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  • Une délégation à Fermont

    Université Laval

    Une délégation à Fermont

  • Québec annonce la  construction de  40 logements à  Fermont

    Programme d’habitation abordable

    Une 13 novembre, 2023

    Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

  • Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

    Société du Plan Nord

    Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

  • Supercherie libérale prise 3

    Transquébeclabrador

    Une 27 août, 2018

    Supercherie libérale prise 3

  • Une distinction peu enviable

    Route nationale 389

    Une 25 juin, 2018

    Une distinction peu enviable

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    Mine de fer du lac Bloom

    Une 4 décembre, 2017

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  • Comme un pavé dans la mare

    Route nationale 389

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    Usine de filtration d’eau potable

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    Mine du lac Bloom

    Québec octroie 5,2 M$

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    Plan Nord

    Une 12 juin, 2017

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  • Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

    Mine de fer du lac Bloom

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  • En attendant que le champion croise le fer

    Mine de fer du lac Bloom

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  • Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

    Découverte scientifique

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  • Expansion envisagée par Polycor

    Mine de quartz du site de Fermont

    Une 23 janvier, 2017

    Expansion envisagée par Polycor

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Une délégation à Fermont

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Québec octroie 5,2 M$

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Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

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En attendant que le champion croise le fer

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Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

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Expansion envisagée par Polycor

Mine de quartz du site de Fermont

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Université Laval

Une délégation à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo des représentants de Fermont et de l’Université Laval : le conseiller principal affaires gouvernementales et projets chez ArcelorMittal Christophe Aura, le doyen de la faculté de Sciences et génie André Zaccarin, la cheffe de cabinet de la rectrice de l’Université Laval Chantale Malenfant, le directeur général (DG) de la Ville de Fermont Claude Gagné, le v.-p. affaires publiques et relations gouvernementales chez ArcelorMittal Julien Lampron, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont Martin St-Laurent, la rectrice Sophie D’Amours, le directeur de l’École supérieure en aménagement et développement (ESAD) et professeur Alexandre Lebel, le directeur scientifique de l’INQ et professeur Jean-Éric Tremblay, le DG de la MRC de Caniapiscau Jimmy Morneau et le conseiller stratégique pour les dossiers nordiques et arctiques à l’université Robert Sauvé.

Des représentants de l’Université Laval de Québec, incluant la rectrice et des chercheurs, se sont déplacés à Fermont, les 12 et 13 février 2024, afin de mieux se familiariser avec la réalité nordique locale et bien cerner les enjeux propres au milieu. Les participants à cette mission ont pu échanger avec des personnalités politiques locales influentes et visiter la ville et la mine de fer de Mont-Wright d’ArcelorMittal.

L’ancien président-directeur général de la Société du Pan Nord (SPN), Robert Sauvé, était du nombre. Ce dernier, qui s’est souvent déplacé dans des régions québécoises nordiques et qui œuvre aujourd’hui pour l’université, explique que l’objectif de cette démarche était de mieux comprendre les enjeux particuliers des villes monoindustrielles sur le terrain et le contexte dans lequel évoluent les entreprises minières de la région afin de visualiser les réalités avec lesquelles elles doivent composer notamment l’éloignement et les rigueurs du climat.

Le directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec (INQ) Jean-Éric Tremblay qui faisait partie des ambassadeurs universitaires qui se sont rendus à Fermont mentionne que l’Université Laval a été la force motrice qui a permis la formation de l’INQ. Ce dernier précise que le Plan Nord a manifesté, dès son implantation, une volonté de stimuler un développement économique plus durable en apprenant des erreurs du passé pour mieux aller de l’avant tout en prenant en considération le volet environnemental qui est un enjeu moderne majeur.

« L’idée est de mobiliser la communauté scientifique québécoise en regroupant le bassin de connaissances et d’expertise en l’orientant notamment vers la résolution de problèmes reliés aux enjeux qui pourraient freiner les aspirations légitimes des milieux nordiques », confie M. Tremblay.

L’INQ, qui regroupe 15 institutions d’enseignement, a pour mission de fédérer les forces en recherche nordique et arctique, de favoriser l’innovation et de créer une synergie entre chercheurs et utilisateurs de la recherche afin de fournir aux gouvernements, aux communautés nordiques et au secteur privé le savoir et la main-d’œuvre experte nécessaire au développement durable du Nord dans un contexte de changements climatiques rapides et profonds. Selon M. Tremblay, un consortium de recherche en innovation nordique du Québec est en voie d’être créé afin d’accroître la collaboration entre le milieu de la recherche et les communautés et industries du Nord, dont les minières.

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Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Directeur scientifique de l’Institut nordique du Québec
  • Enjeux
  • Fermont
  • M. Jean-Éric Tremblay
  • M. Robert Sauvé
  • Plan Nord
  • Président-directeur général de la Société du Pan Nord
  • Réalité nordique locale
  • Université Laval de Québec
  • Villes monoindustrielles

Publié sur le site le 5 mars 2024

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Programme d’habitation abordable

Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : le représentant d’ArcelorMittal, Julien Lampron, les ministres Champagne Jourdain, Duranceau et Blanchette Vézina et le maire de Fermont, Martin St-Laurent, lors de la coupe du ruban.

La ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, était de passage à Fermont avec deux de ses collègues soit la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et la ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la Société du Plan Nord (SPN), Maïté Blanchette Vézina, le 6 novembre 2023, dans le cadre de la coupe du ruban pour l’inauguration officielle des travaux de construction de 40 logements abordables, dont huit unités sont déjà construites sur la rue Radisson, qui sont financés grâce au nouveau Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Il s’agit d’un investissement totalisant près de 18 M$.

Le gouvernement du Québec injecte près de 14 M$ dans ce chantier, soit près de 9,8 M$ par l’entremise du PHAQ de la SHQ et 4 M$ puisés dans l’enveloppe de la SPN. Pour sa part, la Municipalité de Fermont a octroyé un montant de plus de 4 M$, dont 1,8 M$ a été offert par l’entreprise ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada.

Ce projet d’implantation de logements communautaires a été échafaudé par la Société d’habitation communautaire de Fermont (SHCF) pour accommoder des aînés autonomes, des personnes vulnérables et des travailleurs en priorité issus d’entreprises d’économie sociale non logés par leur employeur dans une optique d’attraction et de rétention de la population en milieu isolé. Il s’agit d’habitations modulaires de type duplex qui comprendront deux chambres à coucher. Un total de quatre des vingt jumelés seront adaptés pour répondre à des besoins particuliers de mobilité des ménages en matière d’habitation.

La ministre Duranceau confie : « Je suis très fière de souligner ce premier chantier financé grâce au nouveau PHAQ. Voilà un bel exemple d’initiative innovante pour répondre au besoin de logements avec une contribution du secteur privé qui assure le montage financier du projet. Nos partenaires nous offrent une preuve supplémentaire de la nécessité d’inclure des joueurs de divers horizons dans la recherche de solutions en habitation. »

« Le projet inauguré en partie aujourd’hui est un exemple au Québec. C’est un projet qui démontre la force de notre milieu et la mobilisation dont nous sommes capables. C’est remarquable. Ce sont 40 nouveaux logements qui pourront être offerts entre autres à des aînés autonomes, à des personnes vulnérables et à des travailleurs. Merci à tous ceux qui ont rendu ce projet possible. Notre gouvernement est fier d’y contribuer », ajoute la ministre Champagne Jourdain.

La ministre Blanchette Vézina poursuit : « L’enveloppe gérée par la SPN nous permet de soutenir des projets d’envergure qui répondent à des besoins importants et concrets des collectivités nordiques. Le développement économique d’une région passe inévitablement par la construction de nouveaux logements. Il était important pour la SPN d’apporter sa contribution à cet important chantier. Je suis fière de le voir se concrétiser. »

« C’est avec fierté et grand enthousiasme que nous officialisons ce chantier qui permettra d’accueillir des familles désirant demeurer dans notre belle ville et de poursuivre notre mandat de rétention profitable pour toutes les entreprises essentielles pour notre population. Il va de soi que cette initiative n’aurait pu se concrétiser sans l’apport de nos partenaires, tels que la SHQ, la SPN, ArcelorMittal et la MRC. Tout ce travail n’est que le début d’un bel avenir dans notre collectivité nordique florissante », conclut le maire de Fermont et président de la SHCF, Martin St-Laurent.

En déplacement à l’étranger, le président et chef de la direction de la minière, Mapi Mobwano, a transmis un mot qui a été lu sur place. « L’expression dit “Il faut un village pour élever un enfant”. Je dirais aussi qu’il faut une ville pour développer une mine. ArcelorMittal a la volonté de poursuivre ses opérations dans la région pendant encore plusieurs décennies. Pour y arriver, nous avons besoin d’une communauté fermontoise dynamique, soudée et ayant accès à de bonnes infrastructures. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté qu’ArcelorMittal contribue à une hauteur de 1,8 M$ au projet de la SHCF. »

D’autres dignitaires ont aussi assisté à l’événement incluant le président-directeur général de la société du Plan Nord, Patrick Beauchesne, les directeurs généraux de la MRC, Jimmy Morneau, et de la Ville, Claude Gagné, des conseillers municipaux ainsi que la présidente de la section locale   5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal et le président de la section locale 7401, Sébastien Meilleur.

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Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Accès au logement
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Publié sur le site le 14 novembre 2023

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Société du Plan Nord

Plus de 2,5 M $ pour la Côte-Nord

par Éric Cyr

Source photo : Pixabay

La ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région Côte-Nord, Kateri Campagne Jourdain, a annoncé au club de curling de Sept-Îles un investissement de 2 504 150 $, le 20 mars 2023, pour soutenir 25 projets de la Côte-Nord dans le cadre du Fonds d’initiatives nordiques (FIN), dont quatre dans la MRC de Caniapiscau.

La ministre Champagne Jourdain qui était accompagnée pour l’occasion du député de René-Lévesque, Yves Montigny, a fait l’annonce au nom de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, et ministre responsable de la Société du Plan Nord, Maïté Blanchette Vézina.

Les projets retenus, qui touchent une grande variété de domaines, comme les services de proximité, l’adaptation aux changements climatiques et l’entrepreneuriat, représentent des investissements totaux de plus de 6,6 millions de dollars dans la région. Des projets nord-côtiers retenus, 21 s’inscrivent dans le volet A du FIN qui vise à favoriser l’essor des communautés et conservation de l’environnement. Quatre autres initiatives de nature entrepreneuriale se classent sous le volet B. Le FIN, qui clôt son quatrième appel de projets, fait partie du Plan d’action nordique 2020-2023 (PAN 20-23) du gouvernement du Québec. Il est assorti d’une enveloppe budgétaire totale de 12,7 millions de dollars. La Société du Plan Nord, qui coordonne la réalisation du PAN 20-23, est responsable de ce programme.

La ministre Blanchette Vézina confie : « Je suis fière que notre gouvernement dispose d’un outil comme le Fonds d’initiatives nordiques pour appuyer les initiatives qui voient le jour sur le territoire nordique. Ce programme a permis de soutenir 84 projets nord-côtiers depuis le lancement du Plan d’action nordique, en décembre 2020. Il s’agit de retombées concrètes sur le territoire, représentant des investissements de plus de 22,9 millions de dollars sur la Côte-Nord. »

« Je suis ravie que les organismes et les entrepreneurs nord-côtiers aient encore répondu nombreux à cet appel à projets du Fonds d’initiatives nordiques. La diversité des initiatives sélectionnées démontre bien le dynamisme de notre région, tout comme sa préoccupation pour le développement durable de son territoire », conclut la ministre Champagne Jourdain.

Quatre projets dans la MRC de Caniapiscau

Volet A. Essor des communautés nordiques et conservation de l’environnement.

-La MRC de Caniapiscau obtiendra 18 375 $ afin d’évaluer le revenu viable nécessaire pour permettre aux résidents de la région d’atteindre un niveau de vie digne et sans pauvreté. Fait à noter, il existe des disparités entre les secteurs de Fermont et de Schefferville puisqu’en 2020 le revenu médian annuel après impôts des ménages de Fermont était de 125 000 $. Le coût des denrées alimentaires est aussi plus élevé à Schefferville.

-La Ville de Schefferville recevra 100 000 $ pour aménager une aire de jeux pour enfants au parc des Ailes.

Volet B. Initiatives de nature entrepreneuriale

-Le Conseil de la nation innue de Matimekush- Lac John disposera de 97 954 $ pour réaliser un projet pilote de revégétalisation de sites miniers abandonnés.

-La nation naskapie de Kawawachikamach pourra disposer de 100 000 $ afin de mener une étude pour structurer une initiative entrepreneuriale portée par la communauté.

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Publié le 10 avril, 2023, dans la publication : Numéro_07 Volume_41

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Publié sur le site le 11 avril 2023

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Transquébeclabrador

Supercherie libérale prise 3

par Éric Cyr

Le gouvernement libéral québécois semble vendre vessie pour lanterne au sujet des investissements anticipés de 468 millions de dollars pour la route nationale 389 puisque c’est le troisième engagement à ce sujet en moins d’une décennie. D’abord annoncé pour la première fois en 2009 par l’ancien premier ministre Jean Charest dans le cadre du Plan Nord, le discours fut relayé en 2017 par son successeur le premier ministre sortant Philippe Couillard avant la plus récente prédiction.

L’art d’étirer la sauce

Le ministère des Transports du Québec a assuré qu’un budget de 468 M $ était alloué pour la réfection de cette route interprovinciale dès 2015 afin de rétablir le tracé de 570 kilomètres sur une période de dix ans. Pourtant dans une sorte de subterfuge incongru et à la suite de la plus récente annonce d’investissements pour des travaux d’amélioration entre Baie-Comeau et Fermont, le montant demeure inchangé malgré la contribution du gouvernement fédéral qui allongera 183 M $ sortant ainsi de sa léthargie en couvrant 40 % de la facture. De plus les travaux devraient encore se poursuivre durant une autre décennie.

Dossier épineux et tergiversations

C’est la ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, qui a confirmé lors de son passage à Baie-Comeau, le 27 juillet dernier, la première contribution d’Ottawa pour la route 389 qu’elle a qualifié d’axe stratégique important pour le transport des personnes et des marchandises. Selon la ministre québécoise déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, la route 389 est une infrastructure importante pour le gouvernement du Québec et le dossier est jugé prioritaire (SIC) par l’État qui a soumis sa candidature pour le Nouveau Fonds Chantiers Canada d’où provient la contribution d’Ottawa. Le seul lien routier du nord-est québécois était pourtant déjà admissible au préalable au programme précédent appelé Fonds Chantiers Canada dont Québec n’a pas daigné tirer parti à l’époque au contraire du Labrador qui en a grassement profité pour achever le prolongement de la 389 au Labrador, la route 500 (autoroute Translabrador), pour l’amélioration et l’asphaltage de ce lien routier du Labrador Ouest jusqu’à Happy Valley-Goose Bay.

« Si la 389 constituait une priorité
du Plan Nord elle serait achevée »

La route, les sapins et les valises

Selon le député du Parti québécois de René-Lévesque sur la Côte-Nord, Martin Ouellet, qui a réagi sur son profil Facebook, cette « nouvelle » déclaration coïncide étrangement avec la campagne électorale : « Rien de nouveau, que du réchauffé déjà annoncé en 2017 et même en 2009 par Jean Charest. Ne nous prenez pas pour des valises, la part du fédéral dans ce dossier est juste normale dans le cadre de cette route interprovinciale. » La députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard, abonde dans le même sens : « C’est une manœuvre purement électoraliste. Il est difficile de suivre ce dossier plutôt nébuleux quand les intervenants ne savent pas où ils en sont rendus. Le montant accordé par le fédéral aurait dû servir à accélérer l’échéancier des travaux sur cette route ou à tout le moins améliorer la sécurité en effectuant des corrections temporaires dans des secteurs identifiés en attendant l’aboutissement de ceux-ci qui s’éternisent. » La députée de Manicouagan du Bloc québécois, Marilène Gill, y voit aussi un dédoublement de promesses électorales puisque la somme de 183 M $ consentie par le gouvernement Trudeau ne sera disponible qu’après l’élection fédérale de 2019. « Ça ressemble à un cadeau de la ruche libérale fédérale à son essaim provincial et qui s’apparente à deux promesses électorales dans une. C’est de la poudre aux yeux, de belles paroles mais toujours rien de concret. Si la 389 constituait réellement une priorité du Plan Nord, ça fait belle lurette que sa réfection serait complétée. »

Écran de fumée, mensonges et trahison

Ça ne prend pas un comptable ou un mathématicien pour effectuer ce simple calcul 468 M $ réservé pour la 389 par le gouvernement du Québec il y a quelques années + 183 M $ accordé par Ottawa = 651 M $. Donc dans les faits Québec ne respecte pas son engagement initial puisqu’il ne fournira que 190 M $ consentis par la Société du Plan Nord et 95 M $ provenant de Transports Québec pour un total de 285 M $. C’est donc le 183 M $ d’Ottawa qui comblera la différence pour atteindre 468 M $. Selon la ministre québécoise déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, cela permettra de dégager une marge de manœuvre pour d’autres projets. Oui mais où et quand?

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Publié le 27 août, 2018, dans la publication : Numéro 13 Volume 36

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  • Ministère des Transports du Québec
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Publié sur le site le 27 août 2018

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Route nationale 389

Une distinction peu enviable

par Éric Cyr

La route 389, qui s’étire de Baie-Comeau jusqu’à la frontière du Labrador Ouest en passant par Fermont, a été reconnue à sa juste valeur en s’illustrant parmi les infrastructures routières les plus déficientes au pays pour la seconde fois. Le lien interprovincial, qui fait partie du réseau routier national depuis 2005, s’est attiré les foudres des usagers en se hissant à nouveau au top 5 des routes les plus médiocres du Québec selon un classement établi pour la quatrième année consécutive par l’association des automobilistes CAA-Québec.

Deux fois plus glorieuse

En récoltant la cinquième place à deux reprises au palmarès des dix plus mauvaises routes québécoises, la route 389, qui avait déjà raflé ce titre indésirable en 2015, demeure fidèle à elle-même. Le seul lien routier du Nord-Est québécois s’est également illustré au passage cette année comme pire route de la Côte-Nord en devançant la route 138 qui est toujours inachevée. La 389 a aussi été reconnue comme la route la plus pitoyable sous la responsabilité du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) puisque les quatre autres routes qui seraient dans un état plus lamentable que la 389 sont situées dans des agglomérations urbaines et ne relèvent pas du gouvernement du Québec.

À la défaveur populaire

La route 389, qui ne semble pas faire le bonheur des usagers, loin de là, fait partie des priorités du Plan Nord depuis de nombreuses années et réussit malgré tout à se maintenir parmi les liens routiers à éviter en particulier le goulot d’étranglement de la circulation qui atteint son paroxysme dans le tracé Fire Lake/Mont-Wright.

Discrédit du discours

Selon Transports Québec qui sert la même rengaine depuis près d’une décennie : « Le programme d’amélioration de la route 389, entre Baie-Comeau et Fermont, consiste à réaliser plusieurs travaux afin d’améliorer les conditions de circulation sur cette route nordique. Ce projet s’inscrit dans le cadre des priorités du Plan Nord. Le gouvernement du Québec a alloué un budget total de 468 M $ au programme, qui s’échelonnera sur une période de 10 ans. Il favorisera la mise en valeur du potentiel économique considérable du Nord québécois en donnant accès à de nombreuses ressources naturelles et récréotouristiques. »

La conseillère en communications à la direction générale de la Côte-Nord au MTMDET, Sarah Gaudreault, précise que des travaux ont été réalisés au cours des trois dernières années (2015 à 2017), et que d’autres sont à venir en 2018 (mais pas le nouveau tronçon anticipé Fire Lake/Mont-Wright).

Cet argument semble pourtant manquer de consistance puisqu’un fait demeure : la 389 reste au même point dans la perception populaire qu’en 2015, soit en cinquième position des routes les plus anémiques et étiolées au Québec.

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Publié le 25 juin, 2018, dans la publication : Numéro 12 Volume 36

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  • Mauvaises routes québecoises
  • Pire route Côte-Nord
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  • Réseau routier national
  • Route 138
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  • Transports Québec

Publié sur le site le 21 juin 2018

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Mine de fer du lac Bloom

Feu vert pour la relance

par Éric Cyr

Légende : De nombreux dignitaires rassemblés lors de l’annonce de la reprise des activités minières au lac Bloom près de Fermont.

Une brochette d’invités de marque était rassemblée à la mine du lac Bloom à proximité de Fermont, le 15 novembre dernier, dans le cadre d’une conférence de presse où l’on a fait l’annonce officielle de la reprise des activités minières par Minerai de fer Québec (MFQ), une filiale de la compagnie Champion, prévue en mars 2018. Des dignitaires se sont relayés devant des représentants des médias pour prononcer des discours à l’occasion de la nouvelle de ce redémarrage tant attendu.

Le président directeur du conseil et chef de la direction de Champion, Michael O’Keefe a eu l’honneur de s’adresser en premier à la foule composée de personnalités influentes, mais aussi de nombreux employés de l’entreprise. Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, récemment nommé ministre responsable du Plan Nord, Pierre Moreau, qui a succédé à Pierre Arcand lors d’un récent remaniement ministériel, y est par la suite allé d’une allocution. La députée de Duplessis, Lorraine Richard, du Parti québécois était aussi sur place pour l’occasion tout comme le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé, le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, le préfet de la MRC de Sept-Rivières et maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, le coordonnateur régional des Métallos, Nicolas Lapierre, le chef de l’exploitation de MFQ, David Cataford ainsi que le directeur général de la compagnie, Patrick Champagne.

Évolution des investissements de Québec

Le gouvernement du Québec a annoncé pour l’occasion un investissement additionnel totalisant 26,2 M $ pour soutenir la poursuite de la relance des activités de cette mine par la société Minerai de fer Québec dont le redémarrage engendrera la création de 450 emplois de qualité et générera d’importantes retombées économiques dans la région de la Côte-Nord. Le soutien financier gouvernemental comprend une prise de participation, issue du fonds Capital Mines Hydrocarbures, de 26,2 M $ dans le capital-actions de MFQ. Ceci s’ajoute aux 25,2 M $ investis par ce même fonds au cours des dernières années, incluant une contribution financière de 6 M $ accordée par Ressources Québec à même ses fonds propres, pour un total de 51,4 M $. En 2016, le fonds Capital Mines Hydrocarbures a investi 14 M $ dans l’entreprise MFQ et 6 M $ dans Champion afin de soutenir l’acquisition des actifs de la mine du lac Bloom. En échange de cet investissement, Ressources Québec a acquis 36,8 % des actions de MFQ et environ 10 % des actions de Champion. En mai dernier, le gouvernement du Québec a confirmé un investissement totalisant 11,2 M $, dont 5,2 M $
proviennent du fonds Capital Mines Hydrocarbures, pour soutenir les travaux préparatoires à la relance des activités de la mine, et 6 M $ sont accordés par Ressources Québec, une filiale d’IQ. Institué au sein du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et géré par Ressources Québec, à titre de mandataire, le fonds Capital Mines Hydrocarbures est doté d’une enveloppe de un milliard de dollars et permet au gouvernement du Québec, la prise de participation notamment dans des entreprises du secteur des mines qui exploitent et transforment des substances minérales du domaine de l’État. Ce fonds vise notamment à soutenir la relance du Plan Nord, en constituant une source de financement additionnel pour la réalisation de projets d’investissements privés.

Joyau du Plan Nord

Le nouveau bonze du Plan Nord, M. Moreau, explique : « Le gouvernement du Québec soutient activement la relance de la mine du lac Bloom, un site qui revêt une importance stratégique pour l’économie du Québec et particulièrement pour celle de la communauté de Fermont. Ce projet fait partie des initiatives qui contribueront de façon significative à la réussite du Plan Nord. Il favorisera la mise en valeur de nos ressources naturelles de manière responsable, tout en mettant à profit notre main-d’œuvre qualifiée. » Selon le ministre responsable de la région Côte-Nord et ancien responsable du Plan Nord, Pierre Arcand : « L’infrastructure stratégique du site de Pointe-Noire, à Sept-Îles, jouera un rôle clé…Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la Côte-Nord, qui tirera profit des retombées économiques associées au transport de concentré de fer. » Selon le président-directeur général d’Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté : « Le Québec prouve, une fois de plus, qu’il est un chef de file mondial du développement minier durable en favorisant le développement économique de ses régions à fort potentiel. Par cet investissement, nous envoyons un signal fort pour stimuler l’attrait d’investissements chez nous en vue de créer de la richesse et des emplois de qualité. »

Fin prêt à croiser le fer

Après l’acquisition de la mine du lac Bloom pour 10,5 M $ et des obligations environnementales estimées à 41,7 M $ en avril 2016, MFQ est prêt 19 mois plus tard à se positionner comme un incontournable sur l’échiquier du Plan Nord et à lancer tel que promis dans une exploitation à long terme (7 M de tonnes de concentré annuellement anticipé dès 2018 pour une durée estimée de 21 ans) grâce à l’optimisation du circuit de séparation qui permet une amélioration considérable du taux de récupération du minerai (teneur en fer de plus de 66 %, ce qui permettra de toucher une prime sur la qualité lors de la vente) et à une usine des plus performantes. Champion, par le biais de sa filiale MFQ, qui a sollicité l’État québécois comme principal partenaire, a réussi son pari en réunissant le financement nécessaire, un tour de force financier de 327 M $, en moins d’une année, véritable prouesse pour ce projet d’envergure qui ouvre une nouvelle ère de prospérité sur la Côte-Nord.

En route vers le marché mondial

En plus de la remise à niveau et du perfectionnement des installations, plusieurs étapes ont aussi été franchies depuis la publication des résultats de l’étude de faisabilité en février dernier. MFQ a procédé à la confirmation d’une prise de participation à l’intérieur de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire et à une entente avec cette dernière pour le transport annuel de 8 M de tonnes de minerai de fer, à l’acquisition de 735 wagons spécialisés dans l’acheminement du minerai, à une entente de transport avec la Société Chemin de fer Quebec North Shore and Labrador (QNS&L), à l’annonce d’un financement par emprunt de 180 M $ US de Sprott Resource Lending et la Caisse de dépôt et placement du Québec, à l’annonce de la vente d’une débenture à Glencore International AG, à la confirmation du capital-actions de Ressources Québec dans le projet, à la diminution des impacts environnementaux (mise en place d’une chaudière vapeur à électrode beaucoup moins énergivore, introduction d’un convoyeur aérien destiné au transport du minerai et amélioration de la gestion des résidus miniers qui réduiront l’utilisation de camions) la signature d’une entente de principe avec le syndicat des Métallos pour un contrat de travail d’une durée de trois ans et d’une entente pour l’achat de la totalité de la future production annuelle (avec la nippone Sojitz 3 M de tonnes [40 %] et le mastodonte Glencore qui s’est engagé à acheter le reste) garantissant ainsi l’établissement d’une clientèle.

Emplois et vision d’avenir

MFQ qui emploie actuellement plus de 250 personnes accélère dorénavant le processus d’embauche et souhaite atteindre l’objectif de plus de 450 travailleurs grâce à un recrutement intensif d’ici le lancement des opérations. En outre, le redémarrage aura nécessité des investissements de 160 M $ où le gouvernement du Québec est partenaire à 36,8 %.

Selon M. O’Keefe : « Le projet aura requis un engagement sans précédent de plusieurs partenaires sans qui, rien de tout cela ne serait possible : administrateurs, investisseurs, gouvernement [du Québec], partenaires, fournisseurs, syndicat, employés. Je veux remercier sincèrement chacune de ses personnes. Aujourd’hui, les yeux du monde sont tournés vers un fer d’une qualité exceptionnelle, l’un des meilleurs sur la planète, et c’est ici qu’il se trouve… Les défis étaient immenses, le travail colossal. D’un autre côté, notre ambition et notre détermination ont toujours été les mêmes : redémarrer cette mine à fort potentiel dans le respect des communautés, le développement de la région et l’intérêt économique du Québec. Nous entrevoyons l’étape de l’exploitation avec un immense enthousiasme, encore plus heureux de participer à cette fierté retrouvée dans une communauté que nous aimons profondément. »

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Publié le 4 décembre, 2017, dans la publication : Numéro 20 Volume 35

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Publié sur le site le 4 décembre 2017

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Route nationale 389

Un dossier qui s’étire en longueur sur 570 km

par Éric Cyr

Le Programme d’amélioration de la route nationale 389, la seule route provinciale québécoise à se rendre au-delà du 51e parallèle, constitue l’une des priorités d’actions du Plan Nord et, à ce titre, ce projet est « prioritaire » pour le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET). Cette volonté a été réitérée dans le Plan québécois des infrastructures 2017-2027. Le gouvernement du Québec est déjà engagé dans ce projet majeur et a d’ailleurs prévu un budget total de 468 millions de dollars au programme.

La route nationale 389, un axe terrestre interprovincial qui fait partie de la transquébec-labrador, s’étend sur une distance de 570 kilomètres et relie la route 138 à la frontière ouest de la province de Terre-Neuve-et-Labrador où elle rejoint l’autoroute 500 (aussi appelée Nichols-Adam ou translabradorienne). Reconnue comme faisant partie du réseau routier national en 2005, la 389 a été construite par étapes, par divers intervenants, notamment des grévistes de la compagnie minière Québec Cartier qui ont fait aboutir le tracé Fire Lake/Mont-Wright en 1978. Selon Transports Québec, il s’agit d’une route sinueuse qui présente un profil très accidenté pour laquelle divers correctifs sont nécessaires. Le Programme d’amélioration de la route 389 vise à réaliser ceux-ci, qui sont essentiels à l’amélioration de la sécurité et du confort des usagers. Le gouvernement du Québec a déjà alloué un montant de 468 M$ au Programme qui faisait partie, en avril 2015, du dévoilement du Plan Nord à l’horizon 2035, le plan d’action 2015-2020, qui devrait s’échelonner sur une période de 10 ans. La réfection de la 389 « favorisera la mise en valeur du potentiel économique considérable du Nord québécois en donnant accès à de nombreuses ressources naturelles et récréotouristiques. »

La planification des travaux de réfection de la route 389 entre Baie-Comeau et Fermont se poursuit selon le ministère des Transports du Québec. À ce jour, près de 40 M$ ont été investis (pour la majorité au sud de cet axe routier) depuis de début du programme.

Conception du nouveau tracé

Transports Québec a fait des appels d’offres publiques, selon la nature des interventions et la localisation des travaux, pour des services de conception. C’est le consortium Roche/TDA qui a obtenu le contrat de définir un nouveau tracé et la réfection majeure pour le nouveau tronçon entre Fire Lake et Fermont. Roche/TDA est la firme chargée de la conception du projet, toutefois l’entreprise s’est adjointe à SNC-Lavalin GEM Québec Inc. afin d’effectuer la partie géotechnique du projet.

État d’avancement des projets

Le MTMDET détaille l’état d’avancement général des cinq projets du programme :

Projet A : de Fire Lake à Fermont (km 478 à 566)

Plusieurs étapes ont été réalisées, notamment l’étude d’opportunité, l’étude d’avant-projet préliminaire et les études géotechniques (sondages, forages, qualité des sols incluant le déboisement d’un sentier requis pour réaliser ces activités). L’étude environnementale fédérale approfondie ainsi que l’étude d’avant-projet définitif sont en cours. La prochaine étape sera l’approbation des plans et devis. Selon l’échéancier technique, les travaux « pourraient » débuter en 2019, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

Projet B : de Baie-Comeau à Manic-2 (km 0 à 22)

Les travaux de prolongement de l’Avenue du Labrador, consistant en 1,1 km via le tracé projeté du projet B, dans le parc industriel Jean-Noël Tessier, seront terminés à la fin du mois d’octobre 2017. La préparation des plans et devis définitifs pour le reste du projet B débutera en 2018. Selon l’échéancier technique, les travaux pourraient débuter à l’automne 2018, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

* Les projets A et B sont assujettis à la Directive sur la gestion des Projets majeurs d’infrastructure publique puisqu’ils représentent chacun des investissements de plus de 100 M$.

Projet C : secteur sinueux au nord de Manic-5 (km 240 à 254)

Plusieurs étapes ont été réalisées, notamment l’étude d’opportunité, les études d’avant-projet, des études géotechniques (sondage, forages, qualité des sols, etc.) et les plans et devis préliminaires. La préparation des plans et devis définitifs est à l’étape de finalisation. Les travaux pourraient débuter en 2018, conditionnellement à l’obtention des autorisations nécessaires.

Projet D : de Manic-2 au nord de Manic-3 (km 22 à 110) et Projet E : nord de Manic-3 au km 212
(km 110 à 212)

Des travaux de reconstruction de route ont été réalisés aux km 70, 93, 202 et 204 (correction de courbes et de profils, ponceaux, glissières de sécurité). Des travaux sont prévus en 2018 au km 42 (projet D) afin de reconstruire ce tronçon de deux kilomètres. D’autres travaux semblables doivent avoir lieu en 2018, au km 51 (projet D) et entre les kilomètres 164 et 168 (projet E), en 2019.

Les petits « à côté »

Plusieurs autres travaux ne faisant pas partie du Programme ont été réalisés sur la route 389 à l’été 2017, notamment : des interventions mineures sur le pont situé au km 22, des travaux de réfection de la chaussée des km 49 à 75, des remplacements de ponceaux sur plusieurs tronçons, des travaux sur le pont de la rivière Anita au km 211, le parachèvement des travaux du pont de la rivière des Rétrécissements au km 296, la consolidation des murs du ponceau de la rivière Mathevet au km 301, le remplacement du pont de la rivière Hart-Jaune au km 373 et le rechargement granulaire du km 497 à 514.

Selon la conseillère en communication du MTMDET à la Direction générale de la Côte-Nord, Sarah Gaudreault, le budget de 428 M$ qui reste est réservé pour la route nationale 389 et demeure dans une enveloppe consacrée au seul lien routier du Nord-est québécois même s’il arrivait que le gouvernement actuel soit défait aux prochaines élections.

Pour plus d’info sur la 389 : www.transports.gouv.qc.ca/fr/projets-infrastructures/projets/reseau-routier/projets-routiers/cote-nord/Pages/amelioration-route-389.aspx

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Publié le 20 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 19 Volume 35

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Publié sur le site le 20 novembre 2017

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Route nationale 389

Comme un pavé dans la mare

par Éric Cyr

L’unique réseau routier reliant la Côte-Nord à Fermont et au Labrador a une fois de plus démontré son inefficacité alors que la région a été isolée à la suite de fortes pluies qui ont causé la fermeture de la route nationale 389 isolant ainsi les populations plus au nord qui ont été séparés du reste du continent, le 27 octobre dernier. Le seul lien routier de la région a été fortement éprouvé alors que la chaussée s’est effondrée à de multiples endroits causant des maux de tête aux responsables du ministère québécois des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) qui tentait tant bien que mal de rétablir la situation problématique récurrente.

Dédales et soubresauts

Le MTMDET ne savait plus sur quel pied danser après avoir interdit pour une période indéterminée la circulation aux poids lourds sur le pont de Manic-2, face à l’installation hydroélectrique éponyme, le long de la route 389, en matinée le 26 octobre, à la suite de la découverte inattendue d’une cheminée qui s’est formée dans la chaussée à l’approche de l’ouvrage au kilomètre 21. Cette cavité a forcé les camions à emprunter une route de contournement improvisée, avec l’assentiment des autorités, accessible au sud par le chemin de la scierie des Outardes et au nord à la hauteur du kilomètre 22 jusqu’à ce que celle-ci soit aussi condamnée à son tour à cause de l’état piteux du chemin. « La route de contournement a dû être fermée sur toute sa longueur. C’est une route en gravier, on attend qu’elle sèche afin de pouvoir envoyer une gratte (niveleuse) » confie la conseillère en communication à la Direction générale de la Côte-Nord du MTMDET à Baie-Comeau, Sarah Gaudreault.

La déroute

Les usagers souhaitant voyager entre Baie-Comeau et Manic-5 ont aussi dû prendre leur mal en patience à la suite d’un glissement de terrain survenu au kilomètre 126, la même soirée, et attendre que le tracé soit de nouveau praticable. Selon le MTMDET, c’est une partie d’un cap composé principalement d’argile, de gravier et de cailloux qui s’est effondré en propageant des débris dans les deux voies de l’artère routière du Nord-est québécois. Compte tenu de la situation et malgré la présence d’une équipe de Baie-Comeau sur place qui a rapidement nettoyé la chaussée, les responsables ont préféré fermer cette portion de route en attendant l’arrivée d’experts en géotechnique du Ministère. Ils sont arrivés de Québec, le lendemain 28 octobre, dans le secteur touché par l’éboulement afin d’obtenir leur évaluation de la situation. Ils se sont assurés de la stabilité de la zone et de l’état de la chaussée après l’effondrement du sol à cet endroit avant de donner le feu vert à la réouverture.

« Il n’y a pas de risques à prendre. Il y avait également plusieurs restrictions sur la chaussée et des chutes d’eau un peu partout, alors, on a décidé de fermer la route. »

Elle fut d’abord interdite de Manic-3 (poste Micoua au km 94) jusqu’au Relais Gabriel (km 316) avant que le MTMDET ne se ravise et réoriente plutôt le tir jusqu’à Manic-5 (km 212) afin de faciliter l’approvisionnement stratégique en denrées essentielles et en essence pour les gens pris en otage le long de cet axe routier. Pour venir couronner le tout, une interdiction de circuler a aussi été émise aux mastodontes routiers le lendemain de Baie-Comeau (km 0) jusqu’au kilomètre 94 à cause d’inondations. Finalement, la route a été rouverte aux automobilistes, le 28 octobre, dans une certaine confusion en ce qui a trait aux camionneurs pour qui deux interdictions étaient toujours en vigueur sur Québec 511, mais qui l’ont également empruntée en utilisant deux voies de déviation. La première, pour éviter le pont de Manic-2, et la seconde, le chemin de la scierie des Outardes, pour contourner les inondations près de Baie-Comeau.

Malgré que ces fermetures récentes ont été principalement causées par des forces naturelles, ce lien interprovincial éprouve des lacunes importantes au niveau de la sécurité et comporte son lot de dangers.

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Publié le 6 novembre, 2017, dans la publication : Numéro 18 Volume 35

  • Artère routière Nord-est québécois
  • Fermont
  • Labrador
  • Lien terrestre interprovincial
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Publié sur le site le 8 novembre 2017

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Usine de filtration d’eau potable

Contribution importante de Québec

par Éric Cyr

Légende : Le maire de Fermont Martin St-Laurent et le ministre Pierre Arcand lors de la pelletée de terre officielle pour le début des travaux de construction de l’usine de filtration d’eau potable.

Le ministre de l’Énergie et des ressources naturelles, responsable du Plan Nord et de la région de la Côte-Nord, Pierre Arcand, a profité de son passage à Fermont dans le cadre de deux autres événements d’envergure, le 5 juin dernier, pour annoncer une contribution de plus de 7,5 millions de dollars du gouvernement du Québec pour la construction d’une usine de filtration d’eau potable dans la localité.

Plan Nord à la rescousse

La Ville de Fermont complétera le financement, pour un investissement provincial-municipal évalué à 11,3 millions de dollars. L’aide financière pour ce projet provient, tout comme celle qui avait été consentie pour la nouvelle caserne locale de pompiers, du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) – volet Plan Nord, qui vise à permettre aux municipalités du Québec admissibles de réaliser des projets d’infrastructures afin de répondre aux besoins de développement prioritaires engendrés par le déploiement du Plan Nord.

Pelletée de terre officielle

Après avoir coupé le ruban lors de l’inauguration de la caserne 12, le ministre Arcand et son cortège se sont fait photographier en avant du fameux symbole touristique fermontois, le « Camion en ville » avant de se rendre sur la colline où est situé l’actuel réservoir d’eau potable à l’entrée de la ville, à l’emplacement où sera érigée la future usine, en compagnie du préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, et de certains décideurs du milieu afin de procéder à la pelletée de terre officielle coïncidant avec le début des travaux. Le projet d’usine de filtration d’eau potable consiste en la construction d’une usine pour traiter l’eau prélevée au lac Perchard afin de répondre aux besoins d’une population de 4 200 personnes. Il comprend également divers travaux de remplacement de conduites d’eau potable et d’eaux usées.

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

  • Eau potable
  • Fermont
  • MRC de Caniapiscau
  • PIQM
  • Plan Nord
  • Projets d'infrastructures
  • Québec-Municipalités
  • Usine de filtration

Publié sur le site le 12 juin 2017

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Mine du lac Bloom

Québec octroie 5,2 M$

par Éric Cyr

Le gouvernement du Québec attribue une aide financière de 5,2 millions de dollars à l’entreprise Minerai de fer Québec, une filiale de Champion, pour deux projets de conversion énergétique à la mine du lac Bloom, à proximité de Fermont. Cette contribution provient du Fonds vert et s’inscrit dans le cadre du programme ÉcoPerformance découlant du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

C’est le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord et de la Côte-Nord, Pierre Arcand, qui en a fait l’annonce à la mine du lac Bloom, le 5 juin dernier, en compagnie du président-directeur général (PDG) de Champion, Michael O’Keeffe et du maire de Fermont.

Description des projets

Le premier projet vise le remplacement d’une chaudière vapeur fonctionnant au mazout léger par une chaudière vapeur à électrode dans la chaufferie principale de l’usine. La nouvelle chaudière permettra de répondre à une portion importante de la demande de vapeur de procédé ainsi qu’à des besoins de chauffage en mi-saison. Le passage au chauffage électrique permettra non seulement de diminuer la consommation de mazout liée aux activités de la mine, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale et les coûts de fonctionnement. Le second projet consiste à mettre en place un convoyeur aérien destiné au transport du minerai. Le minerai extrait était  historiquement acheminé par des camions de 240 tonnes de capacité jusqu’au concasseur et ensuite transporté sur un convoyeur vers le site de stockage. Le nouveau convoyeur aérien permettra de réduire considérablement le recours aux camions pour le transport du minerai permettant ainsi de réduire la production de gaz à effet de serre. Ces conversions énergétiques permettront donc de diminuer les émissions gazeuses nocives à la couche d’ozone de 19 689 tonnes de C02 par année, soit l’équivalent du retrait de près de 5 800 véhicules légers des routes annuellement.

Transformer le portrait de l’énergie au Québec

Le ministre Arcand a expliqué aux quelques journalistes et aux travailleurs attentifs réunis sur place que :

« Avec la politique énergétique 2030, notre gouvernement s’est fixé des cibles ambitieuses en ce qui a trait à l’utilisation d’énergies moins dommageables pour l’environnement ainsi qu’à l’efficacité avec laquelle nous les utilisons. C’est en soutenant des entreprises comme Minerai de fer Québec, qui participe déjà pleinement à notre transition énergétique, que nous parviendrons à développer et à moderniser l’économie du Québec. »

« It’s on with the show »

Le PDG de Champion, M. O’Keefe, s’exprimant en anglais s’est aussi adressé à l’auditoire : « Cette annonce s’inscrit dans un vaste plan pour rendre nos installations plus performantes et moins énergivores afin de réduire au maximum notre empreinte écologique. Notre objectif est de redémarrer cette mine à fort potentiel dans l’intérêt des communautés locales et autochtones, dans le respect de l’environnement et avec la complicité d’un partenaire de la première heure, le gouvernement du Québec. » Selon le directeur de projet, l’ingénieur Alexandre Belleau (à gauche sur la photo) : « On mobilise les travailleurs au fur et à mesure des besoins. Ça va bien, les planètes s’alignent. »

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

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  • Programme ÉcoPerformance

Publié sur le site le 12 juin 2017

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Plan Nord

Inauguration officielle de la caserne de pompiers

par Éric Cyr

Légende : Le ministre Arcand lors de la coupe du ruban en compagnie du maire St-Laurent, de premiers répondants et de dignitaires.

Le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, responsable du Plan Nord et de la région Côte-Nord, Pierre Arcand, était de passage à Fermont, le 5 juin dernier, afin de procéder, entre autres, à l’inauguration officielle de la nouvelle caserne de pompiers en compagnie du préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de la municipalité, Martin St-Laurent ainsi que de sa prédécesseur, l’ancienne mairesse Lise Pelletier (qui avait initié le projet en 2011), de conseillers municipaux et de hauts gradés des services d’urgence (pompier, ambulancier et policier).

Le nouveau bâtiment municipal, qui compte quatre portes pour les véhicules d’incendie et deux portes pour les ambulances, et à l’étage des bureaux administratifs, une salle de formation et des espaces de lavage et de décontamination, a bénéficié d’une aide gouvernementale de 8,4 M$ dans le cadre d’un investissement provincial-municipal de plus de 12,7 M$. Son mandat est diversifié puisqu’il regroupe la plupart des services d’urgence de la localité. La caserne 12 abrite également le centre des mesures d’urgence et le service ambulancier. Le financement pour ce projet a été puisé dans le Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM)- volet Plan Nord.

Le visage du Plan Nord

« Le gouvernement du Québec est fier de contribuer à l’amélioration des infrastructures municipales de Fermont pour ainsi assurer la continuité des services essentiels aux citoyens et répondre adéquatement à leurs besoins. En tant que ministre responsable de la Côte-Nord, je suis fier de souligner la contribution de notre gouvernement à la réalisation de cette nouvelle caserne de pompiers. Nous travaillons de concert avec les municipalités pour améliorer les infrastructures et ces investissements nécessaires et majeurs sont primordiaux pour celles-ci », confie le ministre Arcand. Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, a aussi prononcé un discours pour l’occasion dans lequel il a souligné la fierté de la Ville de Fermont d’accueillir cette construction ultramoderne : « Ce nouveau bâtiment permet de centraliser l’ensemble de nos services d’urgence et d’offrir une protection rapide et efficace à nos citoyens. Il est important de toujours assurer le meilleur rendement possible. De plus, cela permet d’aider à préserver un bassin de travailleurs pour les minières, à la rétention du personnel et aussi d’attirer des familles. » Le politicien local a profité de l’occasion pour souligner l’implication des différents acteurs du milieu, notamment des employeurs qui permettent la libération des membres de la brigade incendie lors d’interventions ou de formations.

M. St-Laurent s’est permis une pointe d’humour qui a bien fait rire l’auditoire et le ministre Arcand lorsqu’il a lancé à la fin de son allocution : « Il nous fera plaisir de vous revoir bientôt pour des annonces futures. » Les dignitaires se sont ensuite rassemblés devant un camion de pompiers pour la coupe du ruban en compagnie de plusieurs représentants des services d’urgence incluant le directeur du Service de prévention des incendies de la Ville, Jean-Sébastien Allard et le commandant du poste principal de la Sûreté du Québec dans la MRC, le capitaine Michel Pelchat avant un léger goûter. Le responsable du Plan Nord se déplaçait la même journée à Schefferville pour souligner l’installation d’une nouvelle brigade incendie à cet endroit.

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Publié le 12 juin, 2017, dans la publication : Numéro 11 Volume 35

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Publié sur le site le 12 juin 2017

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Mine de fer du lac Bloom

Champion poursuit son erre d’aller et signe une entente

par Éric Cyr

Une nouvelle injection financière de 40 millions de dollars, dont 11,2 millions en provenance de Québec, permettra à Minerai de fer Québec, une filiale de la compagnie Champion, de garnir ses coffres et de poursuivre son élan vers le redémarrage des installations de la mine du lac Bloom à proximité de Fermont. De plus, une entente a été signée avec la société nipponne Sojitz Corporation, une importante maison de commerce établie à Tokyo au Japon, garantissant qu’elle achètera 40 % de la production future de la mine.

Soutien financier

Champion a annoncé, le 18 mai dernier, qu’elle était parvenue à réunir les sommes nécessaires à la réalisation de la première phase des travaux préparatoires à la relance des activités de la mine dont la mise à niveau de son site prévue pour l’été. Déjà copropriétaire de la mine, le gouvernement du Québec allonge un investissement de 5,2 millions $ additionnels par le biais du fonds Capital Mines Hydrocarbures. Ressources Québec accorde pour sa part un prêt supplémentaire de 6 millions $. Champion débourse aussi 8,8 millions $ alors que la moitié du montage financier provient de la multinationale japonaise Sojitz avec qui la minière a scellé une entente pour un prêt de 20 millions $. Le géant japonais achètera le fer de la mine du lac Bloom pour le revendre à des aciéristes de haute qualité au Japon. Le contrat d’approvisionnement prévoit que Sojitz se portera acquéreur de 3 millions de tonnes de minerai de fer par année dès la reprise de l’exploitation, envisagée pour la première moitié de 2018.

Ces nouveaux ajouts pécuniaires vont permettre de procéder durant l’été à l’amélioration du système de gestion du parc à résidus et du circuit de récupération de minerai. « Ce qu’on fait dans le fond, c’est qu’on va utiliser un système de pompage des résidus au lieu d’utiliser des équipements de chargement et des camions qui étaient opérés au diésel », souligne le chef des opérations à Minerai de fer Québec, David Cataford qui précise que ce système fonctionnera à l’électricité. Les appels d’offre devraient être lancés d’ici peu. M. Cataford se réjouit des nouveaux investissements. Selon ce dernier, il fallait avoir les fonds avant le mois de juin pour être en mesure de commencer ces travaux-là et profiter de la saison estivale à Fermont.

La minière espère toujours amasser une cagnotte de 327 millions $ pour relancer les activités sur place. Depuis mars dernier, quelque 80 millions $ « ont été sécurisés » selon M. Cataford qui assure que le processus va bien et qu’il existe de l’intérêt pour le projet. Actuellement, il est impossible de savoir si Québec investira à nouveau.

« Le gouvernement est directement notre partenaire, mais on travaille aussi avec d’autres investisseurs pour attacher le projet ».

Un total de 55 travailleurs est actuellement à pied d’œuvre à la mine du lac Bloom, mais ce nombre devrait passer à 400 travailleurs d’ici les prochaines semaines au cœur des travaux prévus cet été.

Champion qui avait profité de la liquidation légale de Cliffs ressources naturelles pour mettre la main sur la mine du lac Bloom est devenu, en avril dernier, l’un des premiers partenaires de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, la société en commandite formée par la Société du Plan Nord avec l’achat par l’État des actifs stratégiques de Cliffs à Sept-Îles. Champion doit cependant encore 19,6 millions $ au Port de Sept-Îles et ne s’est toujours pas acquittée de ses obligations qui devaient atteindre 25 millions $. L’entreprise est l’un des cinq partenaires privés du quai multiusager dans le secteur de Pointe-Noire (une méga infrastructure qui devrait permettre à Champion d’économiser 30 à 40 % du coût d’expédition vers les marchés étrangers) construit au coût de 220 millions $ et financé à moitié par l’industrie minière dont Champion. Le Port, qui traverse des années difficiles (puisque Cliffs occupait 40 % du chiffre d’affaires du Port avec un volume annuel oscillant autour de 9 millions de tonnes), souhaite un dénouement fructueux et espère en arriver à une solution. Le Port avait d’ailleurs initié en 2016 une démarche d’arbitrage pour régler le litige alors que Champion n’avait effectué qu’un seul versement de 6 millions $ pour la construction du quai livré en 2015. L’arrêt des activités de la mine du lac Bloom en 2014 avait renvoyé à la maison quelque 600 travailleurs.

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Publié le 29 mai, 2017, dans la publication : Numéro 10 Volume 35

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  • Fermont
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  • Minerai de fer Québec
  • Plan Nord
  • Sojitz Corporation

Publié sur le site le 30 mai 2017

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Mine de fer du lac Bloom

En attendant que le champion croise le fer

par Éric Cyr

La compagnie minière Champion, qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom via sa filiale la société Minerai de fer Québec, a récemment dévoilé les faits saillants de l’étude de faisabilité destinée à la relance de ses installations à proximité de Fermont, le 16 février dernier, après la visite des administrateurs de l’entreprise qui se sont rencontrés pendant quatre jours dans cette localité nordique, soit du 31 janvier au 3 février.

Patienter avant le coup d’envoi

La compagnie Champion ne peut déterminer avec précision quand elle va redémarrer les activités du site minier, mais la direction a confirmé que plusieurs dirigeants tenaient à visiter les infrastructures et prendre contact avec la communauté. Investissement Québec (IQ), qui avait allongé 20 millions de dollars par le biais de Ressources Québec et du fonds Capital mines hydrocarbures pour mettre la main sur une participation de 36,8 % dans la minière, a profité de cette visite pour rencontrer les administrateurs de l’entreprise. Une porte-parole d’IQ, Chantal Corbeil, indiquait alors que Champion devait d’abord présenter une étude de faisabilité positive, ce qui a été fait, le 16 février, et compléter son montage financier avant une éventuelle continuation de la production minière. Québec, qui est déjà partenaire du projet, n’écarte pas la possibilité de donner un coup de pouce supplémentaire et de réinvestir.

Potentiel mondial et de longue durée

Les faits saillants de l’étude de faisabilité sont encourageants puisque l’étude démontre que la reprise des activités d’extraction de minerai de fer est viable financièrement et qu’elle serait compétitive sur les marchés mondiaux. Elle aurait même le potentiel de devenir l’une des principales mines de fer de longue durée de la région. Un redémarrage de la production de la mine contribuerait grandement à l’économie. Le président-directeur général de Champion, Michael O’Keefe, a déclaré :

« Nous franchissons aujourd’hui une étape déterminante avec des données des plus concluantes. Basée sur des hypothèses prudentes, l’étude démontre que la relance anticipée de la mine de fer du lac Bloom s’avère viable. À vrai dire, très peu de projets de minerai de fer offrent le potentiel de plus de 20 ans de production à des coûts d’exploitation très compétitifs, tout en étant stratégiquement situés à proximité de toutes les infrastructures nécessaires. Plus encore, ce projet s’inscrit dans ce que nous considérons comme une juridiction minière de premier plan à l’échelle mondiale. Je suis convaincu que l’étude et les caractéristiques du projet permettront à Champion Iron d’obtenir l’appui et le financement des investisseurs en vue d’atteindre notre objectif ultime, celui de ramener la mine du lac Bloom en production commerciale. »

Les discussions se poursuivent

Selon cette analyse, Champion évalue à 44,62 $ la tonne le coût de production moyen du site. Le président à l’ingénierie de la société minière, David Cataford, explique qu’en considérant les prix, le taux de change et les coûts de transport par navire entre la Côte-Nord et l’Asie, le projet serait rentable avec un prix de 60 dollars américains la tonne alors que le prix actuel oscille aux alentours de 85 $ US. La minière envisage une production annuelle de concentré de fer pouvant atteindre 7,5 millions de tonnes dès 2018. La direction considère qu’il n’est pas « irréaliste » de penser que le montage de 327 millions de dollars nécessaire pour boucler le financement, dont près de la moitié servirait à procéder à une mise à niveau des équipements du site de Fermont, puisse être réalisé uniquement avec des capitaux privés.

M. Cataford confie que l’entreprise échange actuellement avec plusieurs groupes et que le contexte est beaucoup plus favorable qu’auparavant. Ce dernier n’écarte pas le scénario dans lequel l’État québécois pourrait être mis à contribution affirmant que toutes les options sont envisagées. Ressources Québec, une filiale du bras financier gouvernemental (IQ), pourrait d’ailleurs octroyer un prêt de 6 millions de dollars, ce qui reste à finaliser. Concernant l’éventualité d’injecter davantage de fonds publics dans l’aventure, IQ a indiqué que des discussions étaient en cours avec l’entreprise. M. Cataford précise que l’important, c’est de redémarrer le projet, créer des emplois et générer des retombées économiques. Ce dernier croit qu’il est possible de mettre la machine en marche dès la première moitié de la prochaine année et d’embaucher environ 350 employés. Celui-ci affirme que malgré le fait que la mine a été mise en veilleuse, l’équipement a été bien entretenu et que tout a été inspecté afin d’optimiser le lancement.

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Publié le 6 mars, 2017, dans la publication : Numéro 4 Volume 35

  • Fer
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Publié sur le site le 7 mars 2017

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Découverte scientifique

Un lichen du Nord québécois révèle ses secrets

par Éric Cyr

Photo : Lichen que l’on retrouve dans le Nord québécois.

Des chercheurs de l’université Laval à Québec en collaboration avec l’université de Genève en Suisse ont découvert deux molécules uniques et des composés antibactériens dans un lichen du Nord québécois. Les scientifiques voulaient démontrer qu’il existe dans les milieux nordiques « une richesse insoupçonnée en composés naturels qu’il est urgent de mieux connaître et de protéger. »

Survivre dans un environnement difficile

Le lichen en question appelé Stereocaulon paschale, pousse principalement dans les régions subarctiques et arctiques du globe, mais se retrouve aussi sur certaines montagnes gaspésiennes dont le mont Jacques-Cartier et le mont Albert, ainsi que sur de hauts sommets de Charlevoix. Selon le responsable de l’étude, Normand Voyer, les chercheurs désiraient connaître la composition de cette plante qui pousse dans un climat très rigoureux : « Les lichens nordiques sont exposés à des stress environnementaux uniques, nous pensions donc qu’il était possible que ces espèces produisent des molécules spéciales pour composer avec ces conditions très difficiles. Ça confirme un peu  l’hypothèse que les plantes nordiques soumises au stress produisent des molécules et des substances chimiques différentes. » Le chimiste et professeur à la Faculté des sciences et de génie à l’université Laval explique que les propriétés antibactériennes des composés issus de ce lichen pourraient s’avérer utiles pour lutter contre les maladies parodontales.

« Certaines molécules qu’on a trouvées ont démontré une efficacité à combattre les bactéries causant la carie dentaire et la gingivite. »

Deux molécules jamais répertoriées

Les spécimens de lichen étudiés provenant du Nunavik, un territoire inuit québécois, ont été rapportés à l’université Laval par le biologiste et professeur au Département de biologie, Stéphane Boudreau, et des analyses phytochimiques ont permis d’identifier onze composés dont deux nouvelles molécules qui n’avaient jamais été isolées auparavant sur notre planète. Les neuf autres composés avaient déjà été identifiés dans des organismes vivants, toutefois des tests effectués par le professeur à la Faculté de médecine dentaire, Daniel Grenier, ont mis en lumière un fait nouveau : six de ces composés ont une activité antibactérienne potentiellement intéressante contre des pathogènes impliqués dans des problèmes buccaux.

Propriétés intéressantes

M. Voyer précise qu’il est encore trop tôt pour déterminer si cette récente découverte peut aboutir à des applications médicales ou industrielles mais il évoque néanmoins que : « Le but de l’étude n’était pas de provoquer une ruée vers les trésors moléculaires que pourraient renfermer les espèces du Nord québécois…(Plusieurs études) phytochimiques ont été menées dans les forêts tropicales, mais le Nord reste encore largement inexploré. Il y a sûrement beaucoup d’autres espèces nordiques qui, comme S. paschale, renferment des molécules uniques. C’est peut-être dans ces milieux qu’on va trouver les prochains traitements contre le cancer. »

Le scientifique conclut : « Si jamais nous découvrons des composés naturels qui ont des applications intéressantes, il sera important de développer des méthodes pour en faire la synthèse en laboratoire afin de ne pas mettre en péril la survie des espèces qui les produisent. »

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le dernier numéro de la revue Journal of Natural Products.

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Publié le 6 février, 2017, dans la publication : Numéro 2 Volume 35

  • Composés antibactériens
  • Découverte scientifique
  • Lichen
  • Molécules uniques
  • Nord Québecois
  • Plan Nord
  • Science
  • Stereocaulon paschale
  • Université Laval

Publié sur le site le 6 février 2017

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Mine de quartz du site de Fermont

Expansion envisagée par Polycor

par Éric Cyr

Vue aérienne de la carrière de quartz de Polycor et de ses équipements miniers sur son site d’exploitation à proximité de Fermont.

L’achat des Carrières boréales de quartz de la compagnie Blackburn Quartz par le producteur québécois de pierres naturelles Polycor en 2015 marque son entrée dans le marché du quartz, une variété plus ou moins pure de silice cristallisée. L’entreprise, dont le siège social est situé à Québec, anticipe un énorme potentiel de développement et d’accroissement de ses activités et souhaite exploiter à l’année ses installations de Fermont en raccordant l’électricité à sa carrière dont la production, parmi les plus convoitées au monde, est destinée d’abord à la fabrication de dessus de comptoirs de cuisine et ensuite à l’industrie du ferrosilicium et du silicium libre (silicium métal).

En constante évolution

En 2015, Polycor investit 300 000 $ pour explorer le gisement « la montagne » qui dispose d’un potentiel de 4,7 millions de tonnes métriques additionnels à la carrière déjà existante sur le site de la route Mills situé à 11 km de Fermont près de la frontière du Labrador. L’année suivante en 2016, Polycor vise à augmenter sa capacité de production annuelle et de transport (totalement par camion) par des investissements de 1,5 millions de dollars destinés à moderniser les équipements sur place notamment par l’acquisition d’un trieur optique, d’équipements de concassage secondaire ainsi que d’un système d’ensachage. Cette même année, Polycor absorbe Quartz Industrie à Saint-Pierre-de-Broughton près de Thetford Mines, qui emploie sept personnes afin d’assurer la deuxième étape de transformation en plus de sécuriser un autre client pour l’approvisionnement du quartz fermontois, DuPont. Polycor assimile aussi, en 2016, deux rivaux américains, Swenson Granite et Rock of Ages devenant ainsi le plus important groupe de production de granite et de marbre en Amérique du Nord et l’un des trois plus importants à l’échelle mondiale.

Vision d’avenir

La carrière de Fermont produit actuellement en moyenne 20 000 tonnes de quartz annuellement à l’aide de 10 travailleurs-résidents sur une période limitée de 4 à 6 mois et le procédé d’extraction fonctionne grâce à de la machinerie alimentée au pétrole et deux génératrices au diésel d’où la nécessité de procéder à l’électrification de la carrière, ce qui permettrait de considérablement augmenter la capacité de production (40 000 tonnes anticipées pour 2017) et de réduire les coûts d’opération tout en favorisant l’exploitation de la ressource à l’année et de stimuler l’embauche de plus d’employés locaux. Le raccordement électrique s’avère un outil primordial et essentiel à toute expansion future. Selon l’ingénieur Jonathan Cantin qui travaille sur place :

« L’emploi d’une génératrice n’est pas idéal pour de la machinerie avancée telle que le trieur optique et le système d’ensachage. Les flux d’énergie causent des problèmes. Il faut envisager un raccordement. L’électricité est l’outil qui permettra à l’entreprise de grossir. »

Polycor a une vision à long terme pour sa carrière de Fermont et souhaite concrétiser un projet de recouvrement de la zone de production afin de pouvoir produire 12 mois par année et ne pas être dépendant des intempéries, ce qui nécessiterait des investissements d’un million de dollars pour la construction d’un bâtiment munis d’un système de dépoussiérage recouvrant les opérations. Un projet subséquent de développement de la montagne et d’une 3e carrière engendrerait des retombées locales et le nombre d’employés pourrait s’accroître de façon significative en passant de 12 à 106 en 2025.

Plan Nord et cie

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, utilise ses contacts politiques à bon escient. Ce dernier a récemment approché les responsables de la Société du Plan Nord, notamment lors de sa participation au forum de l’Arctic Circle à Québec en décembre dernier, et a fait appel à différentes instances pertinentes pour tenter de faire progresser le dossier de ce projet d’expansion minière, qui constitue un atout important pour le développement de la région et dont bénéficiera la communauté fermontoise.

Créée en 1987 à Québec, Polycor distribue des produits de pierre naturelle en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. La compagnie transforme le granite, le marbre, le calcaire et le quartz pour en faire des dalles, des tuiles, des mosaïques, des comptoirs, des monuments funéraires et des articles d’aménagement paysager. Employant désormais plus de 800 employés, elle possède 35 carrières et 12 usines au Canada et aux États-Unis.

 

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Publié le 23 janvier, 2017, dans la publication : Numéro 1 Volume 35

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Publié sur le site le 23 janvier 2017

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