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    Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

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Entente de principe

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Une entente de principe

par Éric Cyr

Une entente de principe en vue du renouvellement de la convention collective des travailleurs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord a été conclue entre le comité de négociation et la compagnie minière, le 14 mai 2025.

Les quelque 2500 adhérents des unités syndicales locales 5778 (mines de fer de Mont-Wright et de Fire Lake à Fermont), 6869 (chemin de fer et le port à Port-Cartier), 7401 et 7401-FP Sud (employés de bureau de Port-Cartier et techniciens en protection des incendies), 7401 Nord et 7401-FP (employés de bureau de Fermont et force protectrice), et 8664 (usine de bouletage de Port-Cartier) ont été conviés à des assemblées délibérantes durant les jours suivants afin de se prononcer sur l’acceptation ou le rejet du contenu de cet accord de principe, une étape préliminaire à la signature d’un éventuel futur contrat de travail. Cette entente de principe n’a pas de valeur officielle jusqu’à ce que les syndiqués en aient pris connaissance et se soient prononcés sur sa teneur dans le cadre d’un suffrage, ce qui est était prévu pour le 22 mai.

« Les membres nous ont donné un rapport de force important avec les votes de grève quasi unanimes pris lors des assemblées officielles précédentes. Le comité de négociation estime être arrivé à obtenir une entente de principe à la hauteur du mandat donné par les membres. Ce sera maintenant à ceux-ci d’en évaluer le contenu et de se prononcer en assemblée générale », explique le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

ArcelorMittal Mines et Infrastructures Canada est pour sa part « heureuse d’annoncer qu’une entente de principe est survenue entre l’entreprise et les exécutifs des cinq sections locales du Syndicat des Métallos » en jugeant que « les objectifs des deux parties ont été atteints, reflétant un climat de collaboration et de respect mutuel » et que « cette entente pourra générer des retombées positives pour la Côte-Nord, notamment en favorisant la stabilité économique et le développement local. » ArcelorMittal se dit satisfaite de ces négociations qui permettent d’en arriver à une entente juste et équitable pour toutes les parties et dont la dernière phase s’est déroulée en présence d’un conciliateur nommé par le ministère du Travail.

La proposition patronale précédente qui ne répondait pas aux attentes des syndiqués avait été rejetée par ces derniers dans le cadre d’un vote dont la proportion oscillait entre 95 % et
99,8 % selon la section syndicale. Les membres se sont dotés du même souffle d’un mandat de grève à déclencher au moment jugé opportun.

Ni le syndicat, ni l’employeur n’ont souhaité commenter plus en détail le contenu de l’entente de principe avant que celle-ci ne soit entérinée par les syndiqués.

Au moment de mettre sous presse, le résultat du vote des syndiqués n’était pas encore connu.

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Publié le 27 mai, 2025, dans la publication : Numéro 10 Volume_43

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Publié sur le site le 27 mai 2025

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Fin de la grève chez ArcelorMittal

Contrat de travail de 4 ans sur la Côte-Nord

par Éric Cyr

À la suite de plusieurs assemblées ayant eu lieu, le 8 juin 2021, les 2500 membres de cinq sections locales du Syndicat des Métallos d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord ont entériné, dans une très forte proportion, la seconde entente de principe négociée dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, le 5 juin, entre leurs représentants et les dirigeants de l’entreprise minière. Cette décision met fin à la grève générale illimitée qui a été déclenchée par ces travailleurs, le 10 mai, ouvrant ainsi la porte à la reprise des activités.

« Je salue la détermination de nos membres et de leur comité de négociation. Leur unité et leur inébranlable solidarité, en pleine période de pandémie, ont fait la différence entre les premières offres reçues de l’employeur et ce nouveau contrat de travail qui profitera à toute la région. Je remercie l’ensemble des sections locales du Syndicat des Métallos au Québec pour leur solidarité envers les 2500 syndiqués de la Côte-Nord. Nos membres ont lutté pour obtenir le respect et ce message a été entendu par l’employeur », lance le coordonnateur régional des Métallos pour la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre.

La richesse d’ici pour l’économie d’ici

Le nouveau contrat de travail est d’une durée de quatre ans. En considérant l’intégration au salaire de l’indemnité de vie chère, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales moyennes de plus de 3 % par année et des augmentations annuelles moyennes des prestations de retraite de 3,75 %. Les retraités actuels verront aussi leurs rentes être indexées de 1 à 3 %.

« Grâce à ce nouveau contrat de travail, nous estimons que les retombées économiques pour la région devraient atteindre 178 M$ pour les quatre prochaines années, soit une augmentation annuelle moyenne de 14 % dans l’apport à l’économie régionale. À travers cette lutte pour leurs conditions de travail, nos membres se sont aussi battus pour le tissu économique de la Côte-Nord et du Québec. Nous pouvons aujourd’hui être fiers de leur lutte », fait valoir le syndicaliste, Nicolas Lapierre.

La lutte des membres du Syndicat des Métallos pour que la richesse d’ici revienne à l’économie d’ici, thème du slogan rassembleur de la grève, aura porté ses fruits. En plus de voir l’employeur abandonner son projet d’horaire 14/14 pour les employés du chemin de fer à Port-Cartier, la prime nordique pour les travailleurs de Fermont grimpe de plus de 90 % pour se fixer à 1200 $ par mois en 2024, la prime de nuit augmente pour l’ensemble des salariés de 50 % et tous les travailleurs de Port-Cartier ou en navettage aérien (permanents non résidents) obtiennent la parité avec leurs collègues de Fermont en ce qui a trait au calcul des vacances.

Deux lettres d’entente s’annexant à ce nouveau contrat de travail témoignent de l’importance des gains obtenus par le Syndicat pour l’économie de la région et du Québec. La première lettre d’entente, intitulée « Contribution à la vitalité de la grande région de Port-Cartier », permet d’instaurer une prime annuelle de 1000 $ à 1200 $ pour tous les travailleurs habitant dans les localités de la Côte-Nord situées entre Baie-Trinité et Sept-Îles. La seconde permettra de créer un groupe de travail pour la mobilisation et la transformation d’ArcelorMittal. Celui-ci aura pour mandat de trouver des solutions aux nombreux enjeux évoqués par les travailleurs et leurs représentants durant la grève : le concentrateur aux installations de Mont-Wright, la santé et sécurité du travail, la main-d’œuvre et l’emploi local, la rénovation et l’entretien du parc immobilier à Fermont, les retombées économiques pour les fournisseurs locaux de biens et services, l’implication et l’initiative dans la communauté, le développement du sentiment d’appartenance, etc.

Selon la compagnie, la dernière ronde des négociations tenue en présence d’un conciliateur nommé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a permis de régler les derniers points en suspens et de convenir d’un accord de principe. Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada et président du comité de gestion d’ArcelorMittal Infrastructure Canada, Mapi Mobwano, qui a participé à ces derniers pourparlers confie. « Nous sommes heureux de tourner la page sur ce conflit. Les dernières semaines ont marqué un temps d’arrêt pour nous permettre de repartir ensemble sur des bases nouvelles. Nous avons hâte d’accueillir à nouveau nos employés et je les assure personnellement de mon engagement, ainsi que celui de tous les gestionnaires et membres de la direction, envers un environnement de travail sain et sécuritaire où le respect mutuel devra primer. » La minière considère que la nouvelle convention collective assurera une stabilité tant aux employés qu’à tous les partenaires d’affaires.

Dans le cadre de son projet de transformation entrepris en 2020, ArcelorMittal entend affirmer encore davantage au cours des prochaines années sa volonté d’être activement engagée dans la vitalité des communautés de Fermont et de Port-Cartier et des projets en ce sens sont déjà en cours depuis quelques mois avec les intervenants locaux.

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Publié le 21 juin, 2021, dans la publication : Numéro_12 Volume 39

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Publié sur le site le 17 juin 2021

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Mine de fer du Lac Bloom

Entente de principe entre les Métallos et MFQ

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Une entente de principe a été conclue, le 24 mai 2021, entre le comité de négociation de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos et Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron, qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont.

L’unité locale 9996 du Syndicat des Métallos représente près de 390 travailleurs de l’entreprise MFQ. Après une soixantaine de rencontres de discussions échelonnées sur une période de six mois, les parties patronale et syndicale se sont entendues sur les grands enjeux du renouvellement de la convention collective des employés syndiqués. À la suite des pourparlers, le comité de négociation de ce bureau syndical suggère à ses membres de se rallier à l’option négociée. Les représentants syndicaux jugent l’entente digne d’être entérinée et préconisent son acceptation.

Contexte favorable

Le contexte actuel est très différent de celui qui régnait lors de la première convention collective qui avait été négociée à l’époque avec le promoteur du site minier, la société de développement Champion. Les travailleurs avaient alors laissé une certaine marge de manœuvre à l’employeur afin de permettre une relance des activités minières. Le porte-parole syndical, Dany Maltais, considère que l’entente est ciblée sur les besoins des membres et respecte ce que l’employeur est en mesure d’accorder. Il estime que le moment est actuellement opportun puisque le prix du fer est en constante progression et que l’entreprise, en excellente posture financière, envisage même de doubler sa production.

« L’entente de principe est à la satisfaction du comité de négociation. On recommandera fortement aux membres de l’adopter lors des assemblées générales. Nous travaillons maintenant à l’organisation d’assemblées générales dans les plus brefs délais ».

M. Maltais est à l’aise avec le contenu de l’accord de principe qui répond selon lui aux attentes des syndiqués et croit qu’il obtiendra leur assentiment. L’entente sera d’abord présentée et expliquée aux membres lors d’assemblées générales prévues à la fin juin et ceux-ci pourront par la suite se prononcer à son sujet dans le cadre d’un vote. La nouvelle convention collective ne pourra être adoptée qu’à la suite d’un résultat favorable lors du scrutin. MFQ ne souhaite pas faire de commentaires avant le résultat du suffrage.

C’est la seconde convention collective à être négociée depuis que MFQ a entrepris le redémarrage des installations et repris l’exploitation de la mine du Lac Bloom, en 2018, succédant ainsi à Cliffs Natural Resources après sa faillite.

Le complexe minier de MFQ poursuit sa progression et est actuellement en phase d’expansion avec pour objectif de doubler sa capacité d’extraction qui passerait à une production annuelle de 15 millions de tonnes de minerai de fer. Cette démarche est appuyée par de solides paramètres économiques actuels relatifs au marché du fer, son champ d’expertise.

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Publié le 7 juin, 2021, dans la publication : Numéro_11 Volume 39

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Publié sur le site le 7 juin 2021

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Métallos/ArcelorMittal

L’entente de principe est acceptée

par Éric Cyr

Source photo : Serge Côté

La grève a finalement été évitée aux installations minières de la multinationale ArcelorMittal sur la Côte-Nord à la suite de l’adoption d’une entente de principe survenue avec l’employeur, en marge  d’un blitz de pourparlers et d’un vote subséquent, le 11 mai dernier. La majorité des quelque 2 000 travailleurs a penché en faveur de l’accord qui met fin aux négociations de la nouvelle convention collective qui durait depuis janvier 2017.

Le rythme de croisière est reparti

Les discussions ont été difficiles alors que les syndiqués avaient massivement rejeté la dernière offre patronale et menaçaient de déclencher la grève si aucune entente ne survenait après 72 heures. C’est à ce moment que l’entreprise a fait appel à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, pour tenter de dénouer l’impasse. Les partis ont fini par trouver dans un intérêt commun un terrain fertile à un rapprochement. Le comité de négociations a recommandé à ses membres de voter favorablement pour l’adoption de l’entente. « Nous pensons avoir ce qu’il faut pour un règlement en fonction des mandats qui nous ont été confiés. » Le nouveau contrat de travail de quatre années comprend des augmentations salariales annuelles variant entre 2,2 et 3 %. Le coordonnateur régional du syndicat des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre, se réjouit du résultat du scrutin. Il estime que les syndiqués ont obtenu des gains substantiels concernant principalement le régime de retraite puisque le contrat confirme le maintien d’un même régime de retraite pour tous les travailleurs, les assurances et la parité salariale progressive pour les travailleurs de la mine de Fire Lake qui rejoindront le salaire de ceux de la mine du Mont-Wright d’ici 2020. Le principal enjeu selon lui consistait à rétablir la situation et éviter les disparités de traitement.

« Les conditions doivent être les mêmes pour tous les syndiqués. On partait de loin pour les relations de travail. Nous avions la ferme volonté de tout rédiger alors que l’employeur ne voulait rien par écrit. Il fallait trouver un juste équilibre et rétablir le respect mutuel. Le climat de confiance est dorénavant rétabli. On se remet en selle pour quatre ans avec une entente de principe manifestement satisfaisante. »

Paix sociale pour quatre ans

Le géant mondial de l’acier a reculé sur sa volonté de faire disparaître le régime de retraite à prestations déterminées pour les nouveaux employés et a aussi retiré toutes ses demandes concernant la mobilité de la main-d’œuvre. ArcelorMittal souhaitait signer pour une période de six ans, mais les Métallos ont insisté pour limiter l’arrangement à quatre ans. « On ne voulait pas s’embarquer dans une longue convention. Ça n’a pas été facile au cours des six dernières années. On ne souhaitait pas étirer la prochaine rencontre à la table de négociations et régler nos problèmes seulement dans six ans. » ArcelorMittal a simplement réitéré qu’elle souhaitait en arriver à une entente « gagnante-gagnante ».

L’acceptation du contrat permettra également le rapatriement des emplois accordés au préalable en sous-traitance notamment au Mont-Wright et à Fermont. La mairesse de Port-Cartier, Violaine Doyle est soulagée du dénouement et heureuse de la paix sociale qui va s’installer pour les quatre prochaines années.

Les résultats dans les cinq sections syndicales locales de Fermont, Fire Lake et Port-Cartier varient entre 57,9 % et 94,7 %. Contrairement à ce qui avait été véhiculé au départ, le résultat du vote de la section locale 5778 à Fermont, Fire Lake et Gagnon n’est pas de 73 %, mais plutôt de 57,9 %. Une erreur de calcul était survenue et a été rectifiée par la suite.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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Publié sur le site le 30 mai 2017

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Renouvellement de la convention collective d’ArcelorMittal

Rejet en bloc des offres avant de conclure une entente de principe

par Éric Cyr

Au moment de mettre sous presse, c’est avec une très forte majorité de 99,6 % que les 2 000 travailleurs syndiqués d’ArcelorMittal sur la Côte-Nord à Fermont, Fire Lake et Port-Cartier avaient rejeté l’offre finale de leur employeur, décidant du même coup de déclencher une grève en l’absence de règlement. Le ton a monté d’un cran à la suite de la proposition de la multinationale d’instaurer un régime de retraite à deux vitesses, désavantageux pour les nouveaux travailleurs, qui a été vivement décrié par les membres. La compagnie a par la suite rapidement rappelé le syndicat à la table de négociations après avoir fait appel en renfort à l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, en tant que négociateur pour la partie patronale.

Sauver l’héritage

« Le mandat est clair : il n’est pas question de lâcher les jeunes. Le régime de retraite doit être maintenu pour tous. Si l’employeur s’entête, le minerai restera là où il est, aussi longtemps qu’il le faudra pour assurer des conditions de travail équitables pour tous les travailleurs, actuels et futurs. Les anciens se sont battus pour ce régime de retraite, les membres actuels sont déterminés à le transmettre aux plus jeunes », fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Règlement ou conflit de travail

Outre le régime de retraite, les syndiqués demandent de rapatrier au sein d’ArcelorMittal des postes attribués à des sous-traitants. Le syndicat souhaite entre autres s’attaquer aux différences entre les conditions des travailleurs du site minier de Fire Lake et de ceux de la mine du Mont-Wright. « Il est minuit moins une. Le nœud est simple à défaire, du moment que la volonté y est de la part de l’employeur qui ne doit pas douter de la détermination des 2 000 membres! S’il faut passer par un conflit, les membres n’hésiteront pas », confie le syndicaliste.

Aux grands maux les grands remèdes

L’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, était de passage à Fermont afin de rencontrer les associations syndicales sur place et discuter avec les membres sur le terrain. Le syndicat a fait appel à ce négociateur expérimenté afin de tenter de dénouer l’impasse après que la multinationale a transmis ses offres finales, mais non globales, au grand mécontentement des travailleurs. « Quand il y a des dossiers chauds, c’est là que j’embarque. J’ai participé aux négociations de Rio Tinto Alcan et à celles de Lafarge à Saint-Constant », confie le colosse imposant avant d’être interrompu par un appel téléphonique concernant la mine Raglan dans le nord du Québec.

Le respect, la pierre angulaire

Le principal élément qui contribue à accentuer les tensions entre ArcelorMittal et les travailleurs selon M. Lemieux est le manque de respect de la compagnie à l’égard de ses employés qui sont considérés selon ce dernier comme de simples pions et ne sont pas consultés dans des décisions qui les concernent et qui sont prises à leurs dépens. « Les travailleurs veulent regagner le respect de l’employeur. Ils ne se sentent plus respectés. » Il y a aussi beaucoup de contrats accordés en sous-traitance et ça ne passe pas.

« Durant le blitz de négos, le conciliateur a recommandé la présence d’un décideur du côté patronal, le vice-président des ressources humaines a alors été appelé. Du côté syndical, c’est moi qui occupe ce poste. »

Selon le pilier syndical, une retraite fermée à Québec regroupant les différents intervenants a permis de faire certaines avancées au niveau du normatif (tous les volets non pécuniaires) notamment pour les vacances, mais les discussions ont accroché sur l’aspect financier. « Il y a encore des enjeux majeurs en suspens dont un écart important de 8 $ l’heure entre les travailleurs de la mine de Fire Lake et celle du Mont-Wright, les horaires de travail, le rattrapage, la prime du fer à laquelle certains travailleurs n’ont toujours pas droit et le fonds de pension. D’autres clauses notamment l’augmentation salariale et les assurances collectives ne sont pas encore réglées », expliquait ce dernier avant l’annonce de la minière de confier le rôle de négociateur à Lucien Bouchard, qui avait déjà occupé ce poste en 2005 à l’époque de la minière Québec Cartier.

Le gros canon

Le président et chef de la direction d’ArcelorMittal Exploitation Minière Canada, Pierre Lapointe, a commenté l’arrivée de l’ancien politicien dans l’arène : « Cette décision a été prise avec la ferme intention de se donner les moyens nécessaires pour conclure une entente satisfaisante pour les deux parties. » Une entente de principe a finalement été conclue à Montréal entre le syndicat des Métallos et le géant de l’acier. Les syndiqués devaient se prononcer sur le contenu de l’entente avant de choisir de l’entériner ou non, le 11 mai dernier.

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Publié le 15 mai, 2017, dans la publication : Numéro 9 Volume 35

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Publié sur le site le 15 mai 2017

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