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Convention MINEx au Labrador

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham (à gauche), s’est rendu au Labrador pour participer au congrès MINEx dans le cadre duquel il a prononcé une allocution et serré des mains. Source photo : Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador.

L’édition de 2026 du congrès MINEx a attiré un rassemblement de 300 délégués. L’événement annuel organisé par la Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador s’est tenu du 10 au 12 février derniers à l’hôtel Wabush et au Centre des arts et de la culture à Labrador City. Un salon professionnel rassemblant des exposants œuvrant dans ce domaine se tenait en parallèle au centre récréatif Mike Adam à Wabush.

Plusieurs dignitaires ainsi que des personnalités politiques influentes ont pris part au regroupement professionnel qui a vu le jour en 2017, notamment le député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, du Parti libéral du Canada, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le progressiste-conservateur Tony Wakeham, qui était accompagné de membres de son gouvernement dont la ministre de la Santé et des Services communautaires, ministre responsable des Affaires du Labrador et des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation et députée des monts Torngats, Lela Evans, le ministre de l’Énergie et des Mines, leader parlementaire du gouvernement et député de Terra Nova, Lloyd Parrott et le député provincial du Labrador Ouest, Joseph Power. Il y avait également le maire de Labrador City et ancien député du Labrador Ouest, Jordan Brown, et la mairesse de Wabush, Gertie Canning. Une délégation de la Ville de Fermont s’est aussi déplacée pour l’occasion incluant la directrice générale adjointe et greffière, Marie-Philippe Couture, et le directeur des Services techniques, Olivier Bouchard.

Chefs de file

De nombreux décideurs et dirigeants d’organisations liées au secteur minier qui œuvrent dans la région étaient sur place afin de présenter leurs produits et services, leurs visions et d’échanger entre eux et avec le public sur leurs aspirations et les technologies du domaine. Les participants, incluant des représentants des minières Rio Tinto IOC, Tacora Resources, et du projet minier Kami de Champion Iron, ont notamment pu participer à des conférences présentant des sujets cruciaux pour l’activité minière dans la région ainsi qu’à des discussions sur l’avenir de l’exploitation minière dans la fosse du Labrador dans le cadre du rassemblement qui proposait notamment des conférenciers, une table ronde, un salon professionnel et des kiosques d’exposition. Le président de la Chambre de commerce de l’endroit, David Hall, considère que cette manifestation qui a permis aux acteurs de l’industrie de nouer des liens contribue à mettre l’accent sur une industrie qui constitue un socle des villes minières de la région et qui est un moteur économique majeur.

« L’Ouest du Labrador est heureux d’être à nouveau l’hôte de ce congrès d’envergure qui permet aux acteurs et représentants de l’industrie minière de tisser des liens et de construire des relations plus solides », confie ce dernier.

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

  • Centre des arts et de la culture à Labrador City
  • Centre récréatif Mike Adam à Wabush
  • Chambre de commerce de l’Ouest du Labrador
  • Congrès MINEx
  • Délégués de Fermont
  • Députés
  • Dignitaires
  • Exposants
  • Gertie Canning
  • Hôtel Wabush
  • Jordan Brown
  • Joseph Power
  • Lela Evans
  • Lloyd Parrott
  • Maire de Labrador
  • Mairesse de Wabush
  • Marie-Philippe Couture
  • Ministres
  • Olivier Bouchard
  • Philip Earle
  • Premier ministre
  • Progressiste-conservateur
  • Rassemblement de délégués
  • Salon professionnel
  • Tony Wakeham

Publié sur le site le 3 mars 2026

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Aéroport de Wabush

Transports Canada doit améliorer ses pratiques

par Éric Cyr

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, a interpellé pour la seconde fois le ministre responsable de Transport Canada, Steven MacKinnon, le 12 février 2026, dans le dossier de la gestion déficiente de l’aéroport de Wabush au Labrador, qui a subi de nombreuses fermetures en 2025 et en 2026, afin qu’il intervienne pour s’assurer que le ministère des Transports du Canada qui gère cet aérodrome corrige ses façons de faire de façon à éviter que d’autres problèmes récurrents surviennent.

Les fermetures répétées de l’aéroport régional, qui dessert également Fermont au Québec, dans un intervalle rapproché, ont fait réagir madame Gill qui a tenu à questionner le ministre fédéral des Transports sur la situation, après avoir été informée par plusieurs citoyens et élus du manque d’informations et de transparence du ministère au sujet de l’interruption persistante de services à cet aéroport dans un court laps de temps, soit à trois reprises en trois mois.

Des conséquences

« Le ministère doit tenir compte que l’aéroport de Wabush est un service essentiel pour les citoyens de notre circonscription et qu’il permet non seulement les déplacements pour le travail, mais aussi des motifs personnels. Il contribue aussi aux services essentiels, en transportant du personnel et des biens médicaux. En octobre dernier, l’aéroport a été fermé plusieurs jours à cause d’un changement à la réglementation. Cette fermeture était prévue. Les Nord-Côtiers auraient pu et dû en être informés. L’aéroport a ensuite été fermé plusieurs jours dans le temps des Fêtes, puis encore quelques jours en janvier. Chaque fois, les citoyens ont été désagréablement surpris par la situation, ont été laissés à eux-mêmes, ont tenté de deviner ce qui se passait et de trouver des solutions. C’est inacceptable ! », affirme la députée de la Côte-Nord. « Je comprends que certaines situations liées à la météo sont parfois hors de contrôle. Cependant, le ministère peut donner les ressources nécessaires pour maximiser les efforts des équipes sur le terrain afin de réduire les fermetures soudaines. De plus, en ce qui concerne la fermeture du mois d’octobre, nous comprenons qu’il s’agissait d’un changement de réglementation auquel le ministère n’a pas prêté l’attention requise, donc que la fermeture aurait pu être évitée. C’est déplorable », ajoute la députée bloquiste qui réclame l’intervention du ministre fédéral des Transports dans ce dossier. « Je demande au ministre MacKinnon de donner à cette situation l’attention requise afin que les problèmes récurrents soient réglés. Il faut d’abord que Transport Canada mette les ressources nécessaires au bon fonctionnement de l’aéroport en cas d’évènements météorologiques. Le ministère devrait aussi développer un service de communication digne de ce nom pour informer les citoyens et les élus de l’évolution de la situation lors d’une fermeture temporaire »,
conclut Marilène Gill.

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, du Parti libéral du Canada, qui a travaillé durant deux décennies dans le domaine de l’aviation, a également affirmé avoir contacté à nouveau, pour la deuxième fois, son collègue de son propre gouvernement, le ministre des Transports Steven MacKinnon, en lui demandant de lancer une enquête pour déterminer les causes profondes de ces problèmes persistants afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. Il avait alors qualifié la situation d’« embarrassante ».

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Publié le 3 mars, 2026, dans la publication : Numéro_4 Volume_44

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Publié sur le site le 3 mars 2026

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Transport aérien

Zizanie à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

L’aéroport régional de Wabush au Labrador a connu à nouveau des perturbations majeures ayant paralysé totalement le trafic aérien, cette fois-ci à l’approche de Noël, ce qui a occasionné des maux de tête à des centaines de passagers qui devaient se déplacer en avion. Aucun vol n’a pu y atterrir ou décoller, du 19 au 22 décembre 2025, puisque la piste a été condamnée durant ces quatre jours. Cette fermeture totale de l’aérodrome a été causée par des conditions météorologiques difficiles ayant favorisé la formation de glace.

Les mauvaises expériences s’accumulent pour la desserte aérienne de Wabush à la suite d’une gestion problématique des infrastructures aéroportuaires et d’une offre de service déficiente.

Deuxième occurrence

C’est la seconde interruption de service en deux mois à ce terminal aérien. Le précédent épisode ayant nécessité une suspension des vols commerciaux durant deux jours, en novembre dernier, avait été causé par de la négligence, voire de l’incompétence, de l’administration aéroportuaire qui avait omis de remplacer des pneus trop usés sur un véhicule d’urgence. Le mécontentement populaire concernant les problèmes de communications récurrents et la piètre qualité du service offert aux usagers de cet aérodrome, exprimé notamment sur les réseaux sociaux, aura finalement eu la tête de la gestionnaire responsable de la récente réintroduction des services d’urgence-incendie aéroportuaires, qui avaient été démantelés en août 2020 pour une durée de près de 5 ans par le ministère des Transports du Canada, la directrice de l’aéroport de Wabush, Belinda Curran, qui a remis sa démission et cessé ses fonctions le 16 janvier.

La colère gronde

La tension était palpable dans l’aérogare constamment bondée de nombreux passagers fatigués et impatients, de quoi décourager n’importe quel hodophile. Ceux-ci circulaient dans une confusion totale en tentant d’obtenir des renseignements sur le cumul de suppressions de vols et l’évolution de la situation dans une atmosphère de brouhaha généralisé. Malgré une annulation de vols, l’un après l’autre, des voyageurs conservaient un mince espoir de pouvoir enfin embarquer à bord d’un aéronef. Malheureusement, le tarmac est demeuré désert durant cette période de désarroi pour plusieurs qui ignoraient ce qui allait advenir. Ils observaient en colère ou de façon résignée la nonchalance ambiante qui régnait sur place.

Pluie, verglas et refroidissement soudain

Une alerte météorologique, signalant un système pluvieux intense suivi d’un refroidissement éolien soudain, avait au préalable été émise. Cela aurait dû contribuer à enclencher un processus préventif pouvant inclure le recouvrement de la piste de neige afin de mieux pouvoir casser la glace par la suite selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, qui considère que des erreurs ont été commises et que tous les moyens n’ont pas été pris pour éviter une telle crise. Celui-ci juge le tout combiné à une mauvaise gestion qui a mené aux problématiques qui en ont découlé. Il explique de plus que les produits de déglaçage pour faire fondre la glace sur la piste d’atterrissage ont été entreposés à l’extérieur et exposés au soleil durant la période estivale, ce qui a affecté leur performance en réduisant considérablement leur efficacité.

Retour à la « normale »

Après quelques jours de chaos et de tergiversations, un traitement chimique additionnel a été appliqué et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour faciliter le déglaçage de la piste. La reprise graduelle des activités a finalement eu lieu dans la soirée du 22 décembre lorsqu’un premier aéronef a enfin pu atterrir et reprendre son envol. Toutes ces péripéties ont gâché les plans de voyage de plusieurs et ont forcé de nombreux passagers à annuler leurs déplacements aériens et à prendre d’autres dispositions comme de se résoudre à emprunter la route pour atteindre leur destination. Le principal transporteur aérien commercial de l’aéroport, PAL Airlines, a nolisé des autobus afin d’acheminer des clients en attente de leur vol jusqu’à l’aéroport de Happy Valley-Goose Bay au Labrador pour qu’ils puissent décoller de cet endroit. Des minières ont fait de même pour des travailleurs utilisant le navettage aérien, qui ont été pris en otage plusieurs jours, pour leur permettre de rentrer chez eux.

Le député fédéral de la circonscription du Labrador, le libéral Philip Earle, qui avait communiqué avec le ministre des Transports de son gouvernement afin de trouver des solutions lors de la première fermeture, a dit avoir été « en contact direct et continu » avec les autorités aéroportuaires et les compagnies aériennes durant cette période d’agitation tumultueuse.

Le député fédéral du Labrador s’impatiente

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a affiché une fois de plus son mécontentement au sujet des complications fréquentes perturbant le trafic aérien qui surviennent de façon courante à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 8 janvier 2026.

« Des interruptions de vols sont survenues de nouveau à l’aéroport de Wabush, ce qui constitue la troisième perturbation majeure depuis octobre 2025. Ce niveau d’interruptions répétées est inacceptable pour notre région et pour les passagers qui dépendent de ce moyen de transport », a confié le député fédéral libéral qui s’est exprimé au sujet de la nouvelle situation problématique survenue au début janvier. « Le récent problème n’était pas lié aux conditions météorologiques au sens habituel, mais plutôt aux opérations de déneigement de l’aérodrome. La ligne centrale de la piste avait été dégagée sur 90 pieds et un NOTAM (Notice to Airmen, ou Avis aux navigants en français, un message essentiel diffusé par les autorités aéronautiques pour informer les pilotes et le personnel navigant de changements temporaires ou non permanents affectant les activités aériennes, de dangers ou de restrictions concernant la navigation comme la fermeture de pistes) avait été émis en conséquence », a expliqué le député qui est lui-même issu du monde de l’aviation.

Selon le politicien, à l’extérieur de cette ligne axiale de 90 pieds, l’état de la surface de la piste était inférieur aux limites réglementaires pour l’atterrissage selon le type d’avion. Conformément aux spécifications d’exploitation du transporteur aérien PAL Airlines, l’aéronef Dash 8-400 (Q-400) doit disposer d’une ligne centrale longitudinale dégagée sur 100 pieds pour pouvoir atterrir légalement, tandis que d’autres types d’appareils exigent une largeur de dégagement différente ou moindre. Par conséquent, l’appareil n’a pas pu atterrir tant que l’axe de piste est demeuré à 90 pieds. Ce n’est qu’en début de soirée que la piste a été élargie à l’envergure requise de 100 pieds, permettant alors à tous les aéroplanes, y compris le Dash 8-400, d’opérer normalement.

Dialogue de sourds

« Les problèmes opérationnels persistants à l’aéroport de Wabush doivent être réglés. J’ai à nouveau communiqué par écrit avec les autorités compétentes afin de rechercher une solution à ces enjeux récurrents. Notre communauté, nos travailleurs et nos entreprises dépendent d’un service aérien fiable et ces interruptions répétées minent la confiance en causant de réelles difficultés aux voyageurs. Je continuerai à suivre ce dossier jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, une responsabilité et une solution durable. Nous méritons un service aérien plus sûr et je continuerai d’exiger cette fiabilité de la part de l’exploitant jusqu’à ce qu’elle soit au rendez-vous. Nos attentes sont justes et raisonnables, le service est loin d’être acceptable et un changement s’impose », a conclu le député fédéral du Labrador.

Opinion dissidente

Un ancien superviseur pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, réfute les affirmations et les conclusions de l’élu labradorien qui sont selon lui erronées ou de mauvaise foi. « Avant que PAL fasse l’annonce de l’impossibilité d’atterrir à Wabush pour ses avions, ils l’ont pourtant fait à maintes reprises au préalable sur une piste dégagée de 90 pieds avec un appareil Q-400. Qu’est-ce qui a changé entre ce moment et les jours suivants où les responsables exigeaient une surface d’au moins 100 pieds ? Sans explications plus convaincantes, les passagers lésés ont certainement droit à des indemnisations, car cette décision a été prise par PAL qui a soit mal interprété la réglementation ou commis une erreur. Cet incident n’aurait jamais dû se produire. J’ai en ma possession les preuves de ce que j’avance et c’est avec plaisir que je les partagerai avec quiconque souhaite les obtenir afin de faire une demande de dédommagement auprès du transporteur aérien ou des petites créances », explique ce dernier.

Avec du recul, force est de constater qu’à Wabush, ce n’est pas la glace qui a cloué les avions au sol, c’est plutôt l’absence d’anticipation, de gouvernance robuste et de parole fiable selon le pilote privé Jimmy Delalin qui explique qu’il existe des tensions entre les normes en vigueur et la sécurité. « Le problème n’est plus seulement l’état de la piste, mais l’absence d’alignement entre règles, pratiques et responsabilités et ce décalage finit toujours par pénaliser les passagers. »

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Administration aéroportuaire
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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Transport aérien

Une fermeture brusque et soudaine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’entrave de la circulation des autobus de travailleurs lors du geste de désobéissance civile survenu le 21 octobre dernier. Sur la couverture, des perturbations à l’aéroport de Wabush. Source photo : Facebook.

L’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert également Fermont au Québec, a cessé ses activités liées aux vols commerciaux sans notification au grand désarroi des passagers qui s’étaient procuré des billets d’avion qui ont appris la nouvelle de façon soudaine sans avis préalable et qui ont dû composer avec cet imprévu qui a nui à leurs déplacements durant près de deux jours, les 20 et 21 octobre 2025. Les vols offerts au public ont repris le 22 octobre.

Cette interruption de service, qui n’a pas affecté les vols nolisés transportant des travailleurs aéroportés utilisant le navettage aérien (fly-in/fly-out) sauf pour l’imposition d’une limitation du nombre de passagers qui a été fixé à 19, a cependant nui aux clients des entreprises aériennes Provincial Airlines (PAL) et à ceux de son partenaire, Air Borealis, qui en ont subi les désagréments ainsi qu’à ceux d’Air Liaison, qui vient tout juste d’offrir des vols à ce terminal aérien. La situation ‘inattendue’ aurait pu être prévisible puisqu’elle découle directement de la décision controversée du gouvernement de Justin Trudeau de démanteler le service aéroportuaire d’urgence-incendie à cet aérodrome, en août 2020, malgré une forte opposition locale et une vague d’indignation. Ce choix, qui avait été dénoncé à l’époque par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région, a refait surface en causant la problématique vécue durant cette période d’incertitude et de stress pour les voyageurs ayant à emprunter la desserte aérienne de Wabush incluant des patients qui devaient se rendre à des rendez-vous médicaux pour des traitements ou pour consulter un spécialiste de la santé ainsi que pour les gens en attente de certains médicaments qui sont livrés par avion.

Le nouveau député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, lui-même issu de l’industrie de l’aviation, qui a géré la situation a confié : « Les opérations aériennes à l’aéroport de Wabush ont été interrompues en raison d’un problème touchant la disponibilité des services d’incendie et de sauvetage en cas d’écrasement, une exigence essentielle en vertu de la réglementation canadienne de l’aviation. »

Ce dernier n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait d’un manque d’effectifs ou d’équipements de service-incendie. L’ancienne députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui faisait partie du gouvernement ayant consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, avait pourtant annoncé, en décembre dernier, la réinstallation du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, qui avait été retiré durant près de cinq ans, à compter du début 2025.

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui a contacté le bureau du député du Labrador à ce sujet et qui a suivi avec attention l’évolution des événements en gardant des liens constants avec le bureau du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, et la Ville de Fermont, a déploré un manque de communication de la part du ministère, qui a finalement invoqué qu’il manquait un camion de pompiers sur place pour justifier la raison de cet arrêt des vols commerciaux. « Nous avons la ferme intention de demander des explications et les détails relatifs à cette affaire au gouvernement Carney incluant les mesures adoptées afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus », a affirmé la députée bloquiste.

Désobéissance civile

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local avait déjà eu lieu en face de l’aéroport, en octobre 2024, cependant c’est la première fois qu’un geste de désobéissance civile se produit. La chaîne de communications déficiente des autorités aéroportuaires au sujet des raisons ayant occasionné l’arrêt des vols de passagers laissant planer le doute au sein du public qui ne pouvait plus utiliser l’aérodrome a sans doute contribué à favoriser le déclenchement de cette manifestation spontanée de résistance passive qui témoignait du mécontentement populaire et dans le cadre de laquelle des citoyens ont entravé de façon non organisée et pacifique la circulation des autobus transportant des travailleurs en partance de l’aérogare afin de dénoncer le double standard observé entre les vols offerts aux résidents et ceux des travailleurs ambulants, le 21 octobre. Ce ralentissement imposé aux autocars transportant des travailleurs a nécessité une intervention policière afin d’y mettre fin.

Fait inusité illustrant toute l’ampleur de la problématique, le député Earle, qui a qualifié d’embarrassante la situation et qui souhaite une solution définitive et permanente à ce problème récurrent, a fait parvenir une lettre au bureau du ministre des Transports de son propre gouvernement afin d’exprimer sa frustration et ses préoccupations relatives à cette interruption du service aérien en mentionnant notamment que les infrastructures aéroportuaires sont essentielles pour la région et que les répercussions sont majeures tant pour les citoyens que pour les entreprises des communautés de l’Ouest du Labrador et de Fermont.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Élection fédérale 2025

Les candidats pour les circonscriptions de la région

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

Au moment de la fin de la période de candidature, le 7 avril 2025, six candidats avaient été officiellement confirmés pour l’élection fédérale du 28 avril 2025 dans la circonscription Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan (anciennement Manicouagan), l’une des 343 divisions géographiques du territoire reconnues par Élections Canada et déterminées en fonction des modalités relatives au scrutin.

La députée sortante du Bloc québécois (BQ), Marilène Gill, qui occupe le poste depuis 2015, l’aspirante députée du Parti conservateur du Canada (PCC), Mélanie Dorion, le candidat du Parti Rhinocéros, une formation utopique vouée à la satire de la politique conventionnelle, Sébastien Beaulieu, et un candidat indépendant sans affiliation politique, Gilles Babin, tenteront de recueillir un maximum de voix afin de se faire élire et de représenter les citoyens de leur région à l’Assemblée législative fédérale du Canada au Parlement à Ottawa.

D’autres candidats ne sont apparus sur la liste officielle de la circonscription qu’à la toute dernière minute comme un nouveau venu pour le Parti libéral du Canada (PLC), un avocat de 30 ans résidant à Sept-Îles depuis six ans, Kevin Coutu, qui s’est manifesté tardivement ainsi que la représentante du Nouveau Parti démocratique (NPD), Marika Lalime, qui n’habite pas sur la Côte-Nord et qui a été parachutée in extremis dans la circonscription par son organisation politique pour afficher les couleurs néo-démocrates. Celle-ci, qui ne fera pas campagne sur le territoire nord-côtier, s’était présentée dans la circonscription de Sherbrooke lors de la dernière élection fédérale et en est à sa troisième tentative de se faire élire pour son parti.

Voir une présentation ailleurs dans cette édition du journal des candidates du BQ, Marilène Gill (p. 10) et du PCC, Mélanie Dorion (p. 11). Comme le parti qui a déclenché l’élection, le PLC, n’a fait connaître son candidat qu’à la dernière minute, il a été impossible de rédiger un article à son sujet avant l’impression. Même scénario pour le NPD.

Au Labrador

Pour la seule circonscription électorale fédérale du Labrador, la moins populeuse au Canada, la députée sortante, Yvonne Jones, qui représentait ses concitoyens depuis plus d’une décennie et qui avait été élue pour la première fois au fédéral sous la bannière libérale lors d’une élection partielle en 2013 avant d’être par la suite réélue à trois reprises en 2015, 2019 et 2021, ne sollicitera pas de nouveau mandat. Des candidats de trois partis ont été confirmés. Le PLC sera représenté par Philip Earle, le NPD par Marius Normore et le PCC par Ella Wallace.

Faites entendre votre voix en allant voter.

 

Élection fédérale 2025

La candidate bloquiste Marilène Gill

Bien ancrée dans la circonscription où elle fut la première femme à être élue, la députée sortante du Bloc québécois (BQ) Marilène Gill a occupé des fonctions importantes dans son parti et tout au cours de sa carrière politique notamment au sein d’associations, de comités parlementaires et de groupes interparlementaires. Élue pour la première fois dans le cadre de la 42e législature fédérale en tant que députée de Manicouagan (aujourd’hui Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan) en 2015, elle a par la suite été réélue pour les 43e et 44e législatures en 2019 en 2021. Elle sollicite la confiance des électeurs pour lui accorder un quatrième mandat.

Whip adjointe du Bloc québécois depuis 2019, Marilène Gill est très influente parmi sa formation politique. Née à Sorel, elle a terminé des études universitaires à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) avant de s’établir sur la Côte-Nord où sont nés ses trois enfants et où elle réside depuis. Ancienne enseignante en littérature au cégep de Baie-Comeau, celle qui s’est investie dans les causes féministes et syndicales n’hésite pas à défendre les droits des travailleurs. Mme Gill a une impressionnante feuille de route et est connue pour sa détermination et sa fougue à défendre les dossiers qui lui tiennent à cœur. Elle ne craint pas de se lever à la Chambre des communes à Ottawa pour faire valoir ses arguments et défendre ses convictions et de revenir à la charge tant qu’elle n’a pas obtenu satisfaction. Bien au fait de la diversité et des réalités de ses commettants, elle a, dans le cadre de ses fonctions, sillonné le vaste territoire nord-côtier et connaît très bien les enjeux relatifs à ses concitoyens et elle les défend bec et ongle sur toutes les tribunes qu’elles soient médiatiques ou politiques. La parlementaire demeure accessible et proche des gens du milieu qu’elle côtoie chaque fois que son horaire très chargé le lui permet.

« Les Nord-Côtiers sont la raison même de mon engagement. Si je leur demande de me faire confiance, c’est parce que je veux et peux défendre et promouvoir leurs intérêts. Je l’ai montré en protégeant les fonds de pension des faillites des entreprises. Je veux être celle qui se tiendra debout, ferme et sans peur, devant le gouvernement canadien, mais aussi devant l’administration américaine. Je ne laisserai pas l’intimidation paralyser les citoyens ou notre économie. Au contraire, je continuerai le travail sans relâche, avec énergie ! »

Pour en connaître davantage sur Marilène Gill, consulter le site internet blocquebecois.org/candidates-et-candidats, noscommunes.ca/members/fr/marilene-gill et la page Facebook Marilène Gill, députée de Manicouagan.

 

La candidate conservatrice Mélanie Dorion

Originaire de Port-Cartier, la candidate du Parti conservateur du Canada (PCC), Mélanie Dorion, n’est pas une inconnue de la sphère politique puisqu’elle a déjà fait ses premiers pas sur la scène municipale à Sept-Îles où, souhaitant s’investir davantage dans sa communauté, elle a été élue conseillère en 2021, jusqu’à ce qu’elle tente sa chance comme candidate à la mairie en 2023. Cette expérience dans le monde municipal lui a permis de défendre les intérêts de ses concitoyens et de contribuer à plusieurs projets pour sa collectivité. Elle se sent prête à faire le saut dans l’arène fédérale.

Celle qui a passé son enfance à Rivière-Vachon sur la Côte-Nord, où sa famille issue des milieux du commerce et de la construction exploitait un élevage de visons, a déménagé à Sept-Îles durant la crise économique du début des années 1980. Elle y a bâti un foyer et y réside toujours avec son fils. Diplômée en gestion au collégial, elle s’est lancée en affaires, une sphère où elle a appris à relever des défis quotidiens en développant des idées et en trouvant des solutions concrètes aux problèmes imprévus qui pouvaient survenir. Mélanie Dorion qui a entrepris, en parallèle à son travail, des études universitaires en économie et en science politique à l’Université Laval, se considère comme une personne dynamique et énergique qui affiche un parcours entrepreneurial.

Économie et services régionaux

« Je suis profondément reconnaissante de vivre dans une région aussi vaste, magnifique et libre que la nôtre. Protéger et développer notre coin de pays est au cœur de mon engagement en politique fédérale. Je crois fermement qu’il est essentiel de soutenir nos petites et moyennes entreprises, de renforcer notre économie régionale et de garantir l’accès à des services de qualité pour que nos régions restent dynamiques et vivantes », confie Mme Dorion qui est honorée d’avoir été choisie par le chef conservateur Pierre Poilievre, qu’elle a eu l’occasion de rencontrer, pour représenter les couleurs et les valeurs de ce parti dans la circonscription de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan et qui invite les électeurs à lui faire confiance pour « bâtir ensemble un avenir encore plus fort » pour leur région. « Je sollicite l’appui et la confiance des citoyens afin de bien les représenter et de véhiculer leurs intérêts et leurs préoccupations au gouvernement à Ottawa. »

Pour en connaître davantage sur Mélanie Dorion, consulter le site internet melaniedorion.ca et la page Facebook Mélanie Dorion, candidate dans Côte-Nord Kawawachikamach Nitassinan.

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Publié le 15 avril, 2025, dans la publication : Numéro_7 Volume_43

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Publié sur le site le 15 avril 2025

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