniel Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5. Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

Les entreprises minières de la région tant dans la MRC de Caniapiscau que dans l’Ouest du Labrador, qui visent à réduire de façon importante leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et éventuellement l’atteinte éventuelle de la carboneutralité, sont toutes friandes d’un approvisionnement accru en électricité afin de poursuivre et d’étendre leurs activités tout en s’ajustant à la nouvelle demande mondiale en fer qui s’oriente de façon presque exclusive vers un acier plus vert.

Les acteurs de l’industrie ciblent la fabrication de l’acier par fours à arcs électriques, un procédé d’avenir beaucoup moins polluant et qui a le potentiel de réduire de façon significative les émissions de carbone de l’industrie sidérurgique qui nécessite un apport plus important en électricité afin d’éventuellement remplacer le procédé de transformation actuel qui utilise notamment des combustibles fossiles dans les usines de bouletage de fer.

ArcelorMittal souhaite modifier son procédé industriel à l’usine de bouletage de Port-Cartier afin d’y produire uniquement des boulettes de fer à réduction directe à compter de 2025 et a bénéficié à cette fin de 80 M $ du Programme d’aide financière à l’investissement pour les consommateurs de grande puissance offert par le gouvernement du Québec.

Lors de la distribution des blocs d’énergie de la société d’État Hydro-Québec par le gouvernement du Québec, en novembre 2023, Minerai de fer Québec (MFQ) a obtenu une part des 1000 mégawatts (MW) destinés aux initiatives industrielles en sol québécois en récoltant 25 MW, soit la moitié de ce qu’elle réclamait pour mener à bien l’un de ses nouveaux projets. MFQ considère qu’il existe une possibilité d’accroître sa production grâce au gisement de fer Kami, situé entre Fermont et Labrador City, acquis par sa maison mère Champion Iron en 2021 et qui a aussi acheté l’ancienne usine de bouletage de Pointe-Noire (Sept-Îles), construite en 1965, avec pour objectif de procéder à la remise en service de cette installation qui pourrait éventuellement produire des boulettes de fer à réduction directe de haute pureté en y intégrant des technologies plus efficaces.

Au Labrador

L’industrie minière du Labrador doit également s’ajuster aux impératifs du marché mondial et miser sur une énergie plus propre. Dans cet objectif, le gouvernement du Canada a récemment accordé 18,1 millions de dollars de son Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone à la Compagnie minière IOC de Rio Tinto afin de soutenir la décarbonation du traitement du minerai de fer dans ses installations de l’Ouest du Labrador. Ce financement permettra à IOC de réduire la quantité de mazout lourd utilisé dans la production de boulettes et de concentré de minerai de fer. L’entreprise installera une chaudière électrique pour remplacer les émissions provenant de l’utilisation des chaudières à mazout lourd, ainsi que des instruments et des brûleurs à haut rendement énergétique pour réduire davantage la consommation de mazout lourd des machines d’induration, ce qui permettra d’éliminer environ 9 % des émissions de GES de la minière.

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Publié le 16 avril, 2024, dans la publication : Numéro_07 Volume_42

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Publié sur le site le 16 avril 2024

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Électrification des transports

ArcelorMittal pionnière dans sa sphère d’activités

par Éric Cyr

Sur la photo : des représentants d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, du groupe Autobus Maheux, de Lion Électrique, de Cléo et de Transport Therrien lors du lancement officiel. Source photo : Patrick Canuel

ArcelorMittal Exploitation minière Canada devient, le 26 avril 2023, la première société minière du Québec à se doter d’une flotte d’autobus électriques pour le transport de ses employés. L’entreprise franchit un jalon marquant de sa transition énergétique en devenant également la première compagnie de la Côte-Nord à véhiculer ses travailleurs avec ce moyen de transport alimenté à l’électricité.

L’annonce conjointe a été faite par des dirigeants du géant minier et de l’entreprise locale Transport Therrien qui se sont rassemblés dans le cadre d’une séance photo en présence de dignitaires à l’entrée du complexe résidentiel d’ArcelorMittal situé sur le boulevard Jean-Claude Ménard à l’entrée de la municipalité de Fermont, le 24 avril, avant d’effectuer un tour de ville en compagnie de représentants des deux médias locaux.

Les huit autobus électriques qui seront utilisés par ArcelorMittal comme moyen de locomotion pour ses employés qui souhaitent profiter de ce service entre la ville de Fermont et la mine du Mont-Wright ont été fabriqués à Saint-Jérôme par la société Lion Électrique. Ils seront exploités par Transport Therrien, qui fait partie du groupe Autobus Maheux, alors que la conception et l’installation de l’infrastructure de recharge est une réalisation de Cléo, une filiale d’Hydro-Québec.

« Avec l’arrivée des autobus électriques pour nos employés, nous poursuivons la mise en œuvre de notre stratégie de développement durable. Nous sommes surtout ravis de pouvoir concrétiser cette première québécoise en collaboration avec des entreprises d’ici, comme Lion Électrique, Transport Therrien et Cléo, qui font équipe avec nous dans notre volonté de réduire notre empreinte carbone », a déclaré le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada, Mapi Mobwano.

« Nous sommes fiers de contribuer à la décarbonation de notre industrie avec l’électrification de nos véhicules. Depuis l’acquisition de notre premier autobus électrique en 2016, nous avons développé l’expertise nécessaire pour relever le défi de la transition énergétique en milieux nordiques. Nous saluons aujourd’hui le leadership d’ArcelorMittal. Ce projet sans précédent prouve qu’il est désormais possible d’opérer une flotte d’autobus électriques au nord du 52e parallèle », a confié le président du groupe Autobus Maheux, Pierre Maheux, qui a aussi précisé que ces autobus commerciaux dont la carrosserie est conçue en fibre de verre ont une autonomie de 206 kilomètres.

Dans le but de soutenir et d’encourager l’électrification des transports, ArcelorMittal a également commencé l’installation de bornes électriques à ses installations de Mont-Wright et de Port-Cartier. Douze bornes de recharge pour véhicules électriques avec FLO ont déjà été installées et d’autres le seront d’ici quelques mois. Ces bornes sont accessibles en tout temps et gratuitement pour les employés. Cette initiative s’inscrit dans les efforts qui visent la réduction de 25 % des émissions de gaz à effet de serre d’ArcelorMittal d’ici 2030 et la carboneutralité d’ici 2050.

Transport Therrien, une filiale du groupe Autobus Maheux, est le spécialiste du transport par autobus à Fermont. En exploitation depuis 1958, l’entreprise compte une trentaine d’employés et offre des services de transport sécuritaires et fiables pour les travailleurs, les écoliers et la clientèle nolisée. Le groupe Autobus Maheux est une entreprise d’environ 340 employés opérant plus de 220 véhicules au Québec.

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Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

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Publié sur le site le 8 mai 2023

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