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    Changements climatiques

    Environnement Côte-Nord à Fermont

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    Ouest du Labrador

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Changements climatiques

Environnement Côte-Nord à Fermont

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la déléguée d’Environnement Côte-Nord, Émilie Bourassa (à gauche) en compagnie de la responsable du Plan climat de la MRC, Pascale Castilloux, lors de sa visite à Fermont à la mi-juin.

Une employée de l’organisme Environnement Côte-Nord, qui fait partie du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, était de passage à Fermont dans le cadre d’une rencontre citoyenne de réflexion sur le plan climatique organisée par la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau selon une formule de discussion collaborative qui s’est déroulée au chalet de service de la Ville de Fermont, le 10 juin 2026.

Le but de la stratégie est de répertorier les principaux risques climatiques liés au territoire et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation afin de mieux protéger les communautés, les infrastructures et les services municipaux. La démarche comprend notamment l’analyse des facteurs de risque, la réalisation d’un inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que l’établissement de cibles de réduction adaptées à la réalité régionale. Quelques objectifs de l’organisation consistent à réaliser des activités, à créer des outils de formation et de sensibilisation ainsi qu’à identifier des problématiques propres aux régions nord-côtières afin de proposer des solutions adaptées et de faciliter leur concrétisation en rédigeant notamment un document de planification d’actions de lutte contre les changements climatiques qui tiendra compte de la réalité propre à chaque MRC et dont les orientations seront déterminées à la suite de consultations comme celle tenue à Fermont.

La chargée de dossiers en action climatique pour Environnement Côte-Nord et géomorphologue, Émilie Bourassa, qui assure la coordination et la réalisation de projets d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques, a présenté l’exercice destiné à élaborer le Plan climat Caniapiscau aux citoyens préoccupés par le dérèglement climatique et les enjeux qui en découlent. Mandatée par la MRC de Caniapiscau, en collaboration avec l’entreprise Copticom, l’animatrice était chargée de sensibiliser les Fermontois aux enjeux climatiques et de brosser un portrait régional à jour de la situation. La bachelière en Sciences géographiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a noté leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant le phénomène de la modification durable et observable des variables climatiques sur le territoire. Guidés par Mme Bourassa, qui a expliqué la différence entre le climat, qui est une tendance, et la météo, qui est un événement ponctuel quotidien, les participants ont pu échanger sur leurs expériences et leurs observations relatives à l’évolution du climat afin de bien saisir toute son ampleur, ses conséquences et ses ramifications locales. Selon l’animatrice de l’événement, les répercussions du réchauffement planétaire sont plus facilement observables dans les latitudes nordiques comme à Fermont et à Schefferville où l’on constate des hivers plus doux et des saisons de transition avec des cycles de gel et de dégel plus imprévisibles.

Les MRC du Québec sont invitées à participer à cette action de planification climatique soutenue par le gouvernement du Québec et plusieurs d’entre elles sont actuellement engagées dans l’élaboration d’un plan climat.

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Publié le 23 juin, 2026, dans la publication : Numéro_12 Volume_44

  • Discussion collaborative
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Publié sur le site le 19 juin 2026

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Ouest du Labrador

La capacité énergétique : un enjeu crucial pour la croissance régionale

par Éric Cyr

Alors que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador réfléchit à l’avenir du développement hydroélectrique du fleuve Churchill au Labrador, les acteurs socio-économiques du Labrador-Ouest rappellent qu’une question demeure fondamentale pour l’avenir de la région : l’accès à une capacité électrique suffisante pour soutenir la croissance communautaire et industrielle.

La récente publication du rapport d’un comité indépendant chargé d’examiner les perspectives du réseau hydroélectrique du fleuve Churchill a relancé les discussions sur les infrastructures énergétiques dans cette province. Toutefois, pour les entreprises du Labrador-Ouest, les préoccupations sont avant tout pratiques et concernent directement les besoins actuels et futurs du territoire. Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la disponibilité de l’électricité est devenue un facteur déterminant dans la réalisation de nombreux projets. Qu’il s’agisse de construction de logements, de développement d’infrastructures communautaires ou d’expansion industrielle, la capacité du réseau électrique influence désormais la faisabilité et les échéanciers de plusieurs investissements. L’Ouest du Labrador, dont l’économie repose largement sur l’exploitation minière, fait face à des besoins croissants en énergie. Les grandes sociétés minières présentes dans la région poursuivent leurs projets de modernisation et envisagent diverses initiatives liées à la décarbonation de leurs activités. À cela s’ajoutent les besoins des municipalités qui cherchent à accroître leur parc résidentiel afin d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée. Or, plusieurs intervenants estiment que les infrastructures actuelles pourraient difficilement répondre à une augmentation importante de la demande sans investissements additionnels dans le transport et la distribution d’électricité notamment grâce à la construction d’une ligne de transmission d’électricité supplémentaire de Churchill Falls vers l’Ouest du Labrador.

Selon la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, le développement économique de la région demeure étroitement lié à la planification des infrastructures énergétiques et ne peut en être dissocié. L’organisation souligne également que la croissance résidentielle dépend elle aussi de la disponibilité des infrastructures essentielles. Dans un contexte où le logement demeure un défi majeur pour les employeurs de la région, la capacité à construire de nouvelles habitations est directement liée à la présence de services publics adéquats, notamment en matière d’alimentation électrique. Parmi les priorités identifiées par l’organisme économique figurent l’accélération de la planification des infrastructures de transport énergétique entre Churchill Falls et le Labrador-Ouest, l’augmentation des capacités de production et de transport d’électricité, ainsi qu’une plus grande prévisibilité concernant les échéanciers des futurs investissements. L’enjeu s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements provinciaux et fédéral encouragent le développement des minéraux critiques et la transition énergétique. Le Labrador possède d’importantes ressources naturelles qui pourraient bénéficier de cette conjoncture favorable. Cependant, plusieurs observateurs soulignent que la disponibilité énergétique constitue désormais l’un des principaux prérequis à la réalisation de nouveaux projets industriels. Le rapport sur le fleuve Churchill rappelle d’ailleurs l’importance stratégique des ressources hydroélectriques du Labrador pour l’avenir économique de cette province. Bien que les discussions politiques entourant l’exploitation de ce potentiel se poursuivent, les représentants du milieu des affaires insistent sur la nécessité de traduire rapidement ces réflexions en investissements concrets. Pour la Chambre de commerce du Labrador-Ouest, la question n’est plus seulement de savoir si la demande énergétique augmentera, mais plutôt de s’assurer que les infrastructures seront prêtes lorsque les projets de développement se matérialisent. L’organisme, qui considère que la prévisibilité et une vision à long terme sont essentielles pour maintenir la confiance des investisseurs et soutenir le développement durable de la région au cours des prochaines décennies, affirme qu’il poursuivra ses démarches auprès des gouvernements, de l’industrie et des partenaires régionaux afin de favoriser une planification coordonnée des infrastructures énergétiques.

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Publié le 9 juin, 2026, dans la publication : Numéro_11 Volume_44

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Publié sur le site le 9 juin 2026

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Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

par Élizabeth Séguin

Les élus municipaux et des employés de la Ville de Fermont ont rencontré M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Source photo : Patrick Lemieux, Union des municipalités du Québec

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Martin Damphousse, qui est aussi maire de Varennes, a effectué un court passage à Fermont le 17 mai dernier, pour rencontrer les élus locaux. L’objectif de sa visite, bien qu’elle fût brève, a été de sonder le territoire avec son équipe afin de pouvoir discuter adéquatement des dossiers municipaux dans la négociation du prochain pacte fiscal gouvernemental.

« C’est majeur, ce qui s’en vient dans la négociation », a-t-il affirmé. « On parle de logements, d’emplois, de rareté de la main-d’œuvre, de transport aérien, d’adaptation aux changements climatiques…tous ces enjeux doivent être impérativement amenés au gouvernement, pour qu’on trouve ensemble des solutions. »

M. Damphousse a expliqué vouloir éviter d’avoir à confronter le gouvernement sur ces sujets et qu’en développant la prochaine entente Québec-municipalités, les problématiques rencontrées aux quatre coins du Québec puissent être adressées. Il s’est embarqué dans une tournée des régions quelques jours après sa nomination comme président de l’UMQ, au début du mois de mai. « Je veux m’assurer de maîtriser l’ensemble des enjeux locaux que je connais moins. J’avais besoin de les entendre et de les comprendre pour être capable de mieux les défendre, » a ajouté M. Damphousse.

Lors de son passage, Martin Damphousse a eu l’occasion d’échanger avec le conseil municipal sur les principaux dossiers qui concernent la région, en particulier les redevances minières, dont le partage à l’échelle provinciale est jugé inéquitable par plusieurs. « C’est un constat qui me surprend et me déçoit un peu », a-t-il admis. « Les redevances minières ne sont pas du tout à la hauteur de ce que les entreprises génèrent sur leur territoire. Honnêtement, je ne comprends pas. J’aurai besoin d’explications des ministres du gouvernement, pour que ça soit juste pour les villes qui sont concernées. C’est la moindre des choses ».

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, a accompagné M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Il lui a fait voir certains attraits de la ville, dont la mine du Mont-Wright. Un souper a aussi été organisé avec les élus locaux et certains employés municipaux. Dans un communiqué de presse publié par l’UMQ suivant cette rencontre, M. St-Laurent, qui est aussi président du caucus régional de la Côte-Nord, a salué l’engagement du nouveau président de l’Union. « Si nous souhaitons un développement à la hauteur de nos ambitions, les municipalités doivent détenir non seulement de nouveaux outils fiscaux et financiers, mais également, l’énergie nécessaire pour être partie prenante de la transition verte. C’est tout le Québec qui va y gagner. »

Fermont faisait partie de la trentaine de municipalités visitées par le président de l’UMQ dans sa tournée québécoise, sous le thème « les municipalités, l’énergie du Québec ».

Martin Damphousse a été élu président par ses pairs lors de la rencontre du conseil d’administration qui s’est tenue en marge des 101e assises annuelles de l’UMQ. Il est le 59e président de l’Union, succédant au maire de Gaspé, Daniel Côté qui présidait l’organisation depuis mai 2021.

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Publié le 5 juin, 2023, dans la publication : Numéro_11 Volume_41

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Publié sur le site le 5 juin 2023

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Identité culturelle

Le drapeau du Labrador officiellement reconnu

par Éric Cyr

Le drapeau du Labrador adopté en 1974 flotte désormais aux frontières avec le Québec et a été reconnu de façon officielle par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador. Plusieurs citoyens avaient hissé en douce cet étendard à la frontière à de multiples reprises au cours des années afin de signifier leur caractère distinct et les particularités culturelles et géographiques du Labrador. Un mat artisanal en bois avait même été installé à côté des trois autres drapeaux officiels afin d’accueillir le symbole dissident jusqu’à ce que le gouvernement provincial se décide finalement à accorder une place à cette figuration qui côtoiera désormais les drapeaux du Canada, de Terre-Neuve-et-Labrador et le Union Jack britannique.

Attribut en tissu

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le libéral Dwight Ball a pris part à la cérémonie d’intronisation du drapeau labradorien à la frontière avec le Québec à la fin de la route nationale 389 et le début de l’autoroute Nichols-Adams, la 500, dans l’ouest du Labrador, le 19 aout dernier.

« Le drapeau du Labrador qui était auparavant source de débats politiques dans cette province sera officiellement hissé aux frontières avec le Québec avec l’appui des autorités gouvernementales…celui-ci met en relief la spécificité et le caractère unique de ce territoire et fait valoir la culture de ses habitants. »

La députée fédérale libérale pour le Labrador, Yvonne Jones était sur place en compagnie du député provincial libéral de l’ouest du Labrador, Graham Letto afin de souligner cet évènement historique d’envergure. La députée provinciale libérale Lisa Dempster pour Cartwright-L’Anse-au-Clair et le ministre provincial des Transports, Al Hawkins, ont participé à une autre levée du drapeau simultanée au sud du Labrador également à la frontière avec le Québec. Le précédent gouvernement conservateur de cette province avait refusé catégoriquement d’envisager une telle éventualité prétextant que cette représentation était source de division plutôt que d’unité. La députée Jones a souligné que les combats menés par les citoyens du Labrador depuis des années pour faire reconnaitre cette marque identitaire ont finalement porté fruit.

Un peu d’histoire

Cet emblème représentant le territoire du Labrador a été conçu en 1974 par Michael S. Martin un député provincial du Labrador afin de mettre en évidence le caractère singulier des citoyens de cette région dans le cadre du 25e anniversaire de l’adhésion de Terre-Neuve à la confédération canadienne en 1949 et pour dénoncer par la même occasion l’indifférence de l’ancien premier ministre terre-neuvien (et principal instigateur de cette affiliation avec le Canada), Joey Smallwood, par rapport au Labrador. Il a été adopté rapidement par les habitants de l’endroit jusqu’à devenir même un symbole sécessionniste associé au Labrador Party, un parti provincial défendant les intérêts des résidents de cette région géographique.

Signification du drapeau

La bande blanche du haut représente les neiges, l’élément qui a coloré cette culture nordique, la bande bleue, les eaux des rivières des lacs et des deux océans qui bordent le Labrador alors que la bande verte au centre symbolise la terre verte et abondante qui se veut l’élément connecteur unissant les trois cultures de ce territoire. Les trois branches de la brindille d’épinette évoquent les trois races du territoire. Les Inuits, les Autochtones et les colons européens.  La brindille poussant d’une seule souche désigne l’origine commune de tous les peuples sans égard à la race.

Une autre figure identitaire et culturelle, le drapeau acadien adopté le 15 aout 1884 a aussi été reconnu officiellement par le gouvernement du Nouveau-Brunswick en 1982.

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Publié le 12 septembre, 2016, dans la publication : Numéro 15 Volume 34

  • Confédération canadienne
  • Drapeau du Labrador
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  • Terre adondante
  • Terre-Neuve
  • Territoire
  • Trois races

Publié sur le site le 6 octobre 2016

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