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  • Numéro_20

  • Québec annonce la  construction de  40 logements à  Fermont

    Programme d’habitation abordable

    Une 13 novembre, 2023

    Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

  • Un réalisateur fait du repérage à Fermont

    Tournage cinématographique

    Un réalisateur fait du repérage à Fermont

  • Causerie avec deux ministres caquistes

    Chambre de commerce Fermont

    Causerie avec deux ministres caquistes

  • Des offres insultantes selon le Front commun

    Négociation du secteur public

    Des offres insultantes selon le Front commun

Numéro_20

Québec annonce la  construction de  40 logements à  Fermont

Programme d’habitation abordable

Une 13 novembre, 2023

Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

Un réalisateur fait du repérage à Fermont

Tournage cinématographique

Un réalisateur fait du repérage à Fermont

Causerie avec deux ministres caquistes

Chambre de commerce Fermont

Causerie avec deux ministres caquistes

Des offres insultantes selon le Front commun

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Des offres insultantes selon le Front commun

Programme d’habitation abordable

Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : le représentant d’ArcelorMittal, Julien Lampron, les ministres Champagne Jourdain, Duranceau et Blanchette Vézina et le maire de Fermont, Martin St-Laurent, lors de la coupe du ruban.

La ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, était de passage à Fermont avec deux de ses collègues soit la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et la ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la Société du Plan Nord (SPN), Maïté Blanchette Vézina, le 6 novembre 2023, dans le cadre de la coupe du ruban pour l’inauguration officielle des travaux de construction de 40 logements abordables, dont huit unités sont déjà construites sur la rue Radisson, qui sont financés grâce au nouveau Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Il s’agit d’un investissement totalisant près de 18 M$.

Le gouvernement du Québec injecte près de 14 M$ dans ce chantier, soit près de 9,8 M$ par l’entremise du PHAQ de la SHQ et 4 M$ puisés dans l’enveloppe de la SPN. Pour sa part, la Municipalité de Fermont a octroyé un montant de plus de 4 M$, dont 1,8 M$ a été offert par l’entreprise ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada.

Ce projet d’implantation de logements communautaires a été échafaudé par la Société d’habitation communautaire de Fermont (SHCF) pour accommoder des aînés autonomes, des personnes vulnérables et des travailleurs en priorité issus d’entreprises d’économie sociale non logés par leur employeur dans une optique d’attraction et de rétention de la population en milieu isolé. Il s’agit d’habitations modulaires de type duplex qui comprendront deux chambres à coucher. Un total de quatre des vingt jumelés seront adaptés pour répondre à des besoins particuliers de mobilité des ménages en matière d’habitation.

La ministre Duranceau confie : « Je suis très fière de souligner ce premier chantier financé grâce au nouveau PHAQ. Voilà un bel exemple d’initiative innovante pour répondre au besoin de logements avec une contribution du secteur privé qui assure le montage financier du projet. Nos partenaires nous offrent une preuve supplémentaire de la nécessité d’inclure des joueurs de divers horizons dans la recherche de solutions en habitation. »

« Le projet inauguré en partie aujourd’hui est un exemple au Québec. C’est un projet qui démontre la force de notre milieu et la mobilisation dont nous sommes capables. C’est remarquable. Ce sont 40 nouveaux logements qui pourront être offerts entre autres à des aînés autonomes, à des personnes vulnérables et à des travailleurs. Merci à tous ceux qui ont rendu ce projet possible. Notre gouvernement est fier d’y contribuer », ajoute la ministre Champagne Jourdain.

La ministre Blanchette Vézina poursuit : « L’enveloppe gérée par la SPN nous permet de soutenir des projets d’envergure qui répondent à des besoins importants et concrets des collectivités nordiques. Le développement économique d’une région passe inévitablement par la construction de nouveaux logements. Il était important pour la SPN d’apporter sa contribution à cet important chantier. Je suis fière de le voir se concrétiser. »

« C’est avec fierté et grand enthousiasme que nous officialisons ce chantier qui permettra d’accueillir des familles désirant demeurer dans notre belle ville et de poursuivre notre mandat de rétention profitable pour toutes les entreprises essentielles pour notre population. Il va de soi que cette initiative n’aurait pu se concrétiser sans l’apport de nos partenaires, tels que la SHQ, la SPN, ArcelorMittal et la MRC. Tout ce travail n’est que le début d’un bel avenir dans notre collectivité nordique florissante », conclut le maire de Fermont et président de la SHCF, Martin St-Laurent.

En déplacement à l’étranger, le président et chef de la direction de la minière, Mapi Mobwano, a transmis un mot qui a été lu sur place. « L’expression dit “Il faut un village pour élever un enfant”. Je dirais aussi qu’il faut une ville pour développer une mine. ArcelorMittal a la volonté de poursuivre ses opérations dans la région pendant encore plusieurs décennies. Pour y arriver, nous avons besoin d’une communauté fermontoise dynamique, soudée et ayant accès à de bonnes infrastructures. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté qu’ArcelorMittal contribue à une hauteur de 1,8 M$ au projet de la SHCF. »

D’autres dignitaires ont aussi assisté à l’événement incluant le président-directeur général de la société du Plan Nord, Patrick Beauchesne, les directeurs généraux de la MRC, Jimmy Morneau, et de la Ville, Claude Gagné, des conseillers municipaux ainsi que la présidente de la section locale   5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal et le président de la section locale 7401, Sébastien Meilleur.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Publié sur le site le 14 novembre 2023

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Tournage cinématographique

Un réalisateur fait du repérage à Fermont

par Éric Cyr

Le directeur, producteur, réalisateur et scénariste franco-polonais, Edward Porembny, qui roule sa bosse depuis belle lurette un peu partout à travers le monde, s’est déplacé en train jusqu’à Fermont sur le chemin de fer desservi par Transport ferroviaire Tshiuetin durant une semaine à la fin octobre 2023 afin de faire du repérage et pour le tournage d’images locales destinées à un éventuel film documentaire qui devrait traiter de l’hiver québécois. Il s’est aussi arrêté dans la communauté innue de Pessamit près de Baie-Comeau et à Sept-Îles sur la Côte-Nord dans le cadre de ce voyage exploratoire.

L’artiste du septième art compte plus d’une cinquantaine de films à son actif depuis le début de sa carrière amorcée, il y a plus de trois décennies, à Paris en France où il a obtenu un diplôme en cinéma à l’École supérieure d’études cinématographiques (E.S.E.C.) et en art à l’Université de Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis. Il s’est par la suite installé à Londres en Angleterre où il a réalisé des documentaires et des séries télévisées pour certaines des plus grandes chaînes internationales de télévision notamment la BBC et Channel 4 (Royaume-Uni), HBO (États-Unis), Canal +, France Télévisions, France 2, France 3, TF1 (France), Arte (France-Allemagne), Al Jazeera (Qatar), TVP (Pologne) et NRK (Norvège).

La Pologne ayant retrouvé son indépendance après la chute du mur de Berlin, en 1989, et rejoint l’Union européenne, en 2004, Edward Porembny a donc décidé de s’établir à nouveau dans son pays natal où il a fondé la société de production cinématographique et télévisuelle, AMP Polska, à Varsovie, qui se concentre sur la coproduction internationale.

Edward Porembny est un passionné de son domaine qui sait propulser ses créations et celles qu’il chapeaute. Il a entre autres récolté treize prix lions lors de la 65e édition du festival international de la créativité Lions Cannes (contenu publicitaire) sur la Croisette, en 2018, dont trois Lions d’or pour son court métrage To the Last Tree Standing, traitant de la forêt de Bialowieza, la dernière forêt vierge de plaine d’Europe et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il a aussi produit les documentaires Here I Am et Men For Hire pour HBO 2 (meilleurs chiffres d’audience selon HBO Europe). La société qu’il dirige a ensuite livré pour ARTE le long métrage Madame Tyson vendu dans 13 pays et un documentaire télévisé Wresting In Dakar en coproduction avec le Royaume-Uni, la Norvège et la France et coproduit le long métrage documentaire avec la Norvège, I Am Kuba. La société a reçu un financement de Creative Media pour développer les trois nouveaux films : le docu-fiction La vie et les morts de Max Linder, Old & Crazy et Cold War Jokers.

À la découverte d’un artiste visuel globetrotteur

Spécialiste de films documentaires, le producteur, directeur et réalisateur Edward Porembny, qui était de passage dans la région à la fin octobre, s’est confié sur sa perception de son métier qui en fait n’en est pas véritablement un, mais constitue plutôt un art et une passion.

Edward Porembny a commencé à faire de la photographie dès son plus jeune âge à Varsovie en Pologne. Persuadé qu’il faut provoquer son destin et que rien n’est prédestiné, il a obstinément orienté son parcours dans le sens de ses aspirations cinématographiques en logeant dans une modeste chambre de bonne à Paris en France lors de ses études. C’est à cette période qu’il a envoyé son premier film, L’homme assis, un court-métrage, sur une cassette vidéo au journaliste et producteur de la chaîne de télévision thématique Ushuaïa du groupe TF1, Nicolas Hulot (devenu par la suite une personnalité publique bien connue) qui l’a remarqué et a contribué à propulser sa carrière.

« Je ne crois pas que je puisse parvenir à produire un film sans être totalement passionné et obsédé par mon sujet », confie Edward Porembny, qui explique que chaque projet personnel qu’il propose à des investisseurs pour obtenir du financement demande beaucoup de persévérance et de ténacité. « Il faut convaincre ceux qui injectent des capitaux, dans la plupart des cas des chaînes de télévision, de l’intérêt et de la pertinence de la matière que l’on souhaite traiter et dont le tournage peut parfois s’échelonner sur plusieurs années. Par la suite, la démarche implique d’aller sur le terrain à la rencontre de gens de différents milieux, mais le processus est aléatoire et comporte son lot d’imprévus et de stress », poursuit le cinéaste qui, à ses débuts, s’est déjà retrouvé seul dans un désert d’Australie après avoir demandé à son équipe de tournage de le laisser temporairement sur place dans une sorte de quête initiatique afin qu’il puisse s’imprégner du silence et des lieux.

« J’ai ressenti l’intensité du silence absolu et de la solitude face à l’immensité du vaste territoire. J’avoue qu’à ce moment j’ai connu la peur et que j’ai pleuré. Quelle joie de revoir mon équipe ! », raconte celui qui s’est aussi retrouvé à une autre reprise dans le couloir de la mort dans une prison du Nevada aux États-Unis pour rencontrer des condamnés à la peine capitale dans le cadre de son travail. « Il faut savoir faire preuve d’intuition et s’adapter à diverses situations parfois singulières et qui ne sont pas toujours faciles à vivre.

Edward Porembny, qui a été fasciné durant son adolescence par les films Apocalypse Now et 2001 : l’odyssée de l’espace, adore découvrir de nouvelles réalités et est convaincu que ce qu’il fait est important pour faire évoluer la société et qu’il est essentiel que le public puisse voir et ressentir à travers son approche et son regard les réalités des personnes et des milieux visités et exposés par la caméra. L’explorateur croit qu’une meilleure compréhension des différentes civilisations, cultures et modes de vie contribue à l’enrichissement de l’humanité et favorise la paix dans le monde. « Les réalisateurs de films documentaires ne sont pas là pour le divertissement de masse, mais ont un rôle majeur à jouer afin de démystifier des réalités parallèles et d’aider à orienter les spectateurs vers une meilleure tolérance des différences en misant sur les similitudes des comportements de l’être humain. »

M. Porembny est impressionné par la fabuleuse luminosité des ciels du Nord et par la nature boréale qu’il trouve merveilleuse. « J’ai toujours été fasciné par l’image. Il faut voyager afin de découvrir le monde et ne pas avoir peur de confronter les réalités parallèles en sacrifiant son confort afin de vivre des aventures enrichissantes. Bien loin de son premier film, L’homme assis, l’homme qui n’envisage aucunement la retraite est aujourd’hui debout et en perpétuel mouvement.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Chambre de commerce Fermont

Causerie avec deux ministres caquistes

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo, la ministre Duranceau, la présidente de Chambre de commerce Fermont, Marie-Claude Nolet, la directrice générale de l’organisation, Mélissa Gauthier et la ministre Champagne Jourdain.

La Chambre de commerce Fermont a profité d’un déplacement officiel local de trois personnalités politiques du cabinet Legault pour organiser un dîner-causerie dans une formule de discussion conviviale et décontractée sur le thème « Viens dîner avec nous. Parlons des enjeux de notre milieu » à la salle Aurora, le 6 novembre dernier.

La ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, de passage à Fermont pour la troisième fois depuis son élection, et la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation et députée de Bertrand, France-Élaine Duranceau, se sont adressées au public de façon interactive, ce qui a permis aux participants qui le souhaitaient d’échanger de façon constructive et à tour de rôle sur les réalités de la région et de tenter de trouver des solutions à certaines problématiques, pour la plupart récurrentes, vécues localement.

Échange réaliste et respectueux

Les sujets qui ont été les plus abordés par les protagonistes du milieu sont la crise du logement qui sévit actuellement et son lien indissociable avec la pénurie de main-d’œuvre pour les commerces et organismes locaux qui sont incapables de rivaliser avec les minières dans le domaine du recrutement d’employés, ce qui freine l’essor économique des plus petites entreprises. Le phénomène du travail par navettage aérien (fly-in/fly-out) qui rompt aussi l’équilibre et qui accentue la pression sur les services, entre autres au centre de santé, a été mentionné tout comme des problèmes liés aux modalités et à la logistique de transport tant aérien que routier. Certains plus pessimistes ont même parlé d’un point de bascule ou de rupture du mode de vie fermontois. Des interventions ont fait ressortir que la combinaison de ces éléments nuit considérablement au bien-être et à l’épanouissement des rouages communs qui définissent le quotidien des membres de la collectivité notamment au niveau du manque de diversification des services offerts.

Il a été suggéré par une interlocutrice que les gouvernements devraient maintenir et bonifier les mesures fiscales incitatives pour les résidents de Fermont qui vivent un certain isolement et qui occupent le territoire nordique. Quelqu’un a aussi souligné que les redevances minières devraient être réparties plus équitablement et profiter davantage aux gens d’ici.

La ministre Champagne Jourdain qui souhaite freiner la décroissance démographique en rendant la Côte-Nord plus attractive a confié avoir abordé cette question avec le premier ministre François Legault.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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Publié sur le site le 14 novembre 2023

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Négociation du secteur public

Des offres insultantes selon le Front commun

par Éric Cyr

Sur la photo, des grévistes fermontoises lors d’un débrayage, le 6 novembre dernier.

C’est avec une vive déception, mais peu d’étonnement que les porte-paroles du Front commun ont pris connaissance du dépôt effectué par le Conseil du trésor, le 29 octobre 2023, lequel est reçu comme un affront. Selon eux, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) démontre son incapacité à comprendre les difficultés vécues au sein des services publics et à réaliser l’urgence de sauver le navire qui est en train de sombrer. Ils constatent une déconnexion totale face à la colère des travailleuses et des travailleurs qui, épuisés, portent sur leurs épaules des services publics plus que jamais fragilisés.

« Beaucoup de bruit pour rien : une bonification pitoyable de seulement 1,3 % sur une durée de cinq ans. Ce dépôt est une nouvelle claque au visage des 420 000 travailleuses et travailleurs du Front commun. C’est une insulte. C’est trop peu trop tard. Pour nos gens, tendre l’autre joue, c’est terminé », ont tonné d’une seule voix les porte-paroles du Front commun, le premier vice-président de la CSN, François Enault, le président de la CSQ, Éric Gingras, la présidente de la FTQ, Magali Picard, et le président de l’APTS Robert Comeau.

Selon les représentants syndicaux, malgré le fait que 100 000 personnes sont venues appuyer le Front commun dans les rues le 23 septembre, un mandat de grève générale illimitée adopté à 95 % et l’annonce d’une première journée de grève, l’éléphant a accouché d’une souris. Ils considèrent que le gouvernement Legault continue de vouloir tout décider seul, de tout imposer, habitué à manœuvrer ainsi depuis sa première élection en 2018.

« Nous ne voyons rien dans ce dépôt qui permettrait de lever la grève. Nous devons nous rendre à l’évidence. La grève est la seule solution pour que le gouvernement comprenne. Puisqu’il le souhaite, on va l’exercer haut et fort », ont renchéri les porte-paroles. Ces derniers ont précisé qu’ils prendront le temps d’analyser le dépôt en détail avant d’en faire la présentation à leurs instances respectives, mais il ne fait déjà aucun doute qu’il n’est pas à la hauteur des attentes de leurs membres.

Offre salariale

L’offre salariale, qui est passée de 9 % sur cinq ans à 10,3 % pour la même période, ne règlera en rien l’immense retard que subissent les 420 000 travailleuses et travailleurs regroupés en Front commun par rapport aux autres Québécoises et Québécois. « La nouvelle offre salariale ne réussira pas à nous sortir de l’appauvrissement proposé par le gouvernement. Nous jouons toujours dans le même mauvais film, un film catastrophe. » À titre comparatif, le gouvernement a choisi de donner aux parlementaires 30 % d’enrichissement et de rattrapage auxquels viendront s’additionner d’autres augmentations annuelles.

Première journée de grève à Fermont

À l’instar de leurs confrères et consœurs des autres régions du Québec, plus de 7000 travailleurs et travailleuses de la Côte-Nord regroupés au sein du Front commun rassemblant 420 000 employés de l’État québécois qui sont membres de l’une des quatre plus grandes organisations syndicales québécoises, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), ont bravé le froid en amorçant un débrayage de quelques heures en début de matinée, le 6 novembre 2023.

Ces manifestations qui affectent principalement les milieux scolaire et hospitalier témoignent de l’exaspération des fonctionnaires quant aux dernières offres de Québec et à la lenteur des négociations relatives au renouvellement de leurs conventions collectives qui s’éternisent depuis plus d’un an et qui semblent actuellement dans l’impasse. Les travailleurs et travailleuses de cette alliance syndicale exercent leur droit de grève, avec un mandat adopté à 95 %, afin de dénoncer d’une voix commune et à l’unanimité le mépris du gouvernement Legault à leur égard et de revendiquer un rattrapage salarial ainsi qu’une protection contre l’inflation. Des piquets de grève ont été érigés localement à quelques endroits notamment en face des logements et des bureaux administratifs de la Commission scolaire du Fer, à l’entrée principale et dans la cour des écoles et en bordure du centre de santé.

Selon le regroupement syndical, la moyenne salariale annuelle des employés et employées du secteur public membres du Front commun dont la proportion de femmes atteint 78 % est de près de 44 000 $, le retard salarial est de – 11,9 % et le retard de rémunération globale se chiffre à – 3,9 %.

Les dirigeants du Front commun ont déjà annoncé que si les négociations achoppent et qu’aucune entente de principe n’est conclue dans un délai rapproché, trois jours consécutifs additionnels de grève sont prévus partout au Québec du 21 au 23 novembre prochains.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

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