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    Redevances minières

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Redevances minières

Une promesse électorale

par Éric Cyr

Sur la photo : Le maire de la Ville de Fermont, monsieur Patrick Lacerte.

La Ville de Fermont accueille favorablement l’engagement de l’équipe de la première ministre sortante Christine Fréchette de doubler les sommes versées aux régions ressources dans le cadre du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Pour le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte (sur la photo), l’annonce constitue une avancée importante, mais elle ne règle pas à elle seule le problème de fond : la formule de redistribution doit être revue afin que les collectivités qui accueillent les grandes mines reçoivent une part plus équitable de la richesse qu’elles contribuent à créer.

L’engagement a été dévoilé, le 24 août 2026, par Kateri Champagne Jourdain, alors ministre des Ressources naturelles et de la Forêt et candidate de l’équipe Fréchette, anciennement Coalition avenir Québec (CAQ), dans Duplessis. Elle était accompagnée du vice-premier ministre de l’époque, Ian Lafrenière. Si l’équipe Fréchette forme le prochain gouvernement, l’enveloppe annuelle du programme passerait de 38 à 76 millions de dollars (M $) à compter de 2027. Les 38 M $ additionnels seraient destinés en priorité aux régions productrices, tandis que les municipalités et MRC déjà bénéficiaires conserveraient les sommes qu’elles reçoivent actuellement. La mesure serait financée sans augmenter la charge des entreprises minières. Selon M. Lacerte, cette promesse répond à une revendication de longue date des régions ressources. « C’est certainement un gros pas dans la bonne direction. Doubler les redevances, c’est une très bonne nouvelle pour les régions ressources. Il faut cependant aussi ajuster le partage des redevances minières et la façon dont le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) calcule cette redistribution pour favoriser le développement des villes qui accueillent les projets miniers. »

Écart considérable

La question fondamentale demeure celle de la méthode de redistribution et de la part qui revient réellement aux communautés où sont exploitées les ressources. Les chiffres de la MRC de Caniapiscau illustrent l’ampleur du déséquilibre. De 2016 à 2023, les sociétés minières présentes sur son territoire ont versé en moyenne quelque 225 M $ par année en redevances minières au trésor québécois, pour un total d’environ 1,8 milliard de dollars sur huit ans. Pendant cette même période, la MRC a reçu en moyenne seulement 164 000 $ annuellement par l’entremise du mécanisme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles. Les retombées économiques de l’industrie minière ne se limitent évidemment pas aux redevances. Les activités d’ArcelorMittal, de Minerai de fer Québec (MFQ), de Tata Steel et d’autres entreprises du secteur génèrent ou soutiennent des achats locaux, des contrats de sous-traitance, des milliers d’emplois directs et indirects ainsi que d’importantes retombées fiscales et salariales. Néanmoins, pour la Ville de Fermont, la question demeure entière : quelle part de la richesse collective générée par l’exploitation du territoire devrait revenir directement aux communautés qui en assument les conséquences quotidiennes ?

Les données plus récentes relayées dans le cadre de l’annonce politique montrent que l’écart demeure considérable. Pour l’exercice 2024-2025, les entreprises minières de la région auraient versé 206 M $ en redevances au Québec, alors que la MRC n’aurait obtenu que 287 000 $dans le cadre du programme. Selon l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Caniapiscau générerait à elle seule près de 60 % de l’ensemble des redevances minières du Québec tout en recevant moins de 1 % de cette contribution.

Coûts particuliers au Nord

Le préfet Lacerte reconnaît que les revenus tirés des ressources naturelles doivent contribuer au pacte fiscal entre Québec et les municipalités. Il estime toutefois que le modèle actuel ne tient pas suffisamment compte de la réalité des communautés minières éloignées et isolées.

« Nous sommes d’accord que les redevances minières contribuent au pacte fiscal entre Québec et les municipalités, mais il faut absolument que l’on adapte ce partage aux besoins et défis spécifiques des villes minières, éloignées et isolées où tout coûte plus cher. »


En effet, le développement et l’entretien des infrastructures représentent un défi majeur. Les routes sont davantage sollicitées par la circulation industrielle et les véhicules lourds. Les coûts de construction, de prestation des services municipaux et de transport des matériaux sont également plus élevés dans les régions nordiques éloignées des grands centres. C’est précisément l’un des arguments invoqués par l’équipe Christine Fréchette pour justifier son intention de bonification du programme. La formation politique affirme que les régions qui accueillent les projets de ressources naturelles doivent composer avec l’intensité de la circulation lourde, la pression exercée sur les infrastructures routières et les coûts de développement du territoire.

Acceptabilité sociale

Patrick Lacerte considère qu’une meilleure redistribution ne constitue pas seulement une question de justice fiscale. Elle représente également un enjeu d’acceptabilité sociale. « C’est ce que souhaitent les élus locaux, les minières et l’association qui les représente, les résidents, les syndicats. Ça aussi, ça fait partie de l’acceptabilité sociale des projets miniers. » Cette notion prend une importance particulière dans un contexte où le Québec souhaite accélérer le développement des minéraux critiques et stratégiques et consolider son secteur minier. Le gouvernement rappelle d’ailleurs que la situation géopolitique actuelle augmente l’importance des projets de ressources naturelles pour les chaînes d’approvisionnement et l’économie. Pour les élus fermontois, l’adhésion des populations locales passe aussi par des bénéfices tangibles. Les citoyens doivent pouvoir constater que l’exploitation des ressources de leur territoire contribue directement à améliorer leurs infrastructures, leurs perspectives de développement et leurs services.

« Plan de sauvegarde de la Côte-Nord »

La Ville de Fermont a récemment adopté une résolution proposant un « plan de sauvegarde de la Côte-Nord », qui comprend diverses propositions fiscales, industrielles et de développement régional. La réforme du partage des redevances minières s’inscrit dans cette réflexion plus large. Fermont souhaite que Québec reconnaisse davantage la contribution exceptionnelle des régions productrices et que les mécanismes financiers soient ajustés en conséquence. L’annonce est donc perçue comme une ouverture, mais non comme le dernier mot du dossier. Doubler l’enveloppe disponible représente, aux yeux de Patrick Lacerte, une amélioration substantielle. La prochaine étape devra toutefois être de s’assurer que la méthode de redistribution avantage réellement les collectivités qui produisent la richesse et qui vivent au quotidien avec les défis liés à l’exploitation industrielle. Pour Fermont, la revendication est claire : les régions minières ne réclament pas un privilège, mais une part plus juste des revenus générés par leurs ressources.

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Publié le 8 septembre, 2026, dans la publication : Numéro_14 Volume_44

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Publié sur le site le 8 septembre 2026

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Mairie de Fermont

La vision de Daniel Bergeron

par Éric Cyr

Après une mûre réflexion, le conseiller municipal sortant, Daniel Bergeron, qui aurait pu décider de tenter de conserver son siège après trois mandats consécutifs totalisant 12 ans de vie politique, a plutôt choisi de miser sur son expérience en tant qu’élu et de relever un nouveau défi en briguant la mairie lors de la prochaine élection municipale.

Élu pour la première fois en 2013, M. Bergeron, surnommé « Bergy », qui travaille comme mécanicien chez ArcelorMittal, est très engagé au sein de la communauté depuis son arrivée à Fermont en 2005. Celui-ci a notamment œuvré en tant qu’entraîneur sportif auprès de jeunes athlètes locaux du club de hockey mineur, ce qui l’a amené ‘par la bande’ à devenir affûteur de patins tant pour les hockeyeurs que pour le patinage artistique, en plus d’être co-fondateur du tournoi de balle-molle Dominic-Bisson. Ce dernier, qui s’est investi en tant que bénévole pour le club de motoneige Les Lagopèdes, considère qu’il a livré la marchandise en travaillant sur de nombreux dossiers d’importance dans le cadre de ses mandats comme conseiller.

« Mon engagement repose sur le désir sincère de poursuivre ma contribution positive à notre qualité de vie collective. Je me suis beaucoup impliqué dans le domaine des loisirs et des sports que l’on pense à la réfection de la piste d’athlétisme, aux terrains de balle-molle et de soccer. Les infrastructures municipales, dont plusieurs ont subi des rénovations majeures lors de mon passage au sein du conseil municipal, sont en excellente condition ce qui permet aux citoyens d’en profiter pleinement. Il s’agit maintenant d’entretenir les installations existantes comme les bâtiments et les chemins municipaux qui ont pris quelques rides. » M. Bergeron dont le slogan électoral est ‘Avançons ensemble !’ a la ferme intention de poursuivre dans cette voie en continuant à faire progresser des dossiers de longue haleine qui ont été entamés, mais qui n’ont pas encore abouti et qu’il souhaite finaliser.

« Je veux poursuivre le travail en concrétisant des initiatives d’envergure qui ont été amorcées. Je songe entre autres à aller chercher des promoteurs pour vitaliser notre nouveau parc industriel, aux futurs terrains domiciliaires des quartiers du Sommet et au déménagement des bureaux de l’Hôtel de Ville qui va de pair avec la construction d’un nouveau centre de la petite enfance. Je souhaite aussi instaurer d’autres projets majeurs durant les années à venir. Je prône une approche de développement durable », confie celui qui a déjà été maire suppléant et qui a présidé deux réunions du conseil municipal en tant que maire.

Daniel Bergeron considère qu’être à l’écoute des besoins des citoyens et entretenir une proximité avec les gens du milieu en faisant preuve de transparence constituent la recette gagnante de tout bon représentant du peuple. « Les nombreux candidats qui se sont manifestés constituent un signe de vitalité de la démocratie et je suis heureux de l’engouement que suscite le scrutin auprès de la population. J’invite les citoyens à exercer leur devoir en se déplaçant afin d’aller déposer leur bulletin de vote dans l’urne le jour de l’élection le 2 novembre prochain. Je sollicite évidemment votre appui, cependant ce qui est le plus important c’est de vous prononcer. Vous avez le privilège de choisir ! », conclut l’aspirant maire qui est fier de l’esprit d’entraide et de solidarité qui règne à Fermont.

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Publié le 21 octobre, 2025, dans la publication : Numéro_17 Volume_43

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Publié sur le site le 20 octobre 2025

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Mairie de Fermont

Patrick Lacerte croit à la concertation

par Éric Cyr

Le directeur général de la Coopérative des consommateurs de Fermont (Coop Metro) et vice-président de la Chambre de commerce de Fermont, Patrick Lacerte, qui habite localement depuis 2023, a pris la décision mûrement réfléchie de briguer le poste de maire avec la volonté de faire de la localité nordique « un endroit plus actif, innovant et rayonnant où chaque citoyen peut trouver sa place. »

Ancien conseiller municipal à Radisson en Jamésie, ce qui lui a permis de bien comprendre la dynamique et les rouages du monde municipal, M. Lacerte, qui a été gestionnaire des opérations au sol pour une compagnie d’aviation ainsi que pour un centre de recherche considère qu’il est bien au fait des enjeux locaux et qu’il a le leadership nécessaire pour occuper le poste de maire. Celui-ci prône l’importance de la collaboration, de l’écoute et du travail pour le bien collectif. Il confie : « Mon objectif est de travailler de concert avec les intervenants du milieu en toute transparence afin de bâtir un avenir durable et solide pour notre ville et de stimuler une prise de décisions plus équilibrée, inclusive et réaliste qui prend en considération la réalité des résidents et qui profite à l’ensemble de la communauté. Je dispose de plusieurs atouts personnels et professionnels pour mener à bien les fonctions liées à ce rôle qui oriente les destinées de la Ville de Fermont. Mon parcours professionnel m’a permis d’acquérir une solide expérience en développement communautaire et en gestion municipale que je souhaite mettre à profit pour les Fermontois. »

M. Lacerte, qui préconise la proximité avec les citoyens, est heureux de l’engouement suscité par l’élection au sein de la population et croit en un projet collectif dynamique qui place ceux-ci au cœur des actions et qui fait appel à une diversité incluant des personnes issues de différents horizons autour de la table de décision. Celui-ci juge que le Conseil a le devoir de consulter les différents acteurs de la société fermontoise afin de mieux éclairer ses décisions et ses orientations.

« J’ai l’intention de mettre mon écoute, mon énergie et mon honnêteté au service des citoyens. Ma vision pour Fermont repose sur plusieurs axes : améliorer la qualité de vie, encourager la participation citoyenne, répondre aux défis liés au logement, soutenir le développement économique local, stimuler l’innovation et le rayonnement de la ville tout en tenant compte de la gestion responsable des finances municipales. »

Afin de garantir une efficacité accrue, M. Lacerte a prévu, s’il est élu, de rencontrer les conseillers en début de mandat afin d’établir une liste de priorités communes à mener de front. Parmi les dossiers prioritaires auxquels il souhaite s’attaquer : la pénurie de logements occupe le premier rang. « Le manque de logements affecte directement les familles qui veulent s’établir ici ainsi que les travailleurs, peu importe leur occupation. Cette problématique qui perdure depuis de nombreuses années a également un impact sur les entreprises locales qui peinent à recruter et à retenir des employés. Résoudre ce défi est prioritaire, car un marché de l’habitation accessible et diversifié est essentiel pour assurer l’attractivité de notre ville, la stabilité aux familles et la vitalité des commerces d’ici », explique l’aspirant maire qui souhaite aussi voir évoluer les projets des quartiers du Sommet et de la création d’un parc à chiens en plus de viser l’amélioration et l’entretien des espaces publics et des infrastructures municipales.

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Publié le 21 octobre, 2025, dans la publication : Numéro_17 Volume_43

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Publié sur le site le 20 octobre 2025

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Ville de Fermont

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

par Éric Cyr

Légende photo : La ministre responsable de la Côte-Nord, ministre du Travail et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain (4e), a profité de son récent déplacement à Fermont pour inaugurer les nouvelles infrastructures municipales extérieures en compagnie du maire de cette localité, Martin St-Laurent (3e),du responsable du chantier, le directeur régional de Dexter Québec, Maxime Bourassa, (2e) et d’employés municipaux.

La mairie de Fermont a confirmé, le 9 août 2024, l’obtention d’une aide financière de 1 036 400 $ accordée par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) et d’une contribution de la Société du Plan Nord qui ajoute 220 250 $ additionnels pour concrétiser la réalisation de ce projet.

Ce soutien financier annoncé par la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air et députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, permettra de réaliser des travaux majeurs de réfection des infrastructures sportives extérieures. Selon l’Hôtel de Ville, les travaux consisteront notamment en la rénovation de la piste d’athlétisme et du terrain de soccer adjacent. Ces améliorations permettront non seulement de moderniser les installations existantes, mais également de les rendre multifonctionnelles. L’anneau d’athlétisme sera aménagé de façon à accueillir une surface glacée durant la saison hivernale, offrant ainsi aux citoyens la possibilité de pratiquer le patinage sur glace. De plus, l’ensemble du site bénéficiera d’une mise à niveau complète de son système d’éclairage. La Ville explique que ces ajouts et ces retouches permettront aux Fermontois de profiter pleinement des plateaux sportifs extérieurs, de jour comme de nuit, favorisant ainsi l’activité physique tout en contribuant au bien-être de la communauté.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, confie : « Je suis très heureux que Québec s’investisse de concert avec la Ville dans le cadre de cette démarche qui sera fort profitable aux adeptes de sports et aux familles locales qui pourront profiter de ces modernisations. L’administration municipale se fait un devoir d’offrir dans la mesure du possible ce qu’il y a de mieux aux Fermontois afin de satisfaire leurs besoins récréatifs et sportifs. »

Le contrat de construction a été attribué à l’entreprise Dexter Québec pour un montant de
2 730 870 $. Le début des travaux, qui devraient s’échelonner jusqu’au courant de l’été 2025, est prévu pour le mois de septembre 2024. La Ville de Fermont se réjouit de ces prochaines bonifications qui stimuleront la vitalité et l’attractivité des équipements récréatifs et sportifs, au bénéfice des citoyens.

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Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

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Publié sur le site le 27 août 2024

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