• Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Publications
  • Le journal
    • L’Équipe
    • Historique
    • Distinctions
  • Abonnements & membres
  • Annoncez avec nous
  • Contactez-nous
  • Toutes les publications
  • Gouvernement du Québec

  • Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

    Redevances minières

    Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

  • Mobilisation et mouvement de grève

    Intervenants communautaires

    Mobilisation et mouvement de grève

  • Le Québec en mode riposte

    Guerre commerciale

    Le Québec en mode riposte

  • Réfection des plateaux sportifs extérieurs

    Ville de Fermont

    Réfection des plateaux sportifs extérieurs

  • La Côte-Nord n’est pas épargnée

    Crise du logement

    La Côte-Nord n’est pas épargnée

  • Des groupes communautaires inquiets

    Pénurie de logements sur la Côte-Nord

    Des groupes communautaires inquiets

  • Une plainte à l’ONU contre  le gouvernement  du Québec

    Clauses discriminatoires envers des handicapés

    Une plainte à l’ONU contre le gouvernement du Québec

  • Événements à surveiller en 2024…

    Dossiers politiques majeurs

    Événements à surveiller en 2024…

  • MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

    Blocs d’énergie d’Hydro-Québec

    Une 27 novembre, 2023

    MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

  • Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

    Cancer Fermont

    Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

  • Québec annonce la  construction de  40 logements à  Fermont

    Programme d’habitation abordable

    Une 13 novembre, 2023

    Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

  • Rencontre avec les élus

    Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

    Rencontre avec les élus

  • Une action de visibilité à Fermont

    Négociations du secteur public

    Une action de visibilité à Fermont

  • Des redevances en abondance

    Industrie minière

    Des redevances en abondance

  • Un bilan et des ajustements s’imposent

    Transport aérien régional

    Un bilan et des ajustements s’imposent

    • publications précédentes

Gouvernement du Québec

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

Mobilisation et mouvement de grève

Intervenants communautaires

Mobilisation et mouvement de grève

Le Québec en mode riposte

Guerre commerciale

Le Québec en mode riposte

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

Ville de Fermont

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

La Côte-Nord n’est pas épargnée

Crise du logement

La Côte-Nord n’est pas épargnée

Des groupes communautaires inquiets

Pénurie de logements sur la Côte-Nord

Des groupes communautaires inquiets

Une plainte à l’ONU contre  le gouvernement  du Québec

Clauses discriminatoires envers des handicapés

Une plainte à l’ONU contre le gouvernement du Québec

Événements à surveiller en 2024…

Dossiers politiques majeurs

Événements à surveiller en 2024…

MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

Blocs d’énergie d’Hydro-Québec

Une 27 novembre, 2023

MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

Cancer Fermont

Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

Québec annonce la  construction de  40 logements à  Fermont

Programme d’habitation abordable

Une 13 novembre, 2023

Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

Rencontre avec les élus

Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

Une action de visibilité à Fermont

Négociations du secteur public

Une action de visibilité à Fermont

Des redevances en abondance

Industrie minière

Des redevances en abondance

Un bilan et des ajustements s’imposent

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

  • publications précédentes

Redevances minières

Un nouveau pacte fiscal entre Québec et les villes minières

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, une affiche des deux instances administratives qui représentent la ville de Fermont.

Des représentants des localités qui se situent dans des régions qui abritent des gisements miniers ainsi que de l’industrie minière ont récemment fait front commun pour demander au gouvernement du Québec une révision du fonctionnement du versement des redevances minières aux municipalités. Cette coalition exige qu’une proportion plus élevée des sommes versées au gouvernement québécois soit introduite dans les communautés où se retrouvent des sites miniers afin de donner de meilleurs outils de développement aux intervenants de ces milieux.

Selon le directeur général (DG) de la Ville de Fermont, Claude Gagné, ces nouveaux leviers qui ont par le passé été réclamés par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) pourraient servir à améliorer l’offre de services locale, à diminuer la pénurie de logements, à construire et rénover des infrastructures urbaines. Ce dernier souhaite que cette requête constitue un enjeu de la prochaine élection québécoise de l’automne 2026. Il souligne que le nouveau conseil municipal de Fermont rencontrera tous les candidats des différentes formations politiques de la circonscription et de la Côte-Nord afin de les sensibiliser à ces enjeux majeurs qui sont des freins importants au développement régional et à l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec.

« Le régime des redevances minières (une forme d’impôt) est administré par le gouvernement du Québec et prévoit déjà des crédits (allocations) aux entreprises minières pour des dons, des frais de consultation publique, des aménagements liés à la production, des dépenses d’exploration, etc. Annuellement, le secteur de Fermont contribue pour plus de la moitié de toutes les redevances minières payées à Québec. Notre proposition est simple. Fermont est essentielle à l’écosystème minier du fer et investir dans la communauté contribue à développer cette chaîne de valeurs pour la Côte-Nord et tout le Québec. On dit au provincial, reconnaissez et encouragez les entreprises minières qui veulent investir dans Fermont. Il ne s’agit pas de réduire les redevances payées par les minières, mais bien d’accroître leurs impacts là où ça compte le plus. Nos partenaires miniers, ArcelorMittal et Minerai de fer Québec, sont prêts, ils appuient publiquement notre initiative et réitèrent la même chose au gouvernement. Ces mêmes partenaires contribuent déjà, et largement, à la vitalité de notre communauté en payant leurs taxes municipales. C’est essentiel à notre offre de services. Mais comme partout au Québec, les municipalités sont confrontées à des défis importants en matière de coûts d’investissements et d’entretien. Un pacte fiscal existe déjà au Québec entre le gouvernement et les municipalités pour le partage d’une petite part de la taxe de vente du Québec (T.V.Q.), cela contribue à la diversification des sources de revenus. Il est temps d’avoir un pacte fiscal spécifique aux villes minières. Il en va de la pérennité des villes minières et de l’acceptabilité des nouveaux projets miniers au Québec », confie M. Gagné.

L’Association minière du Québec (AMQ) appuie également les revendications du regroupement de municipalités qu’elle juge légitimes et indique que dans l’ensemble, les municipalités régionales de comté (MRC) du Québec ne reçoivent qu’une part minime des redevances minières annuelles qu’elles se répartissent soit un montant de 38 millions de dollars, ce qui oscille autour de seulement 6 % de ce que reçoit le gouvernement du Québec, qui est redistribué dans le monde municipal. L’AMQ considère que la portion qui retourne dans les milieux qui accueillent des projets miniers est infime et une plus grande proportion devrait être réinvestie dans les territoires où il se trouvent. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) affirme avoir instauré des mesures pour maximiser les retombées économiques régionales dans le cadre de sa dernière stratégie québécoise de valorisation des minéraux critiques et stratégiques.

Les chiffres parlent

La MRC de Caniapiscau compte quatre mines de fer sur son territoire. Les mines situées à proximité de Fermont sont celles de Fire Lake et de Mont-Wright, appartenant à ArcelorMittal et celle du Lac Bloom qui est exploitée par Minerai de fer Québec (MFQ). L’autre mine, celle de Goodwood à Schefferville est détenue par Tata Steel Minerals. Ces entreprises ont versé plus de 200 millions de dollars en redevances minières au gouvernement du Québec en 2023. De ce montant, la MRC n’a reçu qu’un peu moins de 290 000 $ soit environ un maigre 0,15 % du total perçu par Québec.

Partager

Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • ArcelorMittal
  • Claude Gagné
  • Côte-Nord
  • Directeur général de la Ville de Fermont
  • Écosystème minier du fer
  • Fermont
  • Fire Lake
  • Goodwood
  • Gouvernement du Québec
  • Lac Bloom
  • Minerai de fer Québec
  • Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
  • Mont-Wright
  • MRC de Caniapiscau
  • Municipalités
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Province de Québec
  • Redevances minières
  • Schefferville
  • Tata Steel Minerals
  • Union des municipalités du Québec
  • Villes minières

Publié sur le site le 10 avril 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Intervenants communautaires

Mobilisation et mouvement de grève

par Éric Cyr

Légende : Sur la photo, les quatre représentantes du milieu communautaire fermontois qui se sont rendues à Québec afin de participer au ralliement national et de témoigner de leur soutien à cette cause.

Le regroupement « Le communautaire à boutte » a réagi au plus récent budget du gouvernement du Québec qu’il juge décevant en organisant deux semaines de grève auxquelles ont pris part des milliers de travailleurs du milieu communautaire, du 23 mars au 2 avril 2026. Cette action concertée s’est conclue par une importante manifestation de milliers de groupes de tous les secteurs d’activités qui ont convergé devant l’Assemblée nationale à Québec lors de la dernière journée de François Legault en tant que premier ministre.

L’ensemble des multiples organisations du milieu communautaire, plus de 1800 organismes autonomes, qui se sont regroupées dans le cadre de ce mouvement national de grève et de revendications et qui ont adhéré à cette démarche pour réclamer une reconnaissance de leur rôle essentiel au sein de la société déplore que les conditions de travail se dégradent chez les groupes communautaires alors que les besoins explosent. En effet, les demandes d’aide augmentent et sont de plus en plus complexes au moment où les organisations associatives s’épuisent. Les équipes, majoritairement des femmes, se retrouvent surchargées et en situation de précarité financière parce que les subventions gouvernementales sont insuffisantes.

Selon les représentants de ce collectif qui sollicite le respect du gouvernement et dont l’objectif est de lui faire comprendre la nécessité d’un financement adéquat, le communautaire constitue un pilier indispensable de la société et l’urgence est réelle et généralisée. Ceux-ci considèrent que la transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression et à l’approche de la prochaine élection au Québec ces derniers ont bien l’intention de multiplier les occasions de faire entendre les revendications de leurs membres afin que le prochain gouvernement québécois y réponde adéquatement puisque l’actuel gouvernement au pouvoir n’a pas pris en considération leurs propositions et leurs suggestions.

La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) et la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) ont adhéré à ce ralliement qui s’inscrit dans une série d’interventions conjointes que les deux instances mènent pour protéger l’autonomie des organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS).

La mouvance « Le communautaire à boutte » a eu des échos dans toutes les régions du Québec jusque sur la Côte-Nord et à Fermont. La directrice générale de la Maison d’aide et d’hébergement de Fermont (MAHF), Marie-Pier Thériault, a participé à la mobilisation régionale dans le cadre de son passage à Baie-Comeau. Une délégation de quatre ambassadrices de la MAHF s’est aussi déplacée dans la région de la Capitale-Nationale, le 2 avril dernier, afin de se joindre au rassemblement panquébécois en face de l’Assemblée nationale. D’autres actions sont à prévoir en vue de la prochaine élection à l’automne.

Partager

Publié le 14 avril, 2026, dans la publication : Numéro_7 Volume_44

  • Assemblée-Nationale à Québec
  • Coalition des tables régionales d’organismes communautaires
  • Essentiel
  • Fermont
  • François Legault
  • Gouvernement du Québec
  • Grève
  • Intervenants communautaires
  • La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
  • Le communautaire à boutte
  • Manifestation
  • Mobilisation
  • Organismes autonomes
  • Premier ministre
  • Québec
  • Ralliement
  • Réclamation
  • Reconnaissance
  • Revendications
  • Société
  • Travailleurs du milieu communautaire

Publié sur le site le 10 avril 2026

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Guerre commerciale

Le Québec en mode riposte

par Éric Cyr

Dans une rare déclaration ministérielle prononcée au Salon rouge de l’Assemblée nationale, le 4 février 2025, le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu à faire le point sur la menace tarifaire imposée par le président américain Donald Trump qui plane sur l’économie du Québec en s’adressant aux élus. Le discours prononcé a laissé planer un doute auprès des autres formations politiques qui ne se sont pas mises au diapason de ces belles paroles.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a critiqué l’approche de la Coalition avenir Québec (CAQ), en dénonçant son manque de coopération et de collaboration avec les autres partis. « Dès le 9 janvier, nous avons offert au gouvernement du Québec de former une Équipe Québec qui inclurait les oppositions, les acteurs économiques et les experts de sorte à parler d’une seule voix et coordonner les préoccupations comme les propositions. La CAQ a balayé du revers de la main cette proposition et a préféré mener les négociations seule, ce qui n’a pas empêché le Parti québécois de faire des propositions. Constatant que nous ne disposons d’aucune information de la part du gouvernement et que les actions de la CAQ demeurent très opaques, nous souhaitons éviter les erreurs de la pandémie de même que prévenir les décisions précipitées qui pourraient causer plus de tort que d’apaisement de la situation. »

Le PQ a énoncé des constats et se pose des questions fondamentales qu’il juge importantes dans les circonstances.

– La première vague de contre-tarifs annoncés par le gouvernement du Canada ne représente que le 1/10 de la valeur de nos importations des États-Unis. Il ne s’agit donc pas d’une mesure aussi forte que ce qu’on a bien voulu nous présenter ; cette première phase n’entraînera pas nécessairement une onde de choc ni de grandes remises en question immédiates aux États-Unis. Les revenus générés par ces tarifs ne suffiront bien évidemment pas à pallier les pertes générées par cette guerre commerciale.

– Nous ne savons toujours pas ce qu’il est advenu de la demande de François Legault voulant que les tarifs soient redistribués pour soutenir les entreprises dans chaque province plutôt que d’être versés dans le budget consolidé du gouvernement du Canada.

– La question est essentielle, car Québec vient de faire le pire déficit de son histoire à 11 milliards, notamment parce que la CAQ a dépensé sans compter au cours des dernières années. Ce déficit est grave au point d’amener le gouvernement à faire des coupures dans toutes les directions depuis quelques mois : en santé, en éducation et dans les services sociaux. Le Québec n’a donc pas de marge de manœuvre et risque de voir ses revenus diminuer en cas de récession. Augmenter ce déficit pourrait causer une décote du Québec, ce qui nous entraînerait dans une spirale vers le bas et avec elle notre coût d’emprunt ne cessera d’augmenter.

– Bâtir des barrages et d’autres projets d’Hydro-Québec n’est pas une solution immédiate et directe à une éventuelle crise économique que la situation actuelle pourrait provoquer. L’affirmation de François Legault indiquant que « l’immense chantier d’Hydro-Québec va nous aider à créer des emplois qui vont remplacer ceux qui sont perdus » ne tient pas la route. Il faut compter un minimum de
5 ans avant que se crée un seul emploi dans des projets d’infrastructure de cette nature. Stimuler les projets énergétiques n’est pas pour autant une mauvaise idée, mais ce n’est pas un plan de match si des difficultés économiques surviennent à court terme.

– Même constat pour l’affirmation « On va aussi regarder la possibilité d’augmenter nos investissements dans les infrastructures ». D’ailleurs, il faut rappeler que le projet de loi d’accélération des projets d’infrastructures durant la pandémie n’a pas donné les résultats escomptés.

– Une escalade des tarifs entraînera en toute probabilité le retour de l’inflation, avec les conséquences qu’on connaît sur le consommateur québécois.

Partager

Publié le 18 février, 2025, dans la publication :

  • Acteurs économiques
  • Assemblée nationale
  • Coalition avenir Québec
  • Déclaration ministérielle
  • Donald Trump
  • États-Unis
  • François Legault
  • Gouvernement du Canada
  • Gouvernement du Québec
  • Guerre commerciale
  • Négociations
  • Parti québecois
  • Paul St-Pierre-Plamondon
  • Premier ministre du Québec
  • Président américain
  • Tarif

Publié sur le site le 18 février 2025

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Ville de Fermont

Réfection des plateaux sportifs extérieurs

par Éric Cyr

Légende photo : La ministre responsable de la Côte-Nord, ministre du Travail et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain (4e), a profité de son récent déplacement à Fermont pour inaugurer les nouvelles infrastructures municipales extérieures en compagnie du maire de cette localité, Martin St-Laurent (3e),du responsable du chantier, le directeur régional de Dexter Québec, Maxime Bourassa, (2e) et d’employés municipaux.

La mairie de Fermont a confirmé, le 9 août 2024, l’obtention d’une aide financière de 1 036 400 $ accordée par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme d’aide financière aux infrastructures récréatives, sportives et de plein air (PAFIRSPA) et d’une contribution de la Société du Plan Nord qui ajoute 220 250 $ additionnels pour concrétiser la réalisation de ce projet.

Ce soutien financier annoncé par la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air et députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, permettra de réaliser des travaux majeurs de réfection des infrastructures sportives extérieures. Selon l’Hôtel de Ville, les travaux consisteront notamment en la rénovation de la piste d’athlétisme et du terrain de soccer adjacent. Ces améliorations permettront non seulement de moderniser les installations existantes, mais également de les rendre multifonctionnelles. L’anneau d’athlétisme sera aménagé de façon à accueillir une surface glacée durant la saison hivernale, offrant ainsi aux citoyens la possibilité de pratiquer le patinage sur glace. De plus, l’ensemble du site bénéficiera d’une mise à niveau complète de son système d’éclairage. La Ville explique que ces ajouts et ces retouches permettront aux Fermontois de profiter pleinement des plateaux sportifs extérieurs, de jour comme de nuit, favorisant ainsi l’activité physique tout en contribuant au bien-être de la communauté.

Le préfet de la MRC de Caniapiscau et maire de Fermont, Martin St-Laurent, confie : « Je suis très heureux que Québec s’investisse de concert avec la Ville dans le cadre de cette démarche qui sera fort profitable aux adeptes de sports et aux familles locales qui pourront profiter de ces modernisations. L’administration municipale se fait un devoir d’offrir dans la mesure du possible ce qu’il y a de mieux aux Fermontois afin de satisfaire leurs besoins récréatifs et sportifs. »

Le contrat de construction a été attribué à l’entreprise Dexter Québec pour un montant de
2 730 870 $. Le début des travaux, qui devraient s’échelonner jusqu’au courant de l’été 2025, est prévu pour le mois de septembre 2024. La Ville de Fermont se réjouit de ces prochaines bonifications qui stimuleront la vitalité et l’attractivité des équipements récréatifs et sportifs, au bénéfice des citoyens.

Partager

Publié le 27 août, 2024, dans la publication : Numéro_13 Volume_42

  • Aide financière
  • Gouvernement du Québec
  • Infrastructures récréatives
  • Installations multifonctionnelles
  • Isabelle Charest
  • Mairie de Fermont
  • MRC de Caniapiscau
  • Piste d’athlétisme
  • Société du Plan Nord
  • Terrain de soccer
  • Ville de Fermont
  • Vitalité

Publié sur le site le 27 août 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Crise du logement

La Côte-Nord n’est pas épargnée

par Éric Cyr

Une coalition d’organismes communautaires nord-côtiers dénonce l’inaction des gouvernements dans le dossier de l’accessibilité aux logements locatifs, qui s’est grandement détériorée au Québec, mais aussi sur la Côte-Nord. Les groupes communautaires évaluent que malgré une mise à jour des données de Statistique Canada en tenant compte du dernier recensement, celles-ci sous-estiment grandement la réalité puisque les revenus sont basés sur ceux de 2020. Cette année-là, les prestations d’urgence implantées par les gouvernements pour soutenir les ménages durant les premiers mois de la pandémie de Covid-19 ont provisoirement gonflé les revenus d’un grand nombre de locataires. D’autre part, depuis le recensement, la hausse du coût du loyer et l’inflation généralisée ont fait très mal et se font durement sentir chez les ménages locataires à faibles et modestes revenus.

Citation : « Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de François Legault a ignoré les signaux d’alarme. On voit d’année en année le désespoir des locataires de la région augmenter et la pénurie accentue la vulnérabilité », s’inquiète la directrice du groupe de ressources techniques baie-comois Cité des Bâtisseurs, Doris Rochette, qui remarque que, dans le contexte actuel, plusieurs peinent à trouver un logement décent sur le marché privé et que les logements disponibles à la location sont pour leur part beaucoup plus dispendieux ce qui rend très ardue la tâche de ménages forcés de déménager, par exemple à la suite d’une éviction ou d’une séparation. 

Le plus récent rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publié le 31 janvier dernier faisait état du peu de logements disponibles à la location dans les centres urbains de la Côte-Nord. À 0,5 % depuis l’an dernier, le taux d’inoccupation n’a jamais été aussi bas à Baie-Comeau. À Sept-Îles, c’est le plus faible taux d’inoccupation en 10 ans à 1,3%. Pour le Québec, le loyer moyen, qui avait déjà été amplifié de 9 % d’octobre 2021 à octobre 2022, s’est aussi accru de 7,4 % l’an dernier. La SCHL conclut que « l’augmentation des loyers a dépassé à la fois l’inflation et la progression des salaires ». Malheureusement, il n’y a pas de données de la SCHL pour Fermont.

Des annonces insuffisantes

Selon les organismes communautaires, les 8000 logements sociaux « et abordables » additionnels, échelonnés sur une période de 5 ans, annoncés lors de la dernière mise à jour économique de Québec, représentent un premier pas dans la bonne direction, mais sont grandement insuffisants pour faire obstacle aux graves conséquences de la pénurie extrême d’appartements locatifs. Ils s’inquiètent qu’il n’y ait pas d’assurance que ces logements seront tous des logements sociaux financés dans le cadre d’un programme gouvernemental et de la lenteur à faire aboutir ces sommes vers des projets concrets. En effet, le financement de seulement 1000 des 1500 unités annoncées dans le Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec dans le budget 2023 a été révélé en décembre dernier et il n’y en a aucun sur la Côte-Nord. Pourtant, des initiatives qui totalisent au moins 5000 logements sociaux et communautaires avaient été déposées par des groupes de ressources techniques en réponse à l’appel de projets.

« Le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure », s’impatiente une porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme. À son avis, le prochain budget du ministre des Finances du Québec, Éric Girard, doit redresser la barre afin de faire progresser la part de logements sans but lucratif dans le parc locatif.

À ce sujet, le FRAPRU a lancé une opération de visibilité intitulée « La clé, c’est le logement social ». Le regroupement invite la population à interpeller la ministre québécoise de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, et le premier ministre, François Legault. Un courriel leur demandant de financer le logement social à la hauteur des besoins peut ainsi leur être envoyé en quelques clics à l’adresse : www.frapru.qc.ca/cle/.

 

Partager

Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Centres urbains de la Côte-Nord
  • Coalition d’organismes communautaires nord-côtiers
  • Crise du logement
  • Éric Girard
  • FRAPRU
  • Gouvernement du Québec
  • Inflation
  • Ministre des Finances du Québec
  • Ministre québécoise de l’Habitation
  • Mme France-Élaine Duranceau
  • Société canadienne d’hypothèques et de logement

Publié sur le site le 5 mars 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Pénurie de logements sur la Côte-Nord

Des groupes communautaires inquiets

par Éric Cyr

Le dernier rapport sur le marché locatif produit par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) révèle que le taux d’inoccupation des logements en location sur la Côte-Nord est très en deçà du seuil d’équilibre du marché et que le prix des loyers augmente en flèche. Des organisations communautaires ont braqué les projecteurs, le 8 février dernier, sur cette problématique qui affecte l’ensemble du territoire nord-côtier.

Cité des Bâtisseurs, un groupe de ressources techniques, la Table des groupes populaires de la Côte-Nord et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont fait part de leurs inquiétudes à propos de la détérioration des conditions de logement dans la région. Ils ont aussi dévoilé de nouvelles informations sur la situation des ménages locataires en se basant sur des données du recensement de Statistique Canada de 2021, analysées dans la 8e édition du « Dossier noir logement et pauvreté » du FRAPRU.

Les organismes demandent au gouvernement du Québec de planifier un véritable grand chantier de logements sociaux sous différentes formes et de prévoir un financement échelonné sur plusieurs années plutôt que le faire au compte-goutte budget après budget. Ils réclament aussi un programme pérenne et spécifiquement dédié au logement social pour assurer la mise en chantier rapide de ces logements. Ils pressent aussi le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’intervenir pour mettre un frein à la flambée du coût démesuré des prix de loyers et d’accentuer les protections légales renforcées contre les évictions abusives visant à augmenter les tarifs des loyers.

Selon les organismes communautaires, ces chiffres récents illustrent l’importance que Québec devrait accorder au dossier en planifiant sur-le-champ un grand chantier de logements sociaux et en implantant d’autres mesures structurantes pour éviter que la situation du logement ne continue de se dégrader et ne dégénère encore plus. À leur avis, il est impératif de prévoir, dès maintenant, un financement pour plusieurs années plutôt que de le faire au compte-goutte budget après budget, ainsi qu’un programme pérenne et spécifiquement dédié au logement social pour assurer la mise en chantier rapide de ces logements.

Selon les récentes données de Statistiques Canada, la proportion de ménages locataires s’est accrue sur la Côte-Nord et atteint 28,7 % de la population. Déjà en 2021, 1650 ménages locataires de la région, soit 16 % d’entre eux, vivaient dans un logement inabordable consacrant plus de 30 % de leur revenu pour se loger. Ces organismes communautaires constatent que l’itinérance est de plus en plus visible sur le territoire nord-côtier et que les demandes d’aide de locataires se multiplient. Il existe actuellement une prolifération des demandes pour des projets de logements sociaux. Or, le seul programme de Québec destiné à financer des projets de logements sociaux et communautaires ne répond pas aux besoins des locataires à faibles revenus, observe la directrice de Cité des Bâtisseurs, Doris Rochette. Le fonctionnement par appel de projets et l’absence de financement pour les études d’avant-projet ralentissent le développement alors que les besoins sont pourtant urgents. Mme Rochette déplore que les montants de contributions obligatoires des municipalités à la réalisation des projets soient trop élevés et dépassent les capacités financières de petites villes.

« C’est clair, le programme d’habitation abordable (PHAQ) imposé par la CAQ depuis deux ans ne livre pas la marchandise », renchérit la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme. « Le rapport sur le marché locatif 2024 de la SCHL montre à quel point la situation du logement est catastrophique. C’est incompréhensible que le gouvernement refuse les mesures structurantes, à commencer par un programme dédié au logement social qui fonctionne », s’indigne-t-elle.

L’explosion rapide du coût des loyers ces dernières années rend encore plus précaire le sort de ceux et celles à faibles et modestes revenus. Les intervenants remarquent que plusieurs locataires ne connaissent pas leurs droits et sont mal outillés pour se défendre alors que la Côte-Nord est une des seules régions au Québec où il n’y a pas d’organisation de défense des droits des locataires. « Face à ces situations, des organismes de la région ont décidé de mettre sur pied un organisme régional de défense des droits des locataires qui aura comme mission de défendre, d’informer et de mobiliser les locataires de la région », annonce le coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard.

Partager

Publié le 5 mars, 2024, dans la publication : Numéro_04 Volume_42

  • Gouvernement du Québec
  • Mme Doris Rochette
  • Organisation communautaire
  • Pénurie de logements
  • Programme d’habitation abordable Québec
  • Société canadienne d’hypothèques et de logement
  • Territoire nord-côtier

Publié sur le site le 5 mars 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Clauses discriminatoires envers des handicapés

Une plainte à l’ONU contre le gouvernement du Québec

par Éric Cyr

Source photo : Larousse

La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN), la plus grande organisation de défense des droits des personnes en situation de handicap de langue française en Amérique du Nord qui représente une cinquantaine d’organismes affiliés, a déposé, le 23 janvier 2024, une plainte à l’Organisation des Nations Unies (ONU) contre le gouvernement du Québec.

[]

« Récemment, des actions gouvernementales et judiciaires ont mis en lumière une injustice flagrante envers les personnes invalides au Québec », peut-on lire dans la plainte. La COPHAN explique que les citoyens invalides reçoivent, à l’approche de leurs 65 ans, une lettre de Retraite Québec les informant de l’imposition d’une pénalité pour avoir pris une retraite anticipée alors qu’ils n’étaient pas en mesure de travailler. Cette mesure discriminatoire est non seulement contraire aux principes fondamentaux des droits de l’homme, mais elle compromet également la dignité et le bien-être des personnes handicapées.

La CAQ fait cavalier seul

Les clauses discriminatoires de la loi sur le régime de rentes du Québec (RRQ) ont été contestées avec succès devant les tribunaux par un collectif d’organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap, le 28 juillet dernier.  Bien que tous les partis d’opposition à l’Assemblée nationale du Québec souhaitent, de façon unanime, qu’un amendement à ce sujet soit apporté à cette loi (voir l’article intitulé RRQ et rente d’invalidité :
faire cesser l’injustice envers les retraités invalides, qui a été publié dans l’édition du 27 novembre 2023 du Trait d’union du Nord), le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault s’entête à ne rien faire pour remédier à cette situation. Le gouvernement Legault a plutôt décidé de porter la cause en appel, obligeant de ce fait les personnes contestant cette décision à comparaître, peu importe leur condition physique. « Ces actions soulèvent des préoccupations graves quant au respect des droits fondamentaux des personnes handicapées au Québec », explique le président du conseil d’administration de la COPHAN, Paul Lupien. « Je suis moi-même quelqu’un qui va s’appauvrir à cause de cette loi inéquitable. »

La COPHAN demande que cette enquête examine spécifiquement les points suivants :

-La conformité des politiques actuelles du Québec avec les normes internationales des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne les droits des personnes handicapées ;

-Les implications des actions gouvernementales et judiciaires récentes sur la dignité, l’égalité et le bien-être des personnes handicapées au Québec ;

-La nécessité d’une réforme immédiate des politiques fiscales et de retraite afin de garantir une équité et une inclusion accrue pour les personnes handicapées.

La COPHAN croit que l’ONU, en tant qu’instance mondiale défendant les droits de l’homme, a un rôle crucial à jouer dans la résolution de cette situation inacceptable et que l’attention de la communauté internationale sur cette affaire est indispensable pour garantir la protection des droits des personnes handicapées au Québec et prévenir de futures violations.

La COPHAN défend directement ou indirectement les droits de plus de 1 million de personnes en situation de handicap au Québec.

Partager

Publié le 20 février, 2024, dans la publication : Numéro_03 Volume_42

  • Amérique du Nord
  • Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec
  • Discrimination
  • Droits fondamentaux
  • François Legault
  • Gouvernement du Québec
  • Organisation des Nations Unies
  • Organismes

Publié sur le site le 19 février 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Dossiers politiques majeurs

Événements à surveiller en 2024…

par Éric Cyr

Le désenclavement de la Côte-Nord constitue sans nul doute le sujet d’actualité principal des citoyens de la région depuis de nombreuses décennies et continue d’alimenter les conversations et de susciter l’espoir des Nord-Côtiers qui tiennent à ce que leurs aspirations légitimes en matière de transports routiers et aériens soient considérées par les gouvernements tant à Québec qu’à Ottawa.

Routes 138 et 389

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable a prévu quelques chantiers routiers sur la Côte-Nord cette année. Parmi les plus importants, des travaux, déjà entamés, de réfection de la route nationale 389, qui fait partie de la TransQuébec-Labrador, devraient se poursuivre notamment dans le secteur du nouveau tronçon de route situé entre la mine de Fire Lake et Fermont. En ce qui a trait au très attendu parachèvement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon destiné à relier la Basse-Côte-Nord par voie terrestre au reste du Québec, des travaux morcelés consacrés à faire avancer son aboutissement qui s’étire devraient aussi se poursuivre. 

Pont sur le Saguenay

Les deux études relatives au projet de construction d’un pont à l’embouchure de rivière Saguenay à Tadoussac, celle d’opportunité et celle au sujet des impacts socio-économiques, dont les résultats devaient être dévoilés l’année dernière et qui ont été repoussés, devraient finalement être divulguées en 2024. L’adjoint gouvernemental à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, le député de la circonscription de René-Lévesque, Yves Montigny, assure que ce report est occasionné par la volonté du gouvernement du Québec de bien analyser toutes les options entourant cette démarche qui est souhaitée par la très vaste majorité des Nord-Côtiers et l’ensemble des intervenants du milieu. Ces études ont pour objectif d’évaluer la possibilité de concrétiser la construction d’un pont à cet endroit.

Blocs d’énergie 

La région attend également impatiemment la prochaine annonce du ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable du développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, concernant l’attribution de nouveaux blocs d’électricité consentis à des projets industriels. Une seule initiative a été retenue pour l’ensemble de la Côte-Nord lors du premier octroi, soit celle de Minerai de fer Québec (MFQ), qui est propriétaire de la mine de fer du lac Bloom située à proximité de Fermont. Le choix des propositions retenues pour le deuxième appel de projets devrait normalement être connu ce printemps.

Partager

Publié le 23 janvier, 2024, dans la publication : Numéro-01 Volume_42

  • Blocs d’énergie
  • Côte-Nord
  • Désenclavement de la Côte-Nord
  • Gouvernement du Canada
  • Gouvernement du Québec
  • Pierre Fitzgibbon
  • Pont sur le Saguenay
  • Routes 138 et 389
  • Transports aériens
  • Transports routiers

Publié sur le site le 23 janvier 2024

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Blocs d’énergie d’Hydro-Québec

MFQ, la seule entreprise nord-côtière retenue

par Éric Cyr

Source photo : Hydro-Québec

Le gouvernement du Québec a récemment distribué des blocs d’énergie de la société d’État Hydro-Québec et en a dévoilé les bénéficiaires, le 10 novembre 2023. Minerai de fer Québec (MFQ), qui exploite la mine de fer du Lac Bloom située à proximité de Fermont, est la seule entreprise de la Côte-Nord à avoir obtenu une part des 1000 mégawatts (MW) destinés aux initiatives industrielles en sol québécois en récoltant 25 MW, soit la moitié de ce qu’elle réclamait pour mener à bien l’un de ses nouveaux projets.

Un total de seulement onze des 150 requérants à l’échelle du Québec ont reçu une réponse favorable du ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon, qui a déterminé les projets acceptés pour ce nouvel approvisionnement en électricité.

L’énergie complémentaire consentie par Hydro-Québec devrait être utilisée sur le site minier du Lac Bloom pour un traitement du fer en utilisant le principe de séparation du minerai par flottaison. Selon une porte-parole de la minière, Noémie Prégent-Charlebois, les mégawatts octroyés à MFQ sont reliés à l’objectif qui vise à transformer davantage le concentré de minerai de fer de la mine du Lac Bloom afin d’en faire un produit de qualité réduction directe pour boulettage qui pourrait possiblement aboutir en 2025.

« Ce projet, qui est actuellement en étude d’ingénierie détaillée, vise à produire un concentré de fer à une teneur de 69 %, soit l’une des plus pures concentrations au monde. Nous sommes très fiers que le gouvernement du Québec investisse des mégawatts dans la filière de l’acier vert », confie la directrice principale des communications et des affaires gouvernementales chez MFQ.

Selon MFQ, l’instauration de ce procédé fera du Québec un chef de file mondial grâce à un produit convoité par l’industrie de l’acier qui permettra de réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) de l’industrie sidérurgique d’environ 4,9 millions de tonnes, ce qui équivaut à retirer plus d’un million de véhicules des routes chaque année. Le chef de la direction de MFQ, David Cataford, se réjouit que Québec ait choisi d’investir une portion de l’énergie disponible dans la filière de l’acier vert et est heureux que son entreprise puisse bénéficier d’électricité additionnelle qui servira à optimiser ses infrastructures dans le secteur de Fermont grâce à la construction d’une éventuelle nouvelle usine, dont la concrétisation est évaluée à 470 M $ et qui pourrait créer jusqu’à 70 emplois permanents, qui deviendra certainement un maillon primordial dans la chaîne québécoise de l’acier à l’empreinte carbone réduite.

Un début

MFQ considère qu’il existe une possibilité d’accroître sa production grâce au gisement de fer Kami, situé entre Fermont et Labrador City, acquis par sa maison mère Champion Iron en avril 2021 et qui est actuellement à l’étape de l’étude de faisabilité, a manifesté son intérêt pour un autre projet nécessitant un approvisionnement accru en électricité et avait l’intention de se procurer 100 MW additionnels pour la restauration et la modernisation d’une usine de boulettage à Pointe-Noire dans la baie de Sept-Îles qui utiliserait une nouvelle technologie de fabrication de boulettes de fer à froid, ce qui contribuerait aussi à réduire les GES.

Avenir énergétique du Québec

D’autres blocs d’énergie pourraient être attribués durant les prochains mois. Québec met en priorité deux axes pour les projets nécessitant une grande consommation énergétique : les réductions de GES et la création de richesse collective. Hydro-Québec estime qu’elle aura besoin de nouveaux approvisionnements d’électricité à compter de 2027 afin de viser l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050. L’ancienne présidente-directrice générale de la société d’État, Sophie Brochu, voulait amorcer une réflexion sur la tarification de la consommation d’électricité par les acteurs industriels, trop bas selon elle, avant de quitter son poste en avril dernier avant la fin de son mandat.

Partager

Publié le 27 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Approvisionnements d’électricité
  • Carboneutre
  • Consommation énergétique
  • de l’Innovation et de l’Énergie
  • Fermont
  • GES
  • Gouvernement du Québec
  • Hydro-Québec
  • Initiatives industrielles
  • Lac Bloom
  • Mégawatts
  • Minerai de fer Québec
  • Ministre de l’Économie
  • Ministre du Développement économique régional
  • Pierre Fitzgibbon
  • Richesse collective
  • Sophie Brochu

Publié sur le site le 28 novembre 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Cancer Fermont

Rapprochement avec la Coalition Priorité Cancer au Québec

par Éric Cyr

Le président fondateur de Cancer Fermont, Denis Grenier (sur la photo), a été invité à assister à l’assemblée générale annuelle de la Coalition Priorité Cancer au Québec, qui s’est tenue à l’hôtel L’Escad dans le quartier Dix30 à Brossard dans la région métropolitaine de Montréal le 30 octobre dernier. Il a prononcé une allocution dans le cadre de cet événement qui rassemblait 80 organismes membres.

Durant sa présentation, M. Grenier a eu l’occasion d’expliquer la mission de l’œuvre caritative fermontoise et l’évolution de sa démarche ainsi que les projets qu’il souhaite éventuellement voir se concrétiser sur la Côte-Nord et dans l’ensemble du Québec.

Ce dernier confie : « Ce fut un honneur de représenter Cancer Fermont auprès d’autres personnes qui s’investissent pour améliorer les services liés au cancer dans le système de santé québécois. J’ai été heureux d’avoir l’occasion d’expliquer le modèle unique implanté localement, un concept flexible et orienté vers l’aide financière directe aux personnes atteintes du cancer et leurs proches. Je remercie la compagnie aérienne PAL pour le transport et la Coalition pour l’hébergement et les repas. »

Créer des liens

Durant ce déplacement, M. Grenier a pu s’entretenir sur place avec d’autres représentants des associations affiliées à cette alliance réceptifs à son message et notamment avec le président du conseil d’administration de la Coalition Priorité Cancer au Québec, Gervais Fournier, qui a été ému à la suite du discours qu’il a prononcé et qui souhaite favoriser des rapprochements entre les diverses organisations régionales à travers le Québec qui œuvrent dans le domaine afin de maximiser l’efficacité de l’aide offerte aux personnes atteintes du cancer à l’échelle nationale.

Comptable de formation, M. Fournier, qui a lui-même combattu un cancer, explique que la Coalition Priorité Cancer au Québec a pour mission d’être une voix forte pour les personnes touchées par le cancer afin de contribuer à améliorer le système de santé en cancer sur le territoire québécois et que ses membres, incluant des professionnels du secteur médical, partagent leur vision d’un Québec en meilleure santé centrée sur les patients, les survivants et les proches aidants. « Je me suis d’abord engagé en 2012 dans les services d’impartition de la comptabilité pour l’OBNL avant d’accéder à la présidence à la suite de ma retraite en 2021, poste que j’occupe bénévolement à ce jour. La Coalition regroupe des organismes communautaires de partout à travers le Québec et qui traitent exclusivement du cancer tout en s’impliquant dans leurs régions et localités. » M. Fournier précise que, tout comme Cancer Fermont, l’organisation nationale ne reçoit aucune subvention gouvernementale cependant elle obtient du financement de certaines pharmaceutiques, qui croient en son apport favorable pour les gens qui luttent contre le cancer, mais qui n’interviennent cependant pas dans ses orientations. « Le cancer constitue un fléau et il faut regrouper nos forces en utilisant des leviers communs afin de maximiser notre influence auprès du gouvernement du Québec en l’incitant à revenir à la base et à agir autrement afin de mieux encadrer et traiter les victimes de cette maladie. »

Le projet d’étendre le modèle de Cancer Fermont ailleurs sur la Côte-Nord a reçu une oreille attentive et à ce sujet, M. Fournier conclut : « Ça prend des gens impliqués pour faire avancer les choses, c’est un travail de longue haleine. Nous avons pour ambition de convaincre le ministère de la Santé et des Services sociaux de construire un centre de cancérologie sur la Côte-Nord comme ça a été le cas en Abitibi, au Bas-Saint-Laurent (Rimouski) et au Saguenay-Lac-Saint-Jean (Chicoutimi). La radiothérapie devrait être offerte sur le territoire nord-côtier. J’y crois. Ça prend des gens qui ont une expérience des régions pour favoriser l’avancement de ce genre de dossier et M. Grenier semble une personne tout indiquée. Les changements novateurs viennent très souvent des régions. »

Partager

Publié le 27 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Cancer Fermont
  • Centre de cancérologie
  • Coalition
  • Coalition Priorité Cancer au Québec
  • Côte-Nord
  • Denis Grenier
  • Fermont
  • Gervais Fournier
  • Gouvernement du Québec
  • Ministère de la Santé et des Services sociaux
  • OBNL
  • Organismes communautaires
  • Subvention gouvernementale

Publié sur le site le 28 novembre 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Programme d’habitation abordable

Québec annonce la construction de 40 logements à Fermont

par Éric Cyr

De gauche à droite sur la photo : le représentant d’ArcelorMittal, Julien Lampron, les ministres Champagne Jourdain, Duranceau et Blanchette Vézina et le maire de Fermont, Martin St-Laurent, lors de la coupe du ruban.

La ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, était de passage à Fermont avec deux de ses collègues soit la ministre de l’Emploi, ministre responsable de la région de la Côte-Nord et députée de Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et la ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la Société du Plan Nord (SPN), Maïté Blanchette Vézina, le 6 novembre 2023, dans le cadre de la coupe du ruban pour l’inauguration officielle des travaux de construction de 40 logements abordables, dont huit unités sont déjà construites sur la rue Radisson, qui sont financés grâce au nouveau Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ) de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Il s’agit d’un investissement totalisant près de 18 M$.

Le gouvernement du Québec injecte près de 14 M$ dans ce chantier, soit près de 9,8 M$ par l’entremise du PHAQ de la SHQ et 4 M$ puisés dans l’enveloppe de la SPN. Pour sa part, la Municipalité de Fermont a octroyé un montant de plus de 4 M$, dont 1,8 M$ a été offert par l’entreprise ArcelorMittal Mines et Infrastructure Canada.

Ce projet d’implantation de logements communautaires a été échafaudé par la Société d’habitation communautaire de Fermont (SHCF) pour accommoder des aînés autonomes, des personnes vulnérables et des travailleurs en priorité issus d’entreprises d’économie sociale non logés par leur employeur dans une optique d’attraction et de rétention de la population en milieu isolé. Il s’agit d’habitations modulaires de type duplex qui comprendront deux chambres à coucher. Un total de quatre des vingt jumelés seront adaptés pour répondre à des besoins particuliers de mobilité des ménages en matière d’habitation.

La ministre Duranceau confie : « Je suis très fière de souligner ce premier chantier financé grâce au nouveau PHAQ. Voilà un bel exemple d’initiative innovante pour répondre au besoin de logements avec une contribution du secteur privé qui assure le montage financier du projet. Nos partenaires nous offrent une preuve supplémentaire de la nécessité d’inclure des joueurs de divers horizons dans la recherche de solutions en habitation. »

« Le projet inauguré en partie aujourd’hui est un exemple au Québec. C’est un projet qui démontre la force de notre milieu et la mobilisation dont nous sommes capables. C’est remarquable. Ce sont 40 nouveaux logements qui pourront être offerts entre autres à des aînés autonomes, à des personnes vulnérables et à des travailleurs. Merci à tous ceux qui ont rendu ce projet possible. Notre gouvernement est fier d’y contribuer », ajoute la ministre Champagne Jourdain.

La ministre Blanchette Vézina poursuit : « L’enveloppe gérée par la SPN nous permet de soutenir des projets d’envergure qui répondent à des besoins importants et concrets des collectivités nordiques. Le développement économique d’une région passe inévitablement par la construction de nouveaux logements. Il était important pour la SPN d’apporter sa contribution à cet important chantier. Je suis fière de le voir se concrétiser. »

« C’est avec fierté et grand enthousiasme que nous officialisons ce chantier qui permettra d’accueillir des familles désirant demeurer dans notre belle ville et de poursuivre notre mandat de rétention profitable pour toutes les entreprises essentielles pour notre population. Il va de soi que cette initiative n’aurait pu se concrétiser sans l’apport de nos partenaires, tels que la SHQ, la SPN, ArcelorMittal et la MRC. Tout ce travail n’est que le début d’un bel avenir dans notre collectivité nordique florissante », conclut le maire de Fermont et président de la SHCF, Martin St-Laurent.

En déplacement à l’étranger, le président et chef de la direction de la minière, Mapi Mobwano, a transmis un mot qui a été lu sur place. « L’expression dit “Il faut un village pour élever un enfant”. Je dirais aussi qu’il faut une ville pour développer une mine. ArcelorMittal a la volonté de poursuivre ses opérations dans la région pendant encore plusieurs décennies. Pour y arriver, nous avons besoin d’une communauté fermontoise dynamique, soudée et ayant accès à de bonnes infrastructures. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté qu’ArcelorMittal contribue à une hauteur de 1,8 M$ au projet de la SHCF. »

D’autres dignitaires ont aussi assisté à l’événement incluant le président-directeur général de la société du Plan Nord, Patrick Beauchesne, les directeurs généraux de la MRC, Jimmy Morneau, et de la Ville, Claude Gagné, des conseillers municipaux ainsi que la présidente de la section locale   5778 du Syndicat des Métallos, Karine Sénéchal et le président de la section locale 7401, Sébastien Meilleur.

Partager

Publié le 13 novembre, 2023, dans la publication : Numéro_20 Volume_41

  • Accès au logement
  • Construction
  • Fermont
  • France-Élaine Duranceau
  • Gouvernement du Québec
  • Inauguration officielle
  • Infrastructures
  • Investissement
  • Kateri Champagne Jourdain
  • Logements
  • Maïté Blanchette Vézina
  • Plan Nord
  • Programme d’habitation abordable Québec
  • rue Radisson
  • Société d'habitation du Québec

Publié sur le site le 14 novembre 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Le nouveau président de l’UMQ à Fermont

Rencontre avec les élus

par Élizabeth Séguin

Les élus municipaux et des employés de la Ville de Fermont ont rencontré M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Source photo : Patrick Lemieux, Union des municipalités du Québec

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Martin Damphousse, qui est aussi maire de Varennes, a effectué un court passage à Fermont le 17 mai dernier, pour rencontrer les élus locaux. L’objectif de sa visite, bien qu’elle fût brève, a été de sonder le territoire avec son équipe afin de pouvoir discuter adéquatement des dossiers municipaux dans la négociation du prochain pacte fiscal gouvernemental.

« C’est majeur, ce qui s’en vient dans la négociation », a-t-il affirmé. « On parle de logements, d’emplois, de rareté de la main-d’œuvre, de transport aérien, d’adaptation aux changements climatiques…tous ces enjeux doivent être impérativement amenés au gouvernement, pour qu’on trouve ensemble des solutions. »

M. Damphousse a expliqué vouloir éviter d’avoir à confronter le gouvernement sur ces sujets et qu’en développant la prochaine entente Québec-municipalités, les problématiques rencontrées aux quatre coins du Québec puissent être adressées. Il s’est embarqué dans une tournée des régions quelques jours après sa nomination comme président de l’UMQ, au début du mois de mai. « Je veux m’assurer de maîtriser l’ensemble des enjeux locaux que je connais moins. J’avais besoin de les entendre et de les comprendre pour être capable de mieux les défendre, » a ajouté M. Damphousse.

Lors de son passage, Martin Damphousse a eu l’occasion d’échanger avec le conseil municipal sur les principaux dossiers qui concernent la région, en particulier les redevances minières, dont le partage à l’échelle provinciale est jugé inéquitable par plusieurs. « C’est un constat qui me surprend et me déçoit un peu », a-t-il admis. « Les redevances minières ne sont pas du tout à la hauteur de ce que les entreprises génèrent sur leur territoire. Honnêtement, je ne comprends pas. J’aurai besoin d’explications des ministres du gouvernement, pour que ça soit juste pour les villes qui sont concernées. C’est la moindre des choses ».

Le maire de Fermont, Martin St-Laurent, a accompagné M. Damphousse lors de sa visite à Fermont. Il lui a fait voir certains attraits de la ville, dont la mine du Mont-Wright. Un souper a aussi été organisé avec les élus locaux et certains employés municipaux. Dans un communiqué de presse publié par l’UMQ suivant cette rencontre, M. St-Laurent, qui est aussi président du caucus régional de la Côte-Nord, a salué l’engagement du nouveau président de l’Union. « Si nous souhaitons un développement à la hauteur de nos ambitions, les municipalités doivent détenir non seulement de nouveaux outils fiscaux et financiers, mais également, l’énergie nécessaire pour être partie prenante de la transition verte. C’est tout le Québec qui va y gagner. »

Fermont faisait partie de la trentaine de municipalités visitées par le président de l’UMQ dans sa tournée québécoise, sous le thème « les municipalités, l’énergie du Québec ».

Martin Damphousse a été élu président par ses pairs lors de la rencontre du conseil d’administration qui s’est tenue en marge des 101e assises annuelles de l’UMQ. Il est le 59e président de l’Union, succédant au maire de Gaspé, Daniel Côté qui présidait l’organisation depuis mai 2021.

Partager

Publié le 5 juin, 2023, dans la publication : Numéro_11 Volume_41

  • Changements climatiques
  • Côte-Nord
  • Daniel Côté
  • Développement
  • Dossiers municipaux
  • Emplois
  • Fermont
  • Gouvernement
  • Gouvernement du Canada
  • Gouvernement du Québec
  • Logements
  • Main-d'oeuvre
  • Martin Damphousse
  • Martin St-Laurent
  • Pacte fiscal gouvernemental
  • Quatre coins du Québec
  • Territoire
  • Transport aérien
  • Union des municipalités du Québec UMQ

Publié sur le site le 5 juin 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Négociations du secteur public

Une action de visibilité à Fermont

par Éric Cyr

Sur la photo, des représentants syndicaux locaux durant l’activité à Fermont.

Des délégués du Front commun des syndicats de la Côte-Nord, qui regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), ont profité de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, le 1er mai 2023, pour se rassembler sous le thème « On ne profite pas de l’inflation, nous ! »

La mobilisation annuelle à laquelle était convié le public, qui était agrémentée de hot-dogs sur le grill, de boissons gazeuses et de café distribués gratuitement aux participants, s’est tenue dans le stationnement de l’aréna Daniel-Demers à Fermont. Des représentants et des membres de différents syndicats locaux se sont réunis pour l’occasion dans le cadre d’une activité de sensibilisation de la population destinée à mieux l’informer sur les enjeux de la négociation du secteur public au Québec.

Différents sujets ont été abordés dans différentes localités nord-côtières dans le cadre de discussions notamment les enjeux de l’intensification des moyens de pression pour la négociation du secteur public, de la hausse du salaire minimum et de la réforme de l’assurance-emploi. Les organisateurs de l’événement, les représentants des groupes communautaires de la région et d’Action-chômage Côte-Nord ont tenu à rappeler dans le cadre d’une conférence de presse que si certains profitent de l’inflation, ce ne sont certainement pas ceux qu’ils représentent.

L’augmentation du coût de la vie a des impacts négatifs importants et multiples pour une grande partie de la population, tandis que les plus riches et multinationales profitent de la situation en générant d’importants profits.

« Pendant qu’une proportion importante de travailleuses et de travailleurs peinent à joindre les deux bouts et à subvenir à leurs besoins de base, comme se loger, se nourrir et se déplacer, les riches et les grandes corporations comme les pétrolières et les chaines d’alimentation en profitent allègrement et se remplissent les poches sans scrupules »,
ont dénoncé les porte-paroles de la coalition syndicale.

La mobilisation s’intensifie
Les représentants prévoient de rendre visite aux deux députés de la Côte-Nord, Yves Montigny et Kateri Champagne Jourdain de la CAQ. Ils leur rappelleront que dans le cadre de la négociation du secteur public, les offres du gouvernement sont insuffisantes et c’est pourquoi l’intensification de la mobilisation s’amorce. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser des travailleuses et des travailleurs s’appauvrir. Le printemps se réchauffe et le Front commun amorce une phase d’intensification de la mobilisation dans les milieux de travail et dans l’espace public, sur la Côte-Nord comme ailleurs au Québec. Ce n’est qu’un début. Les actions comme celle-ci se multiplieront », ont expliqué des porte-paroles du Front commun.

Revendication salariale
Afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de protéger leur pouvoir d’achat, le Front commun revendique un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’Indice des prix à la consommation (IPC), ce qui garantira l’ajustement des salaires de chaque année en fonction du coût de la vie. Pour revaloriser les emplois du secteur public, il réclame, en plus du mécanisme permanent de protection contre l’inflation, un enrichissement visant un rattrapage salarial général.

Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2023. Pour bien comprendre la négociation : www.frontcommun.org.

Partager

Publié le 8 mai, 2023, dans la publication : numéro_09 Volume_41

  • APTS
  • Coalition syndicale
  • Conventions collectives
  • Côte-Nord
  • Coût de la vie
  • CSN
  • CSQ
  • Employés de l’État
  • Fermont
  • Fonctionnaires provinciaux
  • Front commun syndical
  • FTQ
  • Gouvernement du Québec
  • Inflation
  • IPC
  • Milieux de travail
  • Mobilisation syndicale
  • Négociations syndicales
  • Secteur public
  • Syndicats
  • Travailleurs
  • Travailleuses

Publié sur le site le 8 mai 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Industrie minière

Des redevances en abondance

par Éric Cyr

Source photo : Freepik

L’industrie minière a rapporté des sommes colossales au trésor québécois ces dernières années notamment en 2021. Le gouvernement du Québec a empoché cette année-là près d’un milliard de dollars, et plus exactement 926 millions, un sommet inégalé selon des données dévoilées dans un article de La Presse. De ce montant, ce sont les mines de fer de la région qui sont les plus payantes.

L’impôt minier sur le profit annuel des exploitants, qui varie de 16 à 28 % selon la marge bénéficiaire, a atteint un sommet en 2021 alors que les mines de Mont-Wright et de Fire Lake d’ArcelorMittal ont fait engranger 335,5 M $ à Québec et que la mine du Lac Bloom de Minerai de fer Québec (MFQ) a versé des droits miniers de 137,4 M $. Un total de 472,9 M $ a été recueilli seulement pour cette année-là juste dans le secteur de Fermont. L’année précédente, en 2020, c’est 306,1 M $ qui a été fourni par les deux minières fermontoises soit 175,5 M $ par ArcelorMittal et 130,6 M $ par MFQ.

Les exploitations minières de la Côte-Nord contribuent grandement à garnir les coffres de l’État québécois qui bénéficie de cette manne associée au prix élevé des métaux. Les montants versés suivent la fluctuation du prix des matières premières et comme la demande en fer a connu une croissance vertigineuse durant ces années, atteignant en moyenne à son point culminant jusqu’à 162 dollars américains la tonne, les deux entreprises minières qui exploitent un gisement de fer en territoire fermontois constituent une véritable manne pour le gouvernement du Québec. En 2020 et 2021, un total de 779 M $ a été envoyé dans les coffres de l’état québécois par ces compagnies.

Côte-Nord, la vache à lait

Cet exemple illustre bien toute l’importance stratégique de la Côte-Nord dont les besoins primaires notamment au niveau des transports semblent malheureusement avoir trop souvent été délaissés par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Malgré l’abondance de richesses et de matières premières comme l’hydroélectricité et le fer, qui contribuent largement à enrichir les recettes publiques, la Côte-Nord est la seule région du Québec à devoir composer avec une démographie négative. Le contexte du manque de fluidité dans les domaines du transport contribue très certainement au phénomène qui nuit à toutes les sphères économiques et sociales. Plusieurs voix influentes s’élèvent en réclamant le désenclavement du territoire nord-côtier, ce qui ne semble pas avoir ému le gouvernement actuel puisque la route 138 demeure inachevée, il n’y a toujours pas de pont à l’embouchure de la rivière Saguenay à Tadoussac, la route nationale 389 ne respecte pas les normes minimales de sécurité, le service de traversiers est souvent compromis et le service aérien régional est peu fiable et ne répond pas aux besoins de l’ensemble des localités nord-côtières. Le gouvernement Legault, qui a nommé une ministre responsable de la Côte-Nord originaire de la région, réussira-t-il à inverser la tendance ? À suivre.

Partager

Publié le 24 avril, 2023, dans la publication : Numéro_08 Volume_41

  • Côte-Nord
  • État québécois
  • Exploitation minière
  • Gouvernement du Québec
  • Impôt minier
  • Industrie minière
  • Matières premières
  • Mines de fer
  • Pont à Tadoussac
  • Québec
  • Recettes publiques
  • Redevances minières
  • Régions
  • Route 138
  • Route 389
  • Transport aérien
  • Transports
  • Traversiers
  • Trésor québécois

Publié sur le site le 24 avril 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication

Transport aérien régional

Un bilan et des ajustements s’imposent

par Éric Cyr

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) exige une rencontre rapide du groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux afin d’analyser l’impact des mesures instaurées par le gouvernement Legault qui ne font pas l’unanimité.

C’est dans le cadre de la rencontre du Comité sur le transport aérien de l’UMQ, le 24 janvier 2023, que les élus municipaux ont profité de l’occasion pour discuter de l’accessibilité, de la disponibilité et de la fiabilité des vols régionaux en présence de l’adjoint gouvernemental de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et responsable du volet aérien régional, le député de René-Lévesque, Yves Montigny.

Efficacité et fiabilité variables…

Pour l’UMQ, le moment est venu de dresser le bilan des retombées des mesures gouvernementales mises en place au courant des dernières années en convoquant rapidement une réunion de tous les membres de l’unité d’intervention afin qu’ils se penchent sur ce sujet. Le président de l’UMQ et maire de Gaspé, Daniel Côté, remet en question l’efficacité et la fiabilité de ce modèle : « On le constate partout au Québec, il n’y a plus de garantie de desserte aérienne. Nous faisons face, par exemple, à des horaires variables, à des annulations fréquentes de vols et à des restrictions d’équipages. Nous avons un grand territoire et il est important de connecter nos régions, mais aussi d’assurer le transport médical. Le gouvernement du Québec a été au rendez-vous par le passé. Maintenant, nous devons collectivement faire le bilan et déterminer les prochaines étapes destinées à améliorer l’offre de services aériens en région.

Mieux s’adapter et mieux s’outiller…

La présidente du comité de l’UMQ et mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, juge que la formule actuelle de transport aérien régional ne convient pas aux aspirations et aux exigences de la population et qu’il faut tout revoir en examinant différentes possibilités qui pourraient contribuer à améliorer la situation.

« Durant les dernières années, l’UMQ a été particulièrement active dans le dossier du transport aérien. Grâce à nos efforts, nous avons obtenu la création de programmes pour soutenir les infrastructures, stimuler la concurrence et accroître l’accessibilité à ce mode de déplacement. Lors de la pandémie, nous avons aussi travaillé avec plusieurs groupes économiques afin de proposer un nouveau modèle d’affaires visant à éviter les bris de services. De concert avec le gouvernement du Québec, le groupe d’intervention a fait des choix qu’il jugeait les plus appropriés dans le contexte. Aujourd’hui, on constate malheureusement que le transport aérien régional ne répond plus aux attentes et aux besoins de nos populations. Tous les acteurs du domaine doivent se réunir pour identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en tentant de trouver des solutions aux irritants actuels. »

Le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, qui était attendu depuis longtemps, a été implanté par le gouvernement du Québec en juillet 2020 afin de déterminer et d’analyser des pistes de solutions pour les dessertes aériennes régionales. Cette structure, qui rassemble plus d’une vingtaine d’intervenants et de partenaire, a tenu sa dernière rencontre en mars 2022.

Transport aérien régional

Le Parti québécois revient à la charge

Constatant une détérioration dans le domaine des déplacements aériens desservant les régions du Québec, le Parti québécois (PQ) réclame, le 30 janvier 2023, une véritable stratégie en matière de transport aérien régional afin de répondre de façon adéquate et efficace aux aspirations et aux besoins des acteurs des milieux.

Le porte-parole en matière de transports pour le PQ et député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a remarqué comme de nombreux autres intervenants, la situation désastreuse du transport aérien et les performances décevantes du Programme d’accès aérien aux régions (PAAR). Ce dernier exhorte le gouvernement Legault à agir et l’invite à instaurer une réelle tactique destinée à améliorer les déplacements par avion dans les régions du Québec. Déplorant que la situation du transport aérien en région se soit dégradée au courant des derniers mois, le député péquiste constate que la mise en place du PARR par le gouvernement n’a amélioré ni l’offre ni la demande dans la plupart des aéroports régionaux. « C’était écrit dans le ciel (sic). Il faut maintenant reprendre le travail alors que tout reste à faire pour établir enfin un modèle de dessertes régionales efficace, viable et abordable. »

Selon le PQ, la fiabilité des liaisons est mise à mal et la confiance de la clientèle est au plus bas. Le gouvernement doit donc prendre acte dès maintenant de la performance discutable du programme alors qu’à peine 20 % des billets à rabais ont trouvé preneur. « Je demande à la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, de revoir avec les intervenants du secteur les fondements du PARR et je lui tends la main pour travailler ensemble à relancer durablement le transport aérien dans nos régions. D’autres modèles d’intervention existent et d’autres modèles d’affaires doivent être envisagés. Nous avons besoin d’une vraie vision qui colle à notre réalité », souligne le député Joël Arseneau.

À l’instar de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), M. Arseneau demande à la ministre québécoise des Transports de réunir d’urgence le groupe d’intervention sur la relance des services aériens régionaux, dont il fait partie, qui ne s’est pas rencontré depuis mars 2022.

« Il y a des gestes concrets et urgents à poser pour soutenir, consolider ou rétablir certaines liaisons aériennes, mais l’objectif primordial doit être le développement d’une véritable stratégie de transport aérien régional pour le Québec. »

Témoin direct de la défaillance du système actuel, l’élu madelinot rappelle que le PARR ne visait qu’à soutenir la demande alors que le soutien à l’offre doit faire partie des axes clés pour relancer le transport aérien régional. « Force est aujourd’hui de constater qu’il faut voir plus grand et de façon plus approfondie les enjeux du transport aérien et travailler sur l’offre de transport actuellement anémique, souvent perturbée, insuffisante et surtout insatisfaisante en regard des besoins aériens des Québécoises et des Québécois en région. »

Selon le député Arseneau, les divers intervenants du domaine s’entendent sur le fait que les fréquences et les itinéraires des vols sont insatisfaisants et que la fiabilité du service est compromise par une offre de transport déficiente. « L’offre de quelques milliers de billets d’avion à coût réduit n’a pas changé le fait que les régions sont actuellement extrêmement mal desservies dans un marché caractérisé par un manque de concurrence, où les attentes et les besoins régionaux sont ignorés ou déçus. La situation catastrophique que nous vivons a notamment un impact délétère sur les efforts de vitalisation de nos régions, les initiatives d’attraction et de rétention des familles et de la main-d’œuvre ainsi que sur l’accès aux soins de santé. Il faut agir ! »

Partager

Publié le 13 février, 2023, dans la publication : Numéro_03 Volume_41

  • Aviation civile
  • Circulation aérienne
  • Déplacements aériens
  • Dessertes aériennes
  • Gouvernement du Québec
  • Gouvernement Legault
  • Mobilité durable
  • Secteur aéronautique
  • Services aériens
  • Transport aérien
  • Transports Québec
  • Union des municipalités du Québec UMQ
  • Vols commerciaux

Publié sur le site le 13 février 2023

  • Publication précédente
  • Prochaine publication
Journal le Trait d'Union du Nord
  • Contactez-nous
  • Devenez membre
  • Annoncer avec nous
  • Le journal
  • L’Équipe
  • Historique
  • Distinctions
  • M’inscrire à l’infolettre

Le journal est membre :

  • de l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et
  • du Conseil de la culture et des communications de la Côte-Nord (CRCCCN).

La conception de ce site Web s'inscrit de dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec (www.culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca)

 

Le média écrit aimerait remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des années et qui contribuent à la pérennité de ses activités :

  • Culture et Communications Québec
  • Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ)
  • MRC de Caniapiscau
  • Ville de Fermont
  • ArcelorMittal Exploitation Minière Canada
© Journal le Trait d'Union du Nord, Tous droits réservés.
Conception mamarmite
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.