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    Paroisse de La Résurrection

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Ordination au diaconat permanent d’un Fermontois

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, Guy Romain Kouam et sa femme Josée Tchouta Yotcha lors des rituels du lectorat et de l’acolytat. Source photo : Noël Toche Mbah.

Le Fermontois Guy Romain Kouam a été ordonné au diaconat permanent à la cathédrale baie-comoise de Saint-Jean-Eudes par l’évêque catholique du diocèse de Baie-Comeau, Mgr Pierre Charland, le 3 octobre 2026. Un diacre permanent est un homme marié ou célibataire qui, tout en poursuivant sa vie professionnelle, se voit confier une mission particulière par l’évêque comme ministre ordonné.

Originaire du Cameroun en Afrique centrale, Guy Romain Kouam vit au Québec depuis quinze ans. Ingénieur, géologue et environnementaliste, il a emménagé à Fermont avec son épouse Josée Tchouta Yotcha en 2018 où il travaille comme ingénieur au forage-dynamitage pour la minière ArcelorMittal. Le couple a quatre enfants nés au Québec. Très à l’écoute de ses concitoyens, M. Kouam est engagé dans la vie sociocommunautaire de cette ville nordique. Il est notamment président de l’assemblée de fabrique de la paroisse, membre de différents conseils d’administration locaux dont celui du bimensuel Le Trait d’union du Nord et pompier volontaire. Avec sa conjointe et des bénévoles, il est le promoteur de la fête de l’unité de la diversité fermontoise organisée annuellement par la paroisse.

Durant son cheminement vers le diaconat permanent qui a duré six ans, M. Kouam a tout d’abord pris une année de discernement, accompagné par le comité diocésain des candidats au diaconat. Puis il a obtenu un certificat en théologie et est en voie de compléter un baccalauréat dans cette même discipline à l’Université Laval de Québec et au Grand Séminaire de l’Archidiocèse de Montréal. Il a suivi une formation humaine, spirituelle et pastorale offerte par le diocèse. Lors de son ordination, il s’est engagé au service de la charité, de l’Évangile et de la liturgie et a reçu pour l’occasion une lettre de mission de l’évêque.

M. Kouam confie : « Je rends grâce au Seigneur pour cet appel. Je remercie toutes les personnes qui m’ont soutenu et encouragé dans cette voie. Je remercie mon épouse et mes enfants. Devenir diacre est un engagement au service et je compte sur le Seigneur et sur la population pour un ministère fécond ».

Le public est invité à la présentation à la communauté du diacre permanent Guy Romain Kouam à l’église de la paroisse de la Résurrection de Fermont le 24 octobre à 16 h 30 suivie d’un verre d’amitié à 17 h 45.

La dernière ordination d’un diacre permanent nord-côtier a eu lieu il y a 13 ans à Sept-Îles. Actuellement, cinq diacres permanents œuvrent sur la Côte-Nord. Au Québec, on en compte plus de 400 et 51 000 dans le monde. Ce ministère est encore peu connu, puisque cette forme très ancienne d’engagement a été rétablie par l’Église il y a une cinquantaine d’années.

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Publié le 20 octobre, 2026, dans la publication : Numéro_17 Volume_44

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Publié sur le site le 19 octobre 2026

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Événement caritatif

Aider des enfants démunis au Cameroun

par Éric Cyr

Légende photo : Josée Alvine Tchouta Yotcha (sixième à partir de la gauche) et quelques-uns des participants à l’activité de bienfaisance.

Originaire du Cameroun, en Afrique centrale, Josée Alvine Tchouta Yotcha, a suivi son mari, Guy-Romain Kouam, pour s’installer au Québec en 2011. Ils ont choisi de s’établir à Fermont à l’été 2018, son conjoint ayant décroché un poste d’ingénieur à la mine de fer du Mont-Wright. La mère de quatre enfants s’est vite intégrée à la communauté nordique où elle élève sa famille et se sent chez elle.

Lors des journées de la culture, l’automne dernier, elle participe à un repas multiculturel incluant une dégustation de menus de différents continents qui est couronné de succès. Cet événement gastronomique l’inspire et l’idée d’organiser un souper-bénéfice au profit d’enfants démunis dans son pays d’origine germe dans son esprit, après tout, elle adore cuisiner. Qui de mieux placé pour faire découvrir les plats typiques du Cameroun qu’une femme d’origine camerounaise ? Elle approche donc le club social des Moose pour faire part de son projet qui est accueilli avec enthousiasme. La démarche se met alors en branle de concert avec l’aide de bénévoles sympathiques à l’œuvre de bienfaisance.

Plus d’une centaine de personnes de Fermont et du Labrador voisin, incluant des familles, se sont rassemblés, le 26 novembre dernier, pour prendre part à l’expérience culinaire qui a proposé plusieurs plats : beignets, boulettes de viande de bœuf, frites de bananes plantain, riz pilaf poulet braisé, porc braisé et sauce jardinière. Une ambiance chaleureuse et festive régnait dans la loge des Moose où se tenait l’activité. Des enfants couraient partout et les convives dégustaient leur succulent repas en bonne compagnie. Après le souper, l’organisatrice principale s’est exprimée afin de remercier les participants : « Quelle joie immense de vous accueillir. Je vous remercie du plus profond du cœur. Vous avez été si nombreux à venir participer à l’activité-bénéfice pour les enfants démunis du Cameroun. Le temps d’un souper, un élan du cœur et la générosité se sont manifestés autour d’une passion qui m’anime, la cuisine. Du bon monde autour d’une même nourriture en train de partager un repas, que c’était beau ! »

La soirée s’est terminée avec de la danse au son de musiques africaines et sud-américaines.

Mme Tchouta Yotcha remercie la quinzaine de bénévoles qui ont donné un coup de main pour l’organisation et la préparation de l’événement et souligne la gentillesse de sa belle-mère, Mawambe Odette, qui a fait cuire des beignets. Elle remercie aussi les gens qui ont fait des dons même s’ils n’ont pu participer. Fait à souligner, le gagnant du tirage du prix en argent (moitié-moitié), Hamza Mousti, a cédé son gain pour appuyer la cause. L’entièreté des profits sera remise à des organismes venant en aide aux enfants pauvres du Cameroun.

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Publié le 12 décembre, 2022, dans la publication : Numéro_21 Volume_40

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Publié sur le site le 12 décembre 2022

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Une histoire s’écrit

De l’Afrique au Québec

par Éric Cyr

Originaire du Cameroun en Afrique centrale, où il a connu sa femme Josée, Guy Kouam a déménagé à Fermont sur la Côte-Nord avec sa famille en août 2018 afin de travailler dans l’industrie minière après avoir fait de hautes études, décroché un doctorat et fondé une entreprise.

Le parcours du père de trois enfants, tous nés au Québec, est impressionnant. Après avoir obtenu un baccalauréat en géologie de l’université de Dschang dans son pays natal, il complète une maîtrise en sciences de la terre au même établissement avant d’entamer un programme de troisième cycle (DEA) en sciences géotechniques et hydrotechniques à l’université de Yaoundé. Son mémoire de DEA « Contribution à l’étude de vulnérabilité des nappes superficielles en zone urbaine tropicale : cas du bassin versant de Mingoa-Yaoundé » a remporté le prix de la coopération belge au développement en 2004. Il transmet par la suite ses connaissances en géologie en tant que moniteur chargé des travaux pratiques et des travaux dirigés dans les deux universités. C’est en 2008 qu’il quitte le Cameroun pour la Belgique en Europe où il termine un master complémentaire en sciences et gestion de l’environnement dans les pays en développement suivi d’un doctorat en environnement à l’université de Liège au campus d’Arlon en Région wallonne. Toujours prêt à relever des défis, Guy Kouam part pour le Québec en 2011. Il fait d’abord des allers-retours entre la Belgique et le Québec pour ses travaux de recherche avant de s’établir dans la belle province de façon définitive en 2013. Sa thèse de doctorat a obtenu le prix de la Fondation pour les générations futures en 2015 (Doctoral Thesis Award for Future Generations). En 2014, il s’inscrit au baccalauréat en génie des mines à Polytechnique Montréal, dont deux sessions se déroulent à l’université McGill, et obtient son diplôme à l’automne 2017.

Dorénavant membre de l’ordre des ingénieurs du Canada, en tant qu’ingénieur « junior » et de l’ordre des géologues du Canada à titre de géologue, Guy Kouam lance sa propre boîte dénommée EnviroGéoMines et décroche un contrat pour la mine de diamants Stornoway au nord de Chibougamau dans la région de la Baie-James. Souhaitant un mode de vie plus stable, il délaisse finalement la formule du travail aéroporté semi-nomade pour s’installer à Fermont avec sa famille en août 2018, où ils habitent depuis. Guy Kouam occupe actuellement le poste d’ingénieur junior chargé de la production à la mine de fer du Mont-Wright d’ArcelorMittal et sa femme, qui a démissionné d’un poste permanent de secrétaire médicale au dispensaire diététique de Montréal pour le suivre, est à l’emploi d’Échafaudage industriel.

« Je vais à la rencontre des gens pour m’intégrer et être à l’aise. C’est à moi de m’adapter. Je veux m’investir dans la vie de la communauté. Malgré un cas isolé de racisme à l’école qui s’est vite résorbé, mes enfants sont bien ici, ils ont de bons enseignants, font du judo, de la natation, du patinage. Selon moi, il faudrait cependant songer à revitaliser Fermont pour assurer sa pérennité en diversifiant l’activité économique », confie celui qui s’est visiblement très bien intégré à sa nouvelle culture.

Le pompier à temps partiel à la caserne 12 de Fermont, depuis septembre dernier, suit actuellement des cours de l’École nationale des pompiers du Québec dispensés sur place. Il s’implique également tous les dimanches au club de soccer local, est marguiller à l’Église catholique et va poser des collets de trappe en forêt à l’occasion avec des amis. Comme tout bon Fermontois, il s’insurge contre la route 389. « La première fois que j’ai emprunté ce lien routier avec ma famille, j’ai été stupéfait de rouler sur un chemin non bituminé au Québec. L’état de cette route est lamentable, ce qui amplifie son caractère accidentogène. On est en droit de se demander à quoi servent les taxes élevées qui nous sont imposées. »

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Publié le 17 février, 2020, dans la publication : Numéro_03 Volume 38

  • Adaptation
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  • Cameroun
  • Côte-Nord
  • Famille africaine
  • Fermont
  • Guy Kouam
  • Immigration
  • Québec

Publié sur le site le 17 février 2020

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