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  • Aéroport régional de Wabush

  • Des lacunes majeures et persistantes

    Transport aérien

    Une 3 février, 2026

    Des lacunes majeures et persistantes

  • Zizanie à l’aéroport de Wabush

    Transport aérien

    Une 20 janvier, 2026

    Zizanie à l’aéroport de Wabush

  • Une fermeture brusque et soudaine

    Transport aérien

    Une 4 novembre, 2025

    Une fermeture brusque et soudaine

  • Un monopole qui décolle

    Aéroport de Wabush

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Des lacunes majeures et persistantes

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Des lacunes majeures et persistantes

Zizanie à l’aéroport de Wabush

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Zizanie à l’aéroport de Wabush

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Une 4 novembre, 2025

Une fermeture brusque et soudaine

Un monopole qui décolle

Aéroport de Wabush

Un monopole qui décolle

Transport aérien

Des lacunes majeures et persistantes

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

Le manque de fiabilité et l’imprévisibilité du service aérien à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui est exploité par le ministère des Transports du Canada et qui lui appartient, nuisent grandement à plusieurs sphères de l’activité économique, médicale et sociale de la région des deux côtés de la frontière du Québec-Labrador en plus d’avoir des répercussions dans d’autres domaines connexes ici et ailleurs.

Ce phénomène déroutant et récurrent de défaillances qui se manifeste fréquemment par des annulations et des reports de vols pour toutes sortes de raisons, parfois douteuses, ainsi que la paralysie totale de l’aérogare de Wabush, qui s’est produit de façon répétée à trois reprises totalisant une semaine d’interruption des vols commerciaux en moins de trois mois depuis novembre 2025, représente une problématique systémique. Plusieurs résidents de Fermont, de Labrador City et de Wabush ont perdu confiance en la desserte aérienne et jugent que la situation inacceptable n’est pas que conjoncturelle, mais est plutôt causée par l’incompétence des gestionnaires aéroportuaires et le manque de considération pour la clientèle manifestée par certains transporteurs aériens. Le scénario trop souvent aléatoire et imprédictible d’un déplacement aérien alimente l’incertitude et cause un stress important sur les passagers devant se déplacer par avion. Ces citoyens, dont certains ont déjà pris part à un geste de désobéissance civile dans le cadre d’une manifestation citoyenne en face de l’aéroport visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local, en octobre 2024, exhortent les élus à trouver des solutions afin de régler les déficiences de ce moyen de locomotion qui est crucial pour le transport de personnes et de biens pour les communautés locales.

Dommages collatéraux

Le vacillement de ce mode de transport par voie aérienne nuit aux patients des trois localités nordiques qui doivent se déplacer en avion pour obtenir des services médicaux non disponibles sur place et pour rencontrer des spécialistes à l’extérieur. Un grand nombre de malades souvent vulnérables ont eu à subir les inconvénients liés à des résiliations ou à des décalages de vols. Ces retards perturbent l’horaire de leurs rendez-vous médicaux importants qui prennent du temps à obtenir et qui doivent parfois être annulés ou remis. Cette dynamique nuisible est dommageable à la fois pour ceux-ci, qui subissent un stress nocif influençant de façon négative leur état de santé, mais a également des conséquences pour d’autres acteurs du milieu. La tendance perturbatrice se reflète notamment sur l’offre de services locale en nuisant au recrutement et à la rétention de médecins. L’omnipraticien Georges Gaba, qui exerce sa profession médicale au Centre de santé de Fermont, explique que des collègues qui souhaitaient venir travailler localement ont changé d’idée après avoir constaté le manque d’efficacité des déplacements aériens : « Certains de mes amis que j’ai approchés pour les inciter à venir pratiquer la médecine à Fermont et qui avaient manifesté un grand intérêt se sont ravisés et ont changé d’avis lorsqu’ils ont appris que j’ai été retenu durant quatre jours à attendre un vol à Wabush en décembre dernier. » Une dentiste qui a également été « prise en otage » à l’aéroport à la même période songeait à ne plus revenir et à changer d’endroit dans le cadre de son exercice professionnel. La situation occasionne aussi des maux de tête à certaines minières et pour des entrepreneurs locaux qui dépendent en bonne partie d’une main-d’œuvre utilisant des navettes aériennes (fly-in/fly-out) afin d’assurer la bonne marche de leurs activités.

À la suite de ces perturbations aériennes, une demande urgente a été adressée au ministre canadien des Transports par le député fédéral du Labrador, Philip Earle, afin d’obtenir une rencontre avec lui et des représentants du Ministère pour faire la lumière sur ces dérangements et en déterminer la cause profonde. Le député libéral labradorien a également exigé une mise à jour concernant le mandat relatif à la catégorie 6 des aéroports. Une rencontre entre les deux politiciens était prévue à la fin janvier. Le député Earle a confié que le processus a été amorcé afin de trouver un nouveau gestionnaire qui possède une grande expérience dans la gestion d’un aéroport situé dans le Nord et un nouvel administrateur est en cours de nomination s’il n’est pas déjà entré en fonction.

Selon un ancien superviseur pour Transports Canada à l’aéroport local, Kirk King, en raison de la récente démission de la directrice de l’aéroport local, la direction sera dorénavant assurée de façon temporaire pour une période de 90 jours par l’agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada qui était auparavant rattachée à l’aéroport de Sept-Îles sur la Côte-Nord, Karen Young.

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Publié le 3 février, 2026, dans la publication : Numéro _2 Volume_44

  • Activité économique
  • Activité médicale
  • Activité sociale
  • Aéroport régional de Wabush
  • Agente principale programmes financés/exploitation des aéroports pour Transports Canada
  • Côte-Nord
  • Décalages de vols
  • Dommages collatéraux
  • Fermont
  • Frontière du Québec-Labrador
  • Incertitude
  • Karen Young
  • Kirk King
  • Labrador
  • Ministère des Transports du Canada
  • Résiliations de vols
  • Service aérien
  • Transporteurs aériens

Publié sur le site le 3 février 2026

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Transport aérien

Zizanie à l’aéroport de Wabush

par Éric Cyr

Source photo : Timothy Collins, photographe

L’aéroport régional de Wabush au Labrador a connu à nouveau des perturbations majeures ayant paralysé totalement le trafic aérien, cette fois-ci à l’approche de Noël, ce qui a occasionné des maux de tête à des centaines de passagers qui devaient se déplacer en avion. Aucun vol n’a pu y atterrir ou décoller, du 19 au 22 décembre 2025, puisque la piste a été condamnée durant ces quatre jours. Cette fermeture totale de l’aérodrome a été causée par des conditions météorologiques difficiles ayant favorisé la formation de glace.

Les mauvaises expériences s’accumulent pour la desserte aérienne de Wabush à la suite d’une gestion problématique des infrastructures aéroportuaires et d’une offre de service déficiente.

Deuxième occurrence

C’est la seconde interruption de service en deux mois à ce terminal aérien. Le précédent épisode ayant nécessité une suspension des vols commerciaux durant deux jours, en novembre dernier, avait été causé par de la négligence, voire de l’incompétence, de l’administration aéroportuaire qui avait omis de remplacer des pneus trop usés sur un véhicule d’urgence. Le mécontentement populaire concernant les problèmes de communications récurrents et la piètre qualité du service offert aux usagers de cet aérodrome, exprimé notamment sur les réseaux sociaux, aura finalement eu la tête de la gestionnaire responsable de la récente réintroduction des services d’urgence-incendie aéroportuaires, qui avaient été démantelés en août 2020 pour une durée de près de 5 ans par le ministère des Transports du Canada, la directrice de l’aéroport de Wabush, Belinda Curran, qui a remis sa démission et cessé ses fonctions le 16 janvier.

La colère gronde

La tension était palpable dans l’aérogare constamment bondée de nombreux passagers fatigués et impatients, de quoi décourager n’importe quel hodophile. Ceux-ci circulaient dans une confusion totale en tentant d’obtenir des renseignements sur le cumul de suppressions de vols et l’évolution de la situation dans une atmosphère de brouhaha généralisé. Malgré une annulation de vols, l’un après l’autre, des voyageurs conservaient un mince espoir de pouvoir enfin embarquer à bord d’un aéronef. Malheureusement, le tarmac est demeuré désert durant cette période de désarroi pour plusieurs qui ignoraient ce qui allait advenir. Ils observaient en colère ou de façon résignée la nonchalance ambiante qui régnait sur place.

Pluie, verglas et refroidissement soudain

Une alerte météorologique, signalant un système pluvieux intense suivi d’un refroidissement éolien soudain, avait au préalable été émise. Cela aurait dû contribuer à enclencher un processus préventif pouvant inclure le recouvrement de la piste de neige afin de mieux pouvoir casser la glace par la suite selon l’ancien superviseur de structures, surfaces et entretien mobile pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, qui considère que des erreurs ont été commises et que tous les moyens n’ont pas été pris pour éviter une telle crise. Celui-ci juge le tout combiné à une mauvaise gestion qui a mené aux problématiques qui en ont découlé. Il explique de plus que les produits de déglaçage pour faire fondre la glace sur la piste d’atterrissage ont été entreposés à l’extérieur et exposés au soleil durant la période estivale, ce qui a affecté leur performance en réduisant considérablement leur efficacité.

Retour à la « normale »

Après quelques jours de chaos et de tergiversations, un traitement chimique additionnel a été appliqué et des équipements supplémentaires ont été mobilisés pour faciliter le déglaçage de la piste. La reprise graduelle des activités a finalement eu lieu dans la soirée du 22 décembre lorsqu’un premier aéronef a enfin pu atterrir et reprendre son envol. Toutes ces péripéties ont gâché les plans de voyage de plusieurs et ont forcé de nombreux passagers à annuler leurs déplacements aériens et à prendre d’autres dispositions comme de se résoudre à emprunter la route pour atteindre leur destination. Le principal transporteur aérien commercial de l’aéroport, PAL Airlines, a nolisé des autobus afin d’acheminer des clients en attente de leur vol jusqu’à l’aéroport de Happy Valley-Goose Bay au Labrador pour qu’ils puissent décoller de cet endroit. Des minières ont fait de même pour des travailleurs utilisant le navettage aérien, qui ont été pris en otage plusieurs jours, pour leur permettre de rentrer chez eux.

Le député fédéral de la circonscription du Labrador, le libéral Philip Earle, qui avait communiqué avec le ministre des Transports de son gouvernement afin de trouver des solutions lors de la première fermeture, a dit avoir été « en contact direct et continu » avec les autorités aéroportuaires et les compagnies aériennes durant cette période d’agitation tumultueuse.

Le député fédéral du Labrador s’impatiente

Le député fédéral du Labrador, Philip Earle, a affiché une fois de plus son mécontentement au sujet des complications fréquentes perturbant le trafic aérien qui surviennent de façon courante à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, le 8 janvier 2026.

« Des interruptions de vols sont survenues de nouveau à l’aéroport de Wabush, ce qui constitue la troisième perturbation majeure depuis octobre 2025. Ce niveau d’interruptions répétées est inacceptable pour notre région et pour les passagers qui dépendent de ce moyen de transport », a confié le député fédéral libéral qui s’est exprimé au sujet de la nouvelle situation problématique survenue au début janvier. « Le récent problème n’était pas lié aux conditions météorologiques au sens habituel, mais plutôt aux opérations de déneigement de l’aérodrome. La ligne centrale de la piste avait été dégagée sur 90 pieds et un NOTAM (Notice to Airmen, ou Avis aux navigants en français, un message essentiel diffusé par les autorités aéronautiques pour informer les pilotes et le personnel navigant de changements temporaires ou non permanents affectant les activités aériennes, de dangers ou de restrictions concernant la navigation comme la fermeture de pistes) avait été émis en conséquence », a expliqué le député qui est lui-même issu du monde de l’aviation.

Selon le politicien, à l’extérieur de cette ligne axiale de 90 pieds, l’état de la surface de la piste était inférieur aux limites réglementaires pour l’atterrissage selon le type d’avion. Conformément aux spécifications d’exploitation du transporteur aérien PAL Airlines, l’aéronef Dash 8-400 (Q-400) doit disposer d’une ligne centrale longitudinale dégagée sur 100 pieds pour pouvoir atterrir légalement, tandis que d’autres types d’appareils exigent une largeur de dégagement différente ou moindre. Par conséquent, l’appareil n’a pas pu atterrir tant que l’axe de piste est demeuré à 90 pieds. Ce n’est qu’en début de soirée que la piste a été élargie à l’envergure requise de 100 pieds, permettant alors à tous les aéroplanes, y compris le Dash 8-400, d’opérer normalement.

Dialogue de sourds

« Les problèmes opérationnels persistants à l’aéroport de Wabush doivent être réglés. J’ai à nouveau communiqué par écrit avec les autorités compétentes afin de rechercher une solution à ces enjeux récurrents. Notre communauté, nos travailleurs et nos entreprises dépendent d’un service aérien fiable et ces interruptions répétées minent la confiance en causant de réelles difficultés aux voyageurs. Je continuerai à suivre ce dossier jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, une responsabilité et une solution durable. Nous méritons un service aérien plus sûr et je continuerai d’exiger cette fiabilité de la part de l’exploitant jusqu’à ce qu’elle soit au rendez-vous. Nos attentes sont justes et raisonnables, le service est loin d’être acceptable et un changement s’impose », a conclu le député fédéral du Labrador.

Opinion dissidente

Un ancien superviseur pour le ministère des Transports du Canada à l’aéroport local, Kirk King, réfute les affirmations et les conclusions de l’élu labradorien qui sont selon lui erronées ou de mauvaise foi. « Avant que PAL fasse l’annonce de l’impossibilité d’atterrir à Wabush pour ses avions, ils l’ont pourtant fait à maintes reprises au préalable sur une piste dégagée de 90 pieds avec un appareil Q-400. Qu’est-ce qui a changé entre ce moment et les jours suivants où les responsables exigeaient une surface d’au moins 100 pieds ? Sans explications plus convaincantes, les passagers lésés ont certainement droit à des indemnisations, car cette décision a été prise par PAL qui a soit mal interprété la réglementation ou commis une erreur. Cet incident n’aurait jamais dû se produire. J’ai en ma possession les preuves de ce que j’avance et c’est avec plaisir que je les partagerai avec quiconque souhaite les obtenir afin de faire une demande de dédommagement auprès du transporteur aérien ou des petites créances », explique ce dernier.

Avec du recul, force est de constater qu’à Wabush, ce n’est pas la glace qui a cloué les avions au sol, c’est plutôt l’absence d’anticipation, de gouvernance robuste et de parole fiable selon le pilote privé Jimmy Delalin qui explique qu’il existe des tensions entre les normes en vigueur et la sécurité. « Le problème n’est plus seulement l’état de la piste, mais l’absence d’alignement entre règles, pratiques et responsabilités et ce décalage finit toujours par pénaliser les passagers. »

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Publié le 20 janvier, 2026, dans la publication : Numéro_1 Volume_44

  • Administration aéroportuaire
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  • Aéroport de Happy Valley-Goose Bay
  • Aéroport régional de Wabush
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  • Compagnies aériennes
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  • Infrastructures aéroportuaires
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Publié sur le site le 19 janvier 2026

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Transport aérien

Une fermeture brusque et soudaine

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, l’entrave de la circulation des autobus de travailleurs lors du geste de désobéissance civile survenu le 21 octobre dernier. Sur la couverture, des perturbations à l’aéroport de Wabush. Source photo : Facebook.

L’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui dessert également Fermont au Québec, a cessé ses activités liées aux vols commerciaux sans notification au grand désarroi des passagers qui s’étaient procuré des billets d’avion qui ont appris la nouvelle de façon soudaine sans avis préalable et qui ont dû composer avec cet imprévu qui a nui à leurs déplacements durant près de deux jours, les 20 et 21 octobre 2025. Les vols offerts au public ont repris le 22 octobre.

Cette interruption de service, qui n’a pas affecté les vols nolisés transportant des travailleurs aéroportés utilisant le navettage aérien (fly-in/fly-out) sauf pour l’imposition d’une limitation du nombre de passagers qui a été fixé à 19, a cependant nui aux clients des entreprises aériennes Provincial Airlines (PAL) et à ceux de son partenaire, Air Borealis, qui en ont subi les désagréments ainsi qu’à ceux d’Air Liaison, qui vient tout juste d’offrir des vols à ce terminal aérien. La situation ‘inattendue’ aurait pu être prévisible puisqu’elle découle directement de la décision controversée du gouvernement de Justin Trudeau de démanteler le service aéroportuaire d’urgence-incendie à cet aérodrome, en août 2020, malgré une forte opposition locale et une vague d’indignation. Ce choix, qui avait été dénoncé à l’époque par une majorité d’intervenants politiques et socio-économiques de la région, a refait surface en causant la problématique vécue durant cette période d’incertitude et de stress pour les voyageurs ayant à emprunter la desserte aérienne de Wabush incluant des patients qui devaient se rendre à des rendez-vous médicaux pour des traitements ou pour consulter un spécialiste de la santé ainsi que pour les gens en attente de certains médicaments qui sont livrés par avion.

Le nouveau député fédéral du Labrador, le libéral Philip Earle, lui-même issu de l’industrie de l’aviation, qui a géré la situation a confié : « Les opérations aériennes à l’aéroport de Wabush ont été interrompues en raison d’un problème touchant la disponibilité des services d’incendie et de sauvetage en cas d’écrasement, une exigence essentielle en vertu de la réglementation canadienne de l’aviation. »

Ce dernier n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait d’un manque d’effectifs ou d’équipements de service-incendie. L’ancienne députée fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, qui faisait partie du gouvernement ayant consenti à la disparition des services de sécurité incendie à cet aérodrome, avait pourtant annoncé, en décembre dernier, la réinstallation du service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs, qui avait été retiré durant près de cinq ans, à compter du début 2025.

La députée de Côte-Nord-Kawawachikamach-Nitassinan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui a contacté le bureau du député du Labrador à ce sujet et qui a suivi avec attention l’évolution des événements en gardant des liens constants avec le bureau du ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, et la Ville de Fermont, a déploré un manque de communication de la part du ministère, qui a finalement invoqué qu’il manquait un camion de pompiers sur place pour justifier la raison de cet arrêt des vols commerciaux. « Nous avons la ferme intention de demander des explications et les détails relatifs à cette affaire au gouvernement Carney incluant les mesures adoptées afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus », a affirmé la députée bloquiste.

Désobéissance civile

Une manifestation citoyenne visant à dénoncer le monopole, le prix ainsi que l’imprévisibilité du service aérien local avait déjà eu lieu en face de l’aéroport, en octobre 2024, cependant c’est la première fois qu’un geste de désobéissance civile se produit. La chaîne de communications déficiente des autorités aéroportuaires au sujet des raisons ayant occasionné l’arrêt des vols de passagers laissant planer le doute au sein du public qui ne pouvait plus utiliser l’aérodrome a sans doute contribué à favoriser le déclenchement de cette manifestation spontanée de résistance passive qui témoignait du mécontentement populaire et dans le cadre de laquelle des citoyens ont entravé de façon non organisée et pacifique la circulation des autobus transportant des travailleurs en partance de l’aérogare afin de dénoncer le double standard observé entre les vols offerts aux résidents et ceux des travailleurs ambulants, le 21 octobre. Ce ralentissement imposé aux autocars transportant des travailleurs a nécessité une intervention policière afin d’y mettre fin.

Fait inusité illustrant toute l’ampleur de la problématique, le député Earle, qui a qualifié d’embarrassante la situation et qui souhaite une solution définitive et permanente à ce problème récurrent, a fait parvenir une lettre au bureau du ministre des Transports de son propre gouvernement afin d’exprimer sa frustration et ses préoccupations relatives à cette interruption du service aérien en mentionnant notamment que les infrastructures aéroportuaires sont essentielles pour la région et que les répercussions sont majeures tant pour les citoyens que pour les entreprises des communautés de l’Ouest du Labrador et de Fermont.

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Publié le 4 novembre, 2025, dans la publication : Numéro_18 Volume_43

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Publié sur le site le 3 novembre 2025

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Aéroport de Wabush

Un monopole qui décolle

par Éric Cyr

Une seule compagnie d’aviation offre actuellement des vols commerciaux à la population à l’aéroport régional de Wabush au Labrador, qui englobe la clientèle de la ville de Fermont au Québec, depuis le retrait d’Air Canada dans la région, il y a quelques années, et de Pascan Aviation, depuis le 1er décembre 2023. Cette restructuration de Pascan cède l’exclusivité des déplacements aériens à PAL Airlines qui n’a plus aucune concurrence locale.

L’interruption de services, qui devait s’avérer temporaire selon Pascan, s’étire depuis plus de deux mois. À la suite de cette décision d’entreprise de délaisser la clientèle de cet aérodrome, les passagers de la région doivent dorénavant composer avec la situation et faire affaire exclusivement avec PAL pour assurer leurs voyages aériens. Le copropriétaire et vice-président de Pascan, Yani Gagnon, n’a pas répondu aux demandes d’informations répétées, ni par téléphone, ni par courriel.

Un porte-parole au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), Louis-André Bertrand, explique que la gestion des liaisons et des opérations est de l’entière responsabilité de chacun des transporteurs et que le choix de desservir une région ou non revient entièrement aux différentes compagnies aériennes. En ce qui a trait au Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR) implanté durant la pandémie de Covid-19, il n’a pas été renouvelé. « Ce programme qui était destiné à assurer le maintien des services aériens régionaux essentiels a été lancé par le Ministère, le 1er avril 2020, afin de soutenir les transporteurs pour qu’ils puissent offrir des services aériens essentiels dans les régions éloignées et isolées du Québec au cours de la période d’urgence sanitaire et en sortie de crise », précise le relationniste qui mentionne que les transporteurs aériens ont été informés depuis le début de la pandémie que cette mesure était temporaire et que maintenant que la pandémie est terminée, le Ministère a aboli le programme puisque la grande majorité des transporteurs réussissent désormais à exploiter leurs services sans aide gouvernementale. Dans le cadre de cette mesure exceptionnelle, ce sont 80,5 M$ qui ont été accordés par le Ministère à différents transporteurs pour couvrir l’entièreté des déficits d’exploitation qu’ils auront encourus entre le 13 mars 2020 et le 30 septembre 2023.

Selon l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et député de René-Lévesque, Yves Montigny, Pascan a reçu 37 millions de dollars durant cette période pour l’aider à maintenir ses opérations.

Les deux transporteurs aériens présents à Wabush continuent d’offrir des services de vols nolisés privés (navettage) pour les travailleurs du domaine minier.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

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Publié sur le site le 6 février 2024

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