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    Une délégation fermontoise à Québec

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    Redevances minières

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Congrès de l’industrie minière

Une délégation fermontoise à Québec

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, de gauche à droite sur la photo, les DG du développement économique à la Ville de Sept-Îles, Paul Lavoie, à la Ville de Port-Cartier, Bernard Gauthier, le DG de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et le PDG de la Société du Plan Nord et animateur du panel de discussion, Patrick Beauchesne lors de la conférence « L’état du fer au Québec » qui s’est déroulée dans la capitale québécoise.

Des ambassadeurs de la Ville de Fermont se sont rendus à Québec afin de prendre part à un rendez-vous stratégique pour l’industrie minière, la conférence « État du fer au Québec » organisée par Ressources, Mines & Industrie qui s’est tenue au Manège militaire Voltigeurs du 31 mars au 2 avril 2026.

L’événement de réseautage a réuni des piliers du monde minier québécois incluant des entreprises innovantes et des sociétés d’importance comme ArcelorMittal, Minerai de fer Québec (MFQ) et Rio Tinto IOC. La programmation diversifiée a offert une visibilité aux entreprises souhaitant valoriser leurs innovations, projets, services et technologies auprès d’un public stratégique du domaine minier. Le rendez-vous annuel axé sur les enjeux actuels et futurs du secteur du fer a rassemblé des experts reconnus et des professionnels de la filière énergétique, ferroviaire, minière et portuaire dans le cadre d’analyses, de discussions thématiques et de tables rondes et sur les enjeux structurants du fer au Québec. De nombreux sujets ont été abordés durant la rencontre comme l’innovation et la création de valeur à partir de l’extraction jusqu’au transport vers le port, la logistique et le développement des infrastructures, l’état du marché du fer et ses perspectives économiques incluant le rôle stratégique du fer de haute pureté dans la décarbonation (diminution des émissions de gaz à effet de serre), les politiques publiques liées au développement et à la mise en valeur du fer ainsi que des minéraux critiques et stratégiques, les projets miniers majeurs au Québec et au Labrador, l’énergie, la transformation et l’histoire du fer au Canada.

Des représentants régionaux

Le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, était sur place en compagnie du directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, et de la directrice générale adjointe de la municipalité, Marie-Philippe Couture.

L’élu confie : « Nous étions en déplacement à Québec afin de prendre part à cette réunion. Ce fut une expérience enrichissante sur tous les plans ainsi qu’une excellente occasion de rencontrer les partenaires du milieu, d’échanger sur les grands enjeux qui touchent notre région et d’établir des contacts avec de futurs clients potentiels pour le nouveau parc industriel fermontois. »

L’administrateur municipal, M. Gagné, a pour sa part eu l’occasion de participer à un panel sectoriel où il a pu exposer certaines problématiques que vivent les villes de la MRC contribuant à susciter une réflexion des principaux acteurs du secteur. Il explique que cette conférence est un lieu de rencontre important pour l’industrie du fer, le secteur privé et le secteur public. « On y constate toute l’intelligence industrielle qui soutient cette activité économique importante pour Fermont, la Côte-Nord et le Québec. Ça a été un moment propice pour rappeler aux entreprises minières présentes sur notre territoire qu’elles ont des responsabilités sociales et que la survie d’une ville comme Fermont, mais également Port-Cartier et Sept-Îles, est en péril si le recours à la commutation aérienne demeure inchangé, voire augmenté. J’ai eu l’occasion de préciser que la Société du Plan Nord n’est pas une agence de voyages et que cette instance ne donne pas des points Air Miles aux minières. Fermont fait tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir ses partenaires miniers et contribuer à leur succès et continuera de le faire avec énergie cependant le cycle de sous-développement du navettage aérien (fly-in/fly-out) doit être considérablement réduit et la tendance inversée. Moins de travailleurs résidents coïncident avec un nombre de famille réduit, des services amoindris, une quantité limitée d’entreprises locales, une diversification économique minimisée et ainsi de suite en empirant. L’industrie doit comprendre les conséquences du phénomène et agir en conséquence maintenant. C’est Fermont et non pas fermons ! Compris ? »

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Publié le 28 avril, 2026, dans la publication : Numéro_8 Volume_44

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Publié sur le site le 27 avril 2026

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Sécurité incendie

Fermont conclut des partenariats stratégiques

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, des partenaires lors de l’annonce officielle de l’entente d’entraide destinée à consolider le Service de sécurité incendie de Fermont à la caserne locale des pompiers.

La Ville de Fermont a récemment renforcé son service en matière de sécurité incendie, le 7 avril 2026, grâce à la conclusion de partenariats stratégiques en matière d’entraide en situation d’urgence avec deux entreprises minières présentes sur son territoire : ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada et Minerai de fer Québec (MFQ).

Grâce à cette initiative, les différents acteurs mettent en commun leurs ressources et leur savoir-faire dans un objectif de collaboration et de complémentarité afin d’assurer une coordination efficace des opérations et de soutenir leur exécution sécuritaire sur le terrain en favorisant une mobilisation et une réponse plus robuste lors d’événements nécessitant une intervention rapide, qu’il s’agisse d’incendies ou d’autres types de situations d’urgence. Dans le cas de MFQ, cette collaboration se traduit notamment par une participation active aux révisions annuelles des plans de mesures d’urgence ainsi qu’aux exercices de simulation, démontrant un engagement constant envers la sécurité collective. Du côté d’ArcelorMittal, la synergie opérationnelle est renforcée par la présence de pompiers et d’officiers impliqués au sein des deux brigades, favorisant une coordination efficace et une connaissance approfondie des réalités d’intervention.

Ces ententes reflètent une volonté commune de renforcer la sécurité sur le territoire fermontois par une entraide structurée. Les accords représentent bien plus que des cadres administratifs puisqu’ils incarnent un engagement et une résolution conjointe d’intervenir ensemble, avec rigueur et efficacité, au bénéfice de toute la communauté. Ceux-ci viennent officialiser une collaboration essentielle pour la protection de la collectivité. Ils consolident et structurent de façon formelle les modalités d’intervention déjà bien établies entre le Service de sécurité incendie de la municipalité et les brigades industrielles implantées sur son territoire puisque des collaborations existent déjà et celles-ci sont déjà bien ancrées sur le terrain. En effet, depuis plusieurs années, les équipes de la Ville de Fermont entretiennent une collaboration étroite avec celles d’ArcelorMittal et de MFQ, notamment par la tenue de formations conjointes, d’exercices pratiques et de simulations d’urgence, incluant la préparation aux feux de forêt. Au-delà de leur portée opérationnelle, ces ententes qui viennent formaliser les mécanismes reflètent une vision commune entre les partenaires municipaux et industriels : celle d’un milieu où la sécurité repose sur la collaboration et la solidarité. Elles s’inscrivent également dans une démarche de responsabilité sociale, alors que ces deux minières offrent leur soutien, dans les situations urgentes et occasionnelles, contribuant directement à la sécurité de la population de Fermont.

Efficacité accrue

Dans un contexte nordique où les défis sont particuliers et les ressources parfois limitées, ces partenariats, qui constituent un atout et un engagement concret envers la collectivité fermontoise, représentent un levier essentiel pour assurer une réponse rapide, coordonnée et efficace. Les ententes conclues permettent ainsi de clarifier les rôles, les mécanismes d’entraide et les modalités d’intervention entre les parties afin de mieux intervenir de façon concertée lorsque le temps presse et qu’une course contre la montre est enclenchée. Concrètement, elles prévoient que, lorsque la situation le nécessite, ArcelorMittal et MFQ pourront déployer du personnel qualifié, fournir des équipements spécialisés et des ressources techniques pour appuyer le Service de sécurité incendie de Fermont lors d’interventions d’urgence.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Patrick Lacerte, parle d’un bel exemple de collaboration qui profite directement à la communauté.

« Ces ententes viennent formaliser des collaborations déjà bien présentes sur le terrain. Elles renforcent notre capacité d’intervention et témoignent d’une volonté commune de protéger notre population en travaillant ensemble de façon efficace pour la sécurité des citoyens lorsque chaque minute compte. »

« Ce partenariat témoigne de notre volonté de demeurer fortement ancrés dans la communauté de Fermont. En partageant notre expertise et en unissant nos forces, nous sommes fiers de contribuer à améliorer la sécurité de tous », confie pour sa part le président et chef de la direction d’ArcelorMittal, Mapi Mobwano.

La Ville de Fermont tient à souligner l’engagement de l’ensemble des équipes ayant œuvré à la mise en place de ces ententes, notamment les gestionnaires, les membres du service incendie ainsi que les représentants des partenaires industriels.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

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Publié sur le site le 10 avril 2026

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Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

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Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
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  • Fermont
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  • Gouvernement du Québec
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  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
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Publié sur le site le 10 avril 2026

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Passage à niveau sur la route 500

Un pont d’étagement, pourquoi pas ?

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, la perturbation de la circulation du 10 février. Source photo : gracieuseté.

Deux interruptions de la circulation sont survenues en février 2025 au passage à niveau du chemin de fer appartenant à Minerai de fer Québec (MFQ) qui enjambe la portion labradorienne de la TransQuébec-Labrador, la route 500, située entre Fermont et Labrador City. Ces entraves ont perturbé la circulation et causé des désagréments à plusieurs usagers de la route qui ont été immobilisés durant une longue période ou forcés de rebrousser chemin ne pouvant franchir ce point.

La directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ, Noémie Prégent-Charlebois, explique que : « Deux de nos trains ont été interrompus, les 10 et 27 février derniers pour effectuer des vérifications au niveau de la connexion de certains wagons. Ces arrêts d’une durée d’environ une heure chacun ont obstrué la circulation sur la route 500 près de Labrador City. Lors de ces deux événements, des équipes ont rapidement été dépêchées sur les lieux pour séparer les trains à la hauteur de la route de façon à permettre la circulation pendant la réparation. Nous regrettons les délais bien involontaires que ces situations auraient pu causer aux gens qui circulaient dans cette zone. Nous travaillons avec les services de sécurité incendie des villes de Fermont et de Labrador City lorsque de telles situations surviennent. »

Ce problème d’obstruction, qui est déjà survenu à quelques reprises auparavant, relance le débat sur la nécessité de construire un pont d’étagement (viaduc) à cet endroit afin d’assurer la fluidité du trafic routier. Une telle conjoncture inquiète certaines personnes puisque ce genre de scénario pourrait considérablement allonger le délai de déplacement de blessés et de malades vers les ressources médicales appropriées advenant un accident ou une situation d’urgence nécessitant un transfert en ambulance vers l’aéroport régional de Wabush au Labrador dans le cadre d’une évacuation médicale.

Il y a plusieurs années, les citoyens et les élus de l’Ouest du Labrador se sont mobilisés afin d’inciter la compagnie minière Cliffs, alors en activité, à construire un tel ouvrage d’art surplombant la route 500 entre Labrador City et Wabush pour permettre le passage du chemin de fer acheminant ses convois de minerai de fer par wagons sans perturber les automobilistes. Le passage à niveau ralentissait considérablement la circulation entre les deux municipalités et aurait pu nuire au travail des premiers répondants appelés à se déplacer rapidement sur un lieu d’accident ou à transporter des blessés et des malades vers l’hôpital de Labrador City et l’aéroport de Wabush dans le cas d’un transport médical d’urgence.

Sauver des vies

L’argument de taille invoqué à l’époque était de permettre de faciliter la fluidité de la circulation des ambulances et des véhicules d’urgence afin de maximiser le délai d’intervention et d’économiser ainsi un temps précieux pouvant faire toute la différence entre la vie et la mort de personnes en situation de danger et la sauvegarde de biens matériels nécessitant des mesures rapides. Le débat était teinté d’émotivité puisque l’arrêt forcé obligatoire au seul passage à niveau de l’endroit pouvait s’étirer sur une période de plus d’une demi-heure lors du passage de la locomotive, ce qui constitue un temps précieux perdu lors d’un transport d’un blessé ou d’un malade en ambulance et aurait pu faire la différence entre la vie et la mort. Les citoyens ont finalement obtenu gain de cause et la minière a consenti à ériger une structure remédiant au problème.

La même problématique pourrait s’appliquer aux citoyens fermontois et aux résidents et villégiateurs du secteur du terrain de camping Duley Lake au Labrador puisque les convois ferroviaires de minerai de fer de la mine du Lac Bloom doivent traverser cette même route entre Fermont et Labrador City, coupant ainsi le passage aux Fermontois et aux propriétaires de chalets situés dans ce périmètre. Les victimes d’un grave accident peuvent toujours être stabilisées au Centre de santé de Fermont, mais pourraient être grandement pénalisées en cas de nécessaire évacuation médicale aérienne d’urgence si celle-ci coïncide avec le passage d’un train de minerai coupant le seul lien routier de la région vers l’aéroport.

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Publié le 18 mars, 2025, dans la publication : Numéro_5 Volume_43

  • Bouchons de circulation
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Publié sur le site le 18 mars 2025

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Transport aérien

Des travailleurs navetteurs ont eu chaud

par Éric Cyr

Source photo : Frédéric Côté

Des travailleurs navetteurs (fly-in/fly-out) de Minerai de fer Québec (MFQ) ont eu la peur de leur vie lorsqu’un avion de l’entreprise aérienne Nolinor, un Boeing 737-400 qui les transportait, a subi un problème technique, le 27 novembre 2024, empêchant le déploiement de l’un des trains d’atterrissage principaux de l’appareil qui s’est finalement posé en catastrophe, mais sans encombre, sur la piste d’un autre aéroport avec un seul atterrisseur grâce au sang-froid des pilotes.

Le vol nolisé en partance de Québec à destination de l’aérogare de Saguenay-Bagotville, où il devait récupérer d’autres employés de la minière, a dû rebrousser chemin après avoir amorcé sa descente à l’approche de l’aérodrome de l’endroit lorsqu’un train d’atterrissage de l’aéronef ne s’est pas ouvert. L’aérodyne a par la suite effectué une boucle au-dessus du Saguenay avant de bifurquer vers l’aéroport international Montréal-Mirabel où les aviateurs ont réalisé un atterrissage forcé avec un train d’atterrissage en moins. Selon la compagnie d’aviation, qui n’a pas précisé la cause de cet incident, les passagers qui étaient à bord, qui devaient se rendre à Fermont en passant par l’aéroport régional de Wabush au Labrador, sont tous sains et saufs tout comme les membres d’équipage. Il n’y a eu aucun blessé grâce notamment à une intervention rapide des services d’urgence aéroportuaire. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête à ce sujet.

Heureusement que ce scénario ne s’est pas produit au-dessus de Wabush où les services d’urgence-incendie ont été démantelés par le ministère des Transports du Canada en août 2020. Au moins deux autres incidents du genre impliquant des trains d’atterrissage d’avions du transporteur aérien PAL refusant de s’ouvrir ont été répertoriés sur des vols en partance ou en direction de l’aéroport local depuis le retrait des effectifs d’urgence par le gouvernement fédéral il y a quatre ans et demi. Selon la députée de la circonscription fédérale du Labrador, la libérale Yvonne Jones, Transports Canada a consenti à rétablir ce service en 2025.

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Publié le 17 décembre, 2024, dans la publication : Numéro_21 Volume_42

  • Aérogare de Saguenay-Bagotville
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  • Labrador
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  • Services d’urgence aéroportuaire
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Publié sur le site le 17 décembre 2024

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Besoins accrus en électricité

La ruée vers l’énergie pour les minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, le barrage Daniel Johnson à la centrale hydroélectrique de Manic-5. Source photo : Escorte routière Baie-Comeau

Les entreprises minières de la région tant dans la MRC de Caniapiscau que dans l’Ouest du Labrador, qui visent à réduire de façon importante leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et éventuellement l’atteinte éventuelle de la carboneutralité, sont toutes friandes d’un approvisionnement accru en électricité afin de poursuivre et d’étendre leurs activités tout en s’ajustant à la nouvelle demande mondiale en fer qui s’oriente de façon presque exclusive vers un acier plus vert.

Les acteurs de l’industrie ciblent la fabrication de l’acier par fours à arcs électriques, un procédé d’avenir beaucoup moins polluant et qui a le potentiel de réduire de façon significative les émissions de carbone de l’industrie sidérurgique qui nécessite un apport plus important en électricité afin d’éventuellement remplacer le procédé de transformation actuel qui utilise notamment des combustibles fossiles dans les usines de bouletage de fer.

ArcelorMittal souhaite modifier son procédé industriel à l’usine de bouletage de Port-Cartier afin d’y produire uniquement des boulettes de fer à réduction directe à compter de 2025 et a bénéficié à cette fin de 80 M $ du Programme d’aide financière à l’investissement pour les consommateurs de grande puissance offert par le gouvernement du Québec.

Lors de la distribution des blocs d’énergie de la société d’État Hydro-Québec par le gouvernement du Québec, en novembre 2023, Minerai de fer Québec (MFQ) a obtenu une part des 1000 mégawatts (MW) destinés aux initiatives industrielles en sol québécois en récoltant 25 MW, soit la moitié de ce qu’elle réclamait pour mener à bien l’un de ses nouveaux projets. MFQ considère qu’il existe une possibilité d’accroître sa production grâce au gisement de fer Kami, situé entre Fermont et Labrador City, acquis par sa maison mère Champion Iron en 2021 et qui a aussi acheté l’ancienne usine de bouletage de Pointe-Noire (Sept-Îles), construite en 1965, avec pour objectif de procéder à la remise en service de cette installation qui pourrait éventuellement produire des boulettes de fer à réduction directe de haute pureté en y intégrant des technologies plus efficaces.

Au Labrador

L’industrie minière du Labrador doit également s’ajuster aux impératifs du marché mondial et miser sur une énergie plus propre. Dans cet objectif, le gouvernement du Canada a récemment accordé 18,1 millions de dollars de son Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone à la Compagnie minière IOC de Rio Tinto afin de soutenir la décarbonation du traitement du minerai de fer dans ses installations de l’Ouest du Labrador. Ce financement permettra à IOC de réduire la quantité de mazout lourd utilisé dans la production de boulettes et de concentré de minerai de fer. L’entreprise installera une chaudière électrique pour remplacer les émissions provenant de l’utilisation des chaudières à mazout lourd, ainsi que des instruments et des brûleurs à haut rendement énergétique pour réduire davantage la consommation de mazout lourd des machines d’induration, ce qui permettra d’éliminer environ 9 % des émissions de GES de la minière.

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Publié le 16 avril, 2024, dans la publication : Numéro_07 Volume_42

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Publié sur le site le 16 avril 2024

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MFQ

Un contrat de travail à la hauteur des attentes

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les travailleurs de Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de Champion Iron qui exploite la mine de fer du Lac Bloom à proximité de Fermont, ont évité une grève puisqu’ils ont ratifié, le 29 février 2024, dans une proportion de 86,7 % le renouvellement de la convention collective avec leur employeur pour une durée de cinq ans selon le Syndicat des Métallos qui en a dévoilé certains détails, le 1er mars.

Le président de la section locale 9996 des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom, Sébastien Bergeron, qui représente 712 syndiqués, pour la plupart des navetteurs, confie : « Ce contrat fait de la compagnie québécoise Minerai de fer Québec, l’une des minières où les salariés sont les mieux payés. C’est grâce à la détermination des représentants et des membres des Métallos qui ont su négocier d’égal à égal avec la partie patronale pour que les travailleurs soient considérés et valorisés à la hauteur de leur contribution au succès de la mine. »

Gains appréciables

Le Syndicat explique que cette nouvelle entente prévoit des augmentations de salaire moyennes de 26,25 % échelonnées sur une période de cinq ans et qui atteindront 30,62 % pour les journaliers. Les hausses salariales totalisent en moyenne 26 % et s’accroitraient jusqu’à 31 % pour certains. Les dilatations salariales prévues sont de 13,25 % la première année puis de 3 % pour chacune des trois années subséquentes et de 4 % lors de la cinquième et dernière année qui couvre cet accord collectif. Les Métallos précisent que les journaliers obtiendront une majoration additionnelle de 4,37 % puisqu’ils sont reclassés dans l’échelle salariale, devenant ainsi, dès la première année, les mieux payés de la Côte-Nord dans leur métier tandis que l’ensemble des travailleurs de MFQ se hissera à un sommet salarial inégalé considéré parmi les mieux rémunérés de la région lors de la quatrième année. L’assurance collective a été fortifiée. La prime consentie aux travailleurs de nuit passera de façon progressive de 1,50 $ à 2 $ l’heure, devenant la plus alléchante parmi les minières qui œuvrent sur le territoire nord-côtier, et la prime mensuelle pour les travailleurs qui résident à Fermont a également été bonifiée, passant de 600 $ à 900 $. 

Améliorations substantielles

De nombreux amendements ont été apportés aux volets normatifs du nouvel arrangement. C’est l’ampleur des améliorations dans ces aspects qui a permis de conclure une entente d’une plus longue durée soit pour une période de 5 ans. La formation sera dorénavant attribuée de façon plus équitable dans le respect de l’ancienneté. Il en sera de même pour postuler à des affectations (assignations). Une clause a également été négociée pour que des travailleurs saisonniers puissent être embauchés annuellement à titre permanent. « Ces changements ont introduit davantage d’équité et de stabilité pour les travailleurs et les travailleuses. On peut aussi être fiers de voir que la majorité des membres a revendiqué une meilleure prime pour les résidents et les résidentes (de Fermont) qui forment une petite minorité du groupe », conclut le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

Le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford, se réjouit de la conclusion de cet accord : « Nous visons non seulement à procurer une plus grande stabilité pour nos travailleurs, pour la communauté et pour notre société, mais surtout de maintenir un partenariat solide et mutuellement bénéfique avec tous nos employés. » Selon le haut dirigeant, l’entente équilibre la nécessité pour la minière de rester concurrentielle en attirant les meilleurs talents tout en veillant à ce que l’entreprise puisse naviguer dans des contextes économiques incertains. « Cet important jalon permet à notre société de continuer d’avoir un impact positif localement en demeurant un chef de file au sein de la chaîne d’approvisionnent de l’acier vert. »   

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Publié le 19 mars, 2024, dans la publication : Numéro_05 Volume_42

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Publié sur le site le 19 mars 2024

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Minerai de fer Québec

Les négociations dans l’impasse

par Éric Cyr

Source photo : MFQ

Les négociations pour l’implantation d’une nouvelle convention collective des employés syndiqués de Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite le complexe minier du Lac Bloom situé à proximité de Fermont ont été rompues malgré des efforts de conciliation. Les travailleurs membres de la section locale 9996 des Métallos, qui sont sans contrat de travail depuis septembre dernier et qui représentent environ 63 % de la main-d’œuvre totale sur le site minier, ont rejeté la dernière proposition patronale réaffirmant leur volonté de déclencher à tout moment une grève générale illimitée si les pourparlers n’aboutissent pas à un accord de principe.

La minière croit avoir proposé des conditions justes et équitables et est persuadée que son offre tient compte des besoins de ses employés tout en visant à protéger leur pouvoir d’achat individuel en prenant en considération les pressions inflationnistes en plus de refléter la dynamique concurrentielle de l’industrie.

L’entreprise a fait le point sur sa position par voie de communiqué, le 5 février 2024, dans lequel le chef de la direction de Champion Iron, la maison mère de MFQ, David Cataford s’exprime. « Nous sommes déçus de ne pas être parvenus à une entente avec le syndicat à la suite des récentes discussions et du processus de conciliation. Nous avons toujours à cœur le bien-être de nos employés, qu’ils soient syndiqués ou pas. À ce titre, nous cherchons à mettre en place les meilleures conditions de travail possible afin d’attirer, de retenir et de développer les meilleurs talents, tout en veillant à ce que notre société puisse naviguer dans des contextes économiques volatils. Notre plus récente offre globale atteint ces objectifs à tous les niveaux. Nous avons fait preuve de transparence avec les Métallos depuis le début des négociations et nous sommes persuadés que ses membres reconnaissent nos efforts importants pour offrir un environnement de travail sain et des conditions concurrentielles en vue d’une nouvelle convention collective », explique le dirigeant.

Bras de fer ou rapprochement ?

L’entreprise précise qu’elle continue de collaborer afin de trouver un terrain d’entente et que les discussions en cours n’ont pas d’incidence sur les opérations de la mine de fer du Lac Bloom pour l’instant. De plus, elle indique que compte tenu de ses liquidités et des stocks de concentré de minerai de fer accumulé, elle considère être en bonne posture pour atténuer les impacts d’une grève potentielle sur ses activités et sa situation financière.

MFQ a récemment obtenu l’assurance d’un approvisionnement additionnel en énergie d’Hydro-Québec et envisage plusieurs initiatives, dont celle d’une modernisation de ses infrastructures à Fermont, afin d’améliorer la qualité du minerai de fer qu’elle produit en plus d’une éventuelle expansion minière du côté du Labrador grâce au projet Kamistiatusset (Kami).

La plupart des syndiqués de l’unité 9996 du Syndicat des Métallos affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail.

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Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

  • Complexe minier du Lac Bloom
  • Conditions concurrentielles
  • Environnement de travail sain
  • Fermont
  • Minerai de fer Québec
  • Négociations
  • Nouvelle convention collective
  • Section locale 9996 des Métallos

Publié sur le site le 19 février 2024

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Mine du Lac Bloom

Mandat de grève sans équivoque

par Éric Cyr

Source photo : Métallos

Les travailleurs de la section locale 9996 du Syndicat des Métallos de la mine de fer du Lac Bloom de l’entreprise Minerai de fer Québec (MFQ) se sont prononcés de façon quasi unanime dans une proportion de 98,6 % pour le rejet de la dernière proposition patronale et en faveur d’un mandat de grève.

Les syndiqués de l’unité 9996 affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dont la plupart font du navettage aérien (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail situé à proximité de Fermont, ont pris connaissance de l’offre de leur employeur avant de se prononcer par mode de scrutin dans le cadre de quatre rencontres organisées à la salle Aurora à Fermont, du 15 au 19 janvier derniers. Les résultats du suffrage ont révélé, le 22 janvier 2024, qu’une très forte majorité a opté pour une grève générale illimitée à exercer au moment opportun.

Selon le Syndicat des Métallos, les négociations de la convention collective, échue depuis septembre dernier, achoppent principalement sur les aspects financiers de l’entente de travail qui sont jugés insuffisants et qui constituent le principal désaccord. « Nos membres s’attendaient à un certain rattrapage salarial par rapport à ce qui s’est négocié récemment dans les autres minières. Cette proposition ne le permet pas. La compagnie s’entête à présenter un long contrat de travail de cinq ans, mais elle ne met pas sur la table les sommes nécessaires pour le conclure », fait valoir le président de la section 9996 qui représente 712 membres, dont 12 de Fermont, Sébastien Bergeron. Outre les salaires, l’ensemble des avantages sociaux de la convention collective est aussi perçu comme lacunaire.

« C’est un exercice de négociation important. Nous avons déjà passé 15 semaines à négocier dans ce dossier. Les membres veulent protéger leur pouvoir d’achat et bonifier les aspects salariaux de la convention collective. Dans ce contexte de l’inflation, nos membres ne jugent pas l’offre acceptable », précise le représentant syndical des Métallos, Marc Tremblay.

La direction de MFQ se dit prête à relancer les pourparlers et demeure optimiste de pouvoir conclure un accord. L’entreprise a pris connaissance du résultat des votes tenus en assemblées spéciales et a confié avoir convenu avec la partie syndicale de faire appel à un conciliateur du ministère du Travail. « Nous continuons d’être de bonne foi et c’est avec ouverture que nous allons poursuivre les discussions pour en arriver à une entente mutuellement satisfaisante. Nos gens représentent notre ressource la plus précieuse et notre objectif demeure d’offrir les meilleures conditions pour retenir, attirer et développer les meilleurs talents », précise la directrice principale des communications et affaires gouvernementales pour MFQ, Noémie Prégent-Charlebois.

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Publié le 6 février, 2024, dans la publication : Numéro_02 Volume_42

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Fermont
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  • Mine de fer du lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
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  • Proposition patronale
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  • Syndicat des Métallos

Publié sur le site le 6 février 2024

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Minerai de fer Québec

Extension du complexe d’habitation

par Éric Cyr

Minerai de fer Québec (MFQ), qui anticipe un éventuel accroissement de ses activités minières dans la région, a récemment entamé des travaux d’élargissement de son édifice résidentiel situé sur la rue du Fer à Fermont afin d’accueillir un nombre plus important d’employés qui utilisent le transport par navette aérienne (fly-in/fly-out) pour se rendre sur leur lieu de travail à la mine de fer du Lac Bloom.

Selon la directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ, Noémie Prégent-Charlebois, la démarche implique la construction de deux nouveaux bâtiments qui seront érigés sur la rue des Lagopèdes derrière les installations actuelles de MFQ. Cette dernière précise, en ce qui concerne l’agrandissement du complexe d’hébergement, que : « le projet vise à avoir l’espace nécessaire pour accueillir et loger davantage de travailleurs de MFQ à moyen terme, dans le contexte des différents projets de croissance qui sont en cours d’évaluation par notre entreprise. Comme à notre habitude, nous travaillons en collaboration avec la Ville de Fermont dans le cadre du développement de ce projet. »

Pour sa part l’Hôtel de Ville, qui souhaite que les minières accentuent les efforts propices au lotissement résidentiel et à l’implantation d’installations destinées à accueillir des travailleurs désireux de s’établir de façon permanente à Fermont et qui tenait auparavant obstinément à n’accorder aucun nouveau permis pour une telle infrastructure favorable à l’accroissement du phénomène de navettage aérien, prône plutôt l’élaboration de cibles de logements destinés à du personnel qui résiderait sur place.

L’administration municipale s’est finalement montrée plus conciliante et est revenue sur sa décision en faisant volte-face à la suite de pressions exercées par plusieurs commerçants qui ont fait valoir des arguments convaincants à la mairie en exposant que le fait de loger des travailleurs sur des sites miniers ne contribue en rien à l’économie d’ici et qu’il est préférable, même à contrecœur, faute de ne pouvoir actuellement accueillir un nombre plus élevé de nouveaux résidents, à consentir à les accommoder dans le périmètre urbain, car ceux-ci utilisent des services et contribuent à stimuler l’achat local.

Compromis fructueux

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, qui aspire, tout comme les élus municipaux, à établir une meilleure proportion entre les citoyens et les non-résidents en stimulant le domaine immobilier, confie que, malgré cette flexibilité, la quête d’équilibre demeure. « L’apport inattendu des gens d’affaires locaux dans ce dossier a changé la donne en exposant une perspective nouvelle qui a fait basculer la position du conseil municipal en faveur de l’édification de cette annexe qui se greffera aux installations existantes de MFQ. Cependant, cet accommodement ne change pas la position de la municipalité qui désire toujours ardemment encourager l’établissement de nouveaux citoyens. »

Le directeur général de la Ville, Claude Gagné, considère que cette entente conclue avec MFQ est profitable aux parties concernées puisque le promoteur a annoncé dans le cadre de cet accord qu’il consentirait un montant de 600 000 $ pour l’asphaltage de la chaussée de la rue des Lagopèdes, actuellement non revêtue de bitume, ce qui bénéficiera aux usagers de la route.

M. Gagné ajoute : « MFQ fait preuve de bonne volonté. De futures transactions immobilières, bénéfiques à la croissance de la localité, ont été abordées avec la minière et sont envisagées de façon conjointe avec la Ville qui nourrit l’espérance de voir la construction de nouvelles unités résidentielles destinées à l’accueil de familles en sus du projet de logements abordables inauguré le mois dernier. »

Bref historique

La Ville de Fermont a entrepris de nettoyer ce terrain en 2021 avec la collaboration d’ArcelorMittal. L’objectif était de valoriser ce site situé à proximité des ensembles domiciliaires. La municipalité est devenue locataire de cette parcelle de terre auprès du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et s’est entendue avec MFQ pour son aménagement.

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Publié le 11 décembre, 2023, dans la publication : Numéro_21 Volume_41

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Publié sur le site le 7 décembre 2023

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Blocs d’énergie d’Hydro-Québec

MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

par Éric Cyr

Source photo : Hydro-Québec

Le gouvernement du Québec a récemment distribué des blocs d’énergie de la société d’État Hydro-Québec et en a dévoilé les bénéficiaires, le 10 novembre 2023. Minerai de fer Québec (MFQ), qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont, est la seule entreprise de la Côte-Nord à avoir obtenu une part des 1000 mégawatts (MW) destinés aux initiatives industrielles en sol québécois en récoltant 25 MW, soit la moitié de ce qu’elle réclamait pour mener à bien l’un de ses nouveaux projets.

Un total de seulement onze des 150 requérants à l’échelle du Québec ont reçu une réponse favorable du ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, qui a déterminé les projets acceptés pour ce nouvel approvisionnement en électricité.

L’énergie complémentaire consentie par Hydro-Québec devrait être utilisée sur le site minier du Lac Bloom pour un traitement du fer en utilisant le principe de séparation du minerai par flottaison. Selon une porte-parole de la minière, Noémie Prégent-Charlebois, les mégawatts octroyés à MFQ sont reliés à l’objectif qui vise à transformer davantage le concentré de minerai de fer de la mine du Lac Bloom afin d’en faire un produit de qualité réduction directe pour boulettage qui pourrait possiblement aboutir en 2025.

« Ce projet, qui est actuellement en étude d’ingénierie détaillée, vise à produire un concentré de fer à une teneur de 69 %, soit l’une des plus pures concentrations au monde. Nous sommes très fiers que le gouvernement du Québec investisse des mégawatts dans la filière de l’acier vert », confie la directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ.

Selon MFQ, l’instauration de ce procédé fera du Québec un chef de file mondial grâce à un produit convoité par l’industrie de l’acier qui permettra de réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) de l’industrie sidérurgique d’environ 4,9 millions de tonnes, ce qui équivaut à retirer plus d’un million de véhicules des routes chaque année. Le chef de la direction de MFQ, David Cataford, se réjouit que Québec ait choisi d’investir une portion de l’énergie disponible dans la filière de l’acier vert et est heureux que son entreprise puisse bénéficier d’électricité additionnelle qui servira à optimiser ses infrastructures dans le secteur de Fermont grâce à la construction d’une éventuelle nouvelle usine, dont la concrétisation est évaluée à 470 M $ et qui pourrait créer jusqu’à 70 emplois permanents, qui deviendra certainement un maillon primordial dans la chaîne québécoise de l’acier à l’empreinte carbone réduite.

Un début

MFQ considère qu’il existe une possibilité d’accroître sa production grâce au gisement de fer Kami, situé entre Fermont et Labrador City, acquis par sa maison mère Champion Iron en avril 2021 et qui est actuellement à l’étape de l’étude de faisabilité, a manifesté son intérêt pour un autre projet nécessitant un approvisionnement accru en électricité et avait l’intention de se procurer 100 MW additionnels pour la restauration et la modernisation d’une usine de boulettage à Pointe-Noire dans la baie de Sept-Îles qui utiliserait une nouvelle technologie de fabrication de boulettes de fer à froid, ce qui contribuerait aussi à réduire les GES.

Avenir énergétique du Québec

D’autres blocs d’énergie pourraient être attribués durant les prochains mois. Québec met en priorité deux axes pour les projets nécessitant une grande consommation énergétique : les réductions de GES et la création de richesse collective. Hydro-Québec estime qu’elle aura besoin de nouveaux approvisionnements d’électricité à compter de 2027 afin de viser l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050. L’ancienne présidente-directrice générale de la société d’État, Sophie Brochu, voulait amorcer une réflexion sur la tarification de la consommation d’électricité par les acteurs industriels, trop bas selon elle, avant de quitter son poste en avril dernier avant la fin de son mandat.

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Publié le 27 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Publié sur le site le 28 novembre 2023

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Premières Nations

Vérité et réconciliation à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des participants rassemblés à Fermont sous le shaputuan et sur la couverture une performance musicale en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète innu Dan-Georges Mckenzie. Source photo : Minerai de fer Québec.

Minerai de fer Québec (MFQ) qui exploite la mine de fer de haute pureté du Lac Bloom située à proximité de Fermont est l’une des premières entreprises privées au pays à accorder un jour férié de recueillement à ses employés dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Cette importante reconnaissance symbolique est survenue à la suite de consultations auprès de ses partenaires innus et d’une entente conclue avec la section locale 9996 du Syndicat des Métallos l’an passé. La minière a souligné localement la troisième édition de l’événement.

Cette commémoration, qui coïncide avec la Journée du chandail orange, a été instituée officiellement par le gouvernement canadien le 30 septembre 2021 « pour rendre hommage aux survivants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, à leurs familles et à leurs collectivités, et veiller à ce que la commémoration de leur histoire et des séquelles des pensionnats demeure un aspect essentiel du processus de réconciliation. » La démarche du gouvernement fédéral vise notamment à reconnaître les conséquences douloureuses et tragiques des pensionnats autochtones, à honorer la mémoire des victimes et des survivants de ses établissements, les enfants disparus et les familles laissées derrière.

MFQ, qui génère une centaine d’emplois directs et indirects au sein de communautés autochtones de la Côte-Nord, décrivait à l’époque son engagement ainsi : « Nous nous sommes toujours comptés extrêmement privilégiés de pouvoir entretenir une relation basée sur la transparence et la confiance avec les communautés innues qui nous accueillent sur leur territoire, le Nitassinan. Ce jour férié nous permettra de prendre un moment collectif pour en apprendre davantage sur l’histoire de nos partenaires innus et d’honorer la mémoire de leurs ancêtres. Nous sommes de tout cœur avec les Premières Nations dans leur démarche de réconciliation. »

Les Métallos considéraient alors que c’était une occasion de reconnaître collectivement ce qu’ont vécu les communautés autochtones et de s’orienter vers une réconciliation : « Nous partageons un espace géographique où il y a une grande présence autochtone et il était important pour nous de souligner ce jour férié afin de marquer une volonté de cohabitation et de coexistence commune sur le territoire ».

Plusieurs activités ont été organisées à Fermont à l’emplacement du complexe de MFQ, du 29 au 30 septembre derniers, où une tente conique traditionnelle innue, appelée shaputuan, avait été érigée afin de souligner l’événement. Il y a eu notamment une performance musicale de l’artiste Dan-Georges Mckenzie et un coquetel dinatoire composé de menus typiquement innus à la cafétéria. Un appel à l’arrêt des activités minières a aussi été lancé à la radio sur le site minier avant que les travailleurs observent une minute de silence dans le cadre d’une pause symbolique des opérations afin de rendre hommage aux enfants autochtones disparus, aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

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Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Réécrire l’avenir…

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec Cliffs

par Éric Cyr

Sur les photos, la nouvelle affiche installée à l’entrée de la Salle Aurora à Fermont.

Après la disparition de l’ancien nom du Centre multifonctionnel Cliffs à Fermont, qui a été rebaptisé Salle Aurora et dont l’affiche a été remplacée durant la période estivale, voici que le nom de Cliffs qui était inscrit sur une pancarte installée sur le pont d’étagement (viaduc) qui surplombe la route 500 entre Labrador City et Wabush au Labrador, a aussi été retiré de l’ouvrage architectural, le 2 octobre dernier, afin de le remplacer par celui de Minerai de fer Québec/Quebec Iron Ore, qui a redémarré, en 2018, les activités minières de son prédécesseur.

De pénibles souvenirs

Dans la foulée du retrait de l’entreprise Cliffs Natural Resources au pays, qui a laissé des souvenirs amers dans la région, la Ville de Fermont avait fait appel au tribunal administratif du Québec et à la Cour du Québec avec l’aide de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) avant d’obtenir gain de cause dans le cas de la contestation de l’évaluation foncière des installations minières dans le cadre du processus de liquidation de Cliffs. Des retraités de Cliffs qui ont travaillé toute leur vie à la sueur de leur front et dont la pension avait été charcutée ne réussissaient plus à joindre les deux bouts. À l’époque, certains sous-traitants ayant subi des séquelles financières avaient aussi dû déclarer faillite.

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, ne s’émeut pas de la disparition du nom de Cliffs : « Je suis heureux de tourner la page grâce au nouveau nom donné à la Salle Aurora. »

Le maire de Wabush, Ron Barron, se réjouit pour sa part de cet effacement : « La seule évocation du nom de Cliffs rappelait une période douloureuse pour plusieurs citoyens de l’Ouest du Labrador et en particulier dans ma petite ville qui a souffert de la fermeture de la mine de fer Scully en 2014 et des pertes d’emplois subséquents en plus de l’amputation d’un pourcentage des prestations des fonds de pension des travailleurs de l’entreprise à la suite de sa faillite qui a fait mal à plusieurs résidents. Cette disparition ne manquera pas à grand monde. Heureusement que la minière Tacora Resources a depuis repris le flambeau. »

La riposte

Ces tristes événements auront motivé un long combat mené de front durant près d’une décennie par la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, du Bloc québécois, qui est revenue à la charge à de multiples reprises à ce sujet, de concert avec le syndicat des Métallos, afin de faire changer les choses en protégeant les rentes des retraités. La loi C-228 concernant la protection des retraites en cas de faillites fut finalement adoptée par le Sénat du Canada en avril 2023 afin de protéger les travailleurs qui deviennent ainsi des créanciers prioritaires en cas de faillite d’une compagnie.

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Publié le 16 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_17 Volume_41

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Publié sur le site le 16 octobre 2023

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Sports et loisirs jeunesse

Inauguration d’un nouveau planchodrome

par Éric Cyr

Sur la photo des professionnels montréalais, William Harrisson et Luis Vado (au centre) entourés de jeunes fermontois lors des ateliers de formation. Source photo : Luis Vado

Un nouveau parc de planche à roulettes extérieur a officiellement été inauguré au parc du Ruisseau situé dans le périmètre de la piste d’athlétisme à Fermont, le 22 septembre dernier. Le projet de longue haleine réclamé par la Maison des jeunes (MDJ) Alpha et son comité jeunesse a finalement été réalisé par des experts qui se spécialisent dans la conception et la fabrication d’installations sportives. C’est l’entreprise Cevico qui a été mandatée par la Ville de Fermont pour concrétiser la construction de l’ouvrage en béton et les travaux, qui ont duré trois semaines, ont été menés par la firme Papillon Skateparks.

Des ateliers et des démonstrations de planche à roulettes et de trottinette ont été offerts durant la journée par des professionnels du plus grand roulodrome intérieur au pays, Le Taz de Montréal, les entraîneurs de skateboard, Luis Vado, et de trottinette, William Harrisson. Ces passionnés du domaine ont accompagné les jeunes de tous âges et de tous niveaux adeptes de ces disciplines en leur montrant des techniques et en les faisant profiter de leur riche expérience. À la suite de la dégustation de hors-d’œuvre et de bouchées et des allocutions des dignitaires municipaux et des partenaires, il y a eu un tirage de prix de présence : des rouli-roulants et des trottinettes.

Pour tous les goûts

La nouvelle infrastructure polyvalente permet également la pratique d’autres activités sportives incluant le patin à roues alignées, le patin à roulettes et le vélocross (bicyclettes de type BMX et urbain). Évidemment, un casque protecteur approprié et certifié est de rigueur dans le cadre de l’utilisation de cette plateforme bétonnée.

Le conseiller municipal et membre du conseil d’administration de la MDJ, Bernard Dupont, qui a consacré beaucoup d’énergie dans le cadre des démarches ayant conduit au produit final, est très heureux de l’aboutissement de ce projet bénéfique à la jeunesse qui se veut le fruit d’un fructueux partenariat. « Je remercie le maire de son appui au nouveau skateparc. Nous pouvons être fiers à Fermont d’avoir de tels équipements qui rivalisent même avec ceux des grands centres urbains. » À l’écoute des besoins de la clientèle fréquentant la MDJ, l’animatrice responsable, Suzanne Synnott, qui a elle aussi milité de concert avec ses collègues en faveur de l’implantation du nouvel aménagement sportif, est très satisfaite de cet ajout qui constitue une priorité pour la jeunesse locale. Le directeur général de la Ville, Claude Gagné, souligne l’apport important de Minerai de fer Québec (MFQ).

« C’est un effort combiné qui a mené à cette belle réalisation qui saura profiter longtemps aux jeunes du milieu. »

Selon le Service des loisirs de la Ville, les composantes de l’ancien skateparc situé en face de la salle Aurora ont été démantelées afin de procéder à l’aménagement d’un espace pour d’éventuelles cérémonies extérieures et les modules récupérés seront recyclés et réutilisés dans le cadre d’événements annuels par le Taïga Carnaval à Fermont et par le club de ski alpin et de planche à neige Smokey Mountain à Labrador City.

Investissements

La Ville de Fermont a consacré 350 000 $ à l’aboutissement du nouvel arrangement, MFQ 160 000 $ et la Maison des jeunes Alpha 30 000$.

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Publié le 2 octobre, 2023, dans la publication : Numéro_16 Volume_41

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  • Installations sportives
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  • Parc du Ruisseau
  • Patin à roues
  • Piste d’athlétisme
  • Planche à roulettes
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  • Vélocross
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Publié sur le site le 2 octobre 2023

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Deuxième édition de la compétition amicale des pompiers à Fermont

Un succès même sans feu

par Journal TDN, Louise Vachon

Sur la photo les participants et les bénévoles de l'événement posent fièrement après une belle journée de compétition dans le plaisir, partagé avec les nombreux spectateurs sur place. Source photo : Loïc Bernier et François Guilbeault

Le 3 septembre a marqué la deuxième édition d’une compétition amicale de pompiers, la première s’était déroulée lors de la journée porte ouverte du service de sécurité incendie de juin 2022 et qui avait pris moins d’ampleur. Cette année fut spectaculaire en réunissant des pompiers des casernes de Labrador City (IOC/Rio Tinto, vainqueurs de 2022), Wabush, Sept-Îles, Baie-Comeau et Fermont (Caserne 12, pompiers de la mine d’ArcelorMittal et de la mine de Minerai de fer Québec) pour cette rencontre mémorable.

Dès 10 heures le matin, Karl Gagné-Côté, animateur de la journée, a accueilli chaleureusement les participants et les spectateurs et a exposé le programme de la journée. Les compétitions individuelles se dérouleront en avant-midi, suivies d’un dîner hot-dog et pour ensuite laisser place à la course à relais en équipe en après-midi. L’événement se terminera par le dévoilement des gagnants et la remise des prix.

Un échafaudage s’élevant sur une hauteur d’environ 3 étages avait été monté, à proximité du centre d’entraînement de la Caserne 12. Vêtu de sa tenue complète de combat comprenant l’appareil respiratoire, pesant près d’une soixantaine de livres, le pompier devait gravir la structure tout en y transportant un empilement de boyaux. Une fois en haut, il devait hisser un boyau d’arrosage avec une corde puis redescendre pour faire glisser la pièce de métal du simulateur d’entrée forcée avec une masse. Après cette étape, il devait courir sur une distance de 140 pieds entre des cônes et par la suite, tirer un boyau chargé d’eau sur 75 pieds et arroser afin d’atteindre une cible. Finalement, il doit tirer un mannequin d’environ 150 lb à reculons sur une distance de 100 pieds.

Après une démonstration du pompier Guy Romain Kouam de la Caserne 12, ce sont les dames qui se sont lancées dans l’aventure en premier. Marie-Pierre Dubé Fortin, ancienne pompière de Fermont et désormais en poste à Baie-Comeau, a eu l’honneur d’ouvrir le bal, suivie de Rebecca Smith de la caserne de Wabush. Le transport du mannequin s’est avéré être l’épreuve la plus ardue. Par la suite, 22 hommes ont pris le relais, ils ont vraiment pris le défi à cœur, leur temps allant de 1 min 25 s à 3 min 24 s. Après une pause-repas bien méritée, le même parcours a été répété cette fois-ci par équipe avec des demi-finales et des finales palpitantes. La Sûreté du Québec, les paramédics de Fermont et les pompiers de Fermont ont uni leurs forces pour une démonstration finale intitulée « S’unir pour mieux intervenir ».

Les résultats ne pouvaient être passés sous silence. L’équipe d’ArcelorMittal s’est classée 4e, suivie de près par l’équipe de Sept-Îles. Les éclopés de la Caserne12 ont accédé à la 2e place tandis que l’équipe des « Carol Lake Crushers » de Rio Tinto a raflé les honneurs avec un excellent temps de 1 min 16 s. Dans les compétitions individuelles féminines, Marie-Pierre Dubé Fortin a pris la première place, suivi de Rebecca Smith. Chez les hommes, 40 ans et moins, Renaud Cellier, de Sept-Îles s’est classé 3e, Alex Raiche, capitaine préventionniste du service incendie de Fermont, a décroché une 2e place tandis que Samuel Ouellet de Baie-Comeau a triomphé en prenant le haut du podium. Dans la catégorie des plus de 40 ans, la 3e place est allée à Ron Brazil de IOC, la 2e à Yan Shaw, directeur du service incendie de Fermont, et la première fut remportée par Adam Maracle de IOC, qui a affiché le meilleur temps toutes catégories confondues, soit 1 min 25 s.

Les gagnants ont reçu une casquette souvenir de l’événement et de nombreux prix de participation furent tirés parmi les concurrents.

La journée s’est conclue par des remerciements sincères exprimés par les organisateurs, aux compétiteurs, aux bénévoles et aux généreux commanditaires, ainsi qu’à la foule de spectateurs qui sont venus encourager les participants. Le tout s’est terminé en beauté par un souper-pizza à la loge des Moose pour les concurrents et les bénévoles. Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle édition toujours aussi passionnante.

 

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Publié le 18 septembre, 2023, dans la publication : Numéro_15 Volume_41

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Publié sur le site le 18 septembre 2023

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